



Cet été, les fous sont lâchés ! Chargés de distraire le bon peuple pendant les vacances du Souverain, ils se sont surpassés dans l’agitation de clochettes ! Expulsions de Roms, balades nocturnes dans les bagnoles de la BAC, “salles de shoot”, majorité pénale à 16 ans…
Sur la photo, on reconnaît aisément Bertrand, Estrosi, Dassault (avec ses missiles embarqués), et bien sûr celui qui, si les fous volaient (autre chose que l’argent du peuple pour le redistribuer aux riches, héritières, actionnaires et clique du Fouquet’s), serait assurément chef d’escadrille : le multicirécidiviste de la navrante connerie raciste et/ou xénophobe : Hortefeux !
Bon, et puisque j’en vois qui insistent dans le fond, j’ajoute quelques autres photos. Ben oui, les vacances se terminent… Il va falloir reprendre les billets “sérieux”…










Heu, Super… C’est “cet” été, non “cette”…
Sinon, tu oublies Ciotti le Niçois, digne héritier des Chemises Noires.
Dans le même genre, cette citation de San-Antonio “Si les cons volaient, il ferait nuit”
Je trouve qu’on y voit de moins en moins clair, pas toi ?
Te sachant en Bretagne, je croyais que c’était un reportage sur l’université d’été d’Europe écologie…
Un billet ‘sexiste’, Super!
Tu oublies la ‘folle’ lorraine, Nadine la poissonnière touloise.
Bonne fin de vacances.
Super ton article ! Mais très dévalorisant pour ces oiseaux qui n’ont rien demandé à personne
Bon retour en espérant que tes vacances furent bonnes
voilà ce que c’est que d’écrire un billet sur un téléphone avec une connexion aléatoire… J’avais d’abord écrit “année”, que j’ai changé en “été” en oubliant l’adjectif… Mais maintenant l’accès à la console d’admin ne fonctionne plus… Touchatout, si tu passes par là…
Wooof ! Tu es suréquipé pour un décroissant !
et qu’on se devait de montrer l’exemple!
Je croyais que l’avenir était aux pigeons voyageurs
Ta connexion aléatoire, elle était pirate, au moins ? Et ça se passait dans un local clandestin du FLB canal historique ?
Tu n’as pas eu l’occasion de photographier plutôt des vautours pour faire le parallèle avec nos si “chers” membres du gouvernement ?
Moi, je les comparerais plutôt à des cafards, blattes et autres cancrelats, voire à des rats. Nettement moins sexy comme visuel en tête d’article. J’en conviens.
Tu sais ce qu’ils te disent, les vautours ? (les vrais)
euh… la même chose que les blairaux (les vrais) ?
bise à toi, Véro.
Bisous à toi itou Miha !
Les vautours sont de magnifiques oiseaux. Ils ont un rôle essentiel dans la chaine écologique (la vraie, pas celle des hommes qui blablattent). Nettoyeurs. Normalement, ça devrait plaire aux maniaques du ménage … Sauf qu’ils ont plus rien à bouffer.
Grande peine pour les vautours. Minimum 30 cm.
Les blaireaux, eux, sont plutôt gros cul. Pas en voie de disparition ça non. Mais torturés ça oui.
Des vautours qui se repaissent de carcasses de porcs sur un lit d’algues vertes ?
Quand on pense que la Justice a condamné le ministre de la République Hortefeux pour injure raciale et qu’il est toujours à son poste (d’attaque) !
Finies les vacances ? Pour continuer à développer nos réseaux sociaux, le fan club / comité de soutien / parti de poche supernoesque a-t-il organisé une université d’été pour la rentrée ?
On va encore nous bassiner avec celles de l’UMPS et du Medef en particulier. Que vont-ils inventer cette année les Besson et Hortefeux ?
Ne cherche plus à comprendre, Guenaël, le pays où tu vis. C’est perdre son temps que de s’indigner de l’état avancé de pourriture de ses institutions et de ses élites, qui vont à l’unisson de la veulerie de son peuple. La seule chose qui pourra le sauver, ce pays, de l’impéritie des lamentables bipèdes qui y grouillent, ce serait son placement sous la tutelle d’un pays civilisé. Norvège, Suède, Danemark, Islande…
Comme ça n’arrivera jamais, contentons-nous de râler en attendant la mort. C’est que le franchouille sait faire de mieux.
C’est vrai, ça, SuperNo, quand est-ce’, le barbeq’* dans ton jardin ? Qu’on voie la trombine à Narkoïde ….
Le barbeq, c’est ce que le français sait faire de mieux …
Les autres binettes aussi bien sûr .. Pas besoin que je liste ? vous vous serez reconnu(e)s.
* hum hum ! de la bidoche !
C’est quand vous voulez, folks ! J’apporte les herbes. De Provence.
Un détail : s’il y a une haie de troènes autour du jardinet, je ne réponds plus de rien. Car je hais les haies de troènes. Parfaitement. Non, mais !
Gasp ! Pardon, Supernonotte, c’était pour de rire …
L’en manque un, à la liste (pas qu’un, bien sûr, mais celui-là, dans la volière, il ferait de l’ombre aux voisins, fussent-ils ministres ou apparentés…). Édouard Courtial, ça vous titille la souvenance ? C’est le député UMP qui, chaque année, nous ramène le coup de l’allocation de rentrée scolaire qui va servir à racheter un téléviseur. Et comme chaque année, les bons apôtres vont abonder en âneries du même acabit, que les parents irresponsables, et débordés, et démissionnaires, et le toutim. J’en ai entendu des tout pareils pendant des années en salle des profs, si si. Pardon d’être obligée de le souligner, mais sur ce coup-là, pour une fois, Morano l’a joué sobre et correcte. Ça m’a fait mal au cœur de n’entendre personne à gauche relever le défi, mais bon, tant pis, c’est elle qui a mouché le benêt.
Vous disiez université d’été ? Nous, au Parti de gauche, on a un Remue-méninges. Ça se tient à Grenoble cette année, après Clermont-Ferrand l’an dernier. Et gageons que cette fois non plus, personne n’en parlera. Sauf peut-être Politis… Et l’Huma ? Et pourtant, je vous garantis qu’on y brasse du jus de cervelle, et du meilleur cru.
Wow, encore une super-réunion-assemblée-générale de plus où l’éternelle vieille gauche n’arrivera pas à tomber d’accord sur la date de la révolution prolétarienne.
Pendant ce temps on fout des gens à la rue, les bouseux retraités survivent avec des cailloux en guise de retraite, d’autres sont obligés d’arrondir leur retraite famélique avec des p”tits boulots paysé 8 € de l’heure, et des pauvres types se suicident à leur boulot payé à peine plus.
Vous n’avez décidément pas évolué depuis Simone Weil (la philosophe, pas la vendue), qui déjà reprochait à la gauche de son temps d’exceller dans la théorie tandis que sur le terrain, eh ben c’était pas trop ça. Même à son époque, à la Simone.
Et pourtant, les camarades, c’est fou ce qu’on aurait besoin d’une vraie gauche de lutte, par les temps qui courent. Sur le terrain. Ouais, c’est là que ça se passe. Surtout auprès des précaires et des marginalisés du système. Mais bon, on se réunit, on discute, on est content de se retrouver, c’est cool, et puis à chaque scrutin, on se dit : Merde ! même pas 5% ! Mais comment ça se fait ? Z’ont pas compris les pauvres qu’on est de leur côté ? Ben non, les pauvres ils comprennent pas que la gauche de la gauche, ça soit tout le temps divisé sur des trucs abscons, jamais capable de remettre en cause l’Europe, la “valeur” travail, de proposer un revenu minimum sans condition de ressources, le Smic à 2000 €, et un vrai programme de lutte qui tienne la route.
Continuez à parler, discuter, à remuer vos méninges pendant que le “peuple de gauche de la gauche”(au fond du couloir), il crève doucement et que le reste du peuple, ces lopettes de français qui se gorgent de mots faute d’être capables de passer aux actes, continuera à refiler la vaseline à la pègre politicienne tous genres confondus, et à se faire mettre d’isoloir en isoloir.
le problème ne sera pas la date, une vingtaine de comités et réunions informelles devraient pouvoir permettre de proposer aux courants et sous-courants un choix parmi plusieurs options et variantes de journées de manifestations-propositions.
ceci acté, en effet, il va falloir se mettre d’accord sur l’HEURE!
et entre les lève-tôt et les couche-tard, par sûr qu’une synthèse soitr possible avant le prochain congrès de réconciliation préparatoire à l’assemblée de présélection des futurs candidats à la candidature éventuellement unitaire… …
bonne soirée
;-D +1 !!!
Pas marché. Comme ça, alors
Oh ! la la ! Je vais me faire taper dessus, mais je suis plutôt pour des bons d’achat réservés aux fournitures scolaies et vêtements pour enfants… ben, oui.
Je trouve que c’est bien plus simple pour tout le monde.
Je pense que certains parents sont irresponsables.
J’ai le souvenir d’une famille voisine quand j’avais une dizaine d’années dont les enfants étaient pieds nus dans leurs chaussures en mauvais état.
Un jour, cette famille a reçu une petite somme en héritage.
Le lendemain, la mère de famille se pavanait dans un magnifique manteau de (vraie) fourrure et les enfants n’avaient toujours pas de chaussettes.
Je sais, ce n’est qu’une exception, mais… quand même.
Au début de l’été, je renouvelais mon adhésion à une mutuelle (une vraie, pas une sale boîte à engraisser des actionnaires), et le type derrière son bureau, qui n’a rien mais alors rien d’un réac (on se connaît bien et il me tanne sans arrêt pour que je fasse le (couillon de) bénévole ici ou là et que j’adhère à certaine faction verbeuse de la gauche de la gauche dont il est membre, et dont il est question plus haut), ce gars me disait que beaucoup de celles et ceux qui perçoivent chaque année une aide de la Sécu pour avoir accès à une mutuelle (ce qui est mon cas), utilisaient cette aide (qui peut se monter à plusieurs centaines d’euros selon les cas) pour se payer des conneries d’écrans plats, home-studios, lecteur MP3 et autres consoles de jeux.
A la Sécu, on a évidemment des retours des organismes mutualistes lorsque l’assuré social joue le jeu… et lorsqu’il ne le joue pas. Mais que veux-tu faire, Miha ? S’ils sévissent, on va les traiter de salauds de fonctionnaires à la solde de Sarko. S’ils laissent faire, on va les traiter de salauds de fonctionnaires laxistes au service des z’assistés. Même si bientôt, les seuls fonctionnaires qu’on trouvera parmi les personnels de la Sécu seront les haut-planqués payés très cher à tenir des réunions…
Tu vois Miha, le problème avec ce genre d’assertions, c’est que si elles partent d’un constat véridique et statistiquement vérifiable, elles sont formulées par nos voyous de politicards dans un sens très précis -caresser le bidochon dans le sens des squames-, et ciblent une catégorie de la population que je situerais plus dans ces minorités que l’on dit visibles que dans le bidochon lambda qui se chauffe au Finières en regardant le JT de Pernaud sur son écran plat de 120 cm acheté comptant au Carrouf en bas de son hachélème, et qui gratte ses squames pendant que ses nuées de gosses se partagent le plat de Chips du jour.
Le populisme, on connaît son mécanisme : dire tout haut ce que chacun pense tout bas et n’oserait jamais dire en public de peur de se faire traiter de ce qu’il n’est pas forcément : un salaud, une garce. Mais lorsque c’est l’autre qui le dit, alors entre en jeu un mécanisme d’identification, même si celle, celui qui le dit est une garce, un salaud avéré. Cela devient une vérité officielle. Surtout si c’est illustré par l’exemple, comme s’y emploient, je le suppose, nos propagandistes agréés. On se sent tout à coup nombreux à penser ce que l’autre dit et par là, on se sent moins coupable de le penser.
Sur un forum voisin, je me suis fait huer parce que j’ai osé dire (ce qui n’engageait que moi, après tout) que les gangs qui pourrissent la vie des pauvres gens dans les cités se comportent en fascistes, et que le loubard qui plante un jeune -qui le tue, qui lui ôte la vie, rien moins- pour une clope ou pour son portable, ce mec devrait être pendu haut et court en présence des salopards de son acabit. Et lorsque ça se “limite” à cramer la bagnole du chômeur d’à côté, et à le menacer de les massacrer, lui, sa femme et ses gosses, s’il avait l’outrecuidance de porter le pet, là c’est Cayenne qu’il faut rouvrir, ou les mines de sel de Silésie.
Alors oui, Miha, si je dis que les cailleras sont des fachos, que je suis pour le retour de la peine de mort et la réouverture des camps de travaux forcés, forcément je suis un abominable-réac-lecteur-du-Figaro puisque contrairement à la pensée moraliste qui est en vigueur dans ce pays, je ne prends pas fait et cause pour les tueurs, les violeurs, les terroristes des bas-quartiers, les gangs et la pègre en général, mais pour leurs victimes et leurs familles.
Je me fiche, comprends-tu, qu’on me situe du mauvais côté. Mais cette réaction, je la trouve plutôt révélatrice d’un aveuglement poli et courtois à certaines choses qu’on préfère enterrer dans le refoulé pour que des politicards sans scrupules s’en emparent quand ça les arrange….
C’est ben vrai, ça !
Pourquoi donc les pauvres auraient les mêmes ‘envies’ que les riches, hein ?
Pourquoi les marketo-publicitaires ne font-ils pas des pubs spéciales ‘quart-monde’ pour vanter les bienfaits des pâtes au beurre sans beurre, des topinambours, du minitel, du téléphone fixe qui ne sert qu’à téléphoner, des fringues sans marques, du vélocipède, etc, etc.
Tu me surprend plutôt de tomber dans ce piège aussi grossier qu’une promesse de Naboléon le Petit !
Les victimes deviennent ainsi les coupables, évidemment.
Fais gaffe au prochain discours de B16 place Saint Pierre, il va parler de toi.
Je me fous de ce que les pauvres aient les mêmes envies de pacotille jetable que les bourgeois. Ce que je trouve tragique, c’est l’angélisme des z’humanistes qui s’imaginent que les pauvres valent plus lourd que les riches, que le fait d’être fauches leur confère la blancheur Persil. Immaculés et propres dans leurs caboches, diable ! puisqu’ils sont vierges de tout soupçon de spéculation et qu’ils se contentent de remplir leur caddy avec ce que la pègre en place veut bien leur consentir. Alors qu’ils sont pauvres parce qu’il y a un système derrière qui fait que naître pauvre équivaut à une malédiction congénitale dans nos sociétés. Ils peuvent bosser s’ils en ont envie et tant qu’il y a du boulot, ce n’est pas avec ce qu’ils en retirent qu’ils s’arracheront à cette fatalité de la crasse, des fins de mois qui commencent le 10, des cumuls d’allocs, des coursivent qui puent et des porte-monnaie lourds de pîcaillons. Mais en quoi cela les rend-il plus fréquentables que les bourgeois ? Va faire un tour chez Aldi, chez ED aux heures de pointe, au Carrouf le samedi après-midi. Humains, tellement humains que c’en est pathétique. Demain ils héritent, demain ils gagnent au loto, plus trace de ce supposé angélisme que tant de bons apôtres de l’humanisme leur prêtent.
Sinon d’après toi, re-néo-lorrain, le vélocipède, le téléphone fixe qui ne sert qu’à téléphoner, les fringues dégriffées, la diététique, la recherche de la moindre dépense, la décroissance en somme, cela ne devrait concerner que le quart-monde ? Cela te gène t-il que ceux du quart-monde, comme tu dis, préfèrent avoir un Blackberry que manger sainement, et rêver de Mercos plutôt que de vélos non-polluants pour s’emmerder le dimanche en famille ?
Moi, ce qui me gène, c’est de les voir singer les pratiques des bourgeois. Et ce qui me gène chez les cailleras, c’est de voir leur formidable énergie de révolte dilapidée dans cette manie qu’ils ont de pourrir la vie de plus faibles qu’eux en se faisant passer pour des victimes de tout ce que tu veux. Le jour où ils commenceront à cramer les bagnoles des politicards, le jour où eux et le quart-monde, comme tu dis, se dresseront sur le passage de Sarko et de sa clique pour les caillasser, je réviserai mon opinion.
@Anarcho
Je ne te permets pas de parler ainsi de ma personne!
Plus serieusement, ces scènes de liesse consumériste me filent souvent la gerbe. Il y a peu encore, j’observais des clients de Carrouf passer aux caisses automatiques. Ils semblaient très heureux de tester ces nouveaux jouets mis gracieusement à leur disposition par la direction de cette enseigne.
Moi, c’est ce que je trouve terriblement pathétique.
Chez ces cailleras là, il n’y a pas de formidable esprit de révolte, juste un formidable esprit de petit bizness et ils ne se révoltent que lorsqu’on vient les déranger dans leurs affaires et ne s’en prennent qu’à plus faible qu’eux.
Cool, Raoul ! Si j’évoque ces officines de la conso low-cost, c’est que je suis contraint de les fréquenter de temps en temps, n’ayant pas les moyens de l’auto-suffisance alimentaire. Le Carrouf, j’y mets les pieds de loin en loin quand j’ai besoin d’une cartouche pour mon imprimante. A chaque fois, je sors de là sonné. D’abord parce que c’est bruyant, ensuite, à cause de ce que j’y vois. J’ai assez vécu pour distinguer un baraki pur jus d’un ressortissant de la crasse moyenne surendettée. Ces derniers affectent la discrétion et le parler-bas qu’ils prêtent aux bourgeois. Les autres parlent fort et tous en même temps, car ils se pointent en nombre, les derniers-nés hurleurs fichés sur le strapontin du caddy, une odeur prégnante de monoï se dégageant des mégères souvent obèses, tandis que leurs mecs arborent le maillot de foot réglementaire, le survête, le look des jours de sortie. Bon, disons que je schématise un brin et que pour résumer l’ambiance, Raoul, je ne peux que te renvoyer aux bons vieux dessins de Dubout, qui n’avait pas son pareil pour rendre de son ineffable trait de crayon le spectacle proprement grotesque d’une foule grégaire et bigarrée lâchée comme du bétail dans le genre de lieux conçu à cet effet, selon des desseins purement commerciaux : baloche, stade, plage, hypermarché.
Quand je vois, Raoul, ce que ces spécimens horrifiants de l’humanité dite civilisée embarquent dans leur caddy, je n’arrive pas à en revenir. De la malbouffe à la tonne, des bibines en grappe de quarante-douze, et de l’audiovisuel comme s’il en pleuvait. Doivent changer de télé, de stéréo, d’autoradio et d’ordi quatre fois par an. Pendant ce temps, les petits-bourgeois singeant la discrétion se contentent d’acheter discrètement du bio, de la diététique, de la menue fringue chinoise, pas de quoi ruiner les suspensions de leur Audi Quattro. Les jackies, par contre, traînent de la caisse à s’en ruiner les jantes dub.
C’est dire s’il faut vraiment que je manque de cartouches pour fiche les pieds dans un hyper. Je ne suis pas maso.
J’ai connu des barakis qui avaient hérité. Leur jacky, une honnête R21 hérissée d’antennes comme un porc-épic, ils l’avaient troqué contre un break Saab qui s’est aussitôt retrouvé affublé de jantes immondes et de prises d’air rapportées. Madame s’est mise à prendre des air d’Ophélie et s’est bien vite fendue d’un lifting “vu à la télé”. Et monsieur s’est mis à boursicoter. Inutile de te dire qu’ils ont aussi “investi dans la pierre”… disons plutôt dans le parpaing. L’ignoble pseudo-mas provençal ceint d’une haie en troènes véritables avec piscine à noyades pour les six inévitables marmots, et un super congel dans le garage, qui sait, pour y coller les suivants et les belles-doches, au cas où elles deviendraient encombrantes…
“Quand je vois, Raoul, ce que ces spécimens horrifiants de l’humanité dite civilisée embarquent dans leur caddy, je n’arrive pas à en revenir. De la malbouffe à la tonne, des bibines en grappe de quarante-douze, et de l’audiovisuel comme s’il en pleuvait. Doivent changer de télé, de stéréo, d’autoradio et d’ordi quatre fois par an.”
Personnellement, je considère ces personnes comme des victimes du système. Alors oui tu vas sûrement me répondre qu’en réfléchissant un peu et en se cultivant, ils pourraient se rendre compte de leur mode de vie ignoble…
Je pense cependant que les gens révoltés formeront toujours une minorité de personne et que toute cette population ne fera que suivre la majorité et s’adaptera au monde tel qu’il est, qu’il soit capitaliste ou décroissant. C’est pourquoi je ne les considère pas coupables.
Quant à la peine de mort, je n’ai pas envie de lancer un débat pour/contre parce que ça risque de durer longtemps mais ça m’étonne vraiment que tu sois pour son retour.
@Marti : Oh non, ils ne sont ni coupables ni victimes, ils sont les produits de la culture où ils baignent, là où le révolté serait plutôt le produit d’un vécu. Quelque chose a fait qu’un individu parmi ses semblables a les yeux un petit peu plus ouverts. Ce sera une humiliation infligée à soi ou à un proche, et jamais digérée ; un coup pris, une parole malvenue, le sentiment d’être sujet là où les autres se comportent en objets, ou encore d’être là sans y être et de ne pas saisir le sens de ce à quoi l’on se sent si étranger, tout en rejetant cela et en ressentant, cependant, le besoin de dire, de dénoncer, de fustiger ce que l’on tient pour une absurdité, une horreur, une perte, même si on sait, au fond de soi, que c’est à sa perte que l’on court ainsi. Que cela ne sert pas à grand chose de se battre contre des moulins à vent.
La peine de mort : encore une fois, c’est mon sentiment personnel que j’expose ici. Ben oui, je suis pour. Nul n’est parfait, Marti.
Je ne vois pas l’intérêt de garder en vie des pourritures telles que Fourniret et Heaulme. Je ne supporte pas l’idée que les jeunes salauds qui ont mis le feu au bus où se trouvait Mama Galledou, à Marseille, puissent un jour à nouveau courir les rues tandis que Mama Galledou, irrémédiablement brûlée au troisième degré, promènera ses moignons jusqu’à la fin de sa vie. Je ne supporte pas l’idée que le jeune qui a exécuté un autre jeune il y a quelques mois à Grenoble, d’un coup de surin, pour un téléphone portable ou une clope, puisse se retrouver un jour parmi ses copains à faire la fête tandis que la famille de sa victime, et sa petite amie, garderont cette blessure grand ouverte jusqu’à la fin de leurs jours.
L’abolition de la peine de mort est née d’un sentiment humaniste nourri par le concept judéo-chrétien de la rédemption. On a brandi aussi l’argument selon lequel la criminalité ne baisse pas lorsque sévit la peine de mort. Et s’il s’agissait plutôt, pour la Société, d’évincer de ses rangs un individu particulièrement nuisible, à l’issue évidemment d’un procès objectif, sans se chercher des motivations d’ordres statistique et moral ? Je ne crois pas qu’une société qui a aboli le châtiment suprême soit plus évoluée qu’une autre où l’on admet la mise à mort d’un meurtrier, d’un violeur, d’un tueur en série, des incendiaires d’un bus où se trouvaient d’autres personnes pour qui la vie s’est arrêtée là.
Raoul, méfie-toi. Tu écris :
la direction de cette enseigne.
L’enseigne n’a pas de direction. Tu aurais pu écrire « du magasin », mot neutre, ou de « l’abattoir », plus polémique. En parlant d’enseigne pour magasin, comme de linéaire pour rayon, tu te laisses intoxiquer par la novlangue. De là à parler de réforme pour démolition ou destruction, de plan social pour licenciement collectif ou équarrissage, il n’y a qu’un pas. À force de parler comme eux, tu risques de commencer à penser comme eux.
@Touchatout :
Autres suggestions pour une contre-novlangue :
Enseigne : hangar à bouffe, à outils, à pacotille jetable, à ce qu’on veut; étable, stalag, camp de travail…
Rayon, linéaire : arbre à came, mangeoire, piège à gogos, mouroir à frustrés, attrape-dettes, chope-staphylo (pour Intermarché et sa barbaque réétiquetée)…
Client : cocu, naïf, pète-chèques, otage…
Caddy : brouette à blaireaux, cage à marmaille, saladier, GTI à péage,
… à suivre…
@Anarcho
T’as tout dit et plutot bien et cela résume parfaitement ce que je ressens personnellement dans ces lieux de perdition. Alors je ne vais pas te paraphraser mais juste diluer un peu ces images acides:
Parmi ces gens il y a également ceux qui n’ont pas le choix, qui font leurs “petites” courses quotidiennes à pied ou en transport en commun, qui se contentent de l’essentiel, qui essaient malgré leurs petits moyens d’effectuer des achats responsables et qui vont craquer pour une ou deux cochonneries dont leurs enfants raffolent, parce que le plaisir de leurs enfants est tout leur bonheur et lorsqu’ils peuvent leur faire plaisir, ils sont simplement heureux. Ils ne sont pas les plus nombreux mais ils existent bien que noyés dans la masse. On les rencontre parfois et on les reconnait à l’éclat particulier de leur sourire.
Carrouf, les rares, rares fois que j’y fous les pieds, ca me rince financièrement. J’ai la chance de pouvoir me passer des grandes surfaces pour une bonne partie de mon alimentation mais lorsque j’y vais, quelle que soit l’enseigne, la vision de la société que ça nous renvoie me fout un bourdon grave. Plus que le conditionnement des gens dont on peut se rendre compte à travers leurs achats, c’est leur individualisme et leur agressivité qui me dépriment. Et pis dans ces endroits tu te rends compte qu’il n’y a pas d’age pour être con.
@Marti (le vrai)
Je sais pas; victimes du système ou produits du système? Sont ils des “déchets” du système ou simplement le résultat final?
@Touchatout
Alors là, Monsieur, si c’est un débat sur la peine de mort linguistique que vous cherchez vous allez l’avoir!!!
@Anarcho & Marti
Person, je ne suis pas pour la peine de mort que je ne trouve pas assez dissuasive. Par contre, je n’ai rien contre un retour des travaux forcés ou du bagne à l’enseigne (pardon, à l’ancienne).
@Raoul : Bien sûr il y a ceux qui n’ont pas le choix, qui ne savent pas, qui ne refuseront pas un joujou à leur môme… Bien sûr il reste parmi nous quelques spécimens de Candide, au coeur léger…
Sur les achats responsables, autre vaste question. Comment s’y prendre ? Tu vas au marché, tu as beau avoir ton sac (pour nous c’est un couffin tressé), le marchand, qui est le paysan d’à côté dont tu connais personnellement les poules qui pondent les oeufs que tu lui achètes (ouf…! certaines de mes phrases appellent une assistance respiratoire !!!), ce marchand, disais-je, te propose malgré ton couffin un de ces sacs en plastique qui se biodégradent en plusieurs siècles. Son voisin, idem. En face, idem. Et-nous-sommes-à-la-montagne (là, je scande) et tous ces marchands sont des petits exploitants agricoles sensibilisés comme nous par les multiples empoisonnements que les bipèdes peuvent occasionner au sang de la terre.
Dans les hangars à bouffe, que nous ne pouvons malheureusement éviter d’honorer de notre clientèle, ce sont les emballages. Et quand on sait combien les litanies politicardes sur le “tri sélectif” (pléonasme) sont un remix de l’éternel chant du pipeau qui leur tient lieu de comptine, tu te dis qu’il y a un sacré chemin à faire pour retrouver l’innoncence de la bouteille de limonade consignée, de l’emballage en polystyrène qu’il fallait rapporter au pâtissier après avoir mangé la glace du dimanche, de la boîte à oeufs réutilisable (coutume qui revient heureusement sur nos marchés) de notre lointaine jeunesse.
Pas facile donc de consommer de façon “responsable”. Les bagnoles de naguère, en tôle, pouvaient être recyclées à l’infini par la lamination, puis la fonte. Cela se faisait aux Etats-Unis, chez nous c’était marginal. Aujourd’hui les bagnoles ont des élements de carrosserie en PVC (ou assimilé) qui coûtent très cher à changer en cas de choc, et dont des morceaux finissent au bord des routes après les crashes. Or, tu n’as pas trop le choix, à moins de décider de racheter une antiquité en tôle… si tu es un bon mécano.
Les exemples vont à l’infini… Que faire ?
@Anarcho
Chez mon maraicher, j’ai pris l’habitude de lui ramener ses poches à bretelles. Du coup, la plupart de ses clients le font. A l’amap, ils nous distribuent des fraises dans des barquettes bio-dégradables; comme je leur faisais remarquer que bio-degradable n’est pas incompatible avec ré-utilisable, la fermière m’a répondu que pour des raisons d’hygiène, il leur était interdit de ré-utiliser ces barquettes. Finalement, désormais, ils les récupèrent quand même passant outre l’interdiction.
Sur le port, y a une petite supérette. Ca fait vingt ans que le gérant utilise des poches bio-dégradable à base de maïs et lorsque tu constates que tous les vieux pêcheurs du port ont gardé leur sale habitude de tout balancer à la mer tu te dis que le gérant de la superette en question est pas trop con.
Il y a trois mois de ça, un pote fêtait ses 60 balais. Il avait commandé une pièce montée. Elle était présentée sur un socle en polystyrène. Mon pote était outré que ce socle lui ait couté 15 euros et qu’il doive le retourner. Je lui ai expliqué que je supposais que c’était une consigne, que cela permettait de le ré-utiliser plutot que de le jeter à la poubelle et que le montant de la consigne était volontairement élevée afin d’être sur que les gens la ramènent. Du coup, la tension est redescendue et tout le monde a trouvé cela très bien et que le prix de la consigne était normal.
La semaine dernière, j’avais des amis à la maison. Ils avaient une furieuse envie d’un plateau de fruits de mer. Je suis allé chez mon conchyliculteur préféré commander la chose. Une fois les produits engloutis, je suis allé naivement ramener le plateau de polystyrène facturé 3 euros. Surprise: ils ne le reprennent pas pour des raisons d’hygiène mais j’avais le droit de le garder et de le ré-utiliser pour ma prochaine commande (tu parles, des trucs comme ça, t’en commandes une fois tous les 10 ans). Je leur ai raconté le coup de la pièce montée et la vendeuse m’a dit qu’elle allait en parler au patron.
Alors que faire, Anarcho? Parler, discuter, sensibiliser, expliquer … c’est peu, c’est rien, mais petit à petit le schpatz fait sa carré.
@Anarcho en post-scriptum
je sais, pour un misanthrope ce n’est pas chose aisée mais bon … si j’y arrive, y a pas de raison que tu n’y arrive pas.
@ Anarchoïde et raoul :
Qu’ils soient “déchets” ou “produits” de la société actuelle, cela confirme mon idée, à savoir que si la société était autrement, ils seraient à nouveau les produits de cette société différente…
Concernant la peine de mort, je n’exposerais pas mes arguments ici parce que ça risquerai de prendre beaucoup de place… Mais je suis évidemment contre.
Ben, oui, les famaux “cailleras” sont des fachos, je le pense aussi.
D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le FN fait des scores honorables dans les quartiers dits “difficiles”.
Certains s’en étonnent, moi pas.
Il arrive aussi qu’on me situe du “mauvais” côté… bizarement tantôt à droite, tantôt à gauche… mais du “mauvais” côté… pourtant, je ne suis ni à droite, ni à gauche : je suis ici (pour le moment, devant mon écran.)
Eh oui Miha. Il y a les théories, ces beaux assemblages de mots creux qui sonnent bien et grâce à quoi on brille dans les réunions, et il y a la réalité, ce truc sordide qui n’intéresse guère les théoriciens, les réunionneurs, les grenouilles d’AG, tous les parleurs qui se piquent de perdre leur temps à faire de la politique, comme si ça pouvait encore servir à quelque chose la politique, comme si au stade de déréliction où nous en sommes, la droite, la gauche, cela avait encore un sens.
Salut,
Que penser du fait que les condamnés à mort viennent pour la plupart des basses classes. Il y a très peu de bourgeois dans le couloir de la mort.
La justice à deux vitesses prend une tout autre dimension lorsque la peine de mort est légale…
Que penser également des erreurs judiciaires, très fréquentes également pour les petites gens n’ayant pas les moyens de se payer un “as” du barreau?
Bizarre également pour un anarchiste de demander la réouverture de Cayenne!!!
@Teje : Tu évoques le contexte américain, société si différente de la nôtre que la comparaison serait absurde.
Je reconnais n’avoir pas plus confiance que toi dans les institutions police/justice telles qu’elles fonctionnent actuellement, surtout sous le régime que nous connaissons. Je parle dans l’absolu. Quand je dis que certains salauds méritent d’être pendus haut et court devant leurs semblables, je ne m’engage pas dans de grandes et vaines théories sur l’indépendance de la justice, la nécessité de décrasser la flicaille de ses ripoux, la justice de ses institutions vivantes et de son dialecte volontairement ésotérique, non ! Je dis qu’il faut les flinguer. Et je dis ça parce que pour moi, l’idée de rédemption est vaine, contrairement à l’idée de vengeance. Liquider celui qui a pris la vie de quelqu’un, comme ça, pour une clope refusée, le portable qu’il ne voulait pas lui refiler, parce qu’il a foutu le feu à un car et que ses occupants ont brûlé avec. Traiter la barbarie par l’élimination. Ce n’est que mon sentiment que j’exprime ici.
Cayenne n’est une image d’Epinal. Casser des pierres au pic et à la pioche, n’importe où, me paraît être une peine nettement plus “formatrice” que six mois, un an ou deux passés dans une cellule équipée d’une télé à écran de 82 cm avec stages de théâtre et ateliers d’écritures et séances de sport, pour le petit salaud qui aura braqué une vieille, violé une fille, tabassé sa femme, mis le feu à une fille, ou pourri la vie de tout un quartier avec ses petits copains affublés de l’appellation de “gang”. Le système pénitentiaire n’a pas les moyens qu’il ne veut pas se donner pour assurer la “réinsertion” de ses pensionnaires, et on sait combien la “réinsertion” est un vain mot majuscule dans le vocabulaire technocratique français, quel que soit le contexte.
Ab bon. L’anarchie serait donc quelque chose de figé, de positionné pour toujours dans je ne sais quelle limbes où voisineraient poésie et quête éperdue d’une utopie de l’amour universel, solidarité et pose ponctuelle de bombes, AG chiantissimes rue Amelot et écologisme new age sur les hauts plateaux du Luberon ?
Mon anarchisme à moi c’est le refus de toute espèce de tentative de domination exercée par quiconque, qu’il s’agisse de Sarko, d’Amadinedjad, du crétinisme populassier, de la servilité de certains fonctionnaires, ou des agissements criminels de marioles qui se prennent pour des terreurs.
Est-ce que ça te va ?
En ce qui concerne la peine de mort et le retour des camps de travaux forcés, je ne suis absolument pas de ton avis, Anarchoïde.
Je ne vois pas en quoi ce serait un progrès de répondre à des crimes par d’autres crimes, fussent-ils d’état.
@Miha
Les camps de travaux forcés ne sont pas un crime. Sans envoyer les gens à Cayenne ou en Nouvelle-Calédonie on peut très bien imaginer que nos 60000 taulards pédalent 10h/jours plutot que d’aller en salle de muscu afin de payer leur dette et de fournir de l’energie par exemple. Puis ils retournent dans leur cellule individuelle de 2m sur 3 ou ils n’ont de contact avec strictement personne et ce 24h/24. Libre à eux ensuite de s’instruire s’ils le désirent.
Ensuite, moi je veux bien qu’il n’y ait pas de peine de mort mais je t’avouerai que personnellement j’attendrai à sa sortie de taule celui qui aura violé et/ou tué celui ou celle ou ceux auxquels je tiens. Et seul son élimination définitive en tant que danger potentiel me tranquillisera. Mais bon, c’est un peu HS présentement.
Prenons une moyenne de puissance fournie à la roue par taulard de 150W (environ 25kw/h sur le plat en vélo, mais c’est vrai qu’on peut virer les frottements de l’air en salle, mais passons.).
150W x 10h = 1,5kWh par taulard.
60 000 x 1,5 = 90 MWh/jour.
Prenons 200 jours par an (4 jours/semaines et 2 semaine de vacances), ça donne 18GWh de production annuelle. Ce qui représente la consommation annuelle de 4500 foyers hors chauffage.
Maintenant je suis pas sûr que ce soit la priorité dans un programme de gauche écolo…
A votre service!
Je persiste et signe : je suis contre la peine de mort et les travaux forcés, (même si ces derniers pourraient être le moyen d’avoir de l’énergie
)
La peine de mort, c’est “tu as tué par colère, ou passion, ou désespoir, ou totale amoralité, je vais donc te tuer froidement, calmement, de façon officielle et organisée”.
C’est aberrant, c’est du non-sens, c’est de la barbarie comme celle qu’on dénonce.
Bien sur, si je prends sur le fait un salopard qui viole un petit gamin, je lui saute dessus, je prends n’importe quoi pour le frapper jusqu’à ce ce qu’il ressemble à un énorme steack haché sanguilonant…. même pas dit que je m’arrête là.. je peux l’enfoncer ensuite dans la terre à coups de talon.
Ce serait une réaction de révolte, pas une exécution de sang-froid.
@Miha : Finalement, personne n’est pour la peine de mort, mais nul n’hésiterait à descendre un criminel pris sur le fait. En d’autres termes, ce n’est pas la mort d’un pourri qui est répugnante en soi, c’est l’idée qu’elle soit décidée ou non par un jury, et selon des critères moraux : c’est pas bien de tuer qui a tué, violé, massacré, c’est mieux de réinsérer. Tant pis pour la, les victimes et sa, leur famille et leurs proches. Tant pis pour le trauma, la blessure jamais refermée, le sentiment d’injustice. La morale républicaine est sauve et l’on démontre ainsi quel haut degré de civilisation nous avons atteint.
@Tassin & Miha
Pourquoi 200 jours/an? et 4j/semaines? je serais plutot pour 6j 1/2 par semaine et sans vacances. La taule doit avant tout être dissuasive. Actuellement les p’tites kaïra qui y séjournent en reviennent tout fiers et jouent ensuite les caïds dans leurs cités. De plus cela ne les gêne pas plus que ça d’y retourner et c’est ça qui doit changer.
Pour ce qui est de descendre froidement quelqu’un comme l’évoque Miha, pour ma part il ne s’agit pas de vengeance. Il y a le meurtre impulsif par réaction immédiate et puis il y a l’homicide “nécessaire”. Un tueur ou violeur d’enfant qui sort de taule, c’est actuellement un danger potentiel. Pour ma part, eliminer ce danger me semble aussi naturel que déloger prudemment le nid de frelon que tu découvres derrière un volet de fenêtre…
@Raoul : Entièrement d’accord avec toi.
C’est sur de vivre dans le monde réel, pas vrai ?
On comprend que les législateurs, les juristes et les moralistes ne le fréquentent pas trop.
“Finalement, personne n’est pour la peine de mort, mais nul n’hésiterait à descendre un criminel pris sur le fait.”
Non désolé.
“La taule doit avant tout être dissuasive. Actuellement les p’tites kaïra qui y séjournent en reviennent tout fiers et jouent ensuite les caïds dans leurs cités. De plus cela ne les gêne pas plus que ça d’y retourner et c’est ça qui doit changer.”
Je pense tout le contraire. Oui la prison doit avoir un côté répressif mais il ne doit pas être prioritaire. Moi je pense que la prison doit être un lieu transitoire pour rééduquer le coupable dans le but de le réintégrer à la société. Cela passe par une prise en charge individuelle (psychologique voir psychiatrique), des cours “d’éducation”,… En plus d’être un moyen de punition, il se doit d’être un moyen de soin. Tout le contraire de ce qui est fait actuellement.
Tu sais raoul, détrompes toi sur la côté positif de la répression à outrance. Car le fait d’avoir vécu le pire dans une prison (car c’est actuellement le cas) conduit irrémédiablement à la récidive. Qui a connu le pire n’aura plus peur de rien. “Tant que les prisons n’auront pas changé, tout homme qui y entre a une chance de recommencer” (Yves Roumajon).
J’ajouterai que “La prison n’est qu’un reflet démesurément grandi de la société qui produit ceux qu’elle incarcère.” (Hubert Bonaldi).
Voilà, alors je pressent d’avance qu’Anarchoïde va me dire de sortir du monde des bisounours et que si un criminel assassinait un de mes proches, ma réaction serait différente. Il n’empêche, chacun à la société dont il rêve et j’ai l’espoir qu’un jour la prison devienne plus humaine.
@Marti :
Ah ! les vertus du dialogue ! Ah ! le sortilège de la parole libératrice ! Ah ! les psys-gourous si prompts à ramener au bercail la brebis égarée ! Mais ce que tu dis là, Marti, existe déjà depuis des lustres dans les petites structures ! Chez nous à Digne, les détenus ont des psys pour leur refiler la dope légale qui leur permettra de supporter la détention, ils ont des stages d’alphabétisation, de théâtre, de danse hip-hop, un atelier d’écriture rap, toutes choses qui leur permettront, une fois leur peine tirée, de s’insérer dans la Société en tant que comédiens, rappers, danseurs… Sauf qu’il y a moins de débouchés dans ces secteurs-là que dans ceux du bâtiment ou de la mécanique.
Qu’à cela ne tienne. Dans une autre structure, à Nice, dont les responsables ont, en matière de réinsertion, des visées plus réalistes, des formateurs de l’AFPA viennent dispenser des cours à qui souhaite en prendre. J’ai bien connu l’un de ces formateurs. Il te dirait que c’est l’après, qui pose problème. L’après, une fois que l’ex-taulard se retrouve dans son milieu, fauché, et aux prises avec la bureaucratie qui va s’empresser de le casser.
Ici on divague en plein humanisme bon-enfant, là on s’efforce de former les gens, mais il se passe avec les ex-taulards ce qui se passe avec quiconque dans ce pays n’entre pas dans les tiroirs pré-étiquetés : on ne leur offre pas d’issue décente et soit ils s’installent dans des dispositifs d’assistance qui vont leur assurer une relative survie, soit ils vont très vite replonger.
Cela, pour les peines disons bénignes, la “petite délinquance” passible des petites structures. Au-dessus, on trouve aussi des psys, rassure-toi. Ces charlatans sont invités partout à distiller leurs bonnes paroles et à dealer leurs cochonneries psychotropes. Pour quels résultats ? Quid de cette fameuse réinsertion dont on sait qu’elle se solde, quand les démarches sont effectuées, par du petit boulot jetable ? On va refiler du job à 8 € de l’heure à des mecs qui ont commis des bracos précisément parce qu’ils en avaient marre d’être fauchés. Qui ont cassé du flic, tabassé des gonzesses, foutu le feu au quartier, précisément pour déclarer la guerre à un système dont ils savent n’avoir rien à attendre. Et les les voient, les couillons qui jouent le jeu, qui vont tenter de se “réinsérer” par la petite porte, pour retomber bien vite dans la case chômage, expédients, galère. C’est exactement ce qui se passe avec les prostituées repentantes qui se faisaient en une soirée ce qu’on leur propose de “gagner honnêtement” en six mois de trime dans des “ateliers d’insertion”.
Tu peux vouloir rééduquer tout ce que tu veux, Marti, si derrière il n’y a rien, et il n’y a rien derrière à moins d’appartenir à un bon milieu -ce qui n’est pas souvent le cas parmi les taulards-, eh bien le mec, la fille, replongera.
Ah comme je préfère ce discours Anarchoïde!
Je souscrit totalement à ce que tu as dis, de A à Z. Je suis évidemment d’accord sur le problème de la réinsertion et quand j’imagine toujours le monde idéal, le changement de la prison se doit évidemment d’être accompagné d’un changement de la société entière…
@Marti : Là on évoque l’incapacité d’un système à intégrer dignement des catégories d’individus dont on a l’impression que l’éventualité même qu’ils puissent exister n’a pas été envisagée par nos institutions.
Les jeunes sortis sans bagage du système scolaire ; les immigrés des secondes, troisième et bientôt quatrième génération, en panne d’identité, qui n’ont pas choisi d’être ici et qui idéalisent le “bled” où ils n’ont pas plus de place qu’ici ; les détenus en fin de peine et les “seniors” au chômage, les familles monoparentales et les chômeurs de longue durée, les personnes handicapés et les sans-logis… A l’égard de ces outcast, nos institutions continuent de fonctionner comme elles ont été mises en place, voici des temps immémoriaux. Rien n’est adapté aux cas les plus critiques, les demandes ne sont pas satisfaites, les urgences différées, rien n’évolue sinon au coup par coup, en marche forcée, souvent à contre-courant. Et on s’étonne ensuite que ça ne fonctionne pas, que ça fasse des dégâts.
Mais, Marti, mais… le fait que la société française préfére traiter par l’exclusion ce qu’elle ne sait pas intégrer, ne peut pas servir d’alibi aux agissements de quelques salopards. Les actes particulièrement horribles appellent des sanctions exemplaires, sans quoi on en arrivera tôt ou tard à des pratiques de guérilla où les familles des victimes répondront à la barbarie par la barbarie. On ira flinguer soi-même le pourri qui a foutu le feu au bus où se trouvait le fiston réduit à l’état de moignons, on appliquera la loi de Lynch au gang qui aura cramé l’école, détruit la médiathèque, rossé la fille soumise à une tournante et qui sera allée porter plainte, démoli le père de famille qui aura rompu la loi du silence.
“Les actes particulièrement horribles appellent des sanctions exemplaires.”
Oui cela n’empêche toujours pas que je suis contre la peine de mort. Parce que je crois en une justice qui ferait son travail correctement en punissant suffisamment les coupables pour ne pas provoquer des vengeances personnelles.
C’est une question de vision, je crois.
@Marti : Non ! Nous sommes exactement sur la même longueur d’onde, Marti. Nous formulons différemment la même vision des choses. La différence c’est que toi tu y crois, en cette justice, du moins c’est ce que tu écris, et que moi,je ne demande qu’à y croire. Mais la justice c’est la main d’oeuvre. L’outil c’est la loi. Et la loi c’est le législateur qui la fabrique. Et le législateur c’est un politique. C’est là que ça craint.
@Marti
Je n’ai pas parlé de répression mais de dissuasion. La prison n’a plus rien de dissuasif et je ne parle même pas des quartiers vip réservés à certains détenus.
Cela n’est pas en contradiction avec la dissuasion.
Euh … Je crois que tu m’as mal lu, Marti.
Faux, ce n’est pas le cas actuellement.
C’est tout à fait exact mais je ne suggère pas le pire mais l’opposé, le négatif.
“@Marti : Non ! Nous sommes exactement sur la même longueur d’onde, Marti. Nous formulons différemment la même vision des choses. La différence c’est que toi tu y crois, en cette justice, du moins c’est ce que tu écris, et que moi,je ne demande qu’à y croire.”
La justice actuelle, non je n’y crois pas tellement. Mais je pense que rétablir la peine de mort serait un aveu terrible de faiblesse.
Réformons la justice, réformons la société entière et on verra bien ce que ça donnera!
Tu trouveras toujours des gens qui se comportent de manière à donner raison à toutes les thèses imaginaires même les plus dégueulasses, c’est l’espèce humaine qui veut ça, même chez le dernier des “salauds de pauvres ” y’a des cons…personne n’est épargné. Mais moi ce qui me dérange c’est l’amalgame entre pauvreté, négligence de sa progéniture, alcoolisme et tout le toutim……j’en ai rien à foutre que des “salauds de pauvres” s’achètent une téloche avec l’ARS, de toute façon avec 300 euros ça va pas loin pour flamber!!!…on a pas tant d’exigence avec les classes dirigeantes qui profitent amplement plus des largesses de l’état et des deniers publics…y’a qu’a voir nos députés…
a +
breizh atao
ç
Va crécher quelque temps dans la banlieue pourrie de ton choix. Un an ou deux. On en reparle ensuite.
Ah bon ? Qui, “on” ? Nous, ici, sur ce blog, sans doute qu’on en a des exigences. Mais on fait quoi, précisément, pour que ça change ? Et autour ? Ah oui, au rade des troquets et sur RMC-Info (c’est pareil). A part ça ? Dans les AG, les réunions syndicales ? Combien de processions cégétaires à ce jour pour que la députaille cesse de vivre à nos crochets ? Et les sénateurs, les ministres, les conseillers régionaux, généraux, les préfets, les maires, les bouseux cooptés des communautés de communes ? Ils sont à peu près six mille à se gaver à la santé du citoyen, sans compter les collatéraux, ceux des “commissions”, des “observatoires”, les “chargés de mission”, les “représentants”, “consultants”, les “états-majors des partis” et consorts. On doit battre tous les records de petits malins pour qui le port de la cravate ou du tailleur constitue un revenu garanti à vie, moyennant une signature par ci, un cocktail par là, un discours complaisant au moment de renouveler. Mais c’est quand qu’on descend dans la rue pour leur réclamer notre dû ?
à Anarchoïde
je ne parlais des blogueurs de ce forum mais bien des gens de la rue et je n’ai pas énuméré tous les profiteurs mais tu as a bien résumé…quand à descendre dans la rue pour changer le cours des choses, “le grand soir” n’est pas pour demain… sur mon lieu de travail plein de gens sont en souffrance et au bord de la grosse déprime et voudraient bien bouger le cours de choses mais autour de la machine à café seulement, ils sont incapables de s’engager dans une cause à défendre et préfèrent courber le dos en attendant les jours meilleurs…ça doit être plus confortable de se shooter aux anti-dépresseurs que de s’opposer au patronat qui de fait à de beaux jours devant lui pour autant…et puis j’ai la chance de ne pas habiter dans une banlieue pourrie mais la misère je la côtoie tous les jours j’habite dans une cité ouvrière où l’ARS et les allocs aident plus d’une famille à tenir la marée et ici les habitants se bagarrent au quotidien pour eux_mêmes et pour leur mômes avec une maison de quartier intergénérationnelle comme on dit et une vie associative très dense qui maintiennement une certaine cohésion sociale ,un sacré lieu de vie où la culture , l’éducation y ont leur place, bien_sur on a aussi “le gros con en survet” qui picole… pour autant je continue à croire que de faire l’amalgame pauvreté= racaille est trop simpliste et méprisant pour tous ces gens qui se battent sans doute plus qu’ailleurs car si l’argent n’est pas un but en soi c’est de toute façon un moyen d’améliorer le quotidien…
bien à toi
@breizh
Qui a dit pauvreté=racaille? il n’y aucun rapport entre les deux. Y a qu’a voir la racaille qui nous gouverne, elle ne fait pas ses courses chez Aldi-Price que je sache.
@Anarcho @breizh
L’amalgame et la généralisation. Y a des “pauvres” ou plutot des “gens de vie modeste” plus dignes que des pleins aux as. Comme vient de le poster Miha, la connerie n’a pas de revenu$ particuliers et on trouve absolument de tout dans les banlieues pourraves de nos métropoles. Y ayant vécu et continuant à les fréquenter régulièrement, je continue à être surpris à la fois de la connerie de certains et de l’exemplarité d’autres. Je connais des alcoolos qui seraient incapables de réclamer le RMI et qui continuent à penser avant tout aux autres et des gens qui ont bati une presque fortune à profiter de notre système.
Concernant nos classes dirigeantes et nos élus, ils ne scieront jamais la branche sur laquelle ils sont. A part peut-être un Cheminade mais un gars comme ça, on le prend pour un illuminé ou un fanatique. Les syndicats, eux, ne sont pas censés s’occuper de politique politicienne mais de défense du salarié.
Je me permets de rebondir sur ce que tu as dis Anarchoïde :
“les bouseux cooptés des communautés de communes”
Que trouves-tu néfaste exactement dans les communautés de communes ?
@Marti : Les communautés de communes ? Une couche de plus sur un mille-feuille qui, à force, finira par avoir l’épaisseur d’un gratte-ciel. La France est l’aubaine des polycumulards. Tu te rends compte, tu peux y être à la fois ministre, député, maire, conseiller général, conseiller régional, faire partie des instances dirigeantes de telle et telle “société d’économie mixte” et statuer avec les p’tis z’élus des bleds perdus de ton fief, que tu auras nommés à la CC pour leur compétence à lever le coude, sur l’intérêt de refiler le marché de l’eau et du ramassage des ordures ménagères à (par exemple) Véolia et ses sous-traitants, parce qu’ils t’auront promis une confortable enveloppe et la pute de ton choix pour les jours où tu descends au chef-lieu.
Non sérieux, Marti, ouvre les yeux ! On est un petit pays fractionné en quatre-vingt quinze départements, chacun ayant son préfet et ses sous-préfets, son Conseil général, son académie de ceci, ses directions départementales de tout ce que tu veux, et où même un bled de chez bled de dix habitants a son maire ! Dans ce bouillon de culture flottent tous les ingrédients de l’arbitraire… Dilution de l’autorité, des responsabilité, en cas de différend, de conflit, de désastre, chacun est couvert et continue à palper la thune du con de tribuable. Une aubaine, te dis-je, que ce pays, pour ses pistonnés !
A quand les communautés de quartier, de rues, nommés par le maire, avec les indemnités et les planques de complaisance afférentes ?
@anar
Il faut rajouter à cette belle liste, un machin qui ne sert à rien de rien et qui pompe du fric, les conseils économiques régionaux (en plus du national) : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/collectivites-territoriales/acteurs/region/quel-est-role-du-conseil-economique-social-regional-cesr.html. Ou comment acheter des voix à pas cher pour les autorités en place.
Et les associations de quartier avec président et (gros) budget financé par la mairie, ça existe déjà !
Bigre ! Une de plus en effet. Et les assos, comités, conseils de quartiers, c’est vrai que ça existe.
“Non sérieux, Marti, ouvre les yeux ! On est un petit pays fractionné en quatre-vingt quinze départements, chacun ayant son préfet et ses sous-préfets, son Conseil général, son académie de ceci, ses directions départementales de tout ce que tu veux, et où même un bled de chez bled de dix habitants a son maire !”
Mais je ne ferme pas les yeux! Je crois que le découpage administratif n’est pas vraiment le problème, il y a largement assez de personnes compétentes pour remplir toutes les fonctions sans cumul des mandats!
Je comprends que tu sois dérangé si tu considères que préférer l’allocation rentrée scolaire sous forme de bons d’achat, c’est faire un amalgame entre “pauvreté” et “irresponsabilité parentale”.
Il se trouve que certains parents sont irresponsables, dans toutes les classes sociales mais, encore heureux, que cette allocation est destinée à des familles ayant peu de moyens… et que je pense qu’il est préférable, plus simple, plus logique de donner des bons d’achat ciblés que de l’argent.
Je ne considère pas ça comme étant une… “punition”… à tes yeux, ça l’est ?
Je ne fais pas d’amalgame, je pense seulement être pragmatique.
Pauvres ou riches, il y a des c-ns et des gens bien partout, bien sur.
Et le goëland, est ce kouchner qui bouffe à tous les râteliers?
[HS]
Il semblerait que EE prenne un tournant interessant:
http://www.rue89.com/planete89/2010/08/20/decroissance-le-mot-qui-met-les-ecolos-en-ebullition-163260
Et si cette ligne s’affirme et que le rouquin s’efface je voterais volontiers pour la mère Eva.
ps: pour ma part, cela fait quelques mois que je découvre en Y.Cochet un décroissant que je ne soupçonnais pas.
Ouais, seul truc gênant pour Yves Cochet à mon goût, c’est son côté malthusien.
Perso, même si j’ai beaucoup d’estime pour Eva Joly (son intégrité n’est pas à mettre en doute et c’est si rare, si rare dans le milieu politicien), je préfèrerais que ce soit Yves Cochet le candidat d’Europe Ecologie pour les présidentielles.
D’accord, il est moins connu mais il aurait près de deux ans pour que le grand public apprenne à le connaître.
Merome, son “côté malthusien”, moi, je l’approuve.
C’est tout à fait cohérent avec son engagement pour la décroissance.
En plus, il faut avoir un certain courage politique pour faire réfléchir sur la démographie humaine trop expansive.
C’est incontournable.
Ne pas l’admettre, c’est de l’aveuglement ou, pour certains, de la lâcheté devant le risque de ne pas être assez “consensuel”.
Hello Miha!
Pourquoi cette préférence? pour son coté décroissant?
coucou, Raoul !
Oui, pour son côté “décroissant”.
A ma connaissance, il est le seul politicien élu à en parler et depuis un bon moment.
Je ne sais pas si c’est le lieu pour faire un débat sur le malthusianisme. Je vois surtout dans le malthusianisme d’aujourd’hui une façon de minimiser nos efforts, pourtant nécessaires, sur la consommation.
S’il va de soi que plus le nombre de convives augmente, plus la grosseur des parts diminuent, ce n’est pas une raison pour se détourner de l’objectif initial de réduire la taille des parts.
Ensuite, il faudrait savoir si l’explosion démographique est une cause ou une conséquence de l’utilisation massive de l’énergie fossile.
J’avais résumé mon point de vue ici, si ça t’intéresse : http://merome.net/blog/index.php?post/2009/10/17/Pourquoi-je-ne-suis-pas-Malthusien
Salut,
N’est-il pas prouvé que le taux de natalité diminue dès lors que les populations ont accès à l’éducation et à un minimum de développement (soin médicaux, machine permettant de ne pas avoir besoin de 10 enfants pour travailler dans les champs etc…)?
La sur-natalité dans les pays sous développé se régulerait d’elle même si l’écart de développement entre les pays diminuaient.
Pour cela il faut effectivement leur en donner les moyens et diminuer notre sur-consommation afin de leur laisser un minimum de ressource naturelle…
Les présidentielles sont en 2012 (à moins que…). Nous sommes en 2010 et très mal barrés. Le jeu politicien pré-campagnard ne m’intéresse pas du tout. On vit au présent, et ce qui m’intéresserait vraiment, ce serait de voir dans quelle mesure chacun des protagonistes engagés dans cette nouvelle quête des pouvoirs, est capable de sortir du discours pour attaquer de front la politique nuisible du pouvoir en place - et renseigner les braves gens, par la même occasion, sur les risques auxquels elles s’exposent en croyant trouver en la personne du truand Strauss-Kahnon on ne sait quelle échappatoire à la peste néolibérale.
Le matériel existe : Eric Whore-Bettencourt-Molex and co, le Karachigate, le passé douteux de Mitterrand II, les promesses de scandales que réserve la “loi” Hadopi et sa soeur la loi LOPSSI 2, les ententes louches qui ont engendré ces pantalonnades soviétiformes, tout est là. Il ne reste qu’à passer à l’action. Les mots et les postures ne suffisent qu’aux naïfs.
Ce qui me gène surtout chez Yves Cochet, c’est sa façon de présenter la Décroissance comme une société contraignante et non pas comme une transition en douceur vers une société du bon-vivre.
Par exemple dans son dernier bouquin il parle carrément d’interdire les déplacements en voiture le dimanche parce que “c’est à ce prix qu’on sauvera la planète”. Euh… non merci!
Une vraie politique de décroissance ça serait celle qui stoppe les projets d’aéroports, d’autoroutes et de TGV, qui réoriente ces investissements vers le train de ligne et régional, qui impose aux constructeurs une limite absolue de consommation d’un véhicule neuf, qui supprime la pub pour les voitures, qui construit des tram même dans les villes moyennes en les fermant aux voitures (sauf déménagements et livraisons), qui créé des pistes cyclables partout ou c’est possible.
Qui empêche la construction de zones pavillonnaires et de ZAC.
Ca c’est pour le côté transports/aménagement du territoire, mais on pourrait en faire des tonnes.
Au passage, j’ai lu cet été l’excellent livre “La Fracture Ferroviaire” de Vincent Doumayrou. Qui vous expliquera pourquoi le train va mal en France et comment relancer la machine de manière efficace sur le plan humain et environnemental.
Voilà :
http://www.amazon.fr/fracture-ferroviaire-Pourquoi-sauvera-chemin/dp/2708239708
et voilà en version internet (plus polluante et moins rémunératrice) : http://books.google.fr/books?id=EfM6HlpOupgC&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false
“Une vraie politique de décroissance ça serait celle qui stoppe les projets d’aéroports, d’autoroutes et de TGV, qui réoriente ces investissements vers le train de ligne et régional, qui impose aux constructeurs une limite absolue de consommation d’un véhicule neuf, qui supprime la pub pour les voitures, qui construit des tram même dans les villes moyennes en les fermant aux voitures (sauf déménagements et livraisons), qui créé des pistes cyclables partout ou c’est possible.
Qui empêche la construction de zones pavillonnaires et de ZAC.
…..”
Là, je suis d’accord avec toi, Tassin.
Je pense, cependant, que Yves Cochet, comme d’autres “décroissants”, font, petit à petit, une approche plus “désirable” et raisonnable de l’objection de croissance.
Ils évoluent, eux aussi.
Le “mot-obus” a rempli son rôle d’interpellation, je crois, on peut maintenant changer la sémantique et les thèses outrées destinées à provoquer les débats.
Vive les évolutionnaires !
D’accord avec ce qui précède. Disons que l’idéal décroissant n’est pas encore un projet bien arrêté, qu’on se tâte, et d’ailleurs il ne gagnerait rien, ce projet, à être érigé en dogme. Mais enfin, il vaut mieux être réaliste : on n’y est pas et nombre d’entre nous, sur ce forum, ne verront jamais le soleil se lever sur une société fondée sur la décroissance. Cela fera partie encore vingt ou trente ans des sujets de conversation d’intellectuels idéalistes. Quand j’ai entendu parler de décroissance pour la première fois, l’idée qui m’est venue à l’esprit était qu’on essayait d’inventer quelque chose qui pourrait être de nature à absoudre l’échec du socialisme, à faire le deuil de cette idéologie vaincue, et que cela se situait dans la vogue un peu new age de l’écologie salonnarde.
J’ai bien vu ici que ça allait au-delà, et en même temps, j’ai constaté que, comme c’est le cas de pratiquement tout ce qui se discute sur la Toile, cela n’avait aucune espèce de retentissement dans la vraie vie. Dans la vraie vie, quand on se réclame de la sauvegarde de l’environnement au niveau politique, c’est pour faire de l’argent différemment, et comme ça s’accompagne immanquablement de nouvelles taxes et contraintes. Exemple, la fameuse invitation au “tri sélectif” (difficile à organiser quand on a un petit appartement et donc, pas de place pour trois poubelles) couplée dans certaines régions à une explosion de la TEOM - le ramassage des ordures ayant été confié à quelque mafia multinationale du genre Veolia. Même chose pour les régies des eaux, concédées à ces mêmes mafias “parce qu’elles ont les moyens d’assurer un traitement des eaux usées respectueux de l’environnement”.
Question décroissance, rien dans la vraie vie. Diable ! Quel politicard irait s’aventurer sur le terrain miné de la non-rentabilité ? Quel patron oserait affirmer qu’il travaille pour autre chose que le fric ? Quelle personnalité publique aurait le front d’avancer publiquement que les véhicules hippomobiles ont peut être un avenir dans la desserte des campagnes, la livraison du courrier, le transport de marchandises légères, l’enlèvement des ordures ménagères, ou que les trains, les bateaux à vapeur pourraient bien réapparaître un de ces jours ?
Mais pour cela, il faudra d’une, abattre le Léviathan des multinationales, deux, que se modifie en profondeur non seulement le paysage politique, mais l’électorat. Personne parmi la majorité de “gens normaux” qui nous entourent, n’est prêt à changer de vie, à lâcher sa bagnole, à admettre qu’il consomme trop, à renoncer aux charters “Nouvelles Frontières” s’il réussit à rentrer de la thune, ou son idéal du petit propriétaire d’un baraquement en parpaings. On vit sur des repères hérités du XIXème siècle et l’idéal décroissant nous demande de briser ces repères. Dans un pays comme le nôtre, où on n’a pas franchement l’habitude de se prendre en main, où on cultive celle de s’en remettre à la politique et aux politicards, même si on les méprise violemment, je vous dis que ce n’est pas pour demain…
…et peut-être aussi que quelque part, courir après une utopie dont la réalisation paraît, pour le moment, des plus improbables, est-ce que cela ne revient pas à faire l’économie de l’action collective qui seule nous permettrait de résoudre les très graves problèmes que nous traversons actuellement, et qui pourraient, dans le pire des cas, déboucher sur une guerre civile ? A quoi nous aveuglons-nous ?
”[…] qui réoriente ces investissements vers le train de ligne et régional, […] qui construit des tram même dans les villes moyennes en les fermant aux voitures (sauf déménagements et livraisons)”
Il y a quelque chose qui me questionne dans les transports en communs. Ceux-ci fonctionnent à l’électricité.
Alors pourra-t-on fournir, uniquement grâce aux énergies renouvelables, l’électricité nécessaire à un réseau de transports en communs ??…
La quantité d’énergie nécessaire pour faire rouler des bagnoles versus pour faire rouler autant de monde dans des trains est plus de 10 fois inférieure.
Ce n’est absolument pas un problème d’alimenter les transports en communs en électricité.
La traction électrique est d’ailleurs bien plus efficace que la traction thermique classique en terme de rendement, surtout quand on parle de traction électrique en réseau (trains, tram, metro…) ou le rendement est proche de 90% (transfos+moteur). Le seul rendement faiblard dans cette chaine c’est celui de la centrale électrique si on parle de production thermique. Mais même dans ce cas là on est légèrement au dessus du moteur thermique.
Mais vu qu’on est capables de produire grosso merdo 200TWh de mix éolien/solaire/biomasse dans les 20ans, la question est réglée.
Parler de fourniture en électricité des transports en commun n’est pas la même problématique que de fournir les soit-disantes “voitures propres” électrique. 1) Pas de problème de batteries dans les transports en commun. 2) Rendement bien meilleur grace à l’absence des dites batteries. 3) Le plus important : on consomme 10 fois moins d’énergie par tête de pipe.
@ Miha :
Oui c’est ce que j’aime beaucoup chez Paul Ariès, sa façon de rendre la décroissance désirable, son refus du retour en arrière (“la société sans voiture n’est pas derrière nous, elle est devant nous!”), et sa volonté de proposer des réformes optimistes. Contrairement à certains pessimistes qui voient la décroissance comme une contrainte et une régression alors que c’est justement une émancipation des contraintes créées par la société de croissance! (Être obligé d’avoir une voiture, un portable, se ruiner pour renouveler du matériel etc…)
La quantité d’énergie nécessaire pour faire rouler des bagnoles versus pour faire rouler autant de monde dans des trains est plus de 10 fois inférieure.
En plus des questions de rendement, il faut tenir compte du fait que, grâce aux remblais, tunnels et viaducs, la pente maximale des voies de chemin de fer est de 6% (les gens des VB disaient soixante pour mille). La quantité d’énergie nécessaire pour entretenir le mouvement est plus faible que sur les routes.
Sur la question du rendement : le freinage par récupération d’énergie fait partie du système de traction, au lieu d’être ajouté comme dans les bagnoles hybrides.
@Merome : Jospin était maoïste et il n’a jamais mis en place de politique maoïste. Quelle importance que Cochet soit malthusien ou non ? S’il verait à décrocher je ne sais quel ministère, crois-tu que sa priorité serait la mise en place d’une politique de dénatalité ? Tu imagines l’impact d’un tel mot dans un discours d’homme de gauche ? On lui renverrait à la gueule le “contrôle des naissances” exercé en Chine, les lobbies de la Sacro-Sainte-Famille brûleraient son effigie. On lui objecterait en outre que refiler une prime à la dénatalité aux couples en âge de procréer n’empêcherait aucunement le Trois-Quarts-Monde de fabriquer des marmots par treize à la douzaine.
@Teje :
Fichtrement d’accord, sauf que… nous ne sommes pas seuls, quand bien même nous nous y mettrions. C’est à l’échelle de l’Occident tout entier et de l’Orient et du Moyen-Orient que cette prise de conscience devrait s’opérer. Pour le moment, on monte des manifs pour revendiquer plus de pouvoir d’achat…
Entendons-nous bien : Yves Cochet, malgré ce défaut que je lui trouve, me convient pas mal comme président de la république. Plus que tous les autres présidentiables (réunis !), en fait.
Jospin était maoïste
Oui, bien sûr. Et Bakounine était trotskiste, non ?
C’était un test ? J’ai bon ?
Tu as raison. J’étais mal renseigné.
même sans télé ou internet, les “infos” sont déprimantes.
Seule bonne nouvelle (pour moi) : les abeilles ont (ré)élus domicile dans la ruche que j’avais laissée. je voulais la donner à un apiculteur ne me sentant pas capable pour la récolte, mais au vu de la baisse du nombre d’abeille, j’ai décidé de contribuer au maintient de la pollenisation
C’est un très bonne nouvelle, Estienne, pas seulement pour toi.
@Estienne
Yep! et plein d’autres insectes cette année et notamment une hallucinante invasion de coccinelles européennes durant le mois de juillet. Y a que les lucioles qui manquent encore à l’appel.
Aïe ! Je me suis encore fait piquer !