
(Cabu et Le Canard me pardonneront certainement d’emprunter ce dessin)
Dans mon dernier billet je vous racontais la prévisible collision entre le souhait des scientifiques en termes de réduction drastique des émissions de CO2, les rodomontades des politiciens, et les pressions économiques (qui gagnent toujours à la fin).
Pour ne prendre qu’un seul exemple, Sarkozy s’érige côté pile en Grand Protecteur Mondial de l’Humanité, en Promoteur Français du Grenelle de L’Environnement, mais côté face, sous prétexte de relance et d’aménagement du territoire, continue à construire des autoroutes et perpétue le modèle du tout-routier…
Le résultat probable est que non seulement nous n’aurons pas 4 fois moins de CO2 en 2050, mais qu’au contraire nous en aurons 2 fois plus.
Notre Grand Visionnaire a décidé une fois pour toutes que le 21e siècle serait automobile ou ne serait pas. Entièrement dévoué à la mafia du nucléaire (ceux qui ont vu le reportage mardi soir sur Arte conviendront avec moi que c’est le terme le plus adapté), il veut promouvoir la voiture électrique, bien aidé en cela par les médias aux ordres qui en font des tonnes avec un manque de sens critique qui force le respect.
Il faut dire que le secteur automobile est probablement le premier pourvoyeur de pub, et que dans notre système décadent, c’est la pub qui fait vivre les journaux.
Il faut persuader le bon peuple qu’il n’y aura aucun problème, soyez rassurés chers électeurs automobilistes, votre omniprésident s’occupe de tout. Vous avez aujourd’hui une belle voiture à mazout, bon d’accord elle fume un peu noir du pot, mais demain vous aurez la même, version électrique. Pas de pot, pas de fumée. Sinon celle des centrales nucléaires, qui est de la vapeur d’eau. De gros pollueurs, vous deviendrez des bienfaiteurs de l’humanité.
Quand ? Oh bah, dès 2011-2012, un peu de patience, quoi !
Les délais annoncés ne seront évidemment pas tenus. En février dernier, Peugeot parlait de 2010 pour sa “308 hybride”. C’est désormais 2011… On dirait le gag de la voiture à air comprimé, qui n’a d’ailleurs même plus de date de commercialisation annoncée…
Dans ce billet, je rapportais une étude qui disait que pour diverses raisons, et notamment le goulot d’étranglement de la production de lithium, moins de 1% des voitures fabriquées dans le monde d’ici à 2020 seraient électriques !
Une nouvelle étude enfonce le clou, avec une masse de 10 kg : en 2025, les voitures électriques représenteront environ 3.2% du marché. C’est-à-dire que sur 100 voitures vendues dans le monde en 2025, il n’y en aura que 3 d’électriques. Autant dire peau de zobi !
Bon, bien sûr j’en connais qui vont hurler, dire que la science va arranger tous les problèmes d’ici là, mais à y regarder de plus près, les arguments avancés sont tout à fait pertinents, et je pense sincèrement que c’est exactement ce qui va se passer.
Car le premier problème, c’est bien le marketing. Qui ira volontairement acheter une voiture plus chère, moins rapide, avec une autonomie ridicule, et qui entraîne des problèmes pratiques considérables par rapport aux voitures actuelles ?
Corollaire : pourquoi les constructeurs iraient-ils gaspiller des montagnes d’argent (alors qu’ils sont censés être en grande difficulté financière et sous perfusion étatique) pour industrialiser des bagnoles qui ne se vendront pas ? Et que la hausse inéluctable du prix du pétrole va les prendre en tenaille ?
Bien sûr, Sarkozy a l’intention d’augmenter le débit de la perfusion. On parle de 5000 euros par bagnole ! C’est hallucinant !
Il devra aussi dépenser des fortunes pour les infrastructures. C’est bien beau une voiture électrique, mais ou la recharger ? Et comment faire payer ceux qui rechargent hors de chez eux ?
L’argument “oui, la plupart des gens ne font que quelques km par jour” ne tient pas la route. Si c’était le cas, il n’y aurait que des Smart sur les routes ! Or j’ai beau scruter, je vois surtout des monospaces à mazout !
Le cœur du problème, c’est toujours la batterie (je cite les données de l’article “Dès demain, l’atomobile” de Jean-Luc Porquet dans le Canard Enchaîné de cette semaine). Hors de prix (12000 euros, et même louée 100 euros par mois, c’est une fortune pour un “petit rouleur”), autonomie inférieure à 200 km (les chiffres fournis par les publicitaires sont fantaisistes, et sont à revoir à la baisse en conditions normales, comme par exemple l’hiver lorrain, quand le froid fera perdre la moitié de la capacité, et qu’il faudra en même temps chauffer l’habitacle…), temps de recharge inacceptable (plusieurs heures), durée de vie limitée (2 ans), risques d’explosion. A ce sujet, Bolloré, un connaisseur, déclare qu’une batterie sur 5000 prendra feu…
Bon, en même temps il n’est pas très objectif puisqu’il veut fourguer sa propre technologie de batterie sèche, qu’il va faire fabriquer en Bretagne (1000 contre 1 que dans 10 ans toutes les batteries seront fabriquées en Chine) et qui seraient disponibles dès 2010. Néanmoins, quand on voit le buzz que déclenche la surchauffe d’une batterie d’Iphone, on imagine fort bien la première explosion d’une voiture électrique…
Quand on sait qu’une partie des bagnoles servent à traverser la France pour les vacances ou les réunions familiales… Il n’y a qu’à regarder les millions de monospaces à mazout à la queue leu-leu pendant les week-ends estivaux pour comprendre le hiatus…
Certains sont pleins de bon sens, et disent qu’il n’y a pas besoin de recharger la batterie, il suffit de l’échanger dans une station-service… Hum… Sachant qu’il risque d’y avoir autant de types de batteries que de voitures, et que l’opération n’aura sans doute rien à voir avec le changement des piles d’une lampe de poche et nécessitera outillage et mécano, il y en a qui rêvent. D’autant qu’au vu du prix des batteries, je doute que l’on laisse les gens jouer avec comme ça…
On m’objectera que les batteries vont faire des progrès… Oui, sans doute. Mais mon premier téléphone portable, il y a 10 ans, tenait 3 jours sans recharge. Celui d’aujourd’hui a du mal à tenir la journée… Et les voitures actuelles, quoi qu’en disent les publicitaires, ne consomment pas significativement moins que celles d’il y a 30 ans…
Je me souviens vaguement d’une pub des années 70, qui anticipait les formidables avancées technologiques de l’an 2000. Un type appuyait sur un bouton et se trouvait téléporté, je suppose jusqu’à son lieu de travail. Bon, en 1975 on n’imaginait sans doute pas les téléphones portables, internet et leur place dans notre vie, mais pour les déplacements, force est de constater que pas grand chose n’a changé. La téléportation se fait attendre…
Sarkozy et Lauvergeon voudraient ainsi imprimer dans nos cerveaux l’image d’un monde avec moins de CO2, des éoliennes et des voitures électriques. Ils ont tout faux : en 2025, il y aura, “croissance” oblige, beaucoup plus de CO2 dans l’atmosphère, le nucléaire continuera à produire la plus grande partie de l’électricité française, le charbon continuera à être la première source d’électricité dans le monde, et la bagnole restera ultramajoritairement à mazout (ou à biocarburant, ou à charbon liquéfié, deux catastrophes).
L’avenir s’annonce passionnant.










« Les études montrent qu’en zone urbaine, un trajet sur deux fait moins de trois kilomètres » dit la commission européenne (bon j’aimerais bien avoir la source de cette info parce que je l’ai souvent entendue mais jamais su d’où elle venait)
S’il n’y a pas plus de Smart est-ce que ce n’est tout simplement pas « au cas où » : si la famille s’agrandit, pour aller en vacances (comme tu le dis), …
C’était juste pour chipoter, mais je suis d’accord sur le fond de l’article. Les voitures électrique ça fait un certain nombre d’années que c’est expérimenté au niveau local (La Rochelle, par exemple) et ça n’a jamais décollé. Si les gens s’étaient jetés dessus, les industriels auraient suivi, il n’y a pas de doute.
Un autre truc : comment est mesurée l’autonomie d’une batterie pour auto ? Par exemple, pour les rejets de CO2/km pour une voiture, c’est standardisé il me semble. C’est le cas aussi pour les autonomies de batteries ou pas ?
Ben oui, tu prends deux trajets, et le premier fait moins de 3 km. Le problème, c’est le deuxième
Signalons déjà que toutes les valeurs normalisées de consommation (et donc de CO2) sont très largement sous-estimées.
Pour l’autonomie des batteries, il n’y a rien d’officiel : c’est de la pub ! C’est bien pour cela qu’en conditions réelles, le pire est à craindre
“Un autre truc : comment est mesurée l’autonomie d’une batterie pour auto ?”
Comme une voiture tu divises la capacité du réservoir par la consomation. On simplifie à tord d’un point de vue pédagogique en litre pour les tutures d’ailleurs.
Pour l’électrique tu divises donc la capacité en (k)w/h/Kg ((kilo)watt par heure par kilo de batterie) de la totalité de la batterie par ta conso. Mais bon un kilogramme d’essence c’est près de 13.000w/h tandis que les meilleures batteries c’est quelques centaines (300) de w/h grand max. D’ou le poids (et le coût) des batteries, et l’autonomie bien moindre.
Sinon le français moyen fait 30 km par jour en moyenne avec sa tuture. Ce qui est élevé si on compte le dimanche….
“Le résultat probable est que non seulement nous n’aurons pas 4 fois moins de CO2 en 2050, mais qu’au contraire nous en aurons 2 fois plus.”
Oui mais ça c’est le scénario pas de déplétion pétrolière ni gazière bref pas réaliste…..
Et pourquoi ça marche moins bien quand il fait froid une batterie ? (sans parler du chauffage qui fait consommer plus)
Le problème avec les moyennes c’est que ça ne donne pas la distribution. Il peut très bien y avoir une grande majorité des trajets qui soient courts et quelques-uns très longs.
Par exemple traverser la France en voiture pour aller en vacances, ça fait péter la moyenne.
Du coup il y a largement la place pour :
Des déplacements courts effectués à pied, vélo, véhicule motorisé léger et économe (pas besoin d’un monospace pour aller seul à son boulot), selon les cas.
Des déplacements plus longs en train.
Et effectivement le véhicule électrique est pas indispensable pour ça.
Pas forcément. Il y a aussi du charbon qui pourrait être utilisé pour faire du carburant. Et si en plus on avait plein de voitures électriques en 2050, c’est encore plus facile d’utiliser le charbon pour faire de l’électricité que du carburant.
L’énergie ne se mesure pas en W/h (watt par heure) mais en Wh (un watt durant une heure). Le watté tant une unité de puissance, l’énergie est la puissance MULTIPLIEE par le temps.
Erreur classique. Tu es excusé l’ami !
Eh l’ami tu écris : “ça c’est le scénario pas de déplétion pétrolière ni gazière bref pas réaliste…..”
Hélas si, très réaliste : pétrole peut-être pas, gaz limite, mais charbon (=> CO2) sûrement. A 150 dollars le baril, on te fait du carburant à partir de charbon sans problème. Durant la seconde guerre mondial les allemands - qui heureusement n’avaient pas de ressources pétrolières - le faisait déjà.
Et à 150 dollars le baril, y en aura encore beaucoup qui ne renonceront pas à tous les avantages de la voiture, surtout si paralèllement on a touché ni à l’urbanisme, ni aux transports en commune, ni aux accés à la voiture en centre ville, ni aux limites de vitesse. Et sans les recettes d’une taxe carbone digne de ce nom (avec éventuellement chèque transport pour les revenus modestes contraints d’utiliser une voiture pour se rendre à leur travail), comment préparer l’avenir ? Les profits de Total (ceux qui détruisent pour déjà récupérer des shistes bitumineux) et consorts sont largement insuffisants même si scandaleux.
Largement de quoi multiplier les émissions de CO2 par un facteur 2. De ce côté là, pas de blem, ne vous précipitez pas dans vos 4x4 pour en profitez une dernière fois. Y en aura, hélas, pour tous le monde des énergies fossiles !
Diésel, électrique ou à air comprimé, l’automobile rend-elle plus libre ?
On pourrait répondre par thèse/antithèse/synthèse : oui, ça rend libre/non ça t’asservit/Ben finalement un peu quand même !
Comme le fait remarquer Marc en dessous, le point de vue du parigot-tête-de-veau (et donneur de leçons) est probablement un peu différent de celui du bouseux…
Mais si l’électricité ne changera rien à l’asservissement, elle restreindra sérieusement la liberté !
Pose la question au petit vieux qui habite dans son hameau de la Creuse.
une R4 de 1961 pesait 540 Kg à vide, et consommait avec son moteur relativement”primaire” entre 3,5 et 4 l/100 . Elle transportait facilement 4 personnes à une allure raisonnable . Sa production mettait en oeuvre des process simples …
48 ans aprés , on a pas fait baisser d’un 1/2 litre la consommation des bagnoles … pasqu’on a embarqué tout un tas de trucs inutiles , genre clim, etc …
m’est avis que dans 10 ans , les progrés technologiques dans le domaine des batteries seront pompés par les conneries qu’on aura rajouté aux bagnoles …
et le pire c’est que les bagnoles viendront concurrencer le web 3.0 pour la consommation d’électricité …
et encore , on préfére pas imaginer ce qu’il faudra comme énergie pour continuer à acheminer la bouffe, fut elle végétarienne et bio aux habitants des zones urbaines …
tain, chuis content d’être vieux …
Oui, c’est vrai. Sauf que ce que tu appelles “tout un tas de trucs inutiles” est jugé indispensable ! Va vendre une bagnole sans clim… Et si l’effet de la clim et le poids des “trucs inutiles” ne se sentent pas trop (perte de puissance et augmentation de consommation) sur un gros diesel, sur un moteur électrique c’est une autre paire de manches…
N’oublions pas qu’en même temps le coût du pétrole risque d’augmenter… Vu le barouf que ça faisait à l’été 2008, la combinaison “baril cher + voiture électrique peu performante/et ou/chère” sera périlleuse. Bonne chance aux politiciens qui affronteront cette combinaison
Oui, de toute façon avec le gasoil au prix actuel, l’électricité n’a aucune chance. Mais même à 2 ou 3 euros le litre de gasoil, beaucoup continueront à rouler au mazout (le carburant n’étant qu’un élément du prix de revient, et pas forcément le plus important), les pauvres et les constructeurs souffriront encore plus…
En ce qui me concerne, mon train de vie ne pétait déjà pas très haut avant (dans les 1250 € nets de salaire), mais maintenant, en tant que ChômeduMan (tatinnn !!!!) je ne risque pas de consommer plus.
Des petits exemples de la vie quotidienne, comme ça en passant : mon portable est un vieux Nokia 1100 de 2003 (vous savez, les petits monochromes, qui ne servent qu’à téléphoner, mais qui ont une autonomie d’une semaine !-très recherchés maintenant, parait-il); ma nouvelle voiture, après une vieille 106, est une presqu’aussi vieille Twingo (j’aime les petites voitures). Seule différence notable : je passe du diésel à l’essence.
Niveau bouffe, je ne vais quasiment que chez les hard-discounteurs, tout en essayant malgré tout de choisir mes produits (c’est sûr, j’évite difficilement les pâtes).
Avec tout ça, je pense être dans la moyenne basse des cons-somateurs. Pas de gadgets inutiles, pas de télé (je déteste ça). Seul besoin que je confesse, seule addiction dérivée de mon travail : mon ordinateur. Il a beau commencer à se faire vieux (plus de 5 ans), je sais que l’informatique est un gouffre à pognon, et que je participe aux dépense mondiales (Internet, serveurs en pagaille…), et ça me fait mal au luc. Personne n’est parfait. Le chemin sera dur, qui mène à une décroissance choisie, mais il vaut mieux commencer à en prendre conscience maintenant, qu’avoir à la subir violemment dans quelques années, quand la raréfaction des matières premières commencera à nous étrangler…
Dernier point : la voiture électrique, pur fantasme de politique, sera incapable de résoudre quoi que se soit !!!
PS : avec mon CRP, et sans les trajets quotidiens pour aller au boulot (23kms aller, ça aurait pu être pire), je me rends compte que je touche plus sans travailler. Assistéééyeuuuu !!!
Voici un article assez récent qui fait le point sur la voiture électrique…
http://carfree.free.fr/index.php/2009/05/08/la-fin-de-la-voiture-electrique/
Bonjour,
Que faire?
Superno, je lis régulièrement tes articles dont j’adhère assez souvent sur leurs contenus, c’est du bon sens.
Mais le bon sens et l’économie de profits ne sont apparemment pas fait pour cohabiter.(1 milliard de personnes qui ne mangent pas à leur faim).
Alors je répète ma question que faire? Grève de la con-somation? favoriser les échanges plutot que la monaie? révolution? remettre en service une guillotine Hitech place de la concorde?
Pourquoi ne pas créer sur ton blug une rebrique à part d’échanges de solutions réaliste?
Je trouve que c’est déprimant de voir tout ces problèmes s’accumuler sans y voir pour l’instant le début du commencement d’une solution.
Désolé pour les fautes.
A+
Ecoutez l’émission “Rue des entrepreneurs” de ce matin (France Inter de 9 à 10 h ) :
http://www.nanodata.com/sdn76/mp3/091017-FI-rueentrepreneurs-decroissance.mp3
oui, ce serait peut-être pas mal d’avoir une rubrique “trucs et astuces de décroissance” et “proposittions de solution”.
Si tu es d’accord, SuperNo, et si tu m’expliques comment faire, je pourrais m’en charger… tu en fais déjà assez.
trucs et astuces pour la décroissance ?
déjà se demander si on vivait plus mal dans les années 70 par exemple …
On vivait ni mieux ni plus mal, passejaïre. Les jeunes croient que c’était un âge d’or parce qu’on faisait de la bonne musique en ce temps-là. C’était sûrement génial si tu faisais le poète du côté de Big Sur, mais à Massy-Palaiseau, Landivisiau, Pithiviers, Lézignan-Corbières, Billom ou Saint-André-les-Alpes, pas sûr que le Flower Power imprégnait beaucoup les mentalités. On ne vivait pas mieux pour moins cher, les gens gagnaient très mal leur vie à faire toutes sortes de boulots éreintants, avec davantage de sécurité de l’emploi certes, encore que ça dégommait déjà pas mal et qu’il n’y avait pas de filets de sécurité à l’époque. La société pompidolo-giscardienne n’était pas exempte d’inégalités et d’injustices sordides. En fait, tout ce que nous nous farcissons depuis vingt-cinq ans était en train de se tramer pendant que nos darons tiraient sur leur joint en s’écoutant “Ceremony of the Lizard”.
perso je causais pas de jugement de valeur ( plus ou moins ajoutée ou retranchée ) juste de tous ces trucs inutiles et superflus, genre smartphone , blenders et autres guignoleries …
c’tait pas un age d’or … mais sans géolocalisation gps bluetooth , on baisait quand même un peu … on picolait aussi … et on savait qu’un patron et un actionnaire , c’est jamais qu’un gros enfoiré …
Oui on savait tout ça et on s’en défendait mieux, sachant qu’il y avait encore de vrais syndicats à l’époque et une gauche qui ne se contentait pas de faire dans la parlotte lénifiante. Plus dure serait la chute, la décennie suivante…
Quant aux trucs inutiles et superflus, le XXIème siècle n’a rien inventé, passejaïre. Dans les années soixante-dix il y avait la télé couleur, le magnétoscope, l’autoradio stéréo à cartouches puis à cassettes, le téléphone qui se démocratisait, sans oublier l’incontournable chaîne hi-fi qui fut à l’origine de tant et tant de tragédies de voisinage… Une minorité d’idéalistes rejetait la société de consommation tandis que la majorité de leurs semblables ne rêvaient que de stéréo et de résidence secondaire.
On baisait, on picolait, on vivait, oui, sur nos deux pattes, mais crois-tu que si on s’était vraiment contenté de ça on en serait là, maintenant, quarante ans après ? Les smartphones, GPS et consorts sont conçus pour faciliter la vie des gens dits normaux. Bien sûr ce sont des besoins qu’on a créés de toutes pièces, après tout on se débrouillait très bien avec le Bottin, les cartes Michelin et les cabines téléphoniques à jeton de naguère, mais disons que ça va dans le sens d’une évolution logique : si on crée des besoins visant à faciliter la vie, on ne les crée cependant pas au hasard, on s’appuie sur une demande bien particulière, on travaille sur les imperfections de ce qui existe, ensuite on fabrique un marché étendu.
Un exemple : le toubib des années soixante-dix ne pouvait être joignable lorsqu’il était en visite. Sa secrétaire l’appelait chez son patient de telle heure si celui-ci avait le téléphone, autrement notre médecin était obligé d’aller de cabine en cabine pour être tenu au courant des éventuelles urgences. Ensuite il a eu un bip-bip à sa ceinture, puis un portable, puis le portable est passé des mains du toubib à celles de l’homme de la rue, et c’est ainsi que peu à peu les cabines téléphoniques disparaissent. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? C’est une évolution logique qui s’explique par le fait qu’on ne vit pas de la même façon aujourd’hui que dans les années soixante-dix.
De la même manière, le four à micro-ondes est venu supplanter le mini-four électrique chez le célibataire et le jeune couple ne cuisinant pas, et n’ayant donc pas besoin de la bonne vieille gazinière des familles. Pourquoi ? Parce que la société a évolué dans ce sens-là : de plus en plus en plus de célibataires, de plus en plus de personnes vivant seules, de plus en plus de jeunes ne cuisinant pas ou n’en ayant pas le temps… et une raréfaction des cordon-bleu.
@ Miha : La première chose à faire serait de voir ce qu’il en est de l’idéal décroissant ailleurs, hors de nos frontières, et voir de quelles façons nous pourrions échanger, outre des “trucs et astuces”, sur le terrain du concret. Sachant qu’on ne convainc que par l’exemple, jamais par la palabre.
Ben non, on ne convainc que par la palabre, il m’étonnerait que M. Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ait pu être élu par l’exemple
On ne parle pas là de basse politique-marketing à l’intention d’une populace à la cervelle atrophiée, mais de mode de vie, de mise en oeuvre d’un idéal, de visées futuristes.
Exemple à suivre : Reiser et son prototype de maison écolo, il y a bien longtemps… Exemple à ne pas suivre : celui de l’extrême-gauche, qui n’a jamais été fichue de passer du baratin politicien à l’action de terrain.
Mon propos du dessus était un peu une boutade provocatrice mais à la réflexion et à lire ce que tu as écris (il me semble bien justement que certains dans l’extrême gauche sont passés aux actes dans les années 70), mais aussi à lire les messages, la bonne question est comment fait-on pour s’exprimer collectivement et comment faire avancer les choses.
Je ne pense pas que changer mon mode de vie changera qque chose à la marche du monde, du reste c’est fait et je n’ai rien vu!!
Ce sont bien les néo libéraux épaulés par les catho qui mettent en avant l’individu, c’est toujours l’individu le coupable qui faut éventuellement remettre dans le droit chemin. Il ne faut surtout pas que l’individu s’organise évidemment.
Il n’est pas possible de détruire Carrefour, sans augmenter les salaires avant (encore que je ne sois pas certain qu’il coûte plus cher de se fournir ailleurs qu’en grande surface).
Il n’est pas possible de supprimer la bagnole tant que les gens ne pourront pas habiter près de leur lieu de travail.
Etc…
Soyons bref, c’est toute l’organisation sociale qui est à repenser.
Ben mon coco, c’est pas gagné!!
Alors l’action de terrain à la mode extrême gauche? Beurk.
Ou la politique- marketing à la DSK, ou NSNB (Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ) revu à la sauce DCB?
@Gromabus : Concernant l’extrême-gauche, je pensais plutôt à des expériences communautaires et d’autogestion…. Force est de constater que ceux qui prônent la révolution permanente sont bien les derniers à la mettre en actes.
Comment faire pour s’exprimer collectivement ? Il faudrait déjà réussir à se mettre d’accord sur quelques points précis. Si tu te souviens du fonctionnement pour le moins chaotique du mouvement altermondialiste de la précédente décennie, et quand tu vois ce qu’il en est advenu, il y a de quoi être pessimiste !
Tomber d’accord sur quelques points précis… Ah, la gageure.
Je prends l’un des exemples que tu cites, Gromabus : “Il n’est pas possible de supprimer la bagnole tant que les gens ne pourront pas habiter près de leur lieu de travail”.
Tu auras ceux qui voudront commencer par supprimer le travail, qui le remettent en cause en tant que valeur ; ceux pour qui la priorité sera de plafonner les loyers et de construire davantage de logements sociaux, de sorte que les gens habitent près de leur lieu de travail ; ceux qui leur répondront : c’est cool mec, mais les cités-dortoirs, on a donné ; et tu auras les tenants de la bagnole, qui t’objecteront que sans bagnole pas de liberté de mouvement, mort de la vie sociale, que le vélo ce n’est valable qu’en terrain plat et par climat tempéré, qu’on parcourt à pied des distances ridicules en beaucoup trop de temps et que les transports en commun sont d’abord une corvée qui t’impose ses horaires, ses itinéraires hors-champ et la promiscuité de tes contemporains.
Une proposition, dix objections. Chacun a les raisons des objections qu’il émet. L’individualiste rejettera l’habitat collectif, les transports en commun. Pour le laborieux, le travail primera sur le reste, mais il ne consentira pas pour autant à habiter à proximité du bureau, de l’usine. Celui qui aime se déplacer à vélo ou à pied n’aimera pas nécessairement l’idée de se trouver à portée de son patron. Pour celui qui travaille à cinquante kilomètres de chez lui, son chez lui c’est sa vie, c’est son territoire, sa citadelle, c’est le repos du guerrier, la mise à distance du lieu de travail lui est indispensable.
Ce n’est pas qu’on ne veuille pas changer sa façon de vivre, c’est tout simplement qu’on est obligés de faire avec les contingences du monde réel et ce qu’en philosophie on appelle la nécessité. Alors comment tomber d’accord ? Sachant qu’on n’a aucune marge de manoeuvre pour modifier les contingences du monde réel avec lesquelles on a à composer ? Et que de par la civilisation à laquelle nous appartenons, nous avons besoin d’habiter quelque part, de nous nourrir, nous vêtir, exister d’une certaine façon si nous voulons être reconnus ? Et exister en tant que soi, selon ses propres repères…
De toute manière la voiture électrique chez Renault pas avant 2011 et 2012.
Chez PSA, ça l’hybride diesel électrique avant.
Pourquoi autant de retard face aux japonais et notamment Toyota?
Au hasard on dira: total et les autres salopiaux du lobby pétrolier.
Quant au lithium, il est déjà l’objet de toutes les attentions et de tous les désirs.
Bientot, comme l’eau, des guerres pour sa conquête.
Une chose est sûre: on est pas sortie de l’auberge.
Pour la pollution, interdisons déjà à l’échelle mondiale la pratique (par Total et d’autres comme Shell et BP) des sables bitumeux.
C’est aux industriels de faire la révolution, les particuliers suivront…
Pour quel public ? Pardon, quel “créneau” ? Déjà, quand tu vois la rançon qu’il te faut réunir pour acquérir l’un de leurs minables bas de gamme, et que leurs bétaillères en plastique Berlingo/Kangoo sont vendues plus cher qu’une fringante Mustang ricaine… tu te demandes à quel dope mal coupée carburent les gens du marketing chez Renault-Pigeot-Citroën. Des exemples récents (échec de la Vel Saris, de la C6, fin de la C2, projet délirant DS new look, les SUV géants Pigeot-Citroën fourgués au rabais, l’apparition du Koleos Renault vingt ans après l’explosion des 4X4…) nous démontrent qu’ils sont complètement à l’ouest par rapport à la demande effective du public.
Pour rebondir sur ce qu’écrivait si justement lou passejaïre (aqui sien ben!) un peu plus haut à propos de la 4L, je me souviens que lorsque Renault avait programmé la disparition de ce modèle (qui continuait à très bien se vendre et que l’on croise toujours en nombre sur nos routes), René Bellu, journaliste-vedette de l’Auto-Journal avait hurlé à l’hérésie, disant que la 4L comme la 2CV n’étaient non seulement pas dépassées mais constituaient une mine d’idées pour l’avenir. Bellu avait même proposé à Renault un projet de 4L nouvelle génération… dont Renault s’est semble-t-il inspiré, quinze ans plus loin, pour le look de son Kangoo (je doute que René Bellu ait perçu des royalties).
Au début des années quatre-vingts, nos chères marques françaises visaient une clientèle plus huppée. Difficile alors de concilier l’image voulue bourgeoise des R20-R30 et autres CX avec celle, rustique et populaire, des bonnes vieilles 4L et 2CV.
Or la demande était forte dans ce sens, et elle continue à l’âtre à ce jour sans qu’aucune marque ne soit fichue de proposer de modèle rustique, économique, facile d’entretien et vendu à bas prix. Au contraire, nos marques franco-franchouillardes persistent dans l’idée tordue selon laquelle le public a entre quinze et quarante mille euros à débourser dans des bagnoles à prétention luxueuse, alourdies de plastiques grumeleux et de gasgets conçus pour tomber en panne en fin de garantie, en outre coûteuses à l’entretien et consommant décidément trop de carburant.
En l’absence de technologie alternative, et d’ici à ce que le grand Clash énergétique nous précipite dans la guerre civile, la seule solution, la plus réaliste aussi, est de concevoir des véhicules à la consommation minimaliste. L’exemple de la Volkswagen Fox mouture 1998, commercialisée à un prix malheureusement (volontairement ?) prohibitif, nous montre qu’il était techniquement possible à la fin des années quatre-vingts dix de faire tourner un moteur avec trois litres de carburant aux cent kilomètres. Ce qui veut dire que dix ans après, on doit être capable de faire tourner ce même moteur avec la moitié moins de carburant.
Au lieu de ça on claque des sommes monstrueuses à mettre au point des engins sans avenir… de sorte, on s’en doute, à ne pas s’attirer les foudres des mafias pétrolières.
PS vos photos de Bretagne ( plusieurs années ) et autres coins
CATALOGNE etc …..
visites éffectuées en déplacement :
1 par BAGNOLE dégueulasse ?
En opposition à votre blog
2 ou en respect avec vos idées
Vélo ? et / ou déplacement pédestre
3 en Avion . Hélicoptère comme les ” zécologistes” milliardaires HOLUT et ANUS-BERNARD ?
MERCI
Plusieurs nostalgiques de la R4 ici…
C’est vrai que la R4 représentait un progrès par rapport à la Deuche, elle avait un meilleur chauffage. C’est un lorrain qui en parle !
De l’automobile motorisée à l’essence ou au gazole :
Comme Arnarchoïde, je pense que les constructeurs automobiles n’ont pas voulu orienter le marché sur des véhicules populaires. Ils n’ont cessé de proposer des voitures de plus en plus sophistiquées, luxueux, avec pleins d’accessoires lourds et coûteux. Le miroir aux alouettes !
Les normes de sécurité ont fait le reste, boostées par le lobbying des fabricants.
Les dommages ont commencé par l’adoption du coûteux et lourd pot catalytique qui a rendu les moteurs asthmatiques et à fait augmenter la consommation de 15% d’un seul coup.
Ensuite ce fut la course à la « sécurité » active par de profondes transformations dans la conception des caisses dites à déformation programmée plus lourdes, sans possibilité de réparation. La concurrence par la pub en a rajouté, les renforts latéraux de portières, les airbags, la climatisation etc… Toujours le miroir aux alouettes !
Les métallurgistes ont beaucoup œuvré à la recherche de solutions d’allègements en créant de nouvelles nuances d’aciers mieux adaptées aux différents usages, caisses, parements etc…
Le graphique ci-dessous montre l’évolution du poids des véhicules automobiles pour la gamme moyenne jusqu’en 1997. Depuis, la situation s’est encore aggravée.
Il ne s’agit pas du poids d’acier comme il est inscrit mais, de la masse totale.
[le graphique au format jpg ne veut malheureusement pas s’insérer. J’ai parlé antérieurement de ce graphique dans un autre article de ce blog]
Tenant compte de cette obésité maladive, les constructeurs ont amélioré le rendement énergétique des moteurs en passant aux injections directes, 16 soupapes puis aux turbocompresseurs…
Un moteur 1600cm3 de 404 développait une puissance de 70 CV, dans les années soixante. Il est courant aujourd’hui de tirer 110cv d’un moteur essence 16S sans turbo.
Une voiture avec caisse allégée de conception ancienne équipée d’un moteur moderne de petite cylindrée pourrait faire diminuer très nettement la consommation de carburant.
Les modèles turbo diesel, les meilleurs au niveau du CO2, cher à notre nain national, sont absolument à proscrire pour un usage à faible kilométrage. Ils ont le gros défaut d’être extrêmement coûteux à l’entretien, car pannes courantes et coûts de réparation élevés.
De l’automobile électrique :
Je pense comme beaucoup qu’elle ne peut être qu’un outil à usage très local (artisanat, transports de marchandises en milieu urbain), à condition qu’elle soit conçue de façon différente des véhicules essence actuels. Les constructeurs n’ont pas choisi cette voie. Ils proposent, une fois de plus, du sophistiqué, le miroir aux alouettes…
Pour être efficace, un véhicule électrique doit avoir une caisse très légère et résistante pour embarquer un maximum de batteries. Le seul concept de véhicule crédible à ce jour reste l’antique VOLTA qui pourrait adopter les roues motorisées Michelin.
La VOLTA était conçue à l’origine comme véhicule électrique, châssis tubulaire, carrosserie en fibre de verre, sièges tubulaires à sangles caoutchouc types 2CV ou R4.
Reste le problème des batteries et surtout du lithium, composant de base de la pile moderne. Son cours en bourse a flambé depuis 2003, passant de 300 à 3000 € la tonne si ma mémoire est bonne. On voit d’ici qui seront les bienheureux…
Il reste la solution de l’alimentation des moteurs thermiques aux gaz GPL, GNL (naturel liquéfié) et méthane (nécessite l’organisation d’une filière de production fiable et géographiquement diversifiée)
Dans l’attente (trop longue) de solutions, nos dirigeants devraient prendre de nécessaires décisions d’arrêter les gaspillages. Interdiction autoritaire des courses automobiles et motocyclistes à travers le monde. Limitation autoritaire de l’usage des lignes aériennes etc…
Réfléchir à un urbanisme commercial moins énergétivore.
Mais là, je rêve ! Nos dirigeants ne vont quand même pas aller jusqu’à tuer la poule aux œufs d’or ? Certains attendent peut-être l’heure de pouvoir utiliser la bombe à neutrons, bombe de police par excellence?
Seules des mesures coercitives d’économies drastiques d’énergie permettront d’éviter la guerre civile qui couve lentement mais sûrement. La paupérisation de franges de plus en plus importantes de la population permet « aux plus méritants » de continuer à rouler carrosse. Jusqu’à quand ?
Ce sont ces sous-citoyens pauvres que l’on veut forcer à prendre les transports en commun et la bicyclette.
Pour les riches en 4x4, ce sera vélo le dimanche, en famille, pour le plaisir…
Excellent article, j’adhère
Idem. Bravo.
Concernant la spéculation sur le prix du lithium, le sidérurgiste que je suis à écrit “tonne”, il semblerait que ce soit plutôt le prix du kilo.
Le lithium va t-il donc remplacer l’or dans un avenir proche?
Merci SuperNo pour la correction précédente.
Oui le problème c’est que les médias sont plus que complices de l’état et des industriels en nous faisant croire que la voiture électrique c’est l’avenir parce que non polluant : typiquement de la croissance verte tout ça…
Et les gens qui ne vont pas chercher plus loin oublient que l’électricité ça tombe pas du ciel mais bien des centrales nucléaires. Et en plus, on oublie le problème énorme que poserait la récupération et le recyclage des batteries à lithium…
Aparté : J’ai été voir “le syndrome du Titanic” : il a bien changé notre écotartuffe préféré. Il a enfin compris que le système capitaliste était la base des désastres actuels…
à propos de ton aparté
Je pense que son expérience “politique” lui a ôté quelques illusions qui lui restaient sur la possibilité de faire changer les choses en douceur, politiquement, et que le grenelle de l’environnement dont il fut un des instigateur lui a permis de comprendre que certains politiques/sponsors étaient parfaits pour parler, mais ne désiraient surtout pas agir. Je suppose que ça l’a suffisament dégouté pour qu’il radicalise nettement son discours. Ca fait déjà un petit moment que c’est le cas. Personnellement, il est le premier que j’ai entendu parler de décroissance à la télévision. Le seul soucis, c’est qu’en se radicalisant, son discours devient moins politiquement correct, et que son audience (ses possibilités et occasions de s’exprimer) en diminue d’autant.
à propos de
à propos de ton aparté
Il a enfin compris que le système capitaliste était la base des désastres actuels…
Un autre qui semble avoir enfin compris, c’est Jean-Marie Pelt. Samedi dernier, sur France Inter, il exposait en duo avec Hervé Kempf la seule solution envisageable à la « crise » : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme.
Voilà du changement ! Aura-t-il toujours un micro à France Inter ?
Je ne connaissais pas Jean-Marie Pelt, une petite recherche google m’a appris qu’il était co-réalisateur de l’émission “L’aventure des plantes” qui passait à la télé le samedi après-midi. Souvenirs d’enfance…
Rappelez-vous du générique, le conducteur assis à l’ombre de son gros bulldozer dans un paysage de destruction, la petite plante qui pousse et devient un arbre majestueux, la fleur qui éclot juste devant le petit homme et le papillon qui vient se poser sur sa casquette.
Merci Touchatout !
Cliquez sur les images qui représentent FLEUR !
Jean Marie Pelt était-il jusqu’à maintenant un croissantiste productiviste forcené ?
Etonnant, c’est pas le souvenir que j’avais de cet excellent écologiste (au sens d’observateur de l’écosystème). Mais je me trompe surement.
Si Jean-Marie Pelt n’était pas un « croissantiste productiviste forcené », il n’était pas jusqu’ici un critique déclaré et violent du capitalisme. Il l’est devenu, c’est ça qui est nouveau.
Effectivement, il n’était pas violent, et je ne pense pas qu’il le soit devenu.
Pour le déclaré, c’est vrai que je ne l’ai jamais entendu dire “je suis anticapitaliste”. Mais je ne me souviens pas l’avoir dit non plus, et pourtant…
Ben oui c’est sur que du coup il devient beaucoup moins populaire parce que les gens ne veulent pas encore entendre parler de décroissance. Mais finalement petit à petit, ça va peut être faire son effet : dans le ciné où j’ai été, la salle était remplie et même si pour l’instant les gens se disent intérieurement qu’ils ne veulent pas changer de système et de mode de vie, l’idéologie de la décroissance fait son chemin. Les gens n’ont peut être pas envie d’écouter mais ils sont forcés à entendre…
Pas mal ce dessin qui montre bien la seule chose qui “prime” en ce bas monde…La rallonge!!! Sarkostique…moi ?
Entendu Jacques GENEREUX samedi matin sur Inter, très intéressant!
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/
Dans un commentaire précédent, Fred demandait si quelqu’un pouvait décrire un monde réel en décroissance.
Pas étonnant qu’on ne réussisse pas facilement à nous convaincre nous-mêmes et à convaincre nos interlocuteurs, pensez-vous que les penseurs actuels de la décroissance y parviennent mieux que nous ? Cf. la seconde partie de cet article du Monde Diplomatique.
Finalement, la décroissance, ça commence par beaucoup de bon sens, dans un monde où on a décidé de partager ?
Ben, oui, Guénaël, la décroissance, ça commence par beaucoup de bon sens.
Commençons par là, nous, les simples citoyens, car on ne peut compter sur les pouvoirs politiques et/ou financiers.
Réfléchissons et faisons réfléchir autour de nous.
Des exemples ?
Il y en a et de bien simples.
Vous n’avez plus besoin d’utiliser de produits ménagers. Il existe des chiffons et des serpillères à microfibres avec lesquels faire le ménage devient rapide, facile et absolument non-polluant puisque ils nettoient en étant seulement humidifié d’eau claire et froide.
Je les utilise depuis des années et, petit à petit, j’ai convaincu de faire de même autour de moi.
Pour votre hygiène corporelle lavez-vous avec un bon savon végétal (le corps et les cheveux).
Dans ma salle de bains : un savon, du bicarbonatte de soude pour me laver les dents et comme anti-transpirant, un turban en microfribes pour me sécher les cheveux…. c’est à peu près tout.
Mot d’ordre : la simplicité !
“décrire un monde réel en décroissance”.
A notre petit niveau, ça commence par la simplicité volontaire, c’est à dire réduire son niveau de consommation à l’essentiel vital. Le superflu est bien superflu.
Réfléchissez à ce que vous avez chez vous, et à ce que vous pouvez supprimer, ne plus acheter. Une grande partie des objets, nourriture et fringues que nous avons viennent de loin, et sont inutiles.
Par exemple, allez acheter des saucisses en Allemagne, parce qu’elles coûtent 4,50 € le kilo au lieu de 9,00 € chez nous et faire un stock pour l’été, quel intérêt ?
Questions : Trajet - temps - distance - carburant - disponibilité - qualité - composants - quantité ingurgitée - conservation au magasin - mode de fabrication - conditions de travail du salarié - mode d’élevage - lieu d’élevage - tracabilité - conservation chez soi - santé - rémunération du l’industriel agricole - respect de l’animal - mode d’abattage - électricité - viande - et j’en oublie sûrement
Réponses : France/Allemagne - 2 x 45 minutes - 80 km aller/retour - 5 litres - une demi journée - médiocre - kkbeurk - 2/4 par personne - frigo - industrie agro-alimentaire rapide - lamentable - intensif - cage mini en batterie - ferme industrielle - en zig/zag suivez les flèches - congélateur/frigo - chancelante, graisses saturées, colorants, conservateurs, sels nitrités, etc - dans le rouge - ce n’est qu’un produit - je suis chargé de le tuer , pas de vérifier qu’il est mort - beaucoup/beaucoup et nucléaire - c’est le fond du fond de la boutique du charcutier - Etc Oui j’ai oublié de comptabiliser l’utilisation du pétrôle et des gazs à effet de serre produits à tous les échelons ci-dessus.
Je suis végétarienne, et préfère un bon taboulé et une salade verte mais allez goûter une saucisse ou du jambon à l’os faits avec les porcs élevés par F****** que vous aurez achetés au marché, pour une soirée entre amis au mois de juillet de d’août et vous m’en direz des nouvelles. Vous pouvez visiter sa ferme et tout voir.
Vous aurez payé la saucisse un peu plus chère (vous saurez pourquoi)mais vous n’en mangerez qu’une fois par semaine au lieu de faire barberck-baguettes tous les soirs de l’été, et vous mangerez du taboulé comme moi.
A chaque achat que nous faisons (waouw c’est du boulot de penser, ça fatigue) mais ça donne à refléchir.
Donc la voiture électrique, de la poudre aux yeux pour continuer à faire tenir l’industrie automobile et nucléaire. Ouf on est sauvés.
A l’opposé, les belles gambettes musclées par la marche, le vélo, et qui se reposent dans le train, le bus, le métro, ça fait du bien au coeur, aux os, à tous les systèmes du corps humain et supprime les kilos.
Superno, tu veux bien me téléporter jusqu’à la prochaine réunion intergalactique avec véro et les autres. Nous devons mettre en place un grand plan de réduction des déchets nucléaires à vie courte , à vie longue, cesium, plutonium, produits par nos ancètres, car vraiment ils ont dépassé les bornes des limites, ils ont été en mettre sur la Lune et sur Mars car ils n’avaient plus de place dans leurs galeries souterraines. Heureusement qu’on a mis fin à cette production de voitures électriques, en inventant la téléportation. Ouf sauvés.
Pour tout ce qu’on achète, c’est pareil
Les véhicules électriques ne seront jamais une solution de remplacement pour les hydrocarbures, si on veut conserver notre usage actuel de l’automobile. Question d’ordre de grandeur (comme dirait Jancovici)
Pour fournir de l’énergie électrique au milliard de véhicules qu’il y a dans le monde aujourd’hui, il faudrait construire environ 1500 réacteurs nucléaires (contre 435 actuellement dans le monde).
Ces réacteurs nécessiteraient environ 285 000 tonnes d’uranium pour fonctionner chaque année. Or la production était de 45 103 tonnes en 2001.
Ceci dit, si on réduit le parc actuel de façon conséquente, si on limite son utilisation (trajets courts), si on divise le poids des voitures par deux ou trois, qu’on limite leur vitesse et qu’on produit de l’électricité uniquement à partir de sources propres, ça peut effectivement être intéressant.
Mais il me semble que ça n’est pas vraiment ce que les constructeurs ont en tête… pas plus que les consommateurs. On rève des roadsters électriques, des limousines hybrides… C’est bien, mais y’en aura pas pour tout le monde !
Sources :
http://www.manicore.com/documentation/voit_elect.html
http://futura24.site.voila.fr/petrole/voiture.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extraction_de_l%27uranium
http://www.moteurnature.com/actu/2006/tesla-electrique-roadster.php
http://www.moteurnature.com/actu/2009/mercedes-vision-S500-Plug-in-hybride.php
Au jour d’aujourd’hui, la politique politicienne, des profesionnels de la profession, étant ce qu’elle est… Lu à la lune. çà mars et ne repart pas(un vol en ski passe!): Arrêt technique total(?) et définitif…à Bure!!! les blaireaux ayant envahi les galeries, il n’y a plus de place pour les déchets radioactifs !!!
Perso j’ai échangé mon scooter pour un vélo électrique. Bien pratique, silencieux, mais cher. Le prix d’achat aux alentours de 1800 euros (et il est pas en or, hein. Le jeune mécano du magasin m’a même dit que j’avais acheté l’entrée de gamme!)
Bilan après 1an et demi d’utilisation: 2’100km (J’ai compensé le CO2 “gaspillé” pour mon voyage en Italie cet été)
et une batterie qui ne dure plus que la moitié du kilométrage initialement prévu (50km). Son remplacement sera de l’ordre de 500 euros.
Si on extrapole à la voiture… Disons que vu la durée de vie des batteries et leur coût, je suis pas prêt de faire le pas.
Précaution préliminaire :
Je ne me suis pas encore décidé à faire en vélo les 25 km aller et 25 km retour quotidiens pour aller bosser, je me contente pour l’instant de covoiturer… en attendant de relocaliser mon emploi ! J’ai fait 2000 bornes en bagnole lors des vacances d’été. Donc, je n’ai pas de leçons à donner.
Mais juste une précision sur le terme « compensé ».
On est d’accord Stéphane que tu n’as rien compensé, en vrai de vrai ? Le CO2 que nous avons émis toi et moi pour aller en Italie ou dans les Cévennes ne sera jamais compensé par aucune bonne action, il a été émis et devra disparaître dans un puits. Et si ce CO2 disparaît dans un puits, ce sera à la place d’un autre CO2 émis par quelqu’un d’autre.
L’idée de « compensation » a été inventée pour que nous (les occidentaux) puissions nous donner bonne conscience lorsque nous envoyons quelques euros en Afrique pour aider tel ou tel village à fabriquer un four solaire, sans que cela ne nous empêche d’aller chercher notre baguette en 4x4 à l’angle de la rue. Bon, t’as pas de 4x4 j’imagine, et moi non plus. On essaye de faire ce qu’on peut pour un meilleur monde, et on doit continuer.
Ce que je veux dire, c’est qu’il faut que nous (qui voulons convaincre les autres) nous imposions à nous-mêmes le bon vocabulaire, sinon les autres continuerons toujours à croire que la croissance verte nous sauvera.
Guénaël
Oui je suis 100% d’accord avec toi. Le CO2 relâché par ma voiture ne pourrait être compensé que si je récupérais une part égale de CO2 dans l’air en faisant du vélo. Tu as raison sur le fait que je n’ai pas compensé mon voyage. Je pourrais plutôt dire que dans mon bilan annuel, le CO2 que j’ai évité de consommer en me déplaçant en vélo plutôt qu’en scooter représente grosso modo le trajet de mes vacances d’été…
C’est toujours ça de pris sur l’ennemi, mais tout reste à inventer pour réduire plus brutalement nos consommations sans trop diminuer nos qualités de vie…
je vous signale cet article qui prouve que le journal Marianne, qui déclare défendre la Poste, utilise en réalité une société privée pour envoyer son courrier :
http://www.avenirdufutur.fr/?p=1728
Faire le «plein» de batterie en à peu près 1 minute…
Je trouve ça plutôt bien ! Non ?
C’est même mieux que le plein d’essence ! Vous ne trouvez pas ?
Et on voit bien que ça pourrait être amélioré :
http://www.youtube.com/watch?v=KKA4GhVn0a4
Le temps passé à faire le plein de batterie n’est pas LE problème.
C’est un inconvénient pour ceux qui adopteraient la voiture électrique qui n’est pas LA solution.
Il n’y a pas UN problème, mais DES problèmes.
Et il n’y a pas UNE solution, mais DES solutions.
je ne sais pas pourquoi j’aime les autoroutes je les trouve belles, et j’espère que peut-être un jour elles serviront à du train-routier-routage électrique (modéremment et seulement pour les marchandises qu’on ne peut vraiment pas trouver sur place). Je rêve même de magnifiques vaisseaux à roues qui navigueront doucement et en silence.
j’aime les perspectives qu’ouvrent ces belles courbes - même si la traversée de ma ville par l’A75 me fait craindre le pire lorsque la jonction sera faite avec l’Espagne… je trouve aussi très beau le pont de Millau.
Quand il sera ouvert aux bicyclettes… certains apprécieront l’économie de pédalage, non ? oui, peut-être que je délire…
Renault voit son avenir branché.
Ghosn parle de solution de rupture. La “rupture” s’est invitée plusieurs fois dans le débat politique ces 10 dernières années, maintenant elle s’invite aussi sur les salons automobiles.
Ayez confiannnnce en la Sciennnnce.
Il y a un fait incontestable c’est que le rendement d’un moteur électrique avoisine les 90% tous les moteurs thermiques sont loin derrière. Pour les petits trajets le mieux c’est le vélo!