[Cette émission, captée par hasard sur LCI samedi dernier, m’a tellement amusée que je l’ai enregistrée dimanche et que j’ai poussé la hardiesse jusqu’à la poster sur dailymotion. Une première pour moi ! En tout cas si vous avez une petite demi-heure et une bonne envie de rigoler, je vous en conseille vivement le visionnage ! EDIT : comme vous l’avez peut-être constaté, ces rogntudju de Dailymotion ont rejeté une des vidéos… Il est vrai que le contenu peut choquer les personnes sensibles. Je retente ma chance en 4 morceaux sur Youtube…]
Vous vous souvenez de Jean-Marc Sylvestre ? Le haut-parleur du libéralisme, qui a passé toute sa carrière à chanter les louanges des patrons, des banquiers et du marché libre comme l’air, pour son plus grand profit ? Ses interventions quotidiennes sur France Inter étaient de tels monuments de bêtise et de manichéisme, tellement caricaturaux qu’on ne pouvait qu’en rire. Ce qu’on ne se privait pas de faire.
Sylvestre s’est fait virer de France Inter (qu’il attaque aux prud’hommes, découvrant ainsi émerveillé les vertus de ce droit du travail qu’il conchiait pourtant quotidiennement) . Son remplaçant, Dominique Seux, est certainement plus compétent, mais beaucoup moins marrant.
Jean-Marc Sylvestre n’a pas disparu pour autant. A 63 ans, il serait pourtant grand temps pour lui de prendre sa retraite, mais lui qui préconise de la retarder indéfiniment pour les salariés ordinaires est en quelque sorte logique avec lui-même. Il s’occupe aujourd’hui d’économie ultralibérale (il n’en connaît pas d’autre) sur TF1 et LCI. Ne regardant pas la première, je suis tombé sur l’émission “Le club de l’économie” sur LCI, et hypnotisé, je suis resté devant. Et je n’ai pas été déçu.
Car j’ai vu le dernier refuge des brontosaures ! Ces animaux étranges qui vivent sur la même planète que vous, mais assurément pas dans le même monde. Leurs sphères éthérées sont carrément inaccessibles au commun des mortels qui vont bosser (ou voudraient bien aller bosser) le matin.
Tous ultralibéraux, ça va sans dire. À croire qu’il ne peut y avoir d’autre économie qu’ultralibérale… Présentation du plateau :
Il y avait là Yves de Kerdrel, éditorialiste au Figaro. Arrêtez de pouffer, dans le fond ! Il tient aussi chronique sur la radio ultralibérale BFM. Et ce n’est pas fini, il est aussi directeur de la rédaction de l’hebdo “Journal des finances”. Dernièrement, il a fondé “Wansquare”, média dans lequel il raconte les mêmes bêtises qu’ailleurs, mais qu’il envoie moyennant brouzouf sur votre smartphone de décideur… Sa startup à lui… Et il a son rond de serviette dans cette émission. Une valeur sûre !
Ensuite, Nicolas Bouzou. Un âne à listes. Un téléconomiste de la terre plate, comme il en pullule dans le poste. Je l’ai déjà cité sur ce blog, voici une déclaration qui résume le niveau du gars : “Nous ne travaillons pas assez, les entreprises investissent trop peu, notre système fiscal pénalise la création de richesse et la croissance future. Quant à notre marché du travail, sa rigidité protège les salariés en place, mais ferme les portes de l’ascenseur social aux plus fragiles. L’État enfin, gaspille de précieuses ressources sans compter. Ces assertions reposent chacune sur des faits tangibles, et non sur des a priori idéologiques”. Bon, le fait que ce soit au mot près l’essence de l’idéologie libérale ne prouve qu’une chose : le libéralisme est une idéologie, certes, mais tangible.
Quand je parlais de brontosaure, en voilà un beau ! Le plus extraordinaire phénomène de foire du plateau à n’en pas douter. Marc de Scitivaux, qu’il s’appelle. Et je suis d’autant plus heureux que je ne le connaissais pas ! Je vais le mettre dans ma collection, et en bonne place, encore ! Lui aussi se dit “économiste”, lui aussi dirige un torchon journal, “les cahiers verts de l’économie”. À noter que, comme il le précisera plus tard dans l’émission, l’éphithète “vert” désigne uniquement la couleur de la couverture, et n’a assurément aucun lien avec une quelconque tendance écologique. Scitivaux fut d’ailleurs conseiller de Madelin, ce qui suffit à suggérer la profondeur de la pensée tout en nuance du personnage. Ah, si, particularité : il avait “prévu la crise” ! C’est fou comme ils sont désormais nombreux, ces prophètes ! Alors qu’on ne les avait jamais entendus avant… Il faut croire que le passé est plus facile à prévoir que l’avenir…
Surprise, la présence de Michel Roussin, ex-Ministre de la coopération de Balladur, et ponte du “MEDEF international”. Celui qui connaît certainement le mieux l’économie africaine, désormais conseiller de Henri Proglio, président de Véolia Environnement, après avoir été celui de Bolloré… Deux grands amis de Sarkozy, deux joyeux convives du Fouquet’s…
Je le connaissais surtout comme spécialiste des marchés publics truqués en Ile de France, et porteur de valises pour Chirac.
A l’heure où la Chiraquie tremble, où le parrain lui-même est convoqué au tribunal, où Pasqua est condamné à de la prison ferme (sans y aller, tout de même) et où la racaille polynésienne Flosse est lui carrément en taule, on se rappellera que Roussin lui aussi tâta de la paille des cachots de la République (enfin, plus précisément de la cellule VIP de la prison de la Santé), avant d’être condamné à 4 ans de prison avec sursis et 50000 euros d’amende, une misère… D’autant qu’à 70 balais il cumule sa retraite d’officier de gendarmerie avec les pourboires de ses amis du CAC40… Un bel exemple de réinsertion à montrer aux voleurs de téléphones portables ordinaires… Il arbore même une rosette à sa veste, sans doute pour signifier combien il est respectable, des fois qu’on ne serait pas convaincu…
En amuse-gueule, l’évocation de la commémoration commune du 11 novembre avec la chancelière allemande. Je cite, deux points ouvrez les guillemets : “c’est toujours bon à prendre pour la croissance” (!). LCI ne pratique pas le contrôle d’alcoolémie à l’entrée des studios, voilà le résultat.
Je suis évidemment tout sauf un fana des commémorations militaires. Mais j’imagine que celui qui regarde ça devrait penser aux courageux soldats qui ont vécu l’enfer dans la boue de leurs tranchées pour défendre leur pays, à la beauté symbolique de la réconciliation franco-allemande, ou alors, plus pragmatique pour ceux qui ont vécu dans leur lointaine jeunesse l’épreuve de la caserne, aux heures perdues en répétitions, repassage de treillis, nettoyage de canon de Famas, et interminables séances de marche au pas…
Non non. Quand Sylvestre regarde le défilé du 11 novembre, il pense “croissance”. D’ailleurs, quoi qu’il fasse, il pense “croissance”. N’importe quel praticien vous confirmera le caractère incurable de la pathologie.
Mais le grand sujet, c’est évidemment la fin de la crise ! Pour Marc de Scitivaux, c’est clair : “la récession mondiale est terminée”, d’ailleurs les chiffres sont encore meilleurs que prévus ! Ouais ! Chouette ! Champagne ! Ah… euh… Pourquoi je suis encore au chômage, moi ? Sans doute parce que je n’ai jamais rien compris à cette économie-là… Et je ne suis pas tout seul, rien qu’en France on est plusieurs millions dans le même cas… Ah, pardon, on me glisse dans l’oreillette que cette fin de crise ne concerne que les financiers, qui vont donc pouvoir recommencer leurs scandaleuses conneries leur travail comme avant. Les autres ? Quels autres ? On s’en fout ? Ah bon, pardon, continuez…
Roussin approuve en hochant la tête.
Kerdrel prend ma défense, et constate que derrière les chiffres il y a des hommes, et qu’il y a 16 millions de chômeurs rien qu’en Europe… Ah que vous êtes bon, Monsieur Kerdrel, je regrette déjà (presque) d’avoir dit du mal de vous…
Scitivaux a réponse à tout : il y a toujours un décalage de 16 à 20 mois entre le redémarrage de l’économie et la reprise de l’emploi. Précis, péremptoire. Bon, j’ai plus qu’à attendre entre 16 et 20 mois, alors… Et vous aussi, bandes de parasites !
Bouzou, sans doute pour se démarquer, est globalement d’accord, mais pense que cela ira moins vite que ce que ses compères prédisent. Ils vont sans doute prendre les paris et mettre en jeu l’apéro pour la prochaine émission… Le 421 des financiers en quelque sorte…
S’ensuit une discussion en forme d’autosatisfaction où on se balance joyeusement à la figure des “prévisions de croissance”. Passionnant. Observer les mimiques de ces gens-là relève de l’ethnologie. Dans leur monde, la croissance est l’alpha et l’omega, son potentiel est infini. Il n’y a aucun problème de finitude du monde, de limite des ressources naturelles. La définition parfaite des “économistes de la terre plate”.
Sylvestre demande à Roussin quels ont été les effets de la crise en Afrique. Réponse claire : l’Afrique a “zappé la crise”, même si les pays qui produisent des matières premières ont un peu souffert. Mais les prix remontent, donc il n’y a plus de problème, circulez…
Bon, il faut dire que ce sont surtout les multinationales occidentales, celles que Roussin conseille, qui profitent des matières premières africaines.
Et puis la croissance moyenne en Afrique ces 10 dernières années est de… 7% ! De nouveaux pays investissent en Afrique. Le Brésil, la Chine… Pas les Européens. Sauf ceux de l’Est, roumains, tchèques. Bref l’Afrique se développe et c’est super, Youpi !
Sylvestre s’enflamme : l’Afrique est-elle la Chine des prochaines années ? Sous-entendu : est-ce là que les industriels devront délocaliser pour s’en mettre plein les poches ?
Attention, prévient Roussin. Gare au manque de droit des affaires, de stabilité politique… On veut bien prendre des risques, mais quand même pas celui de perdre du pognon…
Kerdrel regrette que François-Henri Pinault (le fils de son papa et le pote de YAB, financier de “Home”) se dégage de sa société la CFAO. Aussitôt Roussin a les yeux qui brillent de nostalgie. Ah, la CFAO, les grands comptoirs. Y’a bon missié blanc !
Au fait, quelqu’un leur a parlé des enfants qui meurent de faim toutes les six secondes, du milliard d’humains qui non seulement ignorent tout des produits dérivés, mais ne mangent pas à leur faim ?
L’émission étant divisée en deux parties, voici la fin de la première.
Et c’est l’entrée en scène d’une dénommée Alice Mahlberg. Physique avantageux, comme à peu près systématiquement chez les journalistes des chaînes info. Une petite nouvelle, qui travaillait naguère au Figaro puis à France-Soir. Non, pas à Siné Hebdo.
Elle est chargée des relations avec les internautes. La pauvre, j’espère qu’elle ne va pas tomber sur ce billet, qui lui ferait certainement de la peine.
En tout cas l’atmosphère se détend et Jean-Marc Sylvestre biche en lui présentant les invités qui se tortillent. C’est toujours l’effet que provoque une jolie femme dans une assemblée de mâles dominants.
Alice Mahlberg évoque donc les préoccupations des internautes. Qui ne sont pas forcément ceux d’ici, on l’aura compris.
- réunion du ministre des finances du G20, et une éventuelle “Taxe Tobin”.
- Sommet de Copenhague, financement de la lutte contre le réchauffement climatique. “Et la croissance verte” ajoute Sylvestre, qui s’affolait de ne pas avoir prononcé le mot “croissance” depuis une bonne minute.
- La hausse du prix du paquet de cigarettes.
- L’amour des français pour l’économie.
Rappelons pour les plus cancres de nos lecteurs que la “Taxe Tobin” est comme son nom l’indique une taxe qui devrait s’appliquer sur les transactions financières, et dont le but serait d’une part de réfréner les ardeurs spéculatrices, et d’autre part de récupérer un peu de ce que les financiers volent aux pauvres… C’est l’idée fondatrice de l’association ATTAC.
Notons que cette taxe est désormais souhaitée par des gens qui n’ont pourtant rien à voir avec des gauchistes, comme au Modem, par exemple. La “crise” a tout de même eu quelques vertus d’ouverture oculaire… Corinne Lepage parle même d’une “Taxe Tobin verte !” Ceci dit, on comprend bien qu’entre une taxe à un taux de 1% et une autre taxe à quelques pouièmes de pourcents, l’esprit n’a plus rien à voir…
De toute façon, Scitivaux prend la parole et sort la sulfateuse pour dézinguer immédiatement cette idée. Une taxe ? Ça va pas, non ? La taxe est au libéral ce que le doryphore est à la pomme de terre : un ennemi mortel ! Pas de ça chez nous, monsieur ! Ça ne sert à rien…
Bouzou surenchérit “on essaie de lutter contre les paradis fiscaux, c’est pas pour créer des paradis règlementaires !”. Tout en admettant que les banques “la ramènent un peu trop”, et devraient faire profil bas pour qu’on le les punisse pas en leur infligeant une “Taxe Tobin”.
Kerdrel souligne que c’est Gordon Brown qui a remis l’idée de cette taxe sur la table, parce qu’il est fils de pasteur et que la taxe serait une sorte de rédemption pour ces banques qui ont pêché. Oui, ils en ont de la bonne au Figaro… Il fait le parallèle avec les fumeurs qui ne veulent pas s’arrêter, et qui doivent donc dans cette logique religieuse payer plus.
Le réchauffement climatique. Peut-on espérer un accord à Copenhague ?
Acrrochez-vous, c’est du lourd. C’est encore Scitivaux qui attaque. “Je ne sais pas d’où vient le réchauffement climatique. Je ne sais pas s’il y en a un, et je ne sais pas d’où il vient”. Sylvestre proteste pour la forme. Scitivaux persiste : “il y a quelques minoritaires qui contestent la théorie de ce réchauffement, et vous savez bien que souvent les minoritaires ont raison”. Alors les voitures électriques oui, le réchauffement climatique, non.
Bouzou détonne un peu, mais regrette qu’on attende trop de Copenhague. Roussin appelle ça une “grande kermesse”, et prêche pour le développement sans entrave de l’Afrique, invoquant la responsabilité des pays occidentaux.
Scitivaux insiste : de toute façon, la science viendra à bout de tous les problèmes énergétiques, et ça se passera aux États-Unis, car là-bas “il y a des p’tits gars qui cherchent dans des petites chambres à Manhattan et qui ont des gros financements, alors ils trouveront forcément”.
Avant de sortir cette perle :
“Quand il y a un problème dans une société LIBRE, les entrepreneurs LIBRES trouvent toujours une réponse car ils y ont un intérêt COMMERCIAL. La probabilité qu’il y ait des FONCTIONNAIRES capables de savoir ce qu’il faut faire pour préparer l’avenir est égale à ZERO, ils se sont toujours plantés !”.
Encadrez-moi ça au dessus de votre lit tellement c’est beau, tas de gauchistes pessimistes, et arrêtez de nous emmerder avec vos petits problèmes de climat et d’énergie… Roussin rigole.
Cette foi dans la science et le libéralisme (qui, rappelons-le, tout de même, sont les principaux responsables du désastre qu’il s’agit de réparer urgemment) force le respect. Ça me rappelle irrésistiblement un album d’Astérix, “Le Combat des chefs”, où Obélix, après avoir donné au druide Panoramix un coup de menhir qui l’avait rendu fou, prétendait le soigner en lui en mettant un second coup !
La parole est à Kerdrel, qui enfonce le clou : “cette histoire de réchauffement climatique nous a été vendue par trois personnes : Al Gore, Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand. Aucun d’entre eux n’est scientifique”. Les rares scientifiques que je connaisse ne sont pas tout à fait d’accord. Vlan ! Personne ne lui a parlé du GIEC ? Ah, oui, pas coté au CAC40 ni au Nasdaq, le GIEC…
Et voilà ! Qu’est-ce que je ne vous avais pas dit ? Quand il y a seulement un professeur Tournesol comme Allègre, ou quelques commentateurs-trolleurs sur les blogs qui soutiennent les thèses du négationnisme climatique, c’est un “détail”. Mais quand les milieux d’affaires, d’abord circonspects et faisant mine d’être coopératifs, sans doute animés par l’espoir de faire du fric de ce petit empêchement, s’y mettent à leur tour, c’est plus grave. Cela signifie simplement qu’ils ont acté le fait que le réchauffement climatique est pour eux une gêne, une entrave au business. Alors s’il y a possibilité de nier et de passer outre, ils s’engouffrent dans la brèche ! C’est une tendance lourde, qui annonce le retour du charbon, dernière énergie fossile disponible en quantité, pour soutenir la sacro-sainte “croissance”, à laquelle tout est dû !
Le CO2 ? Bah, la science essaiera de l’enfouir, et si elle n’y arrive pas, c’est pas si grave puisque le réchauffement climatique n’existe pas !
Bouzou met encore un bémol en poussant une ode au “développement durable”. Entre les négationnistes du réchauffement climatique et les croisés de la croissance verte, l’humanité est décidément en de bonnes mains !
Scitivaux, insatiable, tente de démontrer la perfection du modèle libéral en expliquant que la hausse du prix du pétrole a entraîné des économies d’énergies automatiques, motivées par des raisons financières. Il affirme pour preuve que le taux de croissance de la consommation d’énergie n’est que le quart du taux global ! En gros, si la croissance mondiale est de 4%, la croissance énergétique est de seulement 1%…
Hum. Qui lui dit que les scientifiques demandent une division par 4 des émissions de CO2 d’ici 2050, soit pour employer son jargon, une croissance de -75% ???
Bon, je passe le débat sur le prix du tabac, sauf pour rappeler avec Bouzou les cours de première année d’économie, selon lesquels une hausse du prix entraîne une chute mécanique des ventes…
Embrayage : les français sont mauvais en économie, un sondage confirme que 71% le pensent. Guerre des sondages, Kerdrel va plus loin, il affirme que 80% des français aimeraient en savoir plus dans ce domaine, alors que seulement 6% d’entre eux s’estiment compétents.
Même si Roussin rend hommage à Sylvestre en prétendant que cette émission fait de la vulgarisation, il n’y a pas besoin de sondage pour comprendre que ce n’est pas avec des profs tels que ceux qui figurent dans ce “débat” qu’ils risquent de progresser !
Des brontosaures ! Qui ne voient le monde qu’à travers les yeux cupides de ceux qui tirent les ficelles. Il ne parlent pas de travail mais de finance, de croissance (tous les trois mots environ), d’investissements, de milliards… Mots dont ils se gargarisent pour masquer leur incompétence et surtout leur inutilité.
Censés vulgariser l’économie, ils ne sont que de pitoyables et risibles mouches du coche : le travailleur travaille, le financier suce le pognon du travailleur, le journaliste économique cire les pompes du financier, et vilipende cette feignasse de travailleur qui est une charge pour le financier. Une belle construction en vérité.






Casseurs de pub
La Décroissance
LPO
Le Grand Soir
Marianne 2
RESF
Siné hebdo
Vendredi
Ma galerie de photos
PhotoCool
La vache, encore une chaine que je suis bien content de ne pas recevoir.
Je me permets un petit HS, ta phrase “des enfants qui meurent de faim toutes les six secondes” m’a fait penser à la chanson 8 secondes des cowboys fringants, un groupe québecois que tout le monde ne connait peut-être pas ici et qui mérite son heure de gloire (en tournée en France ces jours-ci, ils ne faut pas les manquer).
Fortes tonalités décroissantes, écolo et anticapitalistes dans leurs chansons. Ça devrait plaire à la plupart des lecteurs de ce blog
“Un grand économiste, c’est quelqu’un qui saura très bien expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui. ”
Jacques Attali, un spécialiste en la matière
Quand il n’y a plus de religion, l’homme s’en créé une autre, ça fait entièrement partie de lui. Pour l’anthropologue amateur que j’essaye d’être, Il y a une très belle symbolisation de la chose dans la Bible : le Veau d’Or. Le Dieu de Moïse disparaît et la première chose que fait l’Homme, c’est de s’inventer un dieu qui fonctionne mieux….
Ainsi, la croissance devient un dogme et tout contrevenant à ce dogme devient un hérétique. A part les Iphone et les 4X4, l’Homme n’a pas beaucoup progressé depuis le Moyen-Age…
Mon bon SuperNo, je te trouve très courageux de t’infuser des trucs pareils. Ne dépasse pas la dose prescrite (1h/jour) au-delà de quoi il y a un risque d’intoxication!!!
Kenavo
Et le travailleur se jette sur les produits les moins chère parce que “Waou ! C’est vraiment pas chère” et rien à foutre d’où ça vient, ni de qui l’a fabriqué dans quelles conditions ! (ni même si cela à la moindre utilité…) Et après le même fustige les patrons parce que, tu comprends, ils délocalisent pour produire des merdes pas chères qu’ils revendent avec de copieuses marges (sur lesquelles ils font ce qu’il faut pour ne pas payer d’impôts).
Les français ne comprennent pas l’économie ? Les pseudos économistes n’auraient en fait pas besoin de la rendre artificiellement hermétique (ce qu’ils font pourtant avec moult efforts) car les français s’en foutent de l’économie, la seule chose qui les intéresse c’est leur petit bénéfice immédiat, mesquin, stupide, égoiste à courte vue…
La vérité est hélas que “nous” somme complices du capitalisme débridé (et quand je dis nous, je ne parle pas de toi, de moi ou de la ridicule poignée de personnes conscientes du problème qui lisent ce blog). Contre à la fois l’immense masse du troupeau et le pouvoir de ceux qui l’exploitent que peut-on faire ?
Les français ? Je dirais plutôt “les gens”. Ce n’est pas spécifiquement français, si ?
Oui en effet. Mais le sujet était plus ou moins les français, donc je m’acharne (injustement) sur ce groupe plus ou moins défini.
Mais bien sur, tu n’en fais pas partie, tu n’achètes jamais rien en provenance de chine, ne te rends jamais dans les grandes surfaces, etc… T’as raison, les autres, c’est vraiment tous des cons. Bon, sauf nous, hein, parce que quand même…
Et donc quel est le but de ton message ?
Je fais en effet très attention à ce que j’achète et cela depuis fort longtemps. Et j’achète très peu de chose, le minimum.
ça te défrises ? Tu ne peux pas en dire autant ?
J’ai au moins appris une chose, si les gens ne sont pas tous des cons, toi tu en en est un beau spécimen.
Le but de mon message, c’est tout simplement de te faire remarquer que peut-être, quand tu dis ça,
“La vérité est hélas que “nous” somme complices du capitalisme débridé (et quand je dis nous, je ne parle pas de toi, de moi ou de la ridicule poignée de personnes conscientes du problème qui lisent ce blog).”
Tu parles aussi de toi, quoi que tu en dises.
J’aime beaucoup les réflexions des gens qui disent, “bon, nous,n c’est pas pareil, mais les autres, c’est tous des cons…”
Bon, pour tempérer mon message, tu viens d’écrire que les gens n’étaient pas tous des cons (en fait, ceux qui pensent comme toi ne le sont pas, peut-être ?), donc je me plante certainement, puisque moi, de toute évidence, j’en suis un (mais là, tu ne m’apprend rien).
En ce qui concerne ce que j’achète et la façon dont je l’achète, je donnerai des leçons aux autres quand j’estimerai faire ce qu’il faut, et tout en étant con, j’ai la modestie de me rendre compte que malgré mes efforts, je suis loin du compte, contrairement à toi, qui me semble parfait.
On se connait ? Si tu ne sais rien de ce qu’est mon comportement de consommateur le mieux serait que tu me fasses grâce de tes commentaires de roquet qui se sens pris en défaut. Je comprends bien que soudain, lorsque tu as enfin compris que tu n’es pas meilleurs que les méchants hommes de pouvoir que tu critiques, cela t’a fait un choc. Mais plutôt que de t’en prendre à moi, commence à surveiller ce que tu achètes dans la mesure de tes possibilités. Bref fait comme moi plutôt que de te chercher des excuses en supposant que je vautre dans la même facilité.
Et quand il s’agit de donner des leçon de morale (de niveau troquet) je pense que tu devrait commencer par balayer devant ta porte. Car depuis le début de ton intervention tu ne fais qu’expliquer ce que devrait être selon toi la modestie. Alors je t’explique un truc, le sujet du poste c’est “Le club des brontosaures de l’économie ultralibérale” c’est à dire que ça ne porte absolument pas sur la définition de la modestie. Si tu as quelque chose à dire sur le sujet et pas sur les intervenants, n’hésite pas. Et - je ne sais pas pour les autres - mais moi je m’en contre-fout de ta vision de ce que doit être la modestie “bon teint”.
Ca, j’avais compris. t’es très fort, et les autres sont des merdes, ok. Fin de la discussion.
hello,
Je peux pas m’empêcher de réagir à ce sujet;
Nous sommes nombreux à réclamer des changements parmi les suivants:
une relocalisation de la production,
plus de solidarité,
une meilleure répartition des richesses,
pas de travail le dimanche,
des emplois pour tous,
des mesures radicales contre la corruption,
des sanctions pour ceux qui profitent,
… j’en passe.
Pourtant, au quotidien, nous sommes incapables d’appliquer à nous-mêmes ce que nous exigeons de l’état, des autres ou des entreprises.
Comme tu le dis si bien, nous dénonçons les délocalisations mais ne nous soucions pas de l’origine des produits que nous achetons, alors que l’on devrait boycotter les produits manufacturés en Chine (par exemple). Ce boycott, pour être conséquent devrait se faire à l’échelle européenne. Nous devrions privilégier les entreprises continuant à fabriquer en France ou en Europe.
Nous réclamons la solidarité mais combien d’entre nous sont capables d’aider un prochain dans la détresse? Combien préfèrent détourner le regard. Combien ne se sentent pas concernés par les licenciements de telle ou telle usine et ne participe pas aux manifestations par solidarité avec leurs salariés? C’est quand la dernière fois que nous avons dépanné quelqu’un qui était dans la merde et que cela nous a couté soit du temps qui nous était précieux, soit de l’argent qui nous l’était tout autant?
Une meilleure répartition des richesses? Qui d’entre nous serait prêt a donner un petit peu de ce qui lui appartient chèrement? Qui peut encore prétendre connaitre la satisfaction du don sans rien attendre en retour? C’est quand la dernière fois que nous nous sommes privés d’un repas ou que nous l’avons simplement partagé?
Le dimanche, c’est sacré et pourtant les courses le dimanche, c’est … pas sacré pour les caissières de nos grandes surfaces, ni pour les serveurs(ses) de restaurant, ni pour les vendeurs(ses) des galeries marchandes, ni pour le gardien du parc …
Comment peut-on prétendre lutter pour la défense de l’emploi et utiliser les caisses automatiques que les grandes surfaces essayent de nous imposer? Et pourquoi ils ne nous donnent pas le salaire de la caissière dans ce cas? et pis le salaire du guichetier de la banque aussi en passant puisqu’il n’existe plus non plus…
Et la corruption, les petits profits; sommes nous bien propres sur nous? blancs de toutes arnaques? reproche t’on a nos politiques de profiter de certaines failles ou bien sommes nous jaloux de ne pas pouvoir en faire autant?
Un exemple en date, un peu long mais je vais essayer de faire court:
Je mange au resto U. Les tarifs y sont établis en fonction de notre situation économique ou sociale. Plus on gagne de l’argent, plus on paie. C’est juste et cela semble censé si l’on veut que le CROUS puisse continuer a subsister. Pourtant parmi mes collègues, le plus souvent parmi ceux qui gagnent autant ou plus que moi, nombreux sont ceux qui essayent de gruger et de payer moins que ce qu’ils doivent payer. Ces mêmes collègues vont ensuite nous donner des leçons de solidarités et de répartition des richesses et s’offusquer des abus de certains gouvernants ou élus qui se goinfrent sur le dos de la République.
Entre ce que l’on fait (nos actes) et ce que l’on prétend (nos discours), il y a parfois un énorme fossé…
Tout cela est vrai, mais je ne me place même pas sous l’angle de la morale, uniquement sous un angle purement pragmatique.
Le fait est que nous avons le pouvoir. Ce pouvoir se trouve dans notre porte monnaie et il peut tout. Toute activité économique ne vise qu’à une chose, que ce soit de façon directe ou indirecte : fournir un bien ou un service à un certain nombre de consommateurs. Ces consommateurs ont le pouvoir d’orienter par leur seul choix toute la production de biens et de services, et donc par la même de sanctionner ou d’encourager des pratiques, des politiques…
C’est un fait. Nous avons choisi le monde dans lequel nous vivons. Il est l’exact reflet de notre comportement quotidien.
Il est donc parfaitement inutile de rejeter la faute sur les pourris qui profitent du système, ils n’en sont capables que parce que nous le tolérons et même les y encourageons. Et la plupart de ceux qui subissent leur joug s’empresseraient de faire la même chose avec le même pouvoir.
La masse des consommateurs a le pouvoir, mais en même temps elle ne peut l’utiliser. Parce que divisée par des haines irrationnelles. Parce qu’il n’existe aucune confiance entre nous. Parce que nous somme stupides, incapables de penser groupe, incapables d’anticiper notre comportement multiplié par la multitude.
Donc plutôt que de jeter la faute en permanence sur des imbéciles qui pérorent leurs stupidités dans des émissions de télé, il serait temps que nous prenions (que nous essayons de prendre) notre pouvoir en main. En s’organisant pour agir concrètement en choisissant ce que nous achetons en informant les autres.
Les politiques, les multinationales, ne sont rien face à une population décidée et informée qui ne se laisse plus dicter son comportement par le matraquage publicitaire.
Je partage ce point de vue, et j’en conclus qu’aujourd’hui, je suis beaucoup plus efficace en évangélisant autour de moi qu’en gagnant 1kwh par an de plus sur ma facture d’électricité. Bloguer, commentez, diffusez, forumez… Il faut que tout le monde sache, que tout le monde se rende compte.
”
Je suis entièrement d’accord mais ce pouvoir est de plus en plus limité dans la mesure ou il n’existe quasiment pas de concurrence en France. Il y a entente sur les prix que ce soit dans les services ou dans les produits manufacturés. Il ne nous reste donc plus que le pouvoir de refuser et de chercher à se passer de ce qui parfois nous est nécessaire, sans aucune autre alternative.
Entièrement d’accord encore une fois. Ainsi, nombre d’entre nous jalousent intérieurement les exactions d’autrui et ne se scandalisent qu’en apparence…
Là, par contre j’ai l’espoir que les choses sont en train de changer. La méfiance tombe parce que les moyens actuels de communication nous permettent d’établir des liens d’affinités, des réseaux de contact, d’échanger des points de vue parfois anonymement et nous sortent de notre isolement. Les divisions qui subsistent sont des divisions d’intérêt parce que pour l’instant nous sommes encore dans l’apprentissage d’un raisonnement profitable à un ensemble, un groupe et non plus à une concaténation d’individus.
“*
*”
Pour ma part, je n’attends plus l’action de masse dont l’organisation est trop souvent fastidieuse pour être efficace. Par contre, j’estime que chacun peut de son coté agir individuellement. La somme de ces actions individuelles peut avoir les mêmes effets qu’une hypothétique action de masse. j’imagine qu’un jour quequ’un a dit: “Les grands fleuves sont composés d’une multitude de petits cours d’eau.”
Par contre, la faim, la famine est le seul élément déclencheur d’un mouvement de masse inexorable. Toutes les révolutions (p’t’et’ que j’me plante en disant cela) ont été déclenchées par la faim.
Une population informée et éduquée est le pire ennemi d’un gouvernement aux désirs de totalitarisme. C’est bien pour cela que TF1 vend de la disponibilité cérébrale aux annonceurs, que nos gouvernants grèvent les budgets et les moyens de l’éducation nationale tout en préservant ceux d’une pseudo élite et que l’on nous abruti en cherchant à nous faire croire que le bonheur se trouve dans le plaisir d’acquérir des choses.
Le 28 novembre, c’est la journée sans achats proposée par les “Casseurs de pub”. Je suggère et espère que l’on organise une semaine sans T.V. Le jour ou les médias alternatifs auront pris le dessus sur les médias classiques actuels alors les choses ne seront plus les mêmes.
Je me demande toujours pourquoi aucun parti dit “de gauche” n’a encore suggéré à ses militants ou sympathisants ou electorat potentiel d’aller un jour, à une date précise retirer tout son argent des banques. Cette simple annonce provoquerait un effet panique suffisant pour écrouler le système financier et politique actuel. Mais est-ce ce que nous voulons?
ps: pourtant , d’après http://bellaciao.org/fr/spip.php?article94240 , les banques prennent les devants et nous, nous continuerons à subir parce qu’incapables d’anticiper et de nous prendre en main.
Pfiou.
Pire qu’une émission sur l’économie, il y a ce… truc (désolé, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article94240
Pas une phrase correcte. Traduction automatique même pas relue pour corriger les contresens ou les syntaxes délirantes. C’est plus du blog ça, c’est clairement du foutage de gueule. Il est ou touchatout ? Il pourrait peut être faire quelque chose.
Oouaips, desolé pour la médiocrité de la traduction, j’ai pas eu le temps d’en chercher de meilleure; sinon sur : http://www.boursorama.com/forum-gold-index-la-socgen-avertit-ses-clients-393100184-1 l’original est plus lisible pour les anglophones. Encore une fois, mille excuses pour avoir proposé un … truc pareil!
ps : j’ai d’ailleurs même pas eu le temps de recouper cette info …
RiGel demande:
Il est ou touchatout ? Il pourrait peut être faire quelque chose.
Merci de penser à moi. (Est-ce ekseprès que tu ne mets pas d’accent sur le u de où, ni de trait d’union à peut-être ?
)
Où il est ? Mais au boulot, ma chère ! Ses traductions et ses corrections, il les facture. Et je ne crois pas que ces blogs de merdre aient un budget pour ça. Du moment qu’ils ont des lecteurs et des annonceurs, pourquoi iraient-ils se pourrir la vie avec le contenu ?
Et pourquoi irions-nous leur donner raison en fréquentant leurs pages ?
Abonnez-vous plutôt au New-York Times (électronique) (il suffit de s’enregistrer, c’est gratuit), à Monbiot.com, à michaelmoore.com etc.
voila qui illustre parfaitement ce que disait plus haut Michel :
Les prix sont une chose. Ils nous renseignent sur ce que le produit nous coûte en argent, mais nous ignorons ce que le produit nous coûte réellement en tant que membre d’une espèce vivant dans un milieu écologique. Le coût environnemental et humain d’un produit nous est inconnu. Et c’est ce coût là qui est important. Peut importe l’entente sur les prix, le coût que nous devons supporter en tant qu’espèce est autre.
La concurrence actuelle n’a aucun intérêt parce qu’elle se fait uniquement sur le coût en argent d’un produit et jamais sur toutes les autres qualités fondamentales qu’il pourrait offrir en terme de fabrication respectueuse de l’environnement et des hommes, de durabilité, de transport, etc. C’est une concurrence vicieuse et destructrice.
Introduire un nouveau “prix” pour les produits qui donnerait une évaluation du coût humain et environnemental (que j’appelle le CHE) de ce produit et qui serait capable d’influencer le choix des consommateurs permettrait au contraire de créer une concurrence vertueuse. Le critère n’étant plus seulement de diminuer le coût en argent en tirant sur les marges, la part salariale, la qualité des composants, le transport, le recyclage des matières polluantes, etc, mais aussi de faire diminuer le CHE en faisant exactement l’inverse.
Je sais d’avance que l’on va me traiter d’utopiste.
Lool (désolé pour les puristes). Et pif, sur le nez ! Ca m’apprendra à trop l’ouvrir. Et pour répondre à ta question : non, touchatout, ce n’est pas exprès que je “ne mets pas d’accent sur le u de où, ni de trait d’union à peut-être ?”. C’est juste que je suis sur un ordinateur, et que, comme tout le monde, je n’ai pas beaucoup de temps, et je fais moins attention à la façon dont j’écris. Désolé.
De Michel :
Euh… c’est pas moi qui vais te traiter d’utopiste et ta réflexion m’interpelle en cela que tu n’es pas le seul a penser ainsi!!
Alors que l’on veut (Traité de Bologne, application des directives de l’OMC) que la concurrence soit libre et non faussée et que l’on interprète à tort cette directive en supprimant les services publics et en autorisant le privé à piétiner le domaine jusqu’alors public, sache que certains imaginent le public venir s’immiscer dans des domaines privés. Par exemple, dans le domaine de la distribution, on peut très bien imaginer des supermarchés locaux, financés par l’état, ayant une obligation de bénéfice, dont tous les coûts, les provenances des produits, bilan carbone et CHE, marge nette, etc seraient explicitement affichés. Le consommateur est ensuite libre de choisir. Cela induirait une concurrence forcée dans le privé et une concurrence sur tous les aspects que tu évoques…
Utopiste n’est pas une insulte, au contraire.
Les utopistes sont souvent des visionnaires.
Si, si il y en a qui écoutent les cowboys fringants!
Paroles de 8 secondes
Exceptionnel ce “Club de l’économie”!
Il manquait plus que le vieux Dassault pour taper un peu sur les 35h et les grévistes!
On en rigole mais c’est vraiment pas drôle, parce que tous les gens non politisés qui ont tout à perdre au libéralisme sont abreuvés à ces émissions et en concluent que l’économie “c’est comme ça” et que la mondialisation “on n’y peut rien, faut s’adapter…”
Bon je retourne m’abreuver auprès de Frédéric Lordon:
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1745
Juste une remarque, Super.
Tu écris: “racaille calédonnienne Lafleur ”
J’aurais cru que c’était Gaston Flosse qui s’y colle, après la levée de son immunité parlementaire !
Merci Superno pour ce très bon article.
Le travail de mémoire que tu viens de réaliser servira probablement lorsqu’il faudra juger ces dangereux utopistes de la main invisible.
Bien que plutôt pacifiste, j’aimerais bien parfois leur faire un tribunal à la Causcescu.
Bonsoir!
Encore une fois bravo pour cet article dont la lecture me régale. De plus, merci de nous résumer le contenu des vidéos, chose appréciable lorsque l’on n’a pas assez de temps pour les visionner. Sur le fond, je reste ébahi de constater le gouffre sidéral qui continue à exister entre nous (les travailleurs, les besogneux, les pue-la-sueur…) et les financiers. Vivons nous sur la même planète? Sommes nous dans un roman de P.K.Dick? Comment se fait il que nos tracas quotidiens soient si lointains des préoccupations des economistes? Et surtout, comment cela peut-il encore perdurer, malgré cette crise et les leçons qu’elle aurait du leur apporter, malgré le constat d’échec du développement ultra-libéral et malgré la démonstration de l’impossibilité d’un développement infini dans un monde fini? c’est moi qui suis trop con ou quoi?
Arrêtez de pouffer, dans le fond !
Certes pas ! surtout que le casting de clowns est parfait. Alors lorsque le “Sciti tête de vaux” nous parle de liberté pour les entrepreneurs, liberté qui est celle du renard dans le poulailler, c’est même la grosse poilade.
Parlons-en de Sylvestre, il avait pondu un bouquin après avoir manqué de passer l’arme à gauche, il avait découvert éberlué à cette occasion la qualité de notre système de santé public
http://www.decitre.fr/livres/Une-petite-douleur-a-l-epaule-gauche.aspx/9782841146697
Pas vu l’émission. De toute façon je l’aurais zappé. Mais ta façon de la raconter m’a fait marrer, même si le sujet ne l’est pas. Tu nous en referas d’autres, dis, STP Superno ?
Moi j’ai pas la télé…
Alors j’étais à une conférence d’Albert Jacquard…
Il y parlait Décroissance…
Toujours captivant de l’écouter…
…
Débranchez vos télés! Vivez!
Misère…
Moi non plus j’ai pas la télé…et SuperNo c’est bien mieux que arrêt sur images.
Ceci n’a pas de rapport direct avec le thème de ce billet, mais je vient d’entendre il y a peut de temps à la télé qu’à Dubaï, après la piste de ski en plein désert, l’ensemble des îles artificielles s’étendant sur 81 km², la tour de 1km de hauteur et j’en passe, voila que maintenant ils nous sortent “la plage climatisée”, tout ça pour éviter que leur “pauvres petits milliardaires” ne se brûlent les pieds! Je cite: “les promoteurs du Palazzo Versace (Dubai Properties) ont décidé d’installer sous la plage un réseau de tuyaux réfrigérés afin de refroidir le sable”.
Je vous laisse juger de ces faits, qui sont une aberration écologique, mais tout indiqué pour y envoyer les “brontosaures”, cités dans ce billet, passer leur vacances.
lien sur l’information:
http://www.leblogluxe.com/2008/12/a-dubai-voici-la-plage-climatisee.html
Vous connaissez l’histoire de Paul Amplois qui veut aller à Dubaï en covoiturage ?
Oups je sors ….
un énorme boulet ce Scitivaux!! alors le passage ou il se fait présenter à la demoiselle en tant que brillant économiste, c’est DiCaprio à la proue du Titanic!
“En gros, si la croissance mondiale est de 4%, la croissance énergétique est de seulement 1%…”
Pas de problème, la production de CO2 recule…grâce à la crise…
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/18/les-emissions-de-co2-ont-atteint-un-niveau-record-en-2008_1268592_3244.html#ens_id=1234881
Ils ont raisons les Brontausores, la crise est bien terminée…
Confirmation de la Société Générale “vendez toutes vos actions…pour investir dans l’achat de d’or et l’alimentaire” Même pendant la crise, le peuple a besoin de bouffer!
http://www.marianne2.fr/La-Societe-generale-alerte,-vendez-tout,-sauf-l-or!_a182856.html
Cet AM, pour la première fois (et la dernière, je suppose), je suis allée au café citoyen qui a lieu chaque 3ème samedi du mois à Metz.
Thème du débat aujourd’hui :
“Sommes-nous responsables devant les générations futures ?”
On en arrive, bien sûr, à parler d’économie et de capitalisme.
Parmi les intervenants apparemment habitués et très, très écoutés, deux personnes à fond pour le capitalisme.
L’un commence par le couplet habituel : “Rien de mieux que le capitalisme, l’autre alternative, le communisme, a fait les preuves de ses méfaits.”
J’interviens : “Il n’y aurait donc que le communisme en face du capitalisme ? Pas d’autres options ?”
Le second personnage, se présentant comme étant un économiste avec la certitude que cela lui donne raison d’avance, me répond d’un ton, je dirais… “indulgent” et “éducatif” : ” mais le capitalisme existe depuis toujours. Il a commencé dès les premiers échanges, dès la préhistoire. Il n’y a pas d’autre façon d’évoluer, etc….”
Un autre renchérit : ” le capitalisme ne peut pas s’écrouler. On vit actuellement une crise et seulement une crise.”
Je bouillais d’impatience d’avoir la parole pour répondre. Mais la conversation est partie sur d’autres aspects, je n’ai pas eu l’occasion de revenir sur le sujet.
L’autre ! Il confond (ou fait mine de confondre ?) économie et capitalisme et assène SES vérités d’évangile, en économiste qu’il est.
Je n’ai pas pu dire la différence entre l’économie et le capitalisme :
Pour l’un, l’argent est un outil, un moyen, pour l’autre, il est un but… dans capitalisme, il y a “capital”, un capital qu’on veut voir grandir par tous les moyens.
Ah ! et puis, savez-vous ce qu’est le développement durable pour cet éminent économiste ?
C’est une “entreprise qui dure” (!!!!!!!!!!!!!!!!!)
Et une entreprise qui dure, c’est bon pour l’écologie (????????????)
Ma pauvre Miha, où es tu allée te perdre ? Il me semble que ces manifestations sont organisées par des proches du Modem, ce qui suffit pour imaginer la virulence de la critique du capitalisme qu’on peut y entendre ! Ils ont dû te prendre pour une extra-terrestre !
C’est vrai qu’ils me regardaient d’une façon bizarre…..
Grande a dû être ta souffrance.
Je suis toujours surpris qu’après tant d’années passées en prévisions jamais réalisées, à bâtir des modèles mathématiques bancales basés sur des hypothèses toutes plus hallucinantes les unes que les autres, à démontrer une totale incompétence, une totale inutilité, une absence complète de méthode scientifique, de confrontation à la réalité… Que des gens osent encore se présenter comme économistes.
Sans rire, bon un peu, c’est aussi fait pour ça, on devrait lancer l’ “Échangisme” => Échange sans profits, ou alors régulés.