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Oct102009
16:49 (Vu 6829 fois)

Fabrice Nicolino, les pesticides, les lobbies et la nécessaire révolte

J'ai assisté en compagnie d'une petite cinquantaine de personnes à la conférence donnée jeudi soir à la fac de Metz par Fabrice Nicolino sur les pesticides.

(Le blog de SuperNo était bien représenté par ses lecteurs et militants messins comme Zuluck, Turandot , Véro le Blaireau, M. et Mme Touchatout, Pivert, M.et Mme Sideman, et ma voisine…)

En préambule, je précise comme d'habitude qu'il s'agit d'une narration romancée de cette soirée, écrite de mémoire et d'après les quelques notes que j'ai prises, que je ne garantis absolument pas le mot à mot, que j'en ai certainement oublié, peut-être rajouté (j'ai essayé de séparer quelques réflexions personnelles de celles du conférencier), et que j'espère ne pas avoir écrit trop de conneries, ni trahi l'esprit de la conférence. Si par malheur c'était néanmoins le cas, veuillez m'en avertir…

Fabrice Nicolino a des convictions bien arrêtées, un caractère entier : c'est sans doute la raison pour laquelle il est journaliste indépendant et non pas diplomate ou politicien… Il s'exprime sur son blog , notamment sur des sujets liés à l'environnement , et c'est souvent passionnant et très différent de ce qu'on peut lire sur les multiples "blogs écolo" qui surgissent ici et là, et qui ne sont souvent que des hymnes à la "croissance verte". Rien de tout ça chez lui !

Pour vous dire à quel point il est désintéressé, il est venu les mains dans les poches, sans même une valise remplie de son dernier livre "Bidoche" sorti il y a quelques jours, et dont il aurait pourtant assurément vendu quelques exemplaires… Plus de détails sur le site consacré au bouquin.
J'avais déjà assisté à une conférence de Fabrice Nicolino à Lyon l'année dernière, c'était sur les biocarburants, un autre de ses dadas : compte-rendu ici

La première partie de la conférence est consacrée à retracer l'histoire des pesticides. Selon Nicolino, cette histoire débute sur l'Ile d'Oléron en 1914, où un agronome du nom de Jean Feytaut cherchait à se débarrasser d'un parasite de la vigne : l’otiorynque. Feytaut n'avait rien à voir avec Monsanto ou Bayer, il était un peu comme SuperNo qui cherche à préserver ses pommes des vers et des insectes par des méthodes biologiques. Et comme SuperNo, il n'y est jamais parvenu…

Dans le même temps de l'autre côté du Rhin, un certain Fritz Haber, brillant chimiste (NDLR il obtiendra le prix Nobel en 1918), entame les mêmes travaux. Mais la guerre arrive, et il change de cible : décidé à aider son pays à gagner la guerre, il met au point les premiers gaz de combat dérivés du chlore, avec quelques milliers de morts sur la conscience [NDLR : son épouse, qui ne supporte pas ces travaux, se suicidera].

Après la guerre, il participe notamment au développement de pesticides chimiques, parmi lesquels celui qui allait devenir tristement célèbre sous le nom de Zyklon B.  [NDLR La lecture de la fiche Wikipedia nous apprend que ce produit est toujours fabriqué en 2009 en République Tchèque pour lutter contre les insectes et les rongeurs !]

Après la guerre, les pesticides connaissent un développement rapide, (notamment le fameux DDT) et sont alors considérés avec enthousiasme. Ils permettent de lutter contre les parasites qui détruisent les récoltes, à une époque où la France en ruine subit les privations. La pomme de terre est plantée sur 1,5 million d'hectares, et le doryphore qui s'en nourrit est un ennemi redoutable.

Et surtout à cette époque, on ne soupçonne même pas que ces produits puissent être dangereux !

L'industrie chimique se frotte les mains, et commence à constituer un lobby. Sous la houlette de Fernand Willaume (chimiste chez Péchiney), les transnationales montent de nébuleux comités ("Comité de propagande pour la protection des cultures") avec l'INRA (c'est à dire la recherche publique) et le ministère de l'agriculture,  ("Comité de propagande pour la protection des cultures"). Ils éditent des revues, comme "phytoma" qui existe toujours.
Ces lobbies permettent aux géants de l'agrochimie de biaiser toute l'information concernant les pesticides et de faire en sorte que les pouvoirs publics acceptent leur suprématie.

Fabrice Nicolino, qui connaît son sujet, parle d'"organisation paratotalitaire". En effet la société en est totalement absente, et les décisions qui concernent pourtant la santé publique sont prises dans son dos. Ce mécanisme infernal conduit par exemple des responsables de l'INRA à promouvoir tel ou tel pesticide, au besoin en biaisant des études ou en faisant arranger des lois simplement parce que celui qui le produit est son pote.
Pourtant, la période pendant laquelle le lobby agissait "de bonne foi", et "pour le bien public", et qui a en gros duré de 1945 à 1962, s'achève.

C'est en effet en 1962 que sort aux États-Unis le livre de la biologiste Rachel Carson Silent spring ("Printemps silencieux"), un pavé dans la mare des lobbyistes des pesticides, puisqu'il révèle au public le danger de ces produits, et en particulier du DDT.
"Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage". Appliqué au lobby des pesticides, l'adage se transforme en lourde propagande contre Rachel Carson, qui est traitée de folle, d'hystérique, voire même d'agent du KGB.

A la tête du lynchage médiatique, on trouve une certaine société Monsanto. Le temps passe, les compagnies et les méthodes restent…

Le livre sort en France en 1963 et, dans sa préface, le professeur Roger Heim, président de l'Académie des Sciences, traite les industriels de la chimie d'assassins. [NDLR : le livre a été réédité, et on peut apparemment le trouver dans toutes les bonnes crèmeries].

À partir de là, on entre dans une nouvelle période, que Fabrice Nicolino qualifie de "période du crime", faite de mauvaise foi, de désinformation et de manipulation de l'opinion.

Comme en réponse à un congrès scientifique qui se tient en 1969 à Stockholm et qui dénonce les dangers du DDT, le lobby français se met en marche, et embauche un dénommé Marcel Valtat, qui s'occupera par la suite du lobby de l'amiante ! Un congrès "truqué" est organisé en 1970, et inauguré rien moins que par le ministre de l'Agriculture du gouvernement Chaban-Delmas, Jacques Duhamel. Comme on le voit, le gouvernement de l'époque avait déjà choisi entre les multinationales et les citoyens !

Grâce à cette influence, le lobby parvient à fourguer des quantités astronomiques de pesticides qui, en se mélangeant, forment des "cocktails" dont les effets sont inconnus.

Certains produits, comme le Chlordécone tristement célèbre dans les bananeraies antillaises, ont une durée de nocivité de 400 ans ! [NDLR : on ne peut pas s'empêcher de faire un parallèle avec les déchets nucléaires : à cause d'un lobby, le profit de quelques-uns va obérer la vie de milliards d'autres pendant des générations]. Interdit aux États-Unis, ce produit épouvantablement dangereux va pourtant être tranquillement utilisé en France…

Alors que les abeilles meurent par milliards, le Gaucho et le Régent, pesticides respectivement produits par Bayer et BASF [NDLR deux sociétés issues de l'IG Farben, l'employeur de Fritz Haber évoqué plus haut]. [NDLR : et après on nous tire des larmes avec la biodiversité qui fout le camp]

La Direction Générale de l'Alimentation (DGAL) dirigée un temps par le "très redoutable" Thierry Klinger, sabote consciencieusement tous les efforts faits pour comprendre la nocivité de ces produits.

Pire, tous les gouvernements qui se sont succédé, qu'ils fussent de droite ou qu'ils se prétendissent de Gauche, ont continué à promouvoir l'utilisation de ces produits.

Il faut dire que les lobbies ont leurs entrées partout, qu'ils sont par exemple comme chez eux à l'Assemblée Nationale, et ont un sens de la persuasion redoutable [NDLR Pour illustrer la situation, on pourrait ajouter que le sinistre Frédéric Lefèbvre, peut-être la plus scandaleuse des marionnettes sarkozystes, était à la tête d'un cabinet de lobbying qui travaillait pour les casinos, les cigarettiers et les alcooliers, alors qu'il avait son bureau au Ministère de l'Intérieur, dont le titulaire était à l'époque un certain Sarkozy…]

Les pesticides sont désormais répandus partout puisqu'on les retrouve aussi bien dans les plantes et les animaux qui nous nourrissent, dans les nappes phréatiques (96 à 98% des prélèvements d'eau sont contaminés), et logiquement dans le corps humain, jusque dans le sang du cordon ombilical des nouveaux-nés : l'empoisonnement est universel. Les pesticides sont une sorte de "créature de Frankenstein qui aurait échappé à ses concepteurs".

Pour conclure, Fabrice Nicolino lance un appel à la révolte contre ce système devenu complètement fou, et qui met en jeu le destin de l'humanité. Il rappelle la diminution de la fertilité humaine (2 fois moins de spermatozoïdes chez les mâles d'aujourd'hui qu'il y a 40 ans), qui a probablement plusieurs facteurs, dont les pesticides.

[NDLR C'est bien beau l'appel à la révolte, mais comment ? Si c'était seulement pour les pesticides ! Nous avons exactement le même problème dans des tas d'autres domaines, et notamment en politique. La propagande et la pub sont considérablement plus puissantes que nos petits blogs, et "les Français" ont mieux à faire que de s'occuper d'une bête histoire de pesticides, dont ils ne sont d'ailleurs que peu conscients… On ne les voit pas, les pesticides. Leur effet peut être différé sur plusieurs dizaines d'années. Difficile de faire le lien entre un cancer qui se déclare et la consommation de saloperies industrielles depuis son enfance ! Alors que la pub pour les produits alimentaires, qui présentent toujours des femmes magnifiques, des enfants heureux et en pleine santé, ça, tout le monde le voit immédiatement, ne serait-ce que sur le "packaging" du produit ! Packaging qui ne contient jamais d'avertissement "contient des pesticides qui provoquent le cancer"…
La plus grosse révolte de masse dont je me souvienne depuis mai 68, c'était pour l'école dite "libre" en 1984… Et actuellement, bien plus que la sauvegarde hypothétique de La Poste, le sujet le plus susceptible de mobiliser les foules, c'est l'éviction de Domenech de la tête de l'équipe de France de Foot. Alors les pesticides…
]

Après la conférence, c'est le tour des questions dans le public :

"Ne pensez-vous pas que la directive REACH va améliorer la situation ?"
Réponse : non. Le mal est déjà fait, cela conduira peut-être à interdire de vieilles molécules, mais il en sortira en permanence de nouvelles.

"Pourtant, en combattant le tabac et l'amiante, on en a fortement réduit la nuisance !"
Réponse : oui et non. Ce que les industriels du tabac et de l'amiante ont perdu dans certains pays occidentaux, ils l'ont récupéré dans les pays du sud où leurs profits continuent à augmenter.

"Boiriez-vous de l'eau du robinet ?"
Réponse : non. Il y a trop de traitements dont on ne connaît pas les conséquences. On ajoute des filtres aux filtres, on casse les molécules, on met du chlore… Au final il n'y a évidemment plus de bactéries mais de là à dire que c'est de l'eau "potable"… [NDLR : c'est typique de la société scientiste et de croissance : plutôt que de prendre les mesures pour avoir de l'eau la moins sale possible, on préfère multiplier les traitements… Plutôt que de moins manger pour être en meilleure santé, on préfère nourrir les multinationales de l'agroalimentaire en nous faisant bouffer comme des chancres, puis les multinationales de la pharmacie en nous vendant des médocs contre le diabète, l'obésité ou les maladies cardiovasculaires… plutôt que de trouver des solutions pour limiter les déplacements routiers (limiter les déplacements, promouvoir le train), on annonce comme Sarkozy cette semaine en Moselle, une troisième voie sur l'A31 entre Metz et Nancy. En totale contradiction avec les déclarations martiales du "Grenelle", déjà caduques depuis le "plan de relance"…]

"Vous ne pouvez pas nier que c'est l'agriculture productiviste qui a nourri la planète depuis la deuxième guerre mondiale ?"
Réponse : évidemment, puisque nous n'avons pas eu le choix. L'agriculture est devenue une industrie, les paysans sont des ouvriers, il y a des bourses, des traders, des usines… Et il y a plus d'un milliard de personnes qui souffrent de malnutrition. L'industrie agroalimentaire a proclamé vouloir nourrir le monde : elle a échoué.

"Mais vous ne pensez pas sérieusement que le bio puisse nourrir tout le monde ?"
Réponse : si. En mai 2007, un congrès de la FAO a affirmé que l'agriculture biologique pourrait nourrir toute la planète à coût écologique moindre. Avant de nuancer ses propos à cause de pressions.
En France, il n'y a que 2% des terres cultivables qui produisent du bio. Le "Grenelle" a décidé que ce serait 6% en 2012. Je peux vous dire que ce ne sera pas le cas. [NDLR : c'est exactement ça : de l'incantation. On fait mine de décider des trucs, et on fait le contraire. Au lieu de faire de l'agriculture bio dans les Yvelines, on veut faire un circuit de formule 1. Idem pour le CO2 : on proclame partout qu'il faut diviser les émissions de CO2 par 4 d'ici 2050, mais on continue à prôner la croissance et on prévoit déjà un doublement de la production d'électricité, principalement à base de charbon. Les incohérences (et leurs graves conséquences) n'attendront pas 2050 pour apparaître…]

"M'enfin vous savez bien que tout le monde n'a pas les moyens de manger bio !"
Réponse : effectivement il ne faut pas négliger les problèmes sociaux. Mais paradoxalement les Français ne veulent plus consacrer d'argent à se nourrir. Même les pauvres veulent une grosse bagnole, une grande télé, des téléphones portables. Il y a un siècle, la part de l'alimentation était 6 fois plus importante que maintenant.
Et pendant ce temps-là, les cancers explosent.

"Et les OGM ?"
Les OGM sont nuisibles ne serait-ce qu'en raison de la dissémination. Les slogans et les méthodes des producteurs d'OGM sont les mêmes que ceux des producteurs de pesticides.

[Aparté

En me documentant pour ce billet, je suis tombé sur un site fa-bu-leux ! Une superbe illustration de ce que peut être un lobby : ça s'appelle Terre d'Infos : du concentré de jus de propagande avec des gros morceaux d'agriculture productiviste dedans ! La liste des sponsors est édifiante :


- L'Ania (le lobby de l'agroalimentaire, qui chiait dans son froc à l'idée que le nom des marques contenant de l'huile frelatée sorte dans le public )
- Le GNIS (Groupement national de l'industrie semencière, qui m'a tout l'air d'être un lobby de semenciers)
- L'Inra déjà évoqué
- Coca Cola (petite société artisanale qui oeuvre pour le bien de l'humanité)
- Syngenta (semencier de la clique de Monsanto, qui essaie d'assassiner financièrement les faucheurs d'OGM)
- EDF, qui veut faire profiter l'humanité des bienfaits du nucléaire
- Le Cemagref qui encourage le lavage scientifique de l'eau sale plutôt que la préservation de l'eau propre
- Le Ceneca, qui organise des foires et concours agricoles où se retrouve toute la clique de l'agriculture productiviste.
- Le CIV (centre d'information des viandes, il ne faudrait pas oublier la bidoche !)
- Le Crédit Agricole, sans lequel rien de tout cela n'aurait été possible
- Il me semble encore distinguer un logo gouvernemental, ceux de l'Union Européenne et de RTE (la partie publique et à but déficitaire qui s'occupe des fils et poteaux électriques, séparée de la partie commerciale d'EDF, qui elle gagne plein de sousous et est donc forcément privée…) : le panier de crabes est bien rempli !

Dans les petits films, on reconnaît quelques politiciens qui devraient avoir honte d'avoir de telles fréquentions. Mais non, en fait, ils n'ont pas honte, ils en sont même fiers. Ils se présentent à nos suffrages, et au lieu de leur balancer des tomates, on les élit… On est cons, quand même…

Il y a notamment Joseph Daul, tête de liste UMP dans l'Est aux dernières européennes, dont je vous avais déjà rapporté la nocivité sur ce blog. Il fut vice-président de la FNSEA (dont le président, Luc Guyau, est aussi sur un autre film), et il est même président du PPE, premier groupe parlementaire européen (au risque d'insister, celui qui englobe l'UMP français mais aussi le PPLD de Berlusconi) en quelque sorte la taupe des lobbies. Comme je suis très écouté, Daul et l'UMP ont remporté triomphalement cette élection, et les marchands de pesticides peuvent être tranquilles.

On reconnaît aussi Michel Barnier, ancien ministre de l'environnement et de l'agriculture, qui étaient assurément en de bonnes mains…

Il y a même un "président de la Fédération Nationale Bovine", un marchand de bidoche qui est sans doute un grand copain de Nicolino.

Fin de l'aparté]

Bon, ce n'est pas parce que je suis un sale gauchiste principalement intéressé par les tenants et aboutissants de la politique qu'il faudrait oublier que la soirée était organisée par des naturalistes.

Tout d'abord Michel Ribette. (Je recopie bêtement sa fiche sur Internet)

Originaire du Périgord, Michel Ribette vit en Lorraine depuis plus de 20 ans.
Ancien membre de l'équipe de Jean-Marie Pelt, il a travaillé durant 20 ans au Laboratoire d'Écologie de la Faculté des Sciences de Metz.
Il est aujourd'hui responsable régional Alsace/Lorraine des animations nature pour la Société Nature & Découvertes qui a créé à Metz un centre culturel voué à l'environnement dont il est le directeur. C'est là son nouvel outil de communication, puisque ce passionné de nature a toujours eu la vocation de réaliser des outils de communication pour mieux faire connaître son environnement régional.
Il a annoncé la liste des conférences de l'année, que vous pourrez retrouver dans l'agenda de "Nature et Découvertes". Et il a annoncé sa retraite prochaine. Il me semblait pourtant que notre député Jacquat avait fait voter de nuit une loi autorisant le travail jusqu'à 67 ans ?

Puis Estelle Germain, , de l'association "Zoo d'Amnéville Conservation", venue présenter la campagne EAZA 2009 "Vivre ensemble" pour la conservation des Carnivores européens,  et notamment cette journée de conférences le 12 octobre, au même endroit.

Merci à eux !

74 comments to Fabrice Nicolino, les pesticides, les lobbies et la nécessaire révolte

  • chalonnais

    Salut l’ami,
    Estelle Germain, sur son CV, est de Boult-aux-Bois, dans les Ardennes.
    Localité dont tu connais probablement un digne représentant, Pierre DEOM, fondateur et dessinateur du célèbre magazine le plus lu dans les terriers, j’ai nommé “La Hulotte”.

  • J’ai vu Fabrice Nicolino dans l’émission ligne jaune de Birenbaum sur la viande, j’ai apprécié ses interventions. Si il fait une conférence dans mon coin, j’irai avec plaisir.
    Pour te répondre sur l’appel à la révolte, il ne faut pas désespérer, des gens loin de toutes ces préoccupations peuvent complètement changer en peu de temps. Par ex pour moi tout est parti, il y a trois ans, d’une allergie au fluor qui m’a amené à chercher un dentifrice non fluoré (très difficile !) ce qui m’a amené à pousser pour la première fois de ma vie la porte d’un magasin bio, de découvrir d’autres produits, d’autres idées. Comme le fil d’une pelote qu’on déroule et j’en suis maintenant à signer des pétitions, manifester contre les ogm et il y a quelques mois ne plus manger de viande si on m’avait dit ça il y a 3 ans ! Et mieux je vois qu’autour de moi, dans ma famille par ex, les choses bougent aussi Et nous sommes une famille on ne peut plus lambda donc il y a de l’espoir. Oui les lignes bougent, les gens commencent à comprendre…
    Je rajoute que c’est quand même une honte qu’un pays comme la France ne produisent que 2 % de bio, lamentable !

  • Gromabus

    Ca fait des années que je n’utilise plus de dentifrice, à l’époque internet n’existait pas, et j’ai connu le truc du sel par la bande, en discutant et en fait c’est très agréable, j’ai même connu un excellent dentiste qui refusait les patients à dentifrice!. On ne se désinfecte pas le trou de balle, pourquoi la bouche, le dentifrice est une invention lucrative, donc méfions nous, il doit certainement y avoir des liens sur internet, je chercherai.

  • Marti

    J’ai déja entendu parler du bicarbonate de soude pour le dentifrice aussi…

    Ca fait quand même un peu flipper tout ca… On se demande comment ça va finir…Le problème c’est que les gens qui nous gouvernent pensent à leurs petites existences (et à l’argent), au moment présent et ils oublient de penser à long terme et aux catastrophes qui s’annoncent… comme par exemple la disparition des abeilles qui est un désastre absolu…

    • miha

      ça fait des années que j’utilise le bicarbonate de soude en dentifrice… de temps en temps, ajouter une goutte d’eau oxygénée ou une goutte de jus de citron.
      j’ai, depuis, beaucoup moins de problème de douleurs de gencives.

      c’est mon dentiste qui me l’a conseillé !
      D’ailleurs, c’est le “dentifrice” des dentistes qui ne le disent pas car ils sont priés de ne pas le faire (ben, oui, il faut vendre du dentifrice, mesdames et messieurs les con-sommateurs)

    • wuwei

      Faire qu’en même attention au bicarbonate de soude, qui a la longue raye l’émail des dents. Par contre l’argile verte toujours avec du jus de citron ou d’HE de citron est un excellent désinfectant. De toute façon c’est la brosse et non pas le dentifrice qui nettoie.

  • Anarchoide

    Je me lave les dents avec du dentifrice, deux fois par jour depuis que je suis en âge de me laver les dents. Bilan : trois caries qui datent d’une addiction enfantine aux fraises Tagada. Vendredi dernier, contrôle annuel chez le dentiste. J’ai toutes mes dents et elles sont impeccables.

    Heu, Gromabus, tu fais ce que tu veux mais pour le trou de balle, vu à quoi il sert en général (ainsi que dans certains cas que ma pudeur légendaire m’interdit de citer), je pense qu’il est bon de le nettoyer de temps en temps.

    Concernant le bio, suivre ce lien : http://www.charlatans.info/bio.shtml

  • @ Anarcho : mouais … y avait besoin d’une étude pour penser qu’une tomate non-bio peut être aussi bonne qu’une tomate bio ? … par contre l’état du sol au bout de 30ans de l’un et de l’autre, on en fait quoi ? on s’assoit dessus ?

    c’est sûr qu’une tomate bio hors-sol d’Espagne aura moins de goût qu’une tomate non-bio plein champ de l’agriculteur d’à côté. Mais comme c’est souvent le contraire qu’il se produit … les tomates bio de l’agriculteur d’à côté a ééénooormément plus de goût que la tomate hors-sol pas bio d’Espagne. Et son sol sera encore viable dans 30 ans. C’est pas le bio qui fait le goût, c’est le terroir, la nature du sol. Mais ta santé, celle de tes gamins, celle du sol, de toutes les petites bestioles qui la fréquentent … c’est assurément pas les pesticides qui vont protéger tout ça.

    • Anarchoide

      J’essaie de comprendre, et en la matière c’est très difficile de se faire une idée. Je ramasse de la courge fertilisée au fumier de mouton. Peut-on qualifier de “bio” cette courge ? Que sait-on du curriculum du troupeau et du foin à partir de quoi a été fabriqué ce fumier ? Comment puis-je avoir la certitude que ce foin, que le pâturage qui a nourri le troupeau, étaient exempts de pesticides ? Vaut-il mieux avoir à manger des pommes habitées de vers ou des pommes sans vers ? Le débat est vaste, immense, sans fin. Et il ne propose pas assez de points précis pour susciter une prise de conscience de masse, qui pourrait très hypothétiquement conduire à la “révolte” que préconise notre conférencier. Dans ce domaine, ce qu’on nous dit vrai aujourd’hui sera démenti dans un mois, puis redonné pour vrai le mois suivant. Peut-être parce qu’à force de jouer aux apprentis-sorciers, on ne sait plus.

      Un peu comme le personnage maniaco-dépressif de “The Informant”…

  • Guénaël

    Le GNIS ! C’est la seconde fois en peu de temps que j’entends parler de ce groupement. Si vous ne connaissez pas, je vais vous faire partager une lecture édifiante. En relisant le texte, je remarque que Fabrice Nicolino y est cité (en bien !) :-)

    Petit résumé (tout le détail est ici)

    Kokopelli est une association près d’Alès dans le Gard, dont le vice-président est Pierre Rabhi, et qui œuvre à la protection de la biodiversité (production et distribution de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.

    Le GNIS (l’État, indirectement) et la FNPSP (Fédération Nationale des Professionnels de Semences Potagères et Florales) avaient porté plainte en 2004 contre l’Association Kokopelli pour commercialisation de variétés de semences non inscrites sur le catalogue national. En 2006, le Tribunal d’Instance a relaxé Dominique Guillet, le président de Kokopelli. La même année, la Cour d’Appel de Nîmes, saisie en appel par le Parquet, le GNIS et la FNPSP, en décide autrement et condamne lourdement le président de l’association. Enfin, la Cour de Cassation confirme les peines en 2008.

    Pour la petite histoire, la FNPSP n’a pas exigé (comme la peine le prévoyait) la publication, dans les colonnes journalistiques de la profession, de la décision rendue par la Cour de Cassation. Étonnant !

    Donc, SuperNo, le GNIS n’est pas un lobby de semenciers, c’est un lobby de semenciers qui porte carrément les habits de fonctionnaires de l’État !

    • véro

      Donc, SuperNo, le GNIS n’est pas un
      lobby de semenciers, c’est un lobby de
      semenciers qui porte carrément les
      habits de fonctionnaires de l’État !

      SuperNo n’a peut-être pas été assez clair dans son “rapport”, mais Fabrice Nicolino, lui, l’a été totalement : le lobby de l’agriculture “industrielle”, pour faire court, a été fondé par un fonctionnaire d’Etat et un industriel. Il y a collusion entre ces deux entités depuis lors, et ça perdure. Ce lobby empoisonne, car il s’agit de poisons , innocemment, jusqu’en 1962, (jusqu’à ce qu’on découvre scientifiquement leur toxicité) et en toute connaissance de cause, depuis 1970.

      Pas lu les commentaires jusqu’au bout, c’est peut-être une redite.

      • Je ne sais pas si j’ai été assez clair, mais c’est bien cette collusion “Industriels-Etat”, avec les industriels à la manoeuvre, que j’ai voulu décrire !

        • véro

          Je ne sais pas si j’ai été assez
          clair, mais c’est bien cette collusion
          “Industriels-Etat”, avec les
          industriels à la manoeuvre, que j’ai
          voulu décrire !

          Je sais, et je l’ai lu aussi, mais il semble que le message ne soit pas assez bien passé, alors je le repasse sous une autre forme. Faudrait le passer encore autrement, jusqu’à ce qu’il soit reçu et entendu. C’est une règle pratique que l’on apprend dans certains stages ….. Gugusse avec sourire jusqu’aux oreilles !

          • Guénaël

            Vous énervez pas Dame Véro et Sieur SuperNo. Tout le monde semble à fleur de peau.
            J’avais bien compris le message, et souhaitais préciser crânement que la réalité, à propos du GNIS, était malheureusement pire que ce que vous supposiez.

    • Merci pour le lien sur le procès Gnis-Kokopelli, c’est effectivement éclairant !

      • chalonnais

        Pour les Lorrains, il y avait dans le coup le semencier BAUMAUX de Nancy.
        Honte à lui . .

        • Guénaël

          L’avocate de l’association Kokopelli a fait un communiqué il y a quelques jours.
          Le semencier BAUMAUX vient de sortir son catalogue dans lequel apparaît une nouvelle variété de tomates appelée “Tomate Kokopelli”.
          Les patrons de BAUMAUX sont, mais alors vraiment, des gros c.. !
          Quel mépris, quel… quel… je ne sais pas, je ne sais plus.
          Et c’est pareil tous les jours, dans tous les domaines.

  • Guénaël

    Ha ben, je reviens du blog de Fabrice Nicolino, qui cite justement Dominique Guillet et Kokopelli dans son billet du jour. Comme quoi j’raconte pas que des conneries. :-)

  • Michel

    ça m’a fait plaisir pour une fois de lire ce blog.
    Les pesticides ont (quoi que tu en dises) été nécessaires pour nourrir ce troupeau en pleine explosion démographique. En pleine pullulation. Pire que des rats. (Tous les jours c’est environ 216 000 personnes en plus sur la planète si j’en crois le taux de croissance annuel donné par l’ONU).
    Mais les pesticides font augmenter la mortalité, diminuent la fécondité…
    Cela sonne comme un système auto-correcteur à mes oreilles. Et j’aime ça. La planète va bien. Elle se défend. Toute l’histoire de l’humanité se résumera sans doute bientôt à une minuscule couche sédimentaire contenant un taux anormal de plastique… N’est-ce pas bon quand on y pense ?
    Quoi que vous fassiez, quelque soit vos gesticulations, c’est cela l’avenir. Mais qu’est-ce d’autre qu’une disparition de plus d’espèce ? Une erreur, une tentative avortée.
    Tout cela est inscrit très clairement dans l’hypocrisie même de ceux qui prétendent vouloir protéger l’humanité (qui se disent “écologistes”) et refusent ne serait-ce d’évoquer la réduction de sa population. Qui est le plus criminel ? Celui qui répand les pesticides ou celui qui soutient que la croissance démographique n’est pas un problème ?

    • Anarchoide

      Bravo Michel. J’adhère totalement à ton point de vue.

    • Guénaël

      Les pesticides ont certes permis de nourrir ce troupeau, depuis l’après-guerre principalement. Mais la question n’est pas là. La bonne question, c’est, quoi que tu en dises, « Est-ce que les pesticides (et tous les engrais qui vont avec) étaient nécessaires pour le nourrir, ce troupeau ? ». La FAO a affirmé elle-même qu’il était possible de nourrir la population mondiale actuelle en appliquant les principes de l’agriculture biologique. Après, on veut bien le croire ou on ne le veut pas.

      La planète va bien : c’est toi qui le dis. Elle se défend : elle résiste quoi, elle s’adapte (c’est la théorie Gaïa, de James Lovelock). Mais on est d’accord, c’est elle qui gagnera la partie au final, notre passage sur Terre n’étant qu’anecdotique. En l’espace de 200 ans (ce qui représente 1 seconde si on rapporte la vie de la Terre à 1 année), l’Homme a probablement déréglé le climat, et met en danger sa propre survie et, accessoirement, celle de centaines de milliers d’espèces animales et végétales. En a-t-il le droit ? Donc, oui, l’avenir, c’est la disparition de l’homme. Maintenant, on a le droit de gesticuler pour essayer de faire reculer cette échéance, d’autant plus qu’on sait ce qu’on a fait pour en arriver là, qu’on sait ce qu’on peut faire pour essayer de changer le cours des choses, et qu’on en a probablement les moyens.

      Quant à la bombe P, ce genre de réflexion permet de nuancer cette peur.

    • véro

      Dommage que les pesticides soient des poisons pour l’eau - que les animaux boivent aussi - pour la terre, dans laquelle meurent d’autres formes de vie que la vie humaine.

      Dommage que les pesticides et autres dérivés du pétrole soient stockés dans les graisses des cétacés, qui le disent bien fort, mais que personne n’écoute.

      Dommage également que des discours radicaux fassent oublier la gravité du sujet.

      Dommage que l’on apprenne actuellement aux bouddhistes à tuer les vers de terre. Jusque là, ils s’en étaient bien passés. (Ils sont quelques centaines de millions, on se demande bien comment ils ont pu subsister jusqu’ici, ces cons !)

      Dommage qu’on n’entende pas assez ces voix qui crient dans le désert, qui disent que “la révolution verte” ( en Inde par ex) n’a été qu’un tour de manège et que ses effets dévastateurs se font déjà sentir. (C’est une info constatée, ce n’est pas une croyance d’écolo).

      Dommage que l’on fasse passer des textes en douce pour éviter la pénalisation des intoxiquants.

      Dommage que l’on ergote sur les crottes de mouton quand l’eau, élément essentiel de la vie sur terre, est menacée. Mais humain s’en fout des dommages collatéraux, n’est-ce-pas ? Comme ces cinglés qui se suicident après avoir flingué femmes et enfants, histoire de rire ?

      Dommage qu’en France, il semble que nous ne sachions faire qu’une chose, noyer les poissons.

      Ah … vous ne le savez peut-être pas, mais les marchands d’eau en bouteille, ils ont des accords avec les pouvoirs publics pour qu’il n’y ait pas d’utilisation de pesticides au-dessus de « leurs » sources. Idem pour l’enfouissement des déchets. C’est pourquoi l’agriculture bio est plus développée dans les Vosges, par exemple. Ca s’appelle du cynisme. Et ça ne vous sidère pas ?

      Ca ne révolte que quelques trop rares personnes, dont Fabrice Nicolino, SuperNo, Tonio et Blaireau. Peut-être une question de « o » ? Mais il y a « o » aussi au bout de Monsanto. C’est donc pas ça.

      Je suis indignée. Indignée que l’on ne sache pas distinguer les coupables des victimes. Indignée que, de ce fait, on permette à des pratiques scélérates de perdurer. Indignée et effarée, comme Fabrice Nicolino, que toutes sortes de questions ne soulèvent pas plus d’indignation, justement.

      Celui qui ne sait pas est innocent. Et il y a beaucoup « d’ignorance » sur ce sujet. (Aucune notion péjorative dans cette notion, juste le fait de « ne pas savoir », à l’état brut). Une fois que l’on sait, on est coupable.

      Acceptez-vous d’endosser les crimes de quelques autres ? Moi pas. Ce n’est pas parce que, par hasard, je suis née européenne, que je me dois d’endosser le crime de la société occidentale. Ce n’est pas parce que je suis née au pays de Descartes que je ne dois pas dénoncer cette connerie “d’animal-machine”. Ce n’est pas parce que certains humains sont des scélérats que je dois retourner l’arme contre moi-même et me considérer comme un monstre.

      Quelles ripostes ? a demandé Fabrice Nicolino … Nous n’avons pas trop donné de réponses. J’aurais dû « l’ouvrir » pour dire ceci :

      « Une chose est sure : pour « savoir », il faut des preuves. Pour prouver, il faut un étalon de base. Des enquêtes épidémiologiques.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9miologie

      Souvent refusées. Le dernier rapport de santé publique ? 30% de cancers dus au tabac. Pas plus. Les autres 70% ? Qui s’en inquiète ? »

      Je m’arrête là, SuperNo, excuse, c’est long ! je suis une fois de plus en colère ! Je ferais peut-être mieux de publier ceci chez les Clampins !

      • Anarchoide

        @Véro : Je comprends ton indignation, mais que nous prends-tu à témoins, nous qui savons déjà ou qui ne refusons pas de savoir ? Que pouvons-nous faire ? Que proposes-tu que nous soyions en mesure d’accomplir, chacun, à son niveau ?

        Depuis des décennies, des sonnettes d’alarme s’agitent partout, il y en a tellement qu’on ne les entend plus, elles se confondent à la rumeur ambiante, elles sont la rumeur ambiante. Mais rien ne change. Les écolos sont des politiciens comme les autres. Il faut en finir avec les politiciens. Il faut en finir avec la politique. Elle ne nous a menés à rien, ou plutôt, elle nous a menés là où nous en sommes. La politique et le discours, les tables rondes, les débats, la parlotte. La parole c’est du vent que l’on agite pour se dédouaner de notre incapacité à agir. Pendant ce temps d’autres sonnettes d’alarme viennent s’ajouter à la rumeur ambiante. On n’en est pas moins sourds.

        Que faire ?

      • Gromabus

        Je n ’ai pas eu le temps de répondre à Anarchoide et à Guénaël et je reviens en fin de journée pour lire le billet de Vero, excellent je n’aurais su si bien répondre et j’ajouterai que ce n’est pas nous qui subissons les conséquences de cette pollution, ce sont d’abord les pays les plus pauvres, ensuite ceux qui meurent d’un cancer ou autre maladie auto-immune, ou qui voient leurs enfants mourir.
        Certes, se foutre que la terre explose dans 3000 ans , c’est une chose , encore que… mais s’il s’agit de notre génération ou de celle de nos enfants?
        Quant à la croissance démographique, il y a bien longtemps que l’on sait qu’elle est liée au niveau de vie et de culture, donc la solution c’est le partage.
        C’est quand même drôle de voir ces vieux militants toujours refuser les évidences, ce que Dumont criait dans le désert est d’actualité 35 ans plus tard, mais qui le reconnaît.
        Ce que dit Nicolino est clair, pourtant j’ai l’impression que peu de monde ici dans ce blog le comprend et l’accepte c’est un peu comme si c’était une discussion sur une abstraction sans importance, une discussion sur dieu, ou sur l’enculage de mouches.
        Merde chapeau bas devant son boulot et son courage, maintenant vous savez, vous savez pourquoi vous ou vos enfants allez crever d’un cancer mais aussi les autres, les étrangers, les anonymes…
        Mais bon pas de catastrophisme Superno n’aime pas et comme je suis invité.

    • Malthus, sors de ce corps !
      Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je n’adhère pas à ce catastrophisme (la population mondiale va d’une manière ou d’une autre se réguler), et le malthusianisme est trop souvent le repaire d’idées nauséabondes : “les autres” sont trop nombreux. Mais qui pollue et bouffe les ressources ? “Les autres”, ou “nous” ?

      • chalonnais

        Pour les ‘jardiniers amateurs’ de ce site, je conseille une extraordinaire varité de navet ‘blanc’
        Allez sur ce site, vous pourrez même acquérir un sachet de semence:
        http://www.boulette-de-bussy.com/

      • Anarchoide

        Mais qui pollue et bouffe les ressources ? “Les autres”, ou “nous” ?

        L’humain, Superno, depuis qu’il est sorti des cavernes et qu’il a appris à faire du feu.

      • Michel

        Malthus, sors de ce corps !

        Tiens une conjuration ? C’est une idée. Et puis ça a sans doute au moins autant de chance de fonctionner que les autres idées qu’on peut lire ici…
        Rien que pour toi SuperNo il faudrait inventer une nouvelle fausse locution latine : “réductio ad Maltusium”. Tu utilises ce sophisme extrêmement connu que l’on appelle généralement le “déshonneur par association”. Plutôt que de trouver des arguments rationnels pour me contrer, j’ai le droit à des considérations du genre “est trop souvent le repaire d’idées nauséabondes”. Et oui, que veux tu, mes idées pues. Mais hélas elles sont irréfutables (Enfin jusqu’à la preuve du contraire. Celle que j’attends toujours)
        Au contraire tu te caches derrière des incantations du genre “la population mondiale va d’une manière ou d’une autre se réguler” dont on cherche désespérément le fondement rationnel. N’est-ce pas exactement ce que font ceux que tu exècres le plus ? Ceux qui se cachent derrière des phrases toutes faites du genre “d’une manière ou d’une autre la science trouvera des solutions” ?
        Pour ma part j’ai bien l’impression en prolongeant simplement la trajectoire prise par le troupeau humain que “d’une façon ou d’une autre la population mondiale finira bien par diminuer de façon dramatique” mais hélas ce ne sera alors plus un choix délibéré. Tu sais, c’est un peu le raisonnement que tu fais toi même à propos des ressources et sur la décroissance “économique”…

        • touchatout

          Il a fallu que tu recommences, coproclaque !

          Tu avais fait un effort sur l’orthographe, ou tu avais trouvé de l’aide, c’est méritant, mais il a fallu que tu te ridiculises encore une fois avec une pseudo locution latine à la con du genre ad nominem ! Tu veux imiter le Lider Minimo ? Pas ici !

          Tes propos peuvent être intéressants parfois, mais tu les discrédites toi-même.

          “réductio ad Maltusium” ! Qui veux-tu épater avec des conneries comme celle-là ?

          D’abord il n’y a pas d’accent en latin. Ensuite la préposition ad gouverne l’accusatif, comme dans ad majorem Dei gloriam, ou dans usque ad mortem. Et tu te bricoles un Maltusium qui ne pourrait guère être qu’un génitif pluriel !

          Essaie de t’en tenir à ce que tu sais de français, perinde ad cadaver.

          • Michel

            Moi y’en a encore gouré !
            Moi reconnaître toi grand maitre ! Toi tout savoir sur ridicule. Toi grande pratique.
            Je très impressionné par mot “coproclaque” ! Et toi y’en a connaitre tellement bien le latin ! ça y’en a donner beaucoup de poids à opinion de toi…
            Mais ça mieux si toi donner opinion sur sujet. Toi y’en a oublié donner ?
            Moi y’en a écouté grandes paroles avec mots compliqués. Toi dire.

        • Marti

          “Mais hélas elles sont irréfutables (Enfin jusqu’à la preuve du contraire. Celle que j’attends toujours). […] Tu sais, c’est un peu le raisonnement que tu fais toi même à propos des ressources et sur la décroissance “économique”…”

          Si tu veux des arguments, il y avait un très bon dossier “la décroissance contre Malthus” dans le journal La décroissance de Juillet/Aout que tu peux peut-être retrouver sur internet (ici la courverture http://www.ladecroissance.net/?chemin=cahiers_ieesds)

          • Michel

            Sur la couverture en tout cas je ne vois que des arguments qui vont dans mon sens et dénonce le fait d’associer à Malthus et donc de jeter l’opprobre sur toute personne qui parle de décroissance de la population humaine (le reste je ne peux pas le lire).
            En tant que sale gauchiste, il est évident que ma pensée ne s’approche pas du tout de celle de Malthus concernant les pauvres. Me comparer à Malthus est simplement une insulte.
            Mais comme l’explique très bien Vincent Cheynet, ce n’est qu’une technique de rhétorique. Il s’agit juste ici de discrédité par association, ou d’insulter pour ne pas avoir à débattre. Rien de plus. (Et quand ça ne fonctionne pas il reste l’orthographe. Comment qualifier ce genre de procédés ?)
            Maintenant si tu veux présenter quelques arguments en faveur de l’explosion démographique, je suis curieux de les lire.

    • sherpa

      Cela sonne comme un système

      auto-correcteur à mes oreilles. Et
      j’aime ça. La planète va bien. Elle se
      défend. Toute l’histoire de l’humanité
      se résumera sans doute bientôt à une
      minuscule couche sédimentaire
      contenant un taux anormal de
      plastique…*

      C’est sensiblement ce que je pense!

    • Marti

      Désolé du retard de la réponse.
      Bon alors déjà le débat c’est de savoir si la décroissance démographique est nécessaire aujourd’hui pour « sauver » le monde.

      Premièrement, Vincent Cheynet nous préviens que nous sommes à l’abri d’aucunes catastrophes (nucléaires, épidémie, …) qui pourrait nous rayer de la carte et nous éviter ce débat.
      Ensuite, il nous explique qu’il est important d’éviter de cataloguer toute personne qui parle des limites des ressources naturelles en défenseur du malthusianisme.
      Mais ensuite il nous explique pourquoi il pense que cette solution n’est pas la bonne ; il aborde deux points : le point de vue éthique et morale et le point de vue matériel.

      D’un point de vue éthique, il commence par se demander si pour sauver l’humanité, il faut sacrifier ce qu’il y a d’humain en nous ?
      Tout dépend de l’idée de la condition humaine qu’on se fait. Il nous explique que le principe d’égalité et de préférence aux plus faibles est totalement antinaturel et que la solution réelle (au sens stricte) serait de revenir aux lois du vivant, c’est-à-dire la loi de la jungle plus communément appelé « Darwinisme social ». Simplement il pense que « les principes de la nature ne doivent pas supplanter les valeurs humanistes ». Ou alors c’est que nous sommes prêts à tout pour survivre. Nous en avons en tout cas les moyens. Mais tous les délires sont possibles si l’espèce humaine prime sur tout autre considération. La préservation de la vie terrestre ne justifie pas qu’on sacrifie les valeurs humaines au nom de la vie. L’homme est un paramètre dont on ne peut disposer. De toute façon l’homme est voué à disparaître…

      Le combat contre le malthusianisme est d’abord un combat moral car ce mouvement tend à rabaisser l’humanité et ce masque anti-humain sert en fait à cacher des thèses antisociales et antidémocratiques.

      Déjà il faut préciser que associer les objecteurs de croissance à la décroissance de la natalité est un amalgame aussi savonneux que de dire que les partisans de la croissance souhaitent la croissance des viols et des cancers. Les décroissants doivent être considérés dans leurs dimensions économiques. On doit donc parler de DECROISSANCE ECONOMIQUE (des pays riches).
      D’un point de vue historique, on remarque que longtemps la démographie a été considérée comme un avantage économique par les croissantistes alors que maintenant il est considéré comme un obstacle au développement durable. Ce système préfère donc privilégier la production des richesses contre sa propre reproduction. De plus, on constate aussi que la population a augmenté à peu près de la même manière que la quantité d’énergie disponible. On peut donc supposer que suite à la raréfaction des ressources, la population va réduire d’elle-même.
      Au contraire, on peut penser que c’est le système productiviste qui va finir par sacrifier une partie de l’humanité.
      En outre, contrairement aux croissants qui considère que le problème se situe dans la démographie et non pas dans l’économie, les objecteurs de croissance pensent que la décroissance est la seule manière de rendre possible l’augmentation de la population face à la raréfaction des ressources. Le problème n’est pas qu’il y a trop d’humains mais trop d’automobilistes. Autrement dit, nous ne pouvons pas nourrir 12 milliards d’être humains (en 2050) avec notre mode de vie actuel.
      La devise des malthusiens pourrait donc être « Jouissez sans entraves et notamment sans vous soucier de l’humanité future ».

      Voilà quelques arguments contre le malthusianisme et je finirai ce commentaire par une citation d’un des hommes que j’admire le plus, Gandhi, qui disait qu’il fallait « vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ».

  • Fred

    On sent le discours décroissant derrière cet article. C’est bien beau la décroissance, mais si elle concerne aussi les emplois disponibles, comme je fais pour retrouver du boulot et remplir mon frigo??

    • devient réparateur de machine à laver ou tout autre appareil électroménager, hi-fi ou autre … c’est un métier d’avenir et c’est décroissant.

      Je vois qu’il y a encore pas mal de boulot pédagogique pour faire comprendre à tous que la décroissance ne signifie pas “plus de travail, retour en arrière technologique, vivre dans une grotte” … mais signifie ralentir le rythme, réparer les choses au lieu de les jeter, travailler moins pour en filer au copain, cultiver son terrain et ré-ouvrir sa porte à son voisin pour réintroduire des liens sociaux … et bien d’autres encore.

      Tu veux remplir ton frigo ? … dans un monde décroissant, vu qu’on n’a pas besoin de changer de téléviseur, de voiture, de téléphone, de four, etc … tous les 2 ans, il nous reste beaucoup d’argent pour remplir le frigo. Vu que tu feras réparer ton frigo au lieu de le jeter, il t’en coûtera 100€ de réparation au lieu d’en racheter un à crédit à 500€. C’est ce que j’ai fait pour ma bonne vieille télé qui a déjà 15 ans minimum de bons et loyaux services. Le gars a refait toutes les soudures, toutes les connexions, le tout pour 60€, il m’a assuré que je ne le reverrai pas avant 10 ans …

      • chalonnais

        Ou spécialiste en réparation de phare de renault Mégane, ces saloperies (comme bcp d’autres) où tu es obligé d’aller à la concession pour changer une ampoule !
        Exemple vécu: tu arrives à la concession car tu as un ‘code’ qui a lâché;
        le réceptionniste: ‘Allez acheter une ampoule et on vous la change’;
        le client (bibi) : ‘mais la fois précédente, il ne s’agissait que d’un faux contact, alors ?’
        le réceptionniste :’Allez acheter une ampoule et on vous la change’;
        le client (bibi) : ‘au revoir, et bonne journée’
        détour chez un simple agent de la marque;
        “Bonjour Mr l’agent, je viens pour le code qui a lâché”
        l’agent ” pas de problème, je la mets sur le pont et je vous règle ça de suite”
        ‘Merci Mr l’agent; au fait, j’ai un tout petit souci sur le bouclier avant, la concession m’a dit que ça coûterait au minimum 190 €”
        l’agent: “pas du tout, je vous commande le ‘kit’ Renault et vous le faites vous même”
        “encore merci mr l’agent; je vous dois combien ?”
        l’agent: “12,65 € pour le kit, le réglage est gratuit”
        bien évidemment, j’ai fait un chèque supérieur.
        voilà comment on ne supprimme pas du boulot, mais des ‘arnaques’ bien organisées !
        faudra que j’en cause au Président “présumé du Pouvoir d’achat”, tiens . .

        • Anarchoide

          Une remarque : les bagnoles actuelles n’ont plus de pare-chocs et les tôliers sont une espèce en voie de disparition.

          Un exemple : une Pigeot 407 se prend un choc frontal, même léger, genre incident de créneau, et c’est toute la jolie face avant aérodynamique en plastique véritable, phares compris, qui se brise comme une coquille d’oeuf. Génial, non ? Tu prends un choc et tu te retrouves avec la moitié de ta bagnole à changer.

          Avec une bonne vieille 504, c’était le pare-chocs qui amortissait, et si c’était plus grave, Riton, le tôlier du coin de la rue, t’arrangeait le coup avec un peu de Synthofer et un jet de peinture sans lâcher son mégot.

          Les bagnoles actuelles sont à l’image des valeurs actuelles : faites pour être jetées.

      • Anarchoide

        devient réparateur de machine à laver ou tout autre appareil électroménager, hi-fi ou autre … c’est un métier d’avenir et c’est décroissant.

        … à condition de trouver un employeur tourné vers l’avenir, ou de disposer des moyens de monter sa propre boîte.

    • miha

      Fred, la décroissance concerne les emplois disponibles en ce sens qu’elle les multiplie.

      D’abord en créant ou en re-créant des emplois dans le domaine du recyclage et de la réparation d’objets,

      ensuite en partageant le travail salarié (environ 15-20 h d’heures par semaine),

      puis en favorisant une agriculture moins mécanisée et une intervention humaine plutôt que d’utiliser des produits chimiques,

      etc…

    • On sent le discours décroissant derrière cet article

      Quelle perspicacité ! Effectivement, même si ce n’est pas forcément le sujet du jour, la décroissance apparaît forcément en filigrane.

      Le problème que tu as (et je n’ai rien contre toi, c’est aussi le problème qu’ont des milliards d’autres personnes qui baignent dans la croissance depuis leur naissance et n’ont jamais envisagé qu’une autre voie pût seulement être possible…) c’est de juger la décroissance à travers ton prisme croissant…

      Contrairement à l’antienne sarkozyste, on travaille beaucoup trop. Et un nombre impressionnant d’emplois sont parfaitement inutiles. D’autre part les revenus du travail sont sucés par la finance, et répartis d’une manière scandaleuse.

      Alors oui, partageons le travail et les richesses, c’est une des idées de la décroissance.

    • RiGeL

      Bon, pour en finir une bonne fois pour toute avec l’amalgame

      décroissance = moins de pollution = moins de boulot = plus de chômeur,

      on va admettre que cette égalité est vraie (j’en doute, mais admettons).

      Maintenant, une autre équation, celle qui a cours actuellement :

      croissance = plus de pollution = plus de boulot = moins d’emploi quand même, pauvre con d’ouvrier !

      à choisir entre les deux, je préfère encore la première.

      • miha

        Décroissance = moins de pollution = plus de boulot (salarié ET non salarié) = moins de chomeurs, car travail salarié partagé.

        Cerise sur le gâteau : les “chomeurs”, les retraités encore valides ne sont plus considérés comme des assistés qui bouffent le pain des salariés, ils participent aux travaux non-salariés et, ainsi, vivent décemment, car “payés” en tout ce qui leur est vital .

        Oui, je sais, = bouleversement des mentalités, de la société !

        Croissance = plus de pollutions = toujours plus ou moins de chômage, surtout en période de crise de croissance = travail salarié, seul considéré comme étant une “valeur” où l’être humain n’est qu’un pion, avec toutes les souffrances que l’on peut constater.

  • véro

    Et pis d’abord, le nom de mon blogue, c’est “véro le blaireau” ….
    Si tu veux bien corriger, SuperTaulier ! :-)

    Et pis ensuite, vous pouvez lire un article là,
    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=660

    où il est question de la réédition du livre de Rachel Carlson, avec une “légère” modification de la préface !

    Et pis enfin, au sujet de la ZAC : il y a également une conférence sur la sauvegarde des grands singes, le 15 octobre au même endroit.

    http://www.zac-soireenature.org/

  • véro

    Quelques liens : un article de 2007 au sujet du livre « pesticides » , article complet et prise de recul :

    http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/2007/06/20/pesticides-de-fnicolino-et-fveillerette/

    Quelques infos en anglais

    http://www.pan-europe.info/

    Pour exemple : une demande d’enquête épidémiologique dans l’Aube.
    http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=107&Itemid=168

    Le procès en cours au sujet des pesticides identifiés sur du raisin de table .

    http://www.generations-futures.org/proces_generations_futures.html

  • Vadaskerty

    Encore un bon billet qui ne pousse pas á l’optimisme…

    Un aspect qui n’a pas été abordé dans l’article et les commentaires est l’utilisation des cochonneries synthétiques (pesticides, insecticides, fongicides et engrais) par les jardiniers “amateurs”. En effet si les jardineries sont pleines de ces produits á vendre, c’est que, comme dirait l’autre, il y en a qui les achetent, et pas qu’un peu…
    Pour mon petit cas perso, je suis le seul dans le coin á jardiner “nature”, pas “bio”, hein, “nature”, car l’appellation “bio” autorise quelques coups de canifs dans le contrat, demandez á la Bordelaise de la réclame si sa bouillie n’est pas bonne.
    Je prendrais malheureusement pour exemple des personnes comme vous et moi, au demeurant charmantes, qui traitent volontairement leurs arbres fruitiers, leurs légumes, contre je ne sais pas trop quoi… Il y a aussi l’affreux co…rd, qui quelques maisons plus loin, utilise tous les quinze jours en été son pulvérisateur thermique, avec les gaz d’échappement comme cerise sur le gateau.
    C’est tres tres dur alors de communiquer sur la chose avec les personnes en question qui ne pensent pas forcément á mal.
    J’ai donc développé un petit argumentaire qui fait tout doucement son effet:
    “Les patates?”: - “Ben, j’y fait un tour chaque soir, je ramasse les doryphores, ca me promene. Contre la rouille je plante bien espacé et je prie le petit Jésus…”
    “Les arbres fruitiers?”: - “Euh, j’achete des especes résistantes aux maladies, en général ca marche. J’enleve les parties malades avant qu’il ne soit trop tard ”
    “Les pucerons?”: - “Ah, je les attrape bien, je seme des plantes sacrifiées á coté de mes cultures, ils n’y voient que du feu les sots! Des fois je leur balance aussi des coccinnelles!”

    Pour les légumes en général il y a la solution d’acheter des hybrides résistants á telle un telle maladie, voila un bon sujet de conversation.

    Ca ne parait pas, mais vouloir discuter jardin peut faire appel á des trésors de diplomatie…

    Enfin bon, tout ca pour dire qu’il y a encore de l’ouvrage, et pas simplement avec les lobbys…

    • chalonnais

      erreur l’ami, erreur !
      c’est l’inverse: s’il y a des cochonneries, les con-sommateurs les achètent.
      va voir chez Botanic (je n’ai pas d’action), il n’y en a quasiment plus, et ils vendent du naturel.
      quand le consommateur a le choix entre bon et très bon, il n’hésite pas !

    • touchatout

      “Les patates?”: - “Ben, j’y fait un tour chaque soir, je ramasse les doryphores, ca me promene.

      En même temps que tu plantes tes patates, sème des graines de lin dans une jauge sur deux entre les rangs. C’est tout. Et tu peux aller te promener ailleurs.

      • Vadaskerty

        Merci pour l’idée, á partir de maintenant je semerai du lin pour autre chose que la décoration!

        Je continuerai malgré tout á m’y promener…

        (Pardon, cher Correcteur, pour l’accentuation hasardeuse, je ne dispose que d’un clavier des Carpathes…)

        @Chalonnais

        Effectivement cela peut se passer comme cela. Seulement á y regarder de plus pres cela ressemble á une bonne vieille régulation vertueuse de la non moins sympathique main invisible de ce brave marché, qui fera, comme nous le constatons chaque jour, notre bien á tous… Merci pour le tuyau “Botanic”!

    • véro

      Le titre n’est pas très porteur …. Force est de constater, comme ils disent les juges, que GNIS et Chlordecone ne déplacent pas les foules d’internautes ! Pourtant elle est bien, la photo sur le site de Marianne !

      Ah : pour l’anecdote et pour plus de légéreté, j’ai passé le week-end tout près de deux cochons. Des vrais, gris et roses avec un grouin chacun. Dans une grande étable pour eux deux tout seuls avec de la vraie paille. Pas comme en Bretagne. J’ai donc pu constater que le cochon est propre (les crottes d’un côté, la bouffe et le lit de l’autre), qu’il aime son confort (des nids dans la paille Ikea c’est des rigolos à côté), et qu’il vient volontiers chercher des câlins, (hum, plutôt physique, le câlin à cochons) . Par contre, se bagarrent comme des sauvages pour la gamelle. Paraît qu’on se ressemble, les cochons et nous !

  • Rémifasol57

    F Nicolino, à écouter à l’émission Terre à terre de samedi 9 octobre sur France Culture

    Finissons notre assiette de viande pour la dernière fois et promettons nous d’en réduire notre consommation. Il en va de notre avenir.

    Autre sujet :
    à voir demain soir sur Arte, un documentaire sur les déchets nucléaires

    Courage, il en faut après avoir écouté toutes ces infos … Où se trouve le journal des BONNES nouvelles ?

  • wpjo

    Mais qu’est ce que vous voulez ? Sans “grosse bagnole, une grande télé, des téléphones portables” on est considéré comme un raté. Donc, moi.

    Le problème c’est que “réverbères à outrance + goudron + béton + ordures jetées chez le voisin = propre”. Quand je suis allé au BHV, rayon jardinage, 90% des mètres linéaires servaient à tuer, éradiquer, massacrer, gazer, polluer, asphyxier et empoisonner la nature. J’ai donc bien compris ce que c’était, le jardinage “à la française”.

    Et au niveau communal (Aubervilliers) je constate le même aveuglement : La place de Mairie a été si bien bétonné (30 cm de béton avec au dessus 15 cm de granit), que tout dessous est mort, les grands arbres ont été abattues et quelques petits ont été mis à la place. Et puis, pour faire la ville plus verte, ils ont achetés des caisses en bois pour y planter des palmiers (coût par palmier : 30 000 Euro à ce qu’on m’a dit). Et on en a besoin : il y a tellement de béton que mêmes les platanes, l’arbre le moins gourmand, refuse d’y pousser.

    Et les frasques de M Huchon, qui avait pour programme de faire du 93 le département le plus vert, sont encore pire. Il a commencé par abattre une cinquantaine de chaînes centenaires autour du parc de la Courneuve, il plante des jeunes arbres dans les débris à côté du trottoir pour faire plus vert, et les puits de ses supercollecteurs (jusqu’à un dizaine de milliers de mètres cubes, ont tous été remplis par du béton première qualité). Il a ainsi créé des endroits où aucune arbre ne pourra donc pousser les premières milliers d’années à venir.

    Et voilà comment une commune autrefois maraîchère, est devenue un désert écologique, pas à cause des verts, mais quand même bien avec leur soutien continu.

    Et ils sont même trop fada pour modifier les autorisations pour les permis de construire : Pas d’isolation ou d’isolation renforcé, pas de puits canadiens, tous les gravats peuvent être enfouis sous terre, installation des gazières de chauffage à bas rendements ….

    Et c’est cette dernière chose qui est le PIRE, avec un simple trait de plume qui ne coûte strictement RIEN à la commune, on continue (les verts compris) à faire construire des horreurs anti-écologiques.

  • miha

    oui, wpjo, comme dit Anarchoïde, nous ne pouvons compter ni sur les policiens (même “verts”), ni sur les pouvoirs publics.

    Nous ne pouvons compter que sur nous-même. S’informer, informer autour de nous.

    C’est en cela que ce blog est très, très utile.

    SuperNO a ainsi un plus large public que son seul environnement, comme nous.

    Il nous faut dire ce qu’on fait ; il nous faut faire ce qu’on dit ; il nous faut réfléchir aux conséquences de ce que l’on dit et de ce que l’on fait.

    Une consolation : nous sommes de plus en plus nombreux dans cette démarche.

  • Noëlmh

    Bonjour.
    En réponse à Fred, refléchis à ce que tu achètes et si ce que tu possèdes déjà te rend heureux ou te procure juste un peu de plaisir d’avoir les trucs comme les autres.
    Lire le chapitre sur le matérialisme de Christophe Andre (psy) dans “les états d’âme”, c’est bien expliqué et pas vu côté écolo pour les réfractaires. Certains ont 3 ou 4 TV, 3 ou 4 portables, des machines en tout genre, des jouets à profusion, des fringues en pagaille et un frigo. As-t-on besoin d’un frigo? Si on va au super-hyper marché et qu’on fait ses courses pour la semaine, oui et un très grand, qui coûte cher et qui consomme du courant. D’ou des dépenses et peut-être un crédit, donc travailler pour le rembourser etc, pour tout ce qu’on achète, c’est pareil. et je peux vous rassurer on n’est pas un raté ou un nul si on ne possède pas tout cela.
    Un petit frigo et on fait ses courses plus souvent à la supérette du coin ou au marché et des produits frais ou en panier directement de chez le producteur,on se porte mieux, on prend du temps pour discuter et pour cuisiner avec les siens, Le bonheur de passer du temps avec eux. On peut faire ce choix-là. Chaque acte de consommation doit être refléchis avant et hop on se retrouve décroissant sans s’en rendre compte. Chercher sur le net, simplicité volontaire , il y a des bonnes idées.
    Et on peut réduire son temps de travail, car on a besoin de moins d’argent. On peut aussi partager des objets, des services.

    Surtout n’aller pas acheter un aspirateur à feuilles. J’ai vu un particulier utiliser cela ce matin devant sa maison. Au secours Raoul de “la décroisance” as-tu déjà fait un texte là dessus (la saloperie que nous n’achèterons pas ce mois-ci…)
    Pour ceux qui aimeraient se mettre à leur compte, pour réparer les objets cassés, les voitures, les machines à laver. A plusieurs, c’est possible sans trop d’argent en se mettant en SCOP. Je crois que le capital est de 18000, 00 €, pas de patron, chacun a une voix et est salarié.

    Sinon côté pesticides, pour ceux du coin de Saint-Avold, on organise la projection du film “nos enfants nous accuseront”, avec grignotage et débat avec le Gab 57, le 23-10 à 18h30 à Maxstadt. Il vaut mieux réserver .
    Sinon pour faire bouger les choses et avoir l’impression de servir à quelque chose, lorsqu’on n’est pas d’accord avec un projet, on peut écrire et se donner le mot. Un lotissement en projet, un bétonnage, etc, et bien un courrier au maire pour lui dire ce qu’on pense même si c’est pas chez soi. Je pense que lorsque on a des infos, il faut les transmettre et pas les garder pour soi. Tout le monde ne lit pas ou ne se tient pas au courant. Par exemple, les maires n’y connaisent peut-être rien au bioclimatisme. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas spécialiste qu’on ne peut pas donner son avis. Il faut avoir le culot.
    Bonne journée ensoleillée

  • véro

    Je me promenai sur le site de l’Alliance, côté observatoire indépendant de la publicité, à la recherche de la pub bmw (joie), sans la trouver.
    Par contre, je trouvai ceci, que je ramenai ici :

    Analyse d’une pub syngenta

  • véro

    et puis ça aussi

    puisque, lors de cette conférence, il a été question également des incinérateurs et du passage à la trappe de l’avis d’un expert sur la dioxine lors d’un rapport de commission à l’assemblée ….

    Ah pardon, comme l’a justement souligné Zuluck, on ne dit pas “incinérateur d’ordures “, on dit “unité de valorisation des déchets ménagers” (de mémoire).

    Mes excuses à ceux qui savent déjà, mais je me dis qu’un bon argument n’est jamais de trop …

  • Jvial

    Je ne comprends pas.
    La France est un des principaux utilisateurs de pesticides….
    mais
    On vit de plus en plus vieux alors qu’on devrait tous mourrir du cancer.
    On a le taux de natalité le plus important d’europe alors que ces produits sont supposés altérer la reproduction.
    Sans oublier que l’on est un des rares pays qui dispose d’une production agricole pouvant nourrir sa population et exporter alors que la planète va accueillir plusieurs milliards d’individus suplémentaires.
    Où est l’erreur ?

  • miha

    L’erreur, Jvial, elle est peut-être dans le décalage de tes constats.

    “On vit de plus en plus vieux” : ça commence à ne plus être vrai, trop tôt pour rentrer dans les calculs.

    “on a le taux de natalité le plus important d’Europe” : d’abord, il n’y a pas de quoi se vanter, compte tenu du fait que presque 1/3 de la population mondiale souffre de la faim (et le partage ?), ensuite, il y a les “progrès” de la médecine (même une femme stérile peut avoir un bébé et, à la suite du traitement, elle a des triplés, voire plus)

    “l’on est un des rares pays qui dispose d’une production agricole pouvant nourrir sa population et exporter” FAUX ! nous importons beaucoup et c’est une nuisance écologique.

  • Bonjour,

    Je viens de publier un article connexe au votre ici :
    http://french-revolution-2.blog.fr/2009/10/23/cancer-la-catastrophe-partie-2-pesticides-sur-l-occident-7189183/

    Je focalise de mon coté sur les causes du cancer et j’ai encore 2 articles en cours de rédaction à venir…

    Cordialement

    Zevengeur

  • Libellule

    Bonjour,

    Article intéressant et oui on vit dans un monde de tarés qui courent après la croissance comme si c’était le plus important. Comme si le bonheur ne dépendait que de la croissance et donc d’une super télé géante et d’un 4x4 (ou d’une grosse voiture car en aparté, un break Audi ou BMW pollue autant qu’un 4x4 de chez Renault. Là aussi certains constructeurs font plus d’effort que d’autres). Et si on revoyait juste un peu la définition du bonheur et du nécessaire pour vivre heureux. Manger de bons produits (locaux (as-t-on vraiment besoin de fruits exotiques pour être bien ?…), avoir des amis, partager de bons moments, observer le reste du monde vivant … Bon tout ça pour dire que je suis bien d’accord avec ce qui est dit dans cette article sauf que… L’écriture est un peu extrémiste ce qui est fort regrettable car cela dessert un peu la cause défendue. Pourquoi je dis ça: l’explication va suivre: comme tout humain je travaille et même si mon entreprise a des défauts (qui n’en a pas ?…) son activité ne se résume pas (loin loin de là) à “encourager le lavage scientifique de l’eau sale plutôt que la préservation de l’eau propre”. Je trouve regrettable de résumer les activités du Cemagref à cela. Il y a énormément de thématiques et de sujets de recherche ici qui vont dans le sens d’une amélioration de la prise en compte environnementale dans notre vie de tous les jours. Le seul problème est peut être que les dirigeants sont bien moins impliqués dans une démarche environnementale que leurs salariés (mais dans quelle boite le patron n’est pas motivé par les profits et les nouveaux jouets qu’il va pouvoir offrir à sa famille à la fin du mois ???). On voit fleurir des boîtes écolos qui inventent des trucs inutiles pour se faire du fric ni plus ni moins… Voilà donc: en bonne salarié, je défends donc ma société qui n’est pas fantastique (j’en suis bien consciente et je tente de jours en jours d’améliorer la situation)mais qui est bien loin d’être une calamité pour la cause environnementale. On a tous des contradictions vis à vis des causes que l’on défend … Même les associations environnementales (WWF, Greenpeace et bien d’autres et sans qui la lutte contre nos dirigeants seraient sans doute moins efficace) sont bourrés de contradictions et de faits plutôt louches…

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