Comment la fermeture de Megaupload démontre l’incompétence de Sarkozy

Nicolas Sarkozy a réagi triomphalement à la fermeture du site de téléchargement “Megaupload” par la justice américaine.

Et cela m’a fait rire. Il faut dire qu’il y a de quoi…

Car la justice américaine vient de réussir instantanément et à peu de frais ce que notre matamore en culottes courtes n’a pas été foutu de faire, malgré des millions dépensés en pure perte depuis plusieurs années. Enfin, en pure perte, pas tout à fait, car Hadopi offre un emploi confortable à des gens méritants, comme l’ancien responsable internet de l’UMP ou une ancienne assistante de Brice Hortefeux… On connaît la musique par cœur…

Hadopi, c’est un montage ridicule, une usine à gaz insensée, un machin bien caractéristique de ce qui se produit quand l’incompétence, l’idéologie et l’aveuglement sont aux commandes.

N’importe quel informaticien, ou simplement connaisseur du Web avait à l’époque compris, après 20 millisecondes de réflexion, que ce dispositif était grotesque, que les gens qui avaient pondu cette aberration étaient de dangereux incapables (rappelez-vous cette pauvre Christine Albanel), et que le ridicule de l’initiative atteignait des niveaux insensés.

Or Hadopi a un coût : 12 millions d’euros par an.
Pour quel bénéfice ? Sauf si quelqu’un avait des éléments probants, il est clair qu’ils sont tellement proches de zéro qu’il est inutile de débattre de la différence. Bien sûr, des faussaires payés à cet effet clameront que le piratage a baissé… Mais c’est aussi crédible que Xavier Bertrand qui claironne une improbable baisse du chômage ou Claude Guéant qui tente de nous faire avaler une prétendue baisse de la délinquance.

La machine idiote et infernale d’Hadopi mène un combat d’arrière-garde, avec une guerre de retard. En pistant les quelques boutonneux qui n’ont toujours pas compris que le “peer to peer” est une technologie du passé, Hadopi feint d’ignorer que la plupart de ceux qu’il appelle “pirates” utilisent désormais des moyens plus simples et ô combien plus efficaces : le téléchargement direct et le streaming.

Certains, peu férus de technique, sont sans doute ici un peu perplexes. Essayons d’expliquer autrement. Imaginez que Sarkozy ait appris que des malfaisants s’introduisaient dans une banque par un étroit soupirail situé à l’arrière du bâtiment. Comme chacun sait, il est un grand ami des banksters et ne saurait tolérer cette situation. Alors à grand renfort de déclarations martiales et de pognon, il envoie une division blindée et un régiment de Rafale pour surveiller le trou. Il pince évidemment quelques andouilles qui n’étaient pas au courant, et en profite pour se pavaner à la télé en vantant l’efficacité de son dispositif…

…sauf qu’il a oublié un léger détail : la porte d’entrée principale de la banque, à l’avant du bâtiment, est restée grand ouverte, et une foule compacte s’y presse en permanence, repartant avec un bout du trésor, qui a de surcroît le bon goût d’être inépuisable.

C’est cette porte que la justice américaine vient de fermer à grand fracas. Megaupload, c’était le principal site de téléchargement. Utilisé, même en France, par des millions de personnes. On pouvait y trouver à peu près n’importe quel film, le télécharger en une dizaine de minutes, ou même le regarder immédiatement en streaming. Gratuitement. Ou, pour les plus gros consommateurs, pour quelques euros par mois.

Mais cette affaire nous apprend tout de même même quelques chiffres intéressants : Mégaupload aurait, selon les dires de la justices américaine, fait perdre 500 millions de dollars aux ayants droits américains. En 5 ans. Soit 100 millions par an. En euros, ça nous fait dans les 77 millions au cours du jour. J’attire l’attention sur le fait que ces chiffres proviennent sans doute des plaignants, l’industrie du cinéma, et qu’ils sont probablement très surévalués.

En France, il y a environ 20 millions d’abonnés internet haut débit. En taxant chacun de ces abonnements de 10 centimes (oui 0,10 €) par mois, on récupérerait le tiers de cette somme. Ce qui paierait largement la part française du préjudice (présumé).

Les Américains ont pointé du doigt le fait que les dirigeants de Megaupload étaient des mafieux pleins aux as, au train de vie ahurissant. Un peu comme des banksters, donc… Évidemment, ils gardaient tout pour eux. Mais il suffirait de récupérer le pognon de Megaupload et de le reverser aux ayants-droits pour résoudre le problème, non ? Sans rien changer. Les petits téléchargeurs téléchargent, les gros paient quelques euros… Et les sites de poker en ligne, probablement des potes de Sarkozy, continuent à y passer leurs pubs ineptes.

Car contrairement à ce que pense Sarkozy, on ne reviendra pas en arrière. Ce n’est pas parce que Megaupload est fermé que tout le système va s’arrêter et que les smicards vont se mettre, repentants, à acheter des DVD ou des fichiers électroniques à 20 euros. Mégaupload reviendra, ou un autre prendra sa place. Le pli est pris. Chacun sait qu’on ne peut pas vivre sur une technologie archaïque, il faut se reconvertir.

D’ailleurs, Sarkozy ne devrait pas trop faire le malin. Car en plus de mettre en lumière sa propre incompétence, la fermeture de Megaupload a été un choc qui a affecté des millions de foyers français dans leur vie quotidienne. Ceux-là mêmes qui ne “font pas de politique”, qui ne mouftent pas quand on supprime des postes de fonctionnaires (quand ils ne sont pas fonctionnaires), ou même quand on repousse l’âge de la retraite (c’est encore loin, et puis “on n’a pas le choix”), subissent là le choc instantanément. On leur prend un de leurs seuls plaisirs gratuits.

Et puis le terme de “piratage” est sujet à caution. Quand tout le monde le fait, peut-on encore parler de piratage ? N’y-a-t-il pas là comme une démocratisation de la culture ?

Eh, SuperNo, tu y penses, aux ayants-droits ? Tu veux couler l’industrie du cinéma ?

Ben oui, j’y pense… Je sais que se faire voler son travail par des margoulins qui ont trouvé le moyen de faire le même pour 10 ou 100 fois moins cher, c’est désagréable. D’ailleurs, c’est ce que vivent des millions de Français qui se sont fait pirater leur emploi ces vingt dernières années, sans qu’on mette en place une Hadopi pour lutter contre le phénomène… Bref…
En attendant, il faudrait chiffrer le préjudice. Car on apprend que le record du nombre d’entrées au cinéma a été battu en 2011… Les pirates iraient-ils aussi au cinéma ? Ben oui, les films téléchargés sur Megaupload ne sont pas de très bonne qualité… Ce sont donc deux marchés très différents…

On peut aussi se poser d’autres questions : un smicard, un chômeur, un étudiant… ont-ils envie de payer les millions d’euros de revenus des “stars” du cinoche ou de leurs producteurs ? Ont-ils envie de payer 20 euros un DVD de “La Grande Vadrouille”, film sorti il y a près de 50 ans, passé des dizaines de fois à la télé, dont la quasi totalité des acteurs, réalisateurs et producteurs sont morts depuis belle lurette ? Redistribuer une taxe sur les abonnements internet, c’est une bonne idée, mais c’est peut-être aussi une bonne occasion de remettre à plat certaines pratiques.

Alors si j’avais un conseil à donner au successeur de Sarkozy en mai prochain : qu’il pense à la taxe de 10 centimes, il résoudra ainsi élégamment un problème quotidien qui ne méritait pas tant de dogmatisme et d’incompétence crasse.

 

33 thoughts on “Comment la fermeture de Megaupload démontre l’incompétence de Sarkozy

  1. Voila. 500 millions d’euros en 5 ans et c’est le psychodrame des ayant-droits. 55000 milliards de trou dans l’économie mondiale, et les gangsters de JP Morgan et leurs amis de Wall Street sont toujours en liberté alors qu’ils ont saisi illégalement les maisons des américains, avec des faux juges, qu’ils sont toujours responsables d’une récession mondiale qui n’est pas prête de s’achever et que la spéculation sur les matières premières affame des milliards de gens.

    Vla les priorités quoi…

  2. Je sais que se faire voler son travail par des margoulins qui ont trouvé le moyen de faire le même pour 10 ou 100 fois moins cher, c’est désagréable. D’ailleurs, c’est ce que vivent des millions de français qui se sont fait pirater leur emploi ces 20 dernières années, sans qu’on mette en place une Hadopi pour lutter contre le phénomène…

    Oui d’ailleurs les ayants droits de tous ces nouveaux chômeurs renaclent eux aussi devant ce nouvel inconfort en face au frigo nettement plus vide.

    De plus, j’ai connu le temps des “cassettes”, j’ai racheté mes miouz préférées en format “cd” (dont la longévité était décriée) sauf que je ne vois pas pourquoi ayant déjà payé par deux fois une même oeuvre sur des supports différents mais néanmoins mortels, je devrais me refendre une fois de plus sur le plan porte monnaie…  il en est de même pour les cassettes vhs a convertir en dvd…. il en est de même pour les anciennes disquettes d’ordi qui ne sont plus lisibles de nos jours car qui a encore un pc qui lit ce support…. donc face au périssable, je refuse catégoriquement de payer maintes fois une même oeuvre et mes ayants droits me soutiennent dans cette action.

     

     

  3. Excellent billet une fois de plus!

    Pour revenir sur le record du cinéma français, j’ai eu la surprise de lire ce week end dans le torchon local (ouest france) deux articles (un sur mégaupload et un sur ce record du cinéma) sur la même page sans qu’aucun rapport ne soit fait entre les deux!

    Ce que nos dirigeant ne comprennent pas c’est que le porte monnaie de la majorité des français est souvent vide a la fin du mois et que dans le cas du téléchargement, l’argent qu’il ne dépense pas téléchargeant, il le dépenseront d’une autre manière, en allant au cinéma par exemple. On retrouve un phénomène équivalent avec la musique qui est l’explosion du phénomène des festivals .

  4. Megaupload a été fermé ? La bonne blague! Mon gamin, 18 ans, a déjà trouvé d’autres sites pour regarder ses films, dont aucun n’est Français! Je ne payerais donc pas la taxe qui consisterait à engrosser encore plus les producteurs locaux alors que tant d’artistes crèvent misère en tant qu’intermittents du “spectacle”, loin de toute considération de “leur” Ministère de la Culture, bien trop occupé à prendre soin des morts et de “l’image de la France à l’étranger”!

  5. Le P2P, une technologie du passé? Hum, à lire Reflet (par exemple ceci: http://reflets.info/megaupload-visualisons-la-baisse-de-la-facture-du-transit-des-fai/), donc des gens bien informés (bien plus que moi en tout cas), il semblerai au contraire que ce soit l’avenir, entre autre parce qu’un réseau centralisé est bien plus vulnérable (choix politiques, magouilles mafieuses, attaques en règle) qu’un réseau décentralisé…

      • Je me suis mal exprimé… Intrinsèquement, le P2P n’est évidemment pas une technologie du passé, mais en tant que moyen de télécharger illégalement des films piratés,  le téléchargement direct est considérablement plus simple, plus rapide tout en étant invisible d’Hadopi…

        Mes confuses pour la confusion…

      • Quelques remarques complémentaires sur Megaupload, Benjamin Bayard, fdn, le minitel, l’autonomie et tout ça :

        Que propose Benjamin Bayard dans la vidéo proposée par Mr Pierre M. Boriliens ?
        Il propose de se pencher sur le fonctionnement actuel d’internet qu’il compare avec raison au minitel des années 80 : centralisé, mercantile, verrouillé et asymétrique. Que sont donc devenus la neutralité, le fonctionnement décentralisé, l’aspect désintéressé, le partage ?
        Que faire pour contrer ces changements, Megauploader des fichiers ?
        B. Bayard propose de reprendre en main nos données et la façon dont on s’en sert : ne plus dépendre de fournisseurs tiers pour ce qui concerne le stockage, la gestion, le format des données que nous créons et manipulons. Les enjeux portent aujourd’hui sur qui stocke, dans quel format, à quel endroit sont les données générées par nous, millions d’utilisateurs interconnectés.
        C’est là que le cloud du spectacle apparait : données ET logiciels sont progressivement, mais rapidement, déplacés “ailleurs” sur l’air de “c’est gratuit, ne vous inquiétez pas on s’occupe de tout”. Votre ordinateur se transforme en tablette finalement assez passive ou en smartphone chic et vide ( soit 2 types de minitels modernes), et ce qui fait valeur - vos données et les outils pour les utiliser - sont déportés vers d’autres cieux : et pan dans le cloud (remplacez cloud par facebook, igoogle, megaupload ou ce que vous voudrez, c’est pareil). L’accès se fait via péage systématique : péage financier à renouveler, et péage juridique telles que les conditions d’utilisation qui expliquent sans rire que vos données deviennent unilatéralement et irrévocablement »leurs« données.
        De qui dépendons-nous réellement ?

        Cliquez sur “j’aime” si vous voulez, mais comme modèle décentralisé et désinteréssé, on a vu mieux.

        MegaUpAndDown n’existe plus, intermédiaire comme dailymotion, youtube, igoogle, facebook, priceminister… il hébergeait aussi des données légitimes non piratées. Megaupload n’était pas là pour la liberté, mais pour faire du buziness.
        Reprendre en main ses données donc, chez soi, pas chez megatruc et définir avec qui et comment le partage doit se faire. C’est compliqué ? non ce n’est pas compliqué, c’est un apprentissage comme un autre, qui permet ensuite de s’affranchir de mégamachin, surtout si celui-ci s’évapore plus vite que prévu.
        La solution -et la difficulté associée- consistent à dépendre le moins possible de ces services, tels qu’ils sont définis actuellement. Comme le précise Mr Bayard dans cette vidéo, si 1 seul s’y colle, ca ne change évidemment rien au problème, si 400.000, si 2 millions le font, même partiellement comme moi aujourd’hui je pense que cela remettra réellement en question les rapports de force et peu importe les auto-congratulations présidentielles.

        • Interessante réflexion qui me fait m’interroger sur la délégation du stockage par les utilisateurs du net à des tiers. Je ne rends pas vraiment compte de l’ampleur du phénomène mais me demande quel en est l’intêret; le partage?

          ps: pas mal le site de la famille Sellier !

          • Perso, j’ai jamais compris l’intérêt de stocker sur des serveurs extérieurs des données perso. Les rares fois ou je l’ai fait, c’était pour diffuser des photos à des amis, et il ne me serait jamais venu à l’idée de ne pas conserver sur un disque physique, chez moi, les originaux des fichiers. Il est totalement évident que ce que vous diffusez sur le net cesse instantanément d’être à vous, et ce quel que soit le site par lequel vous diffusez vos données.

            Quant à externaliser des données sensibles… Là je ne vois que la folie pour expliquer un comportement aussi délirant.

          • A k et RiGeL
            On s’éloigne un peu du cas de megaupload traité dans le billet de Superno, mais afin d’estimer l’ampleur du phénomène (pour k) et d’illustrer le stockage sur des serveurs extérieurs des données perso (pour RiGeL),
            Voici un court exemple trouvé à l’instant ici. Il faut bien sûr lire la totalité de l’article. En résumé google change ses conditions d’utilisation, il regroupe toutes les données de ses services en un seul “paquet”. L’article parle des données fournies et laissées par les détenteurs d’un compte google.
            Extrait :

            quelles seront les conséquences concrètes de tels changements ?
            Une « expérience » de navigation « plus simple et plus intuitive », bien sûr ! Puisque tous les services Google deviennent étroitement liés les uns aux autres, Google traitera désormais l’internaute comme « un utilisateur unique » quel que soit le site qu’il visite. Les profils d’utilisateur, les informations personnelles, les historiques de navigation seront mis en commun. « Dès que vous êtes connecté avec votre compte Google, nous pouvons combiner ces informations », prévient le blog officiel, avant d’illustrer son propos par cet exemple : « on pourra vous envoyer des notifications de rappel si vous risquez d’arriver en retard à une réunion. » Et comment le sauraient-ils, je vous prie ? C’est extrêmement simple : Google sait que vous avez une réunion dans le 13e arrondissement de Paris à 15h30, car vous l’avez enregistrée dans votre Google Calendar. Ils savent que vous êtes encore chez vous à 14h52, car le GPS de votre téléphone Android vient de le cafter. Et ils savent que les rues de Paris sont très embouteillées ce jour-là, grâce à une fonctionnalité de Google Maps. Donc ils savent que vous n’avez aucune chance d’arriver à l’heure, et ils peuvent vous le faire savoir. Formidablement pratique ou terriblement angoissant, c’est une question de point de vue…

          • @christophe

            Rien ne t’empeche d’utiliser ces services tout en restant anonyme…

             

          • @Christophe

            Tant que l’usage n’est pas professionnel, c’est pas tres complique de rester anonyme vis a vis des services que tu utilises. Vis a vis de tes correspondants, il est clair qu’il faut parfois qu’il sache qui tu es, sur “copains d’avant” par exemple…

             

             

             

             

        • Ce n’est pas un problème simple…

          Bien sûr Facebook et Google ne cherchent qu’à faire du pognon avec nos données… Il suffit de le savoir et de peser le pour et le contre. Car ce sont tout de même des applications fabuleuses qui ont changé la vie de millions de personnes.  Facebook ne m’intéresse pas, mais j’imagine difficilement me passer de Google…

          Pour le stockage en ligne, il y a aussi du pour et du contre. Un informaticien dira toujours au béotien de sauver ses données. Tous les souvenirs d’une famille qui reposent sur le disque dur d’un PC… Sous Windows, de surcroît… Bien sûr tu peux les dupliquer sur des disques externes… Mais en général ils sont stockés au même endroit. En cas de cambriolage ou d’incendie…

          Je profite lâchement de l’espace géant dont je dispose avec l’hébergement de ce blog pour y mettre mes albums photos. Un hébergeur n’a pas forcément vocation à tripoter ou monétiser nos données, du moins l’espére-je !

          • SuperNo,

            Loin de moi l’idée de peindre tout ça tout blanc ou tout noir ! “Il suffit effectivement de peser le pour et le contre”. Tout est là ok, mais qui fait l’effort de ce genre de démarche, autrement dit qui prend le temps de lire les conditions d’adhésions au services en ligne, de les digérer et décide éventuellement de ne pas donner suite ? Très très peu de monde, peut-être parce que la connaissance d’alternatives possibles n’est pas acquise.
            Effectivement, les outils proposés sont fonctionnels, très bien pensés, et ne tombent pas en panne ; avec la logistique et la force de frappe mise en place en face, ce serait dommage. Mais la confiance n’y est pas, en tout cas plus pour moi.
            Indépendamment de faire du pognon à sens unique (ce qui déjà très discutable) et de l’aspect “big brother”, il cherchent aussi à créer et entretenir une dépendance, et je crois que c’est ça qui me gène le plus. Cette dépendance que l’on ne peut pas éliminer, je préfère l’ancrer à d’autres outils et d’autres façons de faire, quitte à perdre en fonctionnalités et en “facilités” diverses ; question de choix encore une fois. C’est d’ailleurs le ressenti général que j’ai aujourd’hui face au système-bancaire-obligatoire-et-incontournable souvent discuté sur ce blog, face par ex. aux services publics de l’eau, de l’électricité qui malheureusement et à leurs corps défendants deviennent des trucs intrusifs et coùteux bref l’opposé de ce que j’attends d’eux. C’est pour cela que nous nous lançons dans un projet de vivre autrement (voir le lien sur mon nom) sans pour autant vouloir se replier sur soi et se couper du monde, internet reste un outil extraordinaire !

            Des alternatives existent, sur le plan informatique, ce sont les logiciels libres gnu/linux associés à la licence gpl (voir à ce sujet Richard Stallman et Eben Moglen), c’est scroogle, un proxy qui se base sur google et le filtre ; openstreetmap pour une cartographie indépendante, etc… Mais comme je l’ai signalé plus haut, ces alternatives demandent des efforts supplémentaires, d’apprentissage notamment ; c’est peut être le prix de la liberté ?…

            K me dit juste au dessus que l’on peut utiliser ces services en restant anonyme ;  je ne pense pas. S’inscrire sur les service de google ou facebook pour les 2 plus connus, avec des données erronées ne marchera pas longtemps, puisqu’il s’agit de partager avec beaucoup d’autres : un agenda partagé avec google dans un cadre professionnel ne me semble pas possible -ou alors limite chaotique- avec des infos erronées, comment vous identifieront vos interlocuteurs par exemple ? comment-vous joindront-ils si les no de tél oue les mails indiqués sont faux ou temporaires ?
            Ces services en ligne “savent” donc que les infos fournies sont vraies et font de gros efforts pour que ce soit le cas . Ils font de ces données une matière première à très haute valeur ajoutée, sur le plan marketing notamment.

             

          • Their Terms of Service (https://accounts.google.com/TOS) includes item #11, “Content License from You,” which states, “By submitting, posting, or displaying the content you give Google a perpetual, irrevocable, worldwide, royalty-free, and non-exclusive license to reproduce, adapt, modify, translate, publish, publicly perform, publicly display, and distribute any Content which you submit, post, or display on or through, the Services.”

            This is about as far from a promise of privacy as you can get!

            C’est clair : la propriété de tes documents est transférée à gogol.

             

  6. ” Ben oui, les films téléchargés sur Megaupload ne sont pas de très bonne qualité… Ce sont donc deux marchés très différents…”

    Qualité artistique ou qualité d’image et son?

    Parce que pour la première on trouve tout ce qu’on veut et pour la seconde c’est pareil. Maintenant les films sortent en 720p ou 1080p sans différence perceptible de qualité avec le bluray d’origine.

  7. fait perdre 500 millions de dollars aux ayants droits américains

    C’est ce qui s’appelle  « compter les œufs dans le cul de la poule ». S’ils n’avaient pas téléchargé, ces dangereux terroristes anarchistes n’auraient pas acheté, parce qu’ils n’ont pas les moyens, tout simplement.

     

     

  8. Bonne réponse Touchatout! Je ne connaissais pas l’expression, mais je suis entièrement d’accord!!! lol

    Et puis tu sais SuperNo, mon ex a travaillé pour Hollywood, il n’y a pas si longtemps. Si je te racontais le fric qui s’y brasse, qui s’y gaspille…

    Il bossait pour une “star” payé 20 millions de dollars nourri - logé- blanchi pour 3 mois de tournage!!!!!

    Je ne vais pas les plaindre….

  9. Réactions de nos élus :

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/breve/2012/01/20/pour-filippetti-ps-la-fermeture-du-site-megaupload-est-normale_1632317_1471069.html

    Réaction immédiate pour le suivant puisque j’étais sur twitter au moment des attaques des Anonymous .J ‘ai vu donc le message de NDA passer très vite après l’annonce de fermeture ( je précise que je n’ai pas grand’chose de commun avec lui )

    http://www.debout-la-republique.fr/article/nda-reagit-au-communique-de-l-elysee-sur-la-fermeture-du-site-megaupload

    suite au message du petit qui félicite les USA pour cette fermeture et qui envisage HADOPI 3.

  10. Assez comiquement, personne n’a parlé de la loi dite “Mickey”. Les droits d’auteurs après décès de l’artiste sont passés de 50 ans à 70 ans. Pourquoi, parce que M. Disney, Walt de son prénom est décédé en 1966. Et que 1966 + 50, cela donne 2016. Autrement dit en 2016, n’importe qui aurait pu faire imprimer des vêtements à l’effigie de Mickey, Donald et compagnie sans payer un cent de droit d’auteur. N’importe qui aurait pu dessiner les personnage, n’importe qui aurait pu faire des dessins animés avec eux …  La protection du droit d’auteur, mon c… la protection d’un business florissant et de rentrées en devises dans un pays en déroute surtout.

    D’autre part, les chiens de gardes, ici aussi en Belgique, ont involontairement décrit la situation de l’économie actuelle telle qu’elle. Commentaire à propos de Megauplaod : “on ne peut pas faire sa fortune en se basant sur le travail des autres”. Ce qui est exactement la description du capitalisme financier auquel les journalistes cirent les pompes à longueur de journée.

  11. Bonjour à tous

    Au sujet de ACTA , j’ai signé ce matin une pétition relayée par le site Avaast et qui en était à environ 500 000 signatures.

    Je ne sais pas trop ce que “ça vaut”, mais qui ne fait rien… n’a rien !

     

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