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Apr262010
23:04 (Vu 8720 fois)

Les banksters nous pissent à la raie, protégés par nos politiciens bonimenteurs.

Marc Fiorentino est trader, et fier de l'être. J'avais déjà parlé de lui, et pas en bien, ici.

Mais on doit au moins lui reconnaître deux choses : d'abord ne pas varier dans ses déclarations, puisqu'il affirmait déjà il y a un an que rien n'avait changé dans la finance mondiale; et de ne pas pratiquer la langue de bois lorsqu'il est devant un micro.

La preuve ce midi, chez Bernard Thomasson sur France Info. Il était invité à parler de Goldman Sachs, la plus célèbre des banques d'affaires de Wall Street. Elle est visée par un nouveau scandale, après avoir été montrée du doigt en Europe pour avoir poussé la Grèce au surendettement (avant accessoirement de spéculer sur sa chute), Goldman Sachs est désormais traînée en justice aux Etats-Unis pour avoir conseillé à des pigeons clients d'investir dans des produits financiers pourris, tandis qu'ils recommandaient à un autre client plus lucratif, un hedge fund, de spéculer à la baisse sur ce même produit.

Fiorentino commence par dédouaner d'une certaine manière Goldman Sachs, arguant du fait que son comportement, pour scandaleux qu'il soit, n'a rien de très différent de celui de ses concurrents. En gros, tout le monde fait la même chose, dans le même but : le maximum de profits dans le minimum du temps, la fin justifiant les moyens.

L'ensemble de l'interview est intéressante, mais à partir de 8mn45 environ, ça devient grandiose. Voici la retranscription intégrale de la fin.

Bernard Thomasson : "Quel avenir pour Goldman Sachs, il y a un risque réel, pour eux ?

Marc Fiorentino : "Non, aucun, je pense qu'on va se retrouver dans une… On est dans la commedia dell'arte, hein, on est dans le grand guignol, là, tout le monde va hurler, tout le monde va pousser des cris, d'ailleurs je…"

Bernard Thomasson : "C'est pas très rassurant, ce que vous dites, parce que le G20 nous dit on va…"

Marc Fiorentino : "C'est ce que j'allais vous dire, le G20 nous dit ça depuis deux ans, je voudrais vous demander …"

Bernard Thomasson : "C'est peut-être long à mettre en place, non ?"

Marc Fiorentino : "Je voudrais vous demander ce qui a été fait depuis deux ans. On nous a dit : "on va lutter contre les hedge funds", la semaine dernière les chiffres sont parus sur les hedge funds, ils n'ont jamais autant collecté d'argent que cette année, ils sont proches de leurs records. "On va lutter contre les bonus", l'année a été l'année record pour les bonus. "On va lutter contre les paradis fiscaux" : ils sont toujours là, ils sont juste passés de noir à gris puis de gris à blanc, on ne sait pas par quel miracle. "Et on va lutter pour la réglementation financière", et on vient d'assister au G20 finance ce week-end, et à la sortie du G20 finance, quel a été le communiqué ? Le communiqué a été de dire : on ne s'est mis d'accord sur rien, parce que notamment le Japon, le Canada, et l'Australie ont dit : aucune réglementation financière."

Bernard Thomasson : "Donc les politiques nous mentent."

Marc Fiorentino : "Les politiques nous mentent, les politiques nous abreuvent d'histoires. On a vu combien de G20, combien de déclarations d'Obama depuis qu'il est là en disant : "Attention Wall Street, tremblez, voilà, j'arrive" ? Il avait dit ça, c'était son premier discours dès qu'il avait été intronisé, il avait dit qu'il lutterait contre les bonus, et il se trouve que les bonus ont été les plus élevés"

Bernard Thomasson : "Imaginez ce que pensent les gens qui nous entendent en ce moment, ils vont se dire, mais qu'est-ce qu'il faut faire, il faut faire la révolution, il faut aller brûler des banques, faut… ?"

Marc Fiorentino : "Je suis toujours assez surpris de voir que finalement il n'y a jamais de manifestations devant les banques, je trouve ça assez étonnant."

Bernard Thomasson : "Voilà, Marc Fiorentino, moi je suis surpris de vos propos, vous qui avez dirigé des banques américaines en Europe…"

 

Voilà. Et c'est un expert de la finance qui le dit. Les politiques nous mentent, les politiques sont des escrocs, les politiques ne sont là que pour mettre en place ce que les dogmes du libéralisme prévoient.

La crise financière, provoquée par la cupidité insatiable des banksters, ce sont les contribuables, les électeurs ordinaires, qui vont la payer, trois fois : une première fois en cash, pour boucher les trous en urgence. Une deuxième fois par la crise économique qui en découle. Et une troisième fois par le sabotage de ses services publics et sociaux "nécessaire" pour résorber le déficit creusé par la "crise". Et pendant le déroulement du hold-up, les Sarkozy, les Lagarde et les Woerth monopolisent l'antenne pour expliquer que l'affaire est sous contrôle et qu'ils travaillent dans l'intérêt des gens.

Dans un pays comme la Grèce, le phénomène est très accéléré. La stupidité et la cupidité de ses dirigeants, conseillés par Goldman Sachs, a poussé le pays à la faillite. Sous prétexte de résorber le déficit budgétaire, les "Grecs d'en bas", qui n'y sont pour rien, vont devoir payer de leurs salaires, de leurs retraites, de leurs services publics, le fruit des malversations de leurs dirigeants et des banksters.

De même la raison principale du sabotage programmé des retraites françaises n'est pas la démographie ou autres foutaises dont on nous abreuve pour faire passer la pilule, c'est la volonté de ne pas déplaire aux marchés financiers et en particulier aux agences de notation (dont l'incompétence, la corruption et la responsabilité dans la crise sont notoires) afin de continuer à pouvoir emprunter de l'argent à un taux bas.

Fiorentino l'a dit clairement, les Obama, les Sarkozy, ont brassé de l'air à grand moulinets, mais ils n'ont strictement rien changé ! Ils n'en avaient d'ailleurs aucune envie, leur seul but était de détourner l'attention des électeurs. La situation des financiers est strictement la même qu'avant la crise, leurs objectifs et leurs moyens sont strictement les mêmes. Et ce sont toujours eux qui dictent leur loi au reste du monde.

L'objectif reste à la croissance et au crédit infinis.

Et tout le monde s'en fout.

Nos politiques ? Les rois de l'enfumage et de la diversion : pendant qu'ils couvrent les agissements des banksters, et aiguisent en douce leurs couteaux contre les retraites, ils viennent de lancer, suivis en masse par l'ensemble de la presse, un débat psychédélique : "peut-on conduire avec une burqa ?" Ou alors, variante : "peut-on aller aux putes quand on est dans l'équipe de France de foot ?"

Certes, l'histoire les jugera. Mais en attendant, sommes-nous si cons que ça ? En Grèce, la révolte gronde. Un peu. Allons-nous attendre sagement que notre tour vienne ? Attendre passivement la prochaine "crise" ? Allons nous remplacer Sarkozy par DSK, qui est peut-être encore pire ? A quand, sinon la révolution, du moins, pour commencer, la première manifestation devant une banque ?

 

80 comments to Les banksters nous pissent à la raie, protégés par nos politiciens bonimenteurs.

  • Michael Moore a fait sa manif devant la banque .

    Allons nous remplacer Sarkozy par DSK, qui est peut-être encore pire ? “

    Je suis en train de lire le dernier Fakir : “ce que nos papis ont construit et ce que notre élite démolit “. On y trouve des choses intéressantes , entre autres :

    “- DSK (ministre de l’économie ) prépare les fonds de pension à la française en 1997

    -1997 : DSK privatise ce qui reste de banques publiques

    -1997: DSK privatise partiellement les Télécom, Airbus, sépare la SNCF des rails (RFF) et entérine la division EDF et GDF
    (2002 Jospin signe le le traité de Barcelone, qui ouvre à la concurence le marché de l’énergie )”

    Et
    “DSK a migré vers le FMI . Où il peut privatiser à l’échelle de la planète…”

    DSK le préféré des Français pour 2012 …çà j’comprends pas …

    Les banquiers n’y sont pas arrivé tout seul (la preuve ci-dessus et dans ton billet ) .
    Il fallait les traitres …tu sais , “nos chers élus ” , ceux qui ne visent que le bonheur (des spéculateurs ) de la population .
    Et pour terminer , je citerai Pompidou qui a laissé la fabrication de la monnaie aux banques privées en 1973 …les différents traités européens ont fait le reste (avec l’assentiment encore et encore de nos politiques )

    Lis cet article :
    http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2680:van-rompuy-annonce-lextension-des-mesures-de-restriction-grecques-a-lensemble-de-leurope&catid=6:articles&Itemid=11

  • Eric

    Il y a beaucoup de gens au chômage, notamment à cause de cette gestion désastreuse.
    C’est certes dramatique mais on peut en tirer un avantage : Les gens ont plus le temps pour réfléchir, ouvrir les yeux et le temps pour manifester….
    Qui pourrait être l’organisateur, le fédérateur ?
    Je ne parle d’aucun parti politique ni d’aucun mouvement syndical, mais d’un mouvement populaire.
    Comment faire pour que cela devienne une journée d’action, puis des jours et des mois jusqu’à faire plier le système?
    Cela peut commencer timidement, mais il faut de la détermination.
    il y a largement assez d’argent pour que les gens puissent vivre mieux sans qu’une minorité (les nouveaux “Seigneurs”?) baigne dans l’opulence.
    ce qu’il faut, c’est une bonne couverture médiatique et un bon discours fédérateur, les gens vont suivre (je l’espère)
    il y en a marre de voir l’avenir de plus en plus noir

    • Tassin

      “ce qu’il faut, c’est une bonne couverture médiatique et un bon discours fédérateur, les gens vont suivre (je l’espère)”

      C’est tout à fait souhaitable et faisable!
      Le bémol c’est que les médias appartiennent à Dassault, Lagardère, Bouygues, etc et qu’ils se contentent de colporter la parole du gouvernement ou d’un parti politique… Donc on est plutôt mal barré!

    • Guénaël

      Beaucoup de gens au chômage : Pour ne parler que de la France, si on additionne les chômeurs inscrits chez Paupaul et ceux qui ont été virés du système, on arrive à combien de millions ? « Beaucoup » me semble un mot trop faible dans les esprits pour décrire la réalité de la situation.

      Gestion désastreuse : Tu veux dire destruction programmée, dictature financière, ploutocratie ? Mais de « gestion », je n’en vois aucune, mise à part la « gestion des crises » qui n’existerait même pas si justement il y a avait eu une véritable gestion auparavant.

      Les gens ont plus le temps pour réfléchir, ouvrir les yeux et le temps de manifester : Tu plaisantes ?
      Les travailleurs précaires, chômeurs et futurs chômeurs, quand ils n’auront plus de fric, d’aides publiques, de quoi bouffer, etc. mais qu’ils auront du temps, je crains que leur compte bancaire négatif et leur ventre vide les empêchent un tantinet de réfléchir, et je crains que leur instinct ne les pousse à prendre leurs fourches et leurs fusils pour aller à la chasse, mais pas celle aux papillons, hein !
      Et les autres, les classes « moyennes » (quelle est la définition précise ?) et CSP+, qui ont le temps et l’argent pour réfléchir et s’informer. La majorité se contrefout également de tout ça (là, je parle de ce que j’observe autour de moi).

      Oui pour un mouvement populaire, évidemment. Mais bien sûr qu’il doit être politique (l’art de gouverner la cité et d’organiser le pouvoir). C’et bien l’une des causes de nos problèmes : les gens sont complètement dépolitisés, ce qu’ils prennent pour de la politique, c’est ce que SuperNo énumère (burqua, putes, volcan, machin-chose). Mais on s’en branle ! Les gens se croient à la pointe de l’actualité politique parce qu’ils sont capables de philosopher au comptoir sur tous les sujets à la con précités ? Foutaise ! Un exemple : qui connaît au moins grossièrement la chronologie du dossier Karachigate ? Ils font les marioles chez Libé depuis hier parce qu’ils ont déterré un document d’une banque plus que compromettant pour Balladur (et Sarko). Mais pour ceux qui se sont intéressé un minimum au sujet, il y a belle lurette qu’il existe suffisamment d’indices pour que le scandale explose à la gueule des deux fêlons.

      Une journée d’action, puis des jours et des mois jusqu’à faire plier le système : perso, j’aimerais être certain d’être capable de tenir des jours et des mois, mais je n’en sais absolument rien.

      Une bonne couverture médiatique : à supposer que les médias couvrent objectivement un tel mouvement, ce serait à double tranchant pour eux, parce si à la fin le peuple reprenait vraiment le pouvoir, il est fort probable que certains de ces médias payent cher leurs traitrises précédentes. L’histoire les jugera, eux aussi, mais qui peut se satisfaire de cela ?

      Désolé de déverser ma colère sur ton commentaire, mais il y a des jours où je ne supporte pas qu’on tortille du cul pour décrire la réalité de la situation. Et puis, je dois l’avouer, j’ai bien dû tenir le même discours que toi à une certaine époque, donc c’est un peu à mon feu côté bisounours que j’en veux…

      La révolution, c’est d’abord un changement brusque et profond. Changement, parce qu’il est incontestable que l’Humanité en a besoin. Brusque, parce que les urgences sociale, économique, environnementale et climatique nous imposent une réaction immédiate. Profond, parce que ce ne sont pas ces inepties de pseudo-régulation de la finance et de capitalisme repeint en vert qui vont nous sauver.

      Donc n’ayons pas peur d’affirmer que nous sommes révolutionnaires ! Et si cette révolution devait tomber dans la violence un jour, nous ne serons pas les responsables.

      • RiGeL

        nous ne serons pas les responsables

        Bien sur que si ! Et c’est le genre de responsabilité que je n’aurais aucun mal à assumer. En tous cas beaucoup plus facilement que la responsabilité que je porte en ce moment dans le fait que des millions de gens meurent de faim chaque années alors que je peine à perdre 3 kilos de bide en trop. Cette responsabilité là, elle est vraiment pénible à supporter.
        Celle qu’il me faudra assumer lorsqu’une révolte aura tourné à la violence et aura “blessé” quelques lagardères, pinaults, sarkosys ou autres…. Franchement, elle ne m’empêchera vraiment pas de dormir.

        • Guénaël

          Ok RiGeL, j’ai fait trop court.
          Ce que je voulais dire, c’est que nous ne serons pas les responsables (quoique, nous continuons comme nos parents à maintenir les mêmes salauds au pouvoir) de la situation où il ne restera plus qu’à choisir entre se battre, ou continuer à crever de froid, de faim, de suicide, de malbouffe, de bavure, de connerie…
          Mais oui, si un jour nous sommes devant ce choix ultime (n’y sommes-nous pas déjà très près ?), et que nous décidons de nous battre, nous serons responsables (et non pas les responsables), et nous pourrons regarder nos enfants dans les yeux.
          Ça va mieux dit comme ça ? :-)

          • miha

            de la différence entre “être responsable” et “être coupable”.

            Nous serons responsables, pas coupables.

            Les coupables sont ceux qui nous ont poussé à nous révolter.

    • fred

      Personne ne suivra : les rayons des supermarchés (et des hard-discounters) sont pleins. En plus, il y a Coupe du Monde cet été.
      Nous sommes en société de consommation. La seule chose qui peut stopper cette société : l’impossibilité de consommer (pour la majorité…).

  • Bertrand Russelle

    “L’objectif reste à la croissance et au crédit infinis.”
    Non, on n’en est même plus là : aucun déconomiste n’ignore que la “croissance” est impossible avec les politiques dites “de rigueur” que l’on est en train de nous imposer. Et le recours au crédit est bloqué par la dé-solvabilisation des ménages.
    On est arrivé au stade où le système ne tourne que sur sa logique de court terme : accumuler le maximum de fric (pour ceux qui peuvent) dans le minimum de temps, pendant qu’il y a encore de l’argent à prendre. Et après moi le déluge!
    Ne nous laissons pas abuser une fois de plus par les discours des politiques de droite (PS inclus bien sûr): il n’y a pas de solution tant que la répartition des richesses entre le capital et le travail reste ce qu’elle est.

  • DeProfundisMorpionibus

    La logique libérale…

    Dans toute sa perversité…

    Misère…

    http://www.mediapart.fr/content/un-monde-sans-fous-ou-les-derives-de-la-psychiatrie

  • anoson

    Pour poursuivre sur les écarts entre la vision de sortie de crise annoncée par les politiques et la vison de l’avenir d’économistes , lire
    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-44-est-disponible—Crise-systemique-globale-USA-UK-Le-couple-explosif-de-la-seconde-moitie-2010-Ete-2010-la_a4523.html
    Ils expliquent assez bien que l’ampleur de déficits des USA est tellement énorme (notamment suite aux aides massives aux banques et autres suite a la crise) qu’il n’y a pas assez de pognon sur terre pour les renflouer . Bref, on n’est pas dans la merde
    Sinon, c’est vraiment hallucinant de voir les JT ou les journaux qui font des reportage fouillés sur les prostituées et l’EDF , la burqua et le code de la route voir même la fin de la fessée en france …et que le G20 ne fait l’objet que de breves . heureusement qu’il y a un petit francais chez Goldman Sachs pour que la télé daigne parler de cette magnifique banque …..

  • fred

    Paul Jorion a dit la même chose que Fiorentino (mais dans un langage plus châtié) chez France Culture il y a quelques jours…

  • erca57

    Mais en attendant, sommes-nous si cons que ça ?

    Cons peut-être, manipulés sûrement. Nous sommes abreuvés de pipolitique, comme le font ressortir le billet et les commentaires. Et nous la consommons comme un reality-show, un “Plus belle la vie” politique.

    L’individualisme forcené fait le reste. On gueule, on râle, on met de l’huile sur le feu, en espérant que l’autre con ira se faire casser la gueule pour nous. Et bien décidés à en profiter pour tirer les marrons du feu.

    Tous les moyens d’information et de déformation sont mis en oeuvre pour nous maintenir dans l’illusion que nous aurons inévitablement l’occasion de nous refaire un jour, et tant pis pour les autres. Dans “Le quai de Ouistreham”, les esclaves sont persuadés que leur situation ne saurait être que provisoire, vu leurs mérites personnels, qu’il vont forcément finir par s’en sortir. Il suffira alors de travailler plus pour gagner plus, s’acheter une Rollex et un 4x4. Pas le temps de penser collectif.

    Individualiser pour régner !

    • > Individualiser pour régner !

      Oui, par exemple les chômeurs sont une force numériquement redoutable (et en forte croissance :roll: ) et plus susceptible que la moyenne de la population de se révolter.

      Et pourtant, pas de “syndicat” de masse, qui pourrait avoir une force terrible. Le chômage, c’est une épreuve individuelle. T’en chies (plus ou moins, j’ai de la chance que ce soit plutôt moins) seul, avec ta famille. Tes voisins te regardent d’un air gêné, mais tu es seul dans ta merde. Scénario répliqué à des millions d’exemplaires…

    • erca57

      “Car la plupart de ceux qui entendent changer réellement les choses croient encore à la cosmétique, et ne veulent surtout pas qu’on leur parle d’affrontement, de conflit, de bagarre” dit Fabrice Nicolino sur son blog Planète sans visa

  • yoananda

    Quand on veut faire un feu, on met, dans l’ordre : du carton, des brindilles, du petit bois, et une ou 2 buches.
    Ensuite, il suffit d’une étincelle.
    GS, les scandales a répétition de la crise, Kerviel? Maddoff, la SEC, la FED, black-rock, la plunge protection team, sont les grosses buches.

    A un moment ou un autre, l’étincelle arrivera.
    Ca sera peut-être un volcan, peut-être une bavure policière, peut-être autre chose …
    Mais ca arrivera.
    En attendant, il faut se préparer pour de vrai.

    • > Quand on veut faire un feu, on met,
      > dans l’ordre : du carton, des
      > brindilles, du petit bois, et une ou 2
      > buches. Ensuite, il suffit d’une
      > étincelle

      Oui, mais sous l’eau, ça ne fonctionne pas. Et les médias sont de redoutables arroseurs !

      .

  • Tassin

    Regardez ça c’est une vraie bouffée d’air :

    http://www.dailymotion.com/video/xcxs27_paul-aries-chez-taddei_news

    Il est comme le vin ce Paul Ariès, il se bonifie avec l’âge. Son discours est de plus en plus limpide et écouté.

  • uglgvf

    Faut pas généraliser !

    A La Nef (coopérative) nos banquiers ne nous pissent pas à la raie du tout !

    Z’avez qu’à changer de banque !

    • Tassin

      C’est fait. Mais la Nef n’est pas encore une banque au passage. :-D

      • touchatout

        La Nef ne disposant pas encore de l’agrément en tant qu’établissement bancaire, les comptes courants Nef sont hébergés, dans le cadre d’un partenariat, par le Crédit coopératif, membre du groupe Banque populaire.

        La NEF s’occupe d’épargne, qui n’est pas à la portée de tout le monde, et de prêts, dont tout le monde n’a pas besoin. Tant mieux si elle le fait bien.

        Mais pour ce dont tout le monde à besoin, c’est-à-dire des moyens de paiement et un compte courant, on est obligé de passer par les banksters, qu’ils s’appellent Crédit Mutuel, Banque Populaire à visage découvert ou déguisée en Crédit Coopératif, ou autre…

        À leur échelle, elles pratiquent avec les particuliers comme le FMI et la Banque Mondiale avec les pays dits pauvres : elles font payer leurs « services » d’autant plus cher que la victime est pauvre et complètement ligotée.

  • richy

    qui a mis ce système en place ? ‘la création de la monnaie par les banques est le fond du problème! http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news  !!! le coup est PHENOMENAL !! tu ne trouveras pas mieux et aussi http://www.egaliteetreconciliation.fr/

    • richy

      MAINTENANT LA QUESTION EST : qui sont ces gens? ou veulent ils emmener notre civilisation ?

    • Vince

      Très instructif, même si pas tout à fait complet.

      La solution pourrait être la suivante: puisque les banques ne lâcheront pas le morceau facilement, il faut mener le système dans une situation où elles devront accepter que les pays retrouvent leur faculté d’émettre la monnaie. Bien sûr elle ne l’accepteraient jamais si tout allait bien (comme c’est le cas pour elles maintenant). Pour les faire lâcher, il faut donc que la situation soit très très grave pour elles, càd qu’elles risquent de tout perdre. La crise des subprimes aurait pu être l’occasion, mais il restait les états derrière pour racheter leurs prêts pourris. On leur a tordu le bras dans le dos et ils ont été obligés de le faire. Les USA ont ainsi vu leur dette exploser, et la FED se remplir de prêts pourris. Ce n’était pas encore assez grave… Mais maintenant viennent les dettes des pays, les dettes souveraines, et la crainte de l’effet domino (Grèce,…, France,…). Mais derrière le dernier domino, quesqu’il restera pour renflouer les banques qui ont prêté à tout le monde?… La planche à billet et l’émission d’argent sans passer par la dette. C’est déjà ce que fait un peu le FED américaine qui rachète discrètement les bons du trésor pour éviter que les taux ne montent, ce que ne peut pas faire la Grèce…

      Une solution est donc de laisser aller le système à sa fin logique, crises après crises. Sous la pression de l’opinion publique (Obama l’utilise très bien pour faire passer ses lois pour le moment), il ne restera que deux choix, soit que les banques prêtent encore plus aux états, aux conditions imposées par ces derniers (mais alors on n’est pas encore arrivé à la fin), soit de créer de l’argent sans la dette. Pendant des siècles, ce sont les banques qui nous ont tenu par les c……., et là ce serait inversé! Nous verrons à ce moment-là quels sont ceux de nos dirigeants qui en ont réellement!

      Finalement, comme le système bancaire est basé sur une infinie croissance, il demande aussi un système infini. Or, il y a un dernier domino puisque la terre est finie. Et c’est là que les choses devraient s’arrêter.

      Il y a donc de l’espoir d’en sortir!

      • RiGeL

        Sauf qu’avant d’en arriver à cette extrémité, les états seront à genoux, et les pauvres cons qui ont besoin de travailler pour vivre n’auront plus que leurs yeux pour pleurer, et plus assez d’énergie pour pleurer, puisqu’ils seront en train de crever de faim.
        Le hic, dans ton raisonnementt, c’est que même quand tout se cassera la gueule, il restera une centaine, un millier, ou quelques milliers de gens sur la planète qui seront assez riches pour avoir droit de vie ou de mort sur le reste de la planète. Et ça, comme perspective, ça ne m’enchante que très moyennement. Je n’ai pas l’impression que le bonheur du plus grand nombre soit leur préoccupation principale, à ces gens là.

        • Vince

          C’est là qu’intervient la vraie motivation de nos dirigeants. Actuellement, la survie des banques et des gens dépendent toutes les deux du remboursement des prêts. Si les gouvernants favorisent les banques (statu quo), ce sera la dégringolade et les pleurs dont tu parles. Mais cela ne sera pas tenable longtemps à cause de l’instabilité sociale. On arrivera de toute façon à un moment donné à la fin du système; certains en arrivant sans doute à vouloir l’élimination physique de l’hyper-bourgeoisie. Je ne le souhaites bien sûr pas car ce serait le retour à la barbarie. Nous devons donc jouer à fond la carte de la démocratie au sens noble en choisissant des dirigeants qui auront le courage d’affronter les banquiers. Dans l’immédiat, nous devons aller vers plus de simplicité pour réduire notre dépendance vis-à-vis des banques et arrêter d’exploiter notre entourage: nature et humanité.

  • wuwei

    “C’est pourquoi, lorsque j’envisage et j’observe les républiques aujourd’hui les plus florissantes, je n’y vois, Dieu me pardonne ! qu’une certaine conspiration des riches faisant au mieux leurs affaires sous le nom et le titre fastueux de république. Les conjurés cherchent par toutes les ruses et par tous les moyens possibles à atteindre ce double but :
    Premièrement, s’assurer la possession certaine et indéfinie d’une fortune plus ou moins mal acquise ; secondement, abuser de la misère des pauvres, abuser de leurs personnes, et acheter au plus bas prix possible leur industrie et leurs labeurs.
    Et ces machinations décrétées par les riches au nom de l’État, et par conséquent au nom même des pauvres, sont devenues des lois.”

    Thomas Moore dans Utopia.

    Cela date du début du XVI siècle mais cela n’a pas pris une ride. On devrait au moins se demander pourquoi rien n’a changé depuis 500 ans. Peut être parce que le pauvre espère devenir riche ? ou alors parce qu’il croit encore que de voter changera quelque chose ? En tout cas cela reste pour moi un mystère qui se fait chaque jour un peu plus épais que de voir un esclave soutenir sans broncher le maître qui l’a réduit à son état.

    • Oui, les méthodes évoluent, mais les principes demeurent immuables… Cependant, j’ai du mal à croire que le pire des usuriers du XVIème siècle pût avoir le milliardième de la nocivité d’un émetteur de Credit Default Swaps !

  • Tassin

    @ Richy :

    E&R à lire avec des lunettes filtrantes tout de même, Soral dit des choses passionnantes mais dérive assez vite avec un réactionnariat maladif.

  • anco

    Nous sommes le système….et le système perdurera tant que nous le voudrons ou, plutôt, tant qu’il nous apportera le confort que nous désirons ! Nous ne voulons pas ce système d’un coté moral, mais nous l’acceptons d’un coté individualiste…
    Tant que l’individualisme, subtilement renforcé par les “puissants” masquant les effets “indésirables”, primera, le système perdurera !!!
    Seule une pression populaire fera bouger les choses et, pour ça, il faut la rencontre de frustrations individualistes. Peut-être que la politique de rigueur annoncée sera ce catalyseur….et, encore, je n’en suis pas sur !

  • Gordon Zola

    Super, tu fais trop de rhétorique par moment. Voici les réponses d’un sondage fait par mon propre institut.

    1) peut-on conduire avec une burqa ? : oui, mais uniquement dans les théocraties mulsulmanes, à Rome, tu te comportes come les Romains.
    2) peut-on aller aux putes quand on est dans l’équipe de France de foot ? : oui, mais si elles sont mineures et que tu te fais gauler, c’est un délit.
    3) Mais en attendant, sommes-nous si cons que ça ? : OUI !
    4) Allons-nous attendre sagement que notre tour vienne ? : oui, revoir l’émission d’hier soir sur la Cinq pour comprendre pourquoi (la France arrive derrière la Grèce et le Portugal pour le taux d’endettement)
    5) Attendre passivement la prochaine “crise” ? : oui, comme d’hab.
    6) Allons nous remplacer Sarkozy par DSK : on dirait bien camarade !
    7) A quand, sinon la révolution, du moins, pour commencer, la première manifestation devant une banque ? : dans tes rêves !

  • Nelly

    “En Grèce, la révolte gronde.Un peu.”Mais quand les grecs vont mesurer l’ampleur du plan d’austérité qui va leur etre imposé, les plus pauvres vont rejoindre les jeunes et ce sera la Révolution!Mais ne soyons pas jaloux, notre tour arrivera bientôt!

    • > Mais quand les grecs vont mesurer
      > l’ampleur du plan d’austérité qui va
      > leur etre imposé, les plus pauvres
      > vont rejoindre les jeunes et ce sera
      > la Révolution!

      Je demande à voir :roll: La Grèce n’est pas qualifiée pour la Coupe du Monde ?

    • RiGeL

      je pense également que la “révolution” pourrait venir de grèce. Depuis un moment, c’est extrêmement tendu là bas, et l’élastique, tendu à mort par les dirigeants de ce pays, pourrait bien ne pas tarder à casser.

  • Philéas fogg

    Le bonjour vous va.

    Comme disait…???? ” T’moques pas des riches mon gars, t’sais pas c’qui risque eud’t’arriver!

    Hein? Comment!…O.K., je sors!!!!!

    Y ahora qué?

  • Quelle légitimité avons-nous pour vouloir changer le système?

    Dans le monde il y a 4 catégories:

    1) très peu de très très riches qui profitent du système.

    2) énormément de gens qui ne pensent qu’à trouver le meilleur plan pour acheter leur prochaine tv 3d, qui s’accommodent très bien du système. Enormément d’entre eux vont jusqu’à ignorer qu’il existe la catégorie 3

    3) très, mais alors très peu de gens comme nous qui trouvons ça injuste et voulons rendre l’homme moins nocif et la planète plus belle a regarder. Nous serions plutôt nuisible au système.

    4) ceux qui crèvent de faim, ils ne font partie d’aucun système

    Faut vous y faire les gars, nous sommes une minorité et autant choquant que soient les principes qui régissent notre monde, le changement dont nous rêvons est contre la nature même de la race humaine. Ce que je ne comprends pas, c’est comment l’évolution a omis d’éliminer des gens comme nous. Du fait que l’immense majorité de la race humaine se complait dans ce mode de vie, de quel droit la menacerions-nous en voulant imposer nos idées contre nature?

    • RiGeL

      sauf erreux de ma part, l’immense majorité de ce monde est constitué par les persobnnes de catégorie 4, et je ne croiss pas qu’ils soient en dehors du système, mais plutôt qu’ils en sont les victimes. Alors quand tu affirmes que l’immense pajorité de la race humaine se complait dans ce mode de vie… permet-moi de douter.

    • C’est pas faux, mais on peut nuancer :

      -La catégorie 3, (la nôtre !), est tout de même plus nombreuse que la première, celle qui a asservi toutes les autres.

      - Le “discours moral” décroissant (on peut être plus heureux avec moins) se heurte à un mur d’incompréhension et de ricanements. Normal, car sauf peut-être les plus vieux d’entre nous, tout le monde baigne depuis sa naissance dans une société con-sumériste avec la propagande (la pub, les JT) qui vont avec.

      - Par contre la triste réalité qui va nous rattraper risque d’ouvrir les yeux. Fin du pétrole, de la bagnole, des grands voyages… C’est le même schéma qu’en Grèce : beaucoup de la catégorie 2 vont se découvrir antilibéraux par la force des faits…

  • ZED

    Tout est dans CHOMSKY, CHOMSKY explique tout depuis le début. Tout le monde devrait lire Chomsky et on devrait faire des dons (encore) pour payer quelques-un de ses livres à Sarko et toute sa bande d’abrutis (comme Chavez avait fait à je sais plus lequel des bouffons de la maison blanche…).

    Au fait Chomsky arrive à Paris bientôt, enfin un grand intello pour relever le niveau…
    merci à tous

  • Moulinette

    Et si après cet excellent billet vous n’avez pas encore la nausée, la lecture de l’article suivant (très long!) devrait vous aider à vomir :

    Goldman Sachs la grande machine à bulles

    • Superbe article !

      Dans le même style, un journaliste anglais a écrit un livre sur Goldman Sachs : “The Big Short” (euh… titre délicat à traduire :lol: ). Je viens de l’acheter, et s’il s’avère qu’il n’a pas de traduction française, je vais utiliser mon temps libre à le traduire. Tout ce qui peut contribuer à la publicité de ces margoulins et de leurs pratiques est bon à prendre !

    • Guénaël

      J’en déduis que SuperNo a pas mal d’avance dans la lecture de “romans” très noirs ou apocalyptiques, pour ne pas partir en vrille après la lecture de ce document.
      Difficilement imaginable, à en vomir ses propres tripes, oui. A force de s’informer comme ça, on n’aura plus de superlatifs assez forts pour s’étrangler de rage devant tant de manipulations.
      “C’est un scandale qui justifierait une levée de fourches” dit l’auteur.
      Après la bulle n°6, je ne vois pas comment ils pourront encore inventer une nouvelle bulle. Ne restera plus qu’une guerre mondiale finale pour gagner définitivement la partie : être le dernier des plus riches du monde. Mais ce sera game over pour tout le monde.
      Allez, je m’en vâ manger du chocolat pour me r’monter le moral :roll:

  • Je viens de regarder les stats, et ça fait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de monde !

    Merci à rezo.net, Marianne2.fr ou encore Dazibaoueb, sans oublier les Retwitteurs, de l’avoir repris !

  • wuwei

    @ SuperNo

    Par bien des côtés, ceci: http://fabrice-nicolino.com/index.php,
    rejoint ton propre billet.

  • Bravo pour cet article ! Ah ce que ca fait du bien de lire du concret … ;)
    Dans l’ordre Grèce, Portugal, Espagne, UK, France…
    Allez… encore quelques mois et c’est notre tour, en fait, on a échangé la faillite de nos « états nations », contre celle des banksters (leurs faillites sauvées il y a quelques mois… Et bien sur personne n’avait prévu ca ou même compris que les dettes d’états étaient non remboursables avant 2008 à cause de l’arithmétique frauduleuse du système. mais bien sur.)
    Quand une banque coule l’état peut la sauver, en lui empruntant et lui pretant de l’argent POUR PRESQUE RIEN.
    Quand un Etat quelques mois plus tard a un déficit inquiétant, il ne peut pas emprunter à ces mêmes banques pour se “sauver”…
    Le nouveau théâtre mondial… la fiction serait plus importante que le tangible. Wake Up c’est graâave !

  • bob

    Bon article, je suis juste étonné de voir le terme “banksters” repris ici. Invention d’un certain Léon Degrelle, chef de Rex (parti fasciste et collaborationniste) et nazi notoire ! Enfin bon…

  • @Bob: Celle ci on me l’a déjà faite, petit problème pour cette citation rajoutée le 8 decembre 2008 sur la page de Léon Degrelle, c’est qu’elle date des années 1940, Or le terme bankster est un américanisme des années 1930 (crise de 29), donc va falloir réviser vos références:
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/7861397.stm

  • bruno

    Et s’il fallait simplement attendre gentillement que notre beau système se casse la gueule de lui-même (et nous avec) pour commencer autre chose. Le constat de l’échec. Et rebondir. Je reprendrai la phrase de Tyler Durden (cf Fight Club) : “C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est vraiment libre.”. Le changement ne se fait que dans la nécessité. Si actuellement les choses ne changent pas, c’est simplement que pour la plupart des gens la situation est “acceptable”, aussi étrange que celà puisse paraître…

  • Marti

    Le problème c’est quelles sont les solutions ?

    Actuellement la solution la plus crédible pour éviter la catastrophe absolue, c’est sûrement d’annuler les dettes entre états et repartir de zéro mais après ??… Afin d’éviter de nouvelles dérives que faudra-t-il faire ? Nationaliser les banques ? Mettre en place une monnaie plus solidaire telle que le SOL prôné par Patrick Viveret (http://www.sol-reseau.org/) ??…

    • touchatout

      Dans le numéro de mai du Monde Diplomatique, Frédéric Lordon propose de démondialiser la phynance. Il explique en détail comment le fait de réserver les bons du Trésor aux nationaux permettait de désamorcer toute la spéculation. L’exemple du Japon est parlant : personne ne s’inquiète d’y voir une dette de l’État égale à 200% du PIB, personne ne spécule contre le yen, alors que la spéculation se déchaine contre l’euro et contre la Grèce pour une dette environ égale au PIB.

      Il avait proposé dans le numéro précédent de fermer la Bourse, avec des raisonnements et des arguments tout aussi clairs.

  • Des solutions il y en a plein …
    Exiger une couverture à 100%, rendre la création monétaire et son bénéfice à la collectivité.
    Ceux qui disent que c’est inflationiste devraient essayer de le prouver.
    45-73 c’était le cas, non seulement ca s’appelait les 30 glorieuses, il n’y avait PAS de dette publique.
    Et l’inflation pendant cette période était inférieur à celle post 73.
    Regardons simplement comment des décisions abérrentes et contre les intérêts de notre nation et de notre population nous on poussé au bord d’un gouffre abyssal en à peine 40 ans.

  • Entièrement d’accord avec Marc Fiorantino: il est étonnant que les gens ne manifeste pas auprès des banques.

    Enfin étonnant oui et non car les gens ont toujours été maintenus dans une sous-éducation financière incroyable, et quand je dis les gens ce sont y compris nos professeurs.

    Ce qui se passe aujourd’hui s’est toujours passé et risque de se reproduire voir
    http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite

    p.s: scuzi mon blog finpro.fr ne marche pas encore donc inutile de cliquer avant le 1er Aout.

  • Hello everybody!
    WE HAVE THE POWER TO CHANGE THE STATE OF THE WORLD, we should stop the disaster!!!

    http://www.worldboycottaction2010.b...

    we do not represent any movement, whether anarchist, fascist or other zeitgeist, we are simply citizens of the world in search of truth and freedom for all.

    Peace

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