TSCG : la France sur le chemin de l’Espagne

(© Samuel Aranda pour le New York Times)

Tout d’abord, lisez cet article de Suzanne Daley paru dans le très sérieux New-York Times (édition du 25/09) sous le titre “La montée de la faim en Espagne”. La journaliste y décrit avec une certaine naïveté les victimes de la crise contraintes de faire les poubelles pour se nourrir. L’original est là, mais dans mon infinie bonté je vous en offre une traduction que j’espère meilleure que celle de Google.


Madrid : L’autre soir, une jeune femme bien mise était en train de fouiller dans une pile de cageots devant une boutique de fruits et légumes, fermée pour la nuit, de la banlieue ouvrière de Vallecas.

À première vue, elle aurait pu passer pour une employée du magasin. Mais non. La jeune femme était en train de chercher son prochain repas dans les poubelles du jour.

Elle avait déjà trouvé une douzaine de pommes de terre ridées qu’elle avait jugées comestibles et les avait chargées dans un caddie® posé à côté. “Quand on n’a pas assez d’argent”, dit-elle, refusant de donner son nom, “c’est comme ça”.

Cette femme, âgée de 33 ans, nous dit qu’elle avait travaillé une fois à la poste, mais que ses allocations chômage étaient terminées et qu’elle vit désormais avec 400 euros par mois. Elle squatte avec des amis dans un immeuble qui a encore l’eau et l’électricité, tout en récupérant “un peu de tout” dans les ordures après la fermeture des magasins, quand les rues sont sombres et tranquilles.

Des tactiques de survie comme celle-ci deviennent de plus en plus courantes ici avec un taux de chômage de plus de 50% chez les jeunes et de plus en plus de foyers avec des adultes sans emploi.

Les problèmes de mendicité sont en telle expansion qu’une ville espagnole a décidé de mettre des verrous sur les poubelles de supermarché dans un but de santé publique.

Dans un rapport datant de cette année, l’association caritative catholique Caritas annonce qu’elle a nourri près d’un million d’Espagnols affamés, plus de deux fois plus qu’en 2007. Ce nombre a encore augmenté de 65000 en 2011.

Alors que l’Espagne essaie désespérément d’atteindre ses objectifs budgétaires, elle a été obligée de suivre le même chemin que la Grèce, introduisant une mesure d’austérité après l’autre, supprimant des emplois, diminuant les salaires, les pensions, les allocations, alors même que l’économie continue à se contracter.

Plus récemment, le gouvernement a augmenté la TVA de 3 points à 21% sur la plupart des biens, et de 2 points sur la plupart des denrées alimentaires, rendant simplement la vie considérablement plus difficile à ceux qui étaient sur la corde raide.

Il n’y a pas de pause à attendre, puisque les gouvernements régionaux du pays, confrontés à leur propre crise budgétaire, sont en train de réduire les services gratuits, y compris la cantine scolaire pour les familles à bas revenus.

Pour un nombre croissant, la nourriture dans les poubelles aide à joindre les deux bouts.

Récemment sur le grand marché de gros des fruits et légumes à l’extérieur de cette ville, des travailleurs s’affairaient à charger les cageots dans des camions. Mais quasiment à chaque emplacement, il y avait des hommes et des femmes qui ramassaient en douce tout ce qui avait roulé dans le caniveau.

“C’est contraire à la dignité de ces gens que d’avoir à chercher leur nourriture de cette manière”, dit Eduardo Berloso, de la municipalité de Giron, la ville qui a verrouillé les poubelles de ses supermarchés. [ndT  : cf ici, c’est de l’espingouin) 

M.Berloso a proposé cette mesure le mois dernier après avoir appris par des travailleurs sociaux et vu par lui-même un soir “le geste humiliant d’une mère avec ses enfants regardant autour d’elle avant de fouiller dans les poubelles”

Le rapport de Caritas a aussi révélé que 22% des foyers espagnols vivent dans la pauvreté, et qu’environ 600 000 n’ont strictement aucun revenu. On s’attend à ce que ces chiffres continuent à empirer dans les prochains mois.

Environ un tiers de ceux qui cherchent de l’aide, dit le rapport Caritas, n’avaient jamais eu recours à une banque alimentaire ou à une soupe populaire avant d’être frappés par la crise économique. Pour beaucoup d’entre eux, devoir demander de l’aide est profondément embarrassant. Dans certains cas, les familles vont dans les banques alimentaires des villes voisines pour que leurs amis et connaissances ne les voient pas.

Récemment à Madrid, alors qu’un supermarché s’apprêtait à fermer à Entrevias dans le district de Vallecas, une petite foule s’était rassemblée, prête à se jeter sur les poubelles qui n’allaient pas tarder à être amenées sur le trottoir. La plupart a réagi avec colère à la présence de journalistes. Au final, peu ont réussi à attraper quelque chose, les camions ayant évacué les ordures en quelques minutes.

Mais le matin, à l’arrêt de bus du marché de gros, des hommes et des femmes de tous âges attendent, chargés de leur récolte matinale. Certains prétendent qu’ils ont acheté les denrées, même si la nourriture ne se vend généralement pas aux particuliers ici.

D’autres avouent fouiller dans les poubelles. Victor Victorio, un immigré péruvien, dit qu’il vient ici régulièrement pour trouver des fruits et des légumes jetés aux ordures. M. Victorio, qui a perdu son travail dans le bâtiment en 2008, dit qu’il vit avec sa fille et qu’il rapporte à la maison ce qu’il trouve - aujourd’hui des poivrons, des tomates et des carottes. “C’est ma pension”, dit-il.

Pour les commerçants qui travaillent ici, la vue de ces gens qui fouillent dans les déchets est dérangeante.

“Ce n’est pas beau à voir ce qui arrive à ces gens”, dit Manu Gallego, le directeur de Canniad Fruit. “Ça ne devrait pas être comme ça”.

A Gijon, M. Berloso dit que son but en verrouillant les poubelles est de garder les gens en bonne santé, et de les obliger à aller chercher de la nourriture dans les banques alimentaires et les soupes populaires. Alors que des serrures sont installées sur les poubelles, la ville poste des employés municipaux avec des tickets expliquant aux gens d’aller s’inscrire aux services sociaux et aux banques alimentaires.

Il dit que 80 à 100 personnes tournaient régulièrement autour des poubelles avant qu’il n’agisse, avec une forte probabilité que bien plus encore n’aient besoin de la nourriture jetée pour survivre.

Mais les serrures de M. Berloso ont provoqué un tollé à travers l’Espagne, où la crise économique alimente de plus en plus de manifestations mettant en lumière la faim. Un groupe de maires et de syndicalistes dans le sud de l’Espagne, où le taux de chômage est très au-dessus de la moyenne, a récemment monté des opérations “Robin des bois” dans deux supermarchés, remplissant les chariots de denrées de base, et les pressant de donner plus de nourriture aux nécessiteux.

Plus d’une douzaine de personnes sont poursuivies pour vol après cette opération. Mais elles ne regrettent rien et bénéficient d’un immense soutien local. “Prendre de la nourriture pour la donner aux familles qui sont dans une situation très difficile, si c’est du vol, je suis coupable”, a dit à la presse locale l’un des hommes, Francisco Molero, du syndicat agricole SAT.

Des politiciens disent que les serrures de Giron ne sont là que pour protéger l’image de Gijon. Dominée par des bâtiments médiévaux et par les pittoresques rues pavées d’un ancien quartier juif superbement préservé, la ville d’environ 100 000 habitants tire la plupart des ses revenus du tourisme.

“Les travailleurs sociaux ou les employés municipaux pourraient amener les gens vers les centres de distribution de nourriture sans avoir à verrouiller les poubelles,” dit Pia Bosch, conseillère municipale socialiste à Giron. “C’est comme tuer une mouche avec un boulet de canon”.

Le taux de chômage est encore relativement bas à Giron, tout au plus 14%, comparés aux 25% de la moyenne nationale. Mais de plus en plus de familles n’ont aucun revenu. Sur les 7700 chômeurs de Giron, M. Berloso dit que 40% sont maintenant en fin de droits. Nombre d’entre eux, dit-il, sont “des gens qui n’auraient jamais pensé se retrouver dans cette situation”

Ramon Barnera, qui dirige les programmes de Caritas à Giron, dit que l’organisation s’est rapidement rendu compte que cette honte était un facteur qui empêchait les gens d’aller demander de la nourriture. Alors il y a trois ans, Caritas a participé à la créations de sites de distribution de nourriture qui ressemblaient davantage à des supermarchés, et enlevé l’enseigne de l’association à l’extérieur du bâtiment.

“Nous avons souhaité un système qui donnerait de la dignité”, dit M.Barnera. “Ce n’est pas facile pour les gens”

Juan Javier, 29 ans, venu chercher du lait, des, pâtes, des légumes et des œeufs dans un de ces centres de distribution, a été l’un des rares clients à s’exprimer sur le sujet. Ancien imprimeur, il est au chômage depuis deux ans. “Je préférerais avoir un travail”, dit-il, “et ne pas être ici”.

Dans une soupe populaire des environs, Toni Lopez, 36 ans, attend tranquillement un repas gratuit avec sa compagne Monica Vargas, 46 ans, esthéticienne. Le couple est depuis peu sans domicile après 2 mois de loyers impayés. “Nous avons toujours travaillé”, dit M. Lopez. Nous sommes ici uniquement parce que nous sommes des gens corrects. Notre propriétaire frappait à la porte pour réclamer son loyer, alors nous lui avons dit “Voilà les clés”.

M. Lopez, qui en ce moment travaille occasionnellement dans la cuisine d’un restaurant, dit qu’il a une sœur mais qu’il n’est pas allé lui demander de l’aide. “Je ne peux pas supporter de lui dire”, dit-il. “Je m’en suis toujours sorti, j’ai toujours réussi à me débrouiller. Mais ça, c’est nouveau”.


Intéressant de voir ces braves Américains s’apitoyer sur le sort de pauvres européens “victimes de la crise”.

Ce n’est certes pas nouveau, même en France on a déjà pu voir à la télé des reportages similaires. Et en France aussi, le restaurant et la banque qui ont le plus de nouveaux clients, ce sont “Les restos du cœur” et la Banque Alimentaire. Il semble tout de même que l’Espagne, avec son taux de chômage officiel qui est deux fois et demie le nôtre, soit en fait un indicateur avancé de ce qui nous attend.

Car nous n’avons manifestement encore rien vu.

En Espagne, c’est un gouvernement de droite, succédant à un gouvernement d’incapables de “gauche”, qui exécute servilement les ordres des banksters et de leurs complices (Commission, BCE, FMI). Comme on le lit dans l’article, il a déjà appliqué tout un tas de mesures scélérates, comme l’augmentation de TVA préconisée par Sarkozy (et que Ayrault vient de rejeter provisoirement… on en reparlera d’ici un an ou deux).

L’Espagne a déjà obtenu une aide financière, et tente par tous les moyens de différer la demande d’une nouvelle aide. Mais selon les observateurs avisés, elle y sera bientôt contrainte. Et les gentils sauveteurs ne viendront à son secours qu’en échange de nouvelles mesures dites “d’austérité”, mais qui ne sont en fait que des traductions de la doctrine libérale. À ce compte-là, il n’y aura plus assez de poubelles pour tout le monde.

En France, c’est un gouvernement de “gauche” qui a succédé à des incapables de droite. Le changement s’arrête là, car tous ensemble s’apprêtent à ratifier un nouveau traité (le fameux TSCG, alias “Traité Merkozy”) qui non seulement privera les gouvernements nationaux de tout pouvoir budgétaire (et donc globalement de tout pouvoir tout court) mais les obligera, pour atteindre des objectifs aussi illégitimes qu’inatteignables, à prendre des mesures auprès desquelles les restrictions espagnoles passeront pour des sucreries.

Hollande a déjà promis de ramener le déficit budgétaire de la France à 3% en 2013. Personne n’y croit une seconde, et surtout pas lui. Le déficit 2012 étant prévu à 4.5% (et il sera certainement plus élevé), cela signifie qu’il faudrait trouver 30 milliards (c’est facile à retenir : 1%= 20 milliards) en 2013. Mais admettons.

Ensuite, il faudrait revenir à 0 en 2017. En 4 ans, 60 milliards de plus. Ou plutôt de moins. Par rapport à maintenant, ça fait 90 milliards. Et attention, hein, pas une fois : tous les ans.

Pour ceux qui sont fâchés avec les chiffres, qui confondent les millions et les milliards, quelques points de repère :
- L’impôt sur le revenu, c’est environ 50 milliards.
- L’impôt sur les sociétés, c’est 40 milliards.
Dans un autre style ;
- Le budget de l’éducation nationale, c’est 60 milliards.
- La TIPP c’est 15 milliards:

Vous saisissez l’énormité ? C’est comme si les banksters nous prenaient l’intégralité de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés…

Surtout que ce n’est pas fini. Si nous poursuivons le raisonnement, on remarque que jusqu’en 2017, il y aurait toujours un déficit, et donc une hausse de la dette. Celle-ci a monté de 600 milliards dans les 5 ans du quinquennat apocalyptique de Sarkozy pour dépasser les 1700 milliards. Mais d’ici 2017, il est plus que probable qu’on sera proche des 2000 milliards, soit plus de 100% du PIB.

Or une clause du TSCG, moins connue que la fameuse “règle d’or”, prévoit de ramener la dette à 60% du PIB, à raison de 1/20 de la différence tous les ans. Sur une différence de 800 milliards, ça nous fait dans les 40 milliards supplémentaires par an.

90 + 40 = 130 milliards.

Et ce n’est pas fini. Profitant lâchement de la montée, inéluctable dans ces conditions, du chômage et de la pauvreté, le patronat et l’UMP vont exiger et obtenir de nouvelles “baisses de charges” pour “améliorer la compétitivité”. Un Nième plan voué à l’échec pour “créer des zemplois”. Encore des milliards à lâcher que le peuple exsangue devra encore cracher.

Enfin, last but not least, rappelons que notre dette est suspendue aux sautes d’humeur des banksters, des “agences de notation”… Nos taux actuels sont bas, mais le “service de la dette” (la cavalerie financière qui consiste à émettre de nouvelles obligations pour rembourser celles qui arrivent à échéance) nous coûte déjà dans les 50 milliards par an. Si jamais les taux d’intérêts doublaient (ils seraient encore inférieurs à ceux de l’Espagne ou de l’Italie), nous glisserions progressivement vers les 100 milliards. 50 milliards de plus.

Il est donc tout à fait possible qu’en 2018, l’Etat soit plus léger de 150 milliards d’euros par rapport à maintenant, alors qu’il est déjà squelettique.

Comment Hollande, Ayrault et tous ceux qui soutiennent le TSCG, peuvent-il oser prétendre que c’est seulement imaginable ?

C’est impossible, c’est ridicule, c’est une escroquerie, c’est une blague.

Et pourquoi, ces 150 milliards par an : pour les donner aux banksters !

La semaine dernière, l’un des débats sans intérêt du jour était de commenter l’idée de faire payer des frais d’inscriptions aux étudiants en classe prépa. En effet, lorsqu’ils effectuent ces deux ans dans un lycée public, les étudiants ne déboursent pas un radis. L’idée en débat était d’abolir cette injustice qui fait que les étudiants de fac, eux, doivent s’acquitter d’une somme qui en France reste modeste (un peu plus de 180 euros si je ne m’abuse).

C’est ce qui s’appelle “rationaliser”. On va focaliser le débat sur l’antagonisme entre ces “privilégiés” de math sup qui ne déboursent pas un radis, au contraire du pauvre étudiant de fac qui vient pourtant sans doute d’un milieu moins favorisé. Mais en fait, ce débat et ces arguments n’ont aucune importance. La seule chose qui compte, c’est que même si cette “réforme” se faisait, les 180 euros de l’étudiant en classe prépa iraient immédiatement dans les poches des banksters avides.

Et ça ne résoudrait pas le problème, car il n’y a pas un milliard d’étudiants en classes prépa pour trouver les 150 milliards en 2018.
Revenons à l’Espagne. En plus de fouiller dans les poubelles, les Espagnols recommencent à descendre dans la rue. Oh, ne soyons pas naïfs, le Grand Soir est encore loin. Il y a déjà eu des zindignés l’an dernier, ils ont apporté une touche distrayante dans les JT, mais pour le reste, ils ont échoué. Partout. On a un peu parlé de ceux de Wall Street, mais là-aussi, c’est fini. En fait de révolution, l’Espagne a élu le conservateur Rajoy, trop heureux de mettre en place des “plans d’austérité”, qui ressemblent tellement au paradis libéral auquel il aspire comme tous ceux de son espèce.

En France, pour trouver les 150 milliards, il faudrait prendre des mesures considérablement plus dures que celles actuellement en vigueur en Espagne.

La solution, la seule, je l’ai souvent évoquée ici, et pourtant les rares qui la préconisent n’ont pas de haut-parleurs assez puissants pour se faire entendre du peuple : il faut renier cette dette. L’auditer, constater que la majeure partie de ces 1700 milliards est le fruit d’une escroquerie, d’une connivence entre les banksters et des politiciens incompétents, irresponsables et corrompus (si vous en doutiez, jetez donc un œil à la liste des donateurs du “premier cercle” de l’UMP révélée par Mediapart, c’est édifiant).

Les bonnes âmes qui refusent de voir le caractère honteux de cette dette, qui pensent que c’est scandaleux, que les dettes sont faites pour être payées, peuvent au moins admettre que la réalité est têtue, et que l’arithmétique est indépassable : il est tout simplement impossible de rembourser cette dette, dont les montants sont désormais délirants. Tout comme il est impossible d’asservir le peuple au-delà d’une certaine limite. Celle-ci est probablement encore éloignée en France, (un peu moins en Grèce ou en Espagne), mais faites gaffe quand même…


[Pour accompagner l’article du NYT, il y a une série de superbes photos de Samuel Aranda. C’est là (cliquez sur les photos pour les faire défiler)]

 

107 thoughts on “TSCG : la France sur le chemin de l’Espagne

  1. Sortir de l’euro, sortir de l’Europe politique et économique, revenir à l’entité nationale, avec un moratoire  sur la dette comme celui de l’Argentine en 2001 , sinon jusqu’où iront-ils,   Parallèlement il y a le projet de Q-3  (création monétaire en dollars  par les  USA sans limite de temps et sans limite de volume)  qui va emmener l’Occident à la seule solution possible qui est la guerre ……

  2. ce que je n’ai jamais compris dans ces histoires d’austérité c’est que les hommes politiques ne cessent de faire appel à un retour de la croissance ( qui dans un monde fini ne saurait être infinie on est bien d’accord mais là n’est pas leur problème ) . Mais si je me souviens bien de mes quelques notions d’économie la croissance est bien liée à la consommation , donc si les gens consomment de moins en moins comment peut on penser engendrer de la croissance ? Les politiques sont ils stupides où sont ils tellement omnibulés par la Dette qu’ils ne voient plus que cela ???

    • Le Fordisme a été écrasé par l’instauration du libre-échange, on considère désormais une population non plus comme un réservoir de main d’œuvre à exploiter et non plus comme des marchés potentiels.

      Donc oui les politiques et économistes sont en pleine schizophrénie depuis un moment.

       

    • “Les politiques sont ils stupides où sont ils tellement omnibulés par la Dette”

      pas du tout !  Ni l’un ni l’autre

      les politiciens ne sont que des communicants   (et des complices) au service  du mondialisme et de la prise de pouvoir mondial par une  élite

      nos  dirigeants actuels vont continuer à nous enterrer sous des monceaux de dettes

      quel individu ayant quelques réflexions  pourrait croire à toutes  les stupidités  que nous débite les élites UMP PS ?

      serons-nous les esclaves  d’une dette qui a pour fondement une escroquerie, où l’on voit la complicité des hommes politiques français  (actuels et  passés )avec les  propriétaires  des grandes banques internationales ?

       

      • Ils sont aussi et surtout obnubiliés par le pouvoir et ses attributs, et par le moyen de le garder (les élections).

        Connaissant Copé et ses fréquentations, qui peut croire qu’il aurait quelque chose à battre d’un “racisme antiblanc”.

        Tout ce qui l’intéresse, c’est retrouver le pouvoir pour pouvoir continuer à s’en mettre plein les fouilles et à barboter dans les villas des milliardaires pour lesquels il sera fiscalement et législativement aux petits soins…

    • Les politiques sont obnubilés par le fait de renvoyer l’ascenseur à ceux qui les ont fait élire. T’arrives encore à croire qu’ils en opnt quelque chose à foutre de toi, de moi, de la France ou de la croissance ? Leur rôle, actuellement, c’est d’arriver à faire passer les pires saloperies, (dont ils connaissent parfaitement les conséquences à long terme) sans provoquer trop d’émeutes, et si possible, en en tirant un profit personnel.

      Tu crois quand même pas que TOUS les politiques qui nous dirigent sont cons au point de croire à quelque chose qui parait juste impossible pour n’importe quel lambda comme toi ou moi qui nous sommes donné la peine de réfléchir… 2 heures ?

      Malhonnêtes, oui, mais idiots, ils ne le sont pas, faut pas croire. Ils savent très bien ce qu’ils font et ou ils vont. Tout simplement, ce qui se passera pour la France dans 20 ans, Hollande s’en torche. Lui, ses amis, autant que sarko et ses amis, dans 20 ans, ils auront leur résidence protégée, leur bateau, de quoi bouffer et vivre dans l’opulence sans le moindre problème… pendant qu’on fera les poubelles ensemble pour bouffer. Tu penses vraiment qu’ils s’inquiètent de ce que toi tu vas pouvoir devenir ?

      • Vraiment, moi, je ne sais que penser des politiciens.

        Incompétents ? Sal-pards ? Les deux ?

        Le pouvoir les a rendus fous ou bien ils sont fous de vouloir le pouvoir ?

        Sont-ils cinglés avant ou après avoir eu le pouvoir ?

        Car ils sont fous, pour la plupart, et certains deviennent (ou sont depuis toujours ?) des prédateurs, notamment sexuels (y a qu’à voir ce qu’on apprend sur Kadhafi… c’est vraiment à vomir).

         

        En pensant à ce dont nous parlions dans les commentaires du billet précédent, voyez le niveau d’un Minc qui se pique d’être un conseiller de “prince” qui, donc, logiquement, en connait moins que lui : ce type ne sait même pas que la loi de 1973 est abrogée depuis le traité de Maastricht (sinon, il aurait cloué le bec de N Polony)… nous, simples citoyens, nous le savons.

        Que savent donc les politiciens, alors ?

        On dit souvent que le peuple ne peut gouverner car il ignore trop de choses (et, parfois, il vaut mieux que nous ne sachions pas tout car on serait en état nauséeux chronique), mais les politiciens ne savent RIEN de la vie réelle, de notre vie… et, ça, c’est bien plus grave car ce sont eux qui prennent les décisions qui régissent notre vie.

        Pas idiots, ça non, mais ignorants, oui et  sal-pards, parfois (souvent ?)

    • lisez “stratégie de choc” de Naomie Klein et vous comprendrez en quoi consiste le néo-libéralisme = retour au Moyen Age avec serfs et aristocrates, l’économie n’a rien à voir là-dedans, les fumeux zexperts servent juste à enfumer le gogo ignare de culture économique afin d’assoir le pouvoir de la nouvelle aristocratie apatride.

      Seule une politique keynésienne de relance des investissements (pour la transition énergétique) et son corolaire “euthanasie du rentier” pourraient nous sortir du tunnel, comme il en fut suite à la crise de 1929 (avec le forrdisme puis Roosevelt). Mais les néo-aristos préfèrent d’abord passer par la case “guerre mondiale” histoire de continuer leur monopoly (ils ont des abris anti-atomiques et d’après les zexperts la cata de Fukushima n’a aucune incidence sur l’environnement ni la santé humaine) : nous voilà rassurés pour leur avenir :-) )

  3. Mais si on devient tous une main d’oeuvre à exploiter à qui on vendra ce que l’on produit ??? Cette histoire d’élite a toujurs existé et il y a eut des changements d’élite en france révolution resturation empire et cela ne les inquiéte pas? Peut on reellement concevoir d’arriver au pouvoir juste pour ” s’en mettre plein les fouilles “ ? vous pensez vraiment qu’aucun d’entre eux n’en ont rien à foutre des électeurs en dehors des périodes electorales???

    • Ah mais je sais bien que cette idéologie est une impasse, mais ça n’empêche pas que la majorité de l’oligarchie et même des millions de nos concitoyens d’en être convaincus et de faire tout leur possible pour réaliser leur idéal de “compétitivité”. Ils commencent tout juste à se rendre compte que la recherche de compétitivité à tout prix est par nature récessionniste mais cela créé une dissonance cognitive.

      L’exemple parfait de ce suicide social et économique c’est la Grèce.

    • Mais si on devient tous une main d’oeuvre à exploiter à qui on vendra ce que l’on produit?

      aux martiens, d’où curiosity (lol)?  en fait on ne produira plus grand chose vu que de nombreuses ressources minières ont dépassé leur pic(pétrole, cuivre, terres rares…lisez le dernier numéro de sciences et vie), juste ce qu’il faut pour que les néo-aristos puissent vivre dans leur ultra-confort et regardent de haut la populace décidément trop bête pour s’unir, s’étriper entre eux pour avoir quelques miettes.

  4. Une (petite) lueur d’espoir : Au Portugal, suite aux manifestations d’ampleur, le gouvernement va reculer sur certaines mesures trop injustes.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120922trib000720783/portugal-le-gouvernement-pret-a-abandonner-des-mesures-de-rigueur-polemiques-.html

    Il faut que nous protestions par tous les moyens ; la manif du 30 septembre est un de ces moyens : il ne faut pas laisser passer cette occasion.

    Slogan à retenir :

    “Il ne suffit pas que le parlement vote pour que le peuple se soumette”

     

     

     

      • Paris, place de la nation, 13 h 30, RiGel… j’espère qu’on pourra se voir ; je porterai un “truc” en guise de chapeau avec des inscriptions genre “NON au T.S.C.G.” et “merde à la troïka” ; je viens de m’amuser à le fabriquer;  ;-)

        Et si on ne se voit pas, on se consolera en se disant que c’est parce qu’il y avait trop de monde.

  5. Je me permets de mettre un lien venant de mon blog: c’est une lettre qu’un ami P.B. a envoyé à notre député et…jugez vous-même!

    http://turandot.over-blog.net/article-lettre-qu-un-ami-pb-a-envoye-a-notre-depute-a-diffuser-tscg-110620284.html

     

    @ Rigel : manif à Paris  ,départ à Nation et voilà le lien des différents moyens de transports organisés :

    http://www.stopausterite.org/?p=71

    A dimanche peut-être !

     

     

  6. Ce qui m’effraie c’est que nous sommes tellement peu à nous rendre compte de la situation. Je connais trop de téléaddicts (merci à Jodorowski pour ce mot tellement bien trouvé) pour qui la dette est causée par “les assistés et les étrangers” et qui se réjouissent presque de la disparition des services publics. Parce que pour eux, naturellement, quand on aura plus de “parasites” à entretenir, on pourra rembourser la dette sans problèmes. D’ailleurs aucun d’entre eux ne voudrait ne serait ce que la remettre en cause.
    Franck Lepage avait raison, il manque une éducation politique aux écoliers, sans laquelle on obtient de brillants informaticiens et chercheurs qui sortent tout naturellement: “Je ne suis pas prêt à accepter le fait que nos hommes politiques puissent nous trahir.” (réellement prononcé par un bac +5 de ma connaissance).

    Bon effectivement quand les gens en seront réduits à manger dans des poubelles, peut-être qu’ils apprendront la politique à vitesse grand V. Mais s’il faut se retrouver dans la misère pour apprendre, alors nous sommes fichus: notre classe politique n’apprendra jamais!

    • Bon effectivement quand les gens en seront réduits à manger dans des poubelles, peut-être qu’ils apprendront la politique à vitesse grand V

      Non, ils n’apprendront la politique que quand EUX mangeront dans les poubelles. Parce que les autres, si ils mangent dans les poubelles, c’est parce que ce sont des fainéants qui ne veulent pas sd’intégrer à la société. J’en ai un comme ca dans la famille, je connais bien le discours.

      • Bonjour RiGel,

        Même pas sûr… Quand ils mangeront dans une poubelle, ils en seront à dénoncer leur propre famille en étant persuadés que c’est à cause d’elle qu’ils en sont là. Un peu le poème de Niemöller à l’envers… Mais apprendre quelque chose ? Se remettre en question ? Que de gros mots impossibles même à prononcer… Alors à comprendre….

        C’était mon quart d’heure optimiste…

  7. Ceux qui sont abonnés à Médiapart peuvent lire cet article qui vaut son pesant de cacahuètes :

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280912/pourquoi-je-voterai-oui-au-tscg

    Un élu EELV donne ses arguments pour voter “oui” au TSCG.

    En gros, il reconnaît que ce traité ne résoud rien, mais, il va dire “oui” pour pouvoir ensuite le renégocier : ça, c’est de l’argument con-vaincant !!!

    • En même temps c’est un bon moyen pour repérer les incompétents (quand ils ne sont pas corrompus) et ne plus renouveler leurs mandats, puisque nous sauront exactement qui a voté quoi (c’est publié sur le site de l’assemblé nationale), alors patience…

  8. Aucun pays (et la France pas plus que l’Allemagne, le Japon, ou l’Espagne) n’a jamais envisagé de rembourser sa dette; d’ailleurs, la dette de l’ Espagne est inférieure à celle de l’Allemagne.

    Ce dont il s’agit, c’est de cesser de l’augmenter, autrement dit de parvenir à des budgets annuels à peu près équilibrés, de façon à pouvoir continuer à emprunter sur les marchés à des taux supportables; or, tout notre système de protection sociale, massivement déficitaire, ne survit que grâce à des emprunts (par exemple).

    Et ce qui est grave, c’est que nos déficits du commerce extérieur atteignent des niveaux record, du fait de la compétitivité de plus en plus faible de nos entreprises.

    Croire que l’on pourra maintenir éternellement notre niveau de vie et de protection sociale sans produire de richesses, uniquement grâce à des emprunts (qu’on refuserait ensuite de rembourser, tout en en sollicitant de nouveaux l’année suivante…) est une utopie dont le réveil sera rude.

     

     

    • “tout notre système de protection sociale, massivement déficitaire, ne survit que grâce à des emprunts (par exemple).”

      Et pourquoi?

      Et ce qui est grave, c’est que nos déficits du commerce extérieur atteignent des niveaux record, du fait de la compétitivité de plus en plus faible de nos entreprises.

      Et pourquoi?

      • Visiblement Mr Arié n’a rien compris à TARGET2 ni pourquoi l’Allemagne a largement profité d’un euro trop faible pour elle et trop fort pour les autres pays de l’eurozone (nos échanges se font surtout intra-UE, la Chine c’est peanuts). Je le renvoie au blog d’Olivier Berruyer qui a fait un excellent travail pédagogique, compréhensible par n’importe quel quidam qui a une culture économique.

    • Post-scriptum: en Allemagne, cette année, l’excédent du régime des retraites est tel ( 4,5 Mds€, venant s’ajouter aux excédents des années précédentes, et portant l’excédent cumulé à 29 Mds€) qu’on y débat pour savoir s’il faut reverser aux cotisants une partie de leurs cotisations (cotisations déjà diminuées de 19,6% à 19,6% en janvier dernier), ou bien revenir sur la mesure portant progressivement l’âge de la retraite de 65 à 67 ans.

      Nous, avec notre déficit cumulé de 30 Mds€, nous n’avons pas ce genre de choix cornélien à faire…Nous n’avons qu’à espérer que nous trouverons toujours des prêteurs pour pouvoir continuer à verser chaque année leurs retraites aux retraités…ce qui est peu probable si nous décidons d’annuler notre dette!

    • ””“”“”Et ce qui est grave, c’est que nos déficits du commerce extérieur atteignent des niveaux record, du fait de la compétitivité de plus en plus faible de nos entreprises.”“””
      Nos entreprises ont soit délocalisé, soit elles ont beaucoup joué a la saloperie boursière au lieu d’investir dans l’avenir en améliorant leur technologie et/ou la recherche. Elles ont été sensibles a l’appel boursier et n’ont plus vu que le gain immédiat.

    • Croire que l’on pourra maintenir éternellement notre niveau de vie et de protection sociale sans produire de richesses, uniquement grâce à des emprunts (qu’on refuserait ensuite de rembourser, tout en en sollicitant de nouveaux l’année suivante…) est une utopie dont le réveil sera rude.

      C’est le baratin prédigéré et réchauffé que nous servent les banksters et leurs larbins politico-médiatiques !

      La dette, on l’a déjà remboursée. Les 1800 milliards d’euros qui nous plombent à mort, ce sont des intérêts, pas de la dette. Si les états pouvaient créer leur propre monnaie sans devoir passer par des usuriers cupides (comme c’était le cas en France jusqu’en 1973), le problème ne se poserait même pas !

      • Mais non, SuperNo: “si les États pouvaient créer leur propre monnaie” signifie qu’ils pourraient assurer leur prospérité uniquement en faisant tourner la planche à billets, sans rien produire ni exporter…Il n’y aurait plus alors un seul pays pauvre au monde: la Somalie, le Zimbabwe et le Bangla-Desh n’auraient qu’à faire tourner leur planche à billets et seraient aussi riches que le Qatar!

        Pas de richesses sans production, pas de prêts sans intérêts…La seule façon de ne pas être dépendants des marchés et des banques, c’est de ne pas avoir besoin d’emprunter.

        Un seul pays au monde peut s’offrir ce luxe, ce sont les Etats-Unis, parce qu’ils ont réussi à imposer, en 1944, à Bretton-Woods, le dollar comme monnaie de toutes les transactions internationales (“si notre dette est libellée en dollars, nous n’avons pas de dette; nous vous devons des dollars? alors nous ne vous devons rien; dites-nous combien vous en voulez, nous vous les imprimerons” Milton Frydman; “le dollar, c’est notre monnaie et c’est votre problème” John Connolly).

         

        • Mais non, SuperNo: “si les États pouvaient créer leur propre monnaie” signifie qu’ils pourraient assurer leur prospérité uniquement en faisant tourner la planche à billets, sans rien produire ni exporter…Il n’y aurait plus alors un seul pays pauvre au monde: la Somalie, le Zimbabwe et le Bangla-Desh n’auraient qu’à faire tourner leur planche à billets et seraient aussi riches que le Qatar!

          Désolé, je ne suis pas une buse ! Je ne vous parle pas du Zimbabwe et de sa monnaie de singe, je vous parle de la France !  La France qui en 1973 avait peu ou prou les mêmes richesses que maintenant, avait 0 dette,  créait sa propre monnaie, se la prêtait, et bien sûr se la remboursait sinon évidemment c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, personne n’a jamais dit le contraire.

          Depuis 1973, nous devons emprunter à des banksters qui font exactement la même chose, sauf qu’ils ne sont évidemment pas philanthropes, et qu’elles taxent au passage un taux d’intérêt. Taux que de surcroît elles fixent elles-mêmes, et qui approche désormais les 30% pour la Grèce, par exemple.

          Sur les 1800 milliards de notre prétendue dette (ah oui, on parle désormais de 1800, et plus de 1700), la quasi totalité (une info officielle m’agréerait) représente les intérêts que nous avons payés. Le noeud de tout le scandale est là.  On va démanteler tout ce qui faisait l’alchimie française pour une dette virtuelle qui n’est en fait qu’une construction de l’esprit retors d’un bankster.

        • @ SuperNo, suite

          Pour le dire autrement: un Etat qui emprunte à sa propre banque centrale, ce n’est qu’un jeu d’écritures pour masquer une création monétaire artificielle: d’où vient l’argent de la  banque centrale de chaque  Etat? De celui que cet Etat lui donne! Autrement dit: un Etat donnait de l’argent à sa banque centrale, et lui demandait  ensuite de le  lui reprêter à un taux symbolique (et qu’il ne remboursait d’ailleurs pas, le plus souvent): ça n’a rien à voir avec un véritable prêt!

          Si tu devais te prêter de l’argent à toi-même, je suis sûr que tu te consentirais un taux d’intérêt très intéressant, mais ça ne te rendrait pas plus riche pour autant…Ça s’appelle d’ailleurs de la cavalerie; mais ça n’a rien à voir avec un véritable prêt auprès d’un tiers.

          Si tu empruntes de l’argent sur les marchés, c’est différent: ceux-ci te prêtent à un taux d’autant plus fort que leur risque de ne pas être remboursés est plus élevé, autrement dit qu’ils jugent ta situation précaire: le taux d’intérêt auquel le prêteur te prête est d’autant plus élevé que le risque qu’il prend de ne jamais revoir son argent est plus élevé (ce risque ne mérite d’être pris que s’il peut rapporter beaucoup); c’est pour ça que la Grèce ne peut emprunter qu’à 20%, l’Espagne à 7%, et que la France et l’Allemagne peuvent (pour l’instant…) emprunter à des taux négatifs.

          • Fabuleux : quand c’est une banque centrale qui prête à l’état à 0 ou 1%, c’est de la cavalerie, quand c’est une banque privée qui fait strictement la même chose à 2, 5 ou 30%, c’est bien.

            Pouvez-vous m’expliquer la différence de nature entre l’argent prêté par une banque privée rapace et celui prêté par une banque centrale ?

          • Et enfin, pour ne pas être trop long et ne pas saturer ton blog: renier notre dette, c’est nous condamner à ne plus pouvoir emprunter (qui prêterait à quelqu’un qui renie ses dettes?)…luxe que nous ne pouvons pas nous offrir lorsque, tous les mois, nous dépendons des marchés pour pouvoir continuer à verser les retraites à nos retraités et les soins médicaux à nos malades; l’ Allemagne, elle, pourrait se le permettre (assurances vieillesse et maladie excédentaires), mais elle préfère ne pas se décrédibiliser en tant qu’emprunteur, on ne sait jamais de quoi demain sera fait.

            C’est d’ailleurs au nom de cette incertitude du lendemain que Chavez, qui avait annoncé que le Venezuela quitterait le FMI, a fini, réflexion faite, par y  renoncer.

            Quel système de sécurité sociale (retraites + maladie) te semble le plus assuré de son avenir? Celui de l’ Allemagne, qui se suffit à lui-même et dégage chaque année des excédents, ou celui de la France, qui creuse davantage chaque année ses déficits et dépend en permanence des marchés pour pouvoir verser ses prestations à ses ayant-droit?

             

          • @ SuperNo

            “Pouvez-vous m’expliquer la différence de nature entre l’argent prêté par une banque privée rapace et celui prêté par une banque centrale ?”

            (on se vouvoie ou on se tutoie?)

            Je crois que je viens de le faire : “un Etat qui emprunte à sa propre banque centrale, ce n’est qu’un jeu d’écritures pour masquer une création monétaire artificielle: d’où vient l’argent de la  banque centrale de chaque  Etat? De celui que cet Etat lui donne! Autrement dit: un Etat donnait de l’argent à sa banque centrale, et lui demandait  ensuite de le  lui reprêter à un taux symbolique (et qu’il ne remboursait d’ailleurs pas, le plus souvent): ça n’a rien à voir avec un véritable prêt!”

            D’autre part: comment qualifier de “rapaces” les marchés (qui ne sont pas constitués que des banques) qui prêtent actuellement à la France à un taux négatif?

          • Il est fatigant le monsieur à raconter n’importe quoi…

            Un prêt n’est ‘véritable’ que si est consenti par un tiers… C’est vraiment du GRAND n’importe quoi….

          •  D’autre part: comment qualifier de “rapaces” les marchés (qui ne sont pas constitués que des banques) qui prêtent actuellement à la France à un taux négatif? 

            Parce qu’ils ne sont pas complètement idiots —ni les banksters, ni les spéculateurs qu’on appelle investisseurs ou épargnants etc.—, qu’ils évaluent le risque de ne pas être remboursé du tout par les États qu’ils saignent à 20 ou 30% (d’où le taux  ; mais il faudra bien qu’à un moment les débiteurs leur disent que le taux usuraire était destiné à couvrir un risque et que le risque se réalise), et qu’un petit taux négatif n’est pas cher comme prime d’assurance. Ils mettent leur argent en sécurité, ils snt sûr d’en récupérer la plus grande partie.

            M. Arié, il faudrait lire un peu les économistes compétents, comme Frédéric Lordon.

          • @Elie Arié :

            -est-elle si belle ” la réussite” allemande ” : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/la-reussite-de-l-allemagne-ne-profite-pas-a-tous-les-allemands-23-09-2012-2177215.php

            La population allemande en ch..   autant que les autres pays européens , sauf vos amis les banquiers, les riches  et les marchés .

            “si les États pouvaient créer leur propre monnaie” signifie qu’ils pourraient assurer leur prospérité uniquement en faisant tourner la planche à billets, sans rien produire ni exporter…”: et pourquoi les Etats ne pourraient rien produire , ni exporter , Je vois pas le rapport . Vous me faites penser à Minc qui énonce comme ça des “vérités ” que personne ne contredit …

            “Pour le dire autrement: un Etat qui emprunte à sa propre banque centrale, ce n’est qu’un jeu d’écritures pour masquer une création monétaire artificielle:” idem pour les banques privées ( renflouées régulièremenr par les états (voir la lettre de mon ami PB à son député : commentaire du 27 sept à 17h03 sur cette page  ) . La raison , qui était donnée  pour  ce transfert de fabrication de monnaie était   l’inflation ( Giscard et son grand emprunt : oui c’était déjà lui ,comme pour le traité de Lisbonne ). Et comment ils faisaient avant que les banques ne s’accaparent ce pouvoir , hein Mr Arié ?

            “C’est d’ailleurs au nom de cette incertitude du lendemain que Chavez, qui avait annoncé que le Venezuela quitterait le FMI, a fini, réflexion faite, par y  renoncer.”: vos sources s’il vous plaît ?  : le Vénézuela est sorti du FMI en 2007 .

            Voilà un petit cadeau pour vous : http://www.marc-candelier.com/article-etienne-chouard-comment-les-banques-ruinent-les-etats-99490538.html

             

             

        • i[la Somalie, le Zimbabwe et le Bangla-Desh n’auraient qu’à faire tourner leur planche à billets et seraient aussi riches que le Qatar!]i

          Mais parfaitement, si seulement cet argent avait été employé pour développer leur pays au lieu d’engraisser le dictateur local et ses affidés !  trêve du ridicule, la France a tout de même encore quelques ingénieurs et scientifiques et infrastructures, ce qui la rend capable de relever le défi d’innovation et de transition energétique, ce que n’ont pas forcément ces pays pauvres. Ainsi la planche à billets utilisée intelligemment (càd pour financer la recherche et le développement) a parfaitement fonctionné en Pologne durant les années 70, ce qui a permis de sortir de terre des millions de logements modernes avec sdb et chauffage central et si la Pologne n’avait pas été pillé systématiquement par son big brother voisin elle se serait développé encore plus vite (j’en suis témoin ayant vécu dans ce pays à cette époque) ; mais c’était avant que Reagan  déclare sa guerre des étoiles à l’URSS ce qui a eu pour conséquence de pomper tous les crédits et de précipiter l’effondrement du bloc soviétique avec appui de la CIA notamment en Pologne (Walesa fut financé par la CIA, tout polonais le sait car les tv là-bas en ont largement parlé à l’époque, ce qui lui a fait perdre les élections). Vos sources d’infos mériteraient d’être diversifiées, mais ça doit être difficile pour qq qui ne parle qu’une seule langue et s’informe uniquement chez les “nouveaux chiens de garde” néolibs financés par les multinationales.

  9. @ touchatout

    (Merci,  je lis Lordon, Généreux et Jorion -le plus intéressant des trois, à mon avis-..mais pas seulement eux!)

    Bien sûr que les prêteurs, les investisseurs et les actionnaires le font pour en retirer un bénéfice; sinon ils n’existeraient pas…et les entreprises (sans actionnaires ni investisseurs) et les particuliers,  qui ont tous deux souvent besoin d’emprunter …seraient alors bien embêtés.

    La solution consistant à se prêter à soi-même trouve vite ses limites.

     

    • L’ennui avec les personnes âgées c’est qu’elles sont incapables de raisonner en-dehors du cadre dans lequel elles ont vécu.

      Le propos de Jorion est d’interdire la spéculation sur les prix -qui est la négation même de l’économie : elle n’engendre que des bulles hors toute réalité tangible (notamment la croissance du PIB) et qui en éclatant provoquent des crises de plus en plus violentes. De même Keynes se prononçait pour l’euthanasie du rentier, qui n’était qu’une sang-sue sans aucune utilité économique (contrairement à l’investisseur qui risque ses capitaux dans un projet économique réel). D’ailleurs les 20 dernières années les actionnaires poussés par leur avidité sans limites (puisque l’URSS s’est effondrée) n’ont plus investi que marginalement dans l’innovation (exemple Sanofi, PSA etc) préférant des profits financiers spéculatifs à court terme. Aujourd’hui les conséquences sont là (enfin surtout pour les employés, car les gros ont évacué leur pécule à l’abri des paradis fiscaux). Faire défaut aujourd’hui c’est donc remettre la finance à la place qu’elle n’aurait jamais du quitter et d’ailleurs Jorion aime bcp dire que le métier de banquier doit redevenir ennuyeux. Les entreprises n’ont aucun besoin d’être côtées en bourse toutes les nano-secondes ! une ou deux  fois par an suffit , après la publication des comptes pour que l’offre et la demande puissent jouer (mais faut interdire les engagements hors-bilans opaques actuels qui contiennent potentiellement des bombes atomiques et vu que c’est opaque, tout le monde se méfie et tous les QE du monde ne servent à rien car les banques sont bel et bien en faillite et ont les pétoches de se prêter entre elles).

  10. Comme le dit Jorion (peu suspect d’être “pro-système”):

    “Si mon tailleur, chaque fois que je me fais faire un costume, au lieu de m’envoyer sa facture, m’envoyait un prêt pour me faire faire un autre costume, je me ferais faire un nouveau costume tous les jours”.

    • Parce que selon vous Jorion est partisan d’emprunts d’états aux banques privées avec prise d’intérêts ? Non seulement c’est faux, mais en plus c’est lui qui a lancé l’idée d’un défaut généralisé pour tous les pays européens ! Il est le premier à dire que la pire erreur ultralibérale est d’assimiler un état à une entreprise privée, et qu’il n’a pas par définition à payer d’intérêts ! Vous n’avez rien compris à ce que dit Jorion !!!

      Arié, faut arrêter le truc qui vous fait délirer, là. Vous êtes en train de cumuler le mensonge à la mauvaise foi, et comme on est pas sur Atlantico, à un moment tout ceci va nous mettre forcément de mauvaise humeur.

  11. J’ai dans l’idée que tu (t’as raison, on va se tutoyer, c’est gratuit, rien à rembourser) fais semblant d’être bête.

    Tout le monde ici connaît ou devrait connaitre le mécanisme de création monétaire. On imprime des billets (où on fait une écriture comptable) , on utilise l’agent, et… ON LE REMBOURSE ! Par de l’argent qui est lui la contrepartie de richesses réelles. Il est évident qu’imprimer ses propres billets sans jamais les détruire, c’est idiot.  C’est ce que faisait le Zimbabwe.

    Mais ce n’est pas de ça qu’il est question ici! Et puis c’est pas l’Etat qui se prête à lui-même, c’est une institution spécialisé, jadis nommée Banque de France, et qui pourrait être aujourd’hui la BCE, qui se charge de cette noble besogne. Sauf qu’on lui a IN-TER-DIT de prêter aux états.

    La création monétaire, qu’elle soit faite par la Banque de France, par la BCE, ou par la Banque privée Tartempion, c’est la même chose. Du pognon créé ex nihilo. Bien sûr les naïfs pensent que la banque Tartempion va chercher du bon argent dans ses coffres avant de le prêter.  Ben non. Elle l’invente. Elles crée 100 euros, et en récupère 110 plus tard. C’est la base du métier de bankster.

    Vu la situation, la France et tous les pays qui sont pris dans cette nasse, sont réduits à émettre des obligations pour rembourser les obligations qui arrivent à échéance. Si c’est pas de la cavalerie, j’aimerais qu’on me dise comment ça s’appelle.

    Les 1800 milliards de la dette (qui seront 2000 avant 2017, n’en déplaise à Flanby) ce sont des intérêts. Si la Banque de France avait prêté à 0%, l’Etat aurait eu la même  somme d’argent, aurait pu faire exactement la même chose avec (des trucs indispensables et des trucs très cons) et aurait tout remboursé. TOUT. Aujourd’hui, la France serait un pays prospère et indépendant, pas une épave à la dérive dont le capitaine (de pédalo) s’apprête à donner le gouvernail à des naufrageurs, ceux-là même qui l’on mise dans cette état, et qui s’apprêtent à la dépouiller totalement.

    Je conçois aisément que les créanciers (dont quelques uns sont sûrement de bonne foi) s’estimeraient lésés, qu’il serait de toute façon difficile de tout annuler, mais l’audit et la renégociation de cette dette sont la seule solution satisfaisante au problème. Et si la France s’y mettait, elle ne serait certainement pas isolée. Elle ferait même très vite des émules…

     

    • Je sais bien qu’une banque n’accumule pas des billets (qui sont tout aussi virtuels, d”ailleurs: ce n’est jamais que du papier) dans ses coffre-forts, mais c’est comme si.

      Une banque a un actif et un passif (dont font partie les créances non récupérables), et si le passif dépasse l’actif, soit elle fait faillite comme Lehmann Brothers, soit il faut que le contribuable vienne à son secours (ce qui fausse, d’ailleurs, le sacro-saint principe du marché libre).

      Son bilan, qui doit être positif, constitue ses réserves; et elle ne peut prêter (créer de l’argent si tu veux) qu’en respectant un ratio prêts/réserves fixé par la loi et qu’elle ne peut pas dépasser.

       

       

      • Son bilan, qui doit être positif, constitue ses réserves; et elle ne peut prêter (créer de l’argent si tu veux) qu’en respectant un ratio prêts/réserves fixé par la loi et qu’elle ne peut pas dépasser.

        Ca, c’est drôle ! Je glisse sur le fait que les banques ont des tas de moyens (en théorie un peu moins désormais) de contourner ce ratio (qui est de toute façon minuscule).
        Mais une Banque Centrale Indépendante qui prêterait à 0% (ou à 1 si ça te fait plaisir) comme (c’est au moins la 1000ème fois que je le répète) le faisait la Banque de France jusqu’en 1973 aurait aussi bien évidemment des limites similaires pour éviter le phénomène “monnaie de singe”.

        A mon humble avis, d’ailleurs, ce serait même bien plus efficace. Une banque centrale à laquelle on aurait fixé des limites n’aurait pas de problème à les faire respecter. Alors que les banques privées, évidemment guidées par le seul appât du gain, ont continué à prêter jusqu’à plus soif et continueraient même à l’infini si elles n’avait pas peur de ne pas rentrer dans leurs frais.

      • il faut que le contribuable vienne à son secours
        Bien sûr qu’il ne FAUT PAS !

        un ratio prêts/réserves fixé par la loi et qu’elle ne peut pas dépasser.
        Et pendant ce temps-là, la marmotte…
        Un : elles ne respectent pas le ratio. Deux : elles incluent dans les réserves des créances pourries (genre sub-primes) qu’elles se refilent entre elles.

        Rien ne justifie un taux d’intérêts qui dépasse celui de l’inflation. Économiquement, rien ne justifie les intérêts, ni l’accumulation stérile de capital.

  12. “Si la Banque de France avait prêté ”

    Je ne comprends toujours pas cette phrase.

    “à 0%”

    Et pourquoi pas à un taux négatif de -50% ? Comme ça, on se serait fait plein de fric sans se fatiguer!

    • “Si la Banque de France avait prêté ”

      Je ne comprends toujours pas cette phrase.

      “à 0%”

      Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. (Prends aussi « entendre » dans son autre sens et refais la phrase toi-même.)

      Si les sommes empruntées aux banksters l’avaient été à la BdF à 0%, elles auraient été remboursées à la BdF comme elles l’ont été aux banksters. La différence est dans les intérêts et les intérêts des emprunts souscrits pour payer les intérêts .

       

      • On tourne en rond…

        Je ne vois pas l’intérêt d’un Etat à rembourser sa banque centrale, dont l’argent est le sien, c’est-à-dire à se rembourser  lui-même: la preuve étant que, le plus souvent, il ne le faisait pas.

        Encore une fois: “LE CAPITAL DE LA BANQUE DE FRANCE APPARTENAIT (appartient toujours, d’ailleurs) À L’ÉTAT” (c’était dans ses statuts -ce l’est toujours, d’ailleurs) “; qu’est-ce que ça veut dire, se prêter de l’argent qui vous appartient ???

  13. Et pour conclure, on ne peut pas comparer des situations totalement différentes:

    -les pays dont la dette est détenue par le marché mondial,
    -les pays dont la dette est détenue par leurs citoyens (Japon)
    -le pays (Chine) où ce sont les collectivités locales qui sont endettées, mais où l’ Etat détient 2500 milliards de dollars
    -le pays (USA) dont la dette est libellée en sa propre monnaie (dollar), ce qui n’est donc pas un problème pour lui.

    • @ Elie Arié

      je ne sais pas trop de quelle planète tu viens, mais soit tu en es parti parce que tu étais incompris, soit pour délivrer la bonne parole….. et tu sais quoi ??….c’est pas ici même qu’il faut la délivrer ta grande pensée….Je reconnais que je ne sais pas trop quel site te conseiller où tu pourrais être entendu a ta juste mesure…. as tu tenté “agoravox” ?? Je suis certaine que la bas, tu aurais 3 semaines devant toi a déblatérer avant de te faire estampiller “pếte couille”.

      Cours y vite !

      @ Manureva

      t’avais raison,  ça énerve a force !

       

      •  

        Et pour conclure, on ne peut pas comparer des situations totalement différentes:

        -les pays dont la dette est détenue par le marché mondial,
        -les pays dont la dette est détenue par leurs citoyens (Japon)
        -le pays (Chine) où ce sont les collectivités locales qui sont endettées, mais où l’ Etat détient 2500 milliards de dollars
        -le pays (USA) dont la dette est libellée en sa propre monnaie (dollar), ce qui n’est donc pas un problème pour lui.” ”

         

        Forcément:dans tout blog, se constitue une “pensée unique” des commentateurs de ce blog, par sélection des commentateurs qui sont d’accord avec le blogueur, et celui  qui le contredit est invité à aller  voir ailleurs; dans les commentaires d’un blog, on n’est pas là pour débattre, mais pour communier..

         

         

  14. Alors, puisque personne n’a pu me contredire de façon convaincante, je vais le faire moi-même.

    C’est à juste titre qu’en 1973, on a interdit à un Etat de se prêter son propre argent, celui de sa banque centrale, ce qui n’est qu’un jeu d’écritures pour faire marcher la planche à billets, pour créer de l‘“argent-dette”: s’il veut faire tourner sa planche à billets, qu’il le fasse ouvertement.

    Mais, depuis que les accords de la Jamaïque ont remplacé les accords de Bretton-Woods, on constate que, progressivement, on est arrivés à une situation où tous les pays de la planète sont endettés.

    Étant endettés, ils doivent tous emprunter  sur les marchés; mais d’où vient cet argent des marchés-prêteurs ?  Quel que soit le circuit (banques qui prêtent à d’autres banques qui prêtent aux pays, prêts du FMI, droits de tirage spéciaux, etc.), les prêteurs ne sont alimentés qu’en argent fourni par les différents pays (dollars, euros, yens, livres sterling, etc.), argent créé par les pays tous endettés qui vont ensuite emprunter cet argent-dette qu’ils n’avaient pas, en réalité, les moyens de fournir (c’est pourquoi, d’ailleurs, personne n’envisage qu’aucun pays au monde ne rembourse sa dette): autrement dit, on a recréé, au niveau mondial, ce qu’on avait interdit en 1973 au niveau national.

    Et on peut se demander si, quand l’économie sera vraiment mondialisée, il ne faudra pas, comme le souhaitait Keynes à Bretton-Woods, créer une monnaie unique mondiale, le bankor, sur la base d’un panier  de marchés premières; seule façon de cesser de payer des intérêts sur de l’argent-dette, sur un argent qui n’existe pas, comme nous le faisons aujourd’hui, et comme nous le faisions jusqu’en 1973 en empruntant à notre banque centrale (et peu importe le montant de ces intérêts).

     

     

  15. Il y a les 7 plaies d’Égypte. La 8e , c’est élie Arié !

    Les enjeux de la création de la monnaie Site “Bancpublic.be” n° 202 de septembre 2011, par Franc Furet.

    Il cite Maurice Allais: ” Il est aujourd’hui pour le moins paradoxal de constater que pendant des siècles, l’ Ancien régime avait préservé jalousement “le droit de battre monnaie” (…) et que la République démocratique a abandonné ce droit pour une grande part à des intérêts privés.”

    Jusque aux années 70, l’Etat français empruntait auprès de sa Banque Centrale, qui créait cette monnaie pour l’occasion, et AU FUR A MESURE  OU L’ ÉTAT  REMBOURSAIT CET EMPRUNT, LA BANQUE CENTRALE DÉTRUISAIT CET ARGENT SANS FAIRE PAYER D’ INTÉRÊTS  A  L ‘ÉTAT.”

    A quoi servent les intérêts de la dette accumulés grâce aux articles 104 & 123 des Traités?

    ” 20% sont reversés dans la circulation, 20% couvrent les frais bancaires, et 60% grossissent les portefeuilles des plus grosses fortunes”   UNE DETTE PUBLIQUE , DES INTÉRÊTS PRIVES.

    Le prétexte de la “planche à billets” soit disant “incontrôlée” par les gouvernements, sert  à ponctionner les populations pour enrichir les riches. Mais tout cela est dans la logique de la construction européenne, qui est une application sans débat des théories mystiques des piranhas de  l’ Ecole de Chicago !

    Enlever un à un tous les attributs des Etats; transférer les pouvoirs à une autorité extérieure non élue; transformer les états “en coquilles vides” et  installer un terrain sans entrave aux multinationales.

    Pour que la démocratie soit encore possible, il me semble que les Etats doivent récupérer leurs prérogatives, en particulier celle “de battre monnaie”, de gérer le budget, etc Sinon, à quoi sert de voter pour des élus qui n’ont plus de pouvoir, mais qui décident en notre nom?

    Lire ou relire d’urgence ” La théorie du choc, le capitalisme du désastre” de Naomi Klein.

    PS: il n’y aura plus de referendum, 2005  leur a suffit. Désormais, les referendum sont remplacés par la voie parlementaire. On les a élus, ils sont censé nous représenter, ils donnent “une apparence de légalité démocratique” au machin…. diront-ils.

     

     

    • Vous confondez:

      -le référendum de 2005, ne portant que sur un petit nombre de pays, dont certains (pas tous) ont décidé de créer une monnaie unique; le vrai tournant étant Maastricht, auquel le NON de 2005, même respecté, n’aurait rien changé;

      -et la situation mondiale, dans laquelle tous les pays (la majorité ayant conservé leurs monnaies nationales: USA, Japon, Chine, Grande-Bretagne, etc.) sont endettés.

      Rappel des accords de la Jamaïque:

      – l’abandon du système des taux de changes fixes et la légalisation du nouveau système de taux de change.
      – le rôle de surveillance attribué au FMI.
      – l’élimination du rôle de l’or au sein du Système monétaire international et place prépondérante accordée aux Droits de tirage spéciaux (DTS).

  16. Bon, il faut vraiment conclure, en ce qui me concerne:

    En réalité, on a recréé au niveau mondial ce qu’on avait (à juste titre) interdit au niveau national en 1973: le jeu d’écritures consistant, pour un Etat, à emprunter de l’argent à sa propre banque centrale, c’est-à-dire de l’argent qui lui appartient déjà: comme je l’ai expliqué, tous les pays empruntent aujourd’hui sur les marchés de l’argent en réalité fourni, en dernier ressort,  par eux-mêmes, donc de l’argent fictif.

    On peut se demander si, quand l’économie sera vraiment mondialisée, il ne faudra pas, comme le souhaitait Keynes à Bretton-Woods, créer une monnaie unique mondiale, le bankor, sur la base d’un panier de matières premières; seule façon de cesser de payer des intérêts sur de l’argent-dette, sur un argent qui n’existe pas, comme nous le faisons aujourd’hui, et comme nous le faisions jusqu’en 1973 en empruntant à notre banque centrale (et peu importe le montant de ces intérêts: emprunter à notre banque centrale à 1% ou à 0% n’est pas mieux qu’emprunter sur les marchés à des taux négatifs, comme c’est le cas aujourd’hui).

    Mais, pour cela, sans doute faudra-t-il, au préalable, la disparition des Etats-nations: car un Etat se définit par la propriété de battre sa monnaie, ce qui reste le cas de l’immense majorité des pays du monde (si 17 pays de l’ Union Européenne ont décidé à Maastricht de créer une monnaie unique, c’était dans l’idée de créer un Etat-nation fédéral européen).

    Cette disparition des Etats-nations étant , pour Karl Marx, la conséquence inéluctable de la mondialisation de l’économie capitaliste qu’il avait prévue dès 1849, mondialisation qu’il jugeait elle-même inéluctable pour un capitalisme qui ne peut survivre qu’en cherchant éternellement de nouveaux marchés.

    Mais on en est encore bien loin…

  17. Ckrrrnzzzzzkzzcvfkrjz.

    Mon dieu ce réveil pénible… Ok, lire du Arié au petit déj, c’est comme déterrer une hache de guerre. T’oublie ton bol de café et tu t’en vas graisser ton AK47 immédiatement, en te disant que non, tu ne laisseras pas passer ce putain de Troll sur tes terres. Punaise.

    Tu gonfles Arié ! Tu nous emmerdes tous ici, nous qui ne sommes pas en train de ‘communier’ mais à s’entraider pour comprendre les rouages compliqués de la condition humaine. Et c’est déjà assez ardu comme ça pour ne pas subir en plus les vérités idéologiques débiles d’un retraité qui par définition n’a jamais rien compris à rien.
    Votre solitude visible, signe d’une intolérance et d’une confiance en soi qui confine à la pathologie, est le fruit d’un comportement qui n’arrive même pas à apprendre de ses erreurs passées. Tellement seul qu’il faille absolument trouver un nouveau terrain de jeu encore inexploré, et malheureusement c’est tombé sur le blog de SuperNo. Pourtant c’est un lieu tolérant ici, capable d’accepter des crétins à lunettes posant souvent des questions idiotes (oui Arié, c’est de moi que je cause là), mais votre ton , votre suffisance, votre credo libéral de merde NOUS EMMERDENT !!!

    Efarista a pensé avec justesse qu’il fallait vous trouver un endroit compatible avec votre prosélytisme chiant. Mais je crains qu’AgoraVox ne soit pas le bon endroit…

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vaccin-de-la-grippe-a-un-medecin-67152

    Quand, monsieur Arié, sur un domaine qui semble-t-il (très fier du coup des tirets là) était le votre, la santé, on se gourre autant, avec autant de mauvaise foi, de haine vis-à-vis de vos contradicteurs, que les faits vous donnent tort sur toute la ligne, on se la joue petit après ! Humble ! On arrête de donner des leçons aux autres et on s’enterre très profond dans son petit terrier.

    En tout cas, on fait pas chier ceux qui veulent ‘communier’ paisiblement. Et surtout pas un dimanche quand ya des frites à midi.

    • Argumentation très puissante sur le fond, faite exclusivement d’injures, et illustrant ce que je disais sur l’incapacité d’accepter une contradiction sur tout blog (au point de qualifier de “libérale” une analyse marxiste :-) )).

      Je vous laisse donc communier.

      • “l’incapacité d’accepter une contradiction sur tout blog ”

        Ceci ne vaut évidemment pas pour SuperNo, qui accepte, lui, la contradiction, et me réplique par des arguments, pas par des attaques personnelles.

        Mais, comme disait Karl Marx: “Je ne suis pas responsable des imbéciles qui m’admirent”.

         

        • On me signale à l’instant qu’une tombe d’Highgate vient d’effecteur un très beau triple loops piqué suivi d’un salto arrière vrillé. Mais ça doit être une coïncidence.

          P’tit môssieu, on vous a dit qu’il faut pas rester là. On prend ses gouttes et on va à la sieste. Et à la rigueur, quand on aura compris la différence entre déclamer et discuter, quand on arrêtera de s’auto-citer et de faire de la lèche au taulier…

          Et puis non, en fait. Faut se casser, c’est tout.

          • OK; OK, je ne vais pas me bagarrer avec un videur de boîte de nuit.

            Je vais en faire un article pour Marianne2, tiens.

  18. Finalement: tout blog finit par se constituer une secte de commentateurs, qui se contredisent très peu entre eux, et qui, surtout, ne supportent pas ceux qui viennent toucher aux dogmes.

    Un des dogmes les plus fréquents est dans le fameux “il faut revenir au droit des États à emprunter à taux quasi-nul à leur banque centrale, au lieu que celle-ci prête aux banques privées qui prêtent alors aux États à un taux plus élevé”.

    Malheur à celui qui se pose un certain nombre de questions:

    -que signifie, pour un Etat, emprunter de l’argent à sa banque centrale, argent qui lui appartient déjà?

    -d’où vient l’argent de ceux qui prêtent aujourd’hui aux États?

    -comment se fait-il que l’endettement de tous les pays ait explosé depuis le traité de la Jamaïque et les années Reagan-Thatcher, passant, en Europe, en moyenne, de 20% à 80%?

    -comment se fait-il que plus personne ne songe à revenir a l’un des critères de stabilité du pacte de Maastricht (dette inférieure à 6% du PIB), critère pourtant officiellement toujours en vigueur?

    -comment se fait-il que personne n’imagine ni ne demande que les pays remboursent un jour leur dette?

    -jusqu’à quand dureront les mythes selon lesquels si tout le système financier mondial est en danger, si tant de peuples sont soumis à des politiques d’austérité, si la croissance a durablement disparu d’Europe, si le commerce extérieur français bat des records de déficit, c’est parce que 2 millions d’Américains n’ont pu rembourser les traites d’achat de leurs maisons?

    On ne touche pas aux dogmes: redonnons aux banques centrales le droit de nous prêter l’argent qui nous appartient déjà à faible taux (ce qui serait pire que la situation actuelle, où nous empruntons sur les marchés à des taux négatifs…), et tout s’arrangera.

     

  19. -que signifie, pour un Etat, emprunter de l’argent à sa banque centrale, argent qui lui appartient déjà?

    L’argent emprunté à la banque (centrale ou périphérique) n’existe que quand il a été créé par l’acte de prêt (selon un ratio, gna gna gna), c’est le montant d’une dette. Il n’existe pas avant l’emprunt et n’appartient donc à personne. Tout au long de la période de remboursement, la dette diminue jusqu’à disparaître, et avec elle la somme d’argent qui en était la mesure.

    -d’où vient l’argent de ceux qui prêtent aujourd’hui aux États?

    Il est créé par la BCE, et prêté à un taux négligeable (mais pas aux États).

    Question maintenant : qu’est-ce qui pourrait justifier que les banksters, intermédiaires, pompent des intérêts ?

  20. Bonjour,

    Tout ce système est organisé pour qu’une infime partie de la population exploite le restant.

    Une monnaie ! c’est quoi se système absurde ? Une invention purement humaine dont on voit le résultat à travers les siècles. Tant que cette minorité s’enrichit; pas de problème mais quand ça ne marche plus, c’est le désastre.

    Sans compter qu’au nom du profit nous créons un désastre écologie.

    Vive l’économie de Marché.

     

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