Devenez producteur du film de Pierre Carles : FIN DE CONCESSION. Ben oui, nous en sommes rendus là. Pendant que les pires navets trouvent des producteurs pleins aux as et inondent en flaques nauséabondes et promo permanente les écrans de télé et de cinéma, les films militants crèvent... Quelle époque ! Cliquez !

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Dec42009
17:13 (Vu 6377 fois)

Walter et Gilles Perret nous montrent le chemin de la Résistance

http://www.dailymotion.com/videoxa70pg

Il y a les films qui attirent des millions de spectateurs victimes d’une attirés par une campagne marketing poursuivie par un buzz mondial. En ce moment, il y a Twilight. Plus classique, le navet américain à gros budget avec une pléiade de vedettes mondiales, des criminels impitoyables, des flics courageux, des blondes siliconées, un scénario indigent basé sur scènes de cascade et des bus qui explosent, du sur mesure pour attirer des bandes d’andouilles dans des multiplexes où le Coca et le pop corn coûtent plus cher que le film lui-même.

Et puis il y a les films militants. Michael Moore est un militant qui a réussi, qui est mondialement connu, et qui a désormais accès aux multiplexes pour diffuser ses idées et sa révolte dans le monde entier. J’ai ici même raconté ce que j’ai retenu de “Capitalism : A Love Story

Avec un budget sans doute inférieur à celui de la première seconde de Twilight, Gilles Perret, 40 ans, a fait un film passionnant. “Walter, retour en résistance”, qu’il est venu présenter hier soir au Caméo de Metz.

[Désolé, mon flash était à bout de piles, alors à plus de 20m et 3200 ISO…]

C’est son 11ème film, et le précédent “Ma mondialisation”, qui évoque l’influence de cette mondialisation sur les usines familiales de décolletage, l’industrie reine de la région, a connu un certain succès. J’ai acheté le DVD à l’issue de la projection, j’y reviendrai donc sans doute.

Gilles Perret a simplement filmé au quotidien son voisin Walter. Walter Bassan, 82 ans. Un personnage attachant dont la jeunesse et la pertinence du jugement sont étonnants. Résistant haut-savoyard qui distribuait des tracts à Annecy, il fut dénoncé, arrêté et déporté à Dachau à l’âge de 18 ans. Il y passera 11 mois, et en reviendra miraculeusement, contrairement à son frère et à la plupart des autres.

Du reste de sa vie, on se saura pas grand’chose. Malgré la présence en masse de responsables et de militants locaux du PCF, à commencer par Jacques Maréchal, responsable de la section messine qui a présenté la soirée (et sans oublier Brigitte Blang, du PG, sans oublier de nombreux lecteurs de ce blog), le film n’est en rien un outil de propagande communiste. On apprendra juste que Walter fut syndiqué à la CGT et a simplement passé sa vie à résister.

Car le vrai sujet du film, c’est la notion de Résistance, à travers le personnage de Walter. Et un parallèle particulièrement saisissant entre celle de 1940 et celle de 2009. N’en déplaise aux petits pontes poussifs de l’UMP, qui font semblant de ne pas comprendre et s’en indignent.

Allez, un peu d’histoire, celle que Sarkozy veut désormais supprimer des classes de Terminale S, pour la remplacer sans doute par des mathématiques financières… Le Conseil National de la Résistance est né en 1943 pour fédérer tous les mouvements de résistances locaux.
Son responsable était Jean Moulin, héros dont l’histoire est si connue qu’il est inutile d’y revenir. Il était évidemment placé sous l’autorité morale du Général de Gaulle, alors en exil.

Grande difficulté, les mouvements de résistance étaient d’origine fort diverses. En étant un peu manichéen, il y avait des résistants de droite, notamment gaullistes, mais aussi des communistes. Réunis dans l’intérêt commun de vaincre l’occupant, mais que tout le reste séparait.

Fait admirable, Le Conseil National de la Résistance, malgré cette diversité, et en dépit de toutes les difficultés matérielles dues au circonstances, la difficulté de voyager et de se rencontrer, n’a mis que quelques mois pour mettre au point son programme… Quand on pense que plus de 25 ans après l’abandon des idées de 1981, le Parti Socialiste n’a toujours pas fini la première page du sien…

Ce programme peut se diviser en deux parties. La première concernait les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre l’occupant et le bouter hors de France. C’est de l’histoire, mais ce n’était pas le sujet du film.

Au contraire, la seconde partie est toujours d’une actualité stupéfiante. Car après avoir viré l’ennemi, il convenait de reconstruire la France sur des bases solides. Mais lisez plutôt :

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable

Ne pourrait-on pas remplacer les mots “traîtres” par “banquiers” ou “financiers” ?

4) Afin d’assurer :
- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
- le respect de la personne humaine ;
- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ; “

Il n’y a pas besoin de faire preuve de beaucoup d’idéologie pour remarquer que 65 ans après :
- Le suffrage universel est bafoué (cf le TCE)
- La liberté de pensée, de conscience et d’expression devrait permettre de brandir une pancarte “casse-toi pov’ con“®, crier “Sarkozy je te vois”, qualifier d’”inénarrable” un procureur  ou lire “l’insurrection qui vient” sans encourir les foudres de la justice, mais ce n’est manifestement pas le cas.
- L’indépendance de la presse à l’égard des puissances d’argent : permettez-moi de me gausser bruyamment ! Avec quelques heureuses exceptions qui ne font que confirmer la règle, la presse est aujourd’hui possédée par des grands groupes industriels, et sa survie est subordonnée à la présence en ses pages de publicités vantant les produits des multinationales.
- Allez parler de liberté de manifestation aux pacifistes, altermondialistes ou antinucléaires qui se font régulièrement tabasser à chaque manif. Sans négliger le torrent de propagande de la presse dominante contre les grévistes “preneurs d’otages“…
- le secret de la correspondance n’a pas résisté aux coups de boutoir des Hadopi et des Loppsi;
- Demandez ce qu’ils pensent du respect de la personne humaine aux Afghans renvoyés par Besson dans leur pays en guerre.
- L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ne s’applique manifestement pas aux politiciens ni aux richissimes cinéastes…

Je passe sur l’économie, l’époque de la reconstruction et de la production à tout crin simplement pour nourrir tout le monde n’est évidemment plus d’actualité, c’est le moins que l’on puisse dire…

Par contre, sur le plan social, on est en plein dedans, jugez plutôt !

”- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
- la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- Le droit au travail se passe de commentaire : le code du travail est laminé en permanence (Christine Lagarde, à peine débarquée en provenance des États-Unis, voulait carrément le supprimer…), les inspecteurs du travail sont en nombre archi-insuffisant.
- Les salaires ? Il suffit de constater que de nombreux salariés sont à la rue simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un loyer !
- Le syndicalisme est laminé, discrédité. La plupart de ses dirigeants sont jaunes et corrompus.
- La Sécu est petit à petit démantelée à coup de déremboursements, de “franchises” et surtout d’assèchement de son financement sous prétexte de “baisses de charges”. Le but ultime de la manœuvre, qui est son bradage au secteur privé, a été repoussé en raison de la crise financière, mais il reviendra sur le tapis, n’en doutez pas !
- La sécurité de l’emploi ? Quelle blague ! Tout est fait au contraire pour que le travailleur soit en insécurité permanente, condition première de sa docilité…
- L’élévation du niveau de vie des agriculteurs ? Combien sont aujourd’hui tenus par les couilles, l’une serrée par le Crédit Agricole et l’autre par les multinationales de l’agroalimentaire ou les centrales d’achat de la grande distribution, à la merci d’une “baisse des cours” qui les oblige à vendre à perte leur lait, leur cochon ou leurs fruits….
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ? Oui, mais à 70 ans, et après avoir travaillé toute sa vie, dimanche compris… Est-ce bien là l’esprit de la Résistance ?

Bon, désolé, j’ai été un peu long, le film ne s’apesantit guère sur ce texte, simplement parce que sa lecture n’est pas assez “cinématographique”… Mais il y a les blogs pour cela… La presse aussi, en principe…

Le film oscille donc entre la terrible histoire du jeune Walter, résistant victime de la répression nazie, bien aidée par la milice et les collabos de l’époque, et le vieux Walter, qui jette un regard atterré sur la Sarkozie dont il suit les péripéties à la télé, sur son autoradio ou dans le journal local… On y voit sa rage contenue et son accablement quand il entend qu’un clandestin est mort en se défenestrait pour échapper à la milice police, ou encore qu’Hortefeux va remonter les bretelles des préfets qui n’ont pas rempli leurs objectifs d’expulsions d’étrangers…

Entre ces deux époques, il n’a pas changé, nous dit-il. Les méthodes de certains non plus. Walter et ses camarades ont été dénoncés, sans doute par un “bon patriote” alléché par les primes…. Mais aujourd’hui encore il s’en trouve toujours pour dénoncer les familles en situation irrégulière aux flics de Sarkozy (ou dans un autre genre dénoncer à leur patron leur collègue qui tient un blog…)

Walter nous raconte les tortures à Annecy, la prison Saint Paul de Lyon (récemment fermée) où il fallait fermer les yeux pour pouvoir manger la soupe sans voir la couche de moucherons qui y surnageait…


Puis la déportation dans le camp de concentration bavarois de Dachau, où étaient principalement détenus des “politiques”. Contrairement à Auschwitz, qui était un outil industriel d’extermination massive, principalement des juifs, il n’y avait pas de chambre à gaz à Dachau. [EDIT :  suite à un commentaire, j’ai vérifié l’information, et il semble qu’effectivement il y aurait eu une chambre à gaz à Dachau, mais qui n’a pas été utilisée de manière massive. Le film n’en parle d’ailleurs pas. Lire ici]. Mais le destin de ceux qui y entraient par le sinistre portail dominé par la célèbre devise “Arbeit macht frei” (dont une traduction moderne pourrait être “travailler plus pour gagner plus”) était bien de ressortir par les cheminées des fours crématoires. En effet le prisonnier devait subir un traitement insupportable, toujours obligé de courir, frappé, humilié, affamé, devant supporter -20 degrés en hiver, sans espoir de retour. Sur les 25 résistants savoyards déportés en même temps que Walter, seuls 10 ont survécu à ces 11 mois d’enfer.

Et encore, la solidarité entre les détenus était-elle exemplaire. Anecdote stupéfiante : afin de réserver une plus grosse ration aux prisonniers les plus faibles, les autres, qui souffraient pourtant terriblement de la faim, sacrifiaient une cuillère de leur assiette. Sur 200 assiettes, ils arrivaient ainsi à obtenir une vingtaine d’assiettes supplémentaires. Solidarité difficile à croire aujourd’hui.

Transposée en Sarkozie, la scène aurait plus vraisemblablement ressemblé à ça : les 10 élus UMP réquisitionnent d’emblée 150 assiettes pour eux qu’ils distribueront à leurs adhérents. Ils embaucheront quelques vigiles pour que les autres ne se révoltent pas, tout en leur préparant un débat sur l’Identité Nationale pour les occuper à autre chose que l’essentiel. Un dirigeant de la grande distribution achètera les assiettes restantes et les revendra trois fois le prix. Un banquier créera une bourse de la soupe, dont le cours fluctuera en fonction de l’offre et de la demande. Un diplômé en finance créera des produits dérivés sur le cours de la soupe. Un publicitaire mettra des banderoles “par ici la bonne soupe !”. Au final, une poignée finira par souffrir du diabète, et tous les autres mourront de faim.

Bon, j’exagère sans doute. Enfin, un peu.

Le film relate aussi des rencontres avec d’autres résistants. John Berger, écrivain, 82 ans lui aussi, et qui écrit à l’occasion pour “Le Monde Diplomatique”, réfute le terme d’utopie concernant les militants qui veulent changer le monde, et estime au contraire que “s’il y a une utopie tyrannique, c’est l’utopie du néolibéralisme qui prétend qu’en cherchant des profits, en détruisant la Terre, en négligeant les gens, que, quelque part ça représente la liberté”.

Walter Bassan rencontre aussi Stéphane Hessel, 92 ans, autre grand résistant largement honoré par la République, et auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948. D’une incroyable vivacité d’esprit, et d’un optimisme dont j’aimerais bien avoir ne serait-ce que la moitié ! Il croit encore en l’esprit de résistance de la jeunesse, qu’il résume en ces termes :

Il suffit qu’il y ait une minorité active, solide, des jeunes qui en veulent, qui considèrent que l’engagement ça signifie quelque chose, il suffit qu’ils soient le levain qui fait monter la pâte, et à ce moment-là nous aurons une France résistante

Walter est une célébrité locale. Il donne des conférences dans les écoles, explique aux gamins ce qu’étaient la guerre, la résistance.
Une scène amusante montre les gamins qui chantent “Bellacio” sous la direction de leur instit. C’est autre chose que la Marseillaise que Sarkozy (et Royal) voulaient nous faire ingurgiter de force !

La caméra le suit lors du voyage à Dachau de lycéens lauréats d’un concours. Il leur commente la visite du camp à l’aide d’anecdotes. Ils semblent intelligents, curieux, et en tout cas beaucoup plus évolués que l’idée que je me fais du lycéen moyen. (Idée renforcée par la rencontre cette semaine dans la salle d’attente d’un dentiste d’une lycéenne qui a passé son temps à afficher sur son téléphone portable des photos du héros de Twilight, en soupirant à sa mère “Il est trop beau”…). Dans le bus du retour, ça parle politique. Ces lycéens décidément bien dégourdis, philosophent sur les dangers de la propagande, sur la difficulté de démêler le vrai du faux, la nécessité de multiplier les sources d’information… Oui, mais attention, cela ne suffit pas… Gilles Perret leur demande pour qui ils auraient voté à la présidentielle. Et là, grosse désillusion : Sarkozy et Bayrou sont au coude à coude.

Cette scène a frappé beaucoup de monde dans l’assistance, et Gilles Perret est revenu dessus lors du débat. En précisant que l’un des lycéens avait voté Besancenot, mais qu’il n’avait pas osé le dire au vu des réponses précédentes…
Cela repose néanmoins le problème crucial de l’éducation politique, totalement inexistante. Ce qui arrange évidemment Sarkozy, qui en fait des tonnes dans le brouillage des cartes… Il mélange allègrement Jaurès, Guy Môquet, Kouchner, Besson, le pape, Bolloré… Bayrou mélange la droite, la gauche… Et plus personne n’y comprend rien sauf à réfléchir et s’informer, ce qui est fatigant…
Mais comment faire, quand on ne s’appelle pas Walter, et qu’on n’est pas prof, pour apprendre ces notions pourtant fondamentales ?

Avec l’exemple de la visite de Sarkozy sur le plateau des Glières, Gilles Perret raconte comment travaillent les journalistes des “grands” médias : ils ne filment que ce qu’on les incite à filmer, l’armée est même là pour fournir des images sur mesure s’il en manque. Le service de presse leur fournit un discours clés en main qu’il suffira de copier/coller, au mieux de paraphraser, pour que l’article sorte le lendemain. Qui sera donc forcément le même partout, et conforme aux souhaits des services de communication du monarque. A titre d’illustration, voici le compte-rendu de la visite de cette année, par Le Figaro.  Du travail d’orfèvre (et de cireur de pompes).

Mais revenons à la séquence du film, tournée le 18 mars 2008 : le sujet du jour, c’était donc Sarkozy qui venait se refaire une stature nationale en rendant hommage aux résistants, quelques jours après le “casse-toi pov’ con” qui l’avait un peu écornée. Et ça l’amuse tellement qu’il souhaite désormais réitérer l’exercice tous les ans, en faire son Solutré à lui, sans doute avec Accoyer dans le rôle de Lang ou de Kiejman…

Et pendant que les journalistes “ordinaires” se précipitaient au buffet offert par le seigneur des lieux, Accoyer, Gilles Perret laisser traîner sa caméra, pour saisir cette scène hallucinante et indécente d’un Sarkozy qui fait le bouffon et le fier à bras pour amuser les vieilles dames, et va même jusqu’à interrompre un résistant qui était en train de lui parler du transfert d’ossements d’une fosse commune vers un monument plus digne… “C’est quoi la cascade, là ? C’est magnifique !”. Une vraie définition du mot “honte”.

http://www.dailymotion.com/videoxarf89

Puis Gilles Perret interroge Bernard Accoyer. Accoyer, c’est le président de l’Assemblée Nationale, qui s’est distingué cette semaine en accusant, avec son compère Patrick Ollier, l’association Greenpeace de bafouer la démocratie lorsqu’ils ont voulu attirer l’attention sur les vrais enjeux du sommet de Copenhague  en faisant de l’alpinisme dans l’Assemblée… Le plus drôle, si l’on peut dire, c’est que ces deux tristes sires sont les marionnettes de l’industrie semencière, à commencer par Monsanto, qui est à peu près aussi démocrate que Balladur est gauchiste. Voir ici ou .

Accoyer est aussi maire d’Annecy-le-Vieux, qui touche Annecy-tout-court. J’y suis allé l’an dernier, et j’en ai gardé une impression mitigée, notamment un malaise dû à l’odeur de pognon, et à l’omniprésence des caméras de vidéo-surveillance.

Gilles Perret agace rapidement Accoyer en osant faire un parallèle entre les valeurs de la Résistance et la manière dont le gouvernement qu’Accoyer soutient les taille en pièces. On le sent bouillir intérieurement sans vouloir le laisser transparaître. Mais au fur et à mesure que les questions se font plus insistantes, l’agacement se transforme en colère, qui finit par éclater une fois que la caméra s’arrête. Enfin, s’arrête à moitié, puisque nous pouvons profiter du son. Le ton se fait interrogateur, puis menaçant : vous allez diffuser ces images ? Lesquelles ? Qui êtes-vous ? Si vous diffusez ces images, vous aurez de mes nouvelles, c’est scandaleux de faire un amalgame politique entre la résistance et la période actuelle…

Si scandaleux, vraiment ? Anecdote, l’un des groupes de FTP, résistants communistes donc, évoqué dans le film, s’appelait “Liberté Chérie”. C’est aujourd’hui le nom d’un groupuscule néolibéral français, dont le programme consiste entre autres à supprimer les fonctionnaires, les syndicats, les grèves, la sécu, les retraites, pour tout privatiser… Quelle ironie…

Accoyer est filmé sans fard. Car ces gens-là souhaitent se faire mousser en exaltant les valeurs de la résistance, le courage, le dévouement, l’héroïsme (tout ça ne mange pas de pain tant que ça reste théorique). Ils pensent même récupérer un peu de l’aura des résistants en vue des prochaines élections… Mais il ne faut surtout pas parler de politique. Gilles Perret cite le célèbre film de Claude Berri “Lucie Aubrac”, dont la trame est formée par l’extraordinaire histoire d’amour de Lucie et Raymond Aubrac, agrémentée par les scènes d’action associées aux actions résistantes… Mais de politique, point… Et cela convient très bien aux Sarkozy et aux Accoyer… A noter que Raymond Aubrac, 95 ans, a beaucoup apprécié le film de Gilles Perret…

Il ne faudrait pas croire que je m’acharne sur l’UMP en épargnant par exemple le P”S”. On sait qu’il furent les plus grands artisans de la reprivatisation sous Jospin, que le même Jospin signa avec Chirac à Barcelone ces accords félons qui ont abouti à la dérégulation du secteur de l’énergie qui est un des principaux sujets d’indignation ici-même… Un spectateur qui s’exprimait au nom de Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère a raconté pendant le débat que cherchant à loger les demandeurs d’asile sans abri sur Metz (ils sont actuellement une quarantaine) , ils ont l’impression de parler à des murs, qu’ils s’adressent à la préfecture de droite ou à la municipalité de “gauche”…

Le film est sorti en Haute-Savoie, et connaît un succès certain, malgré une collusion entre les médias locaux et l’UMP pour le dézinguer. Vous pourrez lire les réactions sur le site du film , voici celles de la doublette UMP d’Annecy, vous savez, les complices du détricotage du programme du CNR…

Bernard ACCOYER, président de l’Assemblée Nationale :
“Les méthodes utilisées par Gilles Perret sont scandaleuses. Il fait un amalgame entre deux périodes qui n’ont rien à voir. Ce sont des procédés d’idéologues, les mêmes qu’utilisaient les staliniens. Je me sens profondément choqué et trahi.”

Pierre HÉRISSON, sénateur UMP de Haute-Savoie :
“Ce film est une une caricature de l’action du président de la République et du président de l’Assemblée Nationale. On ne peut pas utiliser le devoir de mémoire à des fins politiques.

Ce n’est pas pourtant pas l’opinion de ce gros porc de Denis Kessler (mes excuses à la SPA) ex-adjoint de Bébéar chez Axa et de Seillière au MEDEF, le plus cynique et décomplexé de nos dirigeants patronaux. Lui ne s’embarrasse pas des pudeurs ou de l’hypocrisie d’un Sarkozy ou d’un Accoyer : il dit ce qu’il pense, tout simplement. http://www.challenges.fr/opinions/1191448800.CHAP1020712/adieu_1945_raccrochons_notre_pays_au_monde_.html
Et ce qu’il pense est parfaitement résumé par le “chapeau” de l’article : “Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.” À ceci près que le mot “réformer” est un euphémisme : dans l’article, il dit “défaire méthodiquement”, ce qui reflète exactement sa pensée. Il faut dire qu’il dirige l’une des plus grosses sociétés de réassurance, et que la privatisation de la sécu et des retraites lui assureraient la chute de moult millions d’euros dans sa cagnotte pourtant déjà bien garnie…

Sarkozy veut effacer le souvenir de mai 1968, Kessler veut “défaire méthodiquement” 1944. C’est logique. Et 1789, qui s’y colle ?

Les résistants n’étaient pas nombreux en 1940. Ils ont pourtant réussi à gagner leur combat. Avec toute la modestie qui sied à ce genre de comparaison, il faut y voir un heureux présage. Nous sommes archiminoritaires. Pour une petite centaine de personnes dans la salle, combien étaient en train de regarder un feuilleton américain à la con sur leur télé géante ? À nous d’être assez malins et créatifs pour combler ce handicap numérique et devenir les nouveaux résistants à l’oppression sarko-libérale !

[Spécial Lorraine : le film repasse au Caméo de Metz ce samedi 5 décembre à 15h50. Il sera également diffusé au Caméo-Commanderie de Nancy mardi 8 à 20h00. Il devrait revenir à Forbach au début de 2010, peut être en présence de Walter Bassan. Que ceux qui n’auront pas la chance de le voir se rassurent : le DVD sort dans 3 mois !]

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112 commentaires à Walter et Gilles Perret nous montrent le chemin de la Résistance

  • Laura

    Et pour apporter quelques “anecdotes” à ton article, sache que chez nous, en Haute Savoie, une seule salle de cinéma dans tout le département (une petite ville de gauche , Cran Gevrier à côté d’Annecy ! et oui, il y en a quand même !) a “osé” braver les menaces d’Accoyer et assurer la projection de ce film à plusieurs reprises , faisant salle pleine à chaque fois … je sais , j’y étais et j’ai pu rencontrer Walter, ce qui m’a fait un bien énorme et remonter le moral pour continuer la résistance d’aujourd’hui ! Cet homme est incroyable de gentillesse et de conviction !
    L’autre anecdote , c’est qu’à Thônes dans les Aravis,près d’Annecy, depuis 2001, se tient des rencontres du film des résistances mais le film de Gilles n’a pas pu y être projeté … Trop de menaces comme leur supprimer les subventions ou venir semer le trouble dans les salles !
    On a déjà la chance d’avoir un tel festival dans nos coins plutôt UMP et FN, que cela aurait été un drame de nous enlever cet espace de liberté et d’ouverture d’esprit … je comprends la décision des organisateurs même si je pensais qu’il fallait justement montrer l’exemple et RESISTER !
    La liberté d’expression, un des piliers du programme du CNR est bien mis à mal ces derniers temps !
    Et vraiment je recommande ce film qui redonne de l’espoir à ceux qui ne veulent pas du monde qu’on nous concocte …

    • Merci de ton témoignage de régionale ! La Sarkozie est vraiment une saloperie, et Accoyer en est un zélé serviteur…

      Recommander ce film c’est bien, mais encore faut-il trouver une salle qui le projette… Nous avons déjà vécu ça avec Denis Robert ou Pierre Carles…

      • Pascale

        Je me demande si je pourrai me procurer ce dvd en Belgique, ça m’intéresserait beaucoup de le voir !
        En attendant, je tiens à vous dire que j’aime beaucoup vos articles, que je trouve toujours très forts, si vivants et d’un ton tellement juste !
        Pascale

  • Yogi Tougoudou

    Bon sang ! Face à ce grand Monsieur - et aux actuels résistants français (j’pense notamment aux gens du Collectif Mosellan) - j’me sens tellement merdique… Mais pas autant que cette peuplade de gargouilles, de caricatures de primates qui trustent toutes les sphères du Pouvoir !
    Des caricatures de primates parfaitement : même pas humains, même pas primates. Je relisais les pages d’un bouquin de Franz DE WAAL, un éthologue, sur les macaques rhésus - qui sont des singes, mais pas des “grands” singes, pas des primates ; on avait soumis un petit groupe à une expérience : les singes avaient appris à déclencher un mécanisme pour chopper une banane ; le deuxième stade était qu’en actionnant l’engin, ils envoyaient une décharge à l’un d’entre eux : on constata que la majorité préféraient se priver de manger (et parfois sur un long laps de temps) plutôt que de blesser la victime. Même chez les singes non primates il y a de la solidarité.
    Résistance… Et éducation, c’est très bien évoqué dans ton billet. Suffit pas de décimer tous ces bandits. Tout l’monde bouge comme eux ! I’ sont pas contents pour l’instant parce qu’ils partagent pas le biftek. C’est là aussi où il est très con Sarko’. Chez les chimpanzés, les mâles dominants savent qu’ils doivent avoir le plébiscite des dominés. Mais là, pour l’instant not’mâle dominant, il est tenu par les couilles, par l’autre mâle dominant, que les dominés i’ voyaient pas : les puissants de la finance.
    Chez les babouins, les mâles dominants qui ont scellé une alliance, se palpent très fréquemment les couilles pour tester la fermeté leurs liens, pour éprouver leur confiance…

    Résistance, oui, mais p’têt qui nous faudrait p’têt un autre “mâle dominant” en qui croire (homme ou femme) parce qu’il partage mieux le gâteau… C’est p’têt pas non plus pour rien si les jeunes dans le film i’z’ont voté Sarko ou Bayrou…
    Malheureusement, p’têt qu’on manque de Grands Hommes (homme ou femme) pour galvaniser la résistance…

    • raoul

      On se sent tous merdique! Personnellement, j’ai la chance d’avoir rencontré René Vautier et je dois avouer la chose suivante: je décline souvent ses invitations, j’évite aussi d’aller chez lui trop souvent, parce que je me sens … merdique.
      René est entré en résistance vers l’age de 15 ans (décoré de la croix de guerre à 16 ans); il portait des armes et des munitions aux résistants. Un jour, des allemands ont tenté de les arrêter, il leur a balancé une grenade. Au vu des dégats, il s’est juré de ne plus jamais porter d’armes.
      Sa caméra est devenu sa seule et unique arme. Cela a donné entre autres “Afrique année 50”, “20 ans dans les Aurès”. Ce dernier film fut primé à Cannes en 72 alors qu’il était interdit en France!!! Enfin, le cinéaste le plus censuré de France a passé une grande partie de sa vie en exil parce qu’interdit de territoire ou recherché par toutes les polices de France et de Navarre.
      Qu’aurions nous fait en 39-40? Avec le recul et vu de notre époque, cela parait facile de proclamer que l’on aurait forcément été des résistants. Personnellement, je serais peut-être resté cloitré chez mes parents, terrorisé par l’ennemi pendant que d’autres bravaient cette même terreur. Alors je me sens merdique, quand je vois René du haut de ses 70 ans consacrés à dénoncer le colonialisme ou les exactions de la police française au détriment de son confort quotidien et de celui des siens.
      A 40 ans, je suis peut-être enfin prêt à sacrifier ma vie pour mes idées mais à 15 ans, non, j’étais pas prêt. Alors Ce film (que je n’ai pas encore visionné dans son intégralité) et ce pacte doivent nous redonner l’espoir de pouvoir à nouveau nous regarder dans un miroir et de nous dire qu’on n’est pas si merdique que ca.
      ps: Si vous avez l’occasion de passer à Cancale, passez voir René, il ne sera plus là très longtemps malheureusement.

  • Toi aussi, fais gaffe à d’eventuelles représailles de la SPA…

    Le “grand” homme qu‘“on” nous a choisi pour remplacer Notre Nain si les choses tournent au vinaigre pour lui en 2012, c’est DSK… qui est un grand copain de Denis Kessler, c’est dire que la résistance s’annonce longue !

    • chalonnais

      Pas sûr, l’ami, que DSK vienne se faire caguer en Francie à ce moment là.
      Je le vois bien faire le coup de Delors à l’époque: je viendrais bien, j’ai des tas d’idées, mais je crains que les vielles oppositions politiciennes franco-franchouillardes droito-gauchistes et gaucho-droitistes soient trop fortes et ne me permettent pas d’avoir les mains libres.

      A moins, que, d’ici 2012, l’état des finances publiques de notre cher et beau pays rendues calamiteuses par le Nain et Cie soit tel qu’une “mise sous tutelle” du FMI s’impose !

  • Laura

    Petite information supplémentaire que je ne manquerai pas de compléter ultérieurement … Si vous voulez recharger vos batteries de “résistants” , rejoignez nous le dimanche 16 mai au plateau des Glières en Haute Savoie, un pique nique citoyen qui s’est organisé spontanément en réponse à la venue de Nicolas 1er dans notre région depuis 2007. Cette année , des bus seront organisés par les réseaux de nombreuses régions et vous pourrez nous rejoindre et vous associer à notre résistance dans la plus grande convivialité et la plus grande simplicité. Walter Bassan, Raymond Aubrac, Stéphane hessel , Gilles Perret et tant d’autres seront là pour apporter leurs témoignages et leur soutien . C’est un moment d’un grande intensité , un moment qui donne du coeur au ventre lors qu’on se voit si nombreux … et toujours plus nombreux à dire NON , à résister … Le levain est là , comme le dit S.Hessel …

    • raoul

      Je m’apprêtais à rappeler cet évènement du 16 mai 2010 (en 2009, je crois qu’ils étaient un millier mais le nain n’avait pas daigné faire le déplacement)! D’ici là, on a le temps de réviser le “chant des partisans”. ;-)

  • J’ai retrouvé dans ton billet , qui m’impressionne , les choses ressenties lors de la projection d’hier soir .

    Merci ! Et comme toi , je le recommande vivement à qui ne l’aurait pas vu .

    Et après le film , les réponses si justes de Gilles Perret m’ont vraiment fait plaisir .
    Cà existe encore les RESISTANTS (pas nombreux ), et çà fait chaud au coeur (touchatout , j’me rappelle plus comment on fait le o dans l’e …)
    J’ai pris hier soir une dose d’ “envie de “

  • Fred

    Ne pas oublier que la résistance en France ne s’est réellement soudée et levé contre l’ennemi que quand l’espoir est venu, que la majorité s’est dit qu’il y avait peut etre moyen de renverser l’occupant.

    A l’inverse de Juifs du ghetto de Varsovie qui se sont révoltés quand l’espoir s’est éteint.

    Sarkozy, que je n’aime pas non plus, a été élu démocratiquement que je sache.

    Ne mélangeons pas tout.

    • Laura

      Vous avez tout à fait raison, monsieur Fred !
      Mais la résistance n’a pas commencé en 1944 ! Elle a commencé dès le début de l’occupation, grâce à une poignée d’hommes et de femmes qui tenaient avant tout à la liberté et aux valeurs humaines , à l’heure où le peuple français courbait l’échine par peur ,par ignorance ou toute autre sorte de raison et où, pire, collaborait avec zèle avec l’ennemi, sous le régime de Vichy …
      Quant à Sarkosy, beaucoup ne l’ont élu que pour “voir” , parce que l’alternative n’était pas convaincante ni rassurante … Maintenant , ils voient ! Je préfère résister et garder l’espoir !
      Alors, monsieur Fred, je ne saurais mieux vous conseiller d’aller voir le film de Gilles Perret …

    • Marti

      “Sarkozy, que je n’aime pas non plus, a été élu démocratiquement que je sache.”

      Oui mais la démocratie ne satisfait pas tout le monde, elle satisfait le plus grand nombre seulement…

      • Jean

        “elle satisfait le plus grand nombre seulement…”
        Pas seulement! relativement!
        Entre le taux de participation et le taux d’exprimés il y a de seulement…

    • miha

      La démocratie ne se résume pas au droit de vote.

      Les citoyens doivent rester vigilants en dehors des périodes électorales, ne pas laisser carte blanche aux élus qui ont déjà assez tendance à confisquer le pouvoir qu’on leur a prêté pour leur propre compte et celui des nantis qui peuvent leur être utiles.

      Les élus sont au service de la population. Ils l’oublient et c’est à nous de leur rappeler, sans faillir.

      C’est nous les patrons, dans une démocratie !

      P.S. : bravo pour cet article, SuperNo !

      • erca57

        Si, dans une démocratie, c’est l’électeur le patron, c’est que nous ne sommes pas ou plus en démocratie. CQFD.

        Si, de deux candidats, aucun ne me convient, je vote blanc ou je m’abstiens. Dans les deux cas mon opinion compte pour du beurre. Ce n’est pas encore le candidat unique des dictatures, mais ça y ressemble furieusement.
        Si, en plus, ledit candidat fait des promesses qu’il n’a aucune intention de tenir, sans que nous puissions faire quoi que ce soit d’efficace pour l’y contraindre, c’est que le pouvoir du peuple a été confisqué.

        Le système ne fonctionne tout simplement plus, parce que les politiques se foutent de la règle du jeu, ou pire : ils l’adaptent à leurs besoins !

        • miha

          Tout à fait d’accord, erca57.

          Le système ne fonctionne pas parce que les règles du jeu sont faussées à dessein.

          Donc, à nous de réagir du mieux qu’on peut. Parlons autour de nous, faisons prendre conscience…

    • Michel

      “Sarkozy, que je n’aime pas non plus, a été élu démocratiquement que je sache.”
      Mais Hitler aussi (sans vouloir faire du reductum ad hitlerium :-D ). Je ne compare pas les deux, simplement l’élection démocratique est quelque peu sensible à la propagande et à l’exploitation des haines. Et lorsqu’il s’agit de propagande je crois que nous avons quelques magnifiques exemples particulièrement parlants.

  • erca57

    Un des meilleurs billets que j’aie lu sur ce blog.

    Bavo SuperNo !

    Je regrette amèrement d’avoir bêtement loupé la projection du film.

    Ton billet me conforte dans ma conviction que presque tous les vrais résistants étant morts ou marginalisés (je n’ai jamais rien entendu ni lu sur Walter jusqu’à ce jour), ce sont les “résistants de la dernière heure” qui ont confisqué le “devoir de mémoire” à des fins politiques et/ou mercantiles.

  • Marti

    Superbe billet! Il m’a fait frissonné en tout cas… Ça donne envie de se battre, de se révolter contre toutes ces atteintes à la vie humaine, à la liberté de la presse,… et surtout à s’inscrire dans de l’action concrète. Je vais essayer de trouver une salle pour aller voir ce film. BATTONS NOUS !

    Quelques petites remarques cependant :

    “Contrairement à Auschwitz, qui était un outil industriel d’extermination massive, principalement des juifs, il n’y avait pas de chambre à gaz à Dachau.”

    Je ne voudrais pas dire n’importe quoi mais j’avais été visité ce camp il y a quelques années et il me semble bien qu’il y avait des chambres à gaz…

    “Ils semblent intelligents, curieux, et en tout cas beaucoup plus évolués que l’idée que je me fais du lycéen moyen.”

    Je ne veux pas te décevoir, mais ce n’est pas une majorité crois moi (j’étais au lycée il y a 2 ans). La plupart trouvent la politique chiante et trop compliquée…

    “Cela repose néanmoins le problème crucial de l’éducation politique, totalement inexistante.”

    Oui je suis tout à fait d’accord. Ce que je disais du rapport entre les lycéens et la politique, c’est parce que les programmes d’éducation scolaire ne sont absolument pas fait pour expliquer les différentes forces en présence et les différents programmes.

    “Ce qui arrange évidemment Sarkozy, qui en fait des tonnes dans le brouillage des cartes… Il mélange allègrement Jaurès, Guy Môquet, Kouchner, Besson, le pape, Bolloré… Bayrou mélange la droite, la gauche… Et plus personne n’y comprend rien sauf à réfléchir et s’informer, ce qui est fatigant…
    Mais comment faire, quand on ne s’appelle pas Walter, et qu’on n’est pas prof, pour apprendre ces notions pourtant fondamentales.”

    Attention, il ne faut pas non plus que l’école devienne anti-libéral ou prenne une quelconque position politique. Le but c’est “simplement” d’expliquer…

    • Merci, Marti, j’ai vérifié et corrigé… Il ne s’agissait évidemmment pas de faire du négationnisme, simplement de faire la distinction entre Dachau et Auschwitz ou Treblinka, par exemple.

      Attention, il ne faut pas non plus que l’école devienne anti-libéral ou prenne une quelconque position politique. Le but c’est “simplement” d’expliquer…

      Non, il s’agit “simplement” qu’un lycéen qui va être amené à mettre un bulletin dans l’urne le fasse en connaissance de cause, et sache distinguer un libéral d’un communiste, par exemple…
      Après, s’il décide qu’il est le plus fort, qu’il veut écraser tout le monde, qu’il hait les fonctionnaires et qu’il adore le libéralisme, grand bien lui fasse…
      Mais Sarkozy a été élu, certes “démocratiquement” (Hitler aussi !), mais par des gens qu’il a trompés, et qui avec un chouia de culture politique n’auraient pas commis cette erreur…

      Il faut aussi éviter, que par fainéantise intellectuelle, les électeurs s’imaginent qu’ils n’ont le choix qu’entre Sarko et Royal (version 2007) ou Sarko et DSK (version 2012), parce que ce sont ceux que les medias aux ordres ont choisi pour eux 3 ans avant…

      • Marti

        “Il ne s’agissait évidemment pas de faire du négationnisme,”

        Je n’en doutais pas une seule seconde :D

        A propos de l’école, on est d’accord, le citoyen doit faire son choix en connaissance de cause.

      • erca57

        Au risque de me répéter : si je ne veux ni de l’un ni de l’autre, je fais quoi ?
        Je vote pour un outsider au premier tour, tout en sachant que c’est pour rire ?
        Je m’abstiens ?
        Dans tous les cas, ma voix compte pour du beurre !
        En fait, on veut me contraindre à choisir entre benêt blanc et blanc benêt, uniquement pour faire du score.

        • Marti

          Oui oui on est d’accord. Aujourd’hui la démocratie est bafouée et est simplement limitée à des votes pour choisir des représentants qu’on ne peut même pas contrôler une fois élus. Il est nécessaire de rétablir une VRAIE démocratie (mais comment faire ?)

          • CornesdAuroch

            On en revient à une discussion tenue sur ce site il y a quelques semaines.
            L’une des idées, politiquement très très incorrecte, était de mettre en place un “permis de voter”.
            Etant entendu que je n’ai pas la plus petite idée de ce sur quoi on se baserait pour attribuer ce permis (je ne prétends pas être supérieurement intelligent).

            La façon que j’ai d’expliquer ça, c’est : Quand je veux faire quelque chose qui met ma vie en jeu, grand bien me fasse, si je meurs tant pis. Mais si je veux faire quelque chose qui peut en tuer d’autres, là c’est différent. On ne peut pas conduire (et donc risquer la mort de ses concitoyens à tout bout de champ) sans passer le permis de conduire.
            Eh bien quand je vote, c’est pareil, je mets en jeu la vie de mes concitoyens. Car qui osera dire que nos politiques actuels ne sont pas prêts à tuer plein de gens indirectement ? Bref, le permis de voter, pour moi, ce n’est pas si grotesque.

  • Bien dit…

    D’ailleurs, pour mieux encore instrumentaliser l’histoire, la droite va rendre l’enseignement de l’histoire optionnel au lycée !

  • Jean

    D’après Marcel Gauchet…sur Marianne2:
    Nous vivons le crépuscule ou l’éclipse de l’idée de révolution. Nous sommes dans le moment de clôture d’un grand cycle historique - qui se confond en gros avec le vingtième siècle - où ce dessein révolutionnaire, qui a été organisateur du champ politique sur le plan idéologique, est en repli. L’offre idéologique par rapport à la crise que nous vivons est a peu près nulle.

    http://www.marianne2.fr/Gauchet-le-suicide-au-travail,-symbole-de-la-desesperance-revolutionnaire_a183011.html

  • bonisseur de la bath

    Sublime !… Recevez le salut d’un fils d’un cheminot de Résistance-Fer qui avec sa bande de copains [ on ne disait plus “milice” à cause de celle à Darnand], pratiquement sans armes et en faisant marcher leurs têtes, ont réussi à disloquer la division Das Reich et empêcher l’ordre noir de rejeter les Alliés à la mer !…

    ( mon pseudo en argotique signifie “témoin à décharge”, casse-pieds de procureur, quoi !… Et puis OSS 117 [pas celui de Dujardin] a commencé sa carrière comme FTP/FFI et a toujours gardé ses distances en travaillant avec “Mr Smith”, pas avec l’empire yanqui ).

  • miha

    voici un commentaire que je viens de recevoir par mail :

    “J’ai vu le documentaire cet après-midi, un vrai témoignage vécu de l’actualité dans la perspective de l’Histoire, Walter, oui, un homme simple et exemplaire, naturellement résistant au mal ambiant qui défigure l’humanité… Et l’autre vétéran de 91 ans a aussi bien parlé, quelle espérance ils transmettent aux nouvelles générations !

    Mais le combat n’est pas simple, “l’ennemi” ne se laisse pas repérer, sous couvert de démocratie électorale, par exemple la dernière intervention du président de l’Assemblée Nationale est de porter plainte contre Greenpaece qui a eu l’audace de manifester dans l’hémycicle !
    En tout cas la dignité humaine n’est pas du côté de NS qui se disqualifie lui-même dans son rôle de Président…”

    L‘“ennemi” en effet, n’est pas simple à repérer. Pendant l’occupation nazie, on le connaissait.
    Maintenant, c’est infiniment moins dangereux mais beaucoup plus complexe.

    Pour répondre à erca57, la démocratie doit s’exercer en dehors des élections qui ne sont plus que des campagnes publicitaires où c’est celui qui a trouvé les meilleurs slogans qui l’emporte.
    Nous devons montrer que nous ne sommes pas dupes et que nous voulons qu’on nous rende des comptes.
    Prendre conscience de notre force (même si on se sent minoritaire), s’informer, être vigilant… c’est la base.

    Pour revenir sur ces lycéens qui raisonnent très bien pour, ensuite, déclarer qu’ils voteraient pour NS, il serait intéressant de décortiquer ce paradoxe, pour démontrer et démonter le lavage de cerveau subi.

    On s’en prend parfois avec agressivité à ceux qui ont voté pour NS (et voteront certainnement encore, mais ils sont manipulés, pour la plupart.

  • SILVESTRE

    Allez sur le site du film et comme moi vous pourrez obtenir par souscription le DVD “Walter; retour en Résistance”.
    Attention, la livraison du DVD doit respecter un certain délai après la sortie en salle.

  • Michel

    “Cela repose néanmoins le problème crucial de l’éducation politique, totalement inexistante.”
    Tu dis de ces conneries des fois c’est impressionnant. Enfin, il semble qu’il n’y ait que moi que ça choc (vous vous demandez même pourquoi ça me choc hein ?). Je crois que ton succès de bloggeur est en train de te monter à la tête. Avec ce troupeau de groupies anesthésiées du bulbe qui son toujours à s’extasier sur chacun de tes textes ce n’est sans doute pas étonnant.

    • raoul

      moi je me demande pourquoi ca te choQUE pas …

    • Je ne réponds qu’à ce commentaire. Je suis fort surpris que tu puisses être choqué par ce qui est en fait un vrai truisme : les électeurs, jeunes ou vieux, NE CONNAISSENT RIEN EN POLITIQUE. Rien ! Et pourtant ils votent. On voit le résultat !
      Ce n’est pas moi qui le dis, un sondage de cette semaine révèle que 7 électeurs sur 10 ne connaissent même pas le nom du président de leur Conseil Régional…

      Si tu penses vraiment qu’il soit normal qu’en prenant 10 lycéens au hasard, 6 déclarent voter Sarkozy et 4 Bayrou (ou l’inverse, peu importe), on ne vit vraiment pas dans le même monde ! Surtout que les mêmes lycéens dans la séquence d’avant tenaient des propos parfois sensés sur la propagande et les médias…

  • touchatout

    il semble qu’il n’y ait que moi que ça choc (vous vous demandez même pourquoi ça me choc hein ?).

    Choc, choquer; tu ne fais pas la différence entre un verbe et un substantif ?

    Argument ? Raisonnement ?

    • Michel

      ça invalide totalement mon commentaire évidemment. C’est le même “argument” que d’habitude ou suis victime d’un phénomène de déjà vu ?

    • Michel

      Toi sur ton portable, ce ne sont pas des photos de l’acteur de Twilight que tu dois avoir mais certainement plutôt celle de SuperNo. :-D
      Tu as raison, SuperNo il est beau, fort, intelligent et il a toujours raison. SuperNo président…
      Désolé de venir troubler cette joyeuse atmosphère consensuelle.

      • RiGeL

        ben, d’un autre côté, j’aurais tendance à dire “n’importe qui plutôt que l’acteur de twilight”.

        • Michel

          D’accord sur ce point. :-D

          (HS : Cliquez sur les images qui représentent : hommes. Et parmi les choix apparaît le fils de Sarkozy, est-ce un test ? J’ai beaucoup de mal à associer ce concept à cet être particulier)

      • Mais trouble autant que tu veux, tu vois bien que je te laisse causer… Surtout quand tu ferais mieux de t’abstenir, car mes lecteurs et trices ont passé l’âge de mettre des photos, fût-ce la mienne, sur leur téléphone :roll:

  • miha

    Michel, ce qui me choque, moi, c’est que, pour toi, dire que l’inexistence de l’éducation politique est un problème, c’est une “connerie”.

    Non seulement ça me choque, mais je ne comprends pas ta réaction.

    • touchatout

      Don’t feed the troll.

    • Michel

      Réfléchi quelques minutes. Quel genre de gouvernement ou de société propose une éducation politique ? Une éducation politique peut-elle être objective ? Y’a t-il même quelque chose à enseigner ?
      (Le cours d’histoire si défendu est lui même totalement orienté. Ce qui me fait le plus peur c’est que peu de gens semblent en être conscients.)

      • RiGeL

        “Difficile. Il intervient à chaque faute de français”

        Alors il suffit de faire un tout petit peu attention et de ne plus en faire. Tu peux faire ça tu crois ?

        D’un autre côté, et à titre totalement personnel, j’ai tendance à penser que les trolls correcteurs de fautes d’orthographe sont beaucoup moins pénibles que les trolls générateurs de fautes d’orthographe.

        “Réfléchi quelques minutes.”

        Peut-être pourrais-tu faire l’effort de regarder dans un dictionnaire le sens du terme réfléchir, et mettre ça en pratique pour toi même.
        Pour le reste, et comme je suis très vieux, il me semble avoir eu dans ma jeunesse des cours d’éducation civique à l’école, qui m’a enseigné sinon la politique, du moins le fonctionnement des institutions, et c’est déjà pas mal. Je ne suis pas sur que ça existe encore.
        Et j’arrête là, parce que j’ai pas envie de perdre trop de temps là dessus. Comme le dit touchatout, ca ne vaut pas la peine.

        • Michel

          “Alors il suffit de faire un tout petit peu attention et de ne plus en faire. Tu peux faire ça tu crois ?”

          Sans doute. Mais hélas ce n’est vraiment naturel chez moi. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec ce qui n’est pas purement logique (sans doute parce que je suis trop bête). Et je dois dire que l’arbitraire de la langue française m’agace hors de toutes proportions. Je préfère donc perdre moins de temps et, par la même, laisser à mon cher correcteur une raison d’intervenir…

          “Pour le reste, et comme je suis très vieux, il me semble avoir eu dans ma jeunesse des cours d’éducation civique à l’école, qui m’a enseigné sinon la politique, du moins le fonctionnement des institutions”

          Comme tu le dis cela s’appelle “éducation civique” et si les mots ont un sens…

          “Et j’arrête là, parce que j’ai pas envie de perdre trop de temps là dessus”

          Comme moi avec l’orthographe. Cependant j’accorde beaucoup plus d’importance aux idées qu’aux absurdités de la langue française consacrées par la pratique.
          Tiens par exemple dans “j’ai pas envie” le mot “pas” désigne bien à l’origine le fait de marcher. Cela vient d’une mode précieuse (ridicule) dans laquelle il était bon teint de dire “Je ne marche pas”, “je ne couds point”, “je ne dis mot”. Seul “pas” est resté. N’est-ce stupide ? (j’espère que je n’ai fait trop de fautes ?)

          • touchatout

            l’arbitraire de la langue française m’agace hors de toutes proportions.

            Pour une connerie, c’en est une !

            Connais-tu les deux sens du mot anglais gimp, avec deux prononciations différentes ? Connais-tu les deux sens du mot anglais gill, avec deux prononciations différentes ?

            Et puis ensuite tu montres la logique dans l’usage de la négation.
            Complètement incohérent.

          • Michel

            Tiens c’est drôle, je ne parviens “pas” à situer l’endroit où j’ai dit que la langue anglaise était supérieure à la langue française ? Ou plus logique ? Ou moins ambigüe ? Ou plus cohérente ?

            Si j’ai dit une connerie (ce qui est très possible) le mieux serait d’apporter des arguments sur cette connerie et non sur ce que je n’ai “pas” dit.

          • raoul

            Le pas est effectivement superfétatoire. La négation est marquée par le “ne”.

          • touchatout

            je ne parviens “pas” à situer l’endroit où j’ai dit que la langue anglaise était supérieure à la langue française

            Personne ne prétend que tu l’as dit. Je voulais te faire remarquer que chaque langue a ses particularités. Elles répondent toutes à une logique, même s’il faut un peu de finesse pour la comprendre. Je ne vais donc pas continuer avec toi à expliquer les explications. Tu peux comprendre ça ?

      • Mais oui. On peut expliquer avec le maximum d’objectivité que le capitalisme vise à fournir le maximum de pognon aux actionnaires, que le libéralisme souhaite la privatisation de tout, l’abolition de toute règle dans le travail et l’économie, et le remplacement des aides sociales par la charité… C’en est même la définition !

        • Marti

          “On peut expliquer avec le maximum d’objectivité que le capitalisme vise à fournir le maximum de pognon aux actionnaires, que le libéralisme souhaite la privatisation de tout, l’abolition de toute règle dans le travail et l’économie, et le remplacement des aides sociales par la charité… C’en est même la définition !”

          Oui et ceci n’empêchera pas certaines personnes de voter encore Sarkozy (je respecte leur choix). Mais ça évitera peut-être de se faire berner par des discours bien huilés…

  • miha

    Petite parenthèse :

    Le jugement en délibéré pour “plume de presse” est prévu le 22 janvier, pas le 21, SuperNo.

    Olivier Bonnet a fait une confusion.

  • jeannot3

    Il est nécessaire de rétablir une VRAIE démocratie

    Est ce qu’il y a jamais eu une vrai democratie, moi j’ai un doute et c’est pas parce les gaullistes et les communistites se sont mis d’accord que c’etait une democratie (a l’epoque , si tu n’etais ni communiste ni gauliste il fallait mieux fermer ta gueule). Cela dit on est d’accord meme si c’est juste un coup de chance, c’est dommage de le laiser disparaitre sans rien faire

    “Cela repose néanmoins le problème crucial de l’éducation politique, totalement inexistante”
    Heu c’est moi ou y’a un soucis ?
    tu te fait ton education politique en ton ame et conscience en fonction de ce que tu as vecu et de ce que tu connais , bref en grandissant.

    Au contraire de l’education politique, il faut des citoyens eduquer tout court ils seront prendre leur decision. Ca ressemble trop a une dictature ton education politique ou l’on t’apprend ce que tu dois penser …. (et c’est principalement utilise par eux , ca se nomme aussi le culte de la personalite)
    C’est vrai qu’actuellement on fait plus des employes que des citoyens dans les ecoles (la suppresion de l’histoire en TS ne risque pas d’ameliorer les choses). L’enfer est pave de bonne intention parait il (le pire arrive souvent au nom du meileur …).

    Si vous connaisez l’auteur dites lui de mettre son film en telechargement (payant tous travail merite salaire) , c’est comme Patrick jean, 4 euro le dvd en livraison ou 11 euro a la fnac, je veux le telecharger pour mon empreinte ecologique (je chercher la raison du plus fort , pas domination masculine) et honnetement ca ferait pas de mal de les diffuser sur les reseaux torrent (plein de personnes seraient intéressé bien plus que ce que vous supposer, comme pour chomsky and co quasi introuvable) et c’est bien le but de ces films, etre vu par le plus de monde possible (ou alors c’est de faire du pognons et j’ai pas tous compris ) ?? (passer 2 ans ca doit pas leur rapporte grand chose, meme la premiere annee en faite)

  • RiGeL

    Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d’organisation de la Cité. La Cité visée est celle de l’Antiquité grecque, aujourd’hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie…). Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens :

    La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d’une société organisée et développée.

    Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d’une communauté, d’une société, d’un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d’autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités. C’est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s’élargissent à tous les domaines d’une société (économie, droit, sociologie, et cetera)

    Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d’art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.

    Source : wikipedia

    Je n’ai pas l’impression qu’une éducation politique, au moins dans les deux premiers sens décrits par wikipédia du terme politique, soit vraiment un soucis, bien au contraire. Ce n’est qu’en ayant un certain nombre de bases que chacun peut ensuite continuer seul son “éducation” en fonction de son vécu, et se forger une ou des convictions. Quand tu n’y connais rien au départ, et que tout t’entraine à ne surtout pas t’intéresser à la chose, la conscience politique d’une personne au delà du “celui là, il a une belle cravate” n’est franchement pas évidente.

    • Michel

      Je crois que rien ne peut remplacer le fait de raisonner correctement, de savoir observer et de ne pas avoir peur de confronter ses théories à la réalité. De ce point de vue, les sciences (les vraies pas la “science politique” qui a tout de l’oxymore), l’histoire des sciences et l’épistémologie des sciences sont bien plus importants que tous les cours d’histoire et de politique.

    • Marti

      Désolé Michel mais faisant partie du “troupeau de groupies anesthésiées du bulbe”, je m’extasie sur le commentaire de RiGel qui est clair, net et précis sur l’éducation politique.

      En revanche, je comprends mal ton raisonnement. Tu voudrais nous dire qu’il n’y a rien de tel qu’un exercice de Maths pour pouvoir raisonner correctement et comprendre le monde qui nous entoure ?… Ou alors je fais fausse route et j’ai mal saisi ton message…

      • Michel

        Déjà si tu as lu attentivement le texte de SuperNo tu verras que lorsqu’on replace la phrase que j’incrimine dans son contexte l’argumentation de RiGel tombe à l’eau. C’est suite à la constatation que la plupart des lycéens voteraient Sarkozy qu’il fait cette remarque. L’éducation politique consisterait donc essentiellement à expliquer aux élèves pourquoi ils ne doivent pas voter Sarkozy (c’est comme ça que je le comprends).
        L’idée pourrait me paraitre séduisante puisqu’en effet je pense qu’une personne sensée ne devrait pas voter Sarkozy. Cependant je préfèrerais (cela me rassurerait) qu’une personne sensée parvienne à cette conclusion par ses propres moyens juste pour me conforter dans l’idée que je n’ai finalement peut-être pas tord (chose sur laquelle j’entretiens toujours un doute).
        C’est en quoi je trouve la phrase choquante parce qu’elle marque la tentation d’un totalitarisme.

        PS : les 3 quarts du texte de RiGel est un copié collé de Wikipédia. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. ça explique peut-être qu’il soit plus clair, élégant et recherché que le mien ? (non ! s’écrie touchatout)

        • Marti

          Oui j’ai bien compris ce que tu reprochais : une éducation politique orientée.
          Mais lorsque j’ai dit “Attention, il ne faut pas non plus que l’école devienne anti-libéral ou prenne une quelconque position politique”, SuperNo a répondu “Non, il s’agit “simplement” qu’un lycéen qui va être amené à mettre un bulletin dans l’urne le fasse en connaissance de cause, et sache distinguer un libéral d’un communiste, par exemple…”
          Donc finalement, je crois qu’on est plutôt d’accord.
          Mais tu m’as pas répondu sur le raisonnement scientifique…

        • RiGeL

          Non seulement je ne m’en cache pas, mais je cite mes sources. Toi qui semble être un grand scientifique, tu devrais être habitué à l’exercice.

          Maintenant, et au risque de me tromper sur le sens de ce qu’a dit Superno, voici comment, moi, je comrend son texte.
          Si les jeunes en question avaient eu un minimum de connaissances en science politique, ils auraient peut-être dépassé le stade du “bling bling” et de la grande gueule de Sarkozy, extrêmement attrayante au premier abord, pour quelqu’un qui ne possède pas grand chose (il est toujours agréable d’entendre dire : “avec moi, vous pourrez vous payer une rolex avant d’avoir 50 ans”), pour s’intéresser un peu plus aux idées qu’il prône et à ce qu’elles impliquent pour la société.
          Et dans ce cas, ils n’auraient probablement pas voté Sarkozy.

          Cela dit, faisant partie des “groupies anesthésiées du bulbe”, je comprend certainement la prose de Superno de façon totalement partiale. Du moins, tu pourras toujours t’en persuader.

          Enfin, pour revenir un tout petit peu sur l’usage de la langue, et son intérêt : le jour où tu auras fait une grande découverte scientifique. Assure toi de connaitre encore assez bien l’ussage de la langue pour être capable d’expliquer ta découverte aux autres. Parce que sinon, t’auras tout fait pour rien.

          • Michel

            Je ne sais pas si je l’ai déjà dit mais pour moi “science politique” est un oxymore. On peut en discuter, mais j’ai peur que cela prenne du temps. Donc jusqu’à entendre un argument de valeur qui me montre que la politique peut s’inscrire dans une démarche scientifique, je continue à considérer que cette formule est une rodomontade permettant à des parasites de s’élever aux rang respectable de scientifique.

            Ce qu’il faudrait surtout à ces jeune c’est un esprit critique et indépendant de ce que disent leur parents…

            Pour le reste tu as raison, pouvoir communiquer est essentiel et je ne suis pas doué pour ça.

          • Marti

            Je crois que tu joues un peu sur les mots Michel. Je suis assez d’accord avec toi pour dire que la politique n’est pas une science.
            Cependant, je pense (si je ne me trompe pas) que RiGel entendait par science politique tout ce dont il parlait dans son commentaire précédent, c’est-à-dire l’organisation de la cité. Et c’est en connaissant cela qu’on peut alors se forger un esprit critique.
            Il est assez improbable qu’un lycéen (puisque c’est d’eux qu’on parle) puisse dire “je suis d’accord avec tel candidat” alors qu’il ne comprend même pas son programme…

        • Et merde :mrgreen: L’éducation politique ne consiste pas à expliquer aux élèves pourquoi ils ne doivent pas voter Sarkozy… Elle consiste à expliquer aux élèves quelques dizaines de notions de politique de base. Et il est effectivement probable qu’à la suite de cette explication, le nombre de votes Sarkozy baisserait singulièrement !

          • Marti

            “L’éducation politique ne consiste pas à expliquer aux élèves pourquoi ils ne doivent pas voter Sarkozy…”

            Je crois qu’on est plutôt tous d’accord sur ce point (même si Michel a quelques doutes sur l’objectivité de l’éducation…)

  • touchatout

    Épistémologie : Partie de la philosophie qui a pour objet l’étude critique des postulats, conclusions et méthodes d’une science particulière, considérée du point de vue de son évolution, afin d’en déterminer l’origine logique, la valeur et la portée scientifique et philosophique. (Trésor de la Langue Française).

    l’histoire des sciences et l’épistémologie des sciences sont bien plus importantes que tous les cours d’histoire
    Hormis la faute d’accord (qui montre que tu n’as pas compris une règle de syntaxe pourtant simple), tu dis tout simplement que l’histoire est plus importante que l’histoire ! Va donc jouer aux billes.

    • Michel

      L’histoire des sciences est plus importante à mon sens que l’histoire en générale. Qu’y a t-il là-dedans que tu ne comprends pas ?

      Et l’épistémologie n’est pas l’histoire, tu n’entendras jamais parler de l’épistémologie de la seconde guerre mondiale par exemple.

      S’il y a d’autres points sur lesquels je peux t’aider, n’hésite pas.

  • Sven

    Hello,
    Me trompe je en disant que le canard enchaîné parle de Walter depuis quelques temps (au moins un an) ?

    cliquez sur les images qui représentent : “pigeon’ oh ya ma photo !!

  • raoul

    Je ne me souviens plus de ma source exacte (“l’histoire secrète du patronat français”?) mais le patronat français (entre autres, le patronat américain ne déméritant pas non plus) était un fieffé … collabo.

    • RiGeL

      Daniel Mermet - Là bas si j’y suis, peut-être ?

      • raoul

        peut-etre bien… ou “l’humeur vagabonde ” de Kathleen Evin du jeudi soir qui était consacré à ce film il y 3 semaines a peu près.
        … je ne sais plus si je l’ai lu ou entendu

        • RiGeL

          “l’humeur vagabonde ” de Kathleen Evin

          Quesako ? Je connais pas ça. Tu peux m’en dire plus, j’écoute ça ou ?

          • raoul

            hello,
            (désolé de la réponse tardive)
            l’humeur vagabonde ” de Kathleen Evin c’est sur France Inter à 20h (pas le vendredi, c’est Zoé). C’est pas mon émission préférée, loin de là, elle m’ennuie le plus souvent mais il y 3 - 4 semaines, elle l’a consacrée à Walter. Ce doit être la seule fois ou j’ai écouté l’emission en totalité.
            Bonne journée!

  • Laura

    Je suis absolument navrée de tout ce que j’ai pu lire ci dessus … et je suis heureuse que Walter Bassan n’en ai pas connaissance, je pense sincèrement, qu’il en serait attristé …
    Vous ne croyez pas qu’il serait plus utile d’utiliser toute cette énergie à vous battre à ses côtés … il se bat pour un peu plus de justice et de liberté depuis l’âge de 17 ans … il en a 83 aujourd’hui ! Et il continue d’être indigné devant l’intolérance, l’atteinte des droits de l’homme, etc … Ne pourriez vous pas, par respect pour tous ces hommes qui se sont battus hier, pour qu’aujourd’hui, nous puissions évoluer dans un monde libre et pour que surtout , nous ne connaissions pas la même douleur qu’eux, avoir un langage courtois et vous parler avec respect ! Et que vos idées fassent avancer et non fuir comme tout ce que j’ai lu précédemment , avec ou sans faute !
    Je remercie juste Superno d’avoir fait un article sur le film de Gilles et de Walter, parce que ces deux hommes sont des hommes de valeur ! Et leur message aussi ! Merci pour eux …

    • Michel

      “avoir un langage courtois et vous parler avec respect”

      Les hommes ne sont que des hommes et aucun d’entre eux ne peut se prétendre au dessus des autres. C’est mon intime conviction. Même Walter aussi méritant soit-il peut dire des conneries et il faut être vigilant et lui apporter la contradiction. On se souvient que sous prétexte de respect on peut vouloir interdire de représenter Mahomet et d’apporter la critique à une religion. Il ne faut surtout pas respecter les idées (même ses propres idées). Il faut sans cesse les mettre à l’épreuve, les bousculer, les railler.

      Dans ce pays, il y a heureusement encore un risque à formuler tout haut son opinion. Même (surtout) si on est président de la république. Le risque d’être contredit, voir même ridiculisé. Cela peut être désagréable mais c’est selon moi essentiel (et si c’est désagréable il faut se poser des questions)

      La contradiction est bonne pour dégonfler l’égo comme pour stimuler la pensée (la vexation est toujours le départ d’une intense activité cérébrale visant à trouver une juste critique à destination de son contradicteur). Comme le disait Kant : “Penserions-nous beaucoup et penserions-nous bien si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres, qui nous font part de leurs pensées et auxquels nous communiquons les nôtres ?”. J’y ajouterais qu’il n’y a pas comme une bonne colère pour réveiller les méninges.

      • raoul

        “Même Walter aussi méritant soit-il peut dire des conneries et il faut être vigilant et lui apporter la contradiction.”

        C’est là que s’illustre parfaitement l’adage selon lequel on ne juge pas les gens sur leurs propos mais sur leurs actes. Walter peut dire toutes les conneries du monde qu’il veut au vu de ce qu’il a accompli!

    • Merci Laura. Tu veux ma photo, pour la mettre sur ton téléphone ;-)

      • Laura

        You’re wellcome ! Mais désolée pour la photo, j’ai peur qu’avec ton “esprit caustique”, tu détruises mon portable …
        C’était bien de ta part de parler de ce film qui a tant de peine à trouver des salles pour être projeté … Tous les coups de pouce sont les bienvenus !

  • Marti

    “Ne pourriez vous pas (…) avoir un langage courtois et vous parler avec respect.”

    Je suis d’accord avec toi. La plupart du temps, les débats d’idées se transforment en “insultes” ou en disant “c’est moi qui ait raison”… C’est triste, on ne peut plus discuter…

    • RiGeL

      Bah, on peut malgré tout discuter, et même quelquefois apprendre des choses (même des règles de grammaire ou d’orthographe, quand notre correcteur préféré se met au boulot).

      Plus sérieusement : c’est vrai que les messages sont quelquefois assez agressifs. C’est l’immense inconvénient du net. On intervient “à chaud”, on oublie les brouillons, la structure du texte (et des idées). Ca ne facilite effectivement pas la clarté des propos, mais voilà, c’est un forum, et malgré tous les défauts, ça reste intéressant.

      • Marti

        “c’est un forum, et malgré tous les défauts, ça reste intéressant.”

        En effet, c’est toujours passionnant de de discuter, de se confronter à des idées nouvelles et de se remettre en question. Et c’est pour ça que je reste sur ce forum :D

  • miha

    Bon, Michel, tes autres commentaires me font comprendre ce que tu veux dire.

    Il nous faut nous méfier de tout, d’accord.

    L’histoire peut être instrumentalisée, d’accord.

    Est-ce pour autant qu’il ne faut plus l’enseigner ?

    Est-ce pour autant qu’il ne faut pas donner des bases de conscience politique aux jeunes ?

    Ensuite, nous devons apprendre à être vigilants et réfléchir par nous-même.

    Peut-être que si tu t’étais exprimé autrement qu’en étant “désagréable”, ton message serait mieux passé tout de suite.

    Tu as attaqué SuperNo et ceux qui fréquentent ce blog, sans donner d’arguments.

    Je te cite :

    “Tu dis de ces conneries des fois c’est impressionnant.”

    “Je crois que ton succès de bloggeur est en train de te monter à la tête.”

    “Avec ce troupeau de groupies anesthésiées du bulbe qui son toujours à s’extasier sur chacun de tes textes ce n’est sans doute pas étonnant.”

    Il y a bien d’autres façons, plus conviviales, d’engager un débat… D’accord ?

    • raoul

      A propos d’instrumentalisation de l’histoire:
      Sur le site de Solidarité & progrès, on trouve (entre autres) ce document:
      http://www.solidariteetprogres.org/article4546.html
      une vidéo intitulée : “1932, Combattre le véritable ennemi : l’Empire britannique”
      Elle dure 1h30 et m’a laissé perplexe. En résumé, la première guerre mondiale a été provoqué par les britanniques qui perdaient leur hégémonie sur les voies maritimes suite au système économique mis en place par Lincoln.
      Je vous conseille vivement cette vidéo et personne n’est obligé d’adhérer à ce qui y est expliqué.
      Il est intéressant d’ailleurs de noter qu’Obama a retiré le buste de Churchill à la Maison Blanche pour le remplacer par celui de Lincoln, tout un symbole qui semble confirmer la théorie exposée dans cette vidéo.
      Sur ce même site, il y a (a mon goût) à boire et à manger et des vérités non verifiées ou des discours parfois fallacieux. Cela dit, dernièrement c’est M. Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie qui leur a apporté leur soutien.

      • didier

        Pour Raoul.
        Je viens de visionner le film que vous recommandiez. Bien sur il y a des trucs agaçants, notamment l’idéalisation de LINCOLN, de ROOSEVELT et cette apologie sans nuances du progrès made in USA.Mais on y voit des choses intéressantes notamment que le bond en avant de ce pays géant ne fut pas le fruit du libre échange mais du protectionnisme son contre-pied. Autre chose, l’on nous présente aujourd’hui les guerres mondiales comme des bouffées irrationnelles et sans causes objectives.Les guerres ont toujours des soubassements économiquement financiers. J’ai entendu récemment à la radio une débat où des pseudo-experts affirmaient que la guerre 14-18 avait été voulu par les peuples et quand fait les gouvernements avaient déclaré les hostilités pour faire plaisir au prolos et aux paysans. Je caricature mais à peine. Autre chose que l’on peut constater : la violence dans la formation des USA, violence occultée aujourd’hui. Puis la brutalité de la domination britannique sur le commerce qui elle aussi est complètement édulcorée également de nos jours. Une remarque pour finir, il est douteux que l’anarchiste Emma Goldmann ait travaillé pour les britanniques.

        • raoul

          Bonjour,
          Effectivement il y a ce coté idéaliste un peu agaçant mais quel contraste avec l’histoire officielle que l’on nous enseigne!
          Sur le site Solidarité & progrès, il y d’autres choses agaçantes surtout les présentations des discours de L.Larouche qui laissent entendre que cet économiste a un dialogue directe avec Obama par exemple. Il y aussi les prises de positions de ce même Larouche contre la mise en place d’une couverture sociale minimale aux E-U.

          ps : Je viens de constater que “Le Canard” a réservé un article sur Maurice Allais sur sa première page. Ce journal fait référence à un entretien qu’il aurait accordé à “Marianne”. Maurice Allais fait partie des gens qui avaient annoncé la crise actuelle mais aucun média ‘traditionnel’ ne l’invite.

        • raoul

          Toujours à Didier à propos de ceci:
          “Autre chose que l’on peut constater : la violence dans la formation des USA, violence occultée aujourd’hui.”
          J’ai découvert il y a 2 ou 3 ans un excellent livre à ce sujet :
          “Une histoire populaire des Etats unis” de l’excellent Howard Zinn.
          Un travail remarquable sur la construction des E-U complètement à contre-pied de ce que l’on nous enseigne de ce pays.

      • aliG

        solidarité et progrès…effectivement, à boire et à manger:
        cf wikipédia.
        Sinon si écouter une chercheuse communiste française parler de tout cela ne te rebute pas trop:

        le choix de la défaite

    • Michel

      Bon, Michel, tes autres commentaires me font comprendre ce que tu veux dire.

      Il nous faut nous méfier de tout, d’accord.

      L’histoire peut être instrumentalisée, d’accord.

      Est-ce pour autant qu’il ne faut plus l’enseigner ?

      Je ne dis pas cela. Et il n’y a aucun projet pour ne plus l’enseigner. Je trouve juste un peu ridicule les hautes envolées littéraires pour nous expliquer que cette fois, ça y est ! Les lycéens seront des demeurés congénitaux qui vont tous voter Sarkozy. Déjà il faut bien vous dire que l’électorat de Sarkozy est en majorité à la retraite. Et d’autre part, il ne faut pas exagérer, cela ne va pas changer grand chose si quelques élèves de terminales S qui n’en avaient déjà strictement rien à foutre de l’histoire, ne sont plus obligés de suivre ces cours. Je ne dis pas que c’est bien, je dis qu’à trop grossir des problèmes mineurs on se ridiculise.

      Est-ce pour autant qu’il ne faut pas donner des bases de conscience politique aux jeunes ?

      Pourquoi aux jeunes ? Tu en connais beaucoup toi des gens qui ont une conscience politique ? Et puis faire comprendre aux gens que préférer oublier tous les problèmes politiques n’empêchera pas les problèmes en question de les rattraper un jour, cela n’est pas leur enseigner la politique, c’est simplement développer leur conscience tout court. Mais comment faire ? Je n’en sais rien. Ce n’est peut-être pas en leur donnant des cours de “conscience”…

      Ensuite, nous devons apprendre à être vigilants et réfléchir par nous-même.

      Si possible. Même (surtout ?) face aux textes de SuperNo qui, je trouve (mais j’ai surement tord), sont de plus en plus des monuments de contradiction, d’amalgames et de dogmatisme. (Ce serait un peu long de tout relever, et j’aurais tant à dire, en particulier sur le tout dernier.)

      Peut-être que si tu t’étais exprimé autrement qu’en étant “désagréable”, ton message serait mieux passé tout de suite.

      Tu as attaqué SuperNo et ceux qui fréquentent ce blog, sans donner d’arguments.

      C’est à dire que je n’ai vraiment pas envie d’être agréable (Et encore si tu savais, je me retiens beaucoup). Dans mon message initial il n’y avait pas d’arguments mais ils sont venu après non ? Enfin j’espère que j’en ai donné quelques uns parce que je n’en donnerai plus d’autres. Et puis, encore une fois, j’ai surement tord, mais je me dis que parfois un choc peut réveiller.

      Mais bon, je ne sais vraiment pas pour qui je me prends à vouloir apporter la critique là où personne n’en veut. Personne ne me demande mon avis et je ferais bien mieux de fermer ma gueule (même à moi ça me ferait des vacances !).

      Voilà, c’était l’ultime message (plein de fôtes) d’un “troll vitupérant” :-D
      Bonne “continuation” comme on dit.

      • Marti

        “Mais bon, je ne sais vraiment pas pour qui je me prends à vouloir apporter la critique là où personne n’en veut.”

        Je ne crois pas que quelqu’un ait dit ça… Simplement comme l’a dit Miha, si tu avais mis un peu plus de courtoisie dans ta critique, elle serait surement beaucoup mieux passée…
        Mais les avis contradictoires sont évidemment nécessaires à un débat.

  • Guénaël

    Au fait, superNo, si c’est pas trop indiscret, ça veut dire quoi ça :
    ou dans un autre genre dénoncer à leur patron leur collègue qui tient un blog…

  • Guénaël

    Identité nationale…
    Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette initiative.
    Ça m’a bien fait marré.

  • Et puis, et puis… Il passera le 27 janvier au Paris à Forbach, initiative du PG en Moselle et du PC à Forbach. Mais, aussi, comme ça, en loucedé, Stéphane Hessel, il va faire quoi sur la liste Europe-Écologie en mars ?
    Pour Michel, c’est vrai, tu as grandement tort d’écrire tord avec un D !!!

  • Denis75

    Le panneau a été retrouvé miha.

    Ouep, très bon film que j’ai eu la chance de voir hier à l’Espace St-Michel - seule salle obscure parisienne à diffuser le film. J’achèterai le DVD à l’occasion.

  • Guénaël

    Gilles Perret faisait sa (petite, malheureusement) tournée en Bretagne ce weekend.
    Lui et l’asso organisatrice n’ont pas eu de chance car la neige les a obligés à annuler une séance, et a empêché le public de venir plus nombreux.

    Ce soir, à Rennes, nous étions une petite cinquantaine à se faire refouler à l’entrée du ciné, cette fois-ci faute de place dans la (petite) salle. C’est déjà une consolation, ça veut dire qu’il y avait au moins 150 personnes avec les yeux ouverts (et qui ont eu la chance de participer au débat, snif).

  • Marti

    J’ai enfin vu ce film et waouh! Il est simplement magnifique. Un mélange d’indignation, d’optimisme, d’appel à la résistance, bref un film que tout le monde devrait aller voir.

    Pour ce qui est du contenu, SuperNo a déjà tout raconté mais je reviens juste sur les jeunes dans le car. Évidemment l’éducation politique (ou civique) est nécessaire. Apprendre l’organisation et le fonctionnement de la Vème république, connaître la définition de mots tels que capitalisme, libéralisme, communisme, etc, ou bien apprendre à décrypter des interviews ou des discours est indispensable pour se situer dans le paysage politique français.

    Mais Gilles Perret voit deux autres problèmes :
    1) la presse qui ne fait plus son boulot de reportages, d’analyses et d’enquêtes qui permet au citoyen de comprendre des vérités cachées.
    2) le manque d’attachements de valeurs à un parti. Ce qu’il veut dire par là, c’est que les jeunes ont plutôt des valeurs de gauche et au final ils votent (ou auraient voté) à droite parce que la gauche a perdu tout ce qui faisait sa particularité et a fini par rejoindre la droite sur le fond des idées. Dans cette confusion des partis, les jeunes sont perdus et finissent par voter n’importe où en se disant “droite-gauche c’est pareil”. Pour Gilles Perret, la solution est de retrouver une vraie gauche attachée à ses valeurs de coopération, de solidarité,…

    Voilà en tout cas, la tournée n’est pas finie, et j’encourage tout ceux qui ne l’ont pas vu à y aller d’urgence.

  • Alphanne

    Une projection en Lorraine bientôt :

    #
    Blenod les Pont à Mousson
    vendredi 28 mai 2010 : 20h30

    Salle Jean Vilar

    En présence de : Charles Roederer (Pdt Ligue des Droits de l’Homme de Moselle)

  • raoul

    A noter:

    *
    “C’est confirmé, Walter sera présent pour accompagner “Walter retour en résistance” les 6 et 7 juin en Centre Bretagne !
    Il sera le dimanche 6 à Carhaix au cinéma Le Grand Bleu pour une séance à 16h00, le soir même à Rostrenen au Ciné Breiz pour une projection à 20h00 et le lundi 7 au cinéma Jeanne d’Arc de Gourin pour une projection à 20h00.
    Chaque séance sera bien entendu suivie d’un débat !
    C’est organisé par le réseau Cinéphare et c’est suite à cette belle idée du 13 juin… j’espère que les réseaux fonctionneront pour faire un bel accueil à Walter qui traverse la France spécialement pour l’occasion!
    Amicalement Olivier Bitoun, Cinéphare”
    Une occasion unique de rencontrer quelqu’un de ce gabarit et de comprendre absolument dans quelle logique s’inscrit ce pique nique résistant du 13 juin prochain….ne ratez pas ça!!!”

    *

    source :http://autrerive.hautetfort.com/7._evenements/

    PIQUE NIQUE RESISTANT de BRETAGNE
    Fête et débats
    A TREDUDON LE MOINE (29690 BERRIEN)
    le dimanche 13 juin 2010 à partir de 11h00.
    Si comme nous, l’Appel du Conseil National de la Résistance vous interpelle et que vous vous reconnaissez dans ces paroles, Si, comme nous, vous estimez que les principes ainsi posés valent le coup d¹être défendus, comme l¹ont fait, dans d¹autres circonstances, ces hommes et femmes.
    Si comme nous, vous pensez que la remise en cause de ces valeurs et acquis, par ceux qui nous dirigent et qui dirigent ce monde, devient insupportable. Retrouvons nous pour fêter cet esprit de résistance et répondre à notre façon à cet appel.
    Nous vous invitons donc à participer et faire participer le plus grand nombre au premier pique-nique résistant pour la région Bretagne qui se tiendra à TREDUDON LE MOINE (29690 BERRIEN), premier village résistant de France, le dimanche 13 juin 2010 à partir de 11h00.
    Venez partager vos casse-croutes (il n¹y aura rien à manger sur place), vos boissons (pas de buvette non plus) mais aussi vos envies et vos idées avec ceux qui, comme vous, veulent que les choses changent. Reste à savoir commentŠle débat reste largement ouvert.
    Diffusez et faites diffuser le plus largement ce message autour de vous et dans vos différents réseaux pour que nous soyons un maximum à déclarer ce 13 juin 2010 :
    ” Créer, c’est résister. Résister, c’est créer “.
    Repaire là-bas si jy suis de Berrien
    Contact : café-librairie L¹Autre-rive - restidiou vraz ­ 29690 BERRIEN
    Tél : 02.98.99.72.58 Courriel : lautre-rive@hotmail.fr

    source: http://sudeducation29.infini.fr/spip.php?page=evenement&id_article=29

  • raoul

    communiqué du CRHA:
    Pour retrouver les interventions du 16 mai , les vidéos sont en ligne sur le site du CRHA.
    Vous trouverez aussi les articles parus dans la presse.

    http://www.citoyens-resistants.fr/

  • raoul

    Entre 1000 (chiffres Ouest-france) et 1500 personnes (chiffres organisation) réunies pour ce pique-nique resistant malgré le peu (euphémisme) d’informations circulant au sujet de cette manifestation! Ca redonne de l’espoir!!!

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-1-000-personnes-au-pique-nique-resistant-de-Tredudon-_40734-1409854———-aud_actu.Htm

    • raoul

      ps: durant ce pique-nique, il a été débattu des valeurs du pacte du C.N.R et … de la décroissance !!! Etonnant, non?
      D’autre part (peut-être que certains d’entre vous aviez l’info, moi je l’apprends seulement maintenant) le dimanche 6 juin ont été organisés des pique-niques décroissants:
      http://picnic4degrowth.net
      On constate une concentration du phénomène sur le flanc est de la France.

      • miha

        ouais !!!

        Nous l’avons fait, ce pique-nique !

        7 courageux bravant le risque de pluie qui ne s’est pas gênée pour s’inviter au cours du repas.

        Nous nous sommes réfugiés en haut d’un escalier, à l’abri… et on a continué.

        Non, mais… cékikikommande ?
        ;-)

        hi hi hi.. cliquez sur “grenouille”.. je ris toute seule

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