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L’affaire du “nouveau stade” de Metz n’est pas nouvelle, mais elle revient brutalement dans l’actualité locale. Je résume pour ceux qui n’ont pas le bon goût d’habiter la région :
-En 2016, aura lieu, comme tous les 4 ans, le Championnat d’Europe de foot. La France souhaite présenter sa candidature à l’organisation de cet événement. Bon.
-Pour y prétendre, il faut disposer d’un certain nombre de stades qui répondent à des normes précises, et notamment une capacité minimale de 35000 personnes.
-Et voilà que l’Est de la France s’enflamme, aussi bien à Nancy, Strasbourg et … Metz ! Je ne connais pas le problème de Strasbourg ou Nancy, alors parlons de celui de Metz.
Disons-le tout de suite, quand j’ai entendu ce truc la première fois, j’ai d’abord cru à une blague. L’équipe de Metz a certes connu son heure de gloriole dans les années 80-90, avec quelques belles performances et une deuxième place au Championnat de France en 1998. Rien de bien transcendant comparé au palmarès des “grands clubs” français comme Saint-Etienne, Lyon, Marseille ou Nantes, mais quand même. Le stade était plein et l’ambiance sympathique.
Mais c’est bien loin, tout ça. Depuis, le FC Metz végète entre fond de Ligue 1 et Ligue 2, et semble même s’être abonné à la ligue 2.
Sans être un grand spécialiste du foot, il faut bien reconnaître que les temps ont bien changé, et que ce milieu est totalement gangrené par le pognon. Entre l’omniprésence des multinationales, les transferts pharaoniques, les budgets délirants, la mondialisation, les droits télé, les paris, la pub, et le changement des règles (notamment dans les coupes d’Europe), la glorieuse incertitude du sport, même si selon l’expression consacrée le risque zéro n’existe pas, a subi comme disent les chefs de projet une “mitigation des risques”. En clair, tout est fait pour que l’équipe la plus riche gagne, et qu’un “investisseur” puisse retrouver ses billes à coup sûr ou presque.
Jadis, une petite équipe comme Metz pouvait parfois, sur un coup de chance ou de génie, battre une équipe vedette. Certains n’ont pas oublié le 4-1 à l’extérieur que Metz a infligé à Barcelone en 1984. Inutile de rêver, c’était il y a 25 ans, et c’est impensable aujourd’hui. Désormais, les matches à élimination directe sont remplacés par des “championnats”, qui non seulement promettent des rentrées d’argent assurées, mais diminuent le risque pour les équipes à pognon, puisqu’en tant que “têtes de séries” elles sont à peu près sûres de tomber au premier tour contre des équipes plus faibles.
Et “plus faibles” est un euphémisme : les batailles à coups de millions d’euros ont conduit à une concentration des grands joueurs dans une poignée d’équipes (avec une mafia d’intermédiaires qui poussent les joueurs aux transferts pour en toucher les comms), toujours les mêmes, les plus riches, celles qui ont derrière elles des multinationales ou des milliardaires. La différence de niveau peut être énorme, comme l’a encore illustré à ses dépens notre glorieux “OM” hier soir, qui a pris sa branlée face aux millionnaires en short du Real de Madrid, le club le plus riche d’Europe.
Le budget du Real Madrid est de 422 millions d’euros, celui du FC Metz de 11.5 millions, 36 fois moins… En France, Lyon approche les 150 millions, l’OM, Bordeaux et le PSG dépassent les 100 millions. Ne cherchez pas plus loin les probables vainqueurs du classement final…
Que peut donc faire le petit FC Metz, dans ce panier de crabes ? Rien. Il peut continuer à former des joueurs talentueux (son centre de formation est réputé), ou à recruter de jeunes mercenaires africains prometteurs et pas chers. Quitte à perdre l’idendité Lorraine, on n’en est plus là. Dans l’équipe actuelle, il y a en vrac un Brésilien, deux Sénégalais, un Béninois et un Portugais. Qui ne seront sans doute plus là l’année prochaine. Et ce n’est pas une exception, c’est pareil partout.
De toute façon, dès qu’un joueur est meilleur qu’un autre, il est immédiatement racheté par un club plus riche. Il y a eu Pirès, bien sûr, mais on se rappelle que Ribéry a fait ici un bref passage. Quant aux petits africains, il y a eu le Sénégalais Niang, qui joue désormais à l’OM, ou encore le Togolais Adebayor, star d’Arsenal après un séjour à Monaco. Metz n’a strictement aucune chance dans cette affaire. Sauf à décupler son budget… Alors le stade…
Aujourd’hui, le FC Metz joue en ligue 2 où il occupe une anonyme 11e place. Loin de la ferveur du passé, il y a en moyenne moins de 10000 spectateurs par match au stade Saint-Symphorien. Il faut dire que la perspective d’affronter des cadors comme Istres ou Dijon a forcément du mal à déplacer les foules…
Bon, c’est un peu long, désolé pour mon public habituel dont le foot n’est pas nécessairement la première préoccupation, mais c’était nécessaire pour comprendre la suite.
Comme je viens de l’expliquer, il est un peu hallucinant de parler de construire un nouveau stade pour une équipe qui n’arrive même pas à remplir la moitié de l’ancien. D’autant que les clubs de supporters sont attachés à Saint-Symphorien, et alors que la France n’est que candidate à la candidature, et que comme pour certains Jeux Olympiques de grosses désillusions sont toujours à craindre…
Mais c’est l’occasion de voir fonctionner le mécanisme intellectuel de certains élus.
Il semble tout de même que le pire ait été évité. Si j’en crois le compte-rendu du dernier Conseil Municipal, le projet d’un “nouveau stade”, longtemps évoqué, a été écarté. Il avait été question d’Amnéville, le Las Vegas local, distant tout de même d’une bonne vingtaine de km (accès uniquement en bagnole, bonjour le “développement durable”), et dont le maire folklorique et d’extrême-droite a déjà construit une piste de ski artificielle ! On avait aussi parlé de la base aérienne de Frescaty (là même où Sarkozy devrait atterrir le 8 octobre , le nom du stade est tout trouvé !) , dont les occupants doivent bientôt aller faire mumuse ailleurs. Remplacer des militaires par des footballeurs allait incontestablement dans le bon sens ! Le projet finalement retenu serait un agrandissement du stade existant, pour la modique somme de 35 millions d’euros. Quelques photos là.
Le but du jeu est évidemment le pognon, le développement économique, la croissance, avec l’équipe de foot comme catalyseur.
Pour un naïf comme moi, remplir le stade devrait supposer une bonne équipe, de bons joueurs, et surtout de bons adversaires. Remonter en ligue 1 et on réfléchira ensuite. Le stade, bof. Du moment qu’il y a un stade, hein… Mais je ne comprends rien, je l’avoue.
Pour un élu, on prend le truc à l’envers. D’abord le pognon, et le reste doit suivre. C’est donc du crédit, de la dette, avec un fort risque d’échec.
Franchement, qui voit Saint-Symphorien rebaptisé “Arcelor Mittal Stadium”, ou “BGL BNP Paribas-Rena” ? C’est grotesque ! Mittal ferait mieux de consacrer son pognon à ses salariés ! Quant à ceux qui verraient bien des capitaux luxembourgeois (le Luxembourg ayant une équipe notoirement nullissime) débarquer à Metz, je me marre ! Le foot français renfloué par l’argent de la fraude fiscale, ça aurait de la gueule ! Eh bien c’est pourtant le fond de la pensée du nouveau président !
Car il vient de changer. Pendant 40 ans, ce fut le célèbre Carlo Molinari, concessionnaire automobile dans le civil, et passionné de foot. Le nouveau, Bernard Serin, dirige une société qui fait dans la sidérurgie, et qui est l’actionnaire majoritaire du club. Place au pognon ! Dans une interview reprise ici , il annonce la couleur « Ce n’est pas en terme de capacité que le bât blesse, mais du point de vue de l’accueil de nouveaux partenaires ou de VIP. Saint-Symphorien ne nous offre pas la possibilité d’étoffer notre cercle de sponsors. Aujourd’hui, c’est inutile d’aller sonder par exemple le Grand-duché du Luxembourg car nous ne sommes pas en mesure de lui offrir de bonnes prestations ».
Toutes les idées passent par l’argent privé. On pourrait faire sponsoriser le stade ! Comme l’Emirates Stadium d’Arsenal ou en France le MMArena (sic !) en construction au Mans (une sacrée grande équipe archi-connue, au passage !), et pour lequel l’assureur paiera 1 million d’euros par an. Là, on confine au débile et à la négation du sport. C’est tout simplement l’aveu que le foot n’est plus qu’un prétexte à faire de la pub, du pognon. Il ne s’agit plus de jouer au foot, mais “d’étoffer notre cercle de sponsors”… On croit rêver. La porte ouverte aux paris sportifs, aux matches truqués. Où est le sport, là-dedans ?
Une autre idée consiste à greffer au stade un complexe hôtelier. Sans doute pour accueillir les millions de touristes en délire qui vont venir goûter au -10 degrés hivernaux, échappant ainsi au réchauffement climatique, et visiter les cités minières abandonnées de la région… D’autant moins crédible que d’autres hôtels se sont déjà créés pour anticiper l’ouverture du Centre Pompidou Metz, dont l’aptitude à attirer les foules reste encore à démontrer.
Pour une cohérence parfaite avec ce qui précède, Patrick Razurel, directeur général délégué du FC Metz, ajoute, sans doute pour excuser le bétonnage à venir : « Si nouveau stade il y a, il serait de bon ton de l’inscrire dans un projet de développement durable. Le mettre en adéquation avec des réalités écologiques représenterait une originalité française ». Ça me rappelle la nouvelle autoroute A19 que j’ai empruntée cet été, dont le caractère écologique est martelé partout, mais qui, si on excepte quelques placages en bois ici ou là, a tout d’une autoroute “normale” : du bitume qui fait une saignée dans le paysage, et des hordes de camions fumants qui transportent des trucs plus ou moins utiles. Stade écologique… La meilleure manière pour un stade d’être écologique, c’est que le minimum de personnes y vienne en bagnole individuelle. Proche du centre ville pour que le gros des habitants vienne à pied ou à vélo, proche de la gare (à condition qu’il y ait encore des trains pour repartir) : c’est le cas du stade actuel.
Je termine en citant le plus drôle de nos conseillers municipaux, Jérmy Aldrin, Jeune Pop ambitieux (il a peut-être déjà déposé “Aldrin2022.fr”), et qui se prend pour Robert Badinter à chaque conseil municipal en interpellant le maire P”S” Dominique Gros dont aucune mesure ne trouve grâce à ses yeux : lisez donc son billet (il va décupler son audience !) : Il trouve manifestement que 35 millions, ce n’est pas assez. Il faut relativiser, c’est certes deux fois moins que le photogénique “Centre Pompidou Metz” décidé par le maire précédent, et au moins ça s’adresse aux masses populaires et non pas à une élite autoproclamée de bobos. Pense-t-il sérieusement qu’en doublant ou triplant le budget alloué à la rénovation du stade, les joueurs vont courir plus vite et rivaliser avec les grands clubs français ? Faire croire des inepties pareilles n’est pas très sérieux !
En tout cas, il résume bien la “pensée de droite”. J’aime bien cette phrase : ”En développant les capacités d’accueil des entreprises et en intégrant d’autres activités, hôtelières notamment, cela concoure au dynamisme économique d’un territoire autour d’un de ses plus célèbres vecteurs d’image.” Le foot n’est plus qu’un “vecteur d’image”, l’important ce sont les entreprises et le dynamisme économique…
Enfin, le billet est parsemé de mots révelateurs : “ambition” “défi”, “performance”, “concurrence féroce”, “armée”, “objectif“… Ceux qui conduisent les employés de France Télécom au suicide et le monde à sa perte.
[EDIT : un blog s’est monté pour soutenir le projet, voici l’un des derniers billets qui contient des liens intéressants]










Ben oui le pognon ! Juste te signaler que Cristiano Ronaldo gagne 23000 euros par jour. Pensées footballistiques amicales et… sans prix. Sur mon site, BiBi parle foot-biz aussi.
D’accord avec toi, Super, mais ton indignation est dépassée, le coup de sifflet final (pour Metz) est derrière nous.
Metz ne fait plus partie de la “short-list” (la liste des shorts ?) finale depuis quelques jours, à la différence de Nancy, où les ambitions (et le budget) ne sont pas moindres.
Mais où on a la bonne idée d’être plutôt franchement de droite, pas comme à Metz (voir le lien sur le blog de JCDR que tu as mis)
Tu as un lien à ce sujet ?
http://chardon86.canalblog.com/archives/2009/07/22/14487884.html
Foot - Euro 2016
Et les villes retenues seraient…
La candidature française à l’Euro 2016 se précise. D’ici un mois et demi, mi-novembre au plus tard, la Fédération va annoncer les douze villes retenues pour accueillir l’événement. Un document confidentiel de la FFF, que L’Equipe s’est procuré, laisse peu de mystère sur les sites retenus. Ainsi, huit enceintes seraient d’ores et déjà confirmés. Celles qui sont à rénover: le Stade Vélodrome de Marseille, La Meinau de Strasbourg et le Parc des Princes. Celles qui sont à construire: les Grand Stade de Nice, Bordeaux et Lille ainsi que l’OL Land de Lyon. Huitième et dernier stade confirmé, le Stade de France.
Quatre autres sites sont en concurrence pour une place, tandis que les trois recalés se contenteront d’une rôle de réserviste: le Stadium de Toulouse, le stade Félix-Bollaert de Lens, le stade Marcel-Picot de Nancy et le stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne. Ces enceintes seront rénovées si la France obtient l’organisation du Championnat d’Europe aux dépends de l’Italie, la Turquie et la candidature jointe de la Suède et de la Norvège. En revanche, Montpellier, Metz, Rennes et le projet de nouveau stade des Hauts-de-Seine du Racing-Métro à Puteaux devraient être exclus
Hum. J’ai ajouté ce lien tout frais . Certains semblent ne pas avoir perdu espoir. Même si je n’y crois évidemment pas une seconde…
Pour le “grand stade” de Nice, son emplacement est actuellement un terrain vague (et vaguement marécageux), sur lequel on avait parlé aussi de construire un pénitencier (la prison de Nice étant, à peu de choses près, comparable à un chenil tchétchène). Le projet a déjà fait l’objet de plusieurs détournements de fonds et autres magouilles vouées à rester impunies, pratiques coutumières aux élus du peuple des bords de la Grande Bleue.
Idem ici avec le FC Sochaux, un stade tout beau financé par la collectivité qui a à peine le droit de l’utiliser pour faire des manifs. Enfin, on a quand même eu Johnny Halliday qui a eu le droit de fouler la pelouse pour un concert.
Il serait intéressant de se pencher sur les salaires moyens des joueurs d’une équipe de Ligue 2. A mon avis, ces salariés-là ne sont pas à plaindre…
Bien sûr que le salaire moyen (ou pourquoi pas le salaire médian, en précisant l’écart type ? parce qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux moyennes) d’un joueur de Ligue 2 doit être enviable par nombre de français. Mais encore ? Le jeune footeux tout juste sorti du centre de formation court autant sur le terrain que l’ex joueur de Ligue 1 en pré-retraite, quel est le ratio entre leurs salaires ? De la même façon que le médecin de campagne peut tout aussi bien bosser que le grand cardiologue pété de tunes. De la même façon que l’instit de classe unique dans la Creuse peut tout aussi bien faire son boulot d’enseignant que l’agrégé de telle ou telle classe prépa.
Stéphane (c’est bien cela ?), je suis persuadé que ce n’était pas ton objectif, mais gaffe à ne pas minorer un sujet en le détournant vers des “détails”. Nos politiques et tous ceux qui tirent les ficelles font ça tous les jours : ils captent notre attention en sortant des épouvantails, ils montent les gens les uns contre les autres pour éviter que tous ne se serrent les cou…des pour un combat commun.
Par avance, désolé pour ce hors-sujet illustratif, mais c’est ce - comment dit-on déjà ? inénarrable ? - cet inénarrable Eric Woerth qui m’a mis de mauvaise humeur ce matin. Un auditeur lui parle d’économies potentielles à réaliser en supprimant certaines niches fiscales, mais il a le malheur de préciser qu’il est intermittent du spectacle. Bingo ! Woerth de lui répondre (entre autres mensonges) “Bien sûr môssieur, mais vous aussi, vous faites partie d’une niche fiscale”. Bien sûr, oui. Faut se retenir pour ne pas écrire autre chose que le mot “inénarrable”. Un cas d’école de la novlangue (gentiment) dénoncée par Thomas Legrand sur la même antenne à peine une heure plus tôt.
Apparemment (je manque de sources fiables, si quelqu’un en a…). Le salaire mensuel d’un joueur de ligue 2 est entre 2000 et 50000 euros…
En ligue 1, la moyenne est proche de 50000 euros brut. (en Espagne c’est le double). Le pompon pour Lisandro Lopez, qui comme son nom l’indique est lyonnais, avec 425000 euros bruts. Par mois, oui oui.
http://www.linternaute.com/sport/dossier/football/07/business-foot-francais/1.shtml
Panem et circenses
Pendant que les gens regardent le foot (ou autres sports),
1) ils ne voient pas leu misère, et ne remarquent pas
les saloperies qui leurs sont faites,
2) on rend leur cerveau disponible pour la pub.
‘feraient mieux de pratiquer un sport, ou/et de se politiser un peu.
Il va de soi, selon moi, que le football est un domaine dans lequel une limitation des salaires est indispensable. Il fut un temps où une équipe polonaise inconnue, le Widziew Lodz, était la terreur de l’Europe. Il fut un temps où un club de football d’une petite ville française pouvait garder son ossature pendant 5 ou 6 ans, progresser ensemble, et passer le relais à la génération suivante dans une position de force (qui pourrait croire qu’un “miracle” comme Guingamp peut se reproduire aujourd’hui ?).
Même en plafonnant le salaire à la somme encore au-delà de toute décence de 50 000 euros mensuels, la plupart des clubs français auraient leur chance à l’échelle européenne.
Et je reste convaincu, pour ma part, que même si on plafonnait les salaires à zéro euro (amateur pur, quoi), les meilleurs joueurs continueraient à jouer. Pouvoir jouer les plus prestigieuses des compétitions, acclamés par des dizaines de milliers de spectateurs, dans des stades mythiques sous des maillots mythiques, c’est bien suffisant pour motiver le commun des mortels. Et ça nous éviterait de devoir suivre quotidiennement les errances de ces abrutis qui ne pensent pas football mais pognon, qui ne pensent pas plaisir de jouer mais satisfaction à s’asseoir sur un banc de touche en échange d’une montagne de pognon.
Mais les stades se videraient. Les stades sont remplis de fauches qui viennent admirer des demeurés en short pétés de thunes. les supporters sont des piliers de tavernes pour qui empocher des millions à taper dans une outre de cuir constitue le sommet de la gloire.
hors-sujet mais d’actualité :
Demain, dans la plupart des bureaux de poste, référendum sur la privatisation de la poste.
Allez-y !
Le gouvernement sabote le service public.
Après la poste, ce sera l’hôpital public, l’éducation nationale.
Il faut se faire entendre !
Je suis assez d’accord avec l’analyse de la situation du FC Metz dans cet article bien que j’avoie ne pas y connaitre grand chose en matière de foot.
Le Maire de Metz a raison de “botter en touche” pour ce stade il a déja reçu un lourd héritage avec le Centre Pompidou, projet douteux mais suffisamment avancé par son prédecesseur, l’auguste défait JM Rausch, pour ne pas pouvoir être remis en cause.
Les impôts locaux vont encore flamber à Metz et D. Gros ne sera pas vraiment responsable.
Pour rendre le projet de nouveau “grenello-coppatible”je propose de l’implanter au Stroumpfland (Walligator park)qui dispose (ou disposait?)d’un accès rail.Un projet d’alternance aux nouvelles friches économiques qui attendent les lorrains…
J’avoue qu’on ne peu plus corriger le fôtes ici!
Ah , toi aussi, tu l’as emprunté, l’éco-autoroute ? (rires en fond comme dans les vieilles séries américaines).
Ils vont faire la même stupidité que pour le Stade de France, lors de la Coupe du Monde. En quelques mois, la ville a fabriqué un Mc Do, un village, des hôtels…Puis rien , le vide… du préfabriqué, tout le monde est parti..sur les Champs. Ce sera Idem à Metz.J’espère que vous avez capté le //
Mon bon SuperNo,
Je te croyais moins naïf que ça!!!!
Les Romains (ceux du temps de Jules César, pas l’équipe de foot) disaient “Mens sana in corpore sano”, c’est-à-dire : ” Un esprit sain dans un corps sain”.
Il semble que notre XXIème siècle en pleine décadence a oublié le “mens sana”…
Au fait, vous connaissez la différence entre un singe et un footballeur?
Le singe a trop de mains et pas assez de pieds, et de toutes façons, il est trop intelligent pour s’abaisser à jouer au football…
Pierre Desproges (qui nous manque cruellement)
Au Havre, même projet. Un stade 2 fois plus grand (ou du moins avec deux fois plus de places), pour venir voir les foudres de guerre locaux qui ont déjà du mal à remplir 15000 places et dont les meilleurs éléments ont été transférés dans les meilleurs clubs (Diarra, Boumsong, Hoarau…)
Sauf que côté pognon et nom du stade, vu que les capitaux seront publics (hé oui !!! mais la rentabilité privée bien sûr) les pouvoirs publics ont déclaré (je résume): “le premier qui baptise le stade du nom d’un sponsor alors que le fric utilisé est public, on le pend haut et court !”
Et pan dans la gueule !!
Tssssss…
“… mercenaires africains … Quitte à perdre l’idendité Lorraine … Quant aux petits africains…”
Suis sur le cul de lire ça…
Misère…
Hé, m’sieur DPM, cool ! Ne sors pas les phrases de leur contexte… Tu es déjà allé dans un stade ? Tu as vu le chauvinisme, le nationalisme ? L’assimilation entre le club de foot et le prestige de la région, bin mis en avant par les dirigeants et les municipalités ? Et le contraste avec ces mercenaires africains (je ne sais pas comment les appeler autrement) ne t’impressionne pas ? Moi si !
Même exilé professionnellement en Ile de France, je continue à suivre les résultats (pue glorieux, certes) du FCM !
Mais si quelqu’un veut donner du pognon pour le sport en Moselle, donnez-le au Handball Metz Metropole Lorraine !!!
Un palmarès (manque juste une coupe d’Europe), du spectacle, des ambitions, du sport !
Salutations tout le monde.
Billy.
Ah, je me permets d’ajouter un nom : Miralem Pjanic, jeune joueur talentueux, aujourd’hui Lyonnais, mais formé à Metz, où il jouait encore il y a 2 saisons…