Votez escargot ! (La décroissance politique, partie 3)

[Ceci est la suite logique du billet précédent !]

Venons-en au troisième point : le projet. Il n’en a guère été question ce dimanche 2 avril à Lyon, ce n’était pas l’ordre du jour.

Mais c’est néanmoins le plus important.

 

Le préalable à toute réflexion, c’est de constater l’échec total du système capitaliste et libéral et de sa “mondialisation marchande”, qui est en fait une guerre épouvantable et absurde entre citoyens du monde entier, pour le seul profit de leurs exploiteurs, patrons et actionnaires, au détriment de nous-mêmes et de notre environnement. La catastrophe est telle que l’humanité risque purement et simplement de disparaître dans quelques générations à peine.

 

Deuxième évidence : face à l’urgence et la gravité de la situation, toute politique qui s’accomoderait de ce système est vouée à l’échec. Il n’est plus question d’accompagner, de réguler ou d’amender, il faut tout réécrire en partant d’une feuille blanche. Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je rappelle que les “socialistes” français qui vont selon toute vraisemblance remplacer Sarkozy en 2012 vont globalement mener la même politique, à base de mesures de restriction des déficits pour “relancer la croissance”. Peut être des nécessités électorales les conduiront-elles à nommer Nicolas Hulot ministre de l’environnement (j’en vois qui toussent, là…). Pourquoi réussirait-il là où tous les autres n’ont servi que de faire-valoir ? Il y a eu Dominique Voynet, il y a eu Corinne Lepage, il y a même eu le décroissant Yves Cochet, personne ne se souvient plus de ce qu’ils ont fait qui aurait pu influer sur la course de la croissance vers le mur.

 

Rappelez-vous encore les promesses Sarkozystes, de faire du ministre de l’environnement un “premier ministre bis” qui aurait droit de véto sur toutes les mesures gouvernementales… Quelle pignolade ! La montagne a accouché d’un foutage de gueule, d’un “Grenelle de l’environnement” désarmé, pro-nucléaire, et fracassé sur l’autel de la “relance”…

 

Au plan international, c’est encore pire. Toutes les grand messes environnementales (Rio, Kyoto, Copenhague), ont été des échecs retentissants. Ce n’est même pas discutable, les chiffres parlent d’eux-mêmes : malgré les exhortations à réduire consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre, malgré les mesures capitalistes de quotas et de bourse du carbone, c’est le contraire qui se produit  : on continue à consommer de plus en plus d’énergie et à émettre de plus en plus de CO2. Plus drôle : seules les “crises économiques”, dont le rapprochement est un symptôme de l’explosion prochaine du système, permettent de ralentir la machine.

 

Qu’attend-on ? C’est simple, les capitalistes attendent qu‘“on” invente un système qui permette d’enfouir le CO2, de le bouffer, et se réjouissent de pouvoir vendre plus de climatiseurs… Ils se jetteront sur des aberrations technologiques, comme celle qui a pour conséquence de pourrir ad vitam aeternam les nappes phréatiques pour prolonger de quelques années l’approvisionnement en gaz…

 

Toute solution passe nécessairement par l’abandon du dogme de la croissance. Tout politicien qui ne s’engagerait pas clairement et sans équivoque dans cette voie n’est qu’un charlatan irresponsable.

 

Un “point de détail” : si les objecteurs de croissance sont divers, si certains sont même de droite, d’autre cathos, d’autres “apolitiques” (?), la majorité considère avec Paul Ariès (et accessoirement avec moi) que la décroissance est forcément “de Gauche”.

 

Ce genre de chose est devenu assez difficile à expliquer, tant les usurpateurs qui se réclament actuellement de la Gauche en ont trahi sans vergogne les principes les plus élémentaires pour se vautrer dans l’idéologie libéralo-mondialisto-croissanciste. Il y a aussi les micros tendus à un ramassis d’inconséquents, qui se réclament souvent “du centre” (et qui sont donc de droite), et qui pour des raisons de propagande électoraliste brament que “la droite, la gauche, tout ça c’est dépassé”.

 

La décroissance, ce n’est pas appauvrir encore les pauvres, ni ceux qui crèvent de faim à se rationner encore. Au contraire. La décroissance doit toucher en premier lieu les riches et leur mode de vie indécent, et mettra l’accent sur l’aide aux plus faibles, en créant notamment des emplois dans ce domaine.

 

Autre “point de détail” : la décroissance n’est pas le malthusianisme ! On entend et on lit souvent, y compris dans les commentaires de ce blog :”y’a trop de monde sur terre ! On ne pourra pas nourrir tout le monde ! Il faut que la population diminue !”. Ce qu’il y a de désagréable dans ces mots, c’est d’une part que les personnes qui les prononcent font partie du milliard de riches qui pillent le plus la planète, et dont le mode de vie est simplement insoutenable; et d’autre part qu’ils visent les ultra-pauvres, les crève-la-faim qui n’ont rien.

 

 

Alors oui, la planète peut nourrir 9 ou 12 milliards d’habitants, mais pas supporter le mode de vie occidental. Un chanteur, désormais décédé ce qui lui épargnera mes sarcasmes, disait naguère que la famine en Afrique était due à “la bite des noirs”. Cette brillante analyse ne résiste pas à une autre : la déconfiture de la planète n’a rien à voir avec la “bite des noirs”, mais plutôt au “4x4 des blancs”, ou aux “usines des jaunes qui produisent des saloperies pour les blancs”.

Rompre avec le dogme de la croissance ne sera pas simple. Cela implique d’oublier l’économie traditionnelle. D’oublier tout ce qu’on nous a appris depuis le berceau. D’oublier la publicité, qui nous explique que nous sommes nés pour consommer, que la seule mesure du bonheur est le “pouvoir d’achat”.

 

Les OC partent du constat suivant : “On confond souvent bien-être et abondance matérielle”. Le défi consiste à faire admettre qu’on peut “faire mieux avec moins”.

 

 

C’est ainsi que leur première proposition est d’adopter la “simplicité volontaire”, dont j’ai parlé précédemment.

Le maître mot, c’est Ralentir.

 

D’où l’escargot. Ralentir cette course folle et insensée qui nous emporte et nous empêche de profiter de la vie.

 

Drrriiing ! Putain, faut que je me dépêche, je suis déjà à la bourre. Vite, vite, la douche. Vite, vite, le p’tit déj… Ah merde, pas le temps de finir, je vais être en retard. Vite vite, la bagnole TDI machin…. Broum, broum… Ah, zut il faut que je fasse le plein… Houlala, tant que ça ? Ça a encore augmenté, c’est plus possible… Vite, vite, il faut que je fonce, je suis encore plus en retard que je croyais. Ah, merde un bouchon… Alors, t’avances avec ton 54 ? Bon cette fois, c’est sûr, je serai pas à 8h30 pour la réunion avec Dugenou. Je vais encore me faire engueuler par Dugland…. Bon, je l’appelle avec mon iPhone 4 (avec iOS 4.3). Allo, chef, vous allez pas me croire, il y a eu un bouchon et… Oui, c’est la troisième fois cette semaine, je sais, mais ils font chier avec leurs travaux… Oui oui, je me dépêche… Vite vite !

Putain, qu’est-ce qu’on s’emmerde dans cette réunion… C’est pas possible de perdre son temps avec des conneries pareilles… Déjà 2 heures, et ça n’en finit pas.

Bon, ouf fini, il faut se dépêcher de bouffer, je suis en retard sur le dossier Duschmol, il vient la semaine prochaine et il n’y aura rien de prêt. Bon, tant pis, je vais bouffer cet infâme sandwich insipide, tout mou, et plein de conservateurs devant mon écran. Vite, vite…

Incroyable ce qu’il est chiant, ce dossier, putain… Je suis crevé, je ferais bien un p’tit somme… Mais j’peux pas… Allez une canette de Red Bull, et ça repart ! Je suis à la bourre, j’aurais jamais fini à temps. Tiens, un mail de Dugland sur mon iPhone 4… Où j’en suis sur le dossier Machepro ? Ah, merde, j’l’avais oublié, celui-là. C’est pour demain ? Ben tant pis, j’amène le dossier à la maison, j’finirai ce soir, sinon on perd l’affaire… Merde, quelle heure il est ? Déjà ? Faut vraiment que j’y aille, là… Oui Monsieur Dugland, j’aurai fini le dossier Machepro demain. Que je vous explique ? Euh, attendez, je fais un SMS à ma nounou, heureusement avec l’iPhone ça va vite… Bon, alors, Machepro, blablabla et blablabla… Au revoir Monsieur Dugland… Oui oui, je sais, y’a la conf call avec Dugommier demain à 8h00. Je serai à l’heure promis…

 

Ah merde, vite, vite, je suis grave à la bourre… Grrr, y manquait plus que ça, encore un bouchon. Pourquoi mon GPS Tomtom dernier cri ne me l’a même pas indiqué, hein ? Au prix que je l’ai payé, “c abusé”®… Et leurs travaux, ils pouvaient pas les faire ailleurs ? Et t’avances avec ton 54 ? Putain, trois quarts d’heure de retard, ça va encore me coûter bonbon, la nounou ce mois-ci… C’est pas la peine de faire la gueule comme ça, connasse, tu crois que je te paie pour quoi, hein ? Ah, ils n’ont pas mangé ? Pas grave, je m’en occupe. Bingo, le frigo est vide. Ah ouais, fallait que je fasse les courses, merde, merde, encore oublié… J’irai… euh… demain… Si j’ai le temps… Sinon samedi, avec tous les autres blaireaux… Bon, je file à la station acheter des chips et une pizza surgelée, vous pouvez regarder la télé LED d’1m50, mais seulement Gulli, hein ? Promis ? Ou la DS, si tu veux. Ton copain il a la nouvelle DS 3D et tu veux la même ? On verra, si t’es sage… Bon bougez-pas, faut que je me dépêche sinon ça va être fermé. je reviens…. Ah, un SMS sur mon iPhone 4. Bon c’est votre mère, elle a encore un dossier à finir, elle sera en retard, je vous ferai un bisou de sa part, d’accord. Quoi, ouin ouin, tu veux une beigne, p’tit con ? Tu devrais savourer ta chance d’être élevé dans une famille à fort pouvoir d’achat et de pas habiter à Borny. Attends-moi je reviens… Vite, vite !

Pffff… Même à 20 heures y’a la queue à la station… Bon, cette merde-là ou celle-là ? Bon celle-là, allez. Alors les enfants, c’est bon ? Non, ben tant pis, au lit, vite, vite on est déjà en retard… Les dents ? L’histoire ? Demain ! Enfin, si j’ai le temps…

Bon, Machepro…Pfff que c’est chiant… Je suis crevé, j’en ai marre… Tant pis, je bâcle… Ah, bonsoir ma chérie, ta journée s’est bien passée ? Non ? T’as été obligée d’amener ton dossier et tu dois le finir pour demain ? Non, y’a plus rien à bouffer… Tiens, prend un Lysanxia, t’as raison. Moi je suis crevé je vais me coucher, je finirai Machepro entre midi et 2 demain… On devrait se faire des vacances en République Dominicaine. Du soleil, une piscine et des buffets à volonté, c’est ça qu’il nous faut. On prendrait juste un maillot de bain et l’iPhone 5 au cas où…(ben oui, il sera sorti et mon iPhone 4 sera ringard) Bonne nuit ma chérie… Putain, vivement la retraite…

J’exagère ? Bah, si peu… Trouvez-vous franchement que cette vie de cons soit satisfaisante ? Et pourtant, c’est ça ou le chômage, et il faut bien payer le crédit de la baraque dans le lotissement de cadres moyens, les traites de la bagnole (pour aller au boulot), etc etc… C’est même la vie que les pauvres et les chômeurs envient.

 

Ceux qui aiment la philo iront lire Paul Virilio, et en retireront en particulier l’enseignement suivant : l’accélération se fait toujours au détriment des plus pauvres. Alors ralentissons !

 

Autre conséquence probable de l’abandon du dogme de la croissance : la fermeture de milliers de sociétés, spécialisées dans des domaines toxiques, anachroniques, ou simplement socialement inutiles.

Il y aura en revanche des millions d’emplois à créer dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture bio, les “services à la personne” qui permettront la reconversion des salariés au travail dont l’inutilité totale aura éclaté au grand jour. Et bien entendu, ceux qui se pensent supérieurs au reste de l’humanité parce qu’ils travaillent 70 heures par semaine (j’en connais un paquet) et fustigent les feignasses devront rentrer dans le rang : l’avenir est au partage, y compris du travail.

 

J’entends bien les objections : “tu imagines une entreprise prôner la décroissance ?” Non, évidemment. Mais bon nombre d’entre elles n’auront d’autre choix que de s’adapter ou de mettre la clé sous la porte… Ce ne sont pas les “philosophes de la décroissance” qui menacent par exemple l’industrie automobile. C’est la pénurie de pétrole et de matières premières qui va rendre cette activité obsolète. Quant à la “croissance dématérialisée”, laissez-moi pouffer : derrière l’idéologie croissanciste, il y a o-bli-ga-toi-re-ment et de tout temps, en bout de chaîne, l’achat de biens matériels, qui ne peut, au risque de me répéter, que décroître.

 

 

Et quand je disais que le préalable à toute décroissance est la sortie du système capitaliste, ce ne sont pas des mots, c’est une réalité : il faudra tout reprendre, tout repenser.

 

 

 

Autre principe de base : Relocaliser

 

Conséquence de la hausse du prix du transport et le cas échéant de mesures protectionnistes appropriées, d

‘autres emplois, envolés en Asie, au Maghreb ou en Europe de l’Est, reviendront à la maison par la grâce de la relocalisation.

 

La relocalisation, c’est l’échec de la délocalisation et des excès scandaleux et grotesques auxquels elle a donné lieu. Catastrophe sociale, catastrophe environnementale. Des emplois industriels aux produits agricoles, il est complètement idiot de mettre au chômage des salariés pour les remplacer par des moins chers à l’autre bout du monde, ou de faire traverser les océans à des produits agricoles qui poussent très bien localement. N’importe qui peut comprendre et admettre cela. Pourtant, une clique d’abrutis délirants l’a fait. C’est simple, défaisons-le !

 

Les OC rajoutent volontiers l’adjectif “ouverte”, afin de se démarquer du discours chauvin et xénophobe, typique des milieux d’extrême-droite.

Dans la relocalisation, il y a aussi les monnaies locales : i

ll s’agit de développer et généraliser les SEL, et de se préserver autant que possible des aléas des monnaies traditionnelles… Ce n’est pas demain que Standard & Poors et ses funestes collègues se pencheront sur la Questche des SEL mosellans !

 

Partager : l’une des propositions des OC dans ce domaine est… La dotation inconditionnelle d’autonomie.

 

Avant d’expliquer de quoi il retourne, précisons que cette mesure spectaculaire est âprement discutée chez les OC, et la vérité oblige à dire qu’elle ne fait pas l’unanimité. A mon sens, c’est pourtant la proposition la plus révolutionnaire, la colonne vertébrale du dispositif.

Il s’agit en fait d’une variante du “revenu inconditionnel” proposé notamment par Utopia, par Christine Boutin aussi, et même tout récemment, et de manière fort surprenante par un certain Villepin, (qui ne sait manifestement plus quoi inventer pour se donner une “stature sociale”, lui le promoteur du CPE…).

La différence, et elle est de taille, consiste à attribuer à tous, non pas simplement une somme d’argent, mais des prestations en nature (ou des Questches venant d’un SEL)

 

L’idée de base est simple : tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne, d’être en sécurité, d’être soigné, d’être instruit… et ce qu’il ait ou non un travail.

Comme dans la théorie d’Utopia, le but est de combattre “l’aliénation à la valeur travail”, qui oblige des individus à accepter un travail parfois inutile, dangereux, fatigant, stressant, sous payé, précaire, sans droits, pour ne même pas pouvoir en vivre dignement; tandis que des esclavagistes des temps modernes, patrons, banksters, amassent des fortunes considérables.

Ainsi, le chômage ne serait plus un problème, et le temps de travail de chacun diminuerait nécessairement, pour le bien-être de tous.

La DIA repose sur la théorie de la différenciation entre “usage” et “mésusage”. Il paraît idiot de payer le même prix pour l’eau qui sert à se laver (ou à laver ses légumes) que pour celle qui sert à laver son 4x4 à la première chiure de mouche, ou à remplir sa piscine. Et pourtant, c’est bien le système actuel.

La DIA fournirait la quantité d’eau nécessaire aux tâches élémentaires, et les mètres cubes supplémentaires seraient facturés au prix fort.

La DIA comprend aussi l’accès aux services publics, de la scolarité aux services funéraires…

La DIA serait évidemment couplée à un “Revenu Maximum”. Rien à voir avec la pitrerie électoraliste que propose le P”S”, qui le réserve à une poignée de patrons de sociétés encore partiellement publiques, tandis que tous les autres pourraient comme avant continuer à se gaver comme des gorets. Non, ce “RMA” s’appliquerait aussi à tous, et à tous les revenus.

 

Abandon du programme nucléaire.

Voilà un point du programme qui sera désormais plus facile à faire passer ! Le cataclysme de Fukushima et la démonstration d’impuissance des nucléolâtres aura au moins permis de clarifier la situation : défendre le nucléaire ne sera plus l’apanage que des cyniques et des corrompus : bon nombre de politiciens vont désormais défendre une sortie planifiée du nucléaire, qui passe en premier lieu par des mesures drastiques de sobriété énergétique. Même Nicolas Hulot, naguère sponsorisé par EDF, vient de faire son mea culpa et reconnaître qu’il a été trompé à l’insu de son plein gré…

 

Cependant, je l’ai dit maintes fois ici, on ne remplace pas si facilement la production d’une centrale nucléaire. Et si la solution adoptée (et c’est selon toute vraisemblance ce qui va se passer) consiste à construire à tour de bras de nouvelles centrales à gaz, le bilan en CO2 ne risque guère de s’améliorer… D’où l’évidence de la décroissance, qui permettrait de provoquer une baisse de la consommation électrique, évitant justement d’avoir à construire de nouvelles centrales.

 

Mise en place d’une assemblée constituante.

 

C’est une proposition commune à bon nombre de formation de la “vraie gauche”. Constatant que la 5e République et sa constitution sont désormais des carcans dont il faut absolument sortir pour entreprendre quoi que ce soit qui sortirait des clous capitalistes, libéraux et croissancistes, la première mesure des OC serait de nommer une “assemblée constituante”, qui écrirait la nouvelle constitution de la 6e République, qui serait ainsi armée pour prendre toutes les mesures sus-évoquées.

C’est tout de même marrant, la politique. Rappelez-vous le parcours des “Verts”. Trente ans avant les OC, ils avaient déjà un parcours similaire. Des dirigeants sincères et passionnés, de bonnes idées, des militants convaincus. Mais ils passaient tellement de temps à discutailler, à se chamailler, à faire des “courants” dans tous les sens, qu’ils vendangeaient totalement leur potentiel électoral qui était immense, et limitaient la diffusion de leurs idées. En fait, ils n’ont réellement décollé que ces dernières années, quand ils se sont trouvé un chef de file ultramédiatique, un bateleur d’estrade, invité sur tous les plateaux : Daniel Cohn Bendit. Le hic c’est que Cohn-Bendit n’est pas un vrai écolo, puisqu’il est libéral et adepte de la croissance, même repeinte en vert. Pour cette raison, il a été la cible privilégiée des attaques incessantes du journal “La Décroissance”.

 

En 2012, les “Verts” vont probablement se doter d’une autre bête médiatique : Nicolas Bertrand Hulot, autre cible de “La Décroissance”. Hulot n’est pas un écologiste, mais un hélicologiste sponsorisé, (gros) salarié de TF1, marchand de shampooing, et caution des multinationales. Jamais on ne l’a entendu parler de la responsabilité du système capitaliste et libéral dans le saccage de la planète.

Les objecteurs de croissance, quant à eux, en sont encore à la phase des chamailleries. J’ai eu quelques échos de la nouvelle réunion des groupes d’OC qui a eu lieu ce week-end à Paris. A priori aucune union en vue, bien au contraire, hélas… 2012 ne verra sans doute pas de candidature escargot.

Mais le temps travaille pour eux. La décroissance sera fatalement bientôt réalité, et un jour pas si lointain nous serons tous décroissants… De gré ou de force…

 

 

Annexes :

 

si ces billets vous ont paru trop courts (!), vous pourrez suivre ces liens ! Vous pouvez dire un grand merci à Stéphane Madelaine, membre du PPLD, animateur du CHOC (Collectif Havrais des Objecteurs de Croissance) dont voici la plaquette

Les bases : qu’est-ce que la Décroissance ?

C’est quoi ce mot repoussoir ?

Intervention de Vincent Liegey

Documents essentiels

Nos communiqués de presse (avec de bons textes… sur la retraite, par exemple)

Nos “billets

 

Sur le fond :

Le 1er et le Petit Latouche

Latouche en images

http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=4008

http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=4764

http://www.partipourladecroissance.net/?cat=10

 

les propositions d’Europe-Décroissance :

Notre magnifique clip de campagne - le meilleur si, si, si : n’oubliez pas de mettre le son

profession de foi :

 

Sur la gratuité

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité

Revenu garanti, « la première vision positive du XXIe siècle »

Le Revenu de Base | Film version Française

Les miracles du revenu minimum garanti

Vers la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

http://www.partipourladecroissance.net/?s=dotation

http://www.partipourladecroissance.net/?s=revenu

 

 

le revenu universel en débat

http://www.republiquesolidaire.fr/7243-villepin-propose-un-revenu-citoyen/

http://www.atlantico.fr/decryptage/%C2%AB-revenu-citoyen-%C2%BB-villepin-liberal-gauche-45880.html

http://www.liberation.fr/politiques/01012322806-pour-la-dignite-je-propose-la-creation-d-un-revenu-citoyen

http://www.rue89.com/2011/03/03/ne-laissons-pas-le-revenu-citoyen-a-m-galouzeau-de-villepin-193271

 

Vu à l’école Centrale – Hervé Kempf – Le Monde

http://www.partipourladecroissance.net/?p=5763

http://www.youtube.com/watch?v=DzAfmc97K94

 

Les régionales 2009

http://actu.adoc-france.org/2009/11/23/appel-regions-decroissance-pour-des-uto-pistes-decroissance-aux-elections-regionales/

 

pourquoi s’inscrire dans une démarche politique :

Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !

lire la plateforme de convergence :

Bon, je sais, c’est parfois un peu théorique, mais si on veut être ambitieux, il faut parfois sortir du simplisme et des caricatures. Allez, le clip est quand même magique ! On se le remet ?

 

 

Généalogie des mouvements politique de la Décroissance en France

http://decroissance.lehavre.free.fr/elections.htm#genealogie (2010 écrit par Vincent Liégey et Stéphane Madelaine)

Le monde Diplo

Politis

Marianne

Le Monde

Ecrit par nous : Retour vers le futur IV : « En route vers l’AdOC »

 

56 thoughts on “Votez escargot ! (La décroissance politique, partie 3)

  1. Merci beaucoup SuperNo pour ces billets donnant vraiment un bon aperçu du mouvement décroissant. Avec tout les liens annexes, il y a de la lecture en perspective :D

    Personnellement, bien que je ne doute pas de la nécessité de la décroissante, je suis très sceptique sur l’implantation d’un tel modèle en France. La raison est simple, aujourd’hui la France et avec la majorité des français naviguent à pleine vitesse dans la direction opposée. Et tant qu’il n’y aura pas de mur en face, notre société ne fera pas demi-tour.

    • Mais il y a un mur en face. Et quel mur ! Le problème, c’est que pour le voir, il faudrait ouvrir un peu les yeux, et peut être cesser de considérer comme des modèles “les riches et les puissants”, qui sont peut être riches et puissants, mais qui ne brillent pas vraiment ni par leur intelligence, ni par leur humanité.

  2. En voilà un billet qu’il est bon ! Abordable pour le néophyte que je suis, clair, concis.

    J’aime bien le petit passage sur la journée type du français “moyen” : aucune exagération.

  3. Tout bon, SuperNo ! Il faudra cultiver son jardin…Dommage que 70% des gens vivent en ville. Le droit inaliénable de posséder une petite parcelle de terre arable et cultivable pourrait se rajouter au salaire et services minimums.
    Je ris déjà de voir les prétentieux cadres dynamiques, costard noir, pompes cirées à bouts pointus,roulant dans leur grosses bagnoles et qui se comportent comme des loups (je crois même être pas sympa avec les loups) se recycler dans l’ aide à la personne ! ! !

  4. Merci pour tout ce travail très clair.

    J’ai 2 remarques.

    “la décroissance n’est pas le malthusianisme”. La question se pose quand même. Quand on touche aux limites d’un monde fini comme aujourd’hui, plus on est nombreux, plus faible est la part à se partager. On peut peut-être nourir 9 ou 12 milliards d’individus. Mais 15, 20, 30 ? Peut-on digérer leurs déchets, les loger, les habiller, fournir l’énergie minimum pour 12 milliards ?! Sans tirer spécialement de conclusions, la question me paraît légitime.

    “tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne, d’être en sécurité, d’être soigné, d’être instruit… et ce qu’il ait ou non un travail.”
    Je ne suis pas convaincu qu’il suffise de le décider pour que cela marche tout seul. Et puis le principe, “j’ai le droit à cela” sans jamais donner en retour me parait pernicieux.
    Juste pour confirmer que cela ne fait pas l’unaminité chez les OC.

    • “la décroissance n’est pas le malthusianisme”. La question se pose quand même. Quand on touche aux limites d’un monde fini comme aujourd’hui, plus on est nombreux, plus faible est la part à se partager. On peut peut-être nourir 9 ou 12 milliards d’individus. Mais 15, 20, 30 ? Peut-on digérer leurs déchets, les loger, les habiller, fournir l’énergie minimum pour 12 milliards ?! Sans tirer spécialement de conclusions, la question me paraît légitime.

      Cela dépend essentiellement de la façon de consommer de cette population!
      Il est aberrant de prôner la limitation des naissances dans des pays où la consommation par habitant est minime et de “pousser” les nantis à procréer voire artificiellement de petits consommateurs en puissance, non?

      “tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne, d’être en sécurité, d’être soigné, d’être instruit… et ce qu’il ait ou non un travail.”
      Je ne suis pas convaincu qu’il suffise de le décider pour que cela marche tout seul. Et puis le principe, “j’ai le droit à cela” sans jamais donner en retour me parait pernicieux.
      Juste pour confirmer que cela ne fait pas l’unaminité chez les OC

      Et à qui dénieriez-vous ces droits-là?
      De quel “droit”?

      Je sais que Superno n’est pas de cet avis, mais je mettrais bien comme condition seulement un vote obligatoire, avec reconnaissance impérative du vote blanc.

      • Ce n’est absolument pas mon propos. Avez-vous lu droit ?

        S’il semble qu’on soit à peu près tous d’accord sur le constat du monde actuel, ainsi que sur la nécessité d’agir, il faut aussi s’intéresser au comment.
        Je disais donc que “tout individu a le droit sans travail d’être logé et nourri dignement” est joli mais simplement, je ne suis pas convaincu que ce système marche et qu’il y ait alors assez de forcenés au travail pour alimenter et loger la population. Pour être franc, je pense que ça ne marche pas surtout dans une économie où il va falloir se passer du rendement du pétrole.

        De plus, je trouve cela pernicieux car il développe l’individualisme au dépend de la solidarité.

        • J’avais essayé de vous citer mais n’ai pas réussi à utiliser les codes HTLM
          Les deux parties citées sont donc en italique.

          OUI, “qu’il ait ou non un travail”, la DIA est inconditionnelle, c’est un droit à vivre.

          Cela concernerait déjà les millions de chômeurs actuels, ce serait mieux de tous points de vue que les allocations chômage…pour ceux qui en bénéficient.

          Si je reprends votre phrase

          “Je disais donc que “tout individu a le droit sans travail d’être logé et nourri dignement” est joli mais simplement, je ne suis pas convaincu que ce système marche et qu’il y ait alors assez de forcenés au travail pour alimenter et loger la population.”

          Pensez-vous vraiment que les individus “qui travaillent” actuellement alimentent et nourrissent la population?

          Je ne sais pas quelle est la part des travailleurs qui réellement rendent “service”.

          Je pense en particulier à l’industrie des loisirs, de l’armement et du luxe.

          Un autre aspect est celui du partage du travail

          Et Superno le dit mieux que moi

          “Autre conséquence probable de l’abandon du dogme de la croissance : la fermeture de milliers de sociétés, spécialisées dans des domaines toxiques, anachroniques, ou simplement socialement inutiles.

          Il y aura en revanche des millions d’emplois à créer dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture bio, les “services à la personne” qui permettront la reconversion des salariés au travail dont l’inutilité totale aura éclaté au grand jour. Et bien entendu, ceux qui se pensent supérieurs au reste de l’humanité parce qu’ils travaillent 70 heures par semaine (j’en connais un paquet) et fustigent les feignasses devront rentrer dans le rang : l’avenir est au partage, y compris du travail.”

          Et si certains ne veulent pas travailler, quel est réellement le problème?

          “On dirait qu’il n’aiment pas l’travail
          Ça nous prépare une belle pagaille” Souchon

          • “Si certains ne veulent pas travailler, où est le problème ?”

            Ben, ça dépend du nombre. Plus ils seront nombreux, plus les autres devront compenser (et je parle de boulots utiles), et du coup, ils seront peut-être de moins en moins nombreux à vouloir bosser.

            Mettons qu’il faille 150h de boulot par semaine pour produire le nécessaire à 10 personnes (dont 5 en age de travailler). Cela fait donc 30h par semaine par actif. Si deux choississent de ne pas bosser, ça fait 50 heures à faire pour les 3 qui restent. Et il est bien possible qu’ils n’aient plus envie de bosser si c’est pour faire 50h.

            Les tares du système actuel ne sont en rien une preuve de bon fonctionnement de ce DIA tel qu’il a été mentionné ici (on ne parlait pas que des chomeurs).

            Effectivement, l’avenir me parait au partage du travail. Je préfère de loin qu’on diminue le temps de travail pour que chacun puisse disposer de temps.
            Dans l’époque actuelle, on souhaite que le travail soit un droit, mais dans une société décroissante et de partage, il me parait aussi être un devoir pour que ce travail soit le moins aliénant pour chacun.

  5. L’éducation peut permettre une réduction des naissances sans passer par le malthusianisme qui est une ségrégation sociale ou par des solutions plus radicales à la chinoise.
    Dans beaucoup de pays arabes (Tunisie, Algérie…), asiatiques (Thailande…) ou sud américain (Uruguay, Chili…) l’éducation et l’accès à la contraception a permit d’améliorer la vie des femmes et de réduire la natalité et l’indice de fécondité(1,8 enfants par femme en Tunisie, 2 en Algérie),continuer dans cette voie et permettre aux habitants de l’Afrique subsaharienne de se protéger des MST (plus de 50% de séropositifs dans certaines contrées) et des grossesses non désirées permettra d’aller vers un indice de fécondité mondial compris entre 1,7 et 2 ce qui assurera une stabilisation ou une légère diminution de la population mondiale sans provoquer de choc générationnel ou un effondrement provoqué par une augmentation de la mortalité après une augmentation trop forte de la population.

    • Philou,en attendant la propagation de cette éducation, à combien se situera la polulation mondiale ? Certains parle de 9 milliards, c’est déja plus de 50% qu’en 2000 et c’est énorme. Qu’on puisse nourir 9 milliards d’individus, certes, mais c’est oublier d’autres besoins et les pollutions de l’homme. On consomme déja plus d’une planète à 6 milliards.

      Je ne prône aucune solution mais cette question politiquement incorrecte ne me semble pas incongrue.

      • Je ne dis pas que ce n’est pas un problème, mais la situation me semble moins alarmiste que le repli sécuritaire, individualiste et sectaire de nombreux terriens : problème urgent à résoudre. Que se soit en Afrique du Nord ou dans une bonne partie du Moyen Orient et de l’Asie du sud la natalité a diminuée plus rapidement que le pensait certains démographes il y a 20 ans, avec une émancipation des femmes, il pourrait en être de même en Afrique noire ce qui ralentirait la croissance démographique (7 à 8 milliards au maximum) et éviterait un effondrement du à une augmentation de la mortalité qui aurait résulté des conflits et d’une dégradation des conditions de vie.
        L’amélioration du niveau de vie des habitants du “tiers monde” est nécessaire et doit se faire sans reproduire nos erreurs mais en passant directement à une société garantissant l’alimentation, la santé, et la culture en utilisant les techniques d’économies d’énergies et le renouvelable.
        Une parenthèse : il faut sortir des clichés et ne pas imaginer le monde arabe avec une majorité de barbus antialcool battant leurs femmes croulant sous la marmaille,si ces tarés existent comme il y en a aussi chez les protestants, les juifs et les catholiques, ils sont heureusement minoritaires.

    • @ Landa et Philou

      —> Je pense qu’il y a une grave erreur dans vos propos, une erreur fondamentale de contexte : le problème n’est pas tant comment faire diminuer la population des pays pauvres (c’est la définition-même du malthusianisme !), lesquels ont effectivement les taux de fécondité les plus élevés, mais bien d’interroger, comme le propose à juste titre Landa, cette question démographique à l’aune de l’exploitation des uns sur les autres et de tous sur la planète. Le fait est que 20% de la population mondiale exploitent bon an mal an 80% des ressources et réduisent par la même occasion les 80% de l’humanité en (quasi ?) esclavage. Ainsi un enfant naissant dans un pays “riche” a, dès sa venue au monde, sinon avant, une empreinte écologique (et sociale !) insoutenable. En termes (cyniquement mathématiques j’en conviens) d’empreinte écologique, combien de nourrissons maliens vaut un nouveau né français ?

      Je ne sais pas s’il est souhaitable ou pas - j’ai aussi beaucoup plus de questions que de réponses - d’encourager à la réduction des naissances dans nos pays vieillissants (ce qu’a fait sous les huées Yves Cochet à l’Assemblée, c’était courageux), mais ce dont je suis convaincu, c’est que le plus urgent et indispensable, pour le monde entier, est que les pays “riches” diminuent drastiquement leur consommation matériel, leur exploitation des ressources naturelles, leur production, leur croissance… Bref : vivement la Décroissance !

      Je vous renvoie comme je l’ai fait en commentaire à la première partie de cette série, au dossier « Décroissance et démographie » paru dans la revue S!lence d’avril 2011, téléchargeable ici au format pdf.

      • Je ne l’ai peut être pas développé mais je l’ai dis
        “L’amélioration du niveau de vie des habitants du “tiers monde” est nécessaire et doit se faire sans reproduire nos erreurs mais en passant directement à une société garantissant l’alimentation, la santé, et la culture en utilisant les techniques d’économies d’énergies et le renouvelable.”
        “mais la situation me semble moins alarmiste que le repli sécuritaire, individualiste et sectaire de nombreux terriens : problème urgent à résoudre”, ce repli, je corrige sécuritaire, égoïste et sectaire comprend aussi la sortie d’une société de gaspillage

        • Nous sommes bien d’accord sur ces points.

          Je voulais mais ai oublié de l’ajouter à mon commentaire précédent - ça me revient en lisant ta réponse - que le “développement” de l’éducation et l’élévation du niveau d’instruction, conjointement à l’émancipation des femmes (qui est une très bonne chose, je précise qu’on ne me prête pas des propos qui ne seraient pas les miens !), s’est accompagné d’une explosion de la consommation matérielle. A ne pas reproduire donc, comme tu viens de l’écrire.

  6. Bon billet et références intéressantes, quelques précisions à apporter
    - aux européennes de 1989, les verts faisaient un score comparable à celui des dernières européennes,
    -“Quant à la “croissance dématérialisée”, laissez-moi pouffer : derrière l’idéologie croissanciste, il y a o-bli-ga-toi-re-ment et de tout temps, en bout de chaîne, l’achat de biens matériels, qui ne peut, au risque de me répéter, que décroître.” l’achat de biens matériels résultant de ce type de croissance peut être négligeable mais le temps gaspillé et l’augmentation des prix du aux intermédiaires (grossistes, agences immobilières…) ne l’est pas
    - ne pas oublier la lutte contre l’obsolescence programmée grande gaspilleuse de matière, de temps et d’énergie.

  7. @ Superno

    Ouf ! nous avons donc, si j’ai bien pigé, gagné cinq ans en ne participant à la course des matamores aux services des Propriétaires de Monde , il va être possible pendant l’année de campagne-bourrage de crâne des professionnels de marketing et de la com’ d’étudier, d’analyser, et de dénoncer les nouvelles méthodes , souvent subliminales, mais même pas , dans tous les cas de figures, qui conduisent le votard vers la contrainte citoyenniste. Il faut s’adresser à des individus qui n’ont pas attendu « la mortification militante » pour se rendre maître de leur vie, et qui se satisferont pas d’une bureaucratie qui leur fournira, tout préparer les concepts pour agir.

    Nous voyions chez certains décroissants se reconstituer les bons vieux schémas léninistes qui mènent des gens bien intégrés dans la misère du travail salarié, et qui on passait un contrat avec tout ce que compte le spectacle. Ce sont les prophètes du changement, qui comme les professionnels de l’humanitaire ou de l’écologisme, perpétue les partis pour se rendre définitivement indispensables.

    C’est tout de suite - et pour déjà beaucoup d’entres nous c’est déjà le cas, qu’il faut vivre autre chose qu’une vie de con, et faire des réseaux concernant des tâches précises, choisir la solidarité de voisinage à une manif traîne savates grotesque qui ne dérangera personne. La militance est comme le Charity- Business : de l’exotisme !

    Le citoyennisme, concernant le suffrage universel, est un long et pathétique chemin de dupes, une course du rat dont très peu ont les codes et les moyens ; mais il est vrai que cela procure une animation qui détourne assez efficacement le citoyen. On a pu constater ces dernières années, d’ailleurs, qu’un certain centre pratiquait le détournement des symboles révolutionnaires et un postillonneur ergoteur, avant de finir chez Bêêrou, était pris de véritables crises de volontarisme, réussissant un temps à fédérér quelques imbéciles.

  8. J’adore le texte satirique, il est (malheureusement) criant de vérité *_*

    A part ça, article fort sympathique, même si j’émettrai quelques réserves :

    * Donner une partie du DIA en monnaies alternatives, c’est bien. Mais pourquoi ne pas plutôt abolir la monnaie traditionnelle et la notion de profit qui lui est associée directement ? Car, là, on conserve la logique de la rentabilité, de la recherche du profit, du salariat et donc de l’exploitation. Même chose pour le Revenu Maximum, c’est bien, mais un système de distribution (et non de redistribution) et de création des richesses totalement différent serait souhaitable.

    * Pas de notions de démocratie économique locale ou d’autogestion des entreprises par les travailleurs, dommage.

    * Tu te concentres beaucoup sur le domaine économique et écologique, mais je pense que d’autres domaines de la société sont fondamentaux : éducation, système politique (démocratie directe ?), justice, existence ou non de l’état, …

    En fait, on ne “repense pas tout”, on reste dans une réforme (certes radicale) du capitalisme et du marché.
    Mais je suis conscient que c’est difficile de tout traiter en un seul article ; c’est déjà là un travail d’une grande qualité. Bravo ! :)

  9. @SuperNo

    Tout d’abord merci pour ton excellent travail et pour ce blog qui permet que s’expriment des avis parfois différents mais aussi souvent complémentaires. Le constat que tu as dressé avec ces trois volets sur “La Décroissance Politique” je le partage entièrement par contre et je vais encore me répéter, je ne crois pas que la possibilité d’un autre monde sortira des urnes. Depuis des décennies le capitalisme et son avatar le libéralisme (à moins que ce ne soit le contraire) sont sortis renforcés par le système électoral parce qu’ils l’ont totalement fagocité à leur seul bénéfice. Il n’y a pas de solution pour nous qui passera par le vote et s’il fallait un seul exemple il suffit de se souvenir de 2005 et du traité européen.

  10. Ne te reste plus, ami Super, qu’à regrouper tes différents textes dans une petite brochure destinée au “grand public”, en vente exclusivement sur Internet (comme @SI) et que tu pourrais appeler, au choix:
    - La Décroissance pour les Nuls,
    - Décroissez-vous !
    - Décroissance au Sarkosistan.
    Bien à toi

  11. “Hulot n’est pas un écologiste, mais un hélicologiste sponsorisé, (gros) salarié de TF1, marchand de shampooing, et caution des multinationales. Jamais on ne l’a entendu parler de la responsabilité du système capitaliste et libéral dans le saccage de la planète.”

    Rhaa, ça m’énerve de lire ça… Il serait temps que les décroissants se mettent à lire ce qu’a écrit Hulot. C’était en 2006, dans “Le pacte écologique” (page 42) :

    “L’idée de planifier une politique de décroissance des consommations de matières premières et d’énergie peut choquer, tant nous sommes habitués aux discours inverses. De notre point de vue, elle recouvre néanmoins un principe de réalité incontournable et il est temps, mesdames et messieurs les candidats, que vous osiez poser le problème et réfléchir à ses solutions plutôt que de continuer à conforter l’aveuglement béat pour le toujours plus.

    (…) la mutation de notre société passera inévitablement par une régulation à la fois incitative et dissuasive. Nous n’avons pas d’autre choix que de mettre ne place des normes, des réglementations, des instruments fiscaux qui concourront à la modération des productions, des comportement et des consommations. (…) Au seul marché, dont on connait le peu de cas qu’il fait de l’intérêt général”

    Le reste est à l’avenant, très critique sur le modèle capitaliste et libéral, dénonçant page à après page ce que dénonce Superno ici, et la plupart des décroissants. Pourquoi diable, les gens s’arrêtent à la vision “Ushuaïa” de Nicolas Hulot ?

    • Entièrement d'accord avec toi, Mérôme. Je ne suis pas spécialement fan d'Hulot, mais j'aime pas lire des trucs erronés sur ce blogue …

      Par exemple : "Jamais on ne l’a entendu parler de la responsabilité du système capitaliste et libéral dans le saccage de la planète."

      Le film qu'il a commis ne parle que de ça, c'est d'ailleurs bien pour ça qu'il n'a pas traîné dans les salles …

      Autre exemple : le livre de Besset "comment ne plus être progressiste …" date de 2005 ….
      C'est bien plus argumenté qu'Ariès et Latouche en matière de décroissance. M'enfin !
      Je peux même le prêter  !
      :-)

      • Le problème avec Hulot, c’est sa sincérité.
        Tiens, prends Sarkozy, et mets-le dans une usine, avec des ouvriers (de moins d’1m70) : il te fera un discours gauchisant, il te clamera son amour du travail manuel et son admiration pour ceux qui l’exercent…
        Mets-le ensuite devant le bankster Antoine Bernheim qu’il doit décorer de la légion d’honneur http://www.superno.com/blog/2009/11/la-vraie-mission-de-sarkozy/
        Il deviendra subitement l’ami intime et le complice des milliardaires exploiteurs d’ouvriers d’usines.
        Regarde sa politique : même son ami Gilbert Montagné s’aperçoit qu’il favorise outrageusement les riches aux dépens des ouvriers.

        Hulot, le problème, c’est que c’est un peu pareil… D’un côté il tiendrait (au conditionnel, je n’ai jamais lu ses livres, même si je me souviens d’une conférence à Metz, il y a 7 ou 8 ans, où il avait été assez incisif… Mais c’était avec Michel Barnier, qui tenait lui aussi des propos carrément écolos, totalement à l’opposé de ce qu’il pratique quand il est au pouvoir…) des propos décroissants. D’un autre côté, il touche des fortunes de TF1, il vend du shampooing, il promeut l’écologie du lavage de dents, et se fait sponsoriser par de gros pollueurs avides de greenwashing. Je suis désolé, dans ces conditions, son discours décroissant n’est pas crédible… Mais il ne tient qu’à lui de prouver le contraire ! Puisque tous les micros lui seront largement ouverts, qu’il fasse son mea maxima culpa, et qu’il dise ce qu’il pense de TF1, de l’Oreal, d’EDF, de la pub et de la croissance, même verte… Ca ferait un peu cracheur dans la soupe ou croqueur de main nourricière, mais au moins ça aurait de la gueule…

        • @Superno : Quid de ta sincérité à toi ? Tu bosses dans des milieux proches de la finance, te déplace en voiture, … qui es-tu pour parler de décroissance ? Est-ce que pour autant, tes idées ne sont pas clairement exprimées et légitimes ?
          Et ce n’est pas toi que je vise en particulier, je suis dans le même cas !

          Et quid de la sincérité de Yves Cochet, un décroissant qui a été ministre, y en a pas des tonnes. Qu’a-t-il fait au pouvoir ? Est-ce que cela veut dire que c’est un éco-tartuffe, lui aussi ?

          Quid de la sincérité de Vincent Cheynet, ex-publicitaire ? Il n’a pas vendu des shampoings, lui aussi ?

          Hulot est salarié de TF1, tu continues de dire qu’il vend du shampoing alors que la marque appartient à TF1 et qu’il dit n’avoir jamais négocié les royalties qu’il touche. Tu avoues n’avoir pas lu ses bouquins (commence par là !).

          L’argument d’autorité ne devrait pas avoir cours ici. Que ce soit madame michu, Yann Arthus Bertrand, Nicolas Hulot ou Vincent Cheynet qui dit que la croissance est le problème, ils ont tous raison. Hulot a eu le tort de profiter de fonds privés pour sensibiliser massivement les gens, avec Ushuaïa, avec des opérations “brosse à dent” certes dérisoires, mais nécessaires à la prise de conscience des masses. Cet espèce d’élitisme, qui consiste à faire la fine bouche quand quelqu’un en position de faire bouger un peu les lignes, me semble vraiment contre productif.
          Tapons sur Hulot, nous aurons DSK ou à nouveau Sarkozy.

          De tous les candidats probables, ça reste lui le plus proche des idées de la décroissance, et aussi le plus proche dans les actes. J’attends impatiemment qu’on me prouve le contraire.

          •  

            Ton raisonnement se tient, mais il y a plusieurs différences entre Hulot et moi, et je n'en détaillerai que deux :
             
            - Je ne suis pas candidat à la présidence de la République.
            - Il n'y a que quelques personnes dans mon milieu professionnel qui pensent que je suis quelqu'un de sérieux, effacé, la tête dans son écran pour résoudre des problèmes informatiques, et qui "ne fait pas de politique". La majorité (famille, amis, lecteurs…) savent à quoi s'en tenir.
             
            Hulot, c'est le contraire ! Il semble qu'il n'y ait qu'une poignée de "chercheurs en hulotologie", dont une bonne partie sur ce blog, qui savent que Hulot serait en fait une taupe dont la mission serait de cacher derrière des propos lénifiants la volonté de la décroissance radicale. Les autres, et notamment les millions de télespectateurs, voient surtout l'écologie bucco-dentaire sponsorisée.
             
            Je me souviens de gens, dans l'entourage de mon père, qui disaient dans les années 1970 que Mitterrand n'était pas "de Gauche". Pourtant, la majorité disait exactement ce que vous dites à propos de Hulot : il est plus radical qu'on le dit, il ne faut pas saboter ses chances, c'est Giscard que vous voulez ? Le résultat on l'a vu : après avoir fait illusion pendant quelque mois, Mitterrand a fait le lit du libéralisme qui nous opprime depuis maintenant une trentaine d'annnées. Beau bilan. 
             
            Mais encore une fois, ça ne sert à rien de s'engueuler sur le sujet, regardons-le, écoutons-le, l'année qui vient lui permettra de s'exprimer abondamment et librement, de mordre la main qui le nourrit abondamment.
            Car je suis au moins d'accord sur une chose : il peut être le plus formidable des hauts-parleurs.
          • En 1981, j'avais 6 ans, je n'ai donc plus de souvenir précis des candidats de l'époque. Y avait-il mieux que Mitterrand ?
            On en revient toujours au problème du mode de scrutin. Hulot n'incarne pas l'homme providentiel qui va révolutionner le modèle social et écologique français, on en est tous bien conscients. Mais qui d'autres est en capacité de faire quelque chose de mieux ? Sans doute pas Eva Joly, pas plus qu'un quelconque candidat véritablement décroissant qui ferait des miettes de pourcent au premier tour.
            À partir de là, il faut être un peu réaliste. Râler sur les blogs et défricher l'utopie décroissante, c'est sans doute utile et je le fais comme toi, mais ce n'est pas efficace. Taper sur Hulot quand il dit une connerie, c'est sain (hier soir au grand journal, il a été plutôt médiocre). Mais lui faire de faux-procès, sans avoir pris la peine de s'intéresser au fond de ce qu'il dit/écrit, c'est contre productif. Ça brouille la lecture des choses et donc réduit les chances de faire avancer le schmilblick.
            Hulot est contre le nucléaire. Ushuaïa est une marque de TF1 qui ne lui appartient pas. Ses idées s'approchent de la décroissance et n'ont rien à voir avec du greenwashing (lire ses bouquins pour s'en convaincre). Chaque fois que je lirai le contraire quelque part, ça me fâchera.

    • " Quand l'ennemi vous attaque, vous ne demandez pas à votre voisin s'il est de droite ou de gauche, riche ou pauvre, blanc ou basané. Vous rejoignez ensemble la barricade. Avec le péril écologique, c'est exactement la même chose ; si le péril écologique ne forunit pas l'occasion de s'unir, rien d'autre ne le fera" 
      et aussi
      " j'estime qu'il est indispensable qu etoutes les familles politiques partagent le même diagnostic, qu'elles l'affirment à l'unisson, le véhiculent ensemble et votent de concert les grandes orientations pour une mutation écologique de notre société, d'autant plus qu'elles seront parfois rugueuses.. Sans un pacte au sommet, la société n'aura pas confiance"
      et encore
      "Couper des têtes, fabriquer des boucs émissaires ne servirait à rien. C'est une stratégie fédèratrice dont nous avons besoin d'urgence.Les hommes et les femmes de bonne volonté doivent pouvoir se rassembler sur l'essentiel, sans qu'il soit exigé de quiconque un laissez-passer idéoloique"
      Ce sont des extraits du "Pacte écologique" et de la déclaration du 22 janvier 2007 annoncant sont retrait de la candidature à l'élection présidentielle. Cette union sacrée a ceci de commode c'est qu'elle confond bourreaux et victimes, complices et innocents. Pas questions donc de chercher des responsables, pas question d'instruire des procès. On ne révolutionnera pas le capitalisme en s'accordant avec les grands pollueurs, On ne sauvera pas la planéte avec l'argent de Dassault, de l'Oréal et les méthodes de TF1. Alors au delà du nouveau Nicolas (il y en a un autre de Nicolas qui devait changer ) tant que ses belles paroles, ses beaux écrits ne seront pas suivis par de véritables actes : couper tout lien avec ses sponsors il ne restera qu'un tartuffe de plus.

      • La décroissance pour l’instant n’a pas suffisamment d’adepte pour pouvoir se payer le luxe des divisions…

        Le capitalisme a mis plus de 4 siècles à s’installer, il serait illusoire de croire qu’il pourrait disparaitre en un claquement de doigt…
        La grande force du capitalisme a été de faire rêver (le rêve américain) et de donner envie aux autres de rentrer dans le système, c’est comme cela que l’ancien bloc de l’Est a explosé…

        La décroissance ne donne pas envie, ne fait pas rêver, c’est pourtant l’unique moyen de faire changer les mentalités et de faire progresser ces idées.
        Un autre moyen serait d’imposer cette idée par la force, mais on tomberait dans une dictutre et le remède serait peut-être pire que le mal…

        Nicolat Hulot a, à mon humble avis, raison de demander l’union de toutes les forces disponibles pour cette lutte, l’urgence de la situation nécessite le dépassement des logiques de parti.

        J’espère que la décroissance et ses adeptes ne commettrons pas l’erreur de s’enfermer dans des groupuscules comme l’a fait la gauche, ce serait suicidaire dans la situation d’urgence actuelle…

        • “Nicolat Hulot a, à mon humble avis, raison de demander l’union de toutes les forces disponibles pour cette lutte, l’urgence de la situation nécessite le dépassement des logiques de parti.”
          Les partis j’en ai absolument rien à foutre par contre des actes si et on ne peut pas mettre tout et tous au même niveau de responsabilité : Bouygues et le SDF, Bolloré et le chomeur, Hortefeux et le sans papier, Air force One de Sarko et la mobylette du smicard. Si tous les gars du monde…on peut même demander à Marine et au FN d’entrer dans la ronde. D’ailleurs cette belle entente porte un nom c’est le “Grenelle de l’environnement” dont on mesure le formidable impact qu’il a eu sur l’écologie

          • Il ne me semble pas que l’ensemble des acteurs du grenelle de l’environnement ce soit prononcé contre le productivisme et ai critiqué la croissance comme le fait Hulot…

            Ton commentaire ainsi que l’analyse du SuperNo dans son billet précédent m’incite à penser que la décroissance est vouée à rester uniquement au stade de l’utopie théorisée par plusieurs groupuscules qui ne peuvent pas se pifrer…

            C’est à se demander si vous souhaitez réellement le changement de société auquel vous faites référence ou si vous ne souhaitez pas uniquement rester dans la contestation…

  12. je suis arrivé à 50 ans. enfin je découvre des avis qui correspondent au mien.
    en 1974, je ne pouvais pas encore voter, René Dumont m’a fait intéresser à l’écologie.
    issu d’une famille de gauche, j’ai toujours eu la liberté d’analyse.
    et depuis je n’ai jamais réussi à me fédérer avec un parti écologiste.
    la découverte de ton blog me donne de l’espoir.
    la décroissance économique peut rimer avec la croissance de l’homme.

  13. La Paix des familles

    La haine décroissante qui voguait autour du mariage princier de Cath et William est un bel exemple de ce que l’on plus trouver d’invalidant pour des sujets, qu’ils soient de la République ou de la Monarchie… Mais il régnait, hier après midi une atmosphère d’hébétude devant ma télévision, ma fille, pourtant en Master 1 de droit, m’avait convié avec insistance à m’affaler dans le canapé. J’adore les cœurs anglais, et tout ce qui ressemble à Purcell me met en joie. Pour une fois on ne se chamaillait pas et les partiels de mademoiselle ne lui faisaient pas m’arracher les yeux pour un rien, pour se défouler…

    A déjeuner, aujourd’hui, le sujet revenait sur le tapis, j’avais rendu les armes depuis longtemps et je ne manquais pas de donner quelques informations sur les deux nouveaux mariés, il régnait ( c’est le cas de le dire) une ambiance agréable, la fille admirant la beauté de Cath , mon fils parlant de William le pilote, la mère donnant son avis… dans mon coin je me demandais, en silence, où était passé les milliers d’étudiants et d’employés dans la rue il y a quelques semaines, et comment on pouvait oublier la politique meurtrière du premier ministre britannique si facilement.

    C’est typique des anglo-saxons, dont Hulot s’est souvent inspiré, dans des tas de documentaires, y compris chez l’héliporté, on retrouve cette niaiserie de conte de fées qui fait défendre aux australiens les tortues plutôt que les aborigènes, il y a en particulier chez les britanniques une capacité de passer de l’amour des animaux domestiques à l’invention du camp de concentration et du fil barbelé pour le boers, assez étonnante. Hitler parlait des britanniques avec une certaine tendresse, ils les appelaient « nos cousins » ; et il tenta même une paix séparée avec eux. On peut imaginer les querelles de Gaulle- Churchill (qui a fait la Guerre des Boers). La dernière manipulation de ces charmants gentlemans, et de laisser venir des immigré dont ils font des esclaves. Le quartier de la city offre ses petites rues sympathiques avec ses restaurants animés, de glamour jeunes gens retournent bientôt à l’office contrôler le destin de millions de gens et spéculer provoquant misère et désastre…

    Ah ! Le charme dessué de l’hypocrisie…

  14. @Véro le blaireau

    A propos de Besset petit extrait de Jaime Semprun et René Riesel Catastrophe, administration du désastre et soumission durable, Ed. de l’Encyclopédie Des Nuisances 2008

    « On peut toujours compter sur les anciens gauchistes pour se montrer les plus vindicatifs dans le dénigrement des aspirations révolutionnaires d’il y a quarante ans. Sous couvert d’adjurer leurs anciennes croyances, ils continuent à se placer en assenant, avec le même entrain qu’ils mettaient à psalmodier les mots d’ordres de leurs groupuscules, les nouveaux slogans de la soumission :

    «  L’époque n’incite pas à inventer une utopie providentielle supplémentaire pour que le monde soit meilleur. Elle oblige seulement à se plier aux impératifs du vivant pour que la planète reste viable. » (Jean-Paul Besset, comment ne plus être progressiste… sans devenir réactionnaire, 2005)

    « Les impératifs du vivants valent bien, en effet, le sens de l’histoire pour justifier ‘’ La dictature des plus savants, ou de ceux qui seront réputés tels’’ ; et c’est assurément faire preuve d’un certain réalisme que d’attendre de l’état d’urgence écologique, plutôt que d’une révolution, l’instauration d’un collectivisme bureaucratiques, cette fois performant. »

    • L’alinea 3 ne me choque absolument pas. Suis pas bisounourse décroissante. Et le vivant me préoccupe avant tout, et beaucoup plus que tout le reste.

      Que tu sois fan de Jaime Semprun, ok. Moi je préfère plutôt son père. Une plume autrement merveilleuse.

      Mais combien de personnes connaissent l’un et l’autre ? Et quelle importance?
      L’avis de Semprun ?
      Et pourquoi ne pas donner ton avis à toi ?

      • Et pourquoi demander son avis à Sorel ? Il n’en a pas. Il n’est même pas foutu de recopier correctement ses citations. En lisant une ligne sur trois, tu tombes sur adjurer au lieu de abjurer.

  15. Exemple de décroissance subie au USA :

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704913304575370950363737746.html

    “des villes qui décident d’enlever le macadam des routes faute de pouvoir payer leur remise en état et qui reviennent donc aux pistes du Far West”

    (trouvé via l’article http://www.leap2020.eu/Entree-des-USA-dans-la-phase-d-austerite-L-enchainement-crise-sociales-crise-politiques-US-pour-les-dix-ans-a-venir_a6411.html )

  16. J’ai moi aussi toujours un doute sur la sincérité des engagements des hommes politiques “traditionnels” en faveur de la décroissance : ne serait-ce que parce qu’être décroissant, cela se voit, cela se vit, ce n’est pas seulement un discours.

    Donc, j’aurai toujours du mal (mais je peux y arriver quand même, n’est-ce pas, si “on” est convaincant !) avec ceux qui portent des cravates et des costumes, qui sont des professionnels de la politique, ou qui “vivent” d’une manière ou d’une autre de leur exposition médiatique. Quelle liberté ont-ils ?

    En revanche, je crois que la participation à la vie politique, les essais pour se constituer en parti(s), se fédérer avec d’autres mouvements à l’international permettent de gagner en visibilité ; une “petite” visibilité, une visibilité qui ne soit pas un but, qui n’interdise pas de d’affirmer certaines vérités difficiles à soutenir quand la victoire aux élections importe plus que tout - ce que je ne retrouve pas dans le discours des Hulot ou autres “connus” qui me semblent toujours très frileux à poser les choses dans leur vérité crue et choquante pour beaucoup. Cela permet aussi de prendre conscience des grandes divisions, des grandes divergences, dans les objections à la croissance.

    Et de construire une critique, vivante, assumée, des différentes propositions ; je trouve toujours effrayant que la pensée politique se trouve réduite, de par la vie politique traditionnelle, à quelques anecdotes sur un programme, sans s’insérer dans quelque chose de plus raisonné, de plus “pensé”, justement (c’est-à-dire aussi quelque chose qui résiste aux critiques les plus intelligentes, mais pour cela il faut que cela soit “public”, visible).

    Quelquefois je rêve d’une Assemblée §Nationale où il n’y aurait que des décroissants (comme aujourd’hui où il n’y a que des croissancistes divisés) mais tout autant divisés sur des questions proprement politiques.

    La seule question que je me pose (très souvent) : vivrai-je assez longtemps pour le voir ? Combien de temps cela prendra-t-il pour que les individus trouvent la décroissance attirante, combien de temps cela prendra-t-il pour que la majorité rejette le “glamour” (pour reprendre un terme utilisé dans un commentaire sur un autre billet), et tout ce qui est signe d’un désir perverti (analysé par Girard, par exemple) ?
    Mais, plus encore, l’homme au désir apaisé, justement, qu’a-t-il encore d’humain ?
    Bon, là, je vais m’éloigner beaucoup, et vous exposer mes doutes et confusions plutôt que quelque chose comme un “commentaire”…

    Mais il y a quelque chose qui se noue (ou se dénoue) autour de cette question de la candidature de Nicolas Hulot ; et on voit bien qu’il y a une grande méfiance d’un côté (le côté où peut-être le champ de la décroissance est conçu comme le plus vaste) et une grande espérance de l’autre (peut-être du côté où la décroissance n’est qu’une solution à un problème et pas un projet émancipateur pour l’homme).

    • “J’ai moi aussi toujours un doute sur la sincérité des engagements des hommes politiques “traditionnels” en faveur de la décroissance : ne serait-ce que parce qu’être décroissant, cela se voit, cela se vit, ce n’est pas seulement un discours”

      C’est votre point de vue mais il n’est pas forcément général. Le fumeur sait qu’il doit arrêter de cloper mais il repousse, et tant qu’il y a de quoi fumer…
      On peut aussi savoir qu’il est grand temps d’agir et considérer que seules les mesures globales auront un impact, et lachement profiter de son petit confort.

      La compréhension du problème écologique est en cours. Elle touche de plus en plus de personnes, y compris des politiciens, et c’est tant mieux. Mais c’est une contrainte qui est perçue, pas forcément un rejet de la société de consommation. Ne demandons pas à ce que ces personnes changent brusquement leurs comportements du jour au lendemain.

      J’ai idée que ce n’est pas seulement la troupe des OC ayant un bilan carbone inférieur ou égal à la conso moyenne mondiale qui fera gagner la cause écologique aux élections.

      De même, je ne sais trop quoi penser de Hulot, mais lui tirer dessus systématiquement ne servira pas la décroissance.

      • C'est vrai, mon argument n'est pas très bon (ne serait-ce que parce que je ne me l'applique pas à moi-même -mais je ne me présente à aucune élection) ; il rejoint un peu la question de la date de prise de conscience des uns et des autres (et là non plus, ça ne colle pas, dans mon cas, ma prise de conscience est très récente) qui est quelquefois utilisée pour délégitimer certains engagements un peu tardifs.
        Pour ma part, j'attends simplement d'entendre Hulot présenter un programme décroissant, sans avoir besoin de connaître dans les moindres paragraphes son "oeuvre complète", dans laquelle, comme dans toute oeuvre complète, on peut à peu près tout lire (tout, c'est-à-dire ici, rien).

  17. J’ai déjà évoqué la question par message privé à SuperNo, mais pourquoi n’iriont nous,les décroissants, pas voter pour le “moins” mauvais à la primaire PS, qui est ouverte à tout le monde il faut le rappeller (j’ai remarqué que beaucoup pensent que c’est réservé aux adhérents du PS) ?
    Ca n’empeche pas ensuite de voter pour un autre au 1er tour de la présidentielle : Hulot/joly, NPA, FdG, Borloo … oui Borloo, pourquoi pas essayer de motiver des personnes de droite ou du centre qui ont la “fibre” écologique (mais pas forcément encore “décroissantes”) à participer à cette primaire.

    Parmi les candidats à cette primaire, Arnaud Montebourg n’est sans doute pas un “pur” Objecteur de croissance, mais il y a de nombreux points de convergence avec le programme de l’escargot :

    - Les grandes orientations :

    http://www.desideesetdesreves.fr/mutation-ecologique
    “Je me suis mis à dévorer les livres qu’autrefois j’aurais négligés – notamment ceux de Lester Brown - et à penser qu’il n’est plus possible de penser l’économie sans l’écologie.”
    “Affronter collectivement la finitude des ressources”
    “nécessité de vivre autrement”

    Démondialisation / relacalisation :
    http://www.desideesetdesreves.fr/libre-echange-et-demondialisation
    “le retour à une production locale, notamment agricole.”
    (et il s’appuie aussi sur le livre “La Démondialisation” de Jacques Sapir)

    La proximité avec Mélenchon lors des récentes cantonales
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/montebourg-melenchon-un-axe-anti-aubry_976059.html

    VIème république :
    http://www.desideesetdesreves.fr/en-marche-vers-la-vie-republique

    - Les points concrets :

    prix de l’eau :
    http://www.desideesetdesreves.fr/node/1221

    nucléaire et énergies fossiles :
    http://www.desideesetdesreves.fr/content/depasser-le-nucleaire
    “La priorité numéro un est la réduction de la demande en énergie qu’elle que soit la source de production. Nous défendons une société de la frugalité heureuse, avec la lutte contre la surconsommation et changement climatique comme cap.”

  18. @ Jinak

    « Mais par où commencer ? Disons qu’il faut commencer de se sauver tout seul ; que c’est une obligation que l’on a envers soi-même que de se désabuser de toutes les crédulités de la vie moderne, ses faux plaisirs et ses ersatz, ses nécessités prétendus et ses représentations trompeuses, qui nous troubles et nous égarent ; que ce n’est pas un austère devoir mais au contraire qu’il y a beaucoup d’agrément à connaître la contradiction de son esprit avec le néant de cette vie mimétique, vie toujours honteuse et souvent ridicule, d’ailleurs empoisonnée et qui ne vit même pas. » ‘’Remarques sur la paralysie de décembre 1995’’ ( Ed. de l’encyclopédie Des Nuisances Paris 1995)

  19. @SuperNo
    Je suis exactement du même avis que Merome et Vero le blaireau.
    Qui est tu SuperNo pour mettre ainsi en doute la sincérité de Nicolas Hulot ? De plus sans autre preuve que son passé d’animateur d’Ushuaïa chez TF1 ? Quel toupet !
    Comme Merome, je vais en venir à douter de ta propre sincérité et déclarer au hasard que tu roules pour le grand capital ! Et après, en quoi serai je plus avancé ?
    Certains aujourd’hui s’étonnent que Nicolas Hulot se déclare pour une sortie définitive du nucléaire civil, ce dernier prennant appui sur les récents évènements de Fukushima. Pourquoi s’étonner ? et pourquoi douter ? Nicolas Hulot fait preuve ainsi d’une belle humilité qui dénote dans cet univers d’hommes politiques qui-ont-tout-compris-sur-tout. Et ce n’est pas le seul à avoir changé d’avis sur le nucléaire. Par exemple Alain Godard, ancien PDG de Rhône-Poulenc en 1991, s’est récemment déclaré pour une sortie définitive du nucléaire d’ici 2050. Lui aussi a changé d’avis ! Et il faudrait douter de sa sincérité compte tenu de son CV chez Rhône-Poulenc ?
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/godard/2011/04/27/arreter-le-developpement-du-nucleaireon-peut-le-faire-on-doit-le-faire/#more-36
    Cher SuperNo, je te demande de reconnaitre que tu fais erreur toi aussi en rejoignant la meute qui aboie contre Nicolas Hulot. Je le redis ici, co-écrire un livre avec Pierre Rabhi comme l’a fait Nicolas Hulot en 2005 n’est pas anodin. A moins peut être de remettre en cause la sincérité de Pierre Rabhi lui même !

  20. @ Santufayan

    La liberté, c’est entre autres la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre.

    Il faut être inconscient voir immature pour croire dans cette marionnette du spectacle qu’est Hulot, ou maso. Qu’est ce que ce professionnel de la profession va-t-il contribuer à la lutte contre les aménageurs de la désolation ? Au moins pire ce sera un Lalonde, et moi Lalonde je connais toute sa carrière de prés, tout cet opportunisme qui lui a fait essayer toutes les magouilles-démocratiques, avec comme résultat une grande vacuité. !

    Est-ce que Hulot peux sortir du système spectaculaire marchand qui le fait vivre, peut il renier qu’il a signé un pacte avec toutes les boites qui font leur com’ avec de la falsification publicitaire, peut- il revenir de si loin sans faire vomir les gens sincères qui ne le suivront pas. Et même, si de bons cons-citoyen tombent dans le panneau, que fera-t-il l’Hulot dans un gouvernement, quel qu’il soit ? Souvenez vous de tous ceux « de la société civile » qui ce sont retrouvés étouffer par les contingences du pouvoir, quand ce n’était pas par les lobbys ou l’administration (Lepage) qui imposait son rythme.

    En plus d’émissions nulles à chier, voir ridicules qu’il a faites, complètement synthétiques, avec sa voix off enregistrée confortablement à Paris, sans oublier cet écologisme en carton pâte, de salon, ce type n’a jamais eu deux idées et son équipe n’est faite que d’arrivistes indigents. Mais je dois dire que l’apparition électoraliste de cet escroc est bien dans le prolongement de ce petit malin de Cohn Bendit que déjà Guy debord et René Riesel dénonçaient en 1968 avec les enragés, les situationnistes et le Mouvement des occupations.

    Mais regardez le travail de Lalonde, de Lepage, de voynet, de Cochet, et je ne parlerai pas, c’est trop dérisoire de Juppé et Borloo avec son piège à mouche du Grenelle ! Hulot sera peut être secrétaire d’état, mais ce sera pour faire de l’écologie spectaculaire marchande, c’est tout !

  21. @Vero le blaireau
    Aucune entreprise du CAC40 n’est décroissance mais toutes font du green washing, nous sommes d’accord là dessus. Je travaille moi même dans un de ces grands groupes qui dégage chaque année plusieurs milliards d’euros de résultat net.
    Hors à moindre niveau cela ne me disqualifie pas puisque je désapprouve totalement leurs méthodes. Il s’agit de mon gagne pain.

    @Sorel
    Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes. D’accord pour mettre Cochet dans le même sac que Hulot du coté de l’écologie politique mais svp laissons Lalonde, Lepage, Voynet, Cohn-Bendit et Joly supplétifs du PS à bonne distance car ils ne portent pas dutout le même message. De toute manière si Hulot rentre dans le rang des “écologistes de salon” je serai assez grand pour m’en rendre compte et je ne voterai pas pour lui. Mais aujourd’hui tout porte à croire qu’il veut révolutionner le vote écologiste.

    • @ Santufayan

      « (…) Je travaille moi même dans un de ces grands groupes (…) cela ne me disqualifie pas puisque je désapprouve totalement leurs méthodes. Il s’agit de mon gagne pain. (…) »

      —> Le jour où “on” arrêtera de penser en terme de gagne-pain individuels pour penser “bien-vivre collectif”, on aura franchi un sacré cap ! Mais fuyez-les donc tous ces exploiteurs, qui vous (nous !) suceront jusqu’à la moëlle et qui spéculeront jusqu’à la fin des temps sur le bouleversement climatique et la raréfaction des ressources minières.

      Au procès de Nuremberg, les officiers nationaux-socialistes se défendaient en disant “j’obéissais aux ordres”.
      Quand on vous accusera de complicité, vous réponderez que vous obéissiez aux injonctions “travaille, produis, consomme” ressassées à qui mieux mieux par tous les hauts parleurs ?

      Je préfère ne pas travailler que de servir mes bourreaux.

  22. Question stratégie pour faire avancer les idées (et les actes), je pense qu’une partie de l’article suivant peut etre transposé à n’importe quel formation politique (et donc les OC)

    http://www.lesechos.fr/opinions/favilla/0201325894878-ecologie-et-politique.htm

    je ne suis PAS d’accord avec :
    “Or l’écologie, pour importante qu’elle soit, n’est qu’une composante de cette politique, au même titre, par exemple, que la santé, la défense ou l’éducation.”

    Mais d’accord avec :
    “ils feraient mieux de négocier avec le PS un retrait de leur candidat en échange d’un bon paquet de circonscriptions législatives gagnables. Ils feraient ainsi coup double. D’une part, ils conforteraient le score du candidat socialiste au premier tour, qui serait ainsi assuré d’être qualifié pour le second tour. D’autre part, ils acquerraient une solide position au Parlement et se mettraient ainsi en position de peser sur les choix de la future majorité. “

  23. Ah, pas de chance pour Hulot et ses supporters, Médiapart publie le fac-simile d’une lettre obséquieuse qu’il a adressé le 4 avril dernier à Proglio, ex (et toujours un peu) PDG de Véolia, et maintenant d’EDF, “ami” de Rachida Dati, ami (sans guillemets !) de Sarkozy, et convive du Fouquet’s

    «Je suis heureux de constater à nouveau la congruence (sic) de nos questionnements et intérêts, s’illustrant pleinement dans l’actuelle discussion sur l’opportunité de lancer un débat sur l’énergie. C’est véritablement dans ce type de dialogue entre parties prenantes, autour des enjeux écologiques et climatiques, que notre partenariat prend tout son sens», écrit notamment Nicolas Hulot.
    Il termine par : “je vous prie d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de mes salutations respectueuses”.

    Heureusement qu’il est devenu “radical” et “décroissant”… :lol: C’est pas gagné :roll:

  24. Concernant cette lettre, vu les réactions dans de multiples blogs, on sent que l’à priori négatif sera toujours présent et quoi qu’il fasse, ce sera mal interprêté. Franchement, je suis peut-être naïf mais je ne vois matière à scandale dans cette lettre. Si un don important a été fait à la fondation qui a besoin d’argent pour réaliser des actions, il n’y a pas de honte à remercier. Quand à la congruence (d’intérêt et de QUESTIONNEMENTS) d’un politique qui souhaite développer l’énergie renouvelable et d’un PDG de Veolia et EDF, où est le problème ? Car dans l’état actuel des choses, les investissement en energie renouvelable ne vont pas ce faire tout seul. On peut toujours brasser du vent, ça ne fera pas d’électron.

  25. Annotations sur le billet de SuperNo :

    « (…) mesures capitalistes de quotas et de bourse du carbone (…) »

    —> Voir à ce sujet l’excellent (et court) film The Story of Cap and Trade, par ceux qui avaient déjà réalisé le superbe The Story of Stuff.

    « (…) Le maître mot, c’est Ralentir.
    D’où l’escargot. (…) »

    —> Un autre symbole est que si l’escargot (son génome disons) n’autolimitait pas la croissance de sa coquille, celle-ci, en faisant simplement un tour de plus, serait de l’ordre (de mémoire) de 16 (seize) fois plus grande - croissance exponentielle donc.

    « (…) J’entends bien les objections : “tu imagines une entreprise prôner la décroissance ?” Non, évidemment. (…) »

    —> Et si… ?! si l’entreprise a pour but de produire un bien/service socialement utile et soutenable à tous points de vue, qu’elle “crée” de la richesse (c’est un abus de langage, je le sais, une activité économique ne crée rien, elle dégrade de l’énergie en une autre énergie ; cf. Georgescu-Roegen et l’entropie), qu’elle “crée” de la richesse, disais-je, juste ce qu’il faut pour assurer son fonctionnement et la juste rétribution des employés, il n’est pas nécessaire que son chiffre d’affaire/bénéfice augmente d’une année sur l’autre. Décroissance de ses gains, pas nécessairement, mais une “acroissance” de ceux-ci, où serait le problème ?
    Du reste, une entreprise autogérée (pas de patron, pas d’actionnaires, pas de fonds de pension derrière…) n’a pas besoin de se gonfler comme la grenouille du bœuf. Je me trompe ?

    « (…) tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne (…) »

    —> Ben si on ne lui donne pas les moyens de manger et de vivre dignement, il mourra plus tôt, ce qui réduira le temps de la violation de ses droits, non ? Puisqu’on vous dit et redit que la politique néolibérale est sociale ! Plus un pauvre meurt tôt, moins il souffre longtemps. CQFD.

    « (…) La DIA fournirait la quantité d’eau nécessaire aux tâches élémentaires (…) »

    —> Je chipote peut-être, mais je pense qu’il conviendrait beaucoup mieux ici de parler de « besoins élémentaires» et non de « tâches » : boire, manger, se laver et entretenir son habitation sont indispensables à une vie saine.
    C’est la même différence qu’entre « charge » et « cotisation sociale ».

    « (…) La décroissance sera fatalement bientôt réalité, et un jour pas si lointain nous serons tous décroissants… De gré ou de force… (…) »

    —> J’imagine plutôt une nouvelle forme de féodalisme, qui naîtra(it) du chaos écologique et social. Les nouveaux seigneurs (saigneurs ?) domineront toujours une caste inférieure, qu’ils exploiteront comme ils l’ont toujours fait, et posséderont les terres et les ressources. A eux les fastes, aux petits les miettes. L’histoire se répète et se répètera. J’aimerais me tromper mais je suis pessimiste.

    Pas de place en revanche pour le fatalisme dans mon discours, sinon autant 1) se tirer un pruneau dans la citrouille tout de suite, 2) abandonner le combat illico et rejoindre le troupeau bêlant (rayez l’option de votre choix).

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