Ryanair : eh ben alors casse-toi, pauv’ con !

Ils commencent à me courir sur le haricot, ces connards d’ultralibéraux !

On subit déjà la dictature des “marchés”, qui poussent les États à se plier à tous leurs petits désirs sous peine de dégradation de leur notation : avant c’était “Toto, si tu ne fais pas bien tes devoirs, tu auras un zéro et tu copieras dix fois ‘je dois faire mes devoirs’ à tous les temps et tous les modes”. Désormais c’est “Sarko, si tu n’augmentes pas l’âge de la retraite, je passe ton pays à AAA- et je fais élire DSK à ta place”. Dans les deux cas, on voit bien le rapport de dominant à dominé. Et dans les deux cas, ça marche. Surtout dans le second, d’ailleurs. Il faut dire que l’élève Sarko est un sacré lèche-cul…

Comme si ça ne suffisait pas, il faut désormais subir les diktats de patrons voyous, des effrontés sans foi ni loi sinon celle du profit, et qui cassent tout sur leur passage, à commencer par l’environnement et le code du travail, avec lequel ils se torchent tous les matins et font du feu tous les soirs.

Michael O’Leary (puisqu’il faut l’appeler par son nom) faisait aux salariés la guerre. Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient atteints. Ce type applique sans aucune pudeur tous les ficelles de l’ultralibéralisme décomplexé.

Si vous ne connaissez pas l’histoire, je résume : Ryanair va fermer sa base de Marseille, parce que Monsieur O’Leary ne supporte pas que la France lui refuse d’employer des salariés français, travaillant en France, sous le droit du travail… irlandais ! Et ce alors même qu’une directive européenne lui en donne le droit… Comme quoi on a bien fait de le rejeter, ce traité pourri…

Cette saloperie est un peu analogue à la “directive Bolkestein” : tu emploies un plombier polonais en France, et tu le paies comme un Polonais, avec les cotisations sociales polonaises et le droit du travail polonais. Bien sûr, tu coules le marché du travail français, mais si tu te places du côté patronal, c’est une très bonne chose, ça augmente la compétitivité et ça calme les ardeurs revendicatives des locaux qui se laissent exploiter plus facilement, trop contents de ne pas avoir affaire à Paul Lampois.

C’est déjà largement ce qui se passe dans le transport routier, par exemple.

Avec la “directive Ryanair”, c’est encore pire : on peut très bien imaginer qu’un français puisse monter une société bidon en Roumanie (qui sera bientôt dans l’UE ET DANS L’ESPACE SCHENGEN [EDIT : j’ai rectifié suite à une remarque désobligeante mais juste dans les commentaires, la Roumanie est dans l’UE depuis 2007] et emploie en France des Français payés au SMIC roumain, qui toucheront (hypothétiquement) une retraite roumaine…

Pourquoi se gêner ? A l’heure où on fait mine de pourfendre les “paradis fiscaux” (qui se portent en fait mieux que jamais), on promeut au contraire les paradis sociaux, qui sont en fait encore plus dangereux.

Pourtant, dans mon entourage, Ryanair, c’est une société miraculeuse ! Ils font des vols à 1 euro, tu te rends compte ! J’ai même connu un collègue qui s’était abonné aux promo de Ryanair, et qui prenait tout le temps l’avion, pour aller… là où la promo Ryanair l’amenait… De la connerie à l’état pur.

Le vol à 1 euro, c’est comme l’iPhone à 1 euro : de la propagande, de la décérébration insidieuse, une manière très dangereuse de masquer la vraie valeur, ou plutôt le vrai coût des choses. Le coût social, le coût environnemental, le coût de la pub. Le vol à 1 euro, c’est la banalisation de l’avion et du tourisme à la con. Il y avait déjà les charters de blaireaux vers le tourisme frelaté de Tunisie ou des Canaries, il y a désormais : “qu’est-ce qu’on fait, ce week-end ? On va à la foire de Metz ou à Oslo ?”

L’avion est une horreur environnementale, heureusement condamnée à moyen terme. Mais Ryanair pousse à l’emprunter comme on change de chemise, déresponsabilisant totalement le voyageur.

Comment peut-on être assez con pour ne pas se poser la question de ce qui se cache derrière un vol à 1 euro ? Évidemment, il ne s’agit que de quelques places “soumises à conditions”, pour attraper le couillon ou remplir un avion vide, tout en se bâtissant une image de “casseur de prix”.

Ryanair, c’est le McDo de l’avion. Désastre environnemental, désastre social. Des hôtesses transformées en “équipiers polyvalents”, qui doivent, comme les autres hôtesses, se faire insulter ou draguer par de gros beaufs de passagers, mais aussi faire le ménage, tout en étant payées considérablement moins que leurs collègues des compagnies “normales”. En plus, il les fait poser pour un calendrier , en attendant mieux, puisqu’il a promis qu’”en classe affaires sur Ryanair, tout sera gratuit, y compris les pipes”.

Même chose pour les pilotes, qui ne sont que des exécutants interchangeables. C’est d’ailleurs ce que Naomi Klein appelle des “Mc Jobs”. Ce que font toutes les multinationales à la mode. Dévaloriser le boulot, faire sauter toutes les entraves à la création de richesse pour les actionnaires, fût-ce au prix de l’esclavage des salariés.

Évidemment, le prix du vol ne comprend aucun service, il faut payer pour ses bagages, pour les journaux, la bouffe… Ryanair utilise des aéroports improbables (“Paris-Beauvais” ou “Venise Trévise”…) Bon, ça encore, on pourrait comprendre. Même si quand O’Leary lance l’idée de faire payer les toilettes, on se pose des questions…

Savez-vous que chez Ryanair, les salariés n’ont même pas droit de recharger le téléphone portable au boulot ? Que les hôtesses de l’air françaises prennent l’avion pour Dublin histoire de pointer en Irlande avant de commencer leur boulot ?

Plus grave : un avion qui doit effectuer un vol d’un aéroport A à un aéroport B sait qu’il va consommer tant de tonnes de carburant. Et doit prendre une marge de sécurité, au cas où il devrait se dérouter ou faire des ronds en l’air en attendant son tour d’atterrir. Seulement voilà, Monsieur O’Leary, il sait compter ! Plus on met de kérosène dans le réservoir, plus le zinc est lourd, et plus il consomme ! Les avions de Ryanair embarquent donc un peu moins de carburant que les autres. On en reparlera au premier crash.

Dernière trouvaille en date : un projet de suppression du copilote ! À quand le passager qui pilote lui-même ?

Bien évidemment, ces rognures de bouts de chandelles n’expliquent pas tout : Ryanair, c’est aussi et surtout le racket des collectivités locales, des hôteliers, des loueurs de bagnole… Le billet est sponsorisé, et notamment par l’argent public. Des dirigeants régionaux se prosternent pour accueillir Ryanair ou ses concurrents. Un peu de la même manière que Longuet se prosternait pour accueillir Daewoo (qui est d’ailleurs parti en Irlande après avoir consommé les subventions lorraines et liquidé ses usines).

O’Leary est un philosophe, qui laisse entrapercevoir l’immense étendue de sa pensée dans des interviews :

“Des billets d’avion gratuits. D’ici une dizaine d’années, les compagnies aériennes paieront les voyageurs pour qu’ils aillent se balader en Europe. L’industrie de l’aérien, c’est Tesco, c’est Ikea, c’est une chaîne de télé que les spectateurs regardent gratuitement et où les annonceurs paient pour les atteindre; c’est Internet quand les sites web gagnent de l’argent en mettant des liens qui génèrent du trafic sur d’autres sites…”

“Le problème du business aérien, c’est qu’il est dirigé par des andouilles naïves qui en fait ne veulent pas affronter les écolos et les traiter comme les branleurs qu’ils sont.”

“On veut faire chier les casse-couilles partout où on peut. La meilleure chose qu’on puisse faire avec les écolos, c’est de les descendre. Ces têtes de noeud veulent réserver les voyages aux riches. Ce sont des Luddites qui nous ramènent au XVIIIe siècle.”

“On a besoin d’une récession. On a eu 10 ans de croissance. Une récession nous débarrassera des compagnies pourries et déficitaires, et on pourra ainsi acheter des avions moins chers”

“Niquez les agents de voyage ! Sortez ces enculés et tirez-leur dessus ! Qu’est-ce qu’ils ont fait pour les passagers pendant toutes ces années ?”

“Je suis en train de ramener l’approche de Ryanair à ça : tout sous-traiter.”

“Weber (le PDG de Lufthansa) dit que les Allemands n’aiment pas le Low-Cost. Mais putain, qu’est-ce qu’il en sait ? Il ne leur en a jamais proposé ! Les Allemands ramperont les couilles à l’air sur du verre cassé pour en avoir”


Voilà, et c’est ce gugusse qui boude et fait du “chantage à l’emploi” quand un État proteste et se dresse contre ses méthodes de mafieux russe. Il sait d’ailleurs très bien qu’il trouvera un autre pigeon prosterné pour l’accueillir. Mais il faut passer outre et ne pas transiger : on ne discute pas avec un terroriste.

Ah, dernier “détail” : la fortune du sieur O’Leary est estimée à plus de 700 millions d’euros. Cela éclaire tout le reste…

Alors pour employer les mots qu’il comprend, il faut lui crier : “Fuck off and go home, you bastard!” La France s’honorera de se passer de crapules de ton espèce !

72 thoughts on “Ryanair : eh ben alors casse-toi, pauv’ con !

  1. Merci, SuperNo, pour ce super papier ! c’est du concentré de connerie, ce mec ! Quel cynisme !… D’où sors-tu ces ahurissantes citations d’interviews ?

    « Comme quoi on a bien fait de le rejeter, ce traité pourri… », écris-tu. Certes, mais en attendant, on l’a dans le baba, et bien profond… Le mouvement social qui monte, j’y mets beaucoup d’espoir, et surtout d’espoir d’entraînement. Que les peuples d’Europe se lèvent tous, et qu’on finisse par les foutre à la porte !… Tous !… Que se vayan todos !

    • La meilleure chose qu’on puisse faire avec les écolos, c’est de les descendre

      J’ai pu lire cette belle pensée humaniste l’année derniere je crois, dans un entretien publié dans “Aujourd’hui en France”, journal des braves gens que mon Papa (ben oui…) achete quand il est en vacances.

    • Mouais, à d’autres ! Va bosser et arrête de faire ta grève, fainéant de prolétaire !

      Sinon pour en revenir au sujet, cette compagnie dégage quand de Marseille ??? Et tant pis pour la centaine de chômeurs, ils trouveront bien mieux ailleurs (enfin je l’espère pour eux).

      Ce pseudo patron est un libéral de plus à abattre. Je prends l’avion une fois dans l’année et je préfère payer plus cher mon billet que de prendre un de ses avions. Je n’ai jamais voyagé en low-cost et là ça me fait encore plus peur.
      Je n’ai pas besoin qu’un tel sale type pense à moi en tant que voyageuse, je m’en passerai.

          • Tu peux :-D
            Mais va falloir que t’aies le bras long parce que je vais bientôt voyager du côté de l’Ukraine et de la Biélorussie!
            En train :-)

            Sérieusement, l’avion c’est vraiment le moyen de transport le plus triste et le moins intéressant pour voyager. La plupart des gens qui le prennent ne savent même pas quelle pays ils ont survolé avant d’arriver à destination.
            Et puis le plus important dans un voyage, ce n’est pas la destination, c’est le voyage!

          • Oh bah cet été j’ai pris entre autre des trains bosniaques, turcs, bulgares, hongrois, roumains, slovaques…
            Certains étaient assez folkloriques, mais c’est surtout l’état de la voie qui saute aux yeux.
            Croyez-moi ou non, mais la France n’est pas bien placées avec ses corails de 30 ans face aux autrichiens et allemands!

          • @Tassin

            Et puis le plus important dans un
            voyage, ce n’est pas la destination,
            c’est le voyage!

            +1 à Tassin, obligé!

          • Je reproduis ici cette citation de Rousseau que je partage totalement et qui va dans votre sens :

            “Je ne conçois qu’une manière de voyager plus agréable que d’aller à cheval, c’est d’aller à pied. On part à son moment, on s’arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d’exercice qu’on veut. On observe tout le pays: on se détourne à droite, à gauche: on examine tout ce qui nous flatte, on s’arrête à tous les points de vue. Aperçois-je une rivière, je la côtoie:; un bois touffu, je vais sous son ombre; une grotte, je la visite; une carrière, j’examine les minéraux. Partout où je me plais, j’y reste. A l’instant que je m’ennuie, je m’en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du postillon. Je n’ai pas besoin de choisir des chemins tout faits, des routes commodes; je passe partout où un homme peut passer; je vois tout ce qu’un homme peut voir; et, ne dépendant que de moi-même, je jouis de toute la liberté dont un homme peut jouir.

            Combien de plaisirs différents on rassemble par cette agréable manière de voyager! sans compter la santé qui s’affermit, l’humeur qui s’égaye. J’ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces, rêveurs, tristes, grondants ou souffrants; et les piétons toujours gais, légers, et contents de tout. Combien le coeur rit quand on approche du gîte! Combien un repas grossier paraît savoureux! avec quel plaisir on se repose à table! Quel bon sommeil on fait dans un mauvais lit! Quand on ne veut qu’arriver, on peut courir en chaise de poste; mais quand on veut voyager, il faut aller à pied.”

          • @Tassin

            Et les trains suédois? tu oublies les trains suédois; des voitures habillées de bois vernis et de laiton. Ce que je regrette le plus dans les voitures françaises ce sont les compartiments qui ont quasiment disparu. Désormais nous sommes isolés dans un couloir et on se parle pas dans les couloirs.

          • @ Raoul :

            Jamais été en Suède, mais ce sera ptèt le cas cet été si on boucle notre tour “nord-est” de l’Europe : Allemagne, Pologne, Ukraine, Bielorussie, Lithuanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Suède, Danemark, Pays-Bas, Belgique.
            Par contre j’ai déjà pris un train Russe (le Sofia-Moscou) pour aller de Sofia à Bucarest et c’était grande classe (tapissé de velours rouge etc…) malgré les chiottes dégueu et le personnel de bord était pas super agréable :-D.

    • Pour moi ça remarche depuis hier soir, ce qui m’a permis d’écrire ce billet après 3 jours de disette.

      Si ça ne fonctionne toujours pas : le problème venait d’une indigestion de cookies pourris envoyés par le serveur, efface le cookie de ce site et ça pourrait aller mieux…

  2. Tout le probleme est de trouver un juste equilibre entre monopole et déregulation totale. Il y a quelques années, les monopoles étaient tout aussi insuportables. Si France Telecom n’avait pas eu de concurence, on aurait encore un internet à 128k, 65€ par mois, et 1 an d’attente pour avoir une ligne. Si on était resté au minitel, personne ne lirait votre blog car la minute de connection était quand même horiblement chère. Et malheureusement, quelques années plus tard, les salariés se suicident en masse pour des raisons de stress insupportables. Si Air France n’avait pas de concurence, les avions consommeraient toujours autant de carburant, seuls les riches voyageraient ect… Mais l’Europe aidée par les differents gouvernements (ou l’inverse) n’a pas voulu trouver un juste equilibre social et environnemental.

    • Je vais faire un énorme raccourci, tu tireras les fils entre les deux :

      Les salariés se suicident en masse chez France Télécom (mais aussi chez Renault, dans la police, à peu près partout où le “marché” impose ses lois), justement parce que on a un internet 36000 kbits/s pour 3 francs 6 sous.

      Allez, deux indices : actionnaires, rentabilité maximale à court terme.

      S’il n’y avait pas eu de monopole d’État dans les transports, l’énergie, l’eau, les communications, etc. à la sortie de la guerre, la France n’aurait jamais eu la compétitivité qu’elle a eue et qu’elle a encore.

      “Si on était resté au minitel” : et pourquoi pas à la bougie aussi ?

      • Le marché qui impose sa loi même dans la police :
        Je pensais “seulement” au fait que la réduction des dépenses publiques, exigée par le sacro-saint marché, conduisait à la diminution du nombre de fonctionnaires de police et à la course aux chiffres, cela menant certains flics encore humains à se faire sauter le ciboulot.
        Quel naïf ! Le marché commence à avoir ses entrées directement dans la police : http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/10/14/le-fichier-adn-finance-par-les-assureurs/

        Souvenez-vous, dans la Stratégie du Choc, encore et toujours : la privatisation des services publics, y compris la police, dans le Chili friedmanien. On y est, dans une forme moderne, plus sournoise, presque invisible, et tout autant dangereuse pour celles et ceux qui ne marchent pas droit.

    • C’est carrément faux ton analyse, si les coûts sont baissés lors d’une mise en concurrence, c’est sur le dos des salariés!!
      Comme tu veux proposer un prix moindre si ce n’est en rognant sur les “coûts”? Ceux-ci étant à 100% des salaires puisque même les coûts matériels ne sont au final que le prix du travail de toute la chaine depuis l’extraction de matériau à la mine.
      A part des économies d’échelle qui peuvent subvenir par gains de productivité (encore que faudrait les compenser en diminuant le temps de travail à coût égal plutôt qu’en baissant les coûts de production à temps de travail égal), y’a pas de miracle.

      Et personnellement je n’ai jamais trouvé le “monopole” (on appelle ça service publique en langage de gauche) de France Télécom ou EDF insupportable. D’ailleurs pour parler d’EDF, les prix ne font que monter depuis la mise en concurrence. Travaillant dans l’énergie je peux t’assurer que le prix de l’énergie solaire notamment serait bien inférieure si elle était prise en charge par un investissement public plutôt que par le mécanisme de tarifs d’achats en vigueur actuellement, qui ne fait qu’attirer les investissements artificiellement rentable. Comme quoi le public n’est pas forcément plus cher contrairement au poncif libéral en vogue.

      Pour les avions : bah justement on le prendrait moins si les coûts étaient plus élevés. Donc moins de consommation de carburant. Et puis l’argent public ne servirait pas à payer les billets, et le personnel ne serait pas pressurisé à mort.

      • Tassin, Guénael,
        L’innovation passe par la competition (ou la concurence). La baisse des coûts de même. Vous êtes surement les premiers à demander plusieurs devis lorsque vous avez certains travaux à faire faire.Sans cela, vous n’auriez rien de ce qui rend votre vie facile et confortable. Et ce qui est aussi vrai, c’est que cette concurence se fait au detriment des salariés, mais plus particulierement du fait de la rentabilité à tout prix et des profits à réaliser toujours plus grands. Des lois sont là (ou l’etaient) pour proteger le salarié (comme le code du travail par exemple). Mais l’Europe et nos differents gouvernements (pas si differents en fait)font tout pour detruire cela. Et c’est cela qui est detestable et qui met beaucoup de salariés dans une situation intenable. Pas la concurence.

        • Non l’innovation passe par la R&D, la concurrence n’a rien à voir là dedans.
          Évidement qu’il y a des secteurs où la libre entreprise est pertinente, mais certainement pas dans les réseaux et les biens communs (agriculture, énergie, transports, communications…).
          De plus la libéralisation d’un secteur public rend difficile et onéreuse toute politique dans le domaine (j’ai parlé précédemment de l’énergie par exemple). Même si la gratuité pourrait être mise en place dans le cadre d’un secteur de l’énergie libéralisé par exemple (en obligeant les fournisseurs à fournir gratuitement les 1000 premiers kWh pour chaque abonné par exemple), tu imagines bien les résistances à ce changement qui s’opéreraient… Ce qui ne serait pas le cas dans le cadre d’un EDF national.

          • Je vais commencer ma phrase par “oui” car effectivement l’innovation passe par la R&D, mais elle est motivée par la concurence. Un exemple qui me vient à l’esprit: Microsoft et IE. Apres avoir écrabouillé Netscape par une difusion massive et faussement gratuite de IE, plus de concurence, et plus d’évolution, plus d’innovation coté IE: Ils avaient le monopole.
            Prenons aussi l’exemple de EDF. Qu’elle a été l’innovation durant les decenies de monopole d’EDF? Quel va être l’heritage laissé par cette societé? Des sommes colossales a payer pour le demantelement des centrales et la gestion ad vitam aeternam des dechets radioactifs. Le role de cette société publique qui n’avait pas pour but de ramener un maximum d’argent à ces actionnaires aurait du être au contraire de sensibiliser le public à la chereté et à la rareté de l’energie, au besoin de l’econnomiser et de faire en sorte d’en utiliser le moins possible. Mais non, au contraire, c’était chauffez-vous à l’electricité, allez-y on a l’electricité la moins chere d’Europe grace à nos centrales ect… Sauf qu’on est loin d’avoir payé l’addition finale…
            Je ne dis pas q’une concurence debridée comme celle que l’on connait actuellement aurait amenée une situation meilleure, mais une concurence encadrée par des lois respectant les individus peut-ëtre.

          • Pour rester sur le cas d’EDF, un service public est entièrement subordonné au politique. Donc si EDF a promu le nucléaire et le chauffage électrique, c’est pas à cause du monopole d’EDF, c’est juste que c’était la politique énergétique de l’époque (et ça l’est toujours d’ailleurs).
            Si le pouvoir il y a 40 ans avait dit : ça suffit les centrales au fioul, mettons le paquet sur le renouvelable, EDF serait champion de l’éolien et du solaire (et bien d’autres!) aujourd’hui!
            Privatiser un secteur public, c’est laisser les choix stratégiques au seul “marché”, c’est à dire ce qui est rentable au jour J. Après on peut tenter de corriger par exemple avec les tarifs d’achat pour les EnR mais c’est contre-productif puisqu’il en coute bien plus cher (coût réel + bénef à financer pour que les privés investissent au contraire de quoi il ne passe rien!)

          • Pour rester sur le cas d’EDF, et de ses innovations, on peut peut-etre parler d’un réseau de distribution d’électricité qui ne prive pas la moitié du pays d’électricité dès qu’il fait -15, comme aux US. Je suis curieux de savoir qui va se coltiner les frais de maintenance et d’installation des nouveaux éléments du réseau… Ah, mais bien sur… ERDF, société publique, qui elle va encaisser tous les trucs qui coutent très cher, ne rapportent pas un rond, mais sont pourtant indispensable à la survie du réseau. On fera la m^^eme chose, bien entendu, pour la SNCF, ou la pose et l’entretien des rails resteront à la charge du contribuable, pendant que les vagons permettront de rapporter plein de fric au privé. C’est beau, le libéralisme… surtout quand c’est l’état qui lui permet de faire du profit.

    • Si France Telecom n’avait pas eu de concurence, on aurait encore un internet à 128k, 65€ par mois, et 1 an d’attente pour avoir une ligne.

      Faux : L’attente était de deux semaines en 1985 pour une première ligne. Deux heures pour une deuxième ligne dans un câble à quatre paires posé six ans plus tôt.

      Toutes les avancées techniques, dans les autocom par exemple, mises en œuvre par les Thomson, Alcatel-Telic et autres, reposaient sur les études du CNET. La fiabilité était assurée par les normes FT, elle a disparu avec le monopole.

      Les opérateurs actuels ont fait leur nid sur le réseau, dans les bâtiments et avec les matériels conçus et construits par le monopole.

      Aujourd’hui, concurrence ou pas, il y a des zones où on ne peut pas, et ne pourra pas, avoir avec FT la présentation du numéro appelant. Le service public a disparu avec le monopole.
      Il y a des zones où on ne peut pas avoir de ligne fixe, à moins de payer soi-même au noir des Portugais pour creuser un kilomètre de tranchée.

      • Merci touchatout, j’allais hurler à peu près les mêmes arguments que toi, tu as donc parfaitement résumé ma réponse !
        A l’époque des PTT rois, le CNET et ses fournisseurs ont inventé énormément de choses (Minitel justement, ATM, X25 etc), ce qui en faisait un fleuron de léconomie mondiale.
        On résiste maintenant grâce à l’avance qui avait été prise à l’époque, mais c’est tout. Dans ce domaine en tout cas, la concurrence a tué l’innovation.

        Et pour cette histoire ridicule du “sans la concurrence on en serait encore au minitel”, c’est justement parce que le CNET a inventé l’ATM (ASYNCHRONOUS transfert mode) qu’on peut aujourd’hui avoir l’ADSL (ASYNCHRONOUS blablabla, je ne sais plus).

        Et à la limite, même si certains services étaient trop chers, pour moi ce n’est pas un problème, puisque les bénéfices allaient dans la poche DE L’ETAT, donc dans nos poches !
        Moi je dis mort à la concurrence pour les grands services de ce type.
        Ah oui, et puis c’est vrai aussi que depuis que le prix du pain n’est plus fixé, on est vraiment gagnant. Même au niveau micro-économique, la concurrence n’a rien de la panacée décrite par Grrr.

    • J’avoue que la lecture de ce commentaire m’a fait faire “grrr” !

      • L’argumentation est typiquement celle des ultralibéraux !
      • Le coup du minitel est totalement hors de propos : comparer une technologie de 30 ans avec celle de maintenant, c’est tout juste bon pour une formation des jeunes pop. Le Minitel a été inventé vers 1980, au CNET de Lannion. Qu’y avait-il d’autre à l’époque ? J’étais en stage au CNET en 1982 et 1983, et ça phosphorait dur…. Même en l’absence de concurrence, on n’en serait évidemment pas resté au minitel.
      • Les telecoms, c’est exactement l’exemple parfait qui prouve que la concurrence ne fait pas baisser les prix, tout au contraire. Et les prix ne montent pas à cause de l’absence de concurrence, mais à cause du sytème libéral, de la compétition effrénée, de la pub, et surtout de la voracité des actionnaires.
      • Qu’on ne me dise pas que la facture téléphonique a baissé ! A une époque, on pouvait téléphoner en local de manière illimitée pour 3 cacahuètes. Certes, aux Etats-Unis, c’était hors de prix. Mais en réfléchissant bien, à titre privé je n’ai jamais téléphoné aux Etats-Unis !
        L’abonnement était abordable. Calcule aujourd’hui le coût de la facture télécom d’une famille “moyenne”. 2 iPhones avec des abonnements à plus de 50 euros, d’autres pour les gamins, sans compter une ligne fixe comprise ou non dans un abonnement internet… Ca va vite chercher dans les 150 nou 200 euros par mois ! Inimaginable il y a 30 ans ! Bon évidemment on en a plus, mais ce qui a fait le plus de progrès, c’est la machinerie commerciale qui nous a conduit à consentir de lâcher tous les mois de telles fortunes ! Et il faut voir dans quelles conditions : on vient te chercher le pognon dans les poches (prélèvement automatique) et surtout, que tu utilises ou non ton téléphone, tu paies plein pot (le système du “forfait”).
        J’arrête, je vais m’énerver…
        Que mon téléphone soit Orange, Bouygues ou SFR ou Tartempion, je m’en tape, ça téléphone plus ou moins pareil… Alors pourquoi entretenir une compétition grotesque et se faire ensevelir sous la pub pour payer des fortunes à des gredins d’actionnaires qui de plus asservissent leur personnel ?
        Un service public du téléphone, sans but lucratif, permettrait de faire un tarif social, de faire payer davantage le mésusage que l’usage, et surtout de s’affranchir de la goinfrerie des actionnaires…

      Et ça fait au moins 100 fois que je le demande : qu’on me cite un exemple de domaine où la privatisation et la concurrence ont fait baisser les prix. Un seul… J’attends toujours… Et je risque d’attendre longtemps…

      • Tiens, dans la série “la concurrence profite au consommateur”, illustration tirée du fil signalé par Tassin. http://www.couchsurfing.org/group_read.html?gid=24&post=4881805
        C’est pas moi qui l’écris, mais je n’y changerais pas un mot !

        In Germany for instance, where you are right now, travelling by train, even local ones, has become completely unaffordable for me (unless I am travelling with the weekend ticket!). Why is that? Because train companies all over Europe have been so radically privatised, that they no longer provide a public service, but just make money on people like any other business. Huge money. And in most German train stations, there is not even a waiting room, unless you have a first-business-class-something ticket!”

      • Effectivement, les telecoms est l’exemple qui montre que la concurence ne fait pas forcement baisser les prix. Mais c’est surtout parce qu’il n’y a pas de concurence! Les trois operateurs de telephonie mobile ont été condamnés pour entente sur les prix à une amende derisoire. Leur pratique n’a pas changée.Même chose pour le traitement et la distribution d’eau… Mais dans ces domaines il n’y a pas de concurence. Il ya juste un partage des marchés avec l’aval des politiques.
        Pour ce qui est de l’iphone, on est pas obligé d’en acheter un, enfin en theorie, parce qu’avec le matraquage publicitaire, difficile pour certain d’y echapper. Mais ça, c’est un autre probleme…

        Depuis que je ne suis plus chez France telecom, je paye bien moins cher sans telephoner tous les jours aux US…

        Pour ce qui est de la baisse des tarifs apres ouverture à la concurence, et bien justement, il y a l’aviation! Je ne parle pas de compagnie low cost qui est un cas à part et bien decrit dans ce billet, mais des compagnies “nationales” .

        • Ah, mais voilà. C’est pas de la faute du système, qui est en soi excellent, c’est ceux qui participent au système qui ne sont pas honnetes. C’est pour ça que ça marche mal. Sans déconner ! parce que tu penses que les sociétés ont vraiment à coeur, dans leur majorité, de jouer le jeu de la concurrence pour en faire profiter le consommateur ? Tu t’es fait lobotomiser par Edouard (pub), ou quoi ?

          En ce qui concerne l’aviation…. Alors là, c’est le pompon ! Les compagnies nationales, qui, entre nous soit dit, ne le sont plus puisqu’elles sont dans les faits sinon dans les textes privatisées subissent directement l’influence des compagnies low-cost, alors les sortir de l’équation revient à peu près à étudier la vie, mais en mettant le role de l’eau de coté, parce qu’il est bien à part.
          Dans tous les cas, que ce soit pour les low cost ou non, faut pas se méprendre. La différence de prix des billet entre maintenant et il y a 10 ans, c’est pas une baisse de prix. C’estjuste les contribuables qui la paient, cette différence. Y compris ceux qui ne prennent jamais l’avion et qui sont ravis, j’en suis sur, de voir une partie de leurs impots s’envoler dans les compagnies d’aviation, plutot que d’atterrir dans l’aménagement de l’école de leurs enfants ou la paie des profs.

      • Les trois opérateurs de téléphonie mobile ont été condamnés pour entente sur les prix à une amende dérisoire

        Mais c’est ça la concurrence! On te fait croire que c’est pour baisser les prix alors que tout le monde s’accorde pour faire monter les prix!!

        “Pour ce qui est de la baisse des tarifs après ouverture à la concurrence, et bien justement, il y a l’aviation”

        Ça a été expliqué juste avant : les prix ont baissé mais au détriment de qui ??… La concurrence profite surtout aux entreprises.

        • oui, c’est ce que je dis…
          Sauf peut-être pour l’aviation, je parle de compagnies “nationales” et malgres la baisse des tarifs, le personnel de ces entreprises vit plutôt bien. Pour le peu que j’en ai discuté avec certains.

      • Le système du forfait est effectivement abusif. J’en ai été “victime” pendant des années en payant plein pot un service de base de téléphonie mobile et en téléphonant très peu. Mais c’était au début de l’apparition du téléphone mobile et ça fait maintenant plusieurs années qu’il existe des alternatives crédibles et bon marché : Simyo, Leclerc Mobile… proposent des tarifications à la minute relativement basses avec un abonnement mensuel nul ou dérisoire (mon abonnement mensuel par exemple est de 3,50 euros chez Leclerc). En réalité, l’apparition des MVNO comme on les appelle est la preuve qu’une véritable concurrence fait baisser les prix.

  3. Il serait juste de donner en retour, la part qu’il mérite ce monsieur 0’ Leary : ne prendre que des passagers irlandais, avec un pouvoir d’achat irlandais, et obligation pour ses coucous d’atterrir sur des aéroclubs irlandais. Un salaire low-cost lui ferait peut-être ouvrir les yeux

  4. Je viens de discuter avec un “ancien” commerçant et pour lui tous les pb viennent que : il y trop de fonctionnaires…..les syndicats qui font tout pour couler les boites ….. mais c’est normal qu’on bosse plus longtemps, c’est le progres !!!Bref il y a encore du boulot (elle est bonne non ?) !!!

  5. Mouais …..
    En même temps, y’a des tas de blaireaux qui profitent du système pour aller se dorer la rondelle et jouer les millardaires par ex en Rep Dominicaine (l’autre partie d’Haïti)sans se poser une seconde la question de savoir quelles sont les conditions d’emploi du personnel hôtelier, et encore moins sur les conditions de (sur)vie de certains, à peine à quelques km derrière la frontière.
    C’est les même blaireaux sus-nommés qui des fois se mettent à pousser des hurlements scandalisés quand par hasard, en montant dans l’avion y z’aperçoivent une conne de fuite hydraulique, constatent que les pneus de l’avion sont pourris, que les capots moteurs tiennent avec du fil de fer et ameutent illico presto la presse pour constater le scandale.
    C’est toujours les mêmes blaireaux qui pleurent passssqu’y z’ont pas assez de sous, pas assez de retraite, parce qu’ils sont …. sont ?
    EX-PLOI-TES !!
    Des connards.
    Alors oui, des boîtes comme Ryanair sont à gerber. Seulement voilà, en ce qui me concerne je considère que ses clients sont tout aussi coupables et même à la limite plus, parce qu’au moins aussi hypocrites.

  6. Hors sujet mais bon: à propos des retraites:
    -“Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la
    quasi-unanimité l’amendement n°249 Rect. proposant d’aligner leur régime
    spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du
    gouvernement) sur le régime général des salariés.
    Alors qu’ils n’ont de cesse d’expliquer l’importance de réformer
    rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent
    donc d’être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.
    C’est ce qu’ils appellent une réforme “juste” paraît-il !
    A faire suivre”.
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp

  7. Parfaitement raison SuperNo, les ultralibéraux et autres sauvages du fric à court terme veulent que nous soyons chinois, avec 100 euros par mois (bientôt vu la stagnation des salaires depuis vingt années !), pas de vacances (une fois supprimer les retraites ça sera à l’ordre du jour…), pas de retraite (c’est en cours), pas de sécurité sociale (de plus en plus chère pour pouvoir envisager de se soigner, contre-productif), bref un esclave. Il faudra instaurer la dictature communiste pour réussir ce tour de force.

  8. Je bosse à Ryanair. J’ai un salaire très correct et un CDI. Non Ryanair ne sous-paye pas son personnel.
    Français, je bénéficie également du droit français. Enfin, je devrais écrire que j’en bénéficiais…
    Les syndicats qui ont fait le kéké ne sont même pas représentés au sein de l’entreprise. J’espère qu’ils seront à côté de moi le jour où je devrai me délocaliser afin que je puisse leur foutre une bonne châtaigne dans leur tronche d’irresponsables !

  9. “Comme quoi on a bien fait de le rejeter, ce traité pourri…” excuse moi mais nous (citoyens Français ) avons voté contre !!! mais la pseudo démocratie dans laquelle nous sommes nous l’a repassée sous le nom de traité de LISBONNE et les élites ump/ ps étaient de connivence pour nous le faire avaler ……. umps même combat !!

  10. “Comme quoi on a bien fait de le rejeter, ce traité pourri”
    que les politiques nous ont imposé en catimini tout comme le reste alors qu’ils n’en avaient aucun droit. Ensuite on nous parlera de démocratie.

  11. Je rentre de vacance( en Grèce,où nos amis ne se rendent pas encore compte de ce qui les attend) et je suis déjà fatiguée et anéantie de ce qui se passe chez nous!je précise que je prends le ferry et que je fais du camping et que j’essaie au maximum de ne rien polluer et demande à nos amis grecs d’en faire autant!

  12. Eh bien encore un spécimen de l’ultra libéralisme que je connaissais pas! A chaque fois, c’est affligeant et comme toi je me demande quand est-ce qu’ils dégageront tous ?…

    Par contre je ne comprends pas pourquoi Ryanair bénéficie de subventions des conseils généraux et régionaux ? En quel “honneur” ?…

    • Il est erronné d’appeler ça des subventions. Appelle un chat un chat : “Vous nous subventionnez à hauteur de tant, sinon on ne dessert plus votre aéroport” ca n’est rien d’autre que du racket.

  13. Salut,

    Ben ouais pas de doute t’as raison …. mais :

    J’achetes mes lunettes aux USA (avec les verres) à 25€ (les mêmes chez krisafflopt2000) sont à 570€ , que j’achetes les ram de mon PC à 2,50€ à Hong-Kong et qu’elles sont à 45€ chez fnacarreforama), que j’achetes des dlc courtes au supermarché pour pas bouffer que de la merde, que j’ai mal au c.. de payer 1,5€ le litre de super alors que c’est 10cts son vrai prix,

    Me jettes pas la pierre : j’ai des gosses à nourrir.

    La différence m’irait (avec une certaine souffrance, j’en conviens) si elle était faite (dans l’esprit du CNR) pour participer à la collectivité …. Mais bon j’en ai un peu marre de financer les retraites de connards en camping-cars, de porte-avions à la con, de fonctionnaires qui savent pas ce que c’est qu’un cal saignant qui t’empèche de dormir, de médocs vendus à la boite (et remboursés) alors que le monde entier les vends à l’unité et autres foutaises ….

    Ryanair dehors ? Pourquoi pas ? Mais bon y’en a d’autres à jetter :

    SACEM (seulement 35% des benefs redistribués), Gestion des caisses de retraite, de la sécu, du budget des étudiants en prison :
    http://www.oip.org/index.php/actualites/55/870
    et plein d’autres saloperies.

    Sur ce coup là (même si t’as raison) je crains que Ryanair ne soit la paille du “worldwide” qui cache la poutre de notre œil.

    Bon courage à tous .

  14. Rien d’étonnant, ils sont du même monde… Lagarde à peine débarquée en France en provenance de son cabinet d’avocats américain, voulait déjà en finir avec le code du travail.

    Si elle a envie de se mettre à genoux devant ce type pour le retenir, ça la regarde… Et comme il aime les pipes gratuites, elle sait ce qui lui reste à faire :lol:

  15. En attendant les anciens salariés marseillais de Ryan Air sont tous au chômage, donc le syndicalisme n’a pas que du bon apparemment.

    Alors évidemment, d’autres compagnies low cost viendront bouffer les parts de marché de Ryan Air, et les salariés retrouveront un travail. Mais quelle proportion d’entre eux va être au chômage dans les 6 prochains mois ?
    Les dommages collatéraux n’ont rien de bon.

    • Un raisonnement bien difficile… pour la suite qu’il sous-tend et qui n’est pas écrite, bien sûr.
      Alors, je prends ma plume : un salarié du textile thaïlandais gagne 47 fois moins qu’un salarié du textile français !
      Et il y a en encore un peu, des salarié-e-s français-es du textile… là : http://www.hexaconso.fr/mb.php et ailleurs !
      Bien sûr, c’est pas à la portée de toutes les bourses (hum !) ; d’un autre côté, ce genre de fringues, ça pollue moins à la fabrication, ça gratouille moins et ça pue moins, ça dure plus longtemps, ça atterrit moins vite dans la poubelle, surtout si nous pensons au dépôt-vente, au porte-manteaux familial ou à la famille qui habite juste à côté…
      Comme je le disais, en plus court ici le 16/10, Ryanair demande à la commission européenne la suppression du droit de grève pour les contrôleurs aériens, après avoir stigmatisé les passagers en surpoids, etc. Si tu suis aussi bien leur raisonnement, tu devrais leur proposer de voyager dans la soute à bagages, tu obtiendrais peut-être une réduction !
      Comme ce gouvernement et la commission européenne laissent faire les délocalisations pour… libérer le “marché”, dans l’immédiat, il n’y a plus qu’à soutenir les actions (genre confédération paysanne) qui exigent la taxation sociale et environnementale des importations, virer les sinistres à la tête de notre pays en 2012 ou avant – on peut toujours rêver – et voter alors massivement Parti de gauche ou Front de gauche. Que veux-tu, nous vivons au quotidien avec ceux qu’une minorité majoritaire a porté au pouvoir ! Et nous n’avons pas su descendre dans la rue quand le referendum de refus du TCE a été foulé aux pieds par Sarko et consorts… Aujourd’hui, ça bouge, espérons que ça continuera jusqu’au bout, je le souhaite et j’y contribue, tu l’as compris, je suppose. Rien ne sert de pleurer, de râler, tête levée et manches retroussées, c’est ainsi que nous avons toujours avancé, y a qu’à… continuer ! Merci Superno pour ce très bon article.

    • Dit comme ça, ça a l’air génial et puis, il y a la suite ; je ne voudrais surtout pas te décourager. C’est toujours pareil : quand c’est très simple, c’est souvent… pas si simple !
      C’est parti : donc, tu demanderas à ton employeur de te donner un chèque et de ne plus virer ton salaire (ou tu maintiens le virement) : dans les deux ca&s, dès que tu es viré (je parle de ton salaire) tu galopes dare-dare à ta banque et tu retires tous tes sous, en laissant juste ce qu’il faut pour que la banque garde ton compte ; comme tu as encore un compte, tu auras chaque année quelques frais… Bien, tu devras annuler tous tes prélèvements automatiques et cesser ta gestion par internet de ton compte, tu géreras avec un logiciel libre et gratuit ou tu reprendras la formule papier, au choix. Pour payer l’électricité, le gaz, l’eau, ton FAI,etc. n’oublie surtout pas avant de les prévenir et d’obtenir qu’ils te gardent car il y en a qui ne comprennent que le prélèvement automatique ou le chèque, que veux-tu, nous pourrions dire qu’ils sont solidaires… des banques.
      Et après, et bien, il te faudra aller faire la queue à La Poste pour payer par mandat-poste (attention, il y a des frais) ; voici un exemple, sans faire de pub : http://bleuciel.edf.com/abonnement-et-contrat/la-facture/regler-sa-facture/mandat-47574.html
      À défaut, très déterminé, tu te présenteras pour payer chaque facture en espèces aux jours et aux heures indiquées (si ton boulot te le permet) et avant la date annoncée. Pour tes remboursements, SS, mutuelle, idem… Bon…
      Oui, pourquoi pas, hein ? Déjà je refuse tout package bancaire, toute assurance de compte, je n’ai pas de CB, je ne paye que par chèque avec la Banque postale, pas de pub, siou plaît) pour 0,75 € de frais par trimestre, chéquiers envoyés au domicile en recommandé. Tu ferais déjà cela, vous seriez des milliers à le faire… ça irait déjà beaucoup mieux ! Ah, pas de CB parce que ça fait des emplois en plus (saisie, etc.) et que la CB n’est pas sure du tout, le GIE interbancaire n’investit pas des masses dans ce sens “préférant” laisser fonctionner le contentieux entre banques et clients.
      Ah, une petite dernière pour la route : je ne paye pas en ligne, je commande en ligne, là où je peux payer par chèque : je m’accorde en plus de fait un délai de rétractation !
      L’argent n’est pas facile, comme on essaye de nous en convaincre souvent et ce n’est qu’un moyen pour vivre (nécessaire, un peu certes), pas plus. Et bien sûr pas de revolving, pas de crédit, sauf pour la baraque, c’est fini à la fin de l’année et je dépose les sous pour la mensualité chaque mois… Je suis d’accord, déjà une autre façon de vivre, un autre rapport à l’argent ! Et j’en connais (peu) qui font encore plus simple, tout de même pas au point de Cantona qui ne nous dit d’aoilleurs pas qu’il le fait, il nous propose simplement… de tester. Ah, ces gins qui confondent la théorie et la pratique ! T’as compris j’suis de ch’nord !
      Tous mes encouragements… pour la pratique de ta proposition !

  16. ” De la connerie à l’état pur.” Vous résumez donc très bien votre article. Simple rappel : la Roumanie est DEJA dans l’UE depuis maintenant quelques années et non “bientôt” comme vous le dites. Avec aussi peu de connaissances basiques, votre papier c’est du populisme.

  17. Il manque des informations essentielles pour juger du cas Ryanair. D’une part, le montant des subventions perçues par Ryanair. En France on l’estime à 30 millions. Pour l’ensemble de l’Europe on estime que les subventions touchées par Ryanair atteignent 660 millions soit quasiment le double de ses bénéfices annuels. Les contrats que fait signer Ryanir aux collectivités sont illégaux. Les CCI ne possèdent pas l’expertise juridique pour s’en rendre compte et tombe dans le piège, devant payer toujours plus de subventions… LA société base ses holding dans des paradis fiscaux.
    Les syndicats y sont interdit.
    Je pense qu’au vu de toutes ces informations, on a le droit de dire qu’il n’y a aucun regret au départ de Ryanair

  18. C’est clair, bon débarras. Je n’étais pas vraiment au courant de leurs méthodes salariales, mais je les connais et boycotte depuis une éternité pour cause de spams particulièrement insistants. Comme quoi, méthodes de mafieux un jour, méthodes de mafieux toujours.

  19. Edinburgh (Royaume-Uni) - un avion de la compagnie aérienne low-cost irlandaise Ryanair a été le cadre d’un événement qui aurait pu être dramatique lorsqu’un des passagers a fait une crise cardiaque à bord, mais qui s’est transformé en incident révélateur de l’état d’esprit d’une compagnie lorsque le thé et les biscuits donnés à l’homme qui venait juste d’être réanimé, ont du être payés par sa femme qui l’accompagnait.

    L’avion, un Boeing 737-800, vol FR1286, qui effectuait la liaison entre l’aéroport international Provence de Marseille (France) et l’aéroport international Turnhouse de Edinburgh avec un nombre de passagers qui n’a pas été indiqué, était à moins d’une heure de l’arrivée, vers 11h00, heure locale, lorsqu’un des passagers dont l’âge et l’identité n’ont pas été révélés, est tombé inconscient, suite à un accident cardiaque. Deux médecins présents à bord lui ont donné les premiers soins avec ce qu’ils avaient sous la main. L’équipement médical de l’appareil se résumant en tout et pour tout à des cachets contre le mal de l’air et quelques bandages et pansements. Ce sont même d’autres passagers qui ont prêté leur veste pour tenir l’homme au chaud, l’équipage n’ayant aucune couverture à disposition.

    L’histoire aurait pu s’arrêter là mais alors qu’un des médecins avait demandé un thé et quelques biscuits afin que l’homme puisse se remettre de ses émotions, l’hôtesse de l’air qui les a servis a exigé que la femme du passager paye la boisson et les gâteaux, comme il est prévu dans le règlement. L’épouse n’ayant qu’un billet de 20$, elle a provoqué les remontrances de l’hôtesse qui a mis un quart-heure pour lui rendre la monnaie. La compagnie aérienne n’a pas souhaité commenter l’incident, se contenant de répondre que l’équipement médical du bord est conforme aux standards de l’aviation européenne.

  20. A Marseille, cette compagnie génère 550 000 000 € de CA, avec 1 000 emplois pour les entreprises environnantes ( taxis, cas, restaurants,etc…).
    En janvier 50000 voyageurs , 70000 en Février , etc…soit 600 passagers par an en moyenne : dont beaucoup de chomeurs - j’en fais parti - et de petits salaires !
    Multiplier par 26 dessertes au total en France , avec en plus les subventions des conseils généraux et des chambres de commerce .
    Je ne suis pas pas sûr que cela soit une bonne nouvelle pour Marseille et notre pays.

  21. Là-bas si j’y suis, jeudi 4 novembre

    A bas prix mais à quel prix ?

    Je vous propose un marché. Je vous amène des moutons. Des moutons plein de laine. Moi je les amène, vous les tondez.
    Pour cela, je vous demande juste un défraiement.
    Les moutons eux ont déjà payé pour le voyage. Oh, juste un petit peu, pas même de quoi payer l’avion.
    C’est le marché que Michael O’Leary, pdg de la compagnie Ryanair, propose aux localités et municipalités.
    Et les moutons, bien entendu, sont les voyageurs.

  22. Bravo l’exemple des moutons ! C’est un peu ça pour Ryanair , mais à petite échelle seulement .
    Mais il y a un autre cas de ” moutons ” : et pourtant je n’ose pas dire qu’ils en profitent , bien au contraire .
    Exemple : Le marché que propose la Caisse des Dépots aux communes , aux Conseil Généraux ,aux Conseils Régionaux , aux communautés de communes et autres syndicats intercommunaux .
    IL s’agit de financer ces acteurs locaux du secteur public : la Caisse des Dépots , vieil organisme ( créee en 1816 ) , finance avec l’Etat Français ces collectivités par l’intermédiaire de la société DEXIA qui a son siège à Bruxelles ….aîe ! .
    Outre que Dexia emploie des députés - rétribués à 20 000€ ( Antoine Rufenacht ( UMP ) , François Rebsamen ( PS )et d’autres dont je n’ai pu les noms -, pour promouvoir ces emprunts dont certains ” toxiques ” , voire Madoff ., auprés de ces organismes financés par nos impots ….
    Dexia emploie du personnel à 47 % BELGE , 11% de Luxembourgeois , 24 % de Turcs et quand même pour le plus gros actionnaire”
    7 % de Français ”
    ( Ces petits pays ayant des participations trés minoritaires dans DEXIA).
    Pour info : les engagements à long terme en juin 2010 atteignent pour le premier semestre : 232 Milliards d’euros !!
    Question :
    Est ce que nous , Français , on en profite de cette manne financière ( 232 milliards d’euros ):
    Pas du TOUT …
    Avec Ryanair , au moins , on voyage .

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