Peugeot sauve la planète !


Image de prévisualisation YouTube

“En septembre au salon d’l’auto

ils vont admirer par milliers

l’dernier modèle de chez Peugeot

qu’ils pourront jamais se payer…

La chanson de Renaud est toujours d’actualité, si ce n’est que le “Salon de l’Auto” s’appelle désormais “Mondial de l’automobile” (ce qui change évidemment tout) et ne se tiendra pas en septembre, mais entre le 2 et le 17 octobre prochain à Paris.

Et comme l’ensemble de la presse ne manquera pas de vous le seriner en boucle, Peugeot-Citroën va y présenter la première petite voiture française 100% électrique ! Alléluia ! Le Saint Graal de la “croissance verte” ! Sarkozy et Borloo en ont rêvé, Peugeot l’a fait ! Et tout le monde pourra en profiter dès le mois de décembre, jetez-vous dessus, y’en aura pas pour tout le monde ! Ha ha, vous en dites quoi, les décroissants ricaneurs, hein ? Ça vous en bouche un coin ! Tout le monde va bientôt pouvoir rouler sans polluer, et en faisant un pied de nez au Peak Oil ! Zéro litre aux 100 ! Et c’est français, en plus ! Tiens, ça valait bien un petit arrangement fiscal

Hola, hola ! Faudrait tout de même pas croire ce que racontent les JT ! Ou du moins fortement le relativiser.

Tout d’abord, la voiture n’est pas française. C’est une Mitsubishi, juste un peu bricolée pour décrocher 4 étoiles au crash test, et à laquelle, comme sur les premières Mercedes Classe A, on a greffé un dispositif électronique ESP pour compenser sa tenue de route naturellement proche de celle du fer à repasser, et éviter qu’elle ne se retourne à chaque virage serré, ce qui ferait mauvais genre.

L’engin est du reste fabriqué au Japon, j’espère que personne ne le répétera à Sarkozy, ça lui ferait de la peine, lui qui croit que les voitures françaises sont encore fabriquées en France, et a dilapidé 6 milliards d’argent public (“prime à la casse” non comprise) pour aider ces miséreux. C’est marrant, mais “de mon temps”, les voitures japonaises étaient contingentées par décision politique à 3% du marché…

Faudra pas lui dire non plus, mais la prochaine Renault Electrique, qui va sortir l’année prochaine, sera quant à elle fabriquée en… Turquie !

Grâce à cet artifice peu glorieux, Peugeot-Citroën va donc pouvoir chanter les louanges de son service recherche et développement et nous inonder de pub sur cet exploit technologique.

Venons-en aux faits : la Mitsubishi “I-Miev”, donc rebadgée “Peugeot Ion” et “Citroën C-Zéro” est un pot de yaourt à vocation urbaine, qui entre dans la catégorie des autres pots de yaourt de la marque, les “Peugeot 107” et “Citroën C1”, qui sont eux fabriqués en Slovaquie. Même gabarit (la Ion est tout de même 50% plus lourde…) , même habitabilité, mêmes performances. Sauf que la 107 est propulsée par un petit moteur à essence bruyant et polluant de 68 chevaux, alors que la Ion utilise un moteur électrique silencieux et sans rejets toxiques de 64 chevaux. Elle doit par ailleurs être plus agréable à conduire en ville en raison de son couple moteur important et constant, qui supprime en outre l’obligation de changer de vitesse.

Il y a une autre “petite” différence. On peut trouver la 107 à moins de 8000 euros, ce qui n’est objectivement pas cher du tout. Encore que… S’il fallait mettre dans la balance les cotisations sociales slovaques qui ne rentrent pas en France et les allocations versées en France aux ouvriers de l’automobile licenciés, il faudrait revoir le calcul

Pour la Ion, c’est plus radical : elle coûte 35 000 euros. Et même si l’État (en faillite, rappelons-le), est prêt non seulement à en acheter une bonne poignée pour se doter d’une image “verte” et même à donner une prime de 5000 euros aux futurs heureux acheteurs, ça nous fait encore 30 000 euros… Remarquez, si l’État remplace ses 607 par des Ion, ce sera une opération financièrement neutre et écologiquement compréhensible. Mais je doute que ce soit le propos…

Putain, 30000 euros ! Pour cette fortune, on peut acheter 4 Peugeot 107 ! Heureusement Peugeot, dans sa grande mansuétude, prévoit une formule de location de… 500 euros sur 5 ans… Et après avoir fait un premier chèque de 5000 euros… C’est pas demain que le smicard va troquer sa 107 pour une Ion, qui ne devrait séduire que quelques bobos friqués soucieux de montrer à la face du monde à quel point ils sont concernés par la préservation de l’environnement…

Autre “détail” qui les différencie : l’autonomie. Avec son petit réservoir de 35 litres, la 107 doit pouvoir parcourir plus de 500 km d’une traite. Et refaire le plein en quelques minutes. La Ion, c’est plus spécial. L’autonomie annoncée est de 150 km. Enfin, quand il ne fait pas trop chaud ou trop froid. Car si on utilise la clim, ou pire, le chauffage, la consommation électrique est multipliée par 2. Bref, compter 75 km maximum. Ce qui peut se concevoir pour une voiture à l’utilisation occasionnelle. Sinon il vaut mieux oublier, car faire le plein demande 8 heures. Il y a aussi la possibilité de recharger en 30 minutes à 80%, à condition de disposer d’une prise spécifique à forte puissance, qui non seulement n’existe pas en pratique, mais pire, pour laquelle il n’y a aucune norme. Imaginez que tous les constructeurs s’y mettent, et que chacun d’eux ait sa propre norme de prises…

Quand à l’échange standard de batterie dans une station, qui a été évoqué, il vaut mieux oublier. Outre que la batterie pèse 200kg (bonjour la manutention) , je suppose que l’opération n’a pas grand chose à voir avec le changement d’une pile dans une lampe de poche. Sans oublier que chaque batterie sera spécifique.

Sur l’aspect “écologique” de la voiture, gaussons-nous encore un peu. La fabrication de toute voiture, fût-elle électrique, nécessite plusieurs quintaux d’acier, de plastique, des produits chimiques à la pelle, des milliers de litres d’eau… Sa présence en ville s’accompagne d’embouteillages, accrochages, stationnement problématique, et empêche de rendre la ville aux piétons, aux vélos, ou aux transports en commun. Elle y est de toute façon importune.

Car si elle ne rejette certes plus aucun de ces gaz puants et polluants qui étouffent l’atmosphère, contribuent à l’explosion des maladies respiratoires, des cancers et du réchauffement climatique, il ne faut évidemment pas croire que l’électricité qui va l’alimenter est produite par le Saint Esprit ! Ni par des éoliennes ! Si un jour les voitures 100% électriques font leur trou (et il faudrait pour cela beaucoup trop de conditions pour que cela se produise rapidement, Peugeot ne voit pas plus de 5% du marché “électrisé” en 2020…), il faudra bien la produire, cette électricité, et construire à tour de bras de nouvelles centrales nucléaires… Ou alors au charbon… Dans tous les cas, bonjour l’écologie… D’autant que la production problématique de lithium promet aussi de nouveau désastres écologiques.

Bon, arrêtons de se moquer. De toute évidence, cette voiture est aberrante, et n’aura guère d’autre ambition que publicitaire. D’ailleurs, Peugeot travaille sur un autre projet, techniquement encore bien plus aberrant, mais commercialement bien plus prometteur : l’hybride diesel. Surenchère technologique, on va ajouter un moteur électrique au moteur diesel existant, moyennant quelques centaines de kilos supplémentaires, une électronique sophistiquée qui va immanquablement, Peugeot n’étant pas Toyota, tomber en rade à tout bout de champ (les difficultés de mise au point et les retards associés en attestent). Le prix final sera sûrement proche de celui de la Ion, mais la voiture sera utilisable “comme avant”, pour partir en vacances à Palavas, et devrait consommer (un peu) moins que le diesel équivalent.

Payer 500 euros par mois pour un pot de yaourt dont la vocation se limite à rouler quelques km en ville, voilà où nous mène la “croissance verte”. Rappelons aux futurs propriétaire qu’un abonnement annuel aux transports en communs de l’agglomération de Metz coûte 33.60 euros par mois, alors qu’à Paris, un “pass navigo 6 zones”, qui couvre l’ensemble des transports publics d’Ile de France, coûte 123.60 euros.

[Tiens, au fait, la voiture à air comprimé n’est encore pas sortie cette année !]



46 thoughts on “Peugeot sauve la planète !

  1. Je ne sais pas si les décroissants ricanent ou si les ricaneurs décroissent, mais il faut quand même avouer que leur gourou fait (un tout petit peu) plus parler de lui. Ariès Président. (Y’en a un, dont le nom commence et finit par “tou” mais qui n’est pas un toutou, qui va encore s’énerver… au minimum.)

    8 heures pour recharger les batteries et ne pouvoir faire que 80 bornes ?! On va plus vite en vélo, voire à pied pour les bons coureurs !

  2. *Il en va de même pour toute ville. Il est impossible de circuler à plus de 20 km/h de moyenne dans le lacis de rues, avenues et boulevards entrecroisés qui, à ce jour, étaient le propre des villes. Toute injection de véhicules plus rapides perturbe la circulation urbaine en provoquant des goulots, et finalement le paralyse.

    Si la voiture doit prévaloir, il reste une seule solution : supprimer les villes, c’est-à-dire les étaler sur des centaines de kilomètres, le long de voies monumentales, de banlieues autoroutières. C’est ce qu’on a fait aux Etats-Unis. Ivan Illich (Energie et Equité. Ed. Le Seuil) en résume le résultat en ces chiffres saisissants : « L’Américain type consacre plus de mille cinq cents heures par an (soit trente heures par semaine, ou encore quatre heures par jour, dimanche compris) à sa voiture : cela comprend les heures qu’il passe derrière le volant, en marche ou à l’arrêt ; les heures de travail nécessaires pour la payer et pour payer l’essence, les pneus, les péages, l’assurance, les contraventions et impôts… A cet Américain, il faut donc mille cinq cents heures pour faire (dans l’année) 10 000 km. Six km lui prennent une heure. Dans les pays privés d’industrie des transports, les gens se déplacent à exactement cette même vitesse en allant à pied, avec l’avantage supplémentaire qu’ils peuvent aller n’importe où et pas seulement le long des routes asphaltées. »

    Il est vrai, précise Illich, que dans les pays non industrialisés les déplacements n’absorbent que 2 à 8 % du temps social (ce qui correspond vraisemblablement à deux à six heures par semaine). Conclusion suggérée par Illich : l’homme à pied couvre autant de kilomètres en une heure consacrée au transport que l’homme à moteur, mais il consacre à ses déplacements cinq à dix fois moins de temps que ce dernier. Moralité : plus une société diffuse ces véhicules rapides, plus - passé un certain seuil - les gens y passent et y perdent de temps à se déplacer. C’est mathématique.*

    Extrait de L’idéologie sociale de la bagnole. Texte d’André Gorz 1973
    Sur Velorution :

    http://www.velorution.org/articles/529.html

    Va falloir penser à vivre autrement.

  3. Super, il y a un point supplémentaire à propos des délocalisations. On peut craindre que dans un futur pas trop lointain, il n’y ait plus de production industrielle dans les pays riches et que tous les produits manufacturés soient importés (enfin, encore plus qu’aujourd’hui). Il n’y a que des ânes bâtés, genre Harlem “pas-vraiment-globe-trotter” Désir, qui croient qu’on résistera parce qu’on fait de “la qualité” et qu’on “innove”. Pour s’en convaincre, relire ton article.

    Mais, on arrête pas le progrès et il y a quelques semaines, j’ai entendu un reportage sur une radio publique où un chef d’entreprise qui avait délocalisé en Chine il y a quelques années, avec subventions à la clé, était en train de re-localiser sa production parce qu’il était “difficile de coordonner les activités à distance” (et il a trouvé ça tout seul) ! Le point intéressant est que l’état (ou le conseil général ou régional) lui verse une subvention pour re-localiser. Elle est pas belle la vie ?

    • Rien de bouveau sous le soleil.

      Le capitalisme sauvage, c’est génial, mais faudrait pas croire que c’est le profit, qui fait tourner tout ça. C’est en grande partie l’argent distribué par les contribuables à ces compagnies qui permet au capitalisme d’être si florissant.

  4. Pour ceux qui souhaite quand même un véhicule électrique pour leur déplacement. Il existe le vélomobile électrique.
    Pour le prix d’une li-IOn, on peut se payer entre 4 et 7 vélomobile équipé et prêts à rouler. Leur autonomie varie de 80 à 150km pour une vitesse moyenne de 40km/h (soit bien plus que nécéssaire en ville)
    En plus on est aussi bien protégé de la pluie qu’en voiture pour une consommation 50x moindre.
    Et c’est au point depuis déjà quelques années…

    Personnellement, un bon vélomobile sans assistance me convient parfaitement pour la vie de tous les jours et une bonne part de mes vacances.

  5. “une électronique sophistiquée qui va immanquablement, Peugeot n’étant pas Toyota, tomber en rade à tout bout de champ” => ok, l’ambiance “propos de bistro”, c’est sympa. Mais faudrait quand même éviter de choisir Toyota comme modèle de fiabilité…

  6. sans parler de l’énergie grise … de tout ce qui a été nécessaire pour fabriquer cette voiture.
    Du sang et des larmes.
    Voila ce qui nous attends pour la prochaine génération.
    Et les cadres et autres classe “sup” qui continuent d’alimenter la bulle immobilière en se croyant plus malin que les autres …

  7. Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.

    La chose est assez communément admise, s’agissant des villas sur la côte. Aucun démagogue n’a encore osé prétendre que démocratiser le droit aux vacances, c’était appliquer le principe : Une villa avec plage privée pour chaque famille française. Chacun comprend que si chacune des treize ou quatorze millions de familles devait disposer ne serait-ce que 10 m de côte, il faudrait 140 000 km de plages pour que tout le monde soit servi ! En attribuer à chacun sa portion, c’est découper les plages en bandes si petites - ou serrer les villas si près les unes contre les autres - que leur valeur d’usage en devient nulle et que disparaît leur avantage par rapport à un complexe hôtelier. Bref, la démocratisation de l’accès aux plages n’admet qu’une seule solution : la solution collectiviste. Et cette solution passe obligatoirement par la guerre au luxe que constituent les plages privées, privilèges qu’une petite minorité s’arroge aux dépens de tous.

    Ça, c’est le début du texte d’André Gorz. Faut aller le lire en entier ici :
    http://www.velorution.org/articles/529.html

  8. La Ion embarque 16kWh d’énergie pour 100km d’autonomie d’après les premiers essais des magazines automobiles.

    En énergie primaire : 16*2,58=41,3kWhep

    Comparons à la 107 1.0L essence : 4,6L/100km soit 46kWh/100km.
    Si on rajoute l’énergie grise de l’essence ça donne 46*1,3=59,8kWhep

    Soit 31% de gain de consommation entre une essence et une électrique. On obtient le même chiffre entre la Renault Fluence DCI et électrique.

    Voilà c’était pour compléter un peu ton billet avec des chiffres. Pour ceux qui répondraient que les voitures électriques seront alimentées avec les éoliennes et les panneaux solaires qu’on installe : moi je répond que sans les voitures électriques on les installerait aussi donc toutes les bagnoles électriques seront alimentées par les compléments aux renouvelables. C’est à dire nucléaire, gaz et charbon.
    En résumé avec l’électrique on gagne donc 30% de conso en rajoutant une pression sur les gisements de lithium, en dilapidant l’argent public (5000€ de subvention à l’achat d’une voiture! Un scandale!!), sans parler du coût du réseau de recharge qu’il va falloir développer et des pic de conso sur le réseau quand tout le monde rechargera sa tuture écolo.

    • HEIN ????
      Comment ça 30% de gains ???
      Et l’énergie grise de l’électricité ?
      parce que tu crois que depuis la centrale jusqu’a la batterie de la voiture c’est du 100% ??? (sans compter le rendement de la centrale elle même !!!)
      Le rendement global doit être de 40% a vu de nez (en fait je n’en sais rien, mais c’est surement pas folichon).
      Donc faut refaire le calcul avec ce paramètre sans compter tout l’infrastructure à mettre en place !

      • Euh… faut lire ce que j’écris.
        J’ai pris le coefficient de 2,58 généralement admis pour passer de l’énergie finale électrique à l’énergie primaire. 1/2,58=38%. Ce rendement comprend les pertes à la centrales ainsi que les pertes en ligne.
        J’ai été gentil avec la voiture électrique je n’ai pas compté les pertes internes (rendement batterie de 90% et pertes aux transformateurs).

        • Ha ok, autant pour moi.
          Ben en fait, c’est la perte thermique du moteur a explosion qu’on enregistre au final qui fait la différence de rendement. D’ou le léger gain de l’électrique qui chauffe beaucoup moins.
          Du coup, c’est aussi ce que permet le moteur pantone … récupérer la chaleur du pot d’échappement pour casser des molécules d’eau et réinjecter l’hydrogène dans le circuit à explosion (20% de gain env).
          Mais bon, pour revenir a l’électrique payer 4X plus cher pour 4X moins de distance … ca restera longtemps un gadget de bobos.

          Ceci dit, éclairez ma lanterne, l’énergie grise, pour moi, c’est le coût de fabrication, de transport, de maintenance, donc, il y a aussi une énergie grise en plus de la primaire pour l’électrique, non ?
          Pour moi l’énergie primaire c’est juste l’énergie en TEP (charbon ou autre) avant transformation électrique. Donc énergie grise a rajouter sur le calcul “électrique”. Non ?
          C’était ca le sens de ma remarque.

          • Je ne sais pas si l’énergie grise du combustible de la centrale thermique est inclut dans le coefficient 2,58. Je pense que oui, mais si ce n’est le cas il doit falloir majoré par un facteur compris entre 1,1 et 1,3 étant donné l’économie d’échelle sur la distribution aux centrales comparée aux stations services.

          • Je ne sais pas si l’énergie grise du combustible de la centrale thermique est inclut dans le coefficient 2,58

            2,58, soit un rendement de 38,75%, ça paraît proche de la valeur théorique pour une machine thermique comme celles des centrales au charbon, gaz ou mazout.

            Il est fort improbable, pour ne pas dire plus, que ça inclue le coût en énergie de l’extraction, du traitement, du transport du combustible, encore moins celui de la réparation des dégâts environnementaux.

            Après ça, il faudra encore compter les pertes dans les lignes et les transformateurs, qui sont loin d’être négligeables, et qui augmentent comme les distances entre les sites de production et les lieux de consommation.

          • Te revoilà, Enjolras ? ;-)

            Au temps pour moi voulait dire, pour les musiciens, « on reprend à la mesure où j’ai foiré ».

            En dehors de la musique : « La graph. autant pour moi est plus cour.: Autant pour moi! Où donc aussi, Avais-je la cervelle éparse? (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 157). » (En gros, pan sur mon bec !)
            nous dit le TLF. Donc tout le monde a raison, je n’ai pas réagi.

          • @ Touchatout :

            Les pertes en ligne dans toute la France sont d’environ 13TWh soit 2,5% de la production. Les pertes de transport sont extrêmement négligeables par rapport aux pertes de production.

            Le chiffre de 38,75% comprend les pertes en chaleur aux centrales thermiques (nuke, charbon, gaz et fioul) ainsi que les pertes en ligne (source Ademe).
            C’est une moyenne car les nouvelles centrales au gaz tapent entre 50 et 60% de rendement et les vieilles nucléaires de 40 ans dans les 30%.

  9. C’est pas demain que le smicard va
    troquer sa 107 pour une Ion,

    euh, moi des smicards , j’en ai plein la cité … et y a pas une seule 107 …

    y roulent tous dans de vieilles bagnoles pourries genre Super5, 205, ou pire … et y roulent pas “par gout du luxe” , juste pour aller se faire tondre les os par quelques négriers … le négrier adorant implanter les usines à tondre dans des lieux oubliés des transports en communs , et adorant de tout façon commencer la tonte à des heures ou des bus, ben y en a pas !!!

    enfin, en même temps, je dis ça , je dis rien , le ouebbe aussi est “comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple.” …

    • le ouebbe aussi est “comme les châteaux ou les villa sur la Côte

      Pas vraiment comparable, si on calcule le coût du ouèbe en heures de travail comme Ivan Illitch le fait pour la bagnole.
      Pas vraiment comparable non plus sur l’autre point que considère André Gorz : son utilité augmente avec le nombre d’utilisateurs, contrairement à la bagnole.

      Il reste que le ouèbe est effectivement un luxe si on considère le niveau de vie de la plus grande partie de la planète.

  10. Ouais, mais le ouèbe a une capacité de déploiement sans commune mesure avec un réseau (auto)routier, et ayant trainé dans au moins deux pays (pérou et mauritanie) avec des salaires à pleurer (pour nous), j’ai jamais eu de mal à rester connecté pour pas très cher…

  11. Greenwashing plus modeste, des graines d’engrais vert pour petit jardin, importées de Pologne par “Semences VERTES” enrobées de chépakoi (ils sont muets sur le produit) et vendues par Gamm VERT. Allez voir leurs deux sites, plus VERT tu meurs.

    Pour ceux qui ne connaissent rien au jardinage, précisons qu’enrober (d’insecticide probablement) des graines d’engrais vert (technique connotée bio) destinées en plus à un petit jardin (même non bio) est un non sens total (quels insectes, pour quel dommage?). Que tout le “packaging” couleur et texte est calculé pour “faire” bio et attraper le gogo négligent (moi en l’occurrence). Qu’il s’agit d’un engrais vert (la phacélie) apprécié des abeilles, or l’insecticide de la graine passe dans la fleur.

    En prime, vol sur le produit: sur les 500 grammes annoncés, 250 grammes d’enrobage, 250 grammes de graines.

      • Normalement un enrobage sert à améliorer la conservation des semences et à assurer
        le premier apport nutritionnel de la plante. L’enrobage favorise la germination et peut être insecticide. Si c’est du bio, l’insecticide en question devrait plutôt être un amérisant (type granulés contre limaces tolérés en culture bio).

    • Merci pour l’info, culivetonjardin. Je vens de zyeuter le paquet de phacélie que j’avais acheté dans les mêmes conditions que toi.

      Caillard eco jardin … Que du baratin bio sur la boite et cette petite mention minuscule “graines enrobées”.

      Mes excuses pour le hors-sujet SN, mais nom de Dieu ils sont forts, pour l’entubage ! (et hop ni vu ni connu, je rejoins le fil du billet)

    • des graines d’engrais ??? cékoica ?

      Des graines, je sais à peu près ce que c’est, ca doit être les machins qu’on met dans la terre quand le soleil revient après, l’hiver, qu’on arrose, et qui donnent des tomates, ou quelquefois des carottes ou des radis pendant l’été.

      De l’engrais, je sais aussi ce que c’est. C’est ce qu’on est obligé de mettre quand on use tellement la terre que même les mauvaises herbes elles veulent plus pousser dessus.

      Mais alors des graines d’engrais… Là, je reste dubitatif.

    • Mince alors, les émoticones de l'éditeur ne s'affichent pas dans le commentaire final !
      Je t'avais mis un clin d'oeil, Tassin, après le "zexpert". Ben voui, je prends mes précautions, y'a comme de la tension dans l'air ces jours-ci.
      Plus sérieusement, je n'ai pas pris le temps de vérifier si La Libre Belgique appartenait à Chavez. J'espère donc que ce journal est un minimum sérieux. ;-)

  12. Ca me semble un peu élevé mais j'imagine que si on laisse tous ses appareils en veille ce chiffre de 10% est largement atteint!
    Par exemple une TV : 200W en marche 2h par jour et 1W en veille 22h par jour ça fait 400Wh contre 22Wh soit un peu plus de 5% de sa conso.
    Un ordi c'est pire pluisque la plupart du temps seul l'écran est en veille.

    • Attention ! Les télés et les ordinateurs ne représentent pas 100% du parc d'appareils consommateurs, loin de là.
      Le chauffage (et la clim pour l'été) est un des plus gros consommateurs, grâce à la propagande d'EDF.
       
       

Laisser un commentaire