De retour ? Quelle blague ! C’est juste une manière de faire un titre accrocheur ! En fait, malgré les apparences, le Peak Oil n’est jamais parti. Et pire, nous devrons vivre avec jusqu’à la fin de nos jours. Et je ne parle même pas de nos enfants…
Rappelez-vous, c’était à l’été 2008. Poussé par la spéculation et par une demande qui tangentait les limites de l’offre, le prix du précieux liquide s’envolait. Près de 150 euros le baril. Et les prix du carburant à la pompe suivaient le même chemin. C’est la première fois que le kilométrage moyen de l’automobiliste français a commencé à chuter, en même temps que les ventes de bagnoles, préfigurant un scénario qui ne manquera pas de se reproduire dans le futur.
A cette époque, j’ai écrit plusieurs billets sur le Peak Oil. C’était mon dada. Ce qui m’a fait comprendre que la vie de demain n’aurait plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui, et que pour avoir une chance d’affronter le problème avec quelques chances d’y survivre, il allait falloir s’y préparer un minimum. Le truc qui fait forcément voir la vie autrement. Un peu comme un gamin qui apprend brutalement que le Père Noël n’existe pas.
A cette époque, tout le monde parlait d’écologie, même les moins écologistes. Même Sarkozy, c’est dire. Il amusait la galerie avec son fameux “Grenelle de l’environnement”, qui s’est bien entendu avéré, comme la quasi totalité des mesures à visée médiatique, être une totale foutaise. Mais n’anticipons pas. On parlait aussi à mots couverts de la fin de l’ère du pétrole, en disant bien sûr qu’il faudrait s’y préparer, mais tout en entretenant l’idée que c’était encore loin, et en continuant en attendant à mener la politique qui nous conduit droit dans le mur.
Et puis… Zorro la crise® est arrivée. Qui a tout balayé. Les financiers jouaient avec des milliards imaginaires qui n’existaient pas encore, mais qui leur ont pété à la gueule. Puis ils se les sont fait rembourser par les pauvres et les contribuables lambdas du monde entier, dont un nombre colossal s’est retrouvé au chômage voire dans la misère. Enfin, ils sont redevenus comme avant, tout aussi arrogants. Ils ont déjà recommencé leurs conneries. Jusqu’à la prochaine crise, donc.
Le traumatisme de la crise® financière, puis de la crise® économique et sociale qui a suivi, a été tel qu’il a balayé à peu près tous les autres problèmes. À commencer par les velléités écologiques de Sarkozy, jetées aux orties avec un empressement inversement proportionnel à la force de ses convictions dans ce domaine. Attention, les gars, on ne rigole plus, maintenant. Il s’agit désormais de sauver l’économie mondiale, alors vous m’excuserez, mais vos histoires d’arbres et de petits oiseaux, ça attendra…
De plus, les cours du pétrole ont brutalement chuté, autant par la baisse (de quelques pourcents…) de la consommation consécutive à la crise® que par le retrait brutal des billes des spéculateurs, qui ont vendu en panique tout ce qu’ils possédaient, faisant simultanément chuter les valeurs boursières comme les matières premières.
Ainsi, le baril depétrole est aujourd’hui sous les 80 dollars (même si on n’achète plus aujourd’hui qu’1 dollar 25 avec un euro au lieu de 1 dollar 50 il n’y a pas si longtemps) et le gasoil est sous les 1 euro au Luxembourg, et sans doute à 1 euro 10 ou 15 en France.
Bref tout va bien. Pas pour l’économie, mais pour le pétrole. D’autant que grâce à notre bon gouvernement qui se met en quatre pour soutenir notre “vaillante” industrie automobile en voie de délocalisation totale, les constructeurs ont reçu des aides colossales, et leurs produits ont été subventionnés à grands coups de “prime à la casse”, “bonus écologique”, rabais marketing et autres foutaises.
Quant au réchauffement climatique, la seconde mamelle de la catastrophe énergétique, celle qui empêche de remplacer le pétrole par le charbon, il a aussi du plomb dans l’aile, torpillé par le ratage du sommet de Copenhague, et par une campagne mondiale de dénigrement des chercheurs du GIEC. “Arrêtez de me faire rigoler avec votre réchauffement climatique, vous avez vu le mois d’août pourri qu’on a eu ?”.
Enfin, la clique sarkozyste et ses génies comme Hortefeux, Besson ou Bachelot ont su trouver des sujets de remplacement, comme la grippe A, la coupe du monde de foot, et en ce moment les débats ineptes autour des Roms et des zétrangers qui viennent manger le pain des Français. Même ici, l’écologie a été délaissée au profit de sujets plus “actuels”, plus porteurs, plus futiles aussi.
Bref, vous êtes bien gentils avec votre Peak Oil, mais laissez-nous tranquille on n’a pas que ça à foutre.
Sauf que… Pendant ce temps-là, la situation a évidemment continué à évoluer comme les théoriciens du sujet l’ont prévu, la production plafonne, la consommation est obligée de croître pour suivre la sacro-sainte croissance, chère à la quasi totalité de nos politiciens, Cohn Bendit, Mélenchon et Besancenot compris…
Coup de tonnerre (fort discret, certes, bien dissmulé par le raffut autour des Roms ou de Laurent Blanc) ces derniers jours avec cet article paru sur le site du Spiegel, hebdomadaire allemand dont le gauchisme n’est pas exacerbé. Or il nous révèle que l’armée allemande étudie le sujet de près, et qu’une étude émet des hypothèses qui font froid dans le dos.
Devant l’impossibilité de trouver l’article en Français, je me suis attelé à sa traduction approximative mais complète. Les germanophones vont me couvrir d’injures, mais ça vaut toujours mieux que de se contenter des ridicules traductions de Google !
“Une étude de l’armée allemande met en garde contre une dramatique crise pétrolière
Les marchés qui se cassent la figure, les démocraties qui vacillent, l’Allemagne qui perd de sa puissance globale : une étude d’un Think Tank de l’armée allemande analyse comment la baisse de la production pétrolière influerait sur l’économie mondiale. Ce document à usage interne révèle pour la première fois comment une crise énergétique imminente préoccupe les militaires.
Hambourg. Les experts en énergie désignent sous le nom de Peak Oil le moment à partir duquel les réserves globales de pétrole vont progressivement diminuer et la production atteindre son maximum. Une crise durable d’approvisionnement menace, et cette seule crainte peut provoquer des turbulences sur le marché des matières premières et sur les bourses.
Le sujet est politiquement si explosif qu’il est remarquable qu’une institution comme l’armée allemande utilise simplement le terme de “Peak Oil”. Mais une étude de l’armée allemande, qui est apparue sur différents blogs, va encore beaucoup plus loin.
Le “Service d’analyse du futur”, un think tank qui fait partie du “centre de transformation de l’armée allemande” a pour la première fois analysé l’aspect politique de sécurité du problème du Peak Oil.
Les auteurs, sous la direction du Lieutenant Colonel Thomas Will, décrivent en des termes dramatiques les conséquences d’un épuisement irréversible des matières premières.
Ils mettent en garde contre une modification de l’équilibre global du pouvoir, contre de nouvelles relations de dépendance, contre une perte d’influence des nations industrielles européennes, contre l’effondrement total des marchés, contre de graves crises politiques et économiques.
L’étude, dont l’authenticité a été confirmée au Spiegel Online par des sources proches du gouvernement, n’était pas destinée à être publiée. Il ne s’agirait que d’un brouillon, un point de vue purement scientifique, qui n’a pas encore été revu par le ministère de la Défense ou d’autres organes gouvernementaux.
L’auteur principal, Will, a refusé de répondre aux questions sur cette étude. Il est cependant peu probable que l’armée allemande ou le gouvernement aient eu l’intention de publier ce document tel quel. Mais cette étude démontre a quel point le gouvernement allemand est déjà préoccupé par le problème du Peak Oil. [NDT : il y en a de ce côté-ci du Rhin qui feraient bien de lâcher un peu les Roms pour s’en préoccuper aussi…]
Des similitudes avec des activités en Grande Bretagne
Cet incident présente des similitudes avec un autre qui a eu lieu en Grande Bretagne. Pas plus tard que la semaine précédente, le Guardian avait rapporté que des documents secrets du ministère britannique de l’énergie et du changement climatique (DECC) semblent montrer que le gouvernement britannique est plus préoccupé qu’il ne veut bien l’admettre par une future crise de l’approvisionnement.
En conséquence, le DECC, la Banque d’Angleterre, le ministère de la défense britannique et des représentants de l’industrie étudieraient un plan de crise qui traite des conséquences d’une possible pénurie d’approvisionnement.
Le Spiegel Online a eu accès aux questions posées lors de groupes de travail sur le fameux Peak Oil à des experts en énergie. Un porte-parole du DECC s’est efforcé de calmer le jeu. L’enquête serait de la routine, a-t-il déclaré au Guardian. Elles n’auraient aucune implication politique. L’étude de l’armée allemande pourrait également ne pas avoir de conséquence politique immédiate. Mais elle montre que le gouvernement craint que la pénurie puisse se produire rapidement.
C’est ce qu’écrit l’étude, il y a “une certaine probabilité que le Peak Oil se situe vers l’année 2010 et ses implications pour la sécurité sont attendus avec un décalage de 15 à 30 ans. La prédiction de l’armée allemande est compatible avec les prédictions de scientifiques bien connus qui estiment que la production mondiale de pétrole a déjà atteint son maximum ou l’atteindra cette année.
Défaillance du marché et réaction en chaîne globale.
Les impacts politiques et économiques du Peak Oil en Allemagne ont donc été pour la première fois étudiés en détail. L’expert en pétrole Steffen Bukold a analysé et résumé les résultats de l’étude de l’armée allemande. Voici un résumé des points principaux.
Le pétrole déterminera la puissance : le Centre de Transformation de l’armée allemande écrit que le pétrole deviendra un facteur décisif dans le dessin du paysage des relations internationales : “L’importance relative des pays producteurs de pétrole dans le système international va grandissant. Ces pays utilisent les avantages qui en découlent pour accroître l’étendue de leurs politiques nationale et internationale, et s’établir en tant que puissances régionales nouvelles ou en plein renouveau, et même dans certains cas en tant que puissance globale de premier plan.
Importance croissance des exportateurs de pétrole : pour les importateurs de pétrole, plus de concurrence pour la possession des ressources entraînera une augmentation du nombre des pays qui se battront pour obtenir les faveurs des pays producteurs. Pour ces derniers, cela ouvre des d’opportunités qu’ils peuvent utiliser pour atteindre des buts politiques, économiques ou idéologiques. Cette opportunité ayant une durée limitée, “il pourrait en résulter une affirmation forte des intérêts nationaux de la part des pays producteurs de pétrole”.
Politique en place sur les marchés : le centre de transformation de l’armée allemande s’attend à ce qu’une crise de l’approvisionnement provoque un recul de la libéralisation du marché de l’énergie. “La proportion de pétrole négociée sur le marché global et librement accessible va diminuer puisque davantage de pétrole sera négocié à travers de contrats entre deux pays”, conclut l’étude. Et poursuit en disant qu’à long terme, le marché global du pétrole ne pourra plus suivre les lois du marché libre que d’une manière restreinte. “Accords bilatéraux de fournitures sous conditions et partenariats privilégiés, comme ceux qu’on a pu observer avant les crises pétrolières des années 1970, reviendront au premier plan.”
Défaillance des marchés : les auteurs dépeignent un sombre tableau des conséquences d’une pénurie de pétrole. Comme le transport de marchandises dépend du pétrole brut, le commerce international pourrait être l’objet de hausses de taxes colossales. ” Des interruptions dans l’approvisionnement de denrées vitales pourraient se produire”, en conséquence, par exemple dans les denrées alimentaires. Le pétrole est utilisé directement ou indirectement dans la production de 95% de tous les biens industriels. Des hausses brutales de prix pourraient donc être observées dans la plupart des industries et à toutes les étapes de la chaîne de l’approvisionnement industriel. “À moyen terme, le système économique global et toutes les économies nationales de marché s’écrouleraient”.
Retour à l’économie planifiée : puisque la quasi totalité des secteurs de l’économie dépendent fortement du pétrole, le Peak Oil pourrait conduire à une “défaillance partielle ou totale des marchés”, dit l’étude. “Une alternative concevable serait un rationnement gouvernemental, une allocation de denrées importantes ainsi que la mise en place de plans de production et autres mesures coercitives de court terme pour remplacer les mécanismes de base des marchés en temps de crise.”
Réaction en chaîne globale : “une restructuration de la fourniture du pétrole ne sera pas possible équitablement dans toutes les régions du monde avant le début du Peak Oil”, dit l’étude. Il est probable qu’une grand nombre de pays ne seront pas en mesure de faire à temps les investissements nécessaires”, ou avec “une ampleur suffisante”. S’il y avait des effondrements économiques dans certaines régions du monde, l’Allemagne pourrait être affectée. L’Allemagne n’échapperait pas à la crise des autres pays, tant elle est liée à l’économie globale.
Crise de légitimité politique. L’étude de l’armée allemande relève aussi l’inquiétude pour la survie de la démocratie elle-même. Une partie de la population pourrait percevoir le bouleversement déclenché par le Peak Oil comme une “crise systémique généralisée”. Ceci créerait un espace pour des alternatives idéologiques ou extrémistes aux formes existantes de gouvernement. Une fragmentation des populations affectées est probable, et “pourrait dans des cas extrêmes conduire à des conflits ouverts”.
Les scénarios soulignés par le centre pour la transformation de l’armée allemande sont drastiques. Encore plus explosif politiquement, il y a les recommandations au gouvernement que des experts en énergie ont mises en avant sur la base de ces scénarios. Ils affirment que les “États dépendants des importations de pétrole” seront obligés de “faire preuve de plus de pragmatisme à l’égard des pays producteurs de pétrole dans leurs politiques étrangères”. Les priorités politiques devront être d’une certaine manière subordonnées, disent-ils, à la question prioritaire de la sécurisation de l’approvisionnement en énergie”.
Exemple : l’Allemagne devra être plus flexible vis à vis des objectifs de politique de la Russie. Elle devra également avoir plus de retenue dans sa politique à l’égard d’Israël, afin d’éviter de s’aliéner les pays producteurs arabes. Le soutien inconditionnel à Israël et son droit à l’existence est actuellement une pierre angulaire de la politique étrangère de l’Allemagne.
Les relations avec la Russie, en particulier, sont d’une importance fondamentale pour l’accès de l’Allemagne au pétrole et au gaz, dit l’étude. “Pour l’Allemagne, cela implique de louvoyer entre des relations stables et privilégiées avec la Russie et la sensibilité de ses voisins de l’Est. Autrement dit, l’Allemagne, si elle veut garantir sa propre sécurité énergétique, devrait s’accomoder des objectifs de politique étrangère de Moscou, même si cela revient à dégrader ses relations avec la Pologne et les autres pays d’Europe de l’Est.
Le Peak Oil aurait aussi de profondes conséquences sur l’attitude de Berlin à l’égard du Moyen Orient, selon l’étude. “Un réajustement de la politique allemande au Moyen Orient… au profit de relations plus intensives avec les pays producteurs tels que l’Iran ou l’Arabie Saoudite qui détiennent les plus importantes réserve de pétrole conventionnel de la région, pourrait provoquer des tensions dans les relations germano-israéliennes, en fonction de l’ampleur du changement de politique”, écrivent les auteurs.
Le ministre de la défense n’a pas souhaité répondre au questions du Spiegel Online à propos de cette étude”.
Voilà voilà…
En résumé : guerres, écroulement économique, privations, famines, émeutes, dictatures, sang, larmes…
En voilà un beau programme ! Les pays occidentaux, qui soutiennent aveuglément l’État d’Israël et tolèrent son attitude inqualifiable vis à vis de la Palestine et tolèrent ses crimes de guerre, pourraient tourner leur casaque pour aller lécher le cul des pays producteurs de pétrole, fût-ce l’Iran… Quel cynisme !
Et encore, le vocabulaire est policé, il s’agit tout de même de militaires… Des gens qui programment le dispositif technique préalable au bombardement d’une ville ennemie ne peuvent évidemment pas avoir les mêmes mots ni le même point de vue que les pauvres qui vivent le bombardement de dessous…
Il est évident que nos ridicules et scandaleux petits politiciens de pacotille actuels (et pas seulement les nôtres, tous les autres sont plus ou moins pareils) auront, par leur incompétence, leur inconséquence et leur irresponsabilité, une lourde responsabilité dans les drames à venir. Ce sujet est sans doute trop important pour qu’ils s’abaissent à en parler…
Dans cette optique, ce que l’étude allemande appelle en frémissant une “crise de la légitimité politique” et “un espace pour des alternatives idéologiques ou extrémistes aux formes existantes de gouvernement”, serait plutôt un espoir… Car les idéologues extrémistes les plus dangereux, ce sont les ultralibéraux qui sont actuellement au pouvoir, ces incapables qui nous envoient dans le mur, en accélérant et en klaxonnant… Qu’ils laissent la place à des personnes responsables, plus sensibles à la survie et au bien être des citoyens ordinaires qu’à celui des banques d’affaires de Wall Street ou des Iles Cayman, ce serait plutôt positif.
La fin du pétrole est CERTAINE et même TRES PROCHE. Elle signifie la fin de la croissance sur laquelle reposent toutes les politiques occidentales actuelles. Il conviendrait donc DES A PRESENT (et c’est sans doute déjà trop tard) de PRENDRE D’URGENCE DES MESURES DRASTIQUES ET FONDAMENTALES DE REORGANISATION DE LA SOCIETE. Ne serait-ce que pour amortir le choc. Au lieu de cela, on continue à psalmodier “la croissance, la croissance, la croissance”, à glorifier un mode de vie con-sumériste débilifiant et incompatible avec l’avenir, à subventionner de manière insensée l’industrie automobile, et… à pourfendre les Roms.
[PS : Merci au lecteur de ce blog qui m’a envoyé le lien sur l’article du Spiegel]












preum’s
Est-ce pour ça qu’Angela revoit ses positions sur le nucléaire?
C’est pour cela qu’Obama a signé pour le pétrole Offshore quelques jours avant la catastrophe BP !
Bien sur !
Les rapports officiels de l’AIE notamment ou l’APSO ont déjà sonné l’alarme. Donc les politiques commencent à réagir, avec dans les mains un peuple drogué au pétrole et environ 30 ans de retard.
Manicore nous donne 2 ans encore pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.
http://www.manicore.com/documentation/articles/maintenant.html
C’est un des meilleurs sites sur le pic oil, avec solutions.
Un autre lien sur le sujet : http://petrole.blog.lemonde.fr/peak-oil-le-dossier
Qui reprend et traduit également l’article du Spiegel, et pas mal d’autres. Ce qui accroit encore la sensation de vide face aux réflexions sur le sujet en France…
Si on était naïf, on pourrait effectivement croire que les Allemands s’offrent un petit répit pour programmer une diminution drastique de leur consommation
Mais c’est juste pour repousser le mur de quelques mètres…
Pour parler de sujets plus futiles (second degré), lisez tous “le Canard Social”, par exemple: http://www.lecanardsocial.com/Article.aspx?i=193
La fin du pétrole n’est pas certaine. C’est la contreverse sur l’origine biotique ou abiotique du pétrole. Certains prétendent que les Russes creusent en Sibérie à 12km de profondeur et extraient du pétriole abiotique en quantité. Les puits creusés dans le golfe du Mexique étaient censés être la réponse des ricains aux russes: ils essayaient eux aussi de creuser à 11km de pronfondeur, sauf qu’ils le faisaient sous l’eau et que ça leur a pété à la figure.
Le problème énergétique est le problème crucial qui nous rend dépendants du pouvoir. La solution: l’énergie libre. Si l’énergie libre et gratuite était mise à la disposition des populations, cela résoudrait le problème de la faim, le problème de notre dépendance face aux financiers, le problème des guerres impérialistes.
Les solutions d’énergie gratuite existe, mais les scientifiques engagés dans ce domaine sont systématiquement assassinés depuis plus de 100 ans.
Exigeons l’énergie libre!
Demand free energy.
Une belle petite théorie du complot comme je les aime
L’énergie libre : ça n’existe pas, et le pétrole abiotique c’est une théorie Russe qui n’a jamais été vérifiée. Et si elle était vraie, on serait vraiment dans la merde car ça voudrait dire que le pétrole est bien plus abondant qu’on le croit, donc croissance garantie pendant encore quelques décennies…
Elle n’est pas certaine en théorie, elle est déjà arrivée dans la pratique.
Il suffit pour s’en convaincre de regarder les courbes de la consommation US, les courbes de la production mondiale.
Ca fait 5 ANS que la production stagne à 84 Mbs.
Il existe des solutions théoriques et des pites de remplacement, du genre le Thorium ou l’hydrogène. Le problème c’est que ces technos sont chère et qu’il faut compter 50 ans avant qu’elles ne puissent pénétrer et imprégner un pays.
Dans l’intervalle, il n’y a rien.
On a 30 ans de retards qu’on a gaspillé en excès en tout genre, comme les voitures individuelles et autre abérations du genre :
http://www.fsl-nancy.fr/IMG/jpg/ATT1.jpg
La crise du pétrole est déjà là et a déjà changé la face du monde et continue. C’est crise qui embrase le Moyen Orient depuis des décennies et c’est cette crise qui est en train de défigurer l’Amérique du Sud et l’Afrique, affamant les populations pour produire des substitues “vert” : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/34-civilisation-categorie/608-agrocarburants-la-ruee-vers-lafrique
@gabuzo : “l’énergie libre existe” : c’est facile à dire, c’est alléchant à lire, mais c’est complètement illusoire. On vit dans un monde fini et le mirage de l’énergie illimitée n’existe évidemment pas.
Attention à ne pas se retrancher derrière ce genre de croyance pour ne pas regarder en face l’énorme crise énergétique (et tout ce qui en découle) qui arrive droit devant nous (encore quelques mois ? années ? sûrement pas beaucoup plus).
Les aliments que nous mangeons sont produits via du pétrole (engrais, fongicide, engins mécaniques, …), transportés via du pétrole, stockés via du pétrole (ou autre énergie fossile), transformés via du pétrole, etc. Et c’est valable pour toute notre vie “moderne” : habitation, chauffage, éducation, transport, loisirs, boulot, …
L’énergie libre et infinie existe : le soleil. Simplement, c’est son usage qui n’est pas adapté pour tout. On ne manquera pas d’énergie à l’avenir, mais on manquera de “continuité” dans l’approvisionnement, ce qui revient à peu près au même.
Mais quand on dit “nous sommes dans un monde fini”, c’est un peu faux, puisque certaines ressources sont, heureusement, renouvelables.
Pas du tout l’énergie issue du Soleil est loin d’être infinie.
Si je me souviens bien, ce que la planète reçoit du Soleil chaque année représente 7000 à 8000 fois la consommation mondiale annuelle d’énergie.
Comme on ne peut en prendre qu’une petite partie au risque d’encore plus dérégler le climat (combien peut-on en prendre 0,1% ?), ça nous laisse 7 à 8 fois nos besoins actuels. Il ne faut pas oublier non plus de compter le rendement des panneaux solaires et les pertes dûes au transport de l’électricité. Bref, en fait on n’est pas si loin de la limite si on voulait exploiter l’énergie venant du Soleil, de manière reponsable.
Je me souviens également avoir lu un article expliquant comment certains scientifiques recherchaient des vies extra-terrestres très avancées. Leur hypothèse étaient que, ayant besoin d’énormément d’énergie, les extra-terrestres auraient construit une sphère géante englobant leur étoile et leur planète pour que l’énergie de l’étoile ne se disperse pas à des endroits « inutiles » et qu’ils puissent s’en servir. Là encore ça montre bien la finitude de l’énergie que produisent les étoiles.
Et nous sommes bien dans un monde fini. Exploite les ressources « renouvelables » plus vite qu’elles se renouvellent, et elles n’auront de renouvelables que le nom (prenons les stocks de poisson par exemple). Ça nous contraint à ne pas dépasser une certaine consommation, il y a donc une limite.
Si on prend l’énergie solaire ou éolienne (qui ne fait que découler de l’énergie produite par le Soleil), où le renouvellement est « immédiat », là on est aussi limité dans la quantité d’énergie récupérable comme je viens de l’expliquer.
L’énergie infinie est-elle, de toute façon, si enviable ?
Tiens, oui, en voulant dénoncer un abus de langage, j’en fais un moi-même. Ce que je voulais dire surtout, comme le dit souvent Jean Zin sur son blog, c’est qu’on ne manquera pas d’énergie et on ne peut pas à proprement parler de pénurie quand on est inondé de soleil comme la Terre. Simplement, l’énergie qu’on a à disposition n’est pas forcément utilisable comme on le voudrait…
Là encore ça montre bien la finitude de l’énergie que produisent les étoiles.
Là encore ça montre bien la proximité entre science et science-fiction.
comme je viens de
l’expliquer.énoncer, raconter, exposer… conviendraient mieux.Je partage l’avis de Merome. Tu as aussi l’énergie marée-motrice qui est virtuellement inépuisable. L’énergie géothermique (là où c’est possible, bien évidemment), l’éolien off-shore…
C’est beau comme du Xavier Bertrand !
“Enfin, Monsieur SuperNo, combien de fois faudra-t-il que je le répète ? Il n’y a au-cun problème d’énergie ? Très simplement, l’énergie du soleil, l’énergie de la mer, sont virtuellement infinies. Dès que nous connaîtrons des problèmes d’approvisinnement de pétrole (pas avant quelques siècles, rassurez-vous), nous extrairons l’énergie du soleil et de la mer !
Des scientifiques reconnus comme Claude Allègre ne disent pas autre chose… Alors de grâce, laissez de côté vos prédictions funestes, faites confianssssssssssssssssse à la scienssssssssssssssssssssse prenez joyeusement votre caddie et votre carte bleue, et consommez sans crainte. Et surtout sans modération.”
Ouaips, d’accord, il reste une double question :
- la production de panneaux solaires se fait grâce au pétrole ; à quand des centrales solaires ?
- on a un mal de chien à stocker l’énergie électrique produite par les panneaux solaires (et en plus, on en récupère peu mais si ça s’améliore). Les batteries au lithium, c’est une fausse solution : le stock mondial va vite fondre comme neige au soleil et en plus il y a un sacré problème de recyclage. D’ailleurs pour les projets court-terme de vente de bagnoles urbaines électriques ou bi-énergies, les batteries sont louées, voilà un sacré pactole pour les constructeurs et distributeurs ! Sur les batteries, il n’y a pas beaucoup de recherche… Peut-être, parce que les priorités des gouvernements (et de leurs groupes de pression “préférés”) sont le pétrole, le nucléaire (quelle MRD à maintenir et à recycler, sans compter les fuites et les rejets), l’éolien…
Sinon, je suis d’accord pour les citoyens de la planète, c’est l’avenir, manifestement pas pour les grands groupes industriels et les financiers, donc pas pour nos gouvernements ! Dans l’immédiat, nous pouvons toujours tenter l’auto-production aux usages limités sauf si nous optons pour la décroissance !
On peut stocker des GWh d’énergie grâce au pompage turbinage avec un assez bon rendement (légèrement inférieur aux batteries) déjà en fonction pour réguler la production nucléaire et la consommation.
Maintenant c’est net le mix éolien-solaire-biomasse-hydro-énergies marines n’est pas suffisant pour perpétuer la solution du gâchis. Mais on ne va pas parler de ces choix techniques qui finalement ne résolvent rien à eux seuls. Les solutions sont politiques.
C’était moi !
ici : http://www.superno.com/blog/2010/09/idees-noires-2/comment-page-1/#comment-16544
Merci pour la super traduction. Merci de faire connaître ce sujet si important !!!
Si on se réveille pas très très vite, ca va barder pour nous. Les gouvernants sont dépassés.
Mais il y a de l’espoir, Internet permet aux gens de construire autre chose.
Et permet aussi aux gens de s’exprimer, il n’y a qu’a voir le tsunami qui oblige les média pravda a parler du 11 septembre : http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/09/11/1409267.html
Vive la blogosphère !!!!
Désolé, petit scarabée, c’est un mail de lectyeur qui m’a fait connaître cet article quelques jours auparavant
le pétrole n'est pour une bonne part que de la production de pollution, heureusement, la stratégie militaire et géopolitique, va nous obliger a prendre des dispositions de protection de notre environnement ,d'autre part nos dirigeants actuels ne prévoient l'avenir que jusqu'aux prochaines élections , c'est la majeure partie de notre problème avec l'alignement sur les etats unis qui sont a l' agonie
Puisque tu te soucies de la forme de tes messages, tu pourrais commencer par travailler l’orthographe et la ponctuation, commencer tes phrases par une majuscule et ne pas foutre des espaces à tort et à travers. Ensuite, quand tu auras appris cette politesse élémentaire, tu pourras peut-être penser à imposer un corps plus grand, si toutefois tu penses que l’intérêt de tes réflexions justifie qu’elles écrasent celles des autres.
Le pétrole n’est pour une bonne part que de la production de pollution. Heureusement, la stratégie militaire et géopolitique va nous obliger à prendre des dispositions de protection de notre environnement. D’autre part nos dirigeants actuels ne prévoient l’avenir que jusqu’aux prochaines élections. C’est la majeure partie de notre problème avec l’alignement sur les États-Unis, qui sont à l’agonie.
Je pencherais pour un copié-collé …
copié-CORRIGÉ-collé !
Redresse-toi
Un tout petit peu de baume au coeur :
http://www.rue89.com/american-ecolo/2010/09/12/les-ecolos-americains-appellent-a-laction-directe-de-masse-165943
1 baril de pétrole découvert pour 5 consommés !
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dossier—-La-face-cachee-du-petrole/3395026.html
A ce rythme, sûr que la fin du pétrole approche. Seule une décroissance à marche forcée sera possible, et là, attention, ça ne se passera pas sans larmes.
Il n’est pas trop tard pour vous lancer dans l’agriculture biologique…
Quand il y aura des problème d’approvisionnement alimentaire, les gens seront bien contents
d’avoir un paysan fruits & légume dans leur secteur…
… et de venir piller vos cultures quand ils auront faim
Petite remarque, un article était passé sur LeMonde.fr :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/11/l-armee-allemande-predit-le-pire-une-fois-le-pic-petrolier-atteint_1409882_3244.html
Sinon d’ici les 5 à 10 ans à venir, avant les pénuries réelles, la conséquence principale du Peak Oil est une volatilité bcp plus grande des prix du pétrole comme en 2008, qui en retour engendrera un nouveau brusque ralentissement de l’économie, jusqu’à la prochaine augmentation du prix du baril.
C’est ce que Jancovici explique en bas de cette page:
http://www.manicore.com/documentation/petrole/prix_futur.html
Même la Lloyds britanique, bien connue pour être une organisation militante écologiste, estime que:
“What [this report] outlines (…) is that we have entered a period of deep uncertainty in how we will source energy for power, heat and mobility, and how much we will have to pay for it. (…) We are heading towards a global oil supply crunch and price spike.”
Source:
http://www.manicore.com/documentation/kikadissa.html
Avenir radieux chers concitoyens.
Très bien, mais il ne se sont pas donné la peine de le traduire, ces feignasses
Nous sommes quelques uns à avoir des références communes. Le jeu du kikadissa est très instructif.
Dans la même veine que le rapport de l’armée allemande :
En avril 2010, l’armée américaine a publié un rapport affirmant que « d’ici 2012 la capacité de production excédentaire de pétrole dans le monde aura entièrement disparu et à partir de 2015, les besoins non satisfaits pourraient atteindre 10 millions de barils par jour ».
Bref, “ils” le savent tous. Tous les gouvernements payent des militaires et des conseillers en tout genre pour analyser ce type de scénario qui relève de moins en moins de la science-fiction. Ils en connaissent les conséquences globales et savent pertinemment vers quel monde on se dirige. Mais ils ne s’abaisseront pas à lécher le cul de l’Iran. Ces grands bienfaiteurs de l’humanité essaieront de se servir bien avant, sans demander la permission, faisant ainsi que toutes les malheureuses Sakineh ne mourront plus sous les pierres, mais sous les bombes.
OK pour la ferme en AB, mais dans un coin reculé, avec des défenses naturelles, des sources d’eau potable, etc. Le rêve, quoi !?
et de venir piller vos cultures quand ils auront faim
Qule rabat-joie…
Je ne résiste pas à proposer de nouveau la lecture de cette page sur le Rapport du club de Rome. Après ça, on a déjà nettement moins de mal à imaginer les guerres, écroulement économique, privations, famines, émeutes, dictatures, sang, larmes. Et on est nettement moins enclin à écouter les illuminés de la croissance.
J’ai trouvé ça sur le net,c’est l’article complet du Spiegel: 99 pages!!
http://www.peakoil.net/files/German_Peak_Oil.pdf
Si Mr No a du courage et du temps………(peut-être en avez vous déjà traduit l’essentiel?)
Autre site très “instructif”:
http://watd.wuthering-heights.co.uk/francais/index.html
Pas recommandé pour ceux qui parlent de croissance!!
Espoir, espoir………
Excellent ! Mais 99 pages, ce sera sans moi
Bon timing! C’est d’actualité aujourd’hui dans Libé. Je n’ai pas pu lire l’article parce que je ne suis pas abonné mais ça devrait pouvoir se faire demain.
Ah que voilà un bel et bon article, qui vient fort a propos. Je suis le sujet du pic de Hubbert de près, il m’intéresse tout particulièrement. Ce me semble qu’un numéro de la décroissance parlait d’un rapport de l’armée française sur l’après-pétrole et dont les conclusions étaient aussi plaisantes que celle des allemands, il faudrait que je consulte ma pile de décroissance pour vous en indiquer le numéro (je garde précieusement mes « décroissance », un, pour pouvoir les relire et me marrer quand ce sera la merde totale, deux, pour faire du feu quand on se gèlera sans chauffage).
Alors pour faire simple sans pétrole notre civilisation s’écroule, pic et pic et patatra. Les idiots qui croient à un plan B qui nous sauverait à coup de miracles technologiques se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au trognon (je pense tout particulièrement à un Madelin, qui y croit dur comme fer). Car hélas pour qu’un ingénieur/zorro vienne nous sauver, il faut du pétrole, du pétrole et encore du pétrole y’a pas à tortillas ! Donc, point de miracle. Les colonels le disent à mots fourrées dans les colonnes des journaux “ça va péter”. Guerres, famines et pestilence seront la règle. Et le nucléaire ne viendra rien résoudre (sauf à faire péter les bombes ce qui peut tout à fait arriver) puisque je le rappelle pour faire fonctionner les centrales faut du pétrole, pour l’extraction, la transformation et l’acheminement des matières premières, c.q.f.d. Et pour ce qui est des autres énergies, elles sont « peanut » comparer à la puissance du pétrole, il n’y a aucune énergie capable de maintenir ce système à l’égal de celui du pétrole. Rappelons aussi qu’entre production de biocarburant et manger, il va falloir choisir, mais il y a fort à parier que les ultra-riches choisiront pour nous !
Alors quid des péquins des pays riches (pour les pauvres, leur destin est déjà tout tracé) ? La majorité des gens qui tètent le pétrole depuis le sein de leur mère (et ceci est loin d’être une métaphore) seront dans le désarroi le plus complet. Adulescents gâtés, capricieux et idiots, tellement habitués à tout avoir facilement et à croire les fables des politiciens/industriels, ils ne comprendront pas pourquoi leur beau joujou est cassé. Viendra fatalement le temps de la colère et des guerres civile, voir fort possiblement mondiale. Les Hitlers et ayatollahs des années à venir, n’auront pas à gueuler bien fort dans les micros pour soulever les foules.
Ca va donc être le chacun pour soi, comme d’hab et la seule et bonne question à se poser est : “mais dis donc, Simone, comment c’est t’y qu’on va manger ?” Et là, je vous invite à lire les sites qui parlent d’autarcie (j’aime bien y faire un tour de temps en temps, c’est instructif et parfois carrément space, ça me détend). Mais attention, là encore pas de conte de fée. Ceux qui auront un peu de terre pour cultiver auront intérêt à bien tout planquer parce que les hordes affamées n’ont que peu de principe, surtout plus celui de la propriété privée (de tout).
Bref avec l’après pétrole, comme le dit si bien Mickey 3D dans sa chanson « respire » : « tu vas pas mourir de rire et ça c’est rien de le dire » !
Bon, nous en convenons tous : on est sur le pic pétrolier, aujourd’hui ou dans 5 ans, mais on y est.
Par contre ce genre de scénario catastrophe que tu décries a peu de chance d’arriver. Pourquoi? Parce que le pic pétrolier c’est pas le passage de 80$ à 500$ le baril en 1 mois. C’est une augmentation régulière et progressive du pétrole étalée sur plusieurs années (ou semestres si vous êtes pessimistes).
Pour ce qui concerne le pétrole carburant pour les bagnoles, on est assez protégés avec les taxes en France. Car quand le brut prend 100% le prix n’augmente que de 40% à la pompe (en gros) alors que les USA par exemple (presque aucune taxes sur les carburants) prennent 100% dans la vue.
Par exemple en France pour que le prix à la pompe actuel (1,3€ le litre de SP95) double, il faut que le baril passe de 80$ à … 300$!! Ce qui nous laisse quand même de la marge.
Et le pic pétrolier ne signifie pas qu’il n’y aura plus rien à mettre dans les tracteurs et les tank. Rassurez vous (ou pas ça dépend du point de vue) en 2050 on pompera encore du pétrole par millions de barils (32Mbpd selon l’ASPO contre 85Mbpd aujourd’hui) donc les tracteurs ne seront pas en train de rouiller dans les champs et on ne remplacera pas ceux-ci par des dos cassés et la faux (heureusement, qui voudrait de ça??).
Pour les pauvres qui vivent déjà sur le fil du rasoir évidement ça va vouloir dire moins de chauffage, moins de déplacements et payer plus cher pour tout. C’est pour cela qu’une mutation sociale (+ de protection, - de distances à parcourir) et économique (relocalisations et changements de production) profonde de notre société vers le post-pétrole est à engager dès maintenant. Peak oil ou pas d’ailleurs!
Oui on est bien d’accord il y a aura encore du pétrole pour les tanks et les avions, pour les tracteurs un peu mais peu, bien peu et plus pour tout le monde car dans vos calculs vous omettez de parler des pays comme la Chine et l’Inde qui vont faire péter les scores des besoins en pétrole (vous n’êtes pas le seul, on l’oublie souvent ça chagrine trop de monde)et là d’un coup les réserves deviennent petites mais alors, ridiculement petites !
La montée de la consommation de la Chine et l’Inde ne font qu’accentuer les phénomènes.
Remarquez qu’eux aussi vont en souffrir!
Donc cette donnée ne change rien au fond.
Tout dépend des accords qu’ils arriveront à passer avec les pays producteurs de pétrole ! Et ce n’est pas un secret que les gouvernants Chinois n’ont pas d’états d’âmes quand il s’agit de leur intérêt. Au quel cas, certains pays souffriront plus que d’autre et pour plus ou moins longtemps. Au final, les démocraties peuvent passer facilement par dessus bord, car les dictatures savent très bien s’entendre quand il le faut et vous verrez que ça changera les choses dans le fondement de nos vies (qui nous fera surement bien mal).
Tout dépend des accords qu’ils arriveront à passer avec les pays producteurs de pétrole ! Et ce n’est pas un secret que les gouvernants Chinois n’ont pas d’états d’âmes quand il s’agit de leur intérêt. Au quel cas, certains pays souffriront plus que d’autre et pour plus ou moins longtemps. Au final, les démocraties peuvent passer facilement par dessus bord, car les dictatures savent très bien s’entendre quand il le faut.ah, des accords Iran/Chine ! Vous imaginez la beauté de la chose ?! Et vous verrez que ça changera les choses dans le fondement de nos vies (qui nous fera surement bien mal).
oups j’ai merdoyé dans l’envoi des messages, le dernier est corrigé et pas l’avant dernier, faut suivre. Vous avez ainsi le privilège de voir ma pensée en action live (impressionnant non ?
).
Crépidule, tu t’es encore trompé(e ?).
chinois (pas de majuscule pour l’adjectif)
Auquel cas (pas de virgule)
certains… plus que d’autres
sûrement
Efforts louables quand même
C’est une hypothèse plausible.
Maintenant les Iraniens sont des importateurs de carburants donc ça sera pas avec eux puisqu’ils peuvent se faire prendre les couilles par les raffineurs
@Tassin, ce qui est le plus effrayant, c’est que personne ne connaît le scénario : un écroulement rapide n’est pas à écarter ! Un commentaire plus haut fait état d’un déficit de 10 milliards de barils par an (sur un total de plus de 80 milliards) dès 2015. Dans ces conditions, toute poursuite de la croissance économique est impossible dans les conditions actuelles. Et sans “croissance” dans un système qui en dépend entièrement et dont c’est même le seul but, c’est la cata. La “Crise”, auprès de laquelle la précédente aura été une plaisanterie.
Salut Crépi
As tu sous la main le numéro de “La Décroissance” (avril mai ou juin) où il est question d’un rapport plus qu’alarmant de l’armée américaine sur les conséquences catastrophiques du dérèglement climatique en cours? Les conclusions décrivent une situation presque apocalyptique avec des exodes conséquents de population. J’imagine … non, je n’ose pas imaginer la juxtaposition de ce rapport avec celui sur la “picole”…
Hé mais les gars arrêtez la picole justement.
Encore une fois le pic pétrolier n’entraine pas une pénurie, mais une augmentation des prix.
A force de tenir un discours pessimiste “on va tous mourir” etc ça discrédite tout ce qu’on peut dire derrière comme propositions.
Une société libéralisée qui passe le pic pétrolier sera certes un enfer (regardez du côté du tiers monde), mais on peut amortir la chute par une forte protection sociale.
Maintenant de nombreuses mesures qu’on place souvent sous le terme de la décroissance permettent de passer le pic pétrolier en tout sérénité et en améliorant la qualité de vie des gens.
Et tu la vois où “la forte protection sociale” ?
Tous les gouvernements européens qui baissent leur culotte devant les “marchés” sont en train de la détruire, la protection sociale.
En France, c’est à la va-vite et à grands coups de réformes “courageuses”.
Bah je suis bien d’accord avec toi que c’est pas la direction qu’on prend et c’est bien pour ça que j’ai précisé “Une société libéralisée qui passe le pic pétrolier sera certes un enfer ”
Ce qui n’est évidement pas mon idéal de société
Salut, ah non je l’ai pas sous la main faut que j’aille fouiller dans mon stock et j’ai pas encore eu le courage, mais en y repensant c’est p’te bien une étude de l’armée américaine, j’ai le doute maintenant…
Au fait SuperNo, je sais pas si on t’a déjà fait la remarque mais ça fait bizarre un site sur la Décroissance avec un smartphone en haut de page…
En très très bref (cela pourrait fait l’objet d’un futur billet
)
Une conférence gesticulée du Pavé (vous savez Franck Lepage, l’éducation populaire)
Inculture 4: La fin du pétrole
Article surtout extremement banal….et les allemands payent pour des etudes pareilles….
Banal dans quel sens ? Et pour qui ?
Sinon, en plus de payer pour expulser des boucs-émissaires roumains, bulgares, irakiens, afghans, maliens, etc., vous croyez que les français ne payent pas pour des études similaires ?
Allez-y cher monsieur, expliquez-nous, éclairez-nous de votre sainte lumière. Parce que deux phrases lapidaires comme ça, ça a le don de me faire partir dans les tours.
Et puis, pour éviter à Touchatout de passer pour le grognon : merci d’utiliser les “e” avec les chapeaux et les petits machins au dessus vers la droite ou vers la gauche, des enfants de 6 ans y arrivent bien. Enfin, les points de suspension sont au nombre de trois.
Je m’énerve, je m’énerve, et je faute à “au-dessus”.
Tu t’énerves, tu t’énerves, et tu en laisses passer d’autres…
UN point de suspension est composé de trois points.
Il termine une phrase, est suivi d’une espace et d’une majuscule au début de la phrase suivante.
Mais tu répondais là à un genre d’intervention qui ne le justifie pas : il ne contient aucun fait à commenter, aucune opinion à débattre, et il n’a pas non plus la forme prétentieuse d’un cuistre « qui se la pète », seulement de pauvres fautes. Pas d’humour non plus. Rien, quoi.
Porte-toi bien
Vous confondez semble-t’il l’article du Spiegel sur le rapport, avec le rapport en question, qui, lui, fait 99 pages.
http://www.peakoil.net/files/German_Peak_Oil.pdf
[HS, encore un, désolé]
le tv-begone est là:
http://www.lesmutins.org/tvbegone/
Je me pose sincèrement une question : les marchands de canons et de yaourt, les spéculateurs et autres ont-ils pensé à l’après-pétrole ? Ou se contentent-ils de se mettre plein les fouilles avant qu’il n’y ait plus rien ?
Ont-ils un “plan B”, pour eux, pas pour nous…Parce que la chute des dividendes-spéculo-pétroliers va directement les impacter, même avec tripatouillage des calculs comptables ?
Les temps de crises sont en général bonnes pour la spéculation… Tu imagines les bénéfices que certains vont pouvoir se faire si les matières premières deviennent rares ?
Bonjour.
Selon certaines sources discrètes, le “peak oil” ne serait pas pour demain. En effet, il semblerait que de nombreux points où le précieux liquide est déjà récolté ou décelé soient non des “pièges à pétrole” comme les dômes de sel, mais des failles, y compris dans le granit : ce qui est opposé à une genèse biologique, mais correspondrait à une genèse magmatique. Le plus gros du pétrole sibérien pourrait bien être de ce type. Autant dire que là-dessus, les informations ne courent guère. Affaire à suivre.
C’est la théorie du pétrole abiotique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_p%C3%A9trole_abiotique
Oui, bien entendu ce n’est pas “intéressant” selon les sources officielles : en effet, les grands pétroliers seraient ruinés, s’ils ne pouvaient plus entretenir une thèse de l’huile rare et limitée, donc chère.
Wait and see….
Ah ouais ! Vu qu’il boit bien t’en rester encore une petite centaine, de chevaux, ta caisse d’avant devait être une petite bombe.
Ça me fait penser à un truc encore très (éco)logique : on est d’accord que, généralement, plus une bagnole est puissante, plus elle consomme. Hé ben pourtant, plus une bagnole est puissante, plus le barème de remboursement fiscal est intéressant dans la déclaration des revenus en frais réels. Mais bon, le Grenelle de l’environnement va remettre tout ça en ordre, hein.
Avant tout, j’aimerais dire que je ne vois pas pourquoi on devrait parler plus d’un sujet que d’un autre. Qu’est ce qui empêche de parler des retraites ET du peak oil ? Il n’y a pas lieu de choisir entre deux sujets aussi importants…
Par ailleurs, on pourrait presque se réjouir de cette nouvelle. Presque seulement. Parce que ce pic de pétrole n’entraînera pas la société que nous voulons. Tout simplement parce que nous ne sommes pas préparés à ça et que l’après peak oil sera de la décroissance subie et non de la décroissance choisie.
D’autant plus que certains, ayant fait de la croissance leur croyance absolue, continueront à s’enfermer dans ce modèle, se cloisonnant dans un schéma toujours plus destructeur. Espérons qu’il y en ait quelque uns qui se réveillent. Et contrairement à toi SuperNo, je pense que Mélenchon ou Besancenot commencent sérieusement à se pencher du côté décroissance. On n’est pas arrivé mais c’est un bon départ.
Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ces fous de la croissance vont nous faire payer! Et qu’en plus, en évoquant le contexte, ils pourront se permettre de dire “Vous voyez la décroissance, c’est la misère,…” et toute sorte de salmigondis destinés uniquement à dévaloriser cette politique.
Enfin, et même si la crise écologique aura bien lieu un jour, ne nous reposons pas là dessus. Parce que même si celle ci arrive et qu’elle supprimera d’emblée le capitalisme, elle n’éliminera sûrement pas le libéralisme… Alors continuons à lutter quoiqu’il arrive!
Un bon docu sur le sujet. Après 50min tous est dit…
"Oil, Smoke & Mirrors" (11 septembre 2001)envoyé par ReOpen911. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
"Oil, Smoke & Mirrors" (11 septembre 2001)
désolé du Doublon!
Merci pour ce billet et la traduction, enfin un blog qui parle de ces sujets sans invectives dans les commentaires.
Ne mets pas tous les partis politiques dans le même sac SuperNo.
Je ne peux pas répondre au nom de Mélenchon,mais au Parti Gauche (dont il est le président), on est pour la sortie du consumérisme et du productivisme et pour la plannification écologique de la société. On reste pour la croissance du progrès social, des services publics, de la médecine et des sciences, mais contre la croissance du PIB et contre son clone vert, le développement durable.
Nous avons fait la synthèse entre crise sociale et crise écologique.
On fait bouger la Gauche sur ces thèmes.
Pour ceux que cela interesse, notre programme est en cours d’élaboration (avec de vrais morceaux de scénario Negawatt et de sobriété heureuse dedans !), en vue d’un programme partagé avec le Front de Gauche, à suivre.
http://www.lepartidegauche.fr
http://www.jean-luc-melenchon.fr
Cordialement
Briac
Merci pour cet article qui rappelle que les ressources terrestres sont limitées et que leur rarefaction causera de grand bouleversement.
Personnellement, je pense que c’est la première fois depuis la dernière ère glacière (il y a 20000 ans) que l’Homme sera confronté à une réduction forcée de ses ressources.
L’homme de Néandertal avait alors disparu.
Quand à l’article du SPIEGEL, je l’avais lu via un Blog du journal Le Monde.
D’autres pays s’inquiètent du Peak Oil. Notamment la Nouvelle Zélande. Je joins ci-dessous un lien sur le rapport du Parlement Néo-Zélandais qui arrive lui aussi à des conclusions dramatiques.
http://www.parliament.nz/en-NZ/ParlSupport/ResearchPapers/4/6/a/00PLEco10041-The-next-oil-shock.htm
Enfin, je ne saurais que trop recommandé de lire les 2 parties de l’interview de Rober L HIRSH:
http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/09/16/interview-with-robert-l-hirsch-12
Ce Monsieur au parcours exceptionnel sait parfaitement de quoi il parle:
“Robert Hirsch has been a manager of petroleum exploratory research at Exxon, a senior staff member at the RAND Corporation, and director of the US research program on nuclear fusion energy.”
Il a écrit un rapport (téléchargeable) en 2005 à la demande de l’Administration BUSH mais certains de ses scénarios (en gros un risque de 20 ans de crises, -30% de PIB voire une baisse sensible de la démographie) n’ont pas été appréciés en “haut lieu”.
Il sort actuellement un livre :
” The Impending World Energy Mess ”
Que je vais chercher à me procurer.
Encore merci pour cet article eclairé.