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Sep32009
22:16 (Vu 3563 fois)

Pourquoi la croissance, même verte, est vouée à l’échec. N’en déplaise à mes amis du Modem !

Ce petit billet fait suite à d’instructifs commentaires sur le billet précédent, que ce soit sur ce blog, ou sur celui de Marianne2, qui a naturellement joué son rôle de caisse de résonance…

[AVANT PROPOS]
Je tiens tout de même à faire une mise au point. Il est assez étrange de constater que toute critique, même argumentée, d’une personnalité du Modem me vaut quasi systématiquement des tonnes de réactions outragées. Comme chacun sait, j’ai la critique facile, et j’arrose à peu près tous les bords de l’échiquier politique, c’est même un des principes de ce blog; je dois donc logiquement m’attendre à des réactions. Jamais pourtant je n’ai eu à en subir autant, que ce soit en nombre ou en violence, quand j’ai visé des gens de l’UMP ou du P”S” (ce qui arrive pourtant bien plus souvent !), ni même des personnalités non politiques. Si quelqu’un peut m’aider à comprendre le phénomène, je lui en serais reconnaissant.

Il est assez inquiétant de voir qu’une des décisions prises par le P”S” à La Rochelle est d’investir le web par tous les moyens en vue de 2012. S’ils en arrivent aux méthodes et au niveau du Modem, ça craint !

Plusieurs personnes m’ont également imploré de lire le livre de Madame Lepage. Vu ma nouvelle situation de chômeur, je suis hélas obligé de procéder à quelques arbitrages, et il est évident qu’un tel achat ne rentre pas dans mes priorités. Cela dit, si elle souhaite me le faire parvenir, je le lirai avec intérêt et j’en ferai éventuellement un compte-rendu ici. Sans garantie qu’il soit élogieux, évidemment.

Pour en venir aux réactions, le sommet a été atteint par un “blogueur” du Modem, qui est allé jusqu’à faire un “billet” exprès pour se “payer SuperNo” (Si, si ! Quel grand dessein ! Quelle noblesse d’âme !), et en faire la retape dans les comms de Marianne2.

J’aurais pu me livrer à une “croissance” dans l’invective verte et dans l’attaque “ad nominem“®, mais par une sorte de charité confraternelle (j’ai découvert à cette occasion qu’il est aussi “blogueur associé” chez Marianne2, c’est assez cocasse quand on y pense…), j’ai choisi de m’abstenir.

Anecdote, “SuperYes” a connu une éphémère existence sur ce blog au soir de la victoire de Sarkozy le 6 mai 2007 !

Restons-en donc aux idées. À propos des décroissants, je cite :

Je suppose que Super No préfère vivre comme un préhistorique et laper l’eau de pluie sur une pierre plate (où aurait pissé un mouton revenu à l’état sauvage), à la manière des primitifs.” Cela mérite-t-il un commentaire ? Tous les mecs de droite se sentent-il donc obligés, tel Juppé, de recourir à ce genre de vannes pathétiques pour masquer leur peur de l’avenir ?

Sur le libéralisme dont il se réclame évidemment (comme tout membre du Modem qui se respecte), il écrit ceci :
Voici donc la manière dont Super No donne une définition toute personnelle du libéralisme : (suppression des fonctionnaires, casse des services publics, diminution de toute forme d’aides sociales (sécu, retraites) et des “charges” sur les entreprises…), à ses moyens (les traités européens, la pub, la propagande), et à ses fins (la croissance perpétuelle, le gavage des actionnaires…)

…et de citer Schopenhauer  et Adam Smith, qui ont tous deux vécu 200 ans avant Reagan et Thatcher, et sont donc forcément compétents pour en juger les méfaits. Chez SuperNo, on est moins cultivé,  mais plus pragmatique : on ne juge pas le libéralisme à ses théories fumeuses, mais à ses résultats confondants, et on préfère citer Naomi Klein qui cite elle-même Milton Friedman :
Premièrement, les gouvernements doivent faire sauter toutes les règles et les régulations qui se dressent sur le chemin de l’accumulation des profits. Deuxièmement, ils devraient vendre tous les biens qu’ils possèdent, et que des entreprises pourraient gérer dans un but lucratif. Troisièmement, ils devraient radicalement diminuer le financement des programmes sociaux. Sur ce programme en trois points de dérégulation, de privatisation, et de coupes sombres, Friedman apporte plein de précisions : les impôts, quand ils doivent exister, doivent être peu élevés. Les riches et les pauvres doivent être imposés au même taux fixe. Les entreprises doivent être libres de vendre leurs produits partout dans le monde, et les gouvernements ne devraient faire aucun effort pour protéger l’industrie ou la propriété locales. Tous les prix, y compris le prix du travail, devraient être déterminés par le marché. Il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. Pour la privatisation, Friedman proposait la santé, la poste, l’éducation, les pensions de retraite et même les parcs nationaux. En résumé, et sans aucun complexe, il appelait au démantèlement du New Deal, ce délicat accord entre l’État, les entreprises et les travailleurs, qui avait empêché la révolte du peuple après la Grande Dépression. Quelles que soient les protections que les travailleurs avaient réussi à obtenir, quels que soient les services que l’État fournissait désormais pour arrondir les angles du marché, la contre-révolution de l’École de Chicago voulait les récupérer.
Et elle voulait plus que ça : elle voulait exproprier ce que les travailleurs et les gouvernements avaient construit durant ces décennies de travaux publics frénétiques. Les biens que Friedman pressait le gouvernement de vendre étaient le résultat d’années d’investissement d’argent public et du savoir-faire qui l’avait rendu profitable. S’il ne tenait qu’à Friedman, toute cette richesse partagée devrait être transférée dans les mains du privé, par principe.
Même si elle se cachait toujours derrière le langage des maths et des sciences, la vision de Friedman coïncidait toujours avec les intérêts des grosses multinationales, qui sont par nature toujours avides de vastes marchés dérégulés…


La pertinence de cette définition (qui n’a donc rien de “toute personnelle”) est si parfaitement corroborée par la réalité, qu’il est inutile et non avenu de vouloir faire appel à un philosophe ou à un politicard du Modem pour en inventer une autre.

Je remercie néanmoins tous mes nouveaux amis du Modem pour leur collaboration, et surtout pour avoir fait la triple preuve :
1) Qu’ils sont des libéraux drogués à la croissance.
2) Que même si cela les énerve, ils sont de toute évidence de droite.
3) Que toute alliance d’un vrai parti de Gauche avec eux est proprement impensable.

[FIN DE L’AVANT-PROPOS]

Je voulais donc simplement expliciter mes arguments selon lesquels ni Madame Lepage, ni personne au Modem, pas plus qu’à l’UMP ou au P”S”, ni même chez ceux des Verts qui croient au mythe de la Croissance Verte, n’a pris la véritable mesure de l’enjeu. Ils se gargarisent de leur croissance, méprisent la décroissance, et il n’auront que la récession.

Je vais donc une fois de plus revenir sur la question de “Croissance” (c’est un peu le leitmotiv de ce blog depuis le début), verte de préférence puisque c’est à la mode. Il y sera aussi question de libéralisme, puisqu’on m’a grossièrement accusé de ne pas savoir de quoi je parlais…

Je ne vais pas revenir sur toute la théorie, vous n’aurez qu’à chercher dans les anciens billets, en commençant peut-être par celui-ci. Il est assez agaçant de voir un sniper venir de nulle part dégommer un billet sans avoir pris la peine de lire ne serait-ce que quelques-uns parmi les centaines d’autres !

On peut néanmoins résumer par le rappel de ces points essentiels :
- Le monde actuel est, à quelques négligeables exceptions près, uniformément capitaliste, libéral et son modèle repose sur une croissance infinie.
- La croissance est une drogue dure : les victimes en ont un besoin permanent, et ne sont même plus en état d’analyser leur pathologie.
- Dès que cette croissance n’est plus là, le système se grippe, le chômage monte en flèche : c’est la récession.
- Comme Madoff nous l’a brillamment démontré, il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini : la fin de ce système est inévitable, et la crise de l’énergie en sera le déclencheur.
- La récession, c’est l’impossibilité d’avoir de la croissance dans un monde qui en a fait sa pierre angulaire, son alpha et son omega.
- Quand on sort de ce schéma de recherche de croissance, on ne parle plus de récession, mais de décroissance.
- Selon les décroissants, les vrais, cette décroissance est même philosophiquement souhaitable face à la folie du monde du “toujours plus”.
- Selon les drogués de la croissance, confortés par l’image que TF1 ou M6 en donnent, la décroissance est un drame, un retour à la diligence, à la lampe à huile, voire à la préhistoire (cf le tableau décrit plus haut). Les décroissants sont des arriérés pas forcément méchants, mais mentalement perturbés, qui vivent dans des yourtes avec des toilettes sèches (et se désaltèrent donc d’urine de mouton bio).

Jusqu’ici, les décroissants étaient effectivement fort peu nombreux. Outre les marginaux sus-évoqués, il y a aussi des écolos convaincus, voire des militants fort politisés (ceux qui gravitent autour du journal “La Décroissance” par exemple).

Néanmoins, les méfaits de la “croissance” (réchauffement climatique, gaspillage de l’énergie et des ressources naturelles, pollution, con-sommation échevelée, publicité, propagande, presse et politiciens vendus, dictature des multinationales…) commencent à devenir trop visibles pour que même un drogué les ignore…

Logiquement, l’idée de décroissance commence à faire son chemin. Tout doucement, comme l’escargot qui a servi d’emblème à “Europe Décroissance”, première formation politique qui revendique ce concept à oser se présenter à une élection, c’était aux dernières européennes.

La décroissance est en croissance, quel paradoxe !

Il est évident que la propagation des idées de la décroissance ne se fera pas sans mal. La société “croissante”, et même ses victimes, voient forcément d’un mauvais œil des hurluberlus qui contestent jusqu’aux bases de leur idéologie chérie ! Et pour un politicien, c’est un vrai cauchemar : là où un Sarkozy vous promet du “pouvoir d’achat” et du “travailler plus pour gagner plus” à tire-larigot (même s’il n’arrive plus à tenir ce genre de promesses), comment expliquer à cette population, complètement droguée rappelons-le, que l’on souhaite qu’elle consomme moins, qu’elle bouffe moins, qu’elle travaille moins, qu’elle se passe de sa bagnole, qu’elle voyage moins… Tout le contraire de ce que la télé lui serine en coulée continue depuis sa naissance : invendable, ce truc !

Invendable oui, mais hélas obligatoire.

Certains partis, plus courageux et/ou visionnaires que d’autres commencent néanmoins à tenter d’intégrer des “morceaux de décroissance” dans leur programme.
Sauf qu’ils ont du mal à assumer ! Ou alors c’est une stratégie mûrement réfléchie. Pour ne pas effrayer, on n’emploie pas le mot. On tourne autour du pot.

Le premier stade, c’est la “croissance verte”. Le fourre-tout vidé de son sens (si tant est qu’il ait pu avoir un sens). Même Sarkozy l’a adopté, c’est dire ! Le principe est simple : on amuse la galerie avec le mot “verte”, mais quand on est drogué par la croissance, peu importe qu’elle soit noire, bleue ou verte, l’important est qu’il reste la croissance ! Alors si c’est la condition pour que ça continue, va pour la croissance verte !

Le deuxième stade, que l’on rencontre plutôt chez les Verts, au Parti de Gauche où chez des gens qui ont déjà compris l’importance de l’enjeu, c’est :
“Bah, le monde va évoluer, certains secteurs seront en croissance, d’autres en décroissance, voilà tout…”
J’ai le regret de dire à ceux-là (parmi lesquels il me semble même avoir entendu Hervé Kempf et Corinne Morel Darleux, que je place pourtant tout en haut de mon échelle des valeurs dans le domaine de la politique ! ) qu’ils n’ont pas tort, mais que ce phénomène revient au final à de la décroissance mal cachée par une feuille de vigne!

Je résume : des secteurs décroîtront :
- Le pétrole
- L’automobile individuelle
- Le tourisme
- L’aviation
- La sidérurgie
- La finance
- La publicité

Logique, toutes ces industries vivent du pétrole, et sont parmi les plus polluantes. Moins de capitaux, c’est la finance qui périclitera. Sans oublier la pub, qui trinque toujours en premier.

Par contre, ces secteurs croîtront :
- Les transports en commun
- Le vélo
- Le bâtiment
- Les énergies renouvelables
- Les préservatifs (faire l’amour est une activité (le plus souvent) gratuite, écologique, et bonne pour la santé : l’activité décroissante typique !)

Le problème, c’est que si l’on fait la somme des revenus engendrés par les secteurs du second groupe et que l’on soustrait les revenus engendrés par le premier groupe, je crains que l’on ne trouve un nombre négatif assez abyssal !

Ce n’est pas l’avis de Cécile Duflot (qui pour moi fait pourtant partie des gens “estimables” chez les Verts, au contraire de Daniel Cohn-Bendit avec lequel elle est d’ailleurs en froid depuis l’abordage à la hussarde du Modem), tel que le rapporte le Canard Enchaîné de la semaine. Elle prétend que le remplacement de la bagnole par des transports en commun détruira 5 millions d’emplois, mais en recréera 8.5 millions !

A Cécile Duflot et aux autres, j’exprime mon doute (euphémisme). Sachez que parmi les 10 plus grandes compagnies mondiales, on trouve 8 sociétés pétrolières ou automobiles, pour une financière (ING) et une chaîne d’hypermarchés (Wal-Mart) ! Tout à fait le reflet du monde actuel, qui appartiendra bientôt au passé !

C’est cela que j’ai le plus de mal à faire admettre. La croissance ne repose que sur une énergie qui va disparaître sans aucun remplaçant à court terme. C’est pourtant simple : regardez encore cette liste de sociétés, pensez à ce qui va arriver au pétrole d’ici quelques années, et tirez-en les conclusions qui s’imposent : un cataclysme, un château de cartes qui va s’effrondrer.

Le noeud du problème est là, et c’est une des raisons qui me font dire que ceux qui continuent à prétendre que l’on peut continuer à “relancer de la croissance” (pour reprendre leur mantra) sans énergie, en respectant l’environnement et sans transformer fondamentalement la société sont au mieux des comiques ou des doux rêveurs, au pire, et plus probablement, des fous dangereux !

Vouloir continuer à “faire de la croissance” dans un monde qui n’en peut plus, ça ne peut que mener à l’échec, à la récession, avec son cortège de misère et de catastrophes.

Planifier, anticiper la décroissance inévitable pour la rendre “soutenable”, c’est-à-dire qu’elle se passe le moins mal possible pour tout le monde, c’est la seule solution acceptable.

Seulement voilà, ça ne se passe pas comme ça ! Et c’est là que j’en remets une couche sur le Modem : il ne suffit pas de faire des odes lyriques à la liberté, souhaiter la “responsabilité” ou la “régulation”, et prendre quelques mesurettes ça et là : l’effort à faire est con-si-dé-ra-ble-ment, in-fi-ni-ment plus important. C’est toute l’écononomie, tout le monde du travail, la vie quotidienne de tout le monde, qui vont être chamboulés ! Peu y sont prêts. Moi pas plus que les autres.

Le Modem est un parti de droite, qui a déjà participé au gouvernement (sous le nom d’UDF, certes), et n’y a montré aucune opposition idéologique flagrante avec la clique RPR/UMP. Même enhardi par l’ambition de Bayrou, il ne va évidemment pas prôner la révolution bolivarienne ou même simplement exprimer son accord avec une des propositions suivantes :

- Supprimer les politiciens professionnels (enfin, leurs postes !), largement corrompus par les multinationales, et rendre la politique aux citoyens.
- Nationaliser tous les secteurs critiques, qui ont été (ou sont en voie d’être) bradés aux spéculateurs : énergie, services publics, transports, télécoms, finance, éducation, santé, retraites…
- Travailler moins, ne plus dépendre de son travail, supprimer le travail inutile ou nuisible, partager le travail restant.
- Rendre non rentables économiquement les activités polluantes ou nuisibles pour la planète et ses habitants.
- Développer les énergies renouvelables et la production individuelle d’énergie (ça encore, je suppose que le Modem y est prêt).
- Réduire drastiquement les inégalités en instaurant un revenu maximum au delà duquel l’excédent est intégralement reversé à la communauté.
- Revenir aux fondamentaux : l’argent est simplement un moyen commode d’échanger biens et services. Aucune entité privée n’a le pouvoir d’en créer.
- Supprimer toute forme de publicité commerciale. C’est le seul moyen de sevrer le drogué de sa came.
- Supprimer les hypermarchés et revenir à des surfaces plus petites, plus proches, et accessibles sans bagnoles.
- Désintoxiquer des notions de croissance, de performance, de vitesse, de rendement…
- Faire sienne la devise des décroissants : moins de biens, plus de liens !
L’ensemble de ces mesures et la baisse d’activité (comprendre “d’activité inutile et/ou nuisible”) qui en découlerait devrait en outre permettre de continuer à vivre correctement en se passant de nucléaire.

Ben oui, on est à des années-lumière du programme du Modem, qui sur la base du système libéral actuel, n’est fait que de grands principes creux (vaines invocations de la “Liberté”, de la “Démocratie”, de la “République”… etc), de mesurettes et de “régulation” ! En fait les seuls qui s’en approchent, outre les groupuscules ouvertement décroissants, sont les gens d’Utopia, qui tentent depuis quelques années d’essaimer dans les partis de Gauche (principalement le PG, mais aussi le P”S” ou les Verts…). Avec un premier succès mesurable, puisque Jean-Luc Mélenchon, ex-dirigeant productiviste de l’aile gauche du P”S”, clame désormais à qui veut l’entendre qu’il a pris conscience que son passé de promoteur “béton-électricité” était une erreur !

Bref, voilà, en quelques lignes, j’ai changé le monde ! Bon, je conçois aisément que ce soit probablement un peu plus difficile à faire adopter, puis à réaliser, qu’à écrire. D’autant que pour être efficace, ces mesures doivent évidemment être étendues au monde entier, ce qui n’est pas forcément le plus simple…

Certes, mais cela ne doit surtout pas nous empêcher de continuer à les promouvoir !

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77 commentaires à Pourquoi la croissance, même verte, est vouée à l’échec. N’en déplaise à mes amis du Modem !

  • merci pour ce petit billet ;)

    je te préfère sous un angle pédagogique … malheureusement pour nous, nos idées de décroissance nécessite beaucoup plus de pédagogie et d’explication que n’importe quelle autre idée du moment. Malheureusement pour nous, la décroissance va à l’encontre du rythme de la société et donc du rythme de l’ensemble de la population. Donc il faudra passer par la séduction plutôt que la réprimande ou l’insulte …. il faudra séduire les gens. Séduire par n’importe quel moyen, les faire peur face à la situation c’est aussi une forme de séduction qqpart. Mais je pense qu’on peut sincèrement rendre glamour cette idée …

    Le tout est de leur montrer qu’on a pas le choix et qu’on a carrément y gagner en qualité de vie.

  • N’empêche qu’une bonne virée en bagnole le week end chez des potes à 400km de là, c’est cool (remplacer bagnole par moto ou avion, c’est pareil).

    Et c’est là que le bât blesse: nous sommes incapable de renoncer à un confort dans lequel nous avons grandi. Tu va troquer ton beau canapé confortable contre une paire de tabouret ?
    Remarque, entre un canapé vide et un tabouret surmonté d’un ami, le choix est déjà mois rapide.
    Un début de solution ?

    • erca57

      Ah la sacro-sainte bagnole !
      Ce n’est pas pour rien que l’action monte en flèche quand un constructeur annonce qu’il va sortir un modèle tout-électrique. Mais c’est bien sûr ! Voilà la solution ! L’énergie nucléaire n’est-elle pas illimitée ? J’ai entendu sur une radio que charger les batteries de quelques millions de voitures la nuit aplanirait enfin les pics de production des centrales nucléaires. Comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

    • Je ne suis pas plus prêt que les autres ! Plus conscient que beaucoup d’autres, oui. Tes potes; tu devras te résigner à les avoir au téléphone, ou dans une visio-conférence en 3D sur ton ordi !
      Il suffit de se trouver coincé un 1er août pendant des heures sur l’autoroute A10 au milieu de centaines de milliers d’autres bagnoles à l’arrêt, principalement des monospaces chargés de plus de 500 litres de bagages (sans oublier le cercueil de belle-mère sur le toit) pour prendre conscience de l’ampleur de la tâche et du choc que cela va constituer !

      Sinon, un canapé doit pouvoir durer suffisamment longtemps pour ne pas être un problème prioritaire ;-)

    • Roze

      Halte au faux prétextes.

      pour tes potes, vas les voir moins souvent mais plus longtemps. Train plus vélo, c’est pas encore ça, mais ça limite un peu les dégats.

      Garde ton canap puisqu’il à déjà couté de l’energie lors de sa fabrication. Apprend à le rempailler pour le faire durer (profites-en pour inviter despotes à passer une semaine (et non un week-end) chez toi pour t’aider).
      et hop tu gardes ton confort et tu contourne la croissance….

      Bref, avec un peu d’imagination, de volonté et beaucoup de solidarité on peut décroître un peu sans renoncer à tout son confort.

      (bon j’avoue, je ne rempaille pas encore mon canap, mais c’est un savoir faire qui se perd qui mérite plus d’être sauver qu’Ikéa merite de grossir)

      • Christophe Vieren

        Je crois surtout que les potes, une fois une relocalisation de nombre d’activités, tu les trouveras dans ton quartier. Sur plusieurs à plusieurs dizaines de milliers d’habitants que compte notre voisinage urbain accessible à vélo, en transports en commun, ou en dos crawlé, ou même en voiture, il ne devrait ête pas trop difficile de trouver des “potes”, non ? Les meilleurs amis actuels de mon père sont ceux qu’il a connu dans son quartier lorsqu’il était enfant. Tout au moins ceux qui n’ont pas émigré, de gré ou de force à des distances “non écologiques”. Le tout est de les rencontrer au moins une fois pour faire connsaissance. IL existe de nombreux prétextes, issus d’initiatives individuelles ou collectives, pour ce faire : création d’une asso culturelle ou sportive, fête de quartier, bal populaire, … Je n’ai pas d’inquiétude de ce côté. J’ai encore découvert récemment, dans le voisinage où je réside depuis 5 ans pourtant, des personnes avec qui je partage la passion du cyclotourisme.

  • Sébastien

    Je crois que le nombre de réactions vient de la nature du Modem.
    Ce parti me donne l’impression d’une secte, avec son Bayrou Gourou…
    Les partisans du Modem ont été hypnotisés avant la présidentielle,
    ils y ont cru tellement fort que maintenant ils l’ont mauvaise.

    • touchatout

      Et il est bon, comme gourou ! Il fascine jusqu’au P”S”.

    • Je ne suis évidemment pas un spécialiste du Modem (il faudra demander à mon nouvel ami Hérétique, il ne demande pas mieux !) , mais il me semble que quelques indices concordant semblent montrer que Bayrou a du plomb dans l’aile, que sa chance est passée, et que le Plan B pourrait être une sorte “d’opération Ségolène Royal”, avec Marielle de Sarnez dans le rôle titre. Je l’ai entendue à la radio tout à l’heure, son sketch “je ne suis pas de droite” était hilarant, quoi que pas forcément très crédible…

  • Pas le temps de répondre en détail ce soir, mais je tenterai de le faire demain, en principe sur mon blog. Le mouton, sur l’image, c’est celui-là qui a pissé dans votre eau de pluie ?

    • Surtout, prenez votre temps ! Et même, si vous pouviez m’oublier, je vous avoue que ça m’arrangerait :mrgreen:

      Le mouton, sur l’image, c’est celui-là qui a pissé dans votre eau de pluie ?

      Tout juste, je vois que vous l’avez reconnu !

  • chalonnais

    Dans les ‘secteurs’ voués au déclin, j’aurais aimé voir la GRANDE DISTRIBUTION.
    Cette spécialité franco-française où un max d’intermédiaires s’en mettent plein les fouilles.
    Où les centrales d’achats ‘mondialisées’, forcément ‘mondialisées’, ont leur siège en suisse !
    Qui font crever les producteurs locaux, et exploser le transport maritime (et le CO2 et la pollution qui va avec)
    Et qui fonctionnent toujours sur les principes imbéciles de l’attrape-gogo.
    Exemple vécu hier:
    - la super promo sur le jambon chez Edouard, 24,70 le kilo en barquette de 4 (si tu prends trois barquettes, bien sûr)
    - dans le rayon, la barquette de 6 tranches est à 21,33 le kilo.
    Il serait temps que les consommateurs que nous sommes tous soient formés (dès le plus jeune âge)
    Et qu’il soient informés correctement sur le lieu de vente
    Exemple perso cet été:
    - J’ai acheté dans une grande surface de bricolage (Leroy l’Enchanteur)une porte et des piquets pour refaire la clôture de mon jardin.
    - Surprise, au déballage, tout ce matos vient de CHINE.
    Désolé pour Florange et sa sidérurgie, je l’ai fait “à l’insu de mon plein gré”; et on ne m’y reprendra plus.
    Pour information, les piquets achetés sont bigrement moins ‘épais’ aue ceux remplacés

    • jameswest

      Excuse-moi Chalonnais mais tu aurais pu t’en douter, la moindre vis est fabriquée en Chine, je te souhaite bon courage pour trouver des outils ou quoi que ce soit fabriqué en France ou en Europe, autant dire chercher une aiguille dans une botte de foin : il est là le problème c’est qu’on a plus le choix de choisir local ou international, j’ai entendu sur une radio que les véhicules français type twingo fabriqués en Slovénie par exemple plombent en plus le commerce extérieur puisque réimportés. A part ça on marche pas sur la tête ;-)

    • Dans les ‘secteurs’ voués au déclin, j’aurais aimé voir la GRANDE DISTRIBUTION

      Ben oui, j’en ai parlé… Et ce n’est pas la première fois, d’ailleurs…

  • @Chalonnais: Oui, il faut descendre la grande distrib’. Mais ce n’est pas une spécialité française (cf. Wal Mart, entre autre).
    Le fléau est bien global, lui aussi…

  • MoOoH

    Du grand SuperNo dans ce billet :)

    La décroissance, une “idée” qui fait son petit bonhomme de chemin.
    Schopenhauer disait : *Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence*

    On a pu le voir avec l’écologie et le réchauffement climatique au cours de ces dernières années. Ceux qui disaient que l’on détruisait la planète étaient des hérétiques, maintenant, c’est communément admis ( à part quelques inconscients ou lobbys ). Je pense (j’espère ? ) que pour la “décroissance”, on suivra le même chemin.

    Pour ce qui est du dépassement de la croyance en la croissance, c’est quelque chose de particulièrement difficile, de part l’environnement dans lequel on vit qui est plutôt totalement orienté vers la croissance. A cela, il faut rajouter la difficulté des gens à changer de position, sur tous les sujets. Parce que changer de position, c’est quand même admettre qu’on avait tort avant !! Et puis, on peut rajouter des histoires d’ego/amour propre qui ne facilite pas les changements “idéologiques”.

    Je pense que le meilleur moyen d’influer sur ce changement, c’est de continuer à critiquer le système actuel, tout en montrant autour de soi que vivre autrement est possible, et que “le retour à la bougie” n’est pas du tout à l’ordre du jour, dans une optique de vivre “mieux”.

    Vaste discussion qu’est le changement de ce monde …

    P.S: Petit message à l’intention de **l’hérétique**. Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec la position des décroissants, mais cela ne vous donne en aucun cas le droit d’être irrespectueux !

    • Ah ? et qu’est-ce qui n’est pas irrespectueux dans mon billet ? Vous voulez dire que c’est très irrespectueux de se moquer, peut-être ? Désolé, mais, dans ce cas, je revendique l’irrespect, un travers bien français, au demeurant…

  • Denis75

    @ Chalonnais,

    ça fait partie des propositions décroissantes auxquelles un parti de droite ou de centre-gauche n’adhérera jamais : “Supprimer les hypermarchés et revenir à des surfaces plus petites, plus proches, et accessibles sans bagnoles.”

    Et oui… Ils sont épinglés aussi par notre espiègle blogueur fou furieux (qui voudrait qu’on revienne tous à l’état sauvage, avec un petit troupeau perso de moutons pour communier avec eux chaque matin (qd on fait caca), des mules pour tirer la carriole, des vaches (voire des chèvres) pour s’abreuver en calcium… Vivement le retour de Claude Allègre au ministère de l’EN dès 2012 (et pour 5ans non négociable hein (à partir de 3’30”)!!! À bas la responsabilité politique des ministres devant le Parlement - et surtout pas de compte à rendre au peuple).

  • Freddi

    Bon billet SuperNo après celui d’avant hier diffusé hier sur Marianne 2 et sur lequel je suis intervenu sur le mode Néanderthal.

    L’hérétique ou l’orthodoxe comme je l’appelle semble avoir du mal à sortir du cercle de la pensée économique du XXème siècle alors même qu’il fait des tentatives que son inconscient refuse encore.

    Mais bon, peut être que nous nous fourvoyons tous et que le réchauffement climatique est une grande escroquerie (cf le fond de commerce d’Agoravox), que les réserves de pétroles sont infinies au regard des besoins de l’humanité, que la biodiversité des sols n’est pas en phase de destructions et que l’agriculture intensive peut continuer ad vitam.

    Et puis merde, peut être que la pulsion de mort chère aux psychanalistes doit se combler par la pulsion d’achats pour éviter que les humains continuent de s’entretuer !

    C’est sûr que les objecteurs de croissance sont des croyants dans la fin du monde au lieu de croire dans l’infinitude de ses capacités technologiques (phrase à caractère ironique).

    Après moi le déluge !

  • wuwei

    Si quelqu’un peut m’aider à comprendre le phénomène, je lui en serais reconnaissant.

    Est-il réellement nécessaire d’expliquer que le MODEM n’est qu’une autre version de l’UMP ou du Parti Solférinien (d’ailleurs ses élus s’accolent à l’une ou à l’autre au gré de leurs intérêts électoraux) et que ses adeptes bien drogués à la consommation et au capitalisme sont évidemment très furieux lorsqu’on leur dit que désormais il va falloir qu’ils oublient le monde mortifère et stupide dans lequel ils ont vécu jusque là. Il est vrai qu’un blackberry, une télé 16/9 et un 4x4 cayenne sont des preuves indiscutables du génie humain et qu’à côté de cela, se parler en face à face, lire par exemple “le discours de la servitude volontaire”de La Boëtie, et rouler en vélo est d’une obsolescence rare. Alors la décroissance à leurs yeux est un gros mot au même titre que Bayrou = tartuffe et Lepage = greenwashing.
    Il y a quelques années en dehors nous n’étions pas bien nombreux à parler de décroissance te à l’appliquer. Nous ne sommes certainement pas encore suffisamment nombreux, mais à voir la violence des propos de ses opposants je me dis que cela commence à déranger et cela est plutôt encourageant.

    • Oui, cela est vrai, mais cela n’explique pas cette rage, cette omniprésence et ces attaques en meute dès qu’on égratigne leurs idoles, et dont ils ont l’exclusivité.

    • Oui, oui, je suis très très très violent…
      Très bonne référence, La Boétie. Sur la liberté, par exemple :
      *À vrai dire, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu’on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n’y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l’injustice. La liberté est donc naturelle ; c’est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre*

  • véro

    faire l’amour est une activité (le
    plus souvent) gratuite, écologique, et
    bonne pour la santé : l’activité
    décroissante typique !

    Il me souvient t’avoir lu quelque part sur ce blogue : ” en décroissance, je ne suis pas très pratiquant ! ”

    (gugusse hilare ou sourire façon Desproges, comme tu veux)

  • à propos de croissance et décroissance … il y avait la pub Volkswagen … il y a maintenant la pub BN. Le message : si vous achetez des BN, c’est bon pour la croissance … j’ai failli avaler de travers mon sandwich décroissant au pain de mon village et à la noix de jambon du coin.

    http://www.roycod.com/index.php/2009/09/02/957-nouvelle-publicit-tv-pour-bn-par-ff

    • Comme je suis toujours en retard, j’ai vu cette pub très récemment alors qu’il y avait eu un débat dans les commentaires quelque temps avant… Je trouve simplement que le pubeux a fait très fort ce ce coup-là…

      Celle de BN est complètement nulle. Qu’attendre d’une saloperie pleine de sucre et d’huile de palme, une fabrique d’obèses ?

  • miha

    le genre de billets que j’adoooooore !
    Merci, SuperNo et bravo !

    la décroissance, ce n’est pas la préhistoire, c’est l’avenir.
    La croissance existe depuis la préhistoire, il serait grand temps qu’on cesse d’avancer sur ce chemin qui nous mène au précipice !

  • Je salue l’énergie que vous mettez à expliquer et argumenter votre cause. Mais j’ai l’impression qu’il est difficile d’aller à l’encontre de l’espèce humaine et du monde qu’elle a construit pour s’y ébattre. J’ai l’impression que finalement on peut faire l’effort de décroître pour augmenter sa propre qualité de vie, mais que voulez-vous faire entendre à tous ces gens seuls dans leur voiture que je DEPASSE tous les matins à un vulgaire 20km/h avec mon peclot?

    La décroissance (de la population également) est une idée en soit tellement naturelle et évidente que le fait qu’elle soit toujours ignorée et rejetée par 99% du monde et 99.99% des politiciens me conduit à penser que les intérêts des individus est bien comme cité plus haut: “après moi le déluge”. En se déresponsabilisant des conséquences de leurs actes, les gens s’affranchissent de penser plus loin que leur misérable vie, et force est de constater qu’ils sont en forte majorité. D’où l’idée que les décroissants font partie d’un sous-groupe d’humains, mais aucunement représentatif de la masse, qui a d’autres aspirations (comme acheter une plus grande télévision :-) . Ainsi ces gens utopistes (dont moi) se font du mal car leur clairvoyance d’un monde voué à de grosses difficultés ne va servir non pas à changer le cours des choses, mais à souffrir de leur impuissance à imposer un changement de comportement du reste de leurs semblables.

    La tentative est louable, mais pour moi c’est perdu. Au fond, l’humanité ne peut pas s’extirper de sa condition brutale et primaire, et qu’objectivement tout ça va finir en un sacré bordel.

    Sur ces paroles réconfortantes, bon we :-)

    • Je salue l’énergie que vous mettez à expliquer et argumenter votre cause. Mais j’ai l’impression qu’il est difficile d’aller à l’encontre de l’espèce humaine et du monde qu’elle a construit pour s’y ébattre.

      C’est même le principal problème !

      D’accord pour le reste, même s’il me semble avoir vu des allusions malthusianistes que je désapprouve !

      • Ce Malthus… il commence à devenir encombrant! Non c’était plus dans l’optique “plus on est de fous, moins il y a de riz” (la croissance infinie de l’espèce humaine se heurte aux mêmes conséquences physiques que la croissance infinie du bordel qu’ils produisent, plutôt que de couper les c….. des pauvres. J’en perdrais ma virilté!

  • chalonnais

    Allez, courage camarades !
    Demain c’est le ‘marché fermier’ à deux pas de chez moi, et je vais pouvoir faire le plein de bonnes choses.
    Après les mirabelles en confiture et en bocaux, les compotes et jus de pommes, la sauce tomate au basilic, le tout “maison”. Miammmm.
    Vivement le retour en Lorraine que je ne vive plus au milieu des vastes étendues dévolues à l’agro-industrie, aux agro-craburants et autres agro-trucs, avec leurs exploitants agricoles en 4x4, les vignes à champagne à 850.000 € l’hectare, etc,etc.

  • Sig

    Du bel ouvrage encore SuperNo…

    J’invite les lecteurs de ton blog à jeter un oeil sur le blog de Paul Jorion ( http://www.pauljorion.com/blog/ ) qui offre un regard scientifique ET économique (oui, je sais ça paraît paradoxal…)sur l’état des finances mondiales…C’est pas glorieux et pour paraphraser un commentaire sur son blog, on est au bord du gouffre alors…faisons un grand pas en avant !

    Au fait, tu remarqueras que cet ex-trader vit de son blog et des dons de ses lecteurs; qui sait, cela peut-il te donner des idées de reconversion ?

    • Salut Sig !
      Oui oui, je connais le blog de Paul Jorion.
      Quant à vivre des dons sur mon blog, c’est à peu près aussi viable que la croissance verte !

      [HS]On devait pas aller bouffer un de ces 4 ?[/HS]

  • Déja ton mouton il a la chi@sse, comment veux-tu être faire sérieux! :-)

  • Serylankaise

    @ Chalonnais

    Je partage tout à fait ton avis mais il n’y a pas que la grande distribution alimentaire qu’il faudrait proscrire.

    Etes-vous déjà entré chez Decathlon ?
    Que des produits fabriqués en Chine et qui ne sont pas bon marché en plus.

    Mais il y a pire : installé depuis quelques années dans la ville la plus proche de mon bled, le magasin Vêt’Affaires propose des fringues à moins d’un euro/pièce. Bien évidemment, ce magasin regorge de monde en permanence.

    Tous ces consommateurs de pas cher ne réalisent-ils pas que pour vendre des produits à si bas prix, des enfants sont obligés de travailler la nuit ?
    Personnellement, je n’entre même pas dans ce genre d’enseigne.

    Malheureusement, c’est la consommation de masse qui a entraîné ce fléau. Il nous faut tout et en grande quantité.
    Pour nos grand-mères, par exemple, un manteau c’était l’achat d’une vie. Cela représentait une dépense considérable mais on n’en changeait plus.

    Le plus consternant encore, est que l’on ait du mal à trouver des produits fabriqués en France !

    • erca57

      Il n’y a quasiment plus d’industrie textile en France. Donc, quand la Chine et les autres pays “émergents” se recentreront sur leur consommation intérieure, et quand le transport comptera pour son coût réel dans le prix des marchandises, on pourra de nouveau s’acheter un manteau très cher et pour toute une vie !

    • Oui, tous les produits manufacturés, et de plus en plus la bouffe, viennent de Chine.
      Fabriqués par des para-esclaves, ils permettent à des intermédiaires de faire fortune, et les occidentaux qui les achètent trouvent encore ça trop cher, et couinent à l’assassinat de leur pouvoir d’achat si on parle d’instaurer une taxe carbone qui rétablirait un peu l’équité…
      Et tout le monde ou presque s’en fout ! Et te tombe dessus quand tu dis du mal du libéralisme !

    • touchatout

      je n’entre même pas dans ce genre d’enseigne

      Personne n’entre dans une enseigne. Beaucoup de monde entre dans les magasins.

      Si on commence à parler comme eux, on finit par penser comme eux.

    • touchatout

      Personne n’entre dans une enseigne.

      Je précise : au sens habituel du mot. Il existe aussi des « enseignes de vaisseau »…

  • Et voilà :-) Vous connaissez l’histoire du Capitaine Haddock et du morceau de sparadrap :-D
    J’ai donc écrit [un billet pour corriger quelques menues erreurs][1] dans celui ci-dessus…

    [1]: http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/09/04/croissants-et-decroissants.html

    • Faire de la retape de vos oeuvres ne semble pas vous poser de problèmes déontologiques !

      Désolé, même persuadé de l’immense intérêt de votre production, je suis complètement HS et je regarderai ça ce week-end…

      • De la retape ? Drôle de façon de voir les choses : l’esprit de la blogosphère, c’est en grande partie la controverse. Il ne s’agit pas de “retape”, mais simplement d’ouvrir le débat. Maintenant, ne vous sentez pas non plus forcé de réagir, mais, je vous fais une petite remarque : si vous choisissez de ne vous confronter qu’à vos fans, vous ne risquez pas de parvenir à faire progresser vos idées…
        Si vous pensez que je réagis à votre article pour faire venir des lecteurs sur mon blog, vous avez tout faux. Même un gros blog qui a fait des liens vers le mien m’apporte moins de 1% de mes visites en un mois, alors…
        Non, franchement, c’est juste pour le débat d’idées…

        • J’ai lu votre billet. C’est intéressant, j’y répondrai sur votre site, plus tard…

          Pour le reste, je maintiens le terme de “retape” : faire un billet de sniper, venir s’en vanter dans les comms de Marianne, puis sur le blog du snipé, cependant que le visiteur de votre blog se voit “accueilli” par une pub pour une escroquerie de pommade amaigrissante (elle vous rapporte combien ?), “retape” est encore gentil je trouve. Mais je viens de voir que vous êtes dans le top 10 du Wikio, je ne suis pas dupe des manips qu’il faut employer pour y parvenir :roll:

          Puisque que vous êtes un fin lettré, vous n’ignorez pas que le sparadrap du capitaine Haddock, après avoir fait sourire le lecteur quelques pages, finit par disparaître !

          Je peux encore vous faire un reproche ? Une fois passé l’épisode de la pommade, on est cueilli à froid par une avalanche de philosophes ou de théoriciens : outre Schopenhauer ou Adam Smith déjà cités, on trouver aussi Schumpeter et Montesquieu, auxquels vous ajoutez encore La Boétie. Fort bien. Même si cela ressemble fort à de la pédanterie (ce qui, je suis d’accord avec votre gourou, est moins grave que la pédophilie…), mais glissons. Le plus étrange, c’est le contraste entre l’étalage de cette culture, et la vulgarité de la revendication de “se payer” SuperNo, avec la retape lourdingue associée, qui question philosophes serait plus période fin-Bigard/début Cauet. Limite schizophrénie.

          De la même manière, pour essayer d’expliquer pourquoi j’ai des problèmes à prendre les gens du Modem au sérieux, je n’arrive pas à comprendre comment on peut se prétendre sérieux, modernes, voire même révolutionnaires, et revendiquer sans rire le pouvoir, tout en se tartinant de ridicule en révélant que son idole s’appelle Bayrou (avec sa nouvelle interface De Sarnez). Bayrou, sans déconner ! Quelle farce ! Comme il était mignon en 1993 au premier conseil des ministres du gouvernement Balladur (revu à la télé cette semaine dans le documentaire sur Chirac !), au milieu de ses camarades de parti (celui de Giscard, Barre et Lecanuet !) : Léotard, Madelin, Longuet, Méhaignerie, Douste-Blazy, Rossinot ! Rien que des révolutionnaires ! Tout comme ses autres collègues, les Pasqua, Juppé, Perben, Carignon, MAM, Michaux-Chevry… et sans oublier deux p’tits jeunes plein d’avenir, les dénommés Fillon et Sarkozy ! Rien que des mecs qui allaient changer le monde !
          C’est exactement comme venir débiter du Schopenhauer avec un gros nez de clown… Ou alors, pour en rester à de la littérature accessible, comme les Dupondt qui débarquent en costume folklorique…

        • La pub, je n’y suis pour rien : elle dépend d’hautetfort. Ne voyez pas le Diable capitaliste, partout, svp. Je ne touche pas un demi-centime de mon blog, et de toutes façons, toucher de l’argent d’un blog ne m’intéresse pas du tout.
          Je suis dans le top10 de wikio par hasard. Utilisez wikio labs, vous verrez que mes liens sortants renvoient à des billets ou des sujets qui m’intéressent, pas à du copinage.
          Non, il ne disparaît pas le sparadrap : devinez ce qui pend derrière la casquette du capitaine Haddock à la fin de Vol717 pour Sydney…
          Je termine un peu plus tard pour revenir sur le reste

        • Schumpeter, c’est pour les théories économiques sur la destruction créatrice qui sont plus valides que jamais. Montesquieu, c’est mon totem pour les aspects politiques. La Boétie, je répondais juste à l’un de vos commentateurs qui le citait lui-même.
          Quel rapport avec la pédanterie ?
          “se payer”, bon, enfin tout de même, on est assez loin du comble de la vulgarité : vous les avez écoutés, une fois Cauet ou Bigard ? Je ne crois pas en être encore là.
          Pour Bayrou, si c’est tout là votre argumentation, en effet, on ne va pas dépasser le niveau des Cauet et Bigard…
          En 93, moi, je votais depuis peu, et mes premiers votes étaient allés aux Verts…
          Schopenauer a écrit un traité très utile où il expose tous les stratagèmes rhétoriques utilisables pour anéantir la thèse de l’adversaire. Tenez, là, pour Bayrou, par exemple, vous faites une attaque ad hominem, mais vous ne dites rien sur les idées…
          Sans vouloir vous vexer, je n’ai pour l’instant pas vu le début d’une argumentation sérieuse ni dans votre article initial, ni dans vos réponses.
          Mis à part ça, il est original votre anti-spam. C’est la première fois que j’en vois un de cette sorte.

          • Que celui qui n’a jamais rigolé à un sketch de Bigard me jette la première pierre. Cauet, par contre, je ne connais que ceux qui le regarde, et ça suffit à me dissuader de les imiter.

            Les idées de Bayrou ? Oh le bel oxymore ! Bayrou n’a jamais eu une seule idée de sa vie ! Bayrou est un bon gros catho à qui quelqu’un a fait croire lors d’un dîner de cons qu’il pouvait devenir Président de la République, et le pire c’est qu’il l’a cru ! Depuis, sa vie n’est plus qu’intrigues orientées dans ce seul but. Il arbore un air docte qui lui va comme un tablier à une vache (c’est pas de La Boétie, c’est de ma maman), et il débite ses “idées”, sur lesquelles je n’ai pas l’intention de m’attarder car elles figurent toutes dans les catalogues d’idées toutes faites cuites et recuites utilisées partout de l’UMP au P”S”.
            Juste pour rire, rappelons tout de même que le Modem prône le principe de laïcité : très crédible quand son chef est justement celui qui tenta de révoquer la loi Falloux dans le but de fournir aux écoles de moinillons friqués les deniers destinés aux écoles publiques de purotins !
            Les deux phrases qui définissent le mieux Bayrou
            José Bové : Bayrou, c’est le degré zéro de la politique (il est à noter que José Bové semble depuis lors avoir perdu la raison, puisqu’il veut désormais s’allier avec Bayrou !)
            Daniel Cohn-Bendit : “tu ne seras jamais président de la République, car tu es trop minable” (lui aussi veut aussi s’allier avec Bayrou)

            Merci pour l’antispam, çe doit être la première fois que je dois convenir que je suis d’accord avec vous :lol:

      • et tant que j’y suis, au fait : le libéralisme n’est en aucun cas réductible à Milton Friedman qui n’en représente qu’un tout petit courant. Citer Thatcher dénote une grande méconnaissance du libéralisme, y compris anglais. Thatcher était une tory. Les libéraux, en Angleterre, ce sont les Lib-Dems : ils ont toujours été indépendants et ne se sont alliés à aucun moment avec les Tories, et sous Major, et sous Thatcher. On a même entendu quelques voix autorisées dire qu’ils étaient plus à gauche que Blair…

        • Que ce soit clair : je n’ai aucune envie d’entamer un débat au sujet de la théorie du libéralisme. Je connais trop bien les arguments, ce sont ceux de “Liberté Chérie”, dont le dirigeant a appelé à voter Bayrou en 2007 : le libéralisme ce n’est pas ça, gningningnin, Sarkozy n’est pas un libéral, pas plus que Thatcher… L’escroquerie de l’assimilation avec le mot “Liberté” : Ce sont les même mecs qui organisent des manifs contre les grèves !
          Je me branle complètement de savoir que Schopenhauer ou ma belle-mère définissent le libéralisme de telle ou telle manière. Si une théorie affirme que 2 et 2 font 3, c’est une théorie de merde. Ce qui m’importe, c’est ce que je vois : la finance, les maquiladoras, les sweat shops, le chômage (celui-là, je le vois même parfaitement bien !) la disparition de l’Etat et des services publics, la casse des retraites et de la sécu, les Laguiole fabriqués en Chine, la quasi totalité de la richesse mondiale concentrée dans quelques mains, l’environnement en déconfiture, le mépris de la production, le code du travail qu’on assassine, un milliard de personnes qui crèvent la dalle, la propagande omniprésente, l’idéologie de la croissance infinie, etc etc Exactement ce que décrit Friedman.
          Vous appelez ça comme vous voulez, “néolibéralisme” (le plus souvent abrégé en “libéralisme”) est celui qui est le plus souvent utilisé et que tout le monde comprend. C’est la raison pour laquelle je l’utilise aussi.
          Et cette idéologie, tous nos politicards, principalement du P”S”, du Modem et de l’UMP; s’y complaisent et s’y vautrent. Rien à attendre d’eux !

        • Oui, mais ça, c’est trop facile comme réponse : et si je vous disais, moi, que je m’en branle des théories sur le socialisme et que je ne fais pas la différence entre PS, parti de gauche et Bolchevicks de 17 liquidant les Menchevicks : ça vous choque ou pas ? Eh bien si j’étais sérieux (mais je ne le suis pas, je fais évidemment les différences) ce serait de même niveau que vous renvoyant toutes les sortes de libéralisme dans un même panier.
          Schopenauer n’a jamais défini le libéralisme et je n’ai pas connaissance qu’il soit considéré comme un auteur libéral. La politique ne l’intéressait que fort peu, et à mon avis, le libéralisme, il s’en branlait au moins autant que vous…
          L’État a disparu, en France ? Première nouvelle. Il n’y a plus de services publics ? Je ne suis pas au courant. La Chine vit en régime libéral ? Ah bon ? Je croyais que c’était le parti communiste, là-bas ?
          Bon, si je vous comprends bien, votre mot d’ordre tient en un refrain assez classique : “tous pourris !”, c’est cela ?

          • Entre le P”S” et le Parti de Gauche; fastoche : les premiers ont voté le TCE avec tout ce que ça suppose, les autres pas. Par contre entre le P”S”, le Modem et l’UMP, j’ai plus de mal…

            De même je suis désolé, je n’arrive guère à faire la différence entre la politique économique de Thatcher, de Reagan, de Bush (et probablement d’Obama), de Blair, de Aznar, de Zapatero, de Berlusconi, de Sarkozy, et je ne vois pas en quoi le Modem pourrait s’en distinguer significativement.

            Ne vous faites pas plus con que vous êtes, si la Chine se dit encore communiste, elle est surtout un redoutable outil utilisé par toutes les multinationales occidentales qui y ont délocalisé la quasi-totalité de leur production. Un dumping social et environnemental, avec la complicité active de tous les gouvernements concernés, qui ont non seulement laissé faire, mais qui ont en plus approuvé les textes de l’OMC ou les traités qui louaient la “concurrence libre et non faussée”…
            Au nom d’une idéologie que le mot “libéralisme” résume fort bien.

            On a encore des services publics en France ? Vous êtes comme le mec qui tombe d’un gratte-ciel en disant “jusqu’ici tout va bien” ? On vous a parlé de La Poste, de France Télécom (sacré service public, celui-là !), d’EDF-GDF, de la SNCF ? Ce sont désormais (ou il est programmé qu’elles soient prochainement) des sociétés privées à but lucratif qui n’(aur)ont pour seul objectif de se débarrasser de leurs activités non rentables, celles justement qui sont le coeur du Service Public. Vous avec lu le Traité de Maastricht et le Traité Constitutionnel avant de voter “Oui” ? Vous avez entendu parler de l’OMC, de l’AGCS ?

            “Tous pourris ?”. c’est peut-être exagéré, mais “tous pour le traité de Lisbonne”, oui !

          • RiGeL

            “L’État a disparu, en France ? Première nouvelle. Il n’y a plus de services publics ? Je ne suis pas au courant.

            C’est une plaisanterie ? jusqu’à ce point de la conversation, je te trouvais plutôt intéressant, même si je partage probablement plus les idées de superno que les tiennes, mais là !!!

            L’état a disparu en france ? Non ! Il n’y a plus de service publics ? mais si bien sur, qu’il en reste. En fait, ce qu’il en reste, c’est tout ce qui ne peut pas être rentable économiquement. La maintenance des voies de chemin de fer, la distribution du courrier, la maintenance des lignes électriques. Par contre, le reste de la SNCF, d’EDF ou de la poste (france télécom compris) me semblent vaciller dangereusement vers le privé.
            Bon, c’est pas vraiment un problème, en fait. Sauf que ça oblige les pauvres cons que nous sommes à payer pour ce qui coute cher à tous, et à ne pas bénéficier des avantages que ça pourrait nous apporter (sauf si tu as acheté des actions chez EDF, ou suez, ou…).
            Quant au danger de ce genre de pratique, il est bien évidemment nul. c’est pourquoi la maintenance des centrales nucléaires est de plus en plus conffiée à des sociétés privées, plutôt qu’à des fonctionnaires d’EDF surpayés. Bon, le fait qu’on ne sache pas trop si le boulot est aussi bien fait… Détail sans la moindre importance.

            La Chine vit en régime libéral ? Ah bon ? Je croyais que c’était le parti communiste, là-bas ?”
            C’est effectivement le parti communiste, en chine, qui a privatisé la plus grande partie de l’économie chinoise. Comme quoi, même ce mot là peut être vidé de son sens, avec un peu de bonne volonté. Quant au fait que la chine soit une société libérale (capitaliste néolibérale)… Si tu en doutes, je te conseille vivement l’achat de nouveaux yeux, de nouvelles oreilles, voire d’un nouveau cerveau.

          • Guénaël

            Laisse tomber RiGeL, il n’est pas (encore) prêt à remettre en cause ces croyances, et ne lit que ce qu’il veut lire, ce qui décrédibilise en grande partie ses propos.
            Quand on ne cerne pas la différence entre “la disparition de” (qui est en cours) et “a disparu”, c’est qu’on y met vraiment de la mauvaise volonté.

          • touchatout

            Guénaël, Rigel

            Don’t feed the troll

    • touchatout

      Tu vas avoir du mal à t’en défaire, de celui-là !

      Coluche disait : Dire qu’il suffirait que les gens n’en achètent pas pour que ça ne se vende pas.

      Peut-être suffirait-il de ne pas répondre et de ne pas suivre ses liens pour qu’il cesse de déposer ses crottes ici…

  • Moi j’aime bien les escargots, j’arrive à suivre ! Dès qu’on me parle croissance, je vois la grenouille de la Fontaine qui explose !

    Pour les secteurs en croissance, je ne sais pas si les préservatifs seront de la partie, il faut du pétrole pour les fabriquer (pas dans la composition hein !) mais heureusement sera toujours utilisable l’intestin du mouton pisseur sur pierre (mauvais mais ludique contraceptif)!

  • chalonnais

    @Serylankaise
    Pour les ‘fringues’ fabriquées en France, voir dans les Vosges :
    - les chaussettes ‘Bleu forêt’,
    - le linge de maison de Gérardmer !

  • Gromabus

    Un des grands plaisirs (et surprise) d’internet pour moi a été de m’apercevoir que plein de gens avaient les mêmes idées que moi, que je n’étais pas un cinglé avec des raisonnements débiles et une cervelle qui fonctionne à l’envers. J’ai un immense plaisir à lire ce blog et ses commentaires.
    Comment pensez-vous, les uns et les autres que nous allons pouvoir exprimer politiquement nos idées? par le vote certainement pas, dans les conditions actuelles seul un libéral, qui plus est, professionnel de la politique (genre Pasca, balkany, Flosse, etc..), peut être porté au pouvoir (il me semble à ce sujet avoir lu plusieurs réflexions tout à fait pertinentes sur l’élection d’Obama). Par la violence? La violence est la méthode libérale par excellence, Ziegler est là pour le rappeler constamment, et ce n’est pas ma tasse de thé. Pourtant je suis absolument convaincu que tout cela se terminera très mal pour une importante partie de la population mondiale, et c’est déjà en cours pour un grand nombre.
    Alors on attend que ça pourrisse? Que le bubon soit suffisamment mur pour en extraire tout le jus? Mais le bubon c’est la terre. On propose un autre suffrage, un autre système électoral? Il me semble important d’y réfléchir.

  • @ Gromabus:

    “Comment pensez-vous, les uns et les autres que nous allons pouvoir exprimer politiquement nos idées?”

    SUPERNO, PRESIDENT! SUPERNO, PRESIDENT! :-)

    Le problème avec les bonnes idées, surtout celles qui n’offrent pas forcément de retombées lucratives(!) et qui en plus proposent de se remettre en question, n’offrent pas par elles-même une dynamique permettant de s’imposer. Il faut alors s’allier avec d’autres groupes, ce qui absorbe souvent la substance de l’idée originelle, et corrompt ses défenseurs, qui doivent alors se prostituer et faire des compromis, comme le font tous les acteurs de la politique. Politiser une idée aussi révolutionnaire (car finalement c’est de cela qu’il s’agit) que la décroissance, c’est déjà s’avouer vaincu.

    Comme dit plus haut, c’est peut-être en travaillant sur son entourage (“moins de biens, plus de liens”) que nous pouvons convaicre que la décroissance offre une plus value par rapport à la consommation de masse.

    Vous allez me traiter de pessimiste notoire, mais je reste sceptique quand à l’efficacité de la chose.

    Dans tous les cas laissons nos fusils et lance roquettes dans nos armoires :-)

  • eclipse

    Je n’aime pas les totalitaristes.

  • J’ai vu du rouge partout et du coup je me suis ponctuellement affolé! Le MoDem serait-il devenu cet infâme envahisseur que David Vincent en son temps pourchassait sans jamais réussir à l’attraper?

    Je n’ai pas le temps ce soir de lire votre copieux article, sans doute fort intéressant, et les commentaires - tout autant intéressants je suppose - qui suivent. Mais promis, demain ou après-demain, je reviendrai.

    Je vous avais promis une nouvelle visite de courtoisie, et je crois que ce serait d’une d’impolitesse totale de ma part que d’essayer d’y échapper.

    A très bientôt donc!

  • Non

    Par contre, ces secteurs croîtront :
    le Batiment

    Non, NON et NOOOOON !!!!
    C’est un des secteurs les plus énergivores qui existe à l’heure actuelle et surtout c’est une quasi contante dans le PIB il le BTP c’est environ 4à5% du PIB bon an mal an.

  • miha

    Monsieur l’Hérétique, vous avez la culture, vous avez la sincérité, vous avez une certaine intelligence certaine.
    Il vous manque de comprendre, d’admettre qu’aucun homme politique ne mérite votre fidélité, votre dévouement (et François Bayrou figure dans les premiers de la liste).
    Il vous manque de compendre, d’admettre qu’aucun parti politique ne mérite votre fidélité aveugle, votre dévouement vain.
    Il vous manque de vous débarasser des préjugés, des à priori, du formatage (que nous subissons tous) qui brident votre intelligence, empêchent votre imagination de se développer, aveuglent votre lucidité, amoindrissent votre capacité de réfléchir.

    si je préfère m’adresser à vous ici et non sur votre blog, c’est, entre autres, parce que vous y laissez publier un commentaire affirmant que Super No est d’extrême-droite sans réagir.

    @SuperNo : oui, j’ai ri au sketch de Bigard sur la chauve-souris, un de ses premiers, le meilleur… le reste ….

  • jameswest

    @ Miha
    Ah non ! Il y a aussi la valise RTL qui fait beaucoup rire mais c’est peut-être une question de génération, la valise RTL avec l’animateur Fabrice ça date un peu tout de même.

  • SuperNo président, c’est une idée, d’autant plus qu’il cherche un emploi…
    Excellent billet, comme souvent. Dommage que je n’ai pas le temps de m’étendre plus souvent ici :(

  • Je vous avais promis une visite de courtoisie, alors je vous la fais.

    Autant être franc, je n’ai passé que 5 minutes à peine à lire votre billet (très long) et les commentaires afférents.

    J’ai constaté que vous vous focalisiez contre le MoDem, bien plus que contre tout autre parti politique, et très honnêtement je ne comprends pas pourquoi. Il faudrait m’expliquer. Qu’est-ce qu’il vous a fait Bayrou pour être ainsi devenu votre cible privilégiée?

    J’ai vu également vos échanges parfois assez “virils” avec l’Hérétique, et je ne comprends pas non plus la raison d’une telle “énervitude” (pour utiliser un néologisme qui n’est pas de moi).

    Théorie de la croissance à tout prix, de la décroissance, tout se discute non?!

    Ce qui me paraît sûr c’est que si on veut passer de notre système de “croissance négative” (mais quand même orienté vers l’obtention d’une croissance “coûte que coûte”) telle que l’a défini le gouvernement il y a quelques temps, à un système de croissance capitalistique tenant compte du développement durable, il faudra consentir beaucoup d’investissements pour remodeler notre système industriel. Car comme vous l’avez fort justement écrit, la fabrication de préservatifs ne compensera pas l’industrie automobile…

    Après, je veux bien qu’on parle de décroissance. Mais je voudrais simplement qu’on me démontre, moi qui ne suis que béotien en économie, que ce principe est viable.

    PS: je vous suggère de lancer une recherche Google avec le mot-clé “Bilderberg”. Peut-être aurez-vous certaines réponses à vos interrogations.

  • Guénaël

    ”[…] je n’ai passé que 5 minutes à peine à lire […]” ou encore : “[…] je l’ai lu encore une fois vite […]”. C’est bien ça le problème mon bon monsieur, faut prendre son temps de lire correctement !

    La viabilité de la décroissance ? J’ai envie de te retourner la question : quid de la viabilité de la croissance à tout prix telle qu’elle est définie aujourd’hui (accroissement exponentiel du PIB + non prise en compte de l’empreinte environnementale de l’économie) ?
    L’humanité a vécu dans une certaine forme de frugalité, voire de misère certes, pendant des millénaires, sans bousiller la planète. Maintenant que notre monde est passé dans celui de la croissance à tout prix, il commence à se casser la gueule en multipliant les crises de toute sorte, au point de mettre en péril l’espèce humaine.
    Ce raisonnement simpliste me suffit pour penser que les objecteurs de croissance ne sont pas des fous furieux, et que ça vaut le coup que je les écoute, au moins autant que les idoles du moment, dont le tien.

  • Christophe Vieren

    Précaution oratoire (comme y dis’te les grands orateurs) : je n’ai pas lu tous les commentaires - ni même tous tes articles avant de faire le mien. Scuse donc pour l’éventuelle redondance.

    Tu écris : “Comme Madoff nous l’a brillamment démontré, il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini : la fin de ce système est inévitable, et la crise de l’énergie en sera le déclencheur.”

    Je ne crois pas que ce soit la raison principale pour laquelle il faut être pour la décroissance. J’ai même envie de dire au contraire. Il n’y aurait aucun problème si il n’était que question de maintenir l’énergie à un prix stable, même si élevé. Ce qui pose problème dans la présumée crise de l’énergie, ce n’est pas tant le fait que les énergies fossiles soient non renouvelables. En effet, avec le gaz et le charbon restant, nous pourrons facilement remplacer le pétrole, avec un surcoût certes mais cependant raisonnable (voir le site de JM Jancovici : http://www.manicore.com). C’est pourquoi le cours du pétrole ne s’envolera pas à l’infini. Il lui sera substitué bien avant - y compris pour les transports - le gaz et le charbon. Bien sûr cela ne se fera pas sans dégats car l’augmentation du cours du pétrole sera vive et ne laissera pas le temps de s’y adapter. D’ailleurs, la crise économique actuelle n’a-t-elle pas été catalysée par la vive augmentation du cours du pétrole qui l’a précédé ?

    Ce qui pose problème c’est l’UTILISATION sans cesse croissante de l’énergie, renouvelables ou non, et ce malgré une diminution de l’intensité énergétique. Autrement dit : on utilise de plus en plus d’énergie avec une EFFICACITE CROISSANTE pour DETRUIRE de plus en plus facilement et rapidement la planète. DETRUIRE signifiant CHANGEMENT CLIMATIQUE (si utilisation des énergies fossiles), EROSION, DESERTIFICATION et STERILISATION des sols, INTOXICATION (déchets industriels chimiques, nucléaires, mais aussi ménagers non recyclables, …) de la biosphère (eau, terre, air), DIMINUTION des RESSOURCES NATURELLES qui prend pour nom : BOIS (déforestation), BIODIVERSITE, MINERAUX, …

    En conclusion : la déplétion des énergies fossiles arrivera hélas bien trop tardivement pour prévenir une récession - une décroissance subie en somme - aux effets bien plus dévastateurs (une 3e “petite” guerre mondiale ?) qu’une décroissance choisie.

    Encore une petite critique (que j’espère constructive) : oui bien sûr que l’on peut maintenir l’emploi dans une phase de décroissance. Pourquoi y aurait-il plus de chômage avec un PIB correspondant à celui qui prévalait avant l’apparition du chomage dans les années 1970 ? En effet, dans certains secteurs, la décroissance ECOLOGIQUE induira la création d’emplois par diminution de la productivité : l’agriculture bio plutôt qu’intensive, les énergies renouvelables plutôt que le nucléaire, les commerces de proximité plutôt que les hypermarchés, l’artisanat plutôt que l’industrie. Et si cela ne suffit pas, le partage par la réduction du temps de travail permettra d’atteindre le plein emploi. Il n’est en effet pas toujours bienvenue de réduire la productivité, certains tâches manuelles étant particulièrement pénibles (ex : enlèvement des ordures ménagères). Evidemment cela sera d’autant plus facile à faire accepter à une majorité d’électeurs (ben, ouais, tant qu’à faire, si on peut éviter une dictture écologiste !!!) que les inégalités seront réduites et que le confort des revenus les plus modestes leur semblera acceptable. Peu accepteront en effet de troquer leur canapé contre des tabourets (cf. un commentaire de cette page je crois) !

    Conclusion : il faut absolument se battre contre l’idée que la croissance est le seul moyen de réduire le chômage et encore moins d’atteindre le plein emploi. Ca se saurait sinon depuis trois décennies. L’exemple de la forte croissance de la Chine - où le chômage existe - le démontre. La croissance est certes un moyen de limiter le chômage pour limiter l’effet de l’amélioration de la productivité, cause unique de la croissance. Elle n’est sûrement pas le seul. Et de toute façon impossible : comme le disait en substance l’économiste Boulding  : “celui qui croit que, dans un monde fini, une croissance infinie est possible, est un fou … ou un économiste”.

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