Grèce générale !

La Grèce est aujourd’hui en grève générale, à l’appel des syndicats et des partis de Gauche. Je ne connais pas suffisamment la Grèce pour savoir si leurs syndicalistes sont davantage des Chérèque ou des Thibault ou alors des Xavier Mathieu ou des Elie Domota. Il semble hélas que cela penche plutôt vers la première hypothèse, car, selon la presse française (qui ment, comme chacun sait), il n’y aurait que quelques dizaines de milliers de personnes dans les manifs, alors que la situation en eût assurément mérité des millions.

Car il ne s’agit ni plus ni moins que d’une reprise en main violente et fondamentale du pays par l’ultralibéralisme et la finance. Une honte dramatique.

On me reproche souvent de ressasser stérilement les mêmes salmigondis à propos du libéralisme économique. Et c’est normal : le libéralisme est une secte mortelle, qui possède ses dogmes. Ceux-ci sont toujours les mêmes, répétés à l’infini tels des mantras ou des délires scientologues, et faciles à identifier avec un peu d’habitude. Pour les cancres, je vais les répéter une fois de plus :

- Supprimer le secteur public et en confier les missions au secteur privé.

- Supprimer les aides sociales (sécu, allocs, retraites…)

- Supprimer les syndicats

- Supprimer le code du travail.

- Supprimer le SMIC

- Supprimer la durée légale du travail.

- Supprimer d’une manière générale toutes les lois et régulations qui entraveraient la liberté totale qu’ont les entreprises (et d’abord les multinationales) et les banksters de faire des profits.


La libéralisation totale et absolue de la planète est en marche. C’est un mouvement de fond, et probablement irréversible, puisqu’il ne s’arrêtera qu’avec la destruction totale de l’humanité.

Bien sûr, et heureusement, il est difficile pour un dirigeant libéral de décréter toutes ces mesures d’un coup (sauf s’il s’appelle Pinochet, mais ça c’était le bon temps du libéralisme. Désormais il faut tout de même se faire élire, même si c’est beaucoup moins difficile qu’il n’y paraît quand on y met les moyens). Mais vous pouvez considérer la quasi totalité des “réformes”, vous y trouverez certainement une trace des dogmes que j’évoquais plus haut.

Mais comme le dit l’excellent livre moult fois évoqué ici de l’excellente Naomi Klein, “La stratégie du choc”,  rien de tel qu’un bon gros choc (crise financière, guerre, attentat, catastrophe naturelle…) pour anesthésier les esprits et profiter de la stupeur pour faire passer en douce les pires saloperies, permettant de gagner de précieuses années dans le processus global de libéralisation.

La Grèce est dans la panade, asphyxiée par les dettes déraisonnables contractées par des politiciens incompétents et corrompus auprès de banksters cupides. Mais au lieu de se tourner vers les coupables (par exemple en changeant la totalité des politiciens en place et en imposant des abandons de créance auprès des banksters les plus coupables), on préfère, selon une logique qui m’échappe à vrai dire totalement, faire payer les victimes ! (Le dernier exemple d’une telle saloperie qui me revienne, c’était l’église catholique qui l’avait mis en oeuvre.) On a pourtant parfaitement identifié les coupables, et en plus ils sont solvables !

Vous avez sans doute vu des films où le héros vient de vaincre le méchant qui gît à terre, qu’il n’a plus qu’à le frapper de son poignard acéré pour s’en débarrasser une bonne fois pour toutes, mais que, devant les appels à la pitié déchirants de son adversaire, il se relève dans un accès de magnanimité coupable, le sermonne d’un air supérieur, se retourne et s’en va vers de nouvelles aventures. C’est alors qu’immanquablement le salopard saisit une batte de base-ball qui traînait par là et fracasse par derrière le crâne du héros trop bon et trop con.

C’est très exactement ce qui s’est passé entre le salarié de base et les banksters. Après avoir une fois encore tenté de sodomiser à sec les propriétaires américains de maisons (dont la faculté de discernement n’est certes pas la vertu première), ils ont monté une machine infernale à base d’obligations hypothécaires, de credit default swaps et autres foutaises, machine dont ils ont perdu le contrôle et dont l’explosion violente a plongé la planète entière dans le marasme.

Et les banksters ont imploré : “sauvez-nous !”, “sauvez-nous !” Supplique à tirer des larmes, reprise par la quasi-totalité de la classe politique, avec leurs hauts-parleurs de la “Presse-qui-ment” : “on n’a pas le choix®, il faut les sauver, sinon on crèvera tous aussi”… Et malgré la vague de chômage, de récession et de misère qui s’abattait un peu partout, les banquiers furent sauvés.

Et ce sont eux qui s’en sont remis les premiers ! Et ils sont revenus, comme avant, pire qu’avant, plus cupides et cyniques que jamais !

Le plan de sauvegarde grec est une trahison totale. Son seul but est de préserver l’intérêt des banksters qui y détiennent des créances, et de mettre du beurre dans les épinards des autres qui vont faire du bénéfice sur de nouveaux prêts consentis à la Grèce, puisqu’ils empruntent de l’argent à 1% à la BCE avant de le refourguer à 5% aux pauvres Grecs. D’ailleurs cette “pauvre” Christine Lagarde, dont les propos scandaleux sont repris en un bêlement unanime par toute la “Presse-qui-ment”, est toute fière d’annoncer que le sauvetage de la Grèce va nous rapporter 150 millions d’euros par an, ce qui va sans doute réjouir quelques petits bourgeois de chez nous, ceux dont la vie est consacrée à hurler qu’ils paient trop d’impôts… Ça me rappelle les histoires de mon grand-père, quand il me racontait ceux qui crevaient de faim sous l’occupation pendant que d’autres faisaient leur beurre en commerçant avec l’ennemi. La cupidité a définitivement pris le pas sur la solidarité, dans ce pauvre monde.

On croyait avoir compris que la Grèce était en train de crever par la faute de son endettement déraisonnable. Et pourtant que fait-on ? On augmente encore cette dette, en y ajoutant de surcroît des profits pour les banksters, qui sont rappelons-le à l’origine de l’importance de la dette grecque.

Imaginez un ivrogne qui serait atteint d’une cirrhose parce que tous les jours pendant des années un tenancier de bar véreux lui aurait servi de grandes rasades d’alcool. Au début de sa maladie, il parle de ses problèmes au barman, qui lui conseille pour se soigner un vieux rhum jamaïcain, 3 fioles par jour, c’est souverain. Désormais au plus mal, il est examiné par des médecins qui font le diagnostic d’un alcoolisme chronique… Puis lui prescrivent un tonneau de whisky qui lui sera fourni… par le tenancier du bar !

En France, la couverture médiatico-politique de l’événement n’est certes pas à la hauteur. La Grèce doit partager la Une avec les foutaises burqatesques, (d’ailleurs vite raccrochées par l’infâme Hortefeux à l’attentat manqué de New York) le foot-age de gueule, et surtout la météo… Ben oui, ma brave dame, de la neige au mois de mai, y’a plus de saisons !

Pour le reste, la “Presse-qui-ment” souligne avec une mollesse coupable que les politiciens grecs étaient corrompus (entendre ça au pays de Chirac, Pasqua ou Balladur, (pour ne parler que des retraités…)), et que leurs fonctionnaires étaient bien trop nombreux… En gros, c’est bien malheureux ce qui leur arrive, mais il faut être raisonnable, puisqu’il n’y a évidemment pas d’autres solutions… (TINA is back !)

Sur le plan politique, on n’attendait évidemment rien de nos députés UMP, qui sont par définition ultralibéraux et complices de toujours des riches, des puissants, et donc des banksters. Mais les “socialistes” ont eux aussi une fois de plus fait la preuve de leur inaptitude à toute forme d’opposition. Pire, c’est Emmanuelli, censé représenter la “gauche” du P”S”, qui répétait à la radio ce qu’il avait lu dans les journaux (à moins que ce ne soit l’inverse). “Ah, c’est vraiment dommage ce qui arrive, hein, mais on n’a pas le choix, j’ai été contraint de voter le plan d’aide, sinon ça aurait été pire”. Je ne sais pas si le fait qu’Emmanuelli soit un ancien bankster (repenti ?) a influencé ses paroles, mais si la “gauche” du P”S”, c’est ça, c’est à désespérer !

Quant à l’aile droite du P”S”, c’est-à-dire DSK, il a la double particularité d’être en tant que président du FMI le fossoyeur en chef des Grecs, ainsi que, pour notre plus grand bonheur, le président élu 2 ans à l’avance par l’ensemble de la presse française qui ment (gare au syndrome Balladur…), et donc le futur nouveau fossoyeur de notre beau pays.

Tiens, vous avez dû remarquer que j’ai utilisé à plusieurs reprises l’expression “Presse-qui-ment”. D’abord parce que c’est une image fort réaliste. Mais aussi parce que “Le Plan B” , le journal qui l’utilisait le plus, (avec son autre acronyme célèbre, le PPA, Parti de la Presse et de l’Argent) met la clé sous la porte. Encore une défaite pour nous.

Et qui fait son épitaphe ? Un élu “socialiste” de Lyon, qui s’en est bruyamment réjoui sur Twitter J’imagine qu’il avait déjà fait péter le champagne pour la fin de Siné Hebdo. Avec une “opposition” pareille, on n’a décidément pas besoin de majorité…

Heureusement aussi qu’il reste quelques politiciens de la Vraie Gauche pour nous faire garder l’espoir

C’est sûr que lorsqu’il ne subsistera plus que Le Figaro, Valeurs Actuelles, et Les Echos, la presse sera tout de même nettement plus présentable…

Heureusement il reste les inoxydables Canard et Diplo, et parmi les p’tits jeunes il y a encore Bakchich et surtout Fakir , sans oublier Mermet pour nous informer de manière libre et non faussée sur la réalité des choses.

Tiens, un extrait de la lettre qui accompagne le supplément de Fakir reçu ce matin :

[…] nous estimons que les grands médias ne font pas leur travail. En effet, dans le conflit qui s’amorce sur les retraites, un point du débat économique demeure aveugle - qui est pourtant central : le partage de la valeur ajoutée. Depuis 1983, l’INSEE évalue à 9.3% du PIB les richesses qui ont glissé de la poche des salariés à celle des actionnaires. C’est une donnée clé, qui représente des centaines de milliards d’euros - ce que nous appelons un “hold-up tranquille” et qui permet de renverser le regard sur toutes les “réformes” en cours : retraites bien sûr, sécurité sociale, flexibilité, pouvoir d’achat…

En clair, les cadeaux faits depuis plus de 25 ans au patronat et aux actionnaires représentent plus que le fameux déficit public, celui dont on nous rebat les oreilles pour justifier les mesures libérales thatchériennes sus-évoquées. Ça vous en bouche un coin, non ? Ah, vous le saviez ?

On a besoin de cette presse, et non pas de pisse-copie formatés, robotisés et soumis, pour INFORMER VRAIMENT, pour faire PRENDRE CONSCIENCE que la crise grecque (ou le problème des retraites, tout ça porte le même nom : libéralisme !) , c’est une information d’une autre trempe qu’une burqa plus ou moins fantasmagorique, ou que la testostérone de Ribéry. Car après la Grèce, la victime suivante est déjà désignée : ce sera l’Espagne… Avant le Portugal et l’Irlande, les fameux PIGS , comme les appellent délicatement les non moins délicats financiers… Et le tour de la France viendra ensuite… Sarkozy, ou son successeur DSK, n’auront donc pas besoin de chercher très loin les arguments pour faire passer en force les “réformes” dont ils rêvent depuis leur enfance, et qui leur permettront de rentrer dans l’histoire en tant que héros du libéralisme, aux côtés de leurs idoles Reagan et Thatcher…

84 thoughts on “Grèce générale !

  1. Ce pays est malheureusement également celui de la fraude généralisée à l’impôt!
    Sache que seuls 5 Grecs déclarent plus d’un million d’Euros de revenus!
    Bon citoyen comme toi, je ne peux que déplorer cet incivisme généralisé, qui prive le pays de recettes légitimes pour le bien commun.
    Et, par ailleurs, le clientélisme entre les familles alternativement ‘régnantes’ (les Papandreou et les Karamanlis) fait que pour récompenser les ‘bons électeurs’ on les embauchent dans la fonction publique, d’où un super-mammouth de ce côté là également.
    Sinon, évidemment, cette affaire est le début de la défaite de la ‘vraie’ europe des peuples solidaires.

    Ps: bonne nouvelle, le projet de loi ‘Loippsi2’ est reporté sine die!

    • En France, il n’y a pas besoin de frauder, tant il y a de moyens de contourner ! Rien que le bouclier fiscal est une fraude généralisée ! Et rappelle toi le milliardaire Pinault, ami et gourou de Chirac, qui ne payait même pas d’ISF !

      • la fraude en Grèce n’a malgré tout strictement rien à voir avec celle organisée en France … En Grèce, tant que tu n’as pas fini de construire ta maison, tu ne payes pas de taxe foncière …. je me demandais pourquoi dans la campagne l’a quasi intégralité des maisons ont un étage non-fini … j’ai compris.

        Donc nous avons 3 pb en Grèce :

        un peuple qui est réputé pour être parmi les plus grands fraudeurs européens au niveau des impôts, taxe, etc …
        un gouvernement complice qui se sert allègrement dans la caisse et qui n’a donc jamais fait appliqué les lois. Essaye donc en France de ne pas payer ta taxe d’habitation … on te retrouve très très vite.
        des financiers qui s’amusent honteusement avec la dette publique du pays en “oubliant” que les grecques ne sont pas que des chiffres sur des tablettes …

        … par contre là où il y a fraude … en France par ex, c’est quand on sait que si ces chères entreprises du CAC 40 payaient leur charge en France … au lieu d’évader fiscalement une très grosse partie de leur bénéfice (moyenne de 8% sur leur bénéfice … alors qu’ils devraient en payer 30%), ça règlerait du même coup la totalité du pb des retraites en France … on a tout dit.

  2. Une malheureuse nouvelle qui va relancer le débt sur les lois “émotionnelles”!

    Un enfant âgé d’un an et demi est mort mardi 4 avril après avoir été attaqué par son chien au domicile familial, à Lucé, en Eure-et-Loir, a-t-on appris mercredi de sources municipales et policières.

    L’accident s’est déroulé entre 8h30 et 9h, alors que la mère de la jeune victime était partie accompagner l’aîné de la famille à l’école. Le petit garçon était seul dans l’appartement avec son jeune frère âgé de quatre mois, qui lui n’a pas été blessé par le chien, un berger malinois.

    Malgré l’intervention rapide des pompiers et du Samu, l’enfant a succombé ses blessures

    • Hello re-néo-lorrain!

      Il faut détourner l’attention des gens: Sur LePost.fr, c’est la rédaction qui s’en occupe …

      ps: Faut vraiment être con pour laisser un malinois avec des bébés … C’est la seule remarque que ce fait-divers m’inspire car personnellement, je m’en bats les coudes…

    • C’est incroyable, Sarko et Alliot Marie ont pondu une loi sur les chiens dangereux, et ce chien ne l’a manifestement pas lue… Je propose une nouvelle loi, qui obligera les propriétaire de chiens à leur apprendre à lire le journal officiel tous les matins. Avec amende de 150 euros en cas d’infraction. Doublée en cas de récidive. Et quadruplée si la propriétaire porte une burqa.

      • Je propose la mixité dans les classes de CP ;)
        Un enfant, un chien dangereux, et les enfants les plus forts devront aider et soutenir les chiens à problèmes.

        Ca résoudrait le problème du trop grand nombre d’élèves par classe aussi…

  3. Quant à l’aile droite du P”S” Parce qu’il reste une aile gauche ?

    Quant à la crevure qui se réjouit de la disparition du Plan B il démontre à quel point son parti n’est plus qu’un lèche-fondement du capitalisme. Je n’ai guère de sympathie pour la droite et suis plutôt pour la non-violence mais lorsque je vois de pareilles larves prétendre être de gauche, j’ai des envies de savater leur tronche méthodiquement.

    • Ben oui, c’est ce que je dis d’Emmanuelli, censé représenter l’aile “gauche” :roll: Mais l’avènement minutieusement programmé de DSK (il n’y a qu’à écouter la montée du Buzz en ce moment) indique clairement que l’aile “gauche” va encore perdre les quelques plumes qu’il lui reste :roll:

  4. J’ai regardé hier en streaming l’émission C dans l’air consacrée à la Grèce. Le nombre d’occasions où j’ai rongé mon frein en entendant les abrutis autour de la tablée, c’était infernal. Tous convertis à la doxa néolibérale, pas un pour sauver l’autre. Il y a bien eu une petite remarque sur le fait qu’on prêtait avec intérêts le pognon à la Grèce, sans que ça n’émeuve plus que ça tous ces blaireaux adeptes de TINA. Mettons-leur le nez dans leur misère,ça leur fera les pieds à ces nantis de grecs ! Et en plus ça va nous rapporter du pèze, ah ah comme elle est formidable, la solidarité européenne.
    À vomir, y a pas d’autre mot à ces maux. En attendant, ce qui ce passe là-bas, c’est le labo de notre futur, qui est beaucoup moins éloigné qu’on le pense…

    PS : sont tellement dans la m’, les Grecs, qu’ils n’ont pas pu finir la construction du bâtiment sur la photo… :)

    • Tu est particulièrement calme, visiblement. Je n’ai pas pu dépasser le premier quart d’heure de l’émission, tellement ces petits jean-foutres pseudo spécialiste m’ont mis hors de moi. j’en peux plus de toutesces émissions “économiques” dans lesquelles ont nous rabache sans arrêt que la solution, c’est plus de libéralisme. Ce n’est plus de l’information, à ce niveau, c’est du lavage de cerveau, purement et simplement.

    • J’ai vu un peu la rediff ce matin de l’émission sur je ne sais quel sujet (les retraites ?), de toute façon c’est toujours la même émission.
      Je suis préparé car je la vois régulièrement, mais j’ai quand même craqué, je me suis énervé. Le Dominique Reynié (ortograf ?), qui se définit comme politologue, est un monstre absolu. Entre autres saloperies, il a dit que dans beaucoup de pays de l’UE, au moins, ils avaient accepté de baisser leurs salaires de 10%, qu’ils avaient donc fait les efforts nécessaires, et que c’était à nous maintenant d’en faire autant.
      MAIS !!!! Comment peut-on laisser dire des choses pareilles, quand les gens crèvent déjà la dalle en France ???

      Le plus dur étant que les gens qui regardent cette émission, je pense, sont convaincus de faire un gros effort pour comprendre le monde. Et que vu que tous les intervenants sortent la même salade (TINA & co), ils sont convaincus qu’ils savent vraiment, et qu’il n’y vraiment pas d’alternative.
      La lecture de ce blog devrait être obligatoire.

      • Dominique Reynié est le président de la Fondation pour l’innovation politique, think tank de l’UMP… ceci explique cela… ce qui ne veut pas dire, bien évidemment, que Terra Nova (boîte à idée du PS mou) soit bien plus maline, comme le montre sa promotion toute américaine des primaires, en rupture avec la critique socialiste (passablement érodée, il est vrai, par les septennats mitterrandiens) de la présidentialisation et de la personnalisation de la République, qui remet en cause le rôle collectif des partis politiques… cf. l’excellent article de Rémi Lefebvre dans le Monde Diplo de ce mois.

  5. Une banque a étè attaquée hier pendant les manifs à Athènes : 3 morts. Manque de bol, c’est pas les bons, aucun PDG, membre de la direction ou cradeur là-dedans.

    Emission intéressante hier soir chez Taddeï: des économistes ont assez bien expliqué le mécanisme qui consiste pour les spéculateurs à revendre des créances (la dette) et à se faire du fric à chaque fois.

    • Oui, j’ai vu ça après avoir fini le billet. Du coup, le sujet dérive sur la “violence” des manifs, on parle moins du fond, et impossible de savoir combien il y a avait de personnes à cette manif. 20000 ? 50000 ? 1 million ? Ca change tout : avec plusieurs millions de manifestants, le pouvoir ne peut plus rien.

  6. Faut-il que la population soit acculée de la sorte pour réagir ? Cà laisse un peu d’espoir parce que çà ne va pas tarder chez nous …
    Je rêve de voir tous ces “criminels” en col blanc au tribunal …tous en prison …je le dis depuis longtemps

    Je n’en reviens pas pour “le plan B ” : mon journal favori …c’est un coup dur !

    Pas le temps de mettre cet article en lien sur mon blog : je le fais dès que possible .

    SUPERNO , PRESIDENT …

    • C’est triste pour le Plan B, mais Fakir est fait du même bois.

      Pour la présidentielle, j’y pense en me rasant. Le problème c’est qu’un chômeur ne se rase pas beaucoup :lol: De toute façon il ne faut pas le dire, de peur que des vilains ne me savonnent la planche. Et de toute façon je préfère laisser DSK se découvrir le premier :mrgreen:

  7. C’est une tragédie pour le peuple grec et un formidable épouvantail pour les autres peuples ! Pas un hasard d’ailleurs si Fillon annonce un plan de rigueur pour “économiser” 5 milliards d’euros…

    L’UE est une formidable machine pour imposer le néo-libéralisme. Tu parles de l’aile droite du P”S”, mais c’est tout le P”S” avec ses députés, qui a voté le plan d’aide…

    Le Plan B reviendra, si j’ai bien tout lu…

  8. En fait, c’est pire que ça.
    Je pense que 2010 c’est trop tôt, plutôt 2012, le temps de finir de se gaver, et quand il n’y aura plus rien à piller, alors, ca sera le “finish”.

    http://www.terrefuture.fr/2207/la-france-en-faillite-argentine-en-2010

    La France en faillite argentine en 2010 ?

    Pour se conformer aux exigences de la Banque centrale, du Pacte de Stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur. Selon la quatrième de couverture de “La grande braderie du patrimoine public des Français”, il aura fallu à Jean Roux 4000 heures de travail pour regrouper, sur cinq ans, 20.000 articles de presse et publications économiques et financières… Ce livre, à partir de faits avérés et publiés, est le premier à mettre en perspective et à décrire la gigantesque « Opération Publique d’Achat » sur le patrimoine public des Français, et ce, au profit des grandes sociétés multinationales et des fonds de pensions américains.

    En 2006, la dépossession porte sur plus de 500 milliards d’euros d’actifs : grandes sociétés nationales, transports aériens et ferroviaires, aéroports et réseaux autoroutiers, bâtiments publics, foncier domanial, patrimoine historique et artistique, musées nationaux, industries de la Défense, stock d’or de la Banque de France…
    La privatisation sournoise du système public de protection sociale et de retraites, l’abandon à la spéculation anarchique du domaine public et du littoral, la privatisation rampante de l’eau, de l’image, de l’espace… sont également étudiés, ainsi que les techniques financières de dépossession et les montages sophistiqués sur fond de laxisme et de démission. L’auteur estime utile le rôle des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC, etc.) pour la défense du service public et de l’emploi et contre les délocalisations et la désindustrialisation imposées par Bruxelles.

    Après avoir décrit l’évolution des paramètres clés, qui, en dix ans (1989-1999), ont conduit l’Argentine à la cessation de paiement, l’auteur étudie l’évolution de ces mêmes paramètres pour la France et annonce le risque d’une faillite en chaîne des budgets publics à l’horizon 2010 : État, caisses de protection sociale et de retraites, collectivités locales !
    En vingt ans ˆ la double décennie PS/UMP ˆ la dette de l’État français aura augmenté de 1 000 milliards d’euros (période 1986-2007, prévision). Le cumul des braderies en cours et de l’augmentation de la dette de l’État représente le chiffre effarant de 1 500 milliards d’euros dilapidés… de quoi offrir au peuple français un patrimoine équivalent à 10 millions de logements neufs, de 150 000 euros chacun (1 million de francs).
    La France n’est pas le seul pays européen concerné. Mais la richesse historique considérable de son patrimoine et ses atouts économiques, géographiques, culturels, donnent à ce gâchis sans précédent dans son histoire une dimension toute particulière… existentielle.
    À la vitesse de 1 milliard d’euros par semaine pour le budget de l’État, cumulé avec 1 milliard d’euros de déficit par mois pour les budgets sociaux, le peuple français, désinformé et inconscient, marche vers « la finale argentine », autrement dit vers l’abîme.

    « La grande braderie du patrimoine public des Français » de Jean Roux, livre paru en 2006

    Ce que nous rapporte Jean Roux est si effarant qu’on a peine le croire. Les privatisations opérées en France depuis 1987 auraient été faites, en moyenne à la moitié de la valeur des entreprises: la plus grande spoliation du patrimoine public depuis la vente des biens nationaux. Elles ont rapporté de 1984 à 2002 au total 90 milliards • à l’Etat ; elles auraient dû lui en rapporter deux fois plus.

    Tout cela est énorme. Que faut-il en penser ? Jean Roux est un homme sérieux : commissaire aux comptes, financier international et historien, lauréat du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, il a dépouillé pendant cinq ans toutes les informations et commentaires de la presse économique et les rapports officiels sur les privatisations. Ses sources sont donc publiques. Il n’a pas de préjugés politiques apparent et en tous les cas ne remet jamais en cause les privatisations dans leur principe. C’est un homme simplement soucieux de la gestion du patrimoine public, de notre patrimoine.

    On est d’ailleurs loin en la matière d’un clivage gauche droite : la gauche entre 1997 et 2002 ( gouvernement Jospin) a privatisé davantage ( 50 milliards d’•) en cinq ans que les trois gouvernements de droite qui l’avaient précédée en dix ans ( 40 milliards • ), et dans des conditions généralement plus douteuses.
    En 1980, le secteur productif public représentait 1 088 000 salariés ; en 1984, soit après la grande vague des nationalisations Mitterrand, il passe à 1 762 000 salariés ( 16 % du secteur productif, 17 % du CA, 40 % des immobilisations). Après ce pic historique vient la décrue : il ne représente plus que 1 132 000 salariés en 2003, moins encore aujourd’hui. Il est passé de 10,5 % de l ‘emploi productif en 1984, à 5, 3 % en 2000.

    L’estimation d’un rabais global de 50 % est une moyenne entre des opérations relativement convenables et des cessions d’actifs publics particulièrement scabreuses. Parmi celles-ci , on citera le cas du BRGM qui vend en 1993 pour 788 millions de F un patrimoine minier estimé ultérieurement à 12 milliards de F ou encore celui de la SFP cédée pour 4,5 milliards • en 2001 , un montant que la profession cinématographique française dans sa totalité qualifia de scandaleuse, une opération intervenue après que l’Etat, obligeant les chaînes de télévision à acheter les programmes hors du secteur public, lui eut coupé les ailes. Comment ne pas évoquer aussi la cession en 2001 des Autoroutes du Sud de la France qui permettent à l’acheteur final de réaliser en 2005, et cela sans le moindre risque, une marge brute d’exploitation de 65 % ! L’Aérospatiale elle-même a été cédée à un prix que l’on estime généralement très sous-évalué.

    Aux privatisations d’entreprises proprement dites, s’ajoutent la cession du patrimoine immobilier de l’Etat ou des entreprises publiques, souvent en « bloc » , c’est-à-dire avec des rabais de 50 % : appartements ou bureaux de la Banque de France, de la SNCF, d’EDF, du Crédit lyonnais ou encore la cession d’une partie du stock d’or de la banque de France , « fausse bonne idée de Nicolas Sarkozy » (La Tribune 18 /11/04) , à un moment où tout laisse supposer que l’or est durablement à la hausse.
    A cela s’ajoutent différentes techniques dont l’effet est aussi la réduction du patrimoine public : externalisation ( on en a vu les effets fâcheux dans l’affaire du Clémenceau) , titrisation etc.

    Au chapitre de la gabegie de l’Etat et de la légèreté de sa gestion au cours des dernières années, Jean Roux décrit aussi les effets dévastateurs de l’affaire du Crédit lyonnais ( 1 milliard • au moins pour la seule affaire Executive Life : on dira à juste titre que ces erreurs là sont l’effet de la nationalisation, mais cela ne justifie pas que l’on privatise n’importe comment ), la légèreté de la gestion de France-Télécom , qui a fait cadeau de 11 milliards • à sa filiale allemande Mobicom ( dont 8 milliards sont revenus à l’Etat allemand par le biais de la vente d’une licence finalement inutile !).

    Malgré les recettes des privatisations, les années 1980, 1990 et 2000 voient l’endettement public français croître de manière considérable. La dette publique était en 1969 de 15 milliards • , soit 14 % du PIB, en 1981 de 75 milliards (20 % du PIB ), en 1986 de 180 milliards (30 % du PIB ) , fin 2003 de 1000 milliards • (60 %du PIB ) , début 2006 de 1120 milliards • (66, 4 %du PIB) , soit 18000 • par habitant et bien davantage par famille, dont plus de 50 % sont détenus par des institutions étrangères. Et rien ne laisse à ce jour prévoir que la dérive de la dépense publique ( 5 milliards • par mois de déficit ) puisse être enrayée.

    Non seulement l’Etat s’est appauvri ( 807 milliards d’actifs en 1980, 290 milliards en 2002 selon le rapport Pébereau ) sans que cela ait un véritable impact sur les finances publiques mais la politique menée a largement favorisé la mainmise de capitaux étrangers sur l’ économie française. On connaît la malheureuse prise de contrôle de Péchiney par Alcan, prélude à son démantèlement : il a été donné à l’auteur de cet article d’assister au spectacle obscène de la remise, sous les applaudissements de la fine fleur de la finance française, du « prix de la meilleure fusion-acquisition de l’année » au PDG d’Alcan. Mais qui sait que la politique fiscale a pour effet de favoriser cette prise de contrôle ? Un décret de 1993 pris par Nicolas Sarkozy, ministre du budget, exonère de tout impôt les dividendes versés à des fonds de pension étrangers tout en leur maintenant l’ avoir fiscal ( dispositif auquel un accord franco-britannique ajoute des avantages supplémentaires). Selon une estimation du Conseil national des impôts, là où le dividende versé est de 100, l’investisseur national reçoit 54, le fonds de pension 100 et s’il est anglais, 145 !

    Mais de quoi faut-il encore s’étonner quand on voit fin 2005 le gouvernement français appuyer une action d’une mystérieuse société basée à Jersey contre Etamet dont le principal actionnaire est l’Etat français, cette action conduisant à déposséder cette dernière au bénéfice de la société étrangère d’un des principaux gisements de nickel de Nouvelle Calédonie ! Ceux qui agissent ainsi ne commettent pas seulement un crime vis-à-vis des intérêts français, ils ridiculisent notre pays face à la communauté financière internationale !
    Les intérêts étrangers qui profitent des privatisations au rabais sont souvent des fonds de pension américains ( propriétaires par exemple de 43 % d’EADS ) . Autrement dit , alors que l’avenir des retraites n’est pas assuré en France, l’Etat français subventionne les retraités américains ! Cela n’est d’ailleurs pas propre à la France : ce qui se passe dans notre pays s’inscrit dans une politique de prédation de dimension mondiale.
    On sait comment la Commission européenne a systématiquement encouragé la politique de privatisation, notamment en permettant cette aberration comptable : prendre en compte les recettes de privatisations dans le budget de fonctionnement de l’Etat, ce qui permet une réduction optique du déficit .

    On sait moins comment, malgré le coup de semonce du 29 mai 2005, cette politique s’est aggravée, en particulier par la cession de ce qui restait d’ autoroutes publiques à vil prix. Le projet en cours de discussion de cession de GDF à Suez va dans le même sens. Les sociétés qui ne sont pas encore privatisées, les grands services publics comme EDF, GDF, SNCF, La Poste, sont en réalité les proies les plus juteuses : jouissant d’un monopole durable , ils présentent une sécurité pour l’investisseur bien plus grande que les actifs proprement industriels, surtout s’ils sont acquis au rabais.

    Ce panorama affligeant nous interdit désormais de considérer de haut des pays comme la Russie ou certains pays d’Amérique latine où les privatisations ont été l’occasion d’un pillage généralisé du patrimoine public, générant des fortunes aussi rapides qu’illégitimes : il n’est pas certain qu’en définitive, nous ayons fait beaucoup mieux. Il est décidément bien difficile dans un pays comme la France de trouver les marques du vrai libéralisme responsable, respectueux des deniers publics et par là distinct de la recherche effrénée du profit , de la pure et simple corruption ( que l’on devine dans la pénombre des pratiques que dénonce Jean Roux ) et de l’irresponsabilité technocratique.

    L’auteur prédit à la France une faillite à la mode argentine pour les toutes prochaines années : cette prédiction est à prendre au sérieux. On lui reprochera en revanche d’entretenir quelques illusions sur les syndicats, seuls défenseurs à son gré du patrimoine public : il semble ignorer que ceux-ci, trop souvent serrés de près par les procédures judiciaires, n’opèrent qu’une mobilisation de façade contre les pratiques qu’il dénonce : leur discrétion dans l’affaire Suez-GDF est stupéfiante. De même Jean Roux apparaît bien naïf quand il s’imagine que les élus locaux sont plus vertueux que les politiques nationaux ! Sur le plan formel, on lui reprochera seulement d’avoir exagérément élargi son sujet ( prédation de l’environnement, gaspillages sociaux, exode des ˛uvres d’art etc.), ce qui peut affaiblir la crédibilité de son ouvrage qui demeure néanmoins une mine de renseignements.

    Voilà au total un travail sérieux et courageux : sa large diffusion est souhaitable : que ces faits scabreux soient connus nous paraît le préalable au redressement des moeurs qui seul peut sauver notre pays du désastre annoncé.

    Roland Hureaux

  9. Marre de tous ces conn**. Le pays qui a inventé la démocratie, la philosophie et la morale (entre autres), où est-il passé ??… Les banksters accompagnés des politiciens véreux qui sont là uniquement pour satisfaire leurs intérêts persos détruisent tout sur leur passage.

    Certes les manifestants sont peut-être peu nombreux. Mais enfin, il y a une vraie manif avec grève générale. Faudra-t-il attendre ce désastre en France pour que les gens commencent à descendre dans la rue ?

    Ah la belle Europe! Que celui qui n’avait pas encore compris que cette Europe là n’avait rien de sociale regarde les événements actuels…

    Et le pire dans tout çà : les médias. Ceux qui rendent le peuple victime de toutes ces saloperies en ne l’informant pas correctement.

    Tout ça est à gerber. Samedi (le 08 mai, vous savez cette date qui signa la fin de la guerre et la victoire de la résistance (au sens large) contre l’oppression et le racisme…), il y a un deuxième épisode du No Sarkozy Day. J’encourage tout le monde à y aller.

  10. Attention à ce qui se passe en Grêce, j’ai l’impression que les politiques et les financiers en font un laboratoire d’essai.

    Je me pose une question quand-même : l’attaque sur la dette grecque est juste un moyen pour les financiers de gonfler les gains ? Ou, est-ce une opération destinée à flinguer le n’€uro et l’€urope (qui celà dit, y arrive très bien toute seule de part sa propre “constitution

    • C’est très exactement ce que tu en dis, à savoir un laboratoire pour savoir jusqu’ou et à quelle vitesse on peut détruire les derniers restes d’état dans les pays européens.
      Il suffit pour s’en convaincre d’écouter ce qui se dit dans les émissions “économiques”, que ce soit à la télé ou à la radio. La campagne de martelage est lancée, pour bien nous faire comprendre que ce qui se passe en grèce est extrême, mais pu’il nous faudra nous aussi prendre certaines de ces mesures rapidement. Ou comment préparer une opinion publique à se faire mettre, une fois de plus, bien profond.

  11. SuperNo, sur le cas Grec, je te trouve bien hâtif dans tes conclusions.

    Le problème grec est ancien. A la sortie de la dictature des colonels (67-74) qui avait mis le pays à genoux, un compromis social fut trouvé. L’Etat embauchait massivement et se montrait très généreux pour assurer la paix sociale, dans une situation politique instable.

    Mais cela a mené à faire n’importe quoi. Certes, la finance Goldmansachienne a aggravé les choses, mais les grecs vivent au dessus de leur moyen depuis des années… 13ème et 14ème mois pour les fonctionnaires, fraude fiscale généralisée, hypertrophie du service public… y’a un moyen où la dette atteint 120% du PIB et là, on se dit que ça serait peut être bien de vivre avec ses moyens…

    Lis par exemple cet article de Rue89 (pas le dernier des médias « aux ordres »…) de quelqu’un qui vit en grèce depuis 5 ans.

    http://eco.rue89.com/2010/05/04/grece-comment-vivre-dans-un-pays-en-quasi-faillite-150096

    « Magouille, travail au noir, fausses déclarations d’impôts, petites enveloppes sous la table : personne ne disait rien, tout le monde ayant un jour profité du système pour s’acheter un permis de conduire, trouver un boulot, ou construire 250 m2 au lieu de 80. »

    L’Etat grec est ruiné. Si la finance a joué un rôle, les premiers responsables sont les grecs eux-mêmes. Un pays, pas plus qu’un ménage, ne peut pas décemment vivre en déficit permanent. Je ne dis pas que le plan d’austérité grec est parfaitement juste. Mais accuser systématiquement la « finance mondiale» quand les grecs dépensent 10 fois plus qu’ils ne gagnent depuis des années est malhonnête.

    • +1

      Je vomis Goldman Sacks et les apprentis Kerviel mais il faut arrêter de tout ramener au “libéralisme”

      Personne ne peut vivre indéfiniment à crédit. C’est vrai pour tous.

    • Je ne te comprends pas, Via.

      Tu répètes “les 13ème et 14ème mois de salaire pour les fonctionnaires blablabla”.
      Réflexe mathématique : certes 14 x 1000 > 12 x 1000, mais par contre 14 x 1000 < 12 x 1200. Donc le coup des 13ème et 14ème mois de salaire est un argument complètement gratuit, quand on ne dit pas par quoi on les multiplie. A ce stade, je ne dis pas que tu as tort, je dis seulement que ta “preuve” n’en est pas une en l’état.

      Pourtant, si tu lis bien l’article que tu cites toi-même, il est indiqué que “Les 13e et 14e mois étaient donc un complément nécessaire pour les petits fonctionnaires”. D’après un billet de Mélenchon, c’est également ce que Martine Billard a essayé d’expliquer aux députés UMPS, mais ils avaient dû sécher ce cours de calcul élémentaire à l’école, et ils n’ont toujours pas compris.

      En utilisant de faux arguments, tu discrédites le reste de ton propos, même si celui-ci contient des éléments intéressants. Qui est hâtif dans ses conclusions ?

  12. J’ajoute que je suis quelque peu étonné par les commentaires qui précèdent.

    Que l’on soit à juste titre énervé par le fait que le libéralisme revienne sur le tapis alors qu’il devrait être “laminé” (Frédéric Lordon) depuis la crise, OK.

    Que l’on ait envie de brûler des banques quand on sait à quelle rigueur vont être tenus les grecs tandis que la finance continue à s’en mettre plein les fouilles, OK.

    Mais faire comme si les “pauvres petits grecs” n’étaient responsables de rien alors que la quasi-totalité des analyses sérieuses sur le sujet montrent que les grecs sont des champions de la fraude fiscale, des magouilles et des petites combines en tout genre depuis 20 ans est vraiment malhonnête.

    • Ce n’est vraiment pas malin de mettre des guillemets aux pauvres petits grecs…

      C’est pour moi le genre de remarque “Figaro-compatible” qui fait d’une pierre deux coups:

      Insulter les déjá-pas-riches qui vont encore s’appauvrir.
      Conforter les déjá-trop-riches qui vont encore, et encore…

      Comme mon pseudo ne l’indique pas aux personnes qui n’ont que des rapports distants avec la connaissance des langues finno-ougrienne d’Europe Centrale, je ramene ici ma science de prolo “hongrois” (ici par contre les guillemets sont de rigueur):

      Suite á une crise et un pret du FMI en 2009, nous nous sommes vus infliger un “paquet” de mesures d’austérité dont le contenu est, en gros, comparable á celui des grecs, plus sévere sur certains points (suppression de la 13eme mensualité des retraités, TVA á 25%).
      Nous avons lu, entendu le memes remarques révoltantes concernant le “train de vie” du pays. Ah, le train de vie du pays vu de l’extérieur avec de beaux graphiques…
      La vie continue, nous (les petites gens) nous apauvrissons encore, pendant que les grosses fortunes se portent bien, rigolent, et… continuent á frauder.

      Pour terminer:

      Quand Sarkozy fut élu, la presse locale libérale (de gauche!) écrivait que Sarkozy va remettre les francais au travail, parce que, hein, les 35 heures c’est bien joli, mais il est temps de siffler la fin de la récré…

      Pas nauséeux ces clichés libéraux-xénophobes ?

  13. Vous voulez voir le jeu de dominos que les dirigeants Européens veulent éviter?

    Le voici:
    http://www.nytimes.com/interactive/2010/05/02/weekinreview/02marsh.html

    Si la Grèce est incapable de prendre des mesures pour rembourser ses emprunts, les autres pays vont suivre.

    Et là, adieu veaux vaches cochons, on ne parlera même plus de maintenir nos avantages sociaux, garder un règime un tant soit peu encore démocratique sera déjà du luxe.

    • @Fred

      Moi non plus, je ne donne pas tort à Via même si j’entends des sons de cloches assez différents venant de ressortissants grecques autour de moi. Cependant, je souhaite qu’effectivement les autres pays suivent. Je pense qu’il nous appartient de réinventer les 30 glorieuses à venir et il vaut parfois mieux tout détruire pour repartir sur des bases saines plutôt que de rafistoler vainement un édifice complètement vermoulu qui de toutes façons est voué à s’écrouler.

      Bonne journée à tous

  14. Alors là, je suis étonné de lire ici des commentaires qui ont à peu près la même tonalité que la bouillie prédigérée que nous livre à flot continu la propagande libérale par l’intermédiaire de ses organes de presse qui se trouvent être ceux qui ont le plus d’audience.

    C’est simple, vous dites en gros la même chose que Jean Quatremer : les grecs sont des grosses feignasses, des fraudeurs, des truqueurs, des corrompus, ils ne faut pas s’étonner de ce qui leur arrive, et c’est quelque par bien fait pour leur gueule (de métèques) :roll:

    Je vais pas m’étendre, j’ai un livre à traduire, mais tout de même :
    - Les grecs sont comme ils sont ! Ce sont des méditerranéens, et on ne va pas leur demander d’adopter le même comportement que des scandinaves. Pour ne donner qu’un seul exemple, en Sicile aussi il y a des tas de maisons pas finies… En Suède, non? Ca doit être le climat…
    - Il faut relativiser la fraude fiscale. En France (où je le répète, la majeure partie de la fraude est légale) la fraude “illégale” existe aussi. Mais que fait le gouvernement : il sait combien d’argent doit rentrer, il adapte les taux, et voilà le travail. La fraude est comprise. Si la fraude est moins importante, c’est tout bénef…
    - Pourquoi dans ces conditions les avoir fait entrer dans l’Union Européenne, ce qui revient à les faire entrer dans un moule libéral qui ne leur convenait manifestement pas ? Trouverait-on malin d’enfiler le costard d’un bankster de Wall Street à un papou ? Tous ces faits étaient connus, non ? Même leur déficit supérieur aux critères, tout le monde le savait avant même l’intégration de la Grèce (je crois que c’est Attali qui l’a dit à la radio… De toute manière il sait toujours tout, celui là :roll: )
    - Les grecs avaient-ils besoin de l’UE ?
    - Les grecs ne sont pas plus cons que les propriétaires américains de maisons : quand on leur promet des offres miraculeuses, il prennent, et peu importe ce qu’il y a derrière ! Au final, ça leur retombe sur la gueule. Mais tout le monde plaint les propriétaires américains, alors que tout le monde traite les grecs de feignasses truqueuses et corrompues. Où est la logique ?
    Et enfin oui, le libéralisme est bien le problème. Tout ce qui concerne l’UE est d’ailleurs imbibé de cette idéologie vénéneuse. Car le résultat est clair : ah ah, salauds de Grecs, on va vous remettre sur le droit chemin ! Et hop ! Des mesures à la chilienne ! Le rouleau compresseur à la Thatcher ! Dont on va profiter pour en repasser une couche sur tout le reste de l’Europe…

    Tenez, lisez un peu ce papier de Jacques Sapir, qui est assez éloigné du concert bien huilé des téléconomistes… http://www.marianne2.fr/Grece-les-trois-mensonges-des-medias-et-des-experts-1_a192305.html

    • Tout à fait d’accord avec toi !
      Les Grecs sont feignants ??? et alors !!!
      Depuis quand le but de la vie est de produire et consommer frénétiquement dans une course poursuite mortelle avec son prochain ???
      Quand à la fraude et la corruption, faut pas se leurrer, c’est ce qui prévaut partout, y compris en France. Si on n’a pas compris que la classe politique est une mafia, ici comme ailleurs, et que ça n’a rien à voir avec les peuples … vous le voyez pas Nabot 1er tous les jours …???
      Décidément, quand je vois les commentaires des journalistes sur la crises, on dirait des robots scripteurs qui récitent leur catéchisme … aucun recul, aucune analyse, aucune émotion.

      • il y a une grosse différence entre être une grosse feignasse … domaine où je revendique clairement mes compétences … et tout faire pour ne pas verser un centime à l’Etat.

        @ Superno : je suis globalement d’accord avec ton analyse … mais ne pas responsabilisez les grecques et leur passer toutes leurs erreurs est aussi une belle connerie. Alors oui peut être qu’il était prématuré de les intégrer dans l’UE … comme je suis persuadé qu’il était prématuré d’intégrer la totalité des pays de l’Est (ou presque).

        On n’a pas dit que les grecques étaient responsables de leur situation mais que c’est une part du pb. Tu dis toi même que les français ont le dirigeant qu’ils méritent et qu’on a 53% de cons décérébrés en France. Alors là où les français sont responsables de leur propre merde, les grecques eux n’ont pas de responsabilités dans ce qui leur arrivent ? …

        Le libéralisme décomplexé est LA cause principale du pb … mais ce libéralisme s’est intégralement nourri des pbs inhérents au comportement moyen grecque, comme il s’est nourri de la cupidité des empruntants américains qui voulaient le beurre et l’argent du beurre … comme Sarkozy s’est nourrit de la naïveté d’une grande part de ces 53% de votants. Donc à qui la faute ? à ceux qui ont cru le discours ou celui qui tient le discours ? … aux 2 !! Et c’est notre devoir d’être responsable, éclairé et informé. Les mecs qui me disent “ooh ben je vote un peu au hasard, la politique ça me fait chier, et puis on comprend rien à ce qu’ils disent … pis j’ai pas le temps de m’informer” … ce mec là tu vas lui dire quoi ? que c’est pas grave ? ça fait partie du comportement français et il faut le respecter ? … non non moi je lui mets une grosse tarte dans la gueule et je lui dis “putain apprend à lire et renseigne toi parce que toute cette belle merde vient en partie de ce genre de comportement irresponsable”. De la même manière qu’en 2002, plein de jeunes ont manifesté entre les 2 tours contre Le Pen alors qu’ils n’ont pas pris la peine de lever leurs fesses pour aller voter au 1er tour …. “ah ben oui mais c’est dans le comportement jeune de ne pas aller voter” … d’accord … je le respecte. Alors ils ferment leur gueule entre les 2 tours, puisqu’ils ne se sentaient pas concernés par le 1er.

        Bref, tout ça pour dire qu’on a AUSSI les politiques qu’on mérite … alors oui, les médias, les politiques font tout pour nous abrutir … mais c’est de notre responsabilité de s’informer correctement et de faire preuve d’un minimum de résistance. Et dans le cas des grecques, d’accord tu fraudes, c’est dans tes gènes, ta culture … mais alors ne demande pas d’aide de l’Etat en retour. C’est donnant/donnant … Tu ne peux pas réclamer une démocratie avec un Etat providence … et en échange tout faire pour qu’aucun drachme ne rentre dans les poches de l’Etat. ça ne PEUT PAS se faire que dans un seul sens.

        Dans cette affaire, il y a des gros connards sans scrupule d’un côté … et de l’autre il y a un peuple. Mais pour contrer ces gros connards, tu ne peux pas agir comme eux. Si ces gros cons volent, fraudent, détournent … tu ne peux pas leur rentrer dans le lard en criant au vol, si toi aussi tu pratiques à ton échelle la même chose … D’autant plus qu’au final, ce ne sont pas les fraudeurs qui payeront le plus … mais la frange non-négligeable des grecques qui vivaient en tout honnêteté et qui n’ont AUCUN moyen d’améliorer leur quotidien. C’est AUSSI une grande partie des commentaires des grecques concernant ce plan de rigueur … c’est qu’il va noyer complêtement ceux qui justement essayaient à leur niveau de faire en sorte que l’Etat grecque s’en sorte.

    • Si l’aile molle des lecteurs de ce blog prend le dessus sur l’aile ultra-méga-gôchisante, c’est que soit la résignation de cette dernière a pris le dessus sur sa capacité d’indignation, ce qui serait étonnant, soit elle attend que vienne notre tour pour voir quelle sera la part de nous-même, nous tous, qui sortira du bois quand ça chiera.

      Comment Via peut-elle énumérer tous ces “défauts” sur les Grecs pour admettre en partie ce qui leur arrive ? Quelles explications avanceras-tu, Via, lorsque ce sera le tour des Portugais, Espagnols, Italiens, Irlandais et tous ceux qui suivront ?
      Les monstres du genre Goldman Sachs jouent à des jeux ignobles, ils en maitrisent toutes les règles puisque ce sont eux qui les ont inventées, c’est le meilleur moyen de nous faire perdre à tous les coups.
      Par contre, oui, les grecs (ou les Français) aggravent les choses en laissant les mêmes complices au pouvoir depuis trop longtemps.

      Sinon, Attali, il sait tout ? Il ne devrait pas parler alors ! Arf arf arf.

      Enfin, le libéralisme, le problème ? Mais voyons, le libéralisme, c’est la libertééééééé !

      Je pensais réussir à ne pas poster de commentaire. J’y arrive pas. Trop énervé.
      Pas plus tard qu’hier encore, à table, en proposant une autre partition que celle de la presse-qui-ment (qui décernera la laisse d’or, maintenant ?), je m’entends dire “ha ouais, t’es communiste, toi !”. Ha oui ! Staline, les kolkhozes et tout le tintouin ? Pfff.

    • “Mais tout le monde plaint les propriétaires américains, ”

      Là, Superno, j’ai peur que tu t’égares. Tout le monde les plaint ? Vraiment ? Toi, peut-être, moi aussi, et un certain nombre de ceux qui interviennent sur ce blog. Mais la majorité des gens pensent que ces cons n’avaient qu’à “réfléchir avant et que c’est de leur faute, et absolument pas de celle des banques”. Comme la plupart des gens considèrent qu’en france, les ménages surendettés sont intégralement responsables de leur surendettement, et que là aussi, “il fallait y réfléchir avant” et que “maintenant, c’est bien fait pour leur gueule”. (toutes les expressions entre guillements ne sont pas de moi, mais je les ai entendues)
      On pourrait croire, en lisant ce blog, que le capitalisme est tout prêt de s’écrouler, mais non. une grande majorité des gens trouvent encore ça très bien, vu que pour l’instant, ils n’ont pas eu vraiment à en souffrir personnellement.

    • la bouillie prédigérée que nous livre à flot continu la propagande libérale

      ou bien

      la bouillie prévomie que nous livre à flot continu la propagande libérale ?

    • Moi aussi je trouve dingue d’accuser les grecs de cette manière. Certes ils ont leurs parts de responsabilité comme le dit Tonio, mais s’ils vivaient toujours en sur-régime et endettés, c’est en majeure partie grâce aux prêts (véreux) des banques, des achats à crédits,… qui sont des instruments du système capitaliste.

      C’est exactement pareil pour la fraude. Oui elle existe mais le gouvernement fait-il quelque chose pour lutter contre ??

      Alors oui les grecs, comme pleins d’autres populations, ont leur part de responsabilité en votant pour des bonimenteurs assoiffés de capitalisme à outrance mais à mon avis, ils sont plus victimes que coupables et s’il faut lutter contre quelque chose, c’est bien contre le capitalisme et non pas contre le peuple. D’autant plus que même si les gens se réveillent beaucoup trop tard, ils finissent par comprendre les dérives honteuses du système et ont tendance à se révolter.

      “On a 53% de cons décérébrés en France”

      J’ai l’impression que ce pourcentage diminue et on ne peut que s’en réjouir même si, évidemment, le réveil est tardif…

      “Je m’entends dire Ha ouais, t’es communiste, toi”

      Ce n’est pas forcément un reproche. Par bien des aspects, l’idéal communiste se rapproche des objecteurs de croissance. Le problème c’est que d’une le communisme est malheureusement trop souvent associé au Stalinisme et de deux, le PC est bien trop ancré à la croissance…

      “On pourrait croire, en lisant ce blog, que le capitalisme est tout prêt de s’écrouler, mais non. une grande majorité des gens trouvent encore ça très bien, vu que pour l’instant, ils n’ont pas eu vraiment à en souffrir personnellement.”

      C’est vrai que ça donne cette impression. Au moment où le capitalisme commence à s’effriter, on dirait que certains préfèreraient le garder…

      • @ Marti : en fait le pb est le même que pour un drogué …. faut-il arrêter le dealer ou le drogué ? ou les 2 ? … je suis partisan d’aider le 2e et d’arrêter le 1er. Mais les 2 sont fautifs de la situation. Et croire que seul le dealer est responsable … c’est une belle connerie. Tu arrêtes le dealer … soit … mais le drogué ira chercher sa cam’ ailleurs …

        c’est exactement le même pb ici. Nous avons des drogués (quasiment tous les peuples occidentaux) à la croissance, à l’achat la consommation, etc … certains sont plus résistants à la drogue ou ont plus de moyens pour s’en procurer donc on passe l’éponge (en gros nous) : c’est la jet set. Et puis il y a les plus faibles, ceux qui n’ont pas les moyens mais qui veulent à tout prix s’en fournir (les grecs). Et le dealer lui, il s’en fout tant qu’il fait du bénéf et que tu payes …. le soucis c’est que celui qui a pas un sous en poche, on lui file du shit de merde coupé au plastique ou aux pneus … et du coup, il paye pour de la merde et fume de la merde. Alors que la jet set a les moyens de se payer une drogue de meilleure qualité qui fait moins mal …

        Donc au final, les drogués pauvres sont fautifs car ils font comme s’ils en avaient les moyens … donc il faut non pas les sanctionner ( ça ne marche jamais dans le cas d’un drogué) mais il faut le désintoxiquer et l’éduquer par rapport aux risques. C’est même beaucoup plus facile avec un drogué pauvre qu’avec un jet setteur vu que le manque d’argent devient un obstacle à la drogue.

        …. j’espère avoir été à peu près clair ^^

        • j’oubliais de dire … finalement celui qui est le plus dans la mouise c’est le jet setteur car pour le faire changer d’avis … c’est coton !

          … concernant le dealer inutile de préciser qui s’est ….

        • J’aime bien ta comparaison et j’aime bien aussi la solution qui consiste à “aider le 2e (le drogué) et d’arrêter le 1er (le dealer)”.

          Mais il ne faut pas confondre victime et coupable. Et s’acharner sur les Grecs en les accusant d’être fainéants et truqueurs (en plus est-ce la majorité ?), c’est se tromper d’ennemi.

          J’ai la faiblesse de croire que si le dealer n’existait pas, les drogués ne seraient pas apparus…

    • Hello les gens!

      @No

      Les grecs sont comme ils sont ! Ce sont des méditerranéens, et on ne va
      pas leur demander d’adopter le même
      comportement que des scandinaves. Pour
      ne donner qu’un seul exemple, en
      Sicile aussi il y a des tas de maisons
      pas finies… En Suède, non? Ca doit
      être le climat…

      +1 et je dirais que tu m’enlèves les mots de la bouche…

  15. SuperNo tu dis “… il est difficile pour un dirigeant libéral de décréter toutes ces mesures d’un coup (sauf s’il s’appelle Pinochet, mais ça c’était le bon temps du libéralisme. Désormais il faut tout de même se faire élire…”

    Pas certain que Zelaya soit de ton avis…

    Misère…

    • Certes Paul Ariès serait un candidat exceptionnel pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu ses idées.

      Mais est-il nécessaire de créer une pétition pour LES objecteurs de croissance ? Tout ça me semble un peu sectaire en disant “Nous objecteurs de croissance avons notre candidat, les autres débrouillez vous”.

      Ce que je veux dire, c’est que ce candidat ne fera pas de score exceptionnel et les objecteurs de croissance resteront un cercle très fermé de gens déjà convaincus.

      Les objecteurs de croissance ne devraient-ils pas intégrer tous les partis de gauche pour y semer leurs idées ? Pour reprendre la composition historique du CNR, n’est-il pas temps de former une grande alliance de personnes ayant une ambition commune pour définir un programme (front de gauche, NPA, objecteurs de croissance, voire même certains membres d’EE) ? Il ne s’agit absolument que tous les partis aient les mêmes idées sur tout mais de définir un projet commun sur les thèmes principaux.

  16. C’est simple, vous dites en gros la même chose que Jean Quatremer : les grecs sont des grosses feignasses, des fraudeurs, des truqueurs, des corrompus, ils ne faut pas s’étonner de ce qui leur arrive, et c’est quelque par bien fait pour leur gueule (de métèques)

    SuperNo, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Je crois simplement qu’il faut faire la part des choses. Il y a deux façons d’appréhender quelqu’un qui est en situation de surendettement:
    1-C’est la faute des banquiers qui l’ont arnaqué (ce qui est vrai)
    2-c’est sa propre faute, on ne contracte pas un prêt quand on n’a pas les moyens (ce qui est vrai aussi)
    Beaucoup de gens arnaqués par les fonds spéculatifs sont probablement aussi cupides que des banquiers… placer tout son argent dans le “super-fonds-hyper-rentable-Madoff” en mettant tous ses oeufs dans le même panier, faut être sacrément con, cupide et aveuglé. Je ne pleure pas ces gens-là, désolé. Je ne jouerais jamais en bourse.

    - Les grecs sont comme ils sont ! Ce sont des méditerranéens, et on ne va pas leur demander d’adopter le même comportement que des scandinaves. Pour ne donner qu’un seul exemple, en Sicile aussi il y a des tas de maisons pas finies… En Suède, non? Ca doit être le climat…
    - Il faut relativiser la fraude fiscale.

    La comparaison avec la France ne tient pas debout. Certes, la fraude fiscale et la corruption existent dans tous les pays du monde (même dit “développés”), mais la situation de la France est sans commune mesure avec la situation grecque. Les bilans des entreprises grecques sont bidons depuis des années et tout le monde le sait… il ne s’agit certainement pas de dire “bouh, bandes de sales feignasses” mais de comprendre que pour diverses raisons (historique, politique, sociale) les grecs en sont arrivés à un niveau de fraude fiscale sans équivalent en Europe, ce qui a aggravé les finances de l’Etat. Regarde le lien que je t’ai mis!

    Du reste, tu oublies une chose primordiale: La Grèce a l’un desu taux de dépenses militaire/habitant le plus élevé au monde (en raison de la situation à Chypre) ce qui est une large partie de son déficit.
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/05/gr%C3%A8ce-linsubmersible-budget-de-la-d%C3%A9fense.html

    De fait, interroger les citoyens grecs sur l’armée vous vaudra, sauf au sein de la gauche radicale, des regards étonnés. Si beaucoup conviennent que la Grèce a un vrai problème avec sa pléthorique fonction publique (800 000 fonctionnaires pour 11 millions d’habitants), rares sont ceux qui sont prêts à remettre en cause la course aux armements avec la Turquie : «Tous les jours, on a droit à une provocation d’Ankara, soupire Maria, qui dirige une PME de cosmétiques. Un jour c’est un avion qui viole notre espace aérien, le lendemain c’est un bateau turc qui s’égare dans nos eaux territoriales. On ne sait pas ce que l’armée turque est capable de faire.»

    Le peuple grec a-t-il voulu ces dépenses massives d’armement? Quelle est la position des grecs vis à vis de Chypre? Sont-ils en décalage avec leur gouvernement? Je ne saurais le dire. Toujours est-il que la Grèce (pris dans son ensemble, gouvernement et peuple) est responsable, pour une part importante, de sa situation (bien sûr aggravée par les dégâts de la finance)

    - Pourquoi dans ces conditions les avoir fait entrer dans l’Union Européenne, ce qui revient à les faire entrer dans un moule libéral qui ne leur convenait manifestement pas ? Trouverait-on malin d’enfiler le costard d’un bankster de Wall Street à un papou ? Tous ces faits étaient connus, non ?

    Oui et non. Comme beaucoup de pays européens, les grecs ont bidonnés leurs chiffres pour satisfaire les critères de Maastricht. Mais eux ils les ont bidonnés sévèrement. J’imagine que beaucoup se doutaient que la Grèce était plus pauvre et endettée qu’elle ne le laissait paraître mais symboliquement, l’entrée de la Grèce dans l’euro représentait un geste fort (arrivée d’un pays berceau de la culture européenne qui s’intègre dans le nouvel espace européen…)

    La Grèce, comme bcp de pays européens, n’aurait pas dû rentrer dans l’Euro. Des banksters ont fermés les yeux pour pouvoir se sucrer sur leur dos? Sans doute et c’est un vrai scandale. Mais il ne faudrait pas dédouaner les grecs de leur responsabilités…

    - Les grecs ne sont pas plus cons que les propriétaires américains de maisons : quand on leur promet des offres miraculeuses, il prennent, et peu importe ce qu’il y a derrière ! Au final, ça leur retombe sur la gueule. Mais tout le monde plaint les propriétaires américains, alors que tout le monde traite les grecs de feignasses truqueuses et corrompues. Où est la logique ?

    Sauf que les américains ne s’arrangent pas pour ne pas payer d’impôts depuis des années… je n’ai rien contre les grecs et il ne faudrait surtout pas tomber dans le cliché du “méditérannéen feignasse” mais c’est un cercle vicieux: l’Etat n’a pas d’argent, donc peine à financer des services publics efficaces. Du coup, les grecs ne voient pas pourquoi ils payeraient des impôts pour un service public de toute façon inefficace. Et l’Etat a encore moins d’argent.

    Et enfin oui, le libéralisme est bien le problème. Tout ce qui concerne l’UE est d’ailleurs imbibé de cette idéologie vénéneuse. Car le résultat est clair : ah ah, salauds de Grecs, on va vous remettre sur le droit chemin ! Et hop ! Des mesures à la chilienne ! Le rouleau compresseur à la Thatcher ! Dont on va profiter pour en repasser une couche sur tout le reste de l’Europe…

    Bien sûr que c’est scandaleux. Que propose-tu? Un référendum à l’islandaise, les grecs refusant d’honorer leur dette? Pas si simple: comme tous les pays, les grecs ont prêtés à d’autres pays. Il y a un risque d’effet domino. Et les grecs qui ne remboursent pas, ce sont nos entreprises (qui leur ont prêtés) qui sont aussi dans la merde. Encore une fois je ne justifie pas le plan de rigueur extrême imposé aux grecs mais le pb est complexe, ne le simplifions pas à outrance par “c’est la faute au libéralisme”

    Tenez, lisez un peu ce papier de Jacques Sapir, qui est assez éloigné du concert bien huilé des téléconomistes… http://www.marianne2.fr/Grece-les-trois-mensonges-des-medias-et-des-experts-1_a192305.html

    Cet article est intéressant et soulève d’autres points responsables du problème grec. Mais il n’infirme en rien ce que je dis. D’ailleurs, les graphiques présentés montrent bien que la productivité grec est faible et que le pb de la corruption de la fraude fiscale est réel. Enfin, l’auteur propose de dévaluer pour s’en sortir. Passions sur le fait que cette solution serait extrêmement difficile à mettre en place (le Grèce doit sortir de l’euro) mais surtout, avec une dette de 120% du PIB, c’est très dangereux. En dévaluant, on multiplie par deux ou trois (voire plus, selon l’ampleur de la dévaluation) le poids de cette dette.

    • “Beaucoup de gens arnaqués par les fonds spéculatifs sont probablement aussi cupides que des banquiers… placer tout son argent dans le “super-fonds-hyper-rentable-Madoff” en mettant tous ses oeufs dans le même panier, faut être sacrément con, cupide et aveuglé. Je ne pleure pas ces gens-là, désolé.”

      Ce n’est sûrement pas une majorité. Et ce n’est pas parce qu’une minorité ont fait les cons qu’il faut faire payer à une MAJORITÉ les dégâts…

    • les grecs ont bidonnés leurs chiffres
      bidonné parce que le cod est APRÈS le verbe.

      Mais eux ils les ont bidonnés sévèrement.
      Correct, le cod est AVANT le verbe.

      Grecs, avec G majuscule pour les personnes, minuscule pour la langue et l’adjectif.

      C’était la minute pédante. ;-)

  17. Cela fait plus de trente ans que je vais faire chaque année du camping en Grèce. Et je pense qu’ils étaient bien plus heureux , mème s’ils n’avaient pas de tv, de fours, de machines à laver etc…,quand ils ne faisaient pas partie de l’UE!On leur a crée des besoins, et ils se sont mis au crédit pour les satisfaire!Heureusement, il reste des lieux privilégiés où il fait bon vivre, bavarder autour d’un verre d’ouzo en dégustant des mézes et regarder le soleil se coucher sur la mer en refaisant le monde!

  18. Bon, ben on se plaint de quoi ?

    La Grèce est le premier laboratoire en vraie grandeur de la décroissance…

    Bon, d’accord, il y a un petit problème : ils ont commencé à moins produire il y a 25 ans, et ils ne vont commencer à moins consommer que cette année…

    Saturday’s joke.
    Je sors.
    Non, pas sur la tête !

  19. Tiens je viens de lire ça : http://www.lepartidegauche.fr/editos/elus-du-pg/2659-les-deputes-pg-votent-contre-le-plan-dqaideq-a-la-grece. Je suis d’ailleurs plutôt satisfait de cette action.

    Mais j’avoue ne pas comprendre Martine Billard quand elle explique que la solution était “d’obliger les banques qui détiennent la dette grecque - dont les banques françaises - à prêter à la Grèce, à un taux qui aurait été par exemple de 2 %. Ainsi, la Grèce serait sortie de la crise dans laquelle elle se trouvait, sans que ce soit le peuple qui paye massivement les profits de banques qui vont s’enrichir une fois de plus sur le dos d’un pays - en attendant les suivants.”

    Le problème n’est-il pas justement de continuer à prêter ? Ne vaudrait-il pas mieux annuler la dette ?…

  20. via : vous êtes bien optimiste… Le tour de la France viendra après la Grèce, le Portugal, l’Italie ou l’Espagne.Les spéculateurs et les néo-libéraux ont décidé de s’attaquer à la zone euro. Il n’y a aucune logique comptable là-dedans ( le Japon est bien plus endetté que la Grèce si j’en crois Lordon), la seule qui tienne, c’est de nous voler comme ils l’ont fait en Afrique et en Amérique du sud.

    • Ca n’a strictement rien à voir.

      Le pays est surendetté. Peu importe qui accepte de lui prêter pour continuer son train de vie dispendieux, celui qui prête prend un risque de ne pas se faire rembourser => c’est plus cher.

      Depuis les années 1970 et la 1ere crise pétrolière le pays accumule les déficits.

      Personne ne peut vivre à crédit indéfiniment.

      Un jour les créanciers n’allongeront plus et on se retrouvera comme la Grèce.

      Sauf si la BCE fait tourner la planche à billet, ce qu’elle a décidé cette nuit.

      Qui vivra verra

  21. Ce matin sur une radio du service public :
    Plan européen de soutien à la Grèce : il a fallu que toutes les institutions politiques et financières de la planète (UE, FMI, FED) se réunissent pour sortir de leur chapeau (ou du nôtre) 750 nouveaux milliards d’euros.
    Sujet suivant : le trader gaffeur (sic) qui a fait perdre 1000 milliards de capitalisation boursière vendredi n’a pas encore été retrouvé, mais existe-t-il ? Les regards se tournent maintenant vers les ordinateurs. Ah ouiiii, un complot des ordinateurs !
    Et ça ne les choque nullement, ces connards, d’enchainer ces 2 sujets comme si de rien n’était.

    • Encore des milliards pour sauver, cette fois, l’euro !
      Et on les voit tous le sourire aux lèvres, les journalistes, les politiques, les décideurs..

      Encore combien de perfusions de sang frais pour le capitalisme vampire moribond ?

      Pour les peuiples, les caisses sont vides !

      Pour eux, RIEN !

      Rien sauf des exhortations à plus de sacrifices !!

      Jusqu’à quand ?

      • Sauf que ces milliards injectés ont été décidés par nos dirigeants européens, pour éviter un nouveau bain de sang social au niveau de l’emploi. Cette politique inflationiste à moyen terme est une politique “de gauche”, qui transfère la richesse des nantis vers les endettés.

        • @Fred

          pour éviter un nouveau bain de sang
          social au niveau de l’emploi.

          Et surtout pour éviter la banqueroute des banques européennes qui sont nombreuses à avoir investi en Grèce, Portugal, Espagne … Il fallait surtout que la Grèce ne se retrouve pas en situation de cessation de paiement.

          • Aussi. Mais comme l’hypothèse de départ est que l’autorité publique s’interdit le financement de l’économie et délègue ce droit aux banques privées, qui se graissent au passage, l’un ne va pas sans l’autre.

  22. @Via

    Une vidéo dans laquelle on peut voir le propriétaire de la banque qui a brulé et dont trois malheureux employés ont péri.
    http://www.youtube.com/watch?v=6rJp6x7nDGQ
    A la question: combien de yachts possédez vous? M. Vgenopoulos répond avec trois doigts. La banque n’était pas aux normes anti-incendie mais ses yachts oui!
    Alors, on peut reprocher pas mal de choses aux grecs mais encore une fois, on fout une paix royale aux banksters et cela me choque profondément et de voir ce gars déambuler protégé par des espèces de CRS alors qu’il est un citoyen ordinaire illustre parfaitement la situation politique actuelle en Grèce et en Europe (alors que M. Vgenopoulos ou le directeur de l’agence bancaire devrait être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui voire même homicide par imprudence).

  23. Je propose a tout le monde de choisir une date (dans 6 mois par exemple) et de faire une pétition ou l’on annonce que l’on va retirer X% de notre argent dans les banques (genre 20 ou 30 %) si un certain nombres de mesures d’assainissement du système financier ne sont pas prises au niveau politique(interdiction de la vente a découvert, interdiction des CDS sur des produit non possédés, etc , voir des principes à piocher dans la théorie de la finance “islamique” (en enlevant tout le cote religieux de la chose, il y a des choses a prendre ) ) . Etant donné le ratio d’endettement des banques, ca devrait leur faire peur (cf les banques grecs quand les Grecs ont retiré 4.5% de l’argent placés sur les compte). C’est utopique et ce peur faire couler le systeme mais je pense que cela peur marcher et ce n’est pas illegal …

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