
Je suis tellement en colère que je vais avoir du mal à exprimer de manière polie et ordonnée tout ce qui se bouscule dans ma pauvre tête…
En remettant dans l’ordre les quelques images que je retiens des derniers jours, j’ai de plus en plus l’impression d’un mauvais scénario bien ficelé dans lequel nous ne serions que des figurants impuissants.
C’était couru d’avance. Sarkozy ne cédera pas. C’était la dernière mission que le patronat lui avait confiée, il devait la mener jusqu’au bout. Coûte que coûte. Avant la quille.
Dimanche, mon voisin de barbecue me disait “bah, de toute façon, tous les autres pays l’ont fait, il faut bien qu’on le fasse aussi”.
Hier soir à la télé, Jean-François Roubaud, qui dirige la CGPME (le MEDEF des PME), employait à peu près les mêmes mots, et les arguments massue (démographie, espérance de vie, 2 chômeurs pour un actif…). Les mêmes aussi qu’a bien appris l’armée de perroquets d’élevage bien entraînés à déverser leur propagande par mégatonnes dans toute la presse. Propagande complaisamment reprise par les éditorialistes des journaux qui appartiennent aux multinationales.
Nos “opposants”, que ce soient DSK, Aubry ou Hollande, ont déjà dans le passé fait savoir qu’ils étaient d’accord avec les modalités générales de cette réforme. Et même si Aubry est revenue aujourd’hui en arrière pour de viles raisons électorales, et a même poussé la tartuferie jusqu’à claquer la bise à Thibault en tête de manif) le sentiment que cette réforme était inéluctable s’est installé.
Les grèves ne sont plus ce qu’elles étaient. Trop compliqué, trop risqué, trop cher. Et puis il y a le service minimum qui fait que les trains et les métros roulent quand même un peu. De la belle ouvrage.
Aujourd’hui, plus de deux millions de personnes dans les rues, à l’appel des syndicats, qui sont les seuls à décider quand on va dans la rue et quand on n’y va pas. Par exemple, aujourd’hui, il fallait y aller. Affoler les compteurs. Mais demain, non, surtout pas, malheureux ! Retournez bosser ! Ces journées uniques, sans lendemain, reproduites plusieurs fois par an, tiennent de plus en plus de la cérémonie folklorique. Ça fait partie du scénario.
L’affaire Woerth faisait-elle partie du scénario ? Même s’il n’est plus aujourd’hui qu’un pantin désarticulé, confondu par ses mensonges (même si les plus gros ne seront probablement pas révélés et encore moins jugés), même si cette affaire a mis en pleine lumière ce qu’on subodorait, à savoir que cette clique de rupins étaient copains comme cochons et que l’essentiel de la politique était orientée vers la satisfaction des envies de ce microcosme de nuisibles, elle a aussi permis d’éluder tout débat sur les retraites.
Sarkozy se marre. À croire qu’il avait écrit le script et réglé la mise en scène avec Chérèque et Thibault. Thèse d’autant plus crédible qu’il avait fuité, le scénario, puisque les quelques radios qui n’étaient pas en grève ce matin (Europe 1 par exemple) l’ont révélé sans complexe : aujourd’hui, il y a manif, demain Sarkozy fait des concessions mineures (les carrières longues, les polypensionnés, blablabla), les syndicats ronchonnent mollement, cependant que les députés godillots de la chambre d’enregistrement se dépêchent de boucler l’affaire et hop ! C’est plié. Sarko, Parisot, Roubaud, toute la finance et le CAC 40 sablent le champagne au Fouquet’s, Chérèque et Thibault touchent leur enveloppe kraft, et la presse sera déjà passée à autre chose (Prédiction au hasard : la castration physique des violeurs récidivistes, leur déchéance éventuelle de la nationalité française, la comparaison des résultats de Laurent Blanc avec ceux de Domenech…).
Ces grèves sont trop policées, pas assez spontanées. Elles ne reflètent pas la spontanéité d’une colère populaire, qui n’existe d’ailleurs plus que lorsqu’on perd au foot.
Et pourtant… Force est de constater qu’on s’est fait enculer ! À sec, avec une poignée de gravier. Et qu’en plus, c’est nous qui payons le gravier, au prix fort !
En un mot comme en cent, le déficit des caisses de retraites est uniquement dû, comme son cousin de la sécu, d’ailleurs, à l’affaiblissement organisé de ses recettes, sacrifiées sur l’autel de l’idéologique “baisse des charges”, et du transfert sournois mais monstrueux des richesses des salaires vers les dividendes. Toutes choses simples à comprendre quand c’est bien expliqué, comme le font Bernard Friot (il suffit d’écouter le premier quart d’heure, très didactique, après ça part un peu en vrille) ou Gérard Filoche. Attention toutefois, une partie de leurs arguments reposent sur une “croissance” économique continue jusqu’en 2050, hypothèse parfaitement farfelue.
Europe 1 nous apprenait aussi ce matin que Sarkozy va désormais consacrer toute son énergie à se débarrasser de son image d‘“ami des riches”.
Allez, c’est parti ! Imaginez : Sarkozy réunit au “Rendez-vous des amis” sa femme Carla (caissière à temps partiel à monoprix, qui l’a initié au camping), ses potes Bettencourt (Rmiste), Bolloré (et sa barcasse de pêcheur), Proglio (qui vient de se faire couper l’électricité parce qu’il n’a plus les moyens de payer ses factures en hausse constante) Pérol (ruiné pour s’être fait fourguer des actions Natixis par le con-seiller de la Caisse d’Epargne en qui il avait toute confiance), Courbit (ruiné par excès de jeux en ligne), Fillon (un sacré déconneur), Hortefeux (sérieux et tolérant), Alliot-Marie (sympa mais timide et manquant d’autorité), Besson (socialiste), Kouchner (modeste et fuyant les caméras), Woerth (honnête et irréprochable), Estrosi (intelligent), Lagarde (syndicaliste décroissante), Wauquiez (chômeur de longue durée), Bertrand (digne de confiance), Morano (discrète et distinguée), Bachelot (qui ne dit jamais de conneries), Lefèbvre (toujours mesuré dans ses propos)… etc
…et j’imagine qu’au bout de ce nouveau scénario, Sarko, nouvel ami des prolos, est triomphalement réélu…










Tu m’as l’air désabusé, non ?
Et oui, à quand un mouvement de grève spontané, durant dans le temps, afin de mettre un terme à toute cette mascarade orchestrée par tous (syndicats, gouvernement, opposition, …). Et Chérèque d’ajouter au journal de France 2 ce soir lorsque Pujadas lui demande “et une grève reconductible ?”, “Ah non ! C’est pas à l’ordre du jour !”. Et ensuite on justifie tout ça par, les gens n’ont pas les moyens de perdre des journées de grève, etc… Il me semble qu’il y a quelques années, les syndicats négociaient le paiement, tout ou partie, des jours de grève, non ?
Et Sarko qu’en a rien à foutre des gens dans la rue (1 million, 2 millions, …), il s’en tape royalement
“Il me semble qu’il y a quelques années, les syndicats négociaient le paiement, tout ou partie, des jours de grève, non ?”
Les syndicats peuvent compenser une partie des journées perdues. Mais c’est surtout notre Raffarien national qui (2003, 2004?) a interdit l’échelonnement à l’année des journées grévées : lorsqu’il y avait une semaine de grève, les syndicats négociaient avec la direction pour ne retirer - par exemple - qu’une journée de salaire par mois, mais sur 5 mois. C’était une tolérance.
Maintenant, la ponction se fait intégralement sur le mois en cours, donc effectivement, ça en dissuadent plus d’un (parmis ceux qui se sente concernés)
oops “qui se sentent”
Etre défaitiste ne résoudra pas le problème. J'ai manifesté aussi tout en sachant qu'une grande partie des leaders syndicaux ne cherchent pas à changer de système, que les 2 ou 3 millions de manifestants ne pensent pas de la même façon (ce qui n'est pas forcément mauvais) et que ce n'est pas ce seul coup de masse qui abat un tel mur.
Dans le passé des femmes et des hommes comme Georges Guingouin,maquisard du Limousin remarquable et souvent oublié de l'histoire, consulter les liens ci dessous, vous comprendrez
http://www.crdp-reims.fr/cddp10/actions/cnrd/2002/Bio.doc ,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Guingouin et
http://silva-rerum.net/notes/2006/03/31/rendez-vous-avec-x-georges-guingouin/
ont été confrontés à des situations plus desespérés, et ont quand même vaincu. Notamment Guingouin qui a entamé la lutte dés juin 1940 et malgré ses opposants a réussi a libérer Limoges et le Limousin avec ses partisants. (Des offensives de maquisards qui ont réussies).
Si les dirigeants actuels ont toujours leur mentalité du 19ème siècle, ils ont évolué et se sont perfectionnés dans la lutte anti insurection notamment en dévellopant les diversions (sports, people, fais divers), en s’accaparant des médias et en exploitant les divisions (religion, groupe ethnique, profession, mode de vie, sexualité, vocabulaire…).
A nous d’exposer les vrai problèmes au plus possible et à ne pas tomber dans le sectarisme et le rejet de l’autre tout en gardant nos convictions.
Manifestant “volontaire” et non concerné par tes propos sur les CGTistes ‘moutonniers’, mais blessé quand même.
A mon âge, j’y étais, à ton âge, engages-toi vraiment!
Ps au post précédent: je n’étais pas derrière nos amis CGTistes.
Par chez nous, la manif avait vraiment l’air d’une procession. On était dans les 3000, majoritairement des demi-vieux. Bannières habituelles (syndicats jaunes, socialauds, communistes, écolos) plus quelques alternatives (les gays et lesbiennes bas-alpins -folklo-, un seul drapeau de la Confédération paysanne -elles sont loin les années 90-, une poignée d’étudiantes -pas d’étudiants, va comprendre, les étudiants étant plutôt canon- le NPA, la FSU, Sud, pas très représentés… ), peu de pancartes, pas de mannequins ni de cercueils en carton-pâte mais les bobos indigènes étaient là, reconnaissable à leur look néo-Woodstock. Très peu de vrais vieux, de rares prolos.
Les cégétaires ouvraient la marche, avec leurs slogans neu-neu que personne ne reprenait. A un moment donné on a entendu “l’Internationale”. Pathétique. Dans les rangs ça tchatchait de tout et de rien mais pas vraiment de politique. Disons que c’était une occasion de se retrouver.
A l’approche de la Préf, il manquait une bonne moitié des effectifs. Dans les rangs restants on repliait les bannières pour la prochaine fois en se demandant si on irait bouffer là ou là.
Pour nous la question ne se posait pas : ce serait là (les fenêtres d’Anarcoquette donnent sur la Préf. Voyant l’ambiance, nous avions lâché le truc depuis un bon moment).
Quand la sono cégétaire, mal réglée ou pourrave ou les deux a commencé à balancer ses vieilles scies habituelles (Renaud, Thiéphaine, Lavilliers, Béranger, pas Ferré ben voyons !….), tout le monde s’est barré en un clin d’oeil. Ni discours ni barbacul cette fois-ci. L’instant d’après, c’était comme s’il ne s’était rien passé, et ce n’est pas le temps gris qui y était pour quelque chose.
La prochaine fois, il n’y aura pas de prochaine fois. Comme à l’isoloir, on s’abstiendra.
Ce pays pue vraiment la mort.
Bien sûr, ce sont les étudiantes qui étaient canon.
Leurs congénères mâles étaient sans doute attablés à leur Wii.
Les manifs ne sont plus qu’un grand cirque. Et tant qu’on ne fera pas de grèves reconductibles, ça le restera.
A Metz j’ai resenti la même chose que ce que dit Anarchoide que du syndicalement correct ….. lors du défilé il y avait sur les côtés de la route beaucoup de personnes (jeunes….) nous regardés, petit sourire aux lèvres, comme çi cela ne les concernes pas …. Les gens du défilé étaient “gentils” pas l’air d’être plus en colêre plus que ça …. ah! ou est le temps des “brigades rouges” et autres groupuscules comme ils disaient, si rien ni personne ne fait peur aux riches, ben ils vont continuer ….
Chez nous idem. Sur les trottoirs, la vie normale suivait son cours. On nous reluquait comme le Carnaval. Des petits vieux, des petites vieilles, des mômes, des ados, et toutes sortes d’individus de type banaloïde. Nous étions une espèce d’attraction. A un certain moment, je crois que nous avons ressenti une espèce d’humiliation, Anarcoquette et moi. Comme si nous nous étions laissé embarquer dans un plan dégoûtant, genre partouze nécrophile. Il y avait tromperie sur la marchandise. J’ai horreur des enterrements et c’en était un.
Voilà pourquoi je ne manifeste pas. Ça fait partie du jeu. Je ne joue pas à ça.
SuperNo : Pour se débarrasser de sarKo, suffit de voter Fhaine au premier tour, une fois le parti des riches éliminé, une sorte de 2001 à l’envers, on pourra voter contre le Fhaine. C’est tactique, parce que sarKo au second tour, il peut passer d’extrême justesse, ça se jouera à un chouya.
“suffit de voter FHaine” : c’est si simple que ça ? Voter contre la droite extrême, puis voter contre l’extrême-droite, toussa… Tu ne préférerais pas voter POUR un parti qui proposerait un programme pas trop mauvais ?
Et puis, tu dis de voter FN au premier tour pour exclure le parti des riches du second tour. Mais à qui t’adresses-tu donc ? Logiquement aux pov’ couillons qui votent déjà pour Sarközy. Parce que si les sarközystes ne changent pas leur vote, c’est bien ce trou du cul qui sera encore au second tour. Bref, vu le lectorat de cette auberge, mieux vaut aller tester ta tactique sur les pages du Figaro.
Ah il y tient ! Ah il nous la ressort sa stratégie à la Mako-moulages !
Et si tu assumais, dis, ta sympathie pour les fascistes ? Tu nous fais quoi là, du Ciotti, du Luca, du Hortefeux ? J’ose mais j’ose pas. Passe ta chemise noire, compagnon, selon les milieux t’auras l’air d’un faux-jeune ou d’un vrai patriote.
Sinon, à part ça, néanmoins et cependant, qu’est-ce qu’on peut tourner en rond…………………………………………………………………………………………………………………………
Te r’vlà, Marko !!!
Avec tes idées poisseuses, ton argumentaire pour débile.
Ce n’est vraiment pas le jour de me titiller les nerfs.
Avant de me débarrasser de Sarko en 2012, je voudrais me débarrasser des commentaires manipulateurs de Marko en 2010.
Merci à tous, je vois ici un très large niveau de débat !
Si sarKo est au second tour, c’est gagné pour lui.
Tant pis…
Le débat, sur ce sujet, on l’a déjà eu.
Pas la peine de remettre le couvert.
La manif mensuelle pour lâcher un peu la soupape et
donner l’impression d’agir ( faut calmer les esprits …)
( j’y étais ,bien entourée …j’ai calmé mon esprit …si,si , “chuis” calme )
T’inquiète pas SuperNo , le nain nous a entendu !( j’ai entendu çà sur france-radio-sarko )
Et c’est sûr les élections vont nous sauver comme tous les 5 ans .
http://www.lepost.fr/article/2010/09/07/2211215_la-manifestation-a-metz.html
Merci pour les photos qui ont permis que l’article soit plus intéressant.
Bises tout plein.
Je suis flattée .
Tantôt idées noires (découragement, goût amer dans la bouche, “on est foutu”)
Tantôt idées rouges (colère, envie de casser la g-ueule de tous ces pourris du gouvernement et des syndicats, “ils sont foutus, il va finir par y avoir des émeutes, un de ces jours”)
Si j’y vais la prochaine fois, ce sera en tant que spectatrice, assise en terrase avec les potes… pour ricaner ou/et pleurer en coeur en regardant le défilé.
Quant à aller voter….
@Miha
Sympa ton petit post, Miss
ps: seulement 20000 place de la Rép???
biz
Bise, Raoul.
Va savoir combien on était ?
Plus qu’en juin, c’est certain.
20 000 à Metz, c’est vraiment pas mal.
Il y avait plus de monde au feu d’artifice de la mirabelle ! …
Il y a un mois, selon toi, NS ne serait pas au 2nd tour. Maintenant, il est réélu…
Je te préfère en optimiste lucide
Cette histoire-la va très mal finir…
“maintenant quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit”®
Un petit essai de positivisme ? (dur, dur)
Certains aménagements, notamment concernant la pénibilité, étaient déjà prêts avant la manifestation.
Pourquoi ne pas les avoir intégrer dès le départ dans le projet ?
Peut-être qu’ils attendaient de voir l’importance de la mobilisation.
Si elle avait été peu importante, ces aménagements n’auraient même pas été inclus.
Presque 3 millions de personnes ont fait en sorte que ces aménagements voient le jour.
Piètre résultat, d’accord ; mais si nous n’avions pas été dans la rue mardi….
Et ce c-nnard de Paillé qui dit “non, nous n’avons pas cédé à “la rue””
Quel mépris !
C’est tout ce gouvernement qu’on doit mettre à la rue.
A part manifester c’est tout ce qui nous reste, alors oui le scénario est écrit d’avance, mais il peut être réécrit par bouts
Une méthode originale :
http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/la%20java%20des%20bombes%20atomiques%20sanseverino
Bonjour à tous,
Sortir manifester pour des miettes alors que c’est le gâteau en entier qu’il faut exiger ; même dans la lutte, on fait dans le “gagne-petit”, comme si on voulait rester poli ; il faut pas trop en demander quand même…
Si les gens gobent le slogan du “2 actifs pour 1 retraité, et bientôt 1 pour 1, vous comprenez, c’est pas possible !” c’est qu’ils ne prennent pas la peine de se renseigner sur la scandaleuse fausseté de ces affirmations ; on ne peut penser à la place des autres.
la France a parfaitement les moyens de verser des retraites avec un taux de réversion de 100%.
Ce matin, pour la petite histoire, je vais au bureau de tabac du centre de mon village, un retraité, devant le mini-stand de la Française Des Jeux, prends un ticket à gratter et paye son journal ; il dit dit à la vendeuse :
- Y a la grève, y veulent plus travailler, les gens
Et il ajoute :
- Et vous, vous faites pas grève ?
Et la vendeuse, de lui répondre, fière d’elle :
- Oh non ! Moi, je ne fais jamais grève !
Les dimanches, au marché, c’est le lieu idéal pour se rendre compte de l’ambiance générale qui règne dans la commune. Les gens se regroupent par paquets de quelques personnes, bloquant (à dessein ?) le passage, et parlent fort sur le déroulement de la semaine passée.
Ils sont racistes, méchants, jaloux du voisin, égocentriques, n’aiment pas ces salauds de feignasses de chômeurs…
Pas tous ! me direz-vous avec raison…Certes, mais un sacré paquet, quand même…
Je ne peux n’empêcher de penser avec tout ça qu’on est pas sorti de merde avec des ruminants pareils et que, quelque part, on a la société qu’on mérite…
Si les gens gobent le slogan du “2 actifs pour 1 retraité, et bientôt 1 pour 1, vous comprenez, c’est pas possible !” c’est qu’ils ne prennent pas la peine de se renseigner sur la scandaleuse fausseté de ces affirmations ; on ne peut penser à la place des autres.
Ben oui, pour faire simple : problème démographique, mon cul !
Mais s’il n’y a que Friot pour le dire, si le P’S’ et les syndicats font semblant de croire à la propagande libérale…
“Si les gens gobent le slogan du “2 actifs pour 1 retraité, et bientôt 1 pour 1, vous comprenez, c’est pas possible !” c’est qu’ils ne prennent pas la peine de se renseigner sur la scandaleuse fausseté de ces affirmations ; on ne peut penser à la place des autres.”
Si tu ne te renseignes pas hors des médias aux ordres, difficile de penser autrement…
(La hausse de la productivité compense largement ce “problème démographique”…)
désenchanté comme dirait la Farmière - une belle manif ?
c’est vrai qu’on avait des spectateurs ,certains nous encourageaient , on en faisait chier d’autres .
Moi si je pouvait ( quand on aura remplacé Sarko et sa bande ) je leur foutrais la retraite à 80 balais et leurs jeunes au chômage puisqu’ils sont d’accord.
Sans rire ,je ne le ferais pas car je suis un gros con qui en a toujours pris plein la gueule pour défendre sa vision de la vie en société.
Mais j’ai passé un bon moment à discuter avec mon pote P. , ancien responsable CGT de la sidérurgie.
On s’est dit qu’on était vraiment de fichus connards quand on a rencontré un responsable PS ex-CFDT qui lui avait fini par se “résoudre” à signer le protocole qui nous a foutu à la porte ( oups : en Convention Générale de Protection Sociale ) : lui il est retraité ( $ ) ,maire ( $$ ), con_ca_il_y_est régional ( $$$ ).C’est un camarade ,surtout dans les journaux.
On est toujours au combat pour lutter contre la merde mais lui c’est pas la même merde que nous : par exemple , après une vie de 12 ans dans les pires galères chômiste, stagiste ,RMIste , CESiste ,mi-tempsiste, boulots_de__merdeiste … cela fait 12 ans que j’ai retrouvé une vie prolétaire digne et ça fait seulement 1 an que j’ai retrouvé mon salaire d’il y a 25 ans.
Bref , j’y suis allé (pas hâlé ,il pleuvait) , car une manif, c’est un peu de ce que sait faire pour faire évoluer les choses dans mon sens tout en me disant qu’on aura bien un fils de P.S. ou de droite ( ou peut-être même à la CGT et surement d’autres syndicats ) qui finiront bien par se “résoudre” à signer ( mais attention , amendés , travaux pénibles, bla bla.. ).
Le 18 septembre , c’est mon anniversaire : 59 ans.
Si il n’y a pas une réelle volonté sur un programme précis , je n’irai pas défiler : trop vieux , trop fatigué , trop con , pis de toute façon j’ai commencé à travailler à 13 ans et 9 mois ( si c’est possible) et je demande ma retraite à 60 ans .
Bonjour chez vous
Et maintenant voilà que l’on insiste sur la pénibilité pour cacher un peu plus tout le reste !
cacher un peu plus tout le reste
Comme toujours :
« — on va vous couper les deux bras et les deux jambes
— Ooooh !
— Vous gueulez ! Bon, alors seulement les jambes.
— Aaaah ! »
Du moment qu’on ne dit pas fermement (sauf F.O.) qu’il faut tout jeter en bloc, le gouvernement prépare d’avance les « concessions » que le nain maléfique va annoncer (a annoncé ?). Si vous êtes crevés à un cinquième, on vous autorisera peut-être à partir un an plus tôt. Mais pas plus pasque les agonies coûtent cher à la sécu et les vieux occupent des lits d’hosto qui pourraient être rentabilisés autrement. Et encore, il faudra avoir prouvé que c’est à cause du boulot.
…pourtant des arguments y’en a. Un de massu, qui fait un peu flipper : l’espérance de vie, la vraie.
Lien avec le premier tableau trouvé (pas terrible, parce qu’il ne distingue pas homme/femme) :
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=FRA&codeStat=SP.DYN.LE00.IN&codeTheme=3
Bon. Comment ça se lit : Je suis de la classe 1960, comme Fignon à 15 jours près. Donc tout à gauche du tableau. Espérance de vie pour un hermaphrodite né en 1960 : 70 ans. En fait un peu plus pour une femme, un peu moins pour un homme. On va dire 68 pour moi. Je dois bosser jusqu’à 67 ans pour cause d’études un peu longues. S’il y a un matheux parmi vous, j’aimerais qu’il me dise combien de temps je vais profiter de ma retraite.
(Ce jeu de société très drôle peut être pratiqué au bureau. Succès garanti)
Un matheux commencerait par te dire que l’espérance de vie à la naissance ne te concerne guère.
D’après ce tableau : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon02229 tu peux compter sur une petite vingtaine d’années de retraite.
Savoir si tu vas en profiter… n’est pas du champ des mathématiques.
Donc si je sais bien lire :
- une femme née en 1950, qui a donc 60 aujourd’hui, peut espérer vivre jusque 87 ans, et son homme jusque 82,2 ans
- tandis qu’une petite fille née en 2010 peut espérer vivre jusque 84,5 ans (-2,5 années), et son petit copain jusque 77,8 ans (-4,4 années)
Pourtant, on nous répète que l’espérance de vie augmente, et que donc on peut bien faire un effort en travaillant plus longtemps, pour que perdure la grandeur de la France. Alléluia !
Et encore, avec toutes les saloperies qu’on bouffe, qu’on respire, qu’on boit, ou encore qu’on veut nous injecter à la moindre grippette, on peut parier que l’espérance de vie à la naissance aujourd’hui est surévaluée.
Oui, c’est ça.
Principalement parce qu’un enfant qui nait aujourd’hui peut mourir jeune (cancer, accident de voiture, ou autres trucs plus rares) alors que celui qui a 60 ans aujourd’hui a déjà vécu au moins jusqu’à 60 ans, donc son espérance de vie se calcule en ne prenant en compte que les personnes qui meurent plus tard.
Ceci étant dit, ça reste un jeu de statistiques et de devinettes, et je n’ai aucune idée des postulats sur lesquels il se fonde. Pour l’instant, l’espérance de vie augmente effectivement (la vraie, celle que l’on peut calculer quand toute la génération est morte), donc l’impact de la chimie sur notre agriculture et notre médecine a eu plus d’avantages que d’inconvénients. Pour l’instant. Et uniquement en terme de mortalité.
Je trouve que l’indicateur “espérance de vie” est très réducteur, la qualité de vie devrait être également prise en compte.
Sinon, aussi pour les retraites….
Revenu Inconditionnel d’Autonomie, vous dis-je!
Pour panser ton moral, allons faire un petit tour… du côté des banques :
Bâle III - Les banques françaises et allemandes craignent de devoir lever plus de 200 milliards d’euros !
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20100907trib000546339/bale-iii-les-banques-francaises-et-allemandes-craignent-de-devoir-lever-plus-de-200-milliards-d-euros-.html
Pourquoi ces dépenses là seraient-elles plus utiles que le financement de nos retraites, hein ?
Parce que cette nouvelle ardoise, les banques comptent bien nous la refiler : et nos bêtes en cour vont trouver ça tout à fait normal, car les banques c’est plus important que les retraites… !
Tout ce que j’espère c’est que nous continuerons à manifester dans nos régions et que la manif centrale à Paris sera pour le bouquet final, sinon ça risque de démobiliser.
Allez, c’est pas le moment de s’endormir et de sonner… la retraite !
Pour continuer à nous balader, ces vendus de syndicats ont décidé de nous faire refaire une petite balade le 23 septembre.
Quel progrès ! Pas un mois après ! “Seulement” 2 semaines plus tard. S-lauds !
(Maintenant que je sais que cette balade-là n’a qu’un “L”, je l’utilise à fond la caisse.
Merci Touchatout)
Salut Mr No,
t’as tout dit, en tout cas le plus important. On vit dans un pays où les citoyens ont moins de conscience politique que leurs aïeux de 1830, 1848 ou 1870 et surtout beaucoup moins de courage (mais en ai-je moi-même?). Peut être sommes-nous encore trop bien nourris? Mais la danse devant le buffet c’est pour bientôt on peut en être certain car ceux d’en face sont exactement les même que ceux d’en face en 1830, 1848 ou 1870… et ils savent très bien ce qu’ils veulent et faute d’opposition occupent la place. Y paraît que la lutte des classes est devenue ringarde!
Salut et bon courage.
Yves
Merci SuperNo ! Lagarde en syndicaliste décroissante, c’était mon éclat de rire de la journée ! Image digne des frères Marx …
Ton article et les interventions me foutent le cafard
Je ne vois que des gens qui se plaignent, qui subissent, des politiques qui se moquent du monde, et pas d’avancée significative.
Je croyais que les politiques étaient élus par le peuple, pour le peuple et que c’est le peuple qui a le pouvoir souverain?
J’ai l’impression que ce n’est plus le cas
Il ne faut pas se laisser faire, on retourne doucement au temps des seigneurs et des serfs.
Tellement de mouvement et personne ne va dans la même direction.
Cela me désespère pour l’avenir et l’avenir de mon fils.
Dans la série “Demandez l’affaire du jour”, Nanard, le retour :
http://www.laprovence.com/article/france/bernard-tapie-toucherait-un-cheque-plus-eleve-que-prevu
La suite (et fin ?) d’une autre affaire est pas mal non plus. Celle de l’indemnisation de la mairie de Paris par l’UMP pour sauver le soldat Chirac.
Dans la matinée, le président Nicolas Sarkozy avait défendu le principe de cet accord devant des responsables de la majorité réunis lors d’un petit-déjeuner à l’Elysée : “Pour Chirac, c’est notre devoir, votre devoir de le faire. Dans une famille politique, il faut savoir être solidaire”, a-t-il fait valoir. “Je crois qu’on peut dire que ce qui est ressorti des propos des uns et des autres, c’est que c’était l’honneur de notre famille politique d’assumer et de se montrer solidaire dans cette transaction”, a déclaré de son côté Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP.
L’honneur ?! Transaction ?! J’ai envie de le biiiip à chaque fois que je le vois ou que j’entends parler de cet autre trou du cul.
Des trouduq qui se tiennent par les glaouïs. Si Chirac va devant un tribunal, il balancera. Alors l’UMP préfère payer. Là-dessus Delanoé a perdu le peu de crédibilité qui lui restait. Chirac en a autant en réserve sur le P.S que sur l’UMP…
Au fait, juste pour expliquer pourquoi je vois des trouduqs partout spécialement aujourd’hui :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/09/de-qui-trou-du-cul-est-il-le-nom-.html
SuperNo encore à l’honneur sur marianne2.fr. Bien.
Avant d’être un peu moins con, je rejoignais le cortège entre midi et deux. Là, j’y étais pour de vrai. Mais, même sensation insupportable : déjà enculé. C’est vrai que ça fait mal au cul. Marre d’alterner entre l’espoir improbable et la rage étouffée sous la cocotte-minute. Et tous ces gens autour de nous, qui au pire ne veulent pas chercher à comprendre, et au moins pire ne comprennent pas.
Pourquoi est-ce que ce genre de blog n’est pas censuré ? Uniquement dans le but de nous laisser nous exciter sur nos claviers, plutôt que pour de vrai avec nos petits poings moites ?
Et voila, un nouveau commentaire qui tourne en rond. En cercle ? En spirale, centrifuge ou centripète ?
le seul espoir qu’il nous reste c’est que les syndicats se fassent déborder par la base comme en 95.
Et même si ce projet ne passe pas, cas très improbable, pourrait-on autant crier victoire ?
Sans doute pas, les réformes Balladur et Fillon sont toujours là à créer du retraité pauvre.
Et pour 2012, à moins que le PS blairisé et les Verts de marché ne soient pas hégémoniques à gauche, je ne vois aucune amélioration à l’horizon.
On s’arme? On se choisit chacun une cible? On se synchronise? naaaan, j’rigole … évidemment que j’rigole
cible : le bâtiment de la bourse à Paris.
Pas faire tout sauter (pas encore ?), couper les réseaux informatiques.
Ouais, moi aussi, je rigoooole.
Je pensais (tout en rigolant, bien entendu) plutôt à des cibles plus … mobiles, histoire de rendre service à la République. Mais bon, c’est pour rire de toutes façons.
oui, il faut mieux en rire. mais rire avec une bonne lunette, ce serait pas mal non plus… pour de rire, bien sur.
T’as un plan? toujours pour rire bien entendu …
Je ne peux résister au plaisir de citer le Monolecte (ici) :
Cela traduit bien mieux mon sentiment que je ne saurais l’exprimer.
D’abord c’est pas maintenant qu’il faut manifester c’était lors du sauvetage des banques qu’il aurait fallu dire NON.
Ensuite, une journée, ca les fait bien rigoler, c’est tout. Tant qu’on ne met pas en danger le PIB en sacrifiant notre notre propre pouvoir d’achat, rien ne bougera.
Enfin, un mandat c’est prévu comme ça : 2 ans pour les mesure impopulaires, 1 an pour fignoler et 2 ans pour la popularité. C’est toujours comme ça. Et personne n’y voit que du feu tellement on a la mémoire courte.
Alors moi je dis : pourquoi se priveraient-ils ?
La vraie solution, c’est le porte monnaie. Retirer son argent des banques. Tout payer en liquide. Ca ca les fait chier grave. Bien plus qu’une manif. Consommer moins, s’informer sur les dessous des produits qu’on achette et choisir intelligemment, ca ca les fait chier. Les manif ca les fait rigoler. En plus la manif ca confirme que c’est eux qui ont le pouvoir et qu’on s’en remet entre leurs mains. Non, ce qui les fait chier, c’est de reprendre le pouvoir, de ne plus dépendre d’eux !
lol
Et puis y a ce cher bon gros et gras catho de JiPi (J-P raffarin) qui a interdit L’échelonnement du retrait des jours de grève sur plusieurs mois …
Sacré Jipi!!!
En même temps, en passant notre temps à gueuler (dans le vide) et à espérer (inutilement) que d’autres fassent ce qu’il faut…
Il serait peut-être utile de réaliser que c’est NOUS qui pouvons VRAIMENT agir.
Il s’agit de s’y mettre, d’amorcer le mouvement.
Un enragé+un enragé+…+n enragés n’ont besoin d’aucune centrale syndicale et d’aucun parti, surtout lorsque la rage est légitime.
Même si je partage votre déception et votre colère, tout autant qu’un sentiment d’impuissance qui laisse un put… de goût amer dans la bouche, NON, JE NE CREVERAIS PAS AU BOULOT!
Courage, lâchez rien!!!
http://affreuxsalebeteetmechant.20minutes-blogs.fr/archive/2010/09/08/et-si.html
Une manif “populaire” serait en grande partie une solution!
Mais pour cela, il faudra des leaders, pas syndicaux, mais des leaders. Pour coordonner, pour entraîner. Et ces leaders je ne les vois pas pour l’instant…
Je ne suis pas sûr que ce soit absolument nécessaire.
On a oublié qu’on tout un chacun est potentiellement un leader. A force d’attendre que l’Autre prenne les choses en main.
Je n’en suis pas un. Ca se saurait.
Pourtant, la colère est telle, proportionnelle aux injustices (c’est dire!), que, du coup, effectivement, il en sortira!
Il conviendra alors de leur rappeler, et c’est là que nous avons pêché avec ceux actuellement désignés, que le “leader” est au service de ceux qu’il représente. Pas plus.
Mais encore une fois, justement, cette “idée de leader” ne me paraît pas rigoureusement indispensable.
Parce qu’elle est justement une cause de la démobilisation:
Regarde ce que ça a démoli de mouvements spontanés au sein des syndicats, précisément, la base suivant toujours aveuglément la ligne tracée par “le chef”.
Regarde ce que nous faisons tous en ce moment, moi le premier, à gueuler contre les patrons de telle ou telle orga, alors qu’il conviendrait de les obliger à être aussi virulent que NOUS avons décidé, urgence de la situation oblige!
Ce matin, j’ai reçu un message qui propose des actions citoyennes en se passant des syndicats.
Genre : rassemblement devant la gare - défilé de nuit aux flambeaux - …
Transmis au collectif mosellan de défense des retraites.
J’attends une réaction, si réaction il y a.
Quelqu’un ici a des contacts avec FO, SUD, le CNT ?
Il faut coordonner ses actions.
Quelqu’un dans une autre ville a connaissance de ce type de projets ?
@miha:
Pourquoi y mêler les syndicats qui justement vont à nouveau canaliser les actions dans LEUR sens?
Pas besoin d’eux
@Eric :
Je pense à FO, SUD et le CNT parce-que, eux, se démarquent des “gros” syndicats.
Ils sont plus combatifs mais minoritaires.
Les syndicats profitent de nous, pourquoi nous ne profiterions pas d’eux quand ils peuvent accepter de soutenir des actions citoyennes ?
Oui nous sommes tous énervés. Mais je continue qu’il faut des leaders dans le sens “entrainer” pas “diriger” et “faire aller dans le sens qu’on veut”. Juste coordonner.
Un exemple : demain tu es tellement énervé que tu as envie d’aller manifester sans l’aide des ces foutus syndicats et de faire un blocus autour de l’Élysée. Très bien. Mais moi ce sera plutôt dimanche et j’ai plutôt envie de faire un sitting à l’assemblée. Tu vois ce que je veux dire ? Eh bien pour une question d’organisation, il faudra des leaders populaires. Et pour l’instant, on les a pas, ou du moins ne se manifestent-ils pas…
Oui, je suis d’accord, il y a encore quelques sections ou syndicats comme ça. Il reste qu’actuellement, le modèle majoritaire, c’est plutôt : “Des syndicats coupés des salariés. Le syndicalisme français peine à recruter. Selon Dominique Andolfatto, il n’y a là aucune fatalité. C’est leur manque d’indépendance financière et leur professionnalisation qui ont éloigné les syndicalistes de leurs bases”.
http://www.scienceshumaines.com/des-syndicats-coupes-des-salaries-entretien-avec-dominique-andolfatto_fr_24988.html
J’ai été syndicaliste pendant une vingtaine d’années dans le public, à la CGT puis un peu à la CFDT : il fallait toujours bagarrer pour que la base ait son mot à dire tant dans la revendication que dans le choix de l’action et la tactique des luttes. J’ai aussi, avec l’accord de mon syndicat, tourné dans le privé : les salariés de l’entretien, le petit commerce, etc.
Nous faisions ensemble avec nos adhérent-e-s puis avec le personnel : c’est du boulot et en même temps, c’était assez efficace, pas très bon pour la carrière, sans compter le tir au pigeon de ceux qui ne faisaient rien, profitaient et nous dézinguaient.
J’avais fait un choix, je ne regrette rien. Sur le fond, en y repensant, tout de même… Ensuite, j’ai contribué à fonder un Dal à Lille, avec la même approche, discussions et décisions communes d’agir et de faire : très efficace, simplement aussi très fatiguant. Là aussi je ne regrette rien et j’assume même quelques erreurs, ça apprend… Et puis quel plaisir de voir une famille à la rue depuis plusieurs semaines retrouver un toit au-dessus de sa tête, sourire, relever la tête et les gosses qui peuvent enfin aller tous les jours à l’école. Aujourd’hui je suis père de famille (fratrie adoptée) et parent d’élève : l’école républicaine et laïque fout le camp, il y a là aussi du boulot !
Comme dit Dominique Andolfatto, nous sommes loin aujourd’hui de ces modes de faire, il y a très peu de syndiqués par contre le patronat est bien organisé, le Medef raffle la parole médiatique et c’est un groupe de pression particulièrement offensif, qui a le gouvernement à sa botte même si les patrons ont entre eux, de temps en temps, des mises au point rudes, car il y a aussi la CGPME et le SNPMI, sans compter les luttes internes entre grandes fédérations patronales.
À nous d’échanger, de confronter nos envies et nos idées et de parvenir, malgré un paysage syndical très éparpillé donc faible sur le papier (compte un peu le nombre d’organisations)et des différences de positionnement, donc des stratégies différentes, d’aller vers l’unité de faire ensemble la plus grande possible y compris avec la majorité qui est non syndiquée tout en soutenant l’action (cf. sondages et ce que nous entendons quand nous parlons… à notre voisin). C’est vrai que, sur ce coup là, je partage comme toi la revendication de Fo, des Solidaires et de la CNT : RETRAIT comme pour le CNE, rien à discuter. Et elle commence à s’entendre dans les rangs de la CGT et de la FSU.
Sur les contenus, il y aura des divergences, ce n’est pas un problème sauf si nous prétendons exiger l’identité de vue pour agir ensemble. Alors là, bien après avoir agi et fait avec bonne volonté, j’irai cultiver “min gardin” : nous nous battrons sur les retraites ou dans d’autres domaines en acceptant l’état du paysage social, le niveau réel des prises de conscience pour avancer et faire le maximum possible ensemble, avec les modalités existantes, sinon nous serons peut-être contents mais minoritaires et donc inefficaces. Et nous regarderons… passer le train. Et la lutte, quelle que soit sa forme est très souvent la meilleure école pour apprendre. Sinon, je ne connaissais pas les troquets Repaires : j’irai faire un tour à l’occasion, ça ne mange (pas trop) de pain.
Et puis, pour ceux qui travaillent, il y a actuellement un sacré boulot pour amener plus de manifestants, pour préparer des manifestations où notre colère, nos demandes s’exprimeront en vivant. C’est vrai, nous avons beaucoup de choses à ré-apprendre ou à apprendre, ensemble. Est-ce la raison de baisser les bras ?
Je suis totalement désabusé… Un peu comme miha, un mélange entre résignation, l’envie de tout arrêter et de colère et de volonté de casser tout ce système pourri de A à Z.
Il y a quelques jours, avant la manif, j’avais du mal à comprendre l’envie d’Anarchoïde de s’exiler de ce pays si rien ne bougeait. Je trouvait ça un peu “lâche”. Pour de multiples raisons, je ne t’emboîterais pas le pas mais aujourd’hui je compatis.
Parce qu’il y a en marre. Mardi, lors de la manif, je me sentais fort. Fort parce que nous étions en nombre et que je savais qu’avec une réelle volonté, nos dirigeants seraient plus que fragilisés et qu’on avait une chance de faire tomber tout ce gouvernement de pourris. Oui mais voilà, nous avons en France des syndicats collabos. Je ne sais pas s’ils touchent une enveloppe pour accepter une réforme, mais je ne comprends rien.
Les mesures sur lesquelles Sarko accepte de plier étaient prévues d’avance. Alors pourquoi ne pas les avoir intégrer directement à la réforme ? Pour faire croire à une avancée sociale! (Dans le même genre que Touchatout : “On va vous couper les deux couilles!” ; “NOOOOON” ; “Bon alors qu’une seule…” ; “AAAAAAH” en oubliant qu’au final, on en a quand même perdu une…). Et ça marche! Les syndicats sont tombés les deux pieds dedans… Mais pourquoi les leaders syndicaux sont-ils toujours réélus alors qu’ils passent leur temps à trahir les intérêts du peuple ??? (Même s’ils prétendent les défendre).
Alors que faire ? Je ne sais plus, j’ai la nausée. J’ai cru à un moment qu’on y arriverait, j’y crois plus, j’espère seulement. La suite à donner, ce n’est certainement pas une manif tout les quinze jours comme le propose l’intersyndicale! Ils se foutent de notre gueule ou quoi ? On se fait prendre par derrière et tout ce qu’ils nous proposent c’est de nous “rassurer” (dixit la leader de la CFE/CGC)! A la prochaine manif, on invite Zavatta et Pinder aussi ? C’est contre qui qu’on manifeste la prochaine fois ? Le gouvernement ou les syndicats ?…
La seule solution, c’était : on attendait mercredi pour voir si Sarkozy recule, si c’est non, on recommençait aujourd’hui!! Et jusqu’à temps qu’il cède! Quitte à aller jusqu’à l’assemblée! Et n’arrêter que lorsque nos mesures de départ auraient été satisfaites!!
Alors puisque les syndicats ne sont qu’une bande d’incapable, pourquoi les gens du peuple ne prennent pas le relais ? A la révolution, le peuple n’avait pas besoin de syndicats bordel! Juste des meneurs! Et les partis, pourquoi ne bougent-ils pas plus que ça ? Le PS n’est pas totalement à côté de la plaque pour une fois, je trouve, le PG semble très remonté. Mais que cela se concrétise!!
Désabusé, disais-je… J’y croyais encore, je me suis pris une grosse claque dans la face…
L’UM-PS se tient par les testicouilles. Je comprends actuellement à la lecture d’ouvrages éclairants que rien ne changera radicalement dans ce pays. Le ps a opéré son virement libéral dans les années 70 pendant le septennat de Giscard. Il y a eu depuis tant de financements occultes (et ça continue) concernant tous les partis (à la sortie de la guerre et pendant longtemps, c’était Marcel Dassault le principal financeur du PCF (!)) que personne ne cherche de noises à personne. C’est un combat de catch, c’est à dire un combat complètement truqué. Si F.O a été monté de toutes pièces pour contrer la CGT, cette dernière, depuis, a largement profité de financements particuliers de la part du patronat (caisses uimm & autres). Alors, tout ça, c’est du vent. Nous sommes désormais gouvernés par la finance (et ce depuis la fin des années 70) qu’on le veuille ou non.
Savais tu Marty, que dans ces années là, des politiques ont organisé des braquages de banques (plusieurs milliards de francs) avec la complicité de truands locaux, des responsables de ces établissements et des assurances?
Je le sais bien, Raoul que le PS est un parti résolument ancré à la croissance (encore qu’il existe quelques contre-courants particulièrement UTOPIA), on peut le constater régulièrement. Et sur ce point, en effet, il n’existe plus qu’un parti l’UMPS.
Cependant, sur ce point précis des retraites, je trouve que pour une fois le Parti SOCIALISTE respecte son nom et propose une réforme assez concrète et viable. Ce n’est que mon avis. Par ailleurs je trouve Benoît Hamon plutôt intéressant.
Bref. Par contre, je te rejoins sur les liens occultes entre tous ces acteurs politiques. Et c’est pour ça qu’il ne faudra pas compter sur eux pour faire bouger la société.
Tu dis : “C’est contre qui qu’on manifeste la prochaine fois ? Le gouvernement ou les syndicats ?…”
Depuis hier, je pense aller à la manif du 23 septembre avec une pancarte où serait inscrit “syndicats = vendus”.
Plus j’y pense, plus j’ai envie de le faire.
(avec un gilet pare-balles ?)
Il faudrait être des centaines à oser le faire.
L’idée est de faire comprendre que les top dirigeants de certains syndicats sont vendus, mais il ne faut pas non plus se mettre à dos (toutes) les petites gens du terrain.
“Thibault + Chérèque = vendus” (liste à compléter, selon l’humeur de chacun) me semblerait déjà pas mal rentre-dans-le-lard.
(gilet pare-balles + gardes du corps !)
Alors, Miha, tu y penses toujours en te
rasantbrossant les dents ?Vous ne pensez pas que ça sent le fiasco ? Les médias sont déjà passés à autre chose. Même Super n’a pas osé lancer un second sondage.
Le fiasco pour le 23, bien entendu.
On verra bien … J’ai plutôt l’impression qu’il va y avoir du monde.
http://www.syndicalistesunitaires.org/Syndicalistes-pour-la-greve
CGT, FSU : la “base” se désolidarise de ses représentants nationaux ?
Solidaires, CNT : ok, leur position semblait déjà assez claire
CDMT, CTU, STC : ‘connaissais pas
Et FO ?
La logique, s’il y en a une, est difficile à suivre…
Manifester c’est bien … mais la lutte est ailleurs.
Grâce à l’outil internet, un outil révolutionnaire comme l’a été l’imprimerie en son temps, il faut brasser l’information, la digérer, la filtrer, la structurer au mieux de l’intelligence de chacun, aidés par les idées du siècle des lumières, dans une sympathie non violente mais ferme (Gandhi ?) ; retrouver la mémoire pour recréer les conditions d’une démocratie heureuse ; lâchons la télé et partageons l’information, les outils sont (encore) à nous.
La France était détruite en 45, eh bien avec le CNR (10 pages) et un groupe d’honnêtes hommes, les français l’ont reconstruite pour trente années dites glorieuses.
Alors, pas de désespoir, de la patience, du courage.
Les choses ne se sont pas faites aussi simplement que ça … Ca a été un combat constant jusqu’aux années post 68… Et dans ce combat, la finance et le libéralisme financier a largement pris la tête …
Un exemple parmi des centaines qui illustre la complexité de la chose:
link text
Tout à fait d’accord. Nous avons l’outil idéal pour construire quelque chose d’autre, pendant qu’il est encore temps.
Il faut en profiter.
Il y a 2 menaces principales :
d’une part la montée en puissance d’une société orwellienne via la surveillance informatique
d’autre part l’imminence du pic oil, c’est à dire, la fin de la croissance économique soutenue par celle du pétrole, comme l’a dit (entre autre) le patron de Total a l’assemblée nationale (et comme le montrent nombreux rapports gouvernementaux). ON Y EST.
enfin ne négligeons pas les tensions géo-politiques actuelles. Médiatiser un coran qui brûle pourrait précipiter les choses. Et si ce n’est pas ça, ca sera autre chose.
Donc il faut en effet mettre toute nos forces dans la construction d’une alternative.
2 Première priorités : la maîtrise de l’énergie et de l’information. Sans cela, nous ne pouvons rien.
Voir par exemple le site éconologie. Et pour l’information pour le moment internet, et ensuite les wifi 802.11s.
Le monde open source fournit déjà beaucoup d’outils utilisable immédiatement.
Enfin il nous faut nous détourner de tout ce qui est nocif. L’argent en banque qui leur sert à spéculer sur la misère d’autres personnes. L’or et l’argent et aussi les monnaies alternatives telles que Flattr sont a envisager.
Reprendre la maîtrise de la culture vivrière et du stockage de la nourriture. Les graines germées sont un très bon filon à exploiter, surtout avec la connaissance actuelle il est facile de se faire une bonne réserve de nourriture pour plusieurs mois, histoire de traverser n’importe quel “aléa de l’histoire”.
Vélo, co-voiturage sont aussi des moyens de reprendre la main.
Bref, la crise économique à éclaté officiellement en 2008, alors qu’elle était connue déjà en 2007. Les politiques, banquiers, et autres financiers du FMI n’ont rien vu venir. Ils ont toujours minimisé ou nié. Ensuite, ils ont fait semblant de la résoudre pendant 2 ans. Et maintenant, ils veulent nous faire croire à la reprise alors que c’est juste un pallier dans la chute. Qui les croit encore ?
Il est temps de ne plus s’en remettre à ces patins soumis a la recherche frénétique de profit.
Toutes les études montrent qu’au dela d’un certain seuil matériel, en dehors de quelques psychopathes, les gens ne cherchent PAS LE PROFIT, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Ce seuil serait d’env 75000$ par an par personne. Ensuite les gens travaillent PAR PLAISIR. C’est ce qui les motive, et ils travaillent mieux et plus. C’est le cas des retraités par exemple. Mais pas seulement.
Donc il faut sortir avant tout de cette pensée unique qu’on veut nous imposer.
Plus pour très longtemps je le crains… Oracle qui a racheté Sun a commencé ses ravages.
Quelques liens pour appuyer mes dires :
http://www.youtube.com/watch?v=u6XAPnuFjJc
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cfiab/07-08/c0708091.asp#P6_309
http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/09/02/peak-oil-rapport-cinglant-de-larmee-allemande-revele-par-der-spiegel/
http://www.pauljorion.com/blog/?p=13534
http://www.econologie.com/
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/09/hauts-revenus-ne-riment-pas-avec-bonheur_1408933_3234.html
Qui peut encore croire les syndicats ? Voilà qu’ils veulent remettre ça le 23 ! Autant dire que la réforme est passée ! LA-MEN-TA-BLE ! Il fallait battre le fer tant qu’il était chaud et là il était bien chaud. Je comprends Anarchoide qui veut aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Elle ne sera pas plus verte, mais cela permet de prendre un peu de distance avec ce qui se passe ici sous notre nez et de temps en temps cela fait du bien. Comment peut-on continuellement se laisser rouler dans la farine sans réagir ! Ou alors la réaction sera violente très violente. Marre de se faire piétiner …
il y a bien des “aperos” geant pour tel ou tel truc ….
Pk pas un “apero” geant devant la bourse ou le parlement ou quelque chose qui les fassent chier …..
Ca ca les ferait rigoler. Faut toucher le portefeuille pour qu’ils réagissent.
Honnêtement, et sans penser que ça y est, nous sommes à la veille du “Grand Soir”, je ne crois pas qu‘“ils” rigolent en ce moment, “là-haut”.
Effectivement, toutes les négociations étaient jouées d’avance, ça paraît vraisemblable.
Effectivement, il n’y a rien à attendre d’un Thibault ou d’un Chérèque, qui trinquent avec ceux-là même qui chient sur nos acquis sociaux depuis des années.
Mais:
Les syndiqués, les “petits élus”, eux, en ont également assez de balader. Il faut les pousser à pousser leurs “chefs”, quitte à ce que ce soit vers la porte de sortie la plus proche.
Ils ne s’y mettront pas sans un signe fort de la population.
On croise dans les manifs, et notamment les dernières, des citoyens qui n’y venaient jamais.
Ceux-là sont en colère également.
La réaction de l’opinion, bizarrement, ne paraît pas si tranchée qu’ici: nombreux sont ceux qui déclarent qu’ils iront également à la prochaine mobilisation du 23 septembre.
Il y a encore peu, les réactions auraient encore été : “‘tain, encore une balade, qu’ils crèvent, j’irais pas!”.
Il semblerait qu’il y ait un début de réveil, se résigner, c’est tuer cette réaction dans l’oeuf.
Assez contradictoire avec le ras le bol qu’on exprime tous…
Après tout, si Samedi, par exemple, nous étions quelques centaines, dans chaque ville à occuper le devant des mairies, des préfectures ou autre lieux publics (et rêvons un peu, un rassemblement spontané devant l’Assemblée à Paris, tiens!)que risquons nous?
A minima, passer un bon moment.
Mais mieux, peut-être:
Amorcer un réel mouvement de la population.
Même si nous ne serons, c’est certain, qu’une poignée au début.
Les saloperies perpétrées contre nos droits fondamentaux depuis des années maintenant sont, certes, commises dans le cadre d’un système.
Mais ce ne sont que de petits (tout petits) bonshommes qui les ont commises.
Ce sont donc également d’autres bonshommes (nombreux, très nombreux) qui pourront les combattre.
Toute cette rhétorique est certes pompeuse.
la Révolution n’est pas pour demain, MAIS se coucher maintenant, c’est crever.
Je ne suis pas résigné.
D’autres non plus.
A minima, passer un bon moment.
Et merde ! Pourquoi faut-il que, dans une contribution sensée, cohérente et écrite correctement par ailleurs, tu viennes foutre cette connerie ? Tu veux dire « au minimum » ou « au pire » ? Alors écris « au minimum » ou « au pire ».
Cette expression est utilisée par des journaleux et des politicards qui n’en connaissent ni le sens -qui est bien précis-, ni l’origine, ni le domaine d’emploi -qui est très limité-. Ils font ça pour épater le badaud, mais ça ne leur donne pas l’air plus intelligent ou plus cultivé. Du coup, à toi non plus. Renseigne-toi.
Je voulais dire “au minimum”.
“Au pire” étant trop négatif à mes yeux. Mais peut-être que me trompe-je également, comme pour le “A minima”.
Loin de moi l’idée d’”épater le badaud”, en cherchant à avoir l’air plus intelligent ou plus cultivé.
Je considère être un badaud comme les autres. Et en suis totalement satisfait, d’ailleurs.
Je vais suivre tes conseils, et aller me renseigner.
Ce qui est la preuve qu’une rencontre, même virtuelle, est forcément fructueuse.
Après, il y a le “donnant-donnant”.
?
Et puisque je suis près à suivre tes conseils, que penses-tu, pour ta part, de l’idée d’un rassemblement dans chaque ville?
Est-elle à remettre en cause simplement parce que tu me soupçonnes de vouloir “me la péter”, par le biais d’expressions mal maîtrisées
(Je note au passage le “contribution sensée, cohérente et écrite correctement par ailleurs”, et, te connaissant un peu, tout de même, pour rôder régulièrement ici, en mesure toute la valeur!)
Tiens, pis piskon (oui, je suis provocateur) parle syntaxe:
Enlève donc le “que” de “que me trompe-je également”.
Pardon, désolé, pardon
.
Je suis content que tu le prennes bien. Un con se serait fâché.
Pour te renseigner, inutile de te cogner la fac de droit ou le latin au bac, tu as le Trésor de la Langue Française en ligne (demande TLF à gogol, ou mieux à Hooseek).
Pour ce qui est des rassemblements dans chaque ville, on connaît déjà les cafés Repaires (de Là-bas si j’y suis), fréquentés par un bon nombre de lecteurs d’ici.
L’idée des cafés Repaires me paraît vachement bonne! C’est un début, voire un point de départ pour un rassemblement!
La liste des adresses et les contacts:
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=981
Tu es bien optimiste! J’aimerais avoir cet optimisme mais j’avoue ne plus y croire vraiment…
Peut-être est-ce le meilleur moyen de se protéger…
Pas optimiste.
Enragé.
Enfin, j’essaie de le rester. Même si je partage beaucoup des sentiments évoqués ici par les commentateurs.
Mais si l’on baisse les bras, cette fois, sur un point aussi crucial, je crains de céder au découragement.
Effectivement.
D’accord avec toi AffreuxSale, c’est bien ce que j’ai entendu tout au long de la manifestation de Lille le 7 septembre et bien après en parlant à des groupes, de ci de là, qui se préparaient à repartir chez eux. Ces gens savaient que cette manifestation, dense et forte, ne suffirait pas. Ils étaient contents, “requinqués” comme on dit par chez nous, le moral au beau fixe : ils étaient prêts à rebattre le pavé (y’en a dins ch’nord) et encore et encore. Pourquoi ? Parce que c’était la goutte de trop !
Alors, ce que dit Superno est juste et je comprends son dégoût, celui de ceux et de celles qui lui répondent aussi ; simplement, il y a la télé, les canards qui vont dans le même sens (et c’est la très large majorité), il y a le voisin et le collègue qui disent la même chose en répétant d’ailleurs ce qu’ils ont entendu à la télé ou lu dans le le canard (surtout les pseudo gratuits)… et il y a la vie de tous les jours : le porte-monnaie est de plus à sec bien avant la fin du mois et ça continue à dégringoler, les mauvaises nouvelles : licenciements à la pelle, expulsions du logement, surendettement, des boulots de MRD pour ceux qui essaient de sortir du chomdu… et des augmentations à gravelotte : transport, santé, gaz, électricité, l’assurance de la bagnole et aussi, c’est tout bête, la bouffe au quotidien, avec une règle : quand les prix sont bas, la qualité suit ! Alors, au bout d’un temps, un peu plus de trois ans aujourd’hui, le compte est bon ! Et pourquoi allons-nous nous battre pour la retraite solidaire et par répartition, contre vents et marées, avec la “bonne volonté” des syndicats et des démocrates, des gaullistes et des partis de gauche et même sans leur accord ? Simplement, parce que pour nous, ça suffit, la coupe est pleine. Et celles et ceux qui ne nous comprennent pas devront comprendre, nous leur ferons comprendre, c’est très simple ! Et puis, la retraite à 60 ans, c’est du boulot pour les sans emploi, nos enfants de demain et, tout de suite, c’est un revenu plus décent pour des chômeurs âgés !
Nous sommes maintenant remontés comme des coucous suisses et les syndicats comme les autres organisations sont priés de bien se tenir !
Hors de question que je me noircisse le ciboulot actuellement (pardon Superno, le vague à l’âme est tout à fait compréhensible au vu de la période). A minima, comme je ne veux plus m’en prendre plus dans la tronche, je le sais, je vais devenir un roquet insupportable. Et un chien, ça a des crocs quand çà a la dalle ! Et là, on parle de l’humain, du social mais quand je regarde notre environnement, je frémis : ils détruisent TOUT, ce sont des HUNS, des frénétiques, c’est du tout, tout de suite, et du toujours plus ; demain ? Ils s’en foutent ! Ouais, c’est bien une lutte de classes qu’ils ont engagé : à nous de reprendre l’avantage et ça va pas être simple (on s’est endormi dans le temple de la consommation), une marche à la fois qu’il va falloir le remonter ce foutu escalier qui nous conduira simplement à notre dignité. Bien content de saluer un manifestant de plus pour le 23 septembre et les jours qui suivent, un vivant qui a décidé de sortir les crocs !
A minima, comme je ne veux plus m’en prendre plus dans la tronche,
Et re-merdre ! Voir plus haut.
un manifestant de plus pour le 23 septembre
Le 23 septembre ? Alors on obéit, comme ça ? On sort les crocs quand on y est autorisé ?
Bon, un peu tristounet, tout celà !
Au moins Superno, tu vois que tes causettes ont de l’impact…
Allez, je vous propose, à tertous (j’suis de ch’nord), d’aller lire ceci pour vous remettre du baume au coeur :
Battre le pavé et le fer, tant qu’il est chaud
http://blog.monolecte.fr/post/2010/09/08/Battre-le-pave-et-le-fer-tant-qu-il-est-chaud
Et la fin me convient très bien :
“Chaque « promenade de santé » qui ne dérange plus personne et que ceux qui prétendent nous gouverner traitent par le mépris nous rapproche d’autant de la nécessaire confrontation directe que certains appellent de leurs vœux et que tout le monde redoute encore un peu.”
J’espère donc voir ceusses de la région qui ont le bourdon à la manif du 23 septembre (Lille pour moi): j’ai la causette facile, peut-être que nous aurons l’occasion d’échanger, c’est une très bon moment pour ça. Et c’est vrai que j’aimerais bien ne pas rentrer chez moi, ce jour-là -ou un un jour prochain- et rester sur place en attendant qu’on nous écoute, je parle de ceux qui disent nous gouverner et ne pensent qu’à bichonner les riches, les banques qui spéculent, les boursicoteurs qui se font du blé sans bosser sur notre dos, etc. et qui voudraient nous faire bosser… plus longtemps pour ramasser à la fin (si on y arrive) des nonettes !
Je vais peut-être paraître en “chouillat” direct mais les fondements mêmes de notre modèle économique et financier sont à jeter. Tout ce qui nous entour est régie par les emprunts et les crédits. A notre échelle de simple citoyen comme pour les nations.
Il faut changer de modèle. J’ai l’impression que tout le reste est du vent. Renversons ce grand ce échiquier ou punissons ces joueurs d’échec. Trouvons les une fois pour toute.
Assez de ces pseudo grève…… REVOLUTIONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
D’où l’idée qu’il faut bien commencer un jour.
Même si cela doit se faire sans l’aide des “organes” habituels: syndicats et partis dits d’opposition.
Après, oui, évidemment, le chemin est long.
J’ai bien entendu Marco, si tu m’as lu, la vie se vit… par étapes. On ne passe pas du jour au lendemain de la délégation à… la révolution. Et, fervents ou non de la démocratie ou de la coopération, nos élus (associatifs, syndicaux ou politiques) ont pris la (mauvaise ?) habitude de penser et d’agir pour nous (ou pour eux ?). Les causettes sont nécessaires et les manifestations, c’est le bon endroit pour causer. Certains pensent qu’en bazardant des tracts, ça suffit, ou en faisant la causette sur internet. D’expérience (si je peux me permettre), ça ne suffit pas : la causette en direct, il n’y a rien de mieux, parce qu’il y a un échange “vivant”, avec à la clé des réalités, des vécus, un partage, beaucoup d’humilité en fait pour avancer et construire… ensemble. Et ainsi, les luttes… grandissent ! Alors, rendez-vous le 23 septembre !
Message spécial Superno qui parle, à son voisin de barbecue, des retraites dans les autres pays européens.
Il y a plusieurs indicateurs concernant la retraite, pour l’essentiel : l’âge où il est possible de partir en retraite (60 ans aujourd’hui, en France), l’âge de référence auquel la retraite est à taux plein (65 ans aujourd’hui en France) et le nombre d’annuités pour percevoir une retraite à taux plein.
Et là : ” Des annuités de cotisation qui divergent. En plus de l’âge légal de départ à la retraite, le nombre d’années de cotisations pour avoir une retraite à taux plein varie d’un pays à l’autre. Et si les Français partent plus tôt, ils doivent cependant cotiser plus longtemps que les autres Européens. Ainsi, les Français cotisent 162 trimestres, soit 40,5 ans et cotiseront 164 trimestres en 2012, alors que le nombre d’annuités est de 35 ans en Espagne, et respectivement de 40 et 50 ans de résidence au Danemark et aux Pays-Bas. En Allemagne, les travailleurs qui partiront avant l’âge légal de la retraite verront leur pension diminuer de 3,6% par année travaillée en moins (ce taux est de 1,25% par trimestre en France). Et en Grèce, les annuités seront relevées de 37 à 40 ans d’ici 2015.”
Source : http://www.euractiv.fr/francais-retraite-tot-voisins-europeens-article?utm_source=EurActiv.fr&utm_campaign=c8c8c59def-quotidienne&utm_medium=email
Le barbecue, c’est bon, et quand le besoin de grailler est bien là, la conversation s’interrompt… naturellement ! (1 000 excuses, je garde le plaisir de rire, un des sels de la vie !).
Etre défaitiste ne résoudra pas le problème. J'ai manifesté aussi tout en sachant qu'une grande partie des leaders syndicaux ne cherchent pas à changer de système, que les 2 ou 3 millions de manifestants ne pensent pas de la même façon (ce qui n'est pas forcément mauvais) et que ce n'est pas ce seul coup de masse qui abat un tel mur.
Dans le passé des femmes et des hommes comme Georges Guingouin,maquisard du Limousin remarquable et souvent oublié de l'histoire, consulter les liens ci dessous, vous comprendrez
http://www.crdp-reims.fr/cddp10/actions/cnrd/2002/Bio.doc , http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Guingouin et
http://silva-rerum.net/notes/2006/03/31/rendez-vous-avec-x-georges-guingouin/ ont été confrontés à des situations plus desespérés, et ont quand même vaincu. Notamment Guingouin qui a entamé la lutte dés juin 1940 et malgré ses opposants a réussi a libérer Limoges et le Limousin avec ses partisants. (Des offensives de maquisards qui ont réussies).
Si les dirigeants actuels ont toujours leur mentalité du 19ème siècle, ils ont évolué et se sont perfectionnés dans la lutte anti insurection notamment en dévellopant les diversions (sports, people, fais divers), en s’accaparant des médias et en exploitant les divisions (religion, groupe ethnique, profession, mode de vie, sexualité, vocabulaire…).
A nous d’exposer les vrai problèmes au plus possible et à ne pas tomber dans le sectarisme et le rejet de l’autre tout en gardant nos convictions.
Tous à l’Assemblée ! Epicétout !
Là ce n’est plus de la colère ou de la résignation mais de la totale incompréhension. Regardez plutôt, Mélenchon s’y met aussi! http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/09/a-la-fete-a-la-fete-et-cest-tout/
J’en reste coi. Mais pourquoi sont-ils persuadés qu’une grève tous les quinze jours va changer quelque chose ? Qu’ont-ils à gagner à jouer les poules mouillées comme ça ? On parle par devant (Thibault hier à France 2 par exemple…) et on se laisse entuber par derrière… Ils ont une chance inouïe de satisfaire les intérêts du peuple pour une fois, eh bien non! ils continuent à se laisser berner et à attendre que la société bouge toute seule… (Ils peuvent attendre longtemps…). Et qu’ont-ils contre la grève générale et reconductible ? Ils ont peur de déplaire au peuple et de perdre leurs postes ? Mais bordel c’est aussi pour ça qu’on les a élus! Pour faire OPPOSITION!
Si quelqu’un comprend ce qui se passe dans la sphère politique actuellement et qu’il pense connaitre les réponses à certaines de mes questions, qu’il m’explique tout de suite parce que moi je ne comprends plus rien!…
Bon, je m’y colle, tout au moins, je vais essayer ! Je suis allé lire le blog de Jean-Luc Mélenchon. Ce qu’il dit, au niveau politique, me convient très bien : au moins ça change de ce que j’ai connu, je parle de l’intrication CGT-PC. Un syndicat situe revendicatif et agir dans le court-terme ; un parti a lui un calendrier, moyen terme et long terme. Un syndicat améliore le sort de ses adhérents voire d’une classe (oh, non, couche) de salariés (je préfère, travailleurs) et il a une orientation. Un parti se doit d’avoir un projet (de société) et un programme. Qu’ils se rencontrent et qu’ils échangent dans la démocratie donc dans une transparence interne, c’est top (est-ce ou était-ce la réalité ?). Avant, il suffisait que le “dirigeant” du syndicat truc soit aussi au BN du parti machin et l’a
Je reprends ma causette, une erreur de touche et c’est la MRD, je fais autrement, je suis un peu fatigué en cette fin de semaine, je le reconnais humblement… Bon, je m’y colle, tout au moins, je vais essayer !
Je suis allé lire le blog de Jean-Luc Mélenchon. Ce qu’il dit, au niveau politique, me convient très bien : au moins ça change de ce que j’ai connu, je parle de l’intrication CGT-PC. Un syndicat situe revendicatif et agir dans le court-terme ; un parti a lui un calendrier, moyen terme et long terme. Un syndicat vise à améliorer le sort de ses adhérents voire d’une classe (oh, non, couche) de salariés (je préfère, travailleurs) et il a une orientation. Un parti se doit d’avoir un projet (de société) et un programme. Qu’ils se rencontrent et qu’ils échangent dans la démocratie donc dans une transparence interne, c’est top (est-ce ou était-ce la réalité ?). Avant, il suffisait que le “dirigeant” du syndicat truc soit aussi au BN du parti machin et l’adhérent de base était floué, car il se découvrait en même temps syndiqué et embrigadé par un parti !
Mélenchon dit : je ne pratique pas l’entrisme, je me contente de prendre acte des décisions d’action des syndicats, je n’ai pas à commenter, j’analyse. Je suis tout-à-fait d’accord avec Mélenchon sur ce coup là. Bon, tout de même, je préférerais que s’arrête cette personnalisation du PG en Mélenchon, même si ce militant est imposant par sa démarche, son engagement, son expérience, son bagout. Quand c’est la droite qui fait ça, bon, c’est normal, élitisme et individualisme sont les deux mamelles du libéralisme…
Sur la tactique des luttes, Mélenchon nous dit qu’il y a une majorité de travailleurs non syndiqués, donc inorganisés, du coup une très grande difficulté pour les syndicats à “deviner” ce que la majorité de cette grande majorité voudrait faire. Tu contestes cela ? Non, bon !
Et alors, comment il fait le syndicat pour choisir le bon tempo des luttes, la forme des luttes, le jour de l’action, hein, je te le demande, dans ces conditions ? Pierrot veut ceci, Paulo veut cela…
Toi tu dis, à fond la caisse, grève générale reconductible. Mélenchon te dit: c’est le terrain qui décide. Si tu bosses dans une boîte, t’es pas syndiqué, tu discutes à gauche et à droite (oui, plutôt à gauche) et ensuite tu vas à l’AG, tu causes, ça discute et tu demandes un vote : et si le terrain dit oui, le syndicat doit suivre (en principe…). Si tu bosses pas, tu fais du porte à porte, tu discutes, tu proposes une réunion dans le quartier et là vous décidez ensemble d’un moyen d’agir (une autre façon de faire), vous le faites savoir, et puis le quartier d’à côté… Si tu es passionné par le mobile (je n’en ai pas, cf. Robin des Toits), tu lances une flashmob et tu vois si… ça marche. Que veux-tu que je te dise : dans les luttes sociales, une dose de conscience + une dose de disponibilité + une dose de faire ensemble + une dose de créativité + une dose de patience, ça peut très bien marcher. J’ai testé plusieurs fois et je suis loin d’être le seul ! Et je suis toujours candidat…
Je voudrais bien me ranger à ton point de vue de grève générale reconductible sauf que dans ma boîte, même si de juin au 7 septembre, nous sommes passés de 5 manifestants à une petite vingtaine sur 300, avec un peu moins de grévistes, tu penses bien que ta proposition, là tout de suite, elle fait flop dans ma boîte : c’est trop tôt, et oui, il y a encore du boulot à faire (d’autant que les délégués ne viennent plus discuter sur leur temps syndical sur le lieu de travail) ; ils nous convoquent en AG ; avant, nous on le faisait ce boulot de terrain ; eux ils “doivent” travailler, et oui, cher ami. et ainsi, ils ne sont pas “réprimés”. Et tout cela, sois-en sur, les syndicats le savent.
Ta grève générale est lancée aujourd’hui, au pif, je la sens pas du tout pour l’instant, désolé, ce serait un bide dans ma boîte et aussi dans pas mal d’autres où j’ai encore des potes. Et alors là, je ne te dis pas où on s’enfonce. C’est ce que t’écris Mélenchon dans son blog, c’est aussi ce que je pense et tu ne peux pas savoir combien j’aimerai qu’il en soit autrement ! Tiens, ce soir, j’ai discuté dans mon quartier et lundi, je continuerai dans ma boîte… en espérant que le 23 septembre, allez, nous soyons, je rêve, 60 ! En fait, je vais vers toi si tu m’as bien compris. Et, je me permets, je ne voudrais pas te fâcher, comme tu n’en parles pas, discutes-tu autour de toi pour faire “monter” les manifs et passer à autre chose de plus fort ou ton truc c’est la grève générale, point barre et le reste tu t’en fous, tu laisses le taf aux autres ? Parce que si le 23 septembre, nous ne sommes pas 3 millions ou plus, je crains, vois-tu que nous pourrons remiser à nouveau toute perspective rapide de grève générale et que surtout on aura bientôt plus de retraites : on travaillera toute notre vie et on aura droit à une médaille du travail sur notre tombe ou sur notre urne et les autres, là haut, continueront à distribuer les légions d’honneur. Bon, maintenant, comme les grenouilles de Pavlov que nous sommes, on peut toujours gloser sur le niveau de colère et de dégoût qui ferait qu’un jour nous aurions une excitation magistrale et que nous passerions, ensemble et d’un coup à la révolte. Continuons donc à nous causer parce que ce n’est qu’ainsi que nous nous comprendrons mieux et que nous aurons envie, ensemble, de passer à autre chose…
En gros tu me dis que les partis sont incapables de connaitre l’avis du peuple puisque ce n’est pas leur rôle donc ils en laissent le soin aux syndicats qui prendront en conséquence les mesures adéquates, c’est ça ?? Mouais… Moi je pense plutôt que les partis qui se sentent en désaccord avec les mesures devraient préparer une journée d’action avec leurs propres revendications et puis “qui m’aime me suive!” On verra alors à ce moment là, et je suis sûr qu’il y aurait du monde.
Tu sais la grève générale je n’en fait pas un dogme. Je pense juste qu’il s’agit du seul moyen de faire bouger les choses. Une manif tout les quinze jours, c’est quoi ? Ce n’est qu’une procession de plus, dans la bonne humeur et comme disait Anarchoïde, souvent en parlant de bien d’autres choses que de politique. Et c’est pas une parade avec des banderoles et de la musique qui va faire plier le gouvernement! Même si le peuple n’est pas d’accord, il n’en ont rien à foutre, ils ont le pouvoir!
Tu m’expliques que les syndicats ne sont pas au courant de ce que les non-encartés désireraient. Certes. Mais ne vas pas me faire croire que les syndiqués attendent seulement des aménagements de la réforme. C’est ça que je ne comprends pas. Pourquoi trahissent-ils les intérêts du peuple ?
Et bien, j’ai laissé passer le week-end pour te répondre : j’avais sacrément besoin de récupérer et puis, ça fait du bien de faire des trucs et de prendre du temps avec ses gosses et sa femme ! Je suis content d’apprendre que tu n’es pas… dogmatique. Je suis allé me replonger dans la période du CPE : j’ai retrouvé ces mêmes culs de plomb au niveau des centrales syndicales, tout en sachant que c’étaient les lycéens et les étudiants qui avaient démarré ; les associations de chômeurs se mobilisaient, présentes surtout dans les grandes villes. L’unité syndicale a été dure à tenir, le retrait du CPE n’est pas arrivé tout de suite sur toutes les pancartes et la gauche a mis du temps aussi à s’unir, à soutenir sans retenue et à rejoindre les manifs. Des questions étaient alors posées : à quand la grève générale reconductible, pourquoi autant de temps entre deux grèves-manif. Et puis le mouvement a duré plusieurs semaines, plusieurs mois. Et à un moment… je suppose que tu connais la suite. Ah, le CPE avait été voté, pas question de revenir en arrière, disait Villepin, le Fillon d’aujourd’hui, et Chirac, comme Sarkozy aujourd’hui nous disait qu’il fallait le faire, c’était important ! Pour qui ? Le retrait du CPE, c’était pour obtenir de vrais emplois, quelque part c’est kif-kif pour la retraite maintenant, parce que si on additionne les fameuses heures supplémentaires (idéologiques, pour “casser” les 35 heures) et la retraite prolongée, avec les millions de chômeurs qu’on se paye dans ce pays : 4 573 700 en juillet 2010, http://www.marianne2.fr/Le-barometre-Marianne-du-chomage-Le-chomage-baisse,-disent-ils_a197233.html il serait tout de même temps de laisser enfin les chômeurs travailler ! Et puis, c’est marrant (?) cette volonté qu’ils ont de nous faire crever au turbin : pas d’accord pour que la durée du travail baisse, pas d’accord pour qu’on puisse penser à autre chose que le travail quand l’âge est venu, pas question de reconnaître que des boulots sont durs et pénibles, pas question que les femmes qui ont mis des gosses au monde et pour certaines les ont élevés puissent être en retraite quand l’âge est là. Et quel mépris, quelle suffisance ! D’accord avec Mailly (FO) entendu ce jour : on a encore le temps, l’important, c’est de se serrer les coudes, de faire des manifs de plus en plus fortes en nombre, fortes aussi en contenu : honnêtement, ça dépend de chacun de nous, cela me semble clair. Et les centrales qui se tâtent (CGT et CFDT, désespérées que leur propositions réformistes ne soient pas entendues) devront nécessairement entendre ce qui vient du terrain, de leurs bases… comme pour le CPE qui s’est terminé avec une grande grève nationale et interprofessionnelle avec blocage des routes, etc. Il n’y a pas les élections et la rue, il y a le peuple et c’est tout… Allez, hors de question de te convaincre, je suppose que tu l’a compris, ça m’a toujours plu d’entendre des avis différents, j’apprends, continuons à échanger et essayons de réunir le plus grand nombre… pour le retrait. Ce sera déjà pas mal… Bonne semaine et bonnes luttes.
Ce week-end, j’ai fait une petite visite à la fête de l’huma. Et bien tu vois, j’ai un peu changé d’avis! (Certains diront que je me suis fait berné mais tant pis).
Déjà comme je l’avais dit l’autre fois, cela fait plaisir de voir pleins de consciences éveillées qui luttent contre les abominations du système Sarkozy. Et je ne parle pas que des politiques! Mais des gens comme toi et moi, des militants associatifs et politiques qui, bien qu’on en parle pas au journal de 20h sont dans l’action concrète toute l’année!
D’autre part, par rapport à la grève, j’ai compris aussi que déclarer “Grève générale!” comme ça n’était pas forcément la solution. Construisons nos luttes pour qu’elles soient efficaces. Et qui sait, peut-être celles-ci se transformeront en grève générale. En revanche, je n’ai toujours pas compris pourquoi quinze jours d’écart étaient nécessaires à cette organisation…
J’ai aussi pu remarquer que beaucoup de militants syndicaux voulaient le retrait pur et simple de la réforme, contrairement à leurs leaders qui jugent les aménagements comme une avancée. A croire qu’eux aussi se sont éloignés de leurs bases…
Enfin, et pour finir, j’apprécie le projet du front de gauche, à savoir proposer un programme commun et seulement ensuite déterminer le candidat qui portera ce projet. Je ne sais pas si ça marchera sans guerre d’egos, mais toujours est-il que ça me semble plus pertinent que de désigner un candidat d’abord, un projet ensuite, tel que veut le faire le PS….
Oui, il est là le hic : beaucoup de militants (et de non militants) veulent le retrait pur et simple de cette réforme, mais les leaders ne les suivent pas.
Bien sûr qu’ils se sont éloignés de la base !!!
Des vendus, te dis-je, des vendus.
très modéré sur les syndicats cher Superno, ça tient souvent de l’euphémisme
les leaders syndicaux sont des membres titulaires du système
il suffit de voir leurs grasses reconversions
Chèrèque ? son père l’a précédé (népotisme syndical….)
il devint “préfet délégué pour le redéploiement industriel” en Lorraine (1984), puis en tant que ministre délégué à l’aménagement du territoire et à la “reconversion industrielle” sous le deuxième gouvernement Rocard de 1988 à 1991, il dit “vouloir sauver ce qui peut l’être”.
Il accepte et accompagne la restructuration de la sidérurgie Lorraine, il est l’un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérine la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français.
bon sang ne saurait mentir
quand à la mémoire du Peuple, elle ne va pas bien loin
Ah, j’ai trouvé un truc qui devrait te faire plaisir : La transmission héréditaire des tendances politiques - http://www.matteidoganpersonal.com/admin/files/96/1219932211974575.PDF
Cela date un peu, c’est de 1981 : je me demande honnêtement si le résultat irait dans le même sens aujourd’hui.
D’autant que la notion de droite et de gauche s’est estompée pour certains : où ranger les socio-démocrates, les centristes sont-ils vraiment au centre et la gauche radicale n’est-elle pas en recomposition , Voilà encore un truc passionnant sauf que j’ai un dada actuellement : le retrait… du projet sur la retraite ! À plus !
Notre regrette Coluche lâchement assassiné il y a déja presque 25 ans disat : “En France tu peux gueuler mais y faut demander poliment”. Tant que nous n’irons pas a la manif avec une semaine de vivres et des couvertures, ce n’est même pas la peine d’y aller. Aller défiler comme des veaux qu’on mene a l’abattoir pour se disperser gentillement une fois arrivés ne résoudra rien. Si le CPE a bien été retiré c’est parce que le gouvernement craignait que les jeunes qui se battaient contre la police ne finissent par être rejoints par les énervés des banlieues ce qui aurait mit fin a la cinquième république.
Lu dans le canard de cette semaine: La crainte actuelle du gouvernement c’est que les lycéens et les etudiants s’y mettent ….
Le dossier “retraites” est l’une des rares affaires simples, oui, simples !
L’affaire a trois aspects, pas quatre.
1) Croire à la répartion engage à ne pas la tuer. Si à droite, la séparation entre les paroles et les actes est totale, la gauche n’est pas exemplaire: le fond de pension des fonctionnaires (Préfon) n’est jamais abordé.
2) Ne pas prendre appui sur l’écart grandissant entre les revenus du capital et ceux de la masse salariale, pour demander l’accompagnement de l’effort au capital est un aveu du choix de la droite.
3) La répartition cotisations et droits est un jeu de tables cigognes ou de chaises musicales parfaitement rodé.
Les points 1 et 2 sont du domaine politique et sont à règler frontalement dans un combar droite/gauche, si la gauche arrête de ronchonner pour avoir préparé le dossier(Rocard) et ne pas avoir pu l’appliquer (défaite de Jospin)
La Prefon permet d’acquérir un complément de retraite individualisé pour les fonctionnaires intéressés avec à la clé une déduction fiscale plafonnée des cotisations, permettant des déductions fiscales conséquentes. La Prefon a été créée en 1964 par quatre organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO, CGC). C’est un produit éligible au Perp, il relève donc des produits de retraite par capitalisation, sur la base d’un volontariat. Je n’y ai pas souscrit pour cette raison (capitalisation et non répartition avec solidarité) et je ne suis pas le seul ; seul le salarié cotise. C’est un produit d’assurance prévoyance et en aucun façon une retraite complémentaire. Sans discuter du bien fondé de ce produit, il pourrait être classé dans les niches fiscales, produit plus accessible pour les revenus moyens et surtout supérieurs : tous les fonctionnaires ne peuvent verser le maximum des cotisations qui approche annuellement les 7 000 euros ! https://www.labanquepostale.fr/index/particuliers/assurance_vie/offres_retraite/Solesio_PREFON_Retraite.bref.html
Par contre, depuis le 1er janvier 2005, a été instituée une retraite additionnelle qui vise à soumettre à cotisation au maximum 20 % des primes, pour limiter la perte de rémunération à la retraite. Si l’employeur cotise comme le salarié, ce n’est pas non plus une retraite par répartition et solidaire car elle est individualisée. De plus les cotisations alimentent un fonds de pension (l’État n’a pas demandé l’avis de ses salariés ou des fonctionnaires relevant d’autres institutions publiques) : il est donc joué en bourse et son versement le moment venu est de ce fait totalement aléatoire. http://www.rafp.fr/spip.php?page=article&id_article=347
Je tenais à apporter ces précisions pour contribuer à la simplicité recherchée.
gueuler, manifester, protester, d’accord, mais avec un crédit sur la gueule, ça incite à beaucoup de prudence, notamment celle de conserver un statut précaire afin d’assurer la continuité de son niveau de vie
Une fois n’est pas coutume, un billet instructif d’Olivier Bonnet sur la position plus que pas très claire de la CGT :
http://www.plumedepresse.net/?p=366
@ahçaira 12 septembre 2010 à 21:21
Merci des précisions mais le Préfon demeure un fonds de pension comme les autres, en contradiction idéologique avec une grande masse de ses souscripteurs.
Le communiqué de la Direction du Préfon: “Ce portefeuille ne recèle qu’une seule ligne défaillant sur Lehman pour un montant de 1,8 millions d’euros, ce qui représente environ 0,02% du total des engagements” n’est qu’un communiqué comme les autres qui ne rassurent que ceux qui veulent l’être.
Rien ne change dans un monde qui a pris l’habitude de se mentir tous les jours.
Des collectifs de défense des retraites se sont créés dans plusieurs départements.
Renseignez-vous et rejoignez-les.
http://www.lepost.fr/article/2010/09/13/2217228_defendons-nos-retraites.html