
[Photo de SuperNo, pas rancunier !]
Je suis tombé hier sur cet article et des nues par la même occasion. Je ne connaissais pas l’UCI, mais c’est apparemment la “holding” qui se trouve au dessus de Lutte Ouvrière…
Il m’est arrivé à plusieurs reprises dans le passé de voter pour Arlette Laguiller ou Lutte Ouvrière. c’était à l’époque où je n’avais pas vraiment conscience de la gravité des problèmes environnementaux, et où les problèmes sociaux, auxquels j’étais confronté quotidiennement en tant que salarié d’une PMI française, étaient les plus importants.
Lors du dernier meeting électoral d’Arlette Laguiller auquel j’ai assisté, pendant la campagne pour la présidentielle de 2007, j’avais été atterré d’entendre (je résume à peine) : “la pollution, c’est la faute aux patrons !”.
Lutte Ouvrière a développé un discours parfaitement binaire : d’un côté il y a les patrons, de l’autre les ouvriers ! Et la vie est une lutte permanente entre ces deux catégories, lutte dans laquelle le vaillant et courageux ouvrier a une chance de vaincre le salaud de patron. Et de faire quoi, après ? Rouler en 4x4 à sa place ?
Il se trouve que l’immense majorité d’entre nous ne sont ni ouvriers ni patrons ! Ce modèle est donc pour le moins inadapté à une représentation fidèle de la société du XXIe siècle ! Cela dit, si on remplace “patron” par “oligarchie” et “ouvriers” par “salariés”, on se rapproche nettement de la vérité…
Dans ce looooooooooooooong article non signé, Lutte Ouvrière s’en prend à la décroissance avec une férocité qui n’est guère différente de celle avec laquelle le MEDEF s’en prend aux syndicats !
Voici selon eux quelles sont les valeurs de la décroissance :
“Refus de la croissance économique”. Non ! Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, la décroissance ne signifie pas la recherche du plus petit PIB possible, mais la rupture avec un système qui n’a que le PIB et la croissance pour seules boussoles. Ceci dit, il est évident que la fin du consumérisme et le remplacement partiel de la voiture individuelle par les transports en commun ou le vélo entraînera mathématiquement une chute du PIB !
“antiproductivisme”. Si le productivisme est la doctrine qui consiste à produire à tout prix n’importe quoi du moment que ça rapporte de l’argent et sans le moindre égard pour toute autre considération, comme son utilité ou son impact environnemental, alors oui…
“lutte contre la consommation”. C’est encore une fois un raccourci ! On a évidemmeent besoin de consommer. Comme disait Valère dans l’Avare, “il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger”, et on peut le singer par un “il faut consommer pour vivre et non pas vivre pour consommer”. Et c’est hélas bien à cela que nous en sommes rendus !
“Volonté de revenir à une économie locale”. Toujours cette péremptoiritude ! Il vaudrait mieux dire “privilégier les produits locaux“ ! C’est une évidence environnementale ! L’importation de raisin du Chili, de fraises de Huelva , de tomates d’Almeria, de pommes de terre d’Égypte et de poêlées de légumes chinois sont des monuments de bêtise et d’aberration ! Tout cela pousse fort bien en Lorraine ! Et tiens, bonus spécial trotskyste sur les fraises : «Nous n’avions jamais vécu une telle humiliation. Le dictateur Ceaucescu était une brute, mais ce que nous vivons ici est bien pire», témoigne une travailleuse agricole roumaine de 38 ans.”
Cette critique est en outre assez incroyable de la part de Lutte Ouvrière, qui a pourtant suffisamment lutté contre les délocalisations dans l’industrie pour comprendre qu’il s’agit d’un principe néfaste !
“Rejet du progrès technique”. Portnimwak encore une fois ! La seule chose que nous rejetons, c’est le progrès technique qui ne sert à rien (la machine à laver à 223 programmes) ou qui est nuisible (les OGM alimentaires en plein champ), et d’autre part le “progrès technique fumeux” qui justifie une fuite avant, sur le mode : on peut continuer à émettre plus toujours plus de CO2, puisque demain “ils” trouveront le moyen de l’enfouir… Savez-vous, à Lutte Ouvrière, que le “progrès” nous prépare des “HGM” (Humains génétiquement modifiés), dont on pourra sans doute modifier la façon de penser pour la rendre compatible avec la pensée dominante… C’est ça que vous voulez, à Lutte Ouvrière ? Je crains pourtant que vous ne soyez les premiers “modifiés” !
Par contre tout réel progrès technique (c’est à dire utile et non néfaste à l’environnement) est évidemment le bienvenu, je suis même persuadé que c’est une des raisons pour lesquelles la décroissance ne ressemblera pas à un retour au Moyen-Âge.
“Démarche de sobriété ou de simplicité volontaire“ : là, clairement oui ! ça vous défrise ? Vous préférez promouvoir le gaspillage éhonté ?
Et l’énumération se termine par “…sont les piliers de ce nouvel évangile”.
Désolé, mais il me semble qu’il y a beaucoup d’athées chez les décroissants ! Et si aucun Dieu n’existe, les limites physiques de la planète et notamment la fin du pétrole ne sont pas de vains fantasmes théologiques ! Mais libre à vous de qualifier “Le capital”, “Le petit livre rouge”, les œuvres complètes de Trotsky, ou la biographie d’Arlette de “nouvel évangile“…
“L’intérêt pour la décroissance d’une partie de la petite bourgeoisie intellectuelle, d’une frange de la jeunesse étudiante, paraît indéniable”
Là c’est de la caricature. Il est clair que les décroissants ne forment pas nécessairement pour l’instant un “échantillon représentatif” de la société française. Je l’ai souligné lors du dernier “Contre-Grenelle”. Par exemple l’auditoire était majoritairement blanc. Par contre, il est totalement faux de dire que les participants faisaient partie “de la petite bourgeoisie intellectuelle” ou “d’une frange de la jeunesse étudiante”. Il y en a certainement, comme il y a aussi et surtout des gens “normaux”, qui ont une conscience écologique plus avancée que la moyenne, et qui ont notamment compris quelle impasse funeste est cette société de consommation et de croissance.
Cela dit, c’est vrai, la “classe ouvrière” ou ce qu’il en reste, n’est sans doute pas bien représentée dans le mouvement de la décroissance.
Il semble hélas que nombre d’entre eux se fourvoient, et aient plus confiance en Le Pen ou en Sarkozy pour améliorer leur quotidien. D’autres en sont encore à écouter les vieilles lunes des promesses de Grand Soir dont le résultat a pourtant été le triomphe absolu du libéralisme, et dont ils ont été les principales victimes.
“Les listes Europe Décroissance n’ont recueilli que des scores insignifiants – entre 0,02 et 0,04 % suivant les circonscriptions.”
LO qui se gausse des scores des objecteurs de croissance, c’est l’hôpital qui se fout de la Charité ! Lutte Ouvrière c’était Arlette, et Lutte Ouvrière sans Arlette, ça ne représente plus grand chose, vous allez vous en rendre compte dans les années qui viennent…
D’ailleurs le score minable des listes de la décroissance s’explique avant tout par le fait scandaleux et antidémocratique que les listes Europe-Décroissance (comme d’autres, d’ailleurs) n’ont pas les moyens d’imprimer leurs bulletins de vote. Les grands partis en sont arrivés à ce niveau d’ignominie pour garder leurs prérogatives…
“Il est clair que le glissement vers la décroissance d’une partie des partisans de l’altermondialisme serait un recul, du point de vue des idées. L’altermondialisme en effet, malgré ses limites et son caractère profondément réformiste, se situe au moins sur le terrain de la dénonciation des inégalités, et prétend vouloir mieux répartir les richesses entre les différentes régions de la planète.”
Je me sens toujours altermondialiste, et je me reconnais dans votre définition. Je sais qu’un autre monde est possible, et je le veux ! Et je ne vois aucune incompatibilité avec la décroissance, qui devra être réellement démocratique (contrairement à cette démocratie de façade, tenue par les multinationales, qu’est le libéralisme) et qui doit être l’occasion de mieux partager les richesses, puisque ceux qui doivent décroître le plus sont évidemment les riches !
Mais quand on écrit que “La décroissance serait un recul”, c’est qu’on n’a rien compris ! Il n’y a pas lieu d’employer le conditionnel là où le futur simple s’applique à merveille : la décroissance SERA sans doute un recul sur un certain nombre de points. Mais une chose est sûre : la décroissance SERA, par obligation physique et géologique ! Une fois qu’il n’y aura plus assez de pétrole sur terre, il faudra bien s’en passer, et donc décroître ! A moins que les trotskystes partagent les lubies scientistes des sarkozystes, du genre “ils” vont bien trouver quelque chose pour le remplacer… “ils” ont intérêt à se magner le cul, car le début de la pénurie viendra plus vite que les certitudes confortables (bah, y’en a encore pour 40 ans !) nous le sussurent ! Devant une situation certaine, on n’est pas obligé de se réjouir, mais entre s’adapter et faire l’autruche, vous choisissez quoi ?
“La décroissance, elle, ou plutôt la nébuleuse d’organisations, de journaux et d’individus qui se réclament d’elle, se situe sur un tout autre terrain : celui des idées franchement réactionnaires.”
Je me disais justement que si on remplace “décroissance” par “communisme” et “réactionnaires” par “archaïques”, (on peut garder le mot “nébuleuse”) c’est encore plus vrai !
Lutte Ouvrière fustige ensuite Latouche, qui ose dénoncer « le totalitarisme développementiste et progressiste » et Le « totalitarisme progressiste ».
Mais qui a écrit que la décroissance devait s’appliquer à une femme africaine qui doit faire des kilomètres pour aller chercher de l’eau ? Qui a écrit que la construction d’hôpitaux en Afrique était une connerie ? Qui a dit que les trithérapies étaient nuisibles ? Je ne connais pas un décroissant qui se reconnaîtrait des ces propos qui ne sont qu’ interprétations mal ficelées.
Il serait par contre intéressant de faire le rapport entre d’un côté la fourniture d’hôpitaux et de trithérapie, et de l’autre les ventes d’armes ou le pillage des matières premières ou des terres agricoles…
“On retrouve le même type de propagande anti-progrès dans un numéro de la revue décroissante Silences, qui a publié en Une un dessin montrant trois personnages monstrueux, mi-humains mi-reptiles, sous la légende : « Ils veulent détruire le monde ». Ces trois personnages étaient ainsi présentés : « La trilogie maléfique : croissance, consommation, progrès. » “
Comme je ne connais pas cette revue “Silences”, je suis mal placé pour répondre. Je n’ai pas de problème à rejeter la doctrine de la croissance et de la consommation. Je suppose que c’est le troisième mot qui pose problème. Mais qu’est-ce qu’un progrès ?
Évidemment, “progrès” ça a l’air bien. Mais quand on voit ce qu’on nous présente comme “progrès”… Un peu comme lorsque Sarkozy nous présente ses “réformes” ou nous dit qu‘“on est dans un pays où il est impossible de réformer !”
Tiens, je me rappelle les propos de Jean-Marie Pelt (qui est certes écolo, mais pas de gauche ni décroissant !) qui pointait du doigt les mots qui étaient à l’origine de nos problèmes : “croissance”, “réforme”, “création de richesse”, “compétition”, “performance”, “excellence”… Des évidences, que toute personne qui réfléchit admettra sans difficulté. Sauf les aveugles, bien entendu® !
“Les idées de « lutte contre la croissance », ainsi que leur pendant en matière de démographie, le malthusianisme, refont régulièrement surface pour tenter de répondre aux angoisses nées des crises. Cela n’a rien de réjouissant pour autant. Et nous pensons que les communistes révolutionnaires, même s’ils ne sont nullement des partisans de la croissance à tout prix, ni des « productivistes » acharnés, doivent militer résolument contre de tels courants. Tout simplement parce que nous nous plaçons, nous, sur le terrain du progrès humain et scientifique plutôt que sur celui d’un retour en arrière général de la société. “
Vous pouvez vous placer sur le terrain que vous voulez, ce n’est pas vous qui allez inventer la croissance infinie et trouver du pétrole ! Vous feriez mieux de réfléchir avec nous à la moins mauvaise manière de gérer la pénurie future !
Les théories de Malthus sont évidemment contestables, mais au moins dignes d’attention. Une hausse importante de la population mondiale poserait évidemment un problème de ressources. A titre personnel je ne pense pas que la démographie soit le principal problème. La surpopulation peut se régler sans violence, en l’espace d’une ou deux générations. La population est déjà stabilisée en occident, il peut en être rapidement de même partout ailleurs.
Par contre, pour le coup c’est vrai, beaucoup de décroissants pensent le contraire.
“Cette hétérogénéité permet à ce courant de dire tout et n’importe quoi, et explique que certains de ses partisans se réclament de l’extrême gauche et d’autres, comme Alain de Benoist, clairement de l’extrême droite. Citons, à titre d’exemple et sans chercher à généraliser ce type de propos à tout le courant décroissant, le théologien Jacques Ellul, considéré comme un des pères de la décroissance, qui écrivait en 1986 : « Nous constatons que dans la Bible, l’intervention divine a lieu quand l’inhumanité, quand le mal moral et physique dépasse les bornes. Dieu provoque un événement approprié à cet excès d’inhumanité, qui placera l’homme devant le choix de se repentir ou de mourir. Je suis convaincu que l’apparition du virus du sida correspond à cet ordre d’action de Dieu .”
Que ce soit clair : les illuminés d’extrême droite sont des parasites et des usurpateurs du mouvement de la décroissance ! Les idées de la décroissance sont à l’exact opposé de celles de la droite libérale, et sont donc forcément des idées de Gauche.
Alain de Benoist est connu pour être un usurpateur. Je suis plus surpris pour Ellul. S’il a réellement dit ça, c’est une grosse connerie, voilà tout. Cela dit, il est mort depuis 15 ans, il vaudrait mieux poser la question aux survivants, et je doute que vous en trouviez un pour répéter ce genre de propos !
Je n’ai pas davantage envie de justifier les propos d’Ivan Illich sur la “déscolarisation”, totalement hors sujet. Le danger aujourd’hui, c’est la privatisation de l’école et de son contenu. Heureusement qu’il y a encore des enseignants qui résistent…
“Bien entendu, tous les décroissants ne profèrent pas de semblables insanités.“ : C’est sympa de le reconnaître !
“Si une partie de ce courant considère le sous-développement comme un bienfait, d’autres disent vouloir combattre celui-ci, mais en préconisant que les habitants des pays dits riches… se serrent la ceinture. L’idée étant que, le gâteau n’étant pas assez gros pour tout le monde, il faut que les pays occidentaux mangent moins pour que les pays pauvres mangent plus.”
C’est simple : on considère que la limite acceptable pour les émissions de CO2 est de 2 tonnes par habitant et par an. Les chiffres sont implacables : les États-Unis et le Canada en sont à plus de 20 tonnes, la France 6 tonnes. La Chine 3.8, l’Inde 1.2 et la plupart des pays d’Afrique sous les 0.5
Ce n’est pas de l’idéologie, ce sont des mathématiques ! Quand 1 milliard de personnes ne mangent pas à leur faim (chiffres de l’ONU), que près de vingt mille enfants meurent de faim chaque jour, et qu’en même temps un autre milliard est gavé jusqu’à l’overdose et souffre d’obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires, il y a sûrement mieux et plus simple à faire que de concevoir des médicaments contre le diabète pour les riches, même si ça génère cette fameuse “croissance” qui prouve ainsi son imbécillité !
Ben oui, m’sieur Lutte Ouvrière ! La bouffe industrielle ne sert qu’à générer des profits pour quelques pontes de la grande distribution, et à empoisonner les pauvres ! L’actualité a montré que si la bouffe est trop chère, ce n’est sûrement pas à cause du prix de revient des matières premières, mais bien parce que des intermédiaires, grande distribution en tête, exploitent à la fois le producteur et le con-sommateur pour faire des marges insensées !
En France, les obèses sont très souvent des pauvres qui se gavent de bouffe de merde achetée pour 3 sous chez un “hard discounter” ou dans les fast-food, kebab, pizzas etc…, et composée de mauvaises graisses (de l’huile de palme issue de la déforestation indonésienne), de sel et de sucre à outrance, et de saletés diverses. S’ils bouffaient moins, mais de meilleure qualité, ça ne changerait rien pour leur porte-monnaie, mais ils se porteraient mieux et profiteraient probablement plus longtemps de leur retraite…
“Il s’agit ici de culpabiliser les prétendus « riches » que seraient les habitants des pays développés.”
Je l’ai dit et je le répète, ce ne sont pas les Smicards et les RMistes qui seront les plus touchés par la décroissance !
“Cette façon de raisonner, finalement pas très éloignée d’une conception chrétienne de la charité, n’est évidemment pas non plus la nôtre. Comme l’écrivait Bertolt Brecht dans sa Chanson de Salomon : « Saint Martin a donné la moitié de son manteau à un pauvre. Comme ça ils sont morts de froid tous les deux ». Serions-nous d’odieux « productivistes », parce que nous préférons lutter pour un système qui permettrait de produire autant de manteaux qu’il y a de gens qui ont froid ?”
Vous y tenez, à votre religion ! La décroissance a pourtant des bases matérialistes (pas de croissance infinie dans un monde fini), éventuellement philosophiques, mais sûrement pas théologiques !
“Quelle que soit la tendance à laquelle ils appartiennent, cette thématique du retour à la pauvreté est constamment présente dans la propagande des décroissants. Jusqu’à la nausée : la Une du journal La Décroissance, en septembre 2004, osait clamer sur cinq colonnes : « Vive la pauvreté ! ». Il n’est pas sûr que les six millions de personnes en France qui vivent des minima sociaux, que les 3 000 chômeurs supplémentaires par jour, qui vont s’inscrire en ce moment au Pôle emploi, apprécient. De même qu’il n’est pas évident que les millions de travailleurs qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois adorent la Une récente du même journal : « Merde au pouvoir d’achat ! »
Il faut d’abord expliquer que la provocation est le mode de fonctionnement favori de “La Décroissance”. Et ajouter qu’on n’est pas obligé d’être toujours d’accord avec eux. Mais dire “Merde au pouvoir d’achat”, c’est d’abord dire merde à la politique productiviste et con-sumériste de Sarkozy et des libéraux. Le “pouvoir d’achat”, c’est le “travailler plus pour gagner plus”, c’est la retraite à 67 ans, c’est le travail du dimanche. Et c’est cette connerie qui a poussé tant d’ouvriers à voter Sarkozy. Et vous ne comprenez pas qu’on dénonce et qu’on se moque de cette hideuse expression ?
Les pauvres sont encore plus que d’autres perméables au discours décérébrant des publicitaires, et, puisqu’ils ne possèdent pas grand chose, envieux des biens matériels des riches. “Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches“®, selon un adage de Desproges que je cite à outrance. C’est hélas ce qui transparaît souvent dans les revendications des grévistes et de l‘“extrême gauche” : le patron est un salaud qui roule en 4x4, exigeons un 4x4 pour chaque ouvrier ! Cela n’a pas de sens !
La philosophie de la Décroissance, c’est qu’on n’a pas besoin de gadgets stupides pour être heureux. “Plus de lien, moins de bien”.
“Mais c’est que tous ces pauvres ne veulent pas comprendre, selon les décroissants, que toutes les choses confortables et pratiques qu’ils veulent avoir, telles qu’une machine à laver, une voiture, un ordinateur, une connexion Internet, etc., ne sont que des gadgets stupides qui éloignent de la simplicité, de la spiritualité et du retour sur soi. D’ailleurs, il faut croire que les plus pauvres des travailleurs sont les meilleurs pratiquants de la décroissance, puisqu’ils expérimentent régulièrement – bien contre leur gré il est vrai – des « actions » prônées par les décroissants telles que les « journées sans achat » ou les « Noël sans cadeaux ». “
Tiens, parlons de la bagnole. Il FAUT en avoir une. Voire une par personne. Une récente, sinon t’es has been. Une grosse, pour montrer son importance. Un 4x4, c’est idéal. Au nom de cette idéologie con-sumériste débile, des ouvriers s’endettent comme des malades auprès d’usuriers qui les attendent en se frottant les mains, et se pourrissent la vie à rembourser en bramant après leur “pouvoir d’achat”. Au fait, quelle est l’utilité principale de la voiture : aller au travail. Et l’utilité principale du travail : gagner assez d’argent pour s’offrir une voiture conforme à la description ci-dessus : quelle philosophie de merde ! Et à cause de ce tout-bagnole, on sacrifie les transports en commun et les moyens de transports alternatifs, et on promeut des aberrations comme le fait d’habiter à 100km de son boulot ou de construire ces hideuses verrues comme les “zones commerciales”, celles qui seront bientôt toutes ouvertes le dimanche, et où on ne peut se rendre qu’en bagnole. C’est le monde selon Sarkozy, j’ignorais que c’était aussi “Le monde selon Arlette”
Quant au “Noël sans cadeau”, il n’y a rien de plus vulgaire que cette foule compacte et manipulée qui se presse à la mi-décembre dans les temples de la con-sommation, cette course au cadeau obligatoire, où on achète à la dernière minute un truc ridicule et hors de prix à la tante Ursule, parce que c’est comme ça.
Internet et l’ordinateur, j’ai déjà dit que je n’étais pas d’accord avec ce que dit “La Décroissance” et que leurs calculs étaient fumeux. Par ailleurs, en plus de ses possibilités grandioses, Internet est un formidable moyen d’éviter d’émettre du CO2 (par le télétravail, la vidéoconférence, la dématérialisation des supports…)
La machine à laver bouffe beaucoup d’électricité, c’est indéniable. On pourrait très bien s’en passer si on avait le temps de laver son linge ! Mais aujourd’hui, le moindre espace de temps, le dimanche, la vieillesse, doit être consacré au sacro-saint travail. Et cet amour du travail semble partagé tant par Sarkozy et sa clique que par Lutte Ouvrière ! Mais pas par les décroissants, qui y voient une forme ultime d’aliénation.
Vous consacrez un article à démolir la décroissance sans même aborder des thèmes pourtant essentiels de cette philosophie : la désintoxication du travail en est un ! “Travailler moins pour vivre mieux” en est un bon slogan. Si nous sommes toujours pressés, si nous n’avons jamais le temps de rien, ce qui nous pousse à rouler trop vite, à ne pas avoir le temps de laver son linge ou à acheter des saloperies industrielles plus connues sous le nom de “plats cuisinés”, c’est d’abord à cause du boulot ! La décroissance, c’est partager le travail et non se faire concurrence pour en avoir ! Et certains proposent de mettre en place un revenu d’existence, versé que l’on travaille ou pas, et qui soit suffisant pour pouvoir manger, s’habiller, se loger. Pour Sarkozy, un chômeur est un parasite que l’on doit stigmatiser et obliger à reprendre un travail, n’importe lequel. Dans le schéma de la décroissance, cette discrimination n’aurait plus lieu d’être.
Les décroissants prennent acte qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde, que beaucoup de métiers (la pub, la finance, l’armée…) ont une utilité discutable, voire une nocivité certaine : il suffit donc de partager le travail restant, ce qui libérerait du temps pour laver son linge, éplucher ses légumes et… prendre des vacances plus longues…
“Il y a beaucoup d’indécence à prôner ainsi la misère dans une société où tant de gens n’ont rien.”
Rien, vraiment ? Vous parlez de l’Afrique ? Ah non, de la France ! Aujourd’hui, dans la plupart des foyers, même archi-pauvres, il y a une bagnole et plusieurs télés, dont une grande à écran plat… Quant aux vrais pauvres, ceux qui n’ont rien de tout ça, ils n’ont évidemment rien à craindre de la décroissance !
“Mais cela ne dérange visiblement pas trop les décroissants, qui affichent, pour beaucoup d’entre eux, un mépris assez sidérant pour les plus pauvres, les moins cultivés, ceux qui n’auraient pas, comme eux, assez d’intelligence ou de culture pour comprendre que le confort ne sert à rien ; ou que pour économiser l’eau des chasses d’eau, aller aux toilettes dans une litière sèche, comme les chats, est le comble du bonheur. “
Là, je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer. Vous parlez des décroissants exactement comme Sarkozy, en prenant quelques exemples bien choisis (les décroissants habitent dans des yourtes, les décroissants chient dans des toilettes sèches, les décroissants font du compost dans leur cuisine avec des vers de terre…) pour les tourner en ridicule. Vous serez tous décroissants un jour, mais je parie que vous échapperez aux vers de terre !
“La décroissance apparaît comme une doctrine individuelle et individualiste, dans ses constats comme dans ses modes d’action. Pour une bonne partie de ses promoteurs, il faut « se changer soi-même pour changer le monde » – ce qui revient à nier toute possibilité d’un changement de société par des moyens de lutte collective.”
Non, non et non ! Et merde aussi ! Je ne sais pas si vous ne comprenez rien ou si vous faites exprès, mais la décroissance, c’est tout le contraire de ça ! Ce que vous décrivez, c’est le libéralisme économique, qui a transformé un pays de 60 millions d’habitants en 60 millions d’individus mus par l’obsession de la possession. Le libéralisme, c’est la compétition. La décroissance, c’est l’entraide, la solidarité. Rappelez-vous le slogan de la décroissance : “plus de lien, moins de bien !”. La décroissance, c’est aider le pote qui habite près de chez lui. Le libéralisme, c’est avoir des milliers d‘“amis” que vous ne verrez jamais ailleurs que sur Fesse-Bouc !
Pour l’instant, les décroissants sont hélas souvent des individuels qui appliquent par conviction les principes de la décroissance, quitte à en faire trop. Mais n’oubliez pas que demain la décroissance sera obligatoire, et que ce ne sera pas la politique ou une idéologie quelconque qui nous y contraindra, mais bien des réalités physiques. Certains y seront préparés, d’autre, les plus nombreux, et notamment les militants de Lutte Ouvrière, tomberont de très haut…
“Les modes d’action prônés oscillent, pour la plupart, entre le ridicule et le choquant. Ainsi le « manuel du bon rétrogradeur » publié dans La Décroissance préconise-t-il de « se libérer de la télévision, de l’avion et du téléphone portable ». De l’automobile également, bien sûr, qu’il conviendra de remplacer par « des charrettes à cheval ».
Riez, fermez les yeux sur la fin du pétrole ! Vous aussi vous croyez à la voiture électrique ? La réalité vous rattrapera. Je vois effectivement un grand avenir au cheval en tant que moyen de locomotion.
“Au passage, pour ceux qui se demanderaient ce qu’il adviendra des travailleurs qui produisent lesdites automobiles, un rédacteur du journal La Décroissance a écrit un article en 2004 intitulé : « Fermons les usines Citroën ! »”
On touche du doigt les contradictions de la “gauche” traditionnelle. Ils sont contre Sarkozy, contre le libéralisme, mais ils veulent construire le maximum de bagnoles et de centrales nucléaires… pour donner du boulot aux ouvriers. Ils pensent donc comme Sarkozy !
Les décroissants préfèrent supprimer les métiers inutiles et nuisibles, et partager le travail restant ! Les compétences des ouvriers seraient bien mieux utilisées à produire des trains, des bus ou autres moyens de transports collectifs pour remplacer les millions de bagnoles individuelles superfétatoires, symboles du XXe siècle et du libéralisme triomphant, désormais indécentes et révolues au XXe siècle.
A ce sujet, lisez la remarquable traduction qu’a faite Touchatout, correcteur officiel de ce blog, du billet de Michaël Moore qui s’inquiète de l’avenir des ouvriers de GM.
“Certains décroissants prônent, comme modèle d’action collective, le boycott des marques, le fait de refuser de faire ses courses dans les hypermarchés pour préférer le « lien direct avec le petit producteur », celui de cultiver soi-même ses légumes ou de fabriquer ses vêtements, bref, appellent à « changer leurs modes de consommation ». L’idée étant d’étouffer le grand capital en lui coupant l’oxygène que lui procure la vente de ses marchandises.”
Tout à fait, et en vertu du principe selon lequel “il suffirait que les gens ne les achètent pas pour que ça ne se vende plus !” ®.
Et il est possible de faire cela progressivement, sans la moindre gêne : j’ai personnellement divisé par 2 mes dépenses d’hypermarché depuis le début de ce blog ! Ne pas acheter de “grande marque”, c’est déjà refuser de payer l’overdose de pub qu’elles nous font subir ! Les hypermarchés sont la forme la plus nocive du libéralisme : produits de merde achetés au plus bas prix (et donc en exploitant les producteurs et les ouvriers) n’importe où dans le monde, revendus avec une marge énorme. Obligation d’y aller avec une bagnole. Personnel fliqué et surexploité. Paillettes et promos bidon à tous les étages. Bénéfices expatriés dans les paradis fiscaux. C’est ça le monde rêvé de Lutte Ouvrière ? Vous me décevez, les gars !
“Un tel mode d’action serait inaccessible aux plus pauvres ? « Alibi égoïste ! », répondent les décroissants.”
D’autant que c’est faux ! Il n’y a aucune raison que la bouffe achetée sur un marché local soit plus chère que la merde additivée et suremballée des grandes surfaces !
“C’est ainsi que dans un article de La Décroissance de juin 2009, l’auteur évoque certaines épidémies récentes, vache folle, grippe aviaire ou grippe porcine. Selon lui, la grippe porcine aurait pour origine l’élevage industriel des porcs (ce qui est discutable, mais c’est un autre débat).”
Tout est discutable, mais la thèse la plus sérieuse aujourd’hui est que la maladie a bien démarré dans un camp de concentration élevage de cochons au Mexique, appartenant à l’hydre multinationale de la bouffe de merde Smithfield (plus connu chez nous sous les noms de “Aoste”, “Justin Bridou”, “Jean Caby”, “Weight Watchers”, que l’on trouve dans tous les rayons des hypers, mais pas sur les marchés !). Les oiseaux sauvages ont été montrés du doigt lors de la “grippe aviaire”, alors que la contamination se faisait justement dans les élevages !
“Voici son raisonnement : l’élevage industriel vise à produire de la viande peu chère, à destination des ménages qui ne peuvent, ou plutôt ne veulent selon lui, pas trop dépenser. Si ces ménages acceptaient de payer plus cher leur viande, il n’y aurait plus de marché, donc plus d’élevage en batterie, donc plus de maladies de ce type. CQFD. Nous n’inventons rien. L’auteur de l’article écrit : « En tant que citoyens des pays développés, il conviendrait de nous poser la question de notre responsabilité personnelle. Parce que, si à l’achat d’un produit le prix est l’un de mes critères importants, je suis personnellement responsable de ce genre de crise. En achetant le poulet à 6 euros le kilo ou un T-shirt à 5 euros, qui peut honnêtement croire que les méthodes de production puissent être écologiquement ou socialement acceptables ? “
Pas un mot à changer : acheter de la merde à 3 sous en provenance d’on ne sait où, c’est promouvoir le système des maquiladoras et des sweat-shops, ce même système qui a provoqué la ruine de l’industrie occidentale, et en particulier française. Et c’est Lutte Ouvrière qui se fait complice de cette saloperie ! On aura tout vu !
“Faudrait-il donc boycotter les produits bon marché ? De toute façon, un tel système serait impossible à généraliser dans une société où les capitalistes régentent toute la vie économique et sociale, où ce sont eux qui maîtrisent et la production, et les prix, et les salaires. “
Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? Vous vous couchez, vous admettez votre défaite ? Vous avez renoncé à la révolution ?
“Prôner la fin de la grande production industrielle et de l’agriculture mécanisée, la « relocalisation de l’économie », c’est vouloir faire revenir le monde trois siècles en arrière.”
Oui, c’est ce que dit Juppé, aussi. Une sacrée référence !
“Pour nous, l’avenir est à la mondialisation communiste et pas, comme le prétend le décroissant Paul Ariès, à « une Europe dont chaque pays aurait ses propres moyens de vivre ».”
Ah oui ? Sérieusement ? A force de lire, relire et rerelire Marx, n’auriez-vous pas zappé quelques épisodes historiques ces 150 dernières années ? Le communisme, c’est mort, les gars, il va falloir faire votre deuil et passer à autre chose… Même la LCR a viré ce mot de son nouveau nom, c’est dire ! Vous êtes les derniers dinosaures…
“Nous avons donc un tableau à peu près complet de la décroissance : une théorie individualiste, prônant la pauvreté volontaire, la baisse de la productivité et de la croissance économique, la limitation des naissances et le retour à la terre.”
Nous avons donc un tableau à peu près complet de ce qu’on peut faire avec de la mauvaise foi, des mensonges, des erreurs d’interprétation, de la focalisation sur des anecdotes sans importance, et l’oubli des bases essentielles…
Je zappe le passage sur le malthusianisme, j’en ai assez dit là-dessus, et ne suis pas plus qualifié pour juger les joutes idéologiques entre Malthus, Marx et Engels que celles entre Jeanne d’Arc et le roi Charles VII… J’en extrais juste une :
“Aujourd’hui, certains courants anarchistes et nombre d’écologistes sont plus ou moins ouvertement malthusiens. Le Vert Yves Cochet a par exemple récemment proposé, dans le but de limiter les naissances, de couper les allocations familiales aux familles ayant plus de trois enfants, au prétexte qu’un enfant européen aurait « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New-York ». Sans commentaire.”
Mais si, on peut commenter. Cochet est aujourd’hui le seul véritable opposant dans une assemblée nationale quasi-consensuelle. Il est aussi l’un des seuls à avoir une vision réaliste de l’avenir, même si elle est forcément plus sombre que la vision libérale des bêlants de la croissance infinie, qui voient dans leurs rêves les plus fous des “usines non polluantes” et des “centres commerciaux verts”, avec des parkings pleins de bagnoles électriques…
Je suppose que cette proposition est une provocation pour ouvrir le débat. Mais cela ne me choque pas. Au XXe siècle, les parents de familles nombreuses étaient des héros de la nation. Au XXIe, ce sont des intégristes religieux ou des abrutis complets. C’est une manière non-violente de limiter la population, même si, au risque de me répéter, l’Europe n’en a guère besoin…
“Le raisonnement de Malthus est de dire qu’il y a trop de monde pour pas assez de ressources. Celui des décroissants, qu’il n’y a pas assez de ressources pour que tout le monde vive dans le confort. Les termes du raisonnement sont inversés, mais c’est le même.”
Ça peut paraître scandaleux, mais vous pourrez retourner le problème par tous les bouts, c’est la stricte vérité ! Et à moins de la travestir (ce en quoi les communistes ont certes une grande expérience), le mieux est de l’admettre et de faire avec !
“Ce courant, dont on voit qu’il ne dépasse guère le degré zéro de la réflexion politique, est-il vraiment en train de se développer ? En tout cas, il séduit un certain nombre de jeunes dans les milieux intellectuels. Et le petit succès des écologistes aux élections européennes a visiblement donné envie à beaucoup de commentateurs de prendre en marche le train – ou la charette à cheval – de la décroissance.”
Tant mieux ! De toute façon la réalité rattrapera tout le monde, et il est donc logique que ses thèses imprègnent petit à petit tous les esprits !
“Jean Gadrey, « membre du conseil scientifique d’Attac », dénonçait « le paradigme actuel de développement, fondé sur l’impératif de croissance ». Selon ce savant économiste, il va falloir apprendre à créer des emplois « sans gain de croissance ni de productivité ». Et c’est à un vaste retour en arrière qu’il appelle ses lecteurs, avec par exemple « le remplacement progressif de l’agriculture industrielle (…) par de l’agriculture biologique de proximité ». Naturellement, tout ce discours est émaillé de bonnes paroles sur les « créations d’emplois » que généreraient de telles mesures. Certes. De la même manière, le remplacement des automobiles par des chaises à porteurs, ou des cargos par des galères, générerait un bon nombre d’emplois. Mais serait-ce vraiment un progrès ? “
Vous pouvez relier ce que j’ai écrit sur la fin de l’aliénation au travail, qui n’a pas encore forcément été intégrée par tous les gens d’ATTAC !
“Dans la même double page du Monde, le sociologue Edgar Morin soutient plus franchement encore les thèses décroissantes – et dans ce qu’elles ont de plus ridicule. Le but ultime de l’écologie politique, c’est selon lui de « poétiser la vie ». Tout un programme, qui passe par la lutte contre les « intoxications consuméristes » et la nécessité de « changer nos vies dans le sens de la sobriété ». Morin se réfère explicitement dans son article au théoricien de la décroissance, le « révérend père » Ivan Illich. Et il conclut avec ces propos assez niais : « Toutes les solutions envisagées sont quantitatives : croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l’immense besoin d’amour de l’espèce humaine perdue dans le cosmos ? ». Remplacer la croissance par de l’amour, cela ne remplira pas le ventre des millions d’enfants qui meurent de faim dans le monde chaque année, mais cela permettra au moins, selon Morin, de « poétiser leur vie ». Ou leur mort, en l’occurrence.”
Perseverare diabolicum ! Comment pervertir un discours par des interprétations à côté de la plaque ! En réalité, la recherche d’une vie meilleure, qu’Edgar Morin énonce forcément mieux que moi (à chacun son boulot), n’a rien d’incompatible avec le fait de sauver des enfants de la famine ! Au contraire ! La décroissance, c’est la solidarité et le partage. Et l’agriculture permet de nourrir tout le monde sans recourir aux OGM !
A moins que Lutte Ouvrière ne soit du côté de la secte tentaculaire Monsanto et de leurs semblables, qui veulent imposer au monde leur business model lucratif mais mortifère, à coup de mensonges éhontés sur l’obligation de recourir aux OGM pour nourrir toute la population !
“Au-delà des écologistes eux-mêmes, la plupart des partis de gauche, PS, PCF, et même le NPA, flirtent avec les idées de « décroissance », « rupture avec la croissance » ou « antiproductivisme ».”
Tant mieux ! Et cela porte un nom, voire plusieurs : “prise de conscience”, “lucidité”, “désintoxication“…
“Dans les « principes fondateurs » du NPA – texte dans lequel il n’y a pas une seule occurrence du mot « communisme » – on trouve le paragraphe suivant : « En opposition aux modes de production et de consommation actuels, nous proposons la relocalisation de l’économie, la redistribution des richesses, la décroissance de la consommation des ressources non renouvelables… »”
C’est bien ! Sauf que l’on ne retrouve pas toujours dans la tête des militants les beaux discours des “principes fondateurs”…
“Relocaliser l’économie », qu’est-ce que cela veut dire ? Que les différentes régions de la planète devraient vivre en autarcie ? Voilà qui va compliquer quelque peu « la redistribution des richesses », vu que certaines régions de la planète sont totalement incapables, pour des raisons géographiques, climatiques et géologiques, de produire un certain nombre de richesses.”
C’est pas possible ! Vous êtes vraiment cons ou vous le faites exprès ? Évidemment que ce n’est pas à prendre au sens strict ! Mais les ouvriers français n’ont-ils pas assez souffert des délocalisations, et la planète de la pollution par les transports pour que vous ne soyez pas capables de comprendre un principe aussi élémentaire, et dont seul l’appât du gain a pu faire déroger ?
“Mais certains membres du NPA vont bien plus loin. Philippe Corcuff, enseignant à Sciences Po Lyon, sociologue et « spécialiste de philosophie politique », membre de la direction du NPA après l’avoir été de celle de la LCR, a ainsi participé, le 2 mai dernier, à un colloque organisé par le journal La Décroissance sur le thème : « Non au capitalisme vert ». Dans son intervention, il souligne « les nouvelles convergences » entre « anticapitalisme et antiproductivisme ». Dans le charabia prétentieux qui est souvent la langue des sociologues, Corcuff se félicite que chacun (anticapitalistes et antiproductivistes) ait « amorcé une autoanalyse critique de ses propres impensés »”.
Oui, j’ai assisté à cette conférence, dont j’ai fait un petit compte-rendu ici. Corcuff a entièrement raison, mais je crains qu’il ne soit guère représentatif de la pensée d’un militant moyen du NPA. De la difficulté d’avoir raison avant tout le monde…
“Il n’y a en fait que ceux qui ne connaissent ni Marx ni le marxisme qui pensent que celui-ci était un « productiviste » acharné, incapable de se poser la question de l’épuisement des ressources naturelles ou de la lente destruction de la planète par le système capitaliste. Bien au contraire : Marx et Engels ont sans doute été parmi les premiers à poser ces problèmes. “
Mais vous allez nous lâcher avec Marx et Engels, hein ? Marx et Engels étaient des philosophes du XIXe siècle, pas du XXIe… Et même s’ils ont pu écrire des trucs intéressants, les problèmes d’aujourd’hui leur étaient largement inconnus, et il vaudrait mieux sortir la tête des vieux bouquins et regarder le monde d’aujourd’hui en face. Et en admettant que Marx ne fut pas intrinsèquement productiviste, ceux qui s’en réclamaient, les Thorez, les Marchais, les Krasucki… le furent assurément ! Ils n’étaient pas spécialement originaux, d’ailleurs, puisque l’ensemble de la classe politique française, de Le Pen à Besancenot, bêle après le retour de “La croissance”. Même si, surtout chez les Verts, mais aussi au NPA, au PG et même au Modem, certains commencent effectivement à comprendre les vraies données du problème, ce qui semble vous chagriner.
“Essayer d’imaginer ce que seront les capacités productives de la société dans cinquante ans est impossible. Le raisonnement des malthusiens sur ce sujet est aussi absurde que le dialogue d’une plaisanterie célèbre : deux hommes de Cro-Magnon bavardent en revenant de la chasse aux mammouths. L’un dit : « Tu sais, je crois qu’il y aura six milliards d’être humains dans 40 000 ans. » – « Tu es fou, répond l’autre. Il n’y aura jamais assez de mammouths. Il faudrait au moins 6 000 planètes ! »”
Ah, on sait rire, à lutte Ouvrière ! Je croyais que c’était le genre de blague que Longuet racontait à Madelin !
“Alors, non, nous ne pensons pas que l’avenir de la société soit dans la réduction de la croissance à tout prix. Pas plus que nous ne pensons qu’il réside dans l’augmentation de la croissance à tout prix.”
D’abord, il ne s’agit pas de “réduire la croissance”, qui est du jargon de journaliste économique inculte (pléonasme), mais bien de réduction du PIB. Je n’ai pas de désaccord avec cette phrase… Sinon que le PIB baissera de toute façon sous les lois de la physique qui font qu’on ne peut pas faire rentrer deux litres d’eau dans une bouteille d’un litre…
“Cette augmentation est, de fait, une des lois du capitalisme, système dans lequel le seul régulateur de la production est le marché aveugle.”
Oui, tout à fait !
“Seule une société libérée de la concurrence, où la production serait démocratiquement planifiée en fonction des besoins, pourrait être une société où la croissance est maîtrisée”
Comme à Moscou, où on peut (pouvait ?) voir des murs sans fenêtres avec des balcons, parce que le plan s’était gouré sur le nombre de balcons à fabriquer, mais qu’une fois fabriqués, il fallait bien les employer ?
“Une telle société, cela s’appelle une société socialiste ; et elle ne pourra voir le jour qu’à la suite d’une profonde révolution mondiale, qui mettra fin à la dictature des capitalistes sur la société.”
J’ai déjà entendu ça… En 1917, non ?
“les décroissants prônent l’action individuelle, le chacun pour soi. La plupart d’entre eux ne préconisent nulle lutte collective, mais conseillent à chacun de se retirer du monde moderne pour sauver sa propre peau…”
Il ne suffit pas de répéter un mensonge plusieurs fois pour qu’il devienne une vérité !
“Avec les décroissants, les capitalistes n’ont pas de souci à se faire.”
Pourtant, lorsqu’on leur parle de décroissance, ils se fâchent. Alors que lorsqu’on leur parle de communisme, ils rigolent… C’est quand même un signe, non ?
“Bien au contraire : si, ce qui est fort peu probable, les idées décroissantes dépassaient le cercle fermé de la petite bourgeoisie écologiste, ce serait une bénédiction pour les capitalistes : ils auraient face à eux des travailleurs qui non seulement accepteraient leur sort, mais seraient tout joyeux de voir leur pouvoir d’achat se dégrader, au nom du retour à la simplicité.”
Je crois au contraire qu’ils seraient désespérés de voir que leurs saloperies ne se vendraient plus, que la publicité ne parviendrait plus à tromper comme par le passé, ou qu’ils ne pourraient plus remplacer les ouvriers occidentaux par des esclaves asiatiques, comme au “bon vieux temps” !
Une conclusion ?
Je trouve ces attaques désolantes autant que vaines. Sans compter qu’il y a dans cet article des mensonges ou des âneries à chaque ligne ou presque. Lutte Ouvrière gaspille son temps et son énergie à se battre contre des idées qui de toute façon s’imposeront par la force des choses, mais qui de surcroît n’ont rien de forcément incompatible avec les leurs. Ce que Corcuff appelle, dans le jargon qui fait son charme, “la convergence des luttes anticapitalistes et antiproductivistes”, ce n’est rien d’autre que constater que l’exploitation des humains et la dévastation de l’environnement sont le fait des mêmes personnes et résultent de la même logique. Sur ce constat, toute la “Vraie Gauche”, c’est à dire Lutte Ouvrière, le PCF, le NPA, le PG, une partie des Verts et même du P”S” devrait se rejoindre.
Vouloir lutter contre la casse sociale en se moquant de ceux qui luttent contre la casse environnementale (et lycée de versailles) est ridicule et voué à l’échec. J’espère que l’auteur de cet article n’est pas représentatif des militants de Lutte Ouvrière !
Le monde a changé. Gueuler “Travailleurs, travailleuses”, brandir son drapeau rouge, lever le poing et chanter l’Internationale, tout cela a lamentablement échoué, balayé par le libéralisme qui, en même temps qu’il mettait les “travailleurs” au pas, massacrait l’environnement et pillait les ressources naturelles.
L’urgence environnementale, qui n’était hier visible que de quelques spécialistes visionnaires, s’impose aujourd’hui à tous. La “croissance verte” est une foutaise, la nouvelle arme de Sarkozy, avec la complicité du P”S” et même d’une partie des Verts, pour enfumer le monde et poursuivre la même politique et le même but : la croissance, les profits, plus d’argent pour les plus riches.
Ouvrez les yeux, camarades, et si nécessaire, mettez des lunettes, mais arrêtez de vous tromper de cible et rejoignez le combat de la décroissance, le seul qui ait de l’avenir !










Pour conclure clairement, simplement, et être compris par tous, on dira que le trotskisme peut se subsumer dans le productivisme.
D’un point de vue ontologique?
Oui, si l’être précède l’essence
Et les gars y’a encore plus fort que l’article de Juillet 2009 de Lutte Ouvrière : Celui de Décembre : Admirez le chef d’œuvre de mensonges et d’aveuglement idéologique :
http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky-62/article/la-decroissance-une-doctrine-qui-8991
Le site de la Decroissance géré par Cheynet et Ariès ont d’ailleurs fait un best of Vidéo de cette intervention c’est à en rire ou en pleurer suivant l’humeur.
http://www.decroissance.org/
Enjoy
Sur le site http://www.decroissance.org/ :
La secrétaire d’Etat à l’écologie de Nicolas Sarkozy vient de publier une tribune ubuesque dans Le Monde du 7 septembre 2009 (ici). Par un jeu réthorique commun Chantal Jouanno commence par renvoyer ses contradicteurs à l’extrémisme et à l’idéologie. Puis, la secrétaire d’Etat se déclare pour une écologie reposant sur deux fondements ; le premier : « une croissance qui épargne les ressources de notre planète » (sic). Le second : « moins connu : c’est une croissance qui augmente nos ressources naturelles. » (re-sic). Les fondements de sa conception de l’écologie sont effectivement « moins connus » des lois de la biophysique.
Une citation digne de Barbara, mais qui ne dit pas plus comment on dépassera les limites naturelles.
écologie reposant sur deux fondements
C’est effectivement à en tomber sur le fondement.
Y a des coups de pied au fondement qui se perdent.
Et mon fondement, c’est du poulet ?
À se taper le fondement par terre.
Bon, je sors.
Waouh j’ai commencé à lire, c’est violent!
Mais c’est surtout un tissu de mensonges comme SuperNo l’avait déjà fait remarquer… Je ne sais pas s’ils le font exprès pour décrédibiliser la décroissance ou simplement ne connaissent-ils pas les réels fondements de la décroissance ?
Juste un petit exemple sur le travail. Lutte ouvrière accuse les “décroissants” de vouloir supprimer le travail et de vivre au crochet du reste de la population. Les véritables objecteurs de croissance considèrent le travail comme un moyen de vivre et pas comme une fin de soi. C’est pour ça qu’ils voudraient partager le temps de travail de sorte que tout le monde en ait et pour pouvoir avoir des loisirs à coté. Le travail est actuellement une forme d’aliénation mais Lutte ouvrière continue de le considérer comme son cheval de bataille…ce qui finalement les rapproche du libéralisme…
Je trouve dommage que Lutte ouvrière s’enferme dans sa conception de la société alors que je suis sûr qu’il y a surement des points communs avec les objecteurs de croissance ou d’autres courants… Mais ils préfèrent attendre le grand soir…
Puisque l’on cite mon nom je réinterviens….
Comment dépassera-t-on la limite des ressources naturelles?
Camarades décroissants, cher Touche à tout, il s’agit de comprendre que l’Histoire des peuples et des civilisations est l’histoire de l’entremêlement des manifestations apparemment irrationnelles de la Nature et de son exploitation économiquement orientée par l’homme.
Les limites sont naturellement atteintes aujourd’hui? Oui, mais elles seront culturellement dépassées demain! Par quel miracle, me direz-vous?
Par les gains de productivité , qui sont en effet difficilement évaluables aujourd’hui, mais qui n’en constituent pas moins notre fondement historique.
La tâche est ardue: il s’agit de remettre le monde à l’endroit ! De produire non en vue de satisfaire les profits de quelques uns, mais en fonction de la satisfaction des besoins de la planète!
Non, pas de réduction de la population mondiale, soyons des multiplicateurs de progrès!
Cordialement,
Barbara
Cher Marti tu te trompes,
Nous ne défendons le travail que sur la bae de la lutte de classe! Je m’explique: vas-tu expliquer à un travailleur qui vient de perdre son emploi, alors que son entreprise réalise des profits records, qu’il est un être aliéné et que le syndicat ( souvent la CFDT) a eu raison de signer l’accord qui va le mettre à la rue?
Pour vivre, il n’aura plus que ses allocations -régressives - de recherche d’emploi et pour toute liberté, celle de se prostituer de nouveau à un patron, en allant de tests en entretiens d’embauche…le cas échéant, il pourra toujours rester chez lui et entre deux déprimes, se mettre à rédiger Le Capital…
De qui se moque-t-on? Oui, un hommme se sent diminué lorsqu’il n’a plus d’utilité sociale!
de quelle liberté parle-t-on? de celle de cever indéfiniment dans le caniveau?
sur la base de la lutte des classes!
crever
mille pardons!
Les limites sont naturellement atteintes aujourd’hui? Oui, mais elles seront culturellement dépassées demain! Par quel miracle, me direz-vous?
Par les gains de productivité , qui sont en effet difficilement évaluables aujourd’hui, mais qui n’en constituent pas moins notre fondement historique.
Dépasser les limites naturelles par la culture? Autant les subsumer
Les gains de productivités permettent de produire plus pour une même quantité de travail. Donc à travail égal, cela augmente la consommation de ressources naturelles. CQFD
Il me semblait aussi.
Mais comme on dit, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et de toute évidence, certaines personnes comme Barbara n’ont pas envie d’entendre quoi que ce soit et préfèrent considérer le décroissants comme des allumés rétrogrades à combattre.
Tant pis. C’est une occasion de plus de perdue de pouvoir s’entendre sur ce qui nous rapproche, plutôt que de se déchirer sur ce qui nous différencie.
µIl y a quelques temps, je critiquais l’attitude de “la décroissance” vis à vis des “écologistes bon teint” que peuvent être YAB ou NH, et pensais qu’en les attaquant comme ils le font, les journalistes de la décroissance se trompaient d’enemis.
J’ai un peu le même sentiment en ce qui concerne lutte ouvrière.
A force d’être contre tout ceux qui ne pensent pas EXACTEMENT comme eux, ils se retrouvent seuls, avec une audience suffisamment ridicule pour ne plus avoir aucune possibilité d’influencer le cours des choses (et cela vaut aussi bien pour LO que pour la décroissance). résulat des courses : rien ne change, et ceux qui gouvernent le monde actuellement restent bien tranquillement en place, sans se remettre en cause le moins du monde..
Je plussoie : c’est assez emmerdant les gens qui sont toujours contre tout et tout le temps.
Dans les années 90, j’ai arrêté mon abonnement à Charlie Hebdo à cause de ça. On y lisait qu’internet, c’était nul, ça tapait sur la gauche, sur la droite, sur tout ce qui bouge. J’aime encore assez les attitudes constructives.
Dépasser les limites naturelles par la culture? Autant les subsumer
D’accord, et dans le calendrier trotskiste qui remplacera le calendrier papiste, le 15 août ne sera plus la fête de l’Assomption, mais de la Subsomption.
Je subabonde dans ton sens!
Quant à Touche-à-tout, il sera le futur 15 Aôut, notre récitant autorisé:
-” Je suis l’homme libéral, sans dieu, dogme, ni doctrine, car les idées me font peur, maman, je ne subsume rien, je ne touche à rien, surtout ne toucher à rien , laisser tout en place, surtout rire de tout, pas de dogme, de système, rien que de l’anti-système; mais alors tout le temps,maman, de l’anti-dogmatisme de manière dogmatique, amen!, j’ai si peur, maman!”
Alors il pourra incarner la fête de la Dogmation!
Laissons place aux connaisseurs!
Cher Rigel,
Non, tu te trompes: il ne s’agit pas de fustiger ” tous ceux qui ne pensent pas comme nous”, et il me semble d’ailleurs , pour avoir lu les différentes interventions sur ce blog , que parmi les” décroissants ” règnent une certaine hétérogénéité, certains se réclament en effet d’un malthusianisme qui se cache et ne dit pas son nom; d’autres non, qui se posent de véritables questions…Encore une fois, la tâche est ardue ( en raison du repli sur soi et du fait d’aller à contre-courant)et l’écueil du sectarisme jamais très loin.
Mais à Lutte Ouvrière -dont je ne suis pas membre , mais dont je défends les idées et l’intégrité, il s’agit de conserver vivante cette possibilité d’un changement effectif de société. D’où mon dialogue avec vous.
Certaines périodes de l’Histoire sont frileuses, c’est ainsi!
Cordialement,
Barbara
On a
Il fallait lire ” règne”, pardon!
On a lu les mêmes articles, tu es sur ?
Tu m’expliquera comment on peut avoir envie de discuter avec un groupe qui d’entrée considère tes idées comme définitivement merdiques et les tournent en ridicules dès l’introduction du discours. Avoue quand même que ça ne favorise pas le dialogue.
Pour info. il y a un CLT ( Cercle Léon Trotsky) vendredi prochain 29 janvier au théâtre de la mutualité, consacré à l’Afrique du Sud…tu y trouveras là, sans aucun doute des gens avec qui discuter.
Cordialement,
Barbara
Cher Merome,
Comment construire dans un monde en pleine déréliction?
Certes, la destruction a un prix: celui de l’isolement et de l’ostracisme dans une société globalement réactionnaire. Elle est néanmoins le stade préalable à toute reconstruction: on ne bâtit rien sur des fondations pourries!
Les architectures du futur doivent se faire sur des bases saines !
Et l’irrévérence n’y suffira pas!
Barbara
«Il se trouve que l’immense majorité d’entre nous ne sont ni ouvriers ni patrons ! Ce modèle est donc pour le moins inadapté à une représentation fidèle de la société du XXIe siècle ! Cela dit, si on remplace “patron” par “oligarchie” et “ouvriers” par “salariés”, on se rapproche nettement de la vérité…»
T’as pas un peu l’impression de jouer sur les mots là?
Parce que bon, l’un ou l’autre, ca change pas grand chose, mais ok LO a peut etre encore une vieille vision des choses, je l’accorde (et je m’en fou un peu puisque je n’y suis pas)
«Par contre tout réel progrès technique (c’est à dire utile et non néfaste à l’environnement) est évidemment le bienvenu, je suis même persuadé que c’est une des raisons pour lesquelles la décroissance ne ressemblera pas à un retour au Moyen-Âge.
Qu’est ce qui est “non néfaste à l’environnement”, qui le décide et comment?
«Démarche de sobriété ou de simplicité volontaire“ : là, clairement oui ! ça vous défrise ? Vous préférez promouvoir le gaspillage éhonté ?»
Super.
On va aller loin avec ca.
“tu préfère avoir la grippe toute ta vie ou te faire amputer les 2 jambes”
Propos totalement ambigus et au final typique des OC.
De plus votre journal qui titre entre autre “merde au pouvoir d’achat” par exemple ou encore les journées sans achat quand on s’adresse a ceux qui n’ont rien, font encore parti des raisons pour lesquels, des boulets comme vous on a plutôt envie de les fuir.
Et alors quand on lis des truc pareil:
Cela dit, c’est vrai, la “classe ouvrière” ou ce qu’il en reste, n’est sans doute pas bien représentée dans le mouvement de la décroissance.
Il semble hélas que nombre d’entre eux se fourvoient, et aient plus confiance en Le Pen ou en Sarkozy pour améliorer leur quotidien. D’autres en sont encore à écouter les vieilles lunes des promesses de Grand Soir dont le résultat a pourtant été le triomphe absolu du libéralisme, et dont ils ont été les principales victimes.
Je sais pas si on doit en rire ou pleurer.
“La décroissance, elle, ou plutôt la nébuleuse d’organisations, de journaux et d’individus qui se réclament d’elle, se situe sur un tout autre terrain : celui des idées franchement réactionnaires.”
Je me disais justement que si on remplace “décroissance” par “communisme” et “réactionnaires” par “archaïques”, (on peut garder le mot “nébuleuse”) c’est encore plus vrai !
Une pirouette pour ne pas avoir a admettre que LO a totalement raison sur ce coup.
Bref pour tous le reste jvais pas tout reprendre c’est un gros pavé de conneries de toute facon et on a deja là un bon exemple.
Et, de toute facon dans cette video entre autre, tout y est deja
http://www.lutte-ouvriere.org/documents/multimedia/cercle-leon-trotsky-173/article/la-decroissance-une-doctrine-qui-8962
Bref…
Hé Tassin, toi t’es un rigolo dis donc.
Le ridicule ne t’effraye pas.
@ pifpaf
Développe s’il te plait car j’aimerai comprendre le ridicule de ce que j’ai pu dire sur ce post.
@ blabla, le coup de “De plus votre journal qui titre entre autre “merde au pouvoir d’achat” par exemple ou encore les journées sans achat quand on s’adresse a ceux qui n’ont rien, font encore parti des raisons pour lesquels, des boulets comme vous on a plutôt envie de les fuir.”
Tu fais exprès de pas comprendre? Ceux qui n’ont rien en France, sont les victimes du capitalisme libéral actuellement en vigueur, l’objectif prôné par la Décroissance pour eux c’est justement de sortir de cette impasse qui conduit à la paupérisation de la majorité et à la hausse des inégalités. Quand la Décroissance titre “merde au pouvoir d’achat” c’est à prendre au sens général, évidement qu’ils disent pas merde au pouvoir d’achat des RMIstes.
Tu comprends tout de travers, on te dit “arrêtons de consommer toujours plus”, en parlant de la dynamique de notre société et des gens “moyens”, et toi tu fais comme si on s’adressait aux pauvres.
Et très sérieusement, ta vision du monde avec 6 milliards de voitures, 8MWh annuels d’électrité par habitant, 250m² par foyer chauffés, du jetable à tout va, (généralisation de la moyenne Française) tu y crois vraiment?
Mon Hadopi me dit que PifPaf et Blabla sont une seule et même personne
Mon Robert et mon Grévisse aussi !
Nous sommes beaucoup a ne rien comprendre a vos propos alors.
Et puis c’est pas comme si yavait pas de vrais taré chez vous qui prenne et veulent appliquer au pied de la lettre ceux ci…
Bref, chose sur, vous n’etes absolument pas clair les OC et rassemblait aussi bien des taré que des gens honnete et pas bête et c’est ca votre principal probleme.
Quand aux 6milliards de voiture etc, vous aimez bien les arguments crétins décidément.
Pour ce qui est de la ville, la voiture n’est pas indispensable et est même néfaste, alors là oui on peut très facilement la remplacé par du transport en commun digne de ce nom, ca réduira le bruit, la pollution globalement et certainement de la nervosité aussi.
En revanche hors ville, là c’est plutôt mort, de plus les rallye automobile ca se fait pas en ville :}
La conso électrique pareil on doit pouvoir réduire facilement sans pour autant vivre moins bien, isolation et alternative, solaire etc
Le jetable a tout va, c’est évident de bêtise (pas du point de vue capitaliste) et là pareil, on s’en passe très facilement, recyclage entre autre…
Bref, stop au capitalisme et grosse fortification de la démocratie, que le peuple décide vraiment.
Contrôle des salarié et des usagés.
“Cliquez sur les images qui représentent : voiture”
Donc si je résume, tu prône moins de voitures, plus de transports en commun, moins de consommation électrique, plus d’isolation, du solaire, de l’éolien, stop au jetable etc…
T’as pas l’impression de tenir un discours de Décroissance là?
“Et puis c’est pas comme si y’avait pas de vrais taré chez vous qui prenne et veulent appliquer au pied de la lettre ceux ci…”
Y’en a, et ils ont rien compris au discours de la Décroissance, ils pensent que la Décroissance c’est faire l’inverse de la croissance : chercher à décroitre à tout prix. C’est tout aussi con que de vouloir croitre à tout prix.
Écoute cette vidéo de Serge Latouche, c’est un bon début d’explication de ce que le mouvement représente.
http://www.dailymotion.com/video/xbli4s_quest-ce-que-la-decroissancey_shortfilms
“2 TV 3 voitures 4 refrigerateur…”
Mais il vie dans quel pays latouche?
Ou plutot dans quel milieux, devrait ont dire.
Parce que perso bon des gens avec ces caractéristique matériel, j’en connais pas beaucoup… ni maintenant, ni avant la chute du mur.
Ca confirme encore tout le reste, le mec plane complètement, ou au contraire, est un gros manipulateur voulant nous faire croire que nous sommes tous coupable, tous de gros hyper-consommateur capitaliste inconscient blablabla
Avec en fond d’idées réactionnaire toute prête comme les dénoncent LO.
«Écoute cette vidéo de Serge Latouche, c’est un bon début d’explication de ce que le mouvement représente.»
Ouai, bah ca confirme bien l’image que j’en avais.
Et puis remarque il le cache pas, je résume => “d’abord on sauve la planète et apres on voient si on peut vivre bien”
Super, en revanche ya un truc qu’il a pas du tout compris, c’est que la planète elle a pas besoin de nous et qu’elle a pas besoin d’être sauver.
«Le socialisme anti-productiviste voilà le chemin qui me parait le plus juste.»
Euh non, le socialisme, tout court.
« de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »
ou plus clairement peut etre
«les rapports économiques ne sont pas réglés par un principe d’échange intéressé de marchandises, mais collectivement organisés en vue de satisfaire les besoins.»
“2 TV 3 voitures 4 refrigerateur”
Mis à part le “4 frigos” qui est dit évidement de manière ironique, 2 TV et 3 voitures c’est le standard de tout foyer de classe moyenne avec un enfant en age de conduire. Faut sortir un peu de son milieu.
Pour le reste bah… il me semble évident que vous vous basez sur des préjugez et n’avez jamais rien lu sur la Décroissance donc le mieux avant de critiquer quelque chose c’est d’en connaitre les fondements.
2 bouquins sur le sujet qui me semblent intéressants :
“Comment les riches détruisent la planète” de Hervé Kempf
“Le Choc de la Décroissance” de Vincent Cheynet
“Petit traité de décroissance sereine” de Serge Latouche
“Pour sauvez la planète sortez du capitalisme” de Hervé Kempf
«les rapports économiques ne sont pas réglés par un principe d’échange intéressé de marchandises, mais collectivement organisés en vue de satisfaire les besoins.»
Ça peut être une définition de la Décroissance effectivement. Ça correspond à une sortie du productivisme. (produire pour produire et engranger des profits).
«Faut sortir un peu de son milieu.»
C’est bien ce que je disais, hormis une minorité de gens issus des milieux les plus aisé, personne n’a les moyens d’avoir ca.
Ca confirme donc encore le fait que la plupart des décroissant sont des bobo des vrais qui on trouver là une petite occupation pour changer leur quotidien trop confortable…
Aucun cliché, on ne fait que re prendre vos propres termes…
Blabla, je te recommande le site suivant :
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon05135
ainsi que celui-ci :
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon05140
Ensuite, tu pourra éventuellement répondre à Tassin. A moins que tu ne sois pas tout à fait aveugle, et que tu te rendes compte que finalement il n’exagère pas tant que ça (encore faudra-t-il que tu ne sois pas de mauvaise foi, ce qui me parait beaucoup plus incertain).
Intéressant débat, dogme contre dogme… sur ce terrain, LO a décidément une longueur d’avance : ils ont compris que les veaux préfèreront toujours qu’on leur promettent des lendemains avec plus de fourrage que des lendemains avec moins de fourrage.
En revanche, la réalité est là, et la réalité est capitaliste. La plupart des gens veulent la même chose que nos supporters de LO : plus de pouvoir d’achat pour mieux vivre, surtout pour “le pauvre”… la différence, c’est que la plupart des gens semblent penser que “le pauvre”, il n’a qu’à se démerder, travailler plus pour gagner plus, et ça ira tout seul. Et si la plupart des gens sont juste un peu plus riches que “le pauvre”, ils votent pour le paquet fiscal parce que “le jour ou je vais me refaire, ça me ferait mal que l’Etat m’en pique plus de la moitié”. Sauf que bien sûr, tout est prévu pour qu’ils ne se refassent jamais, et que surtout ils ne s’aperçoivent jamais que l’Etat, c’est eux.
Les supporters de LO voient en “le pauvre” un spécimen à préserver, à soutenir, à amener à bout de bras jusqu’à la vraie égalité avec “le riche”. Et pourtant, la majorité sont sans doute ni pauvres, ni riches, mais ils pensent pouvoir avec leurs petits bras calquer le destin du premier sur celui du second… et, sans le dire trop fort mais en le disant quand même (Cf Barbara le 16 janvier 2010 à 19:07) ils envisagent de passer par une phase de destruction pour arriver à ce but. Comme ça, “la plupart des gens” qui ne veulent pas de leur modèle n’auront pas d’autre choix que de bâtir les fameuses “fondations saines” sur un champ de ruine.
Pas étonnant que décroissants et trotskystes ne puissent s’entendre : les premiers voient venir la catastrophe, alertent et tentent de proposer un aménagement pour la rendre supportable… les seconds l’espèrent et font commencer leur programme politique… “après”.
Sylvaner,
Tu as raison : la question du but final est bien in fine ,celle qui se pose de manière cruciale. Quant à moi, je n’espère pas la catastrophe, non, je n’espère pas la voir venir, non, je considère que nous y sommes déjà!!
Qu’est-ce que le monde aujourd’hui? Des pays pauvres, que l’on dit ” émergeants”où la misère grouille…tandis qu’une minorité jouit et feint de débattre de l’avenir; des pays “riches”, où la classe capitaliste , cynique, tient le knout et demande aux “esclaves” de se serrer la ceinture; où des ouvriers sans voix, se débattent dans la survie du quotidien; où des classes moyennes tiraillées, essaient de tirer leur épingle du jeu; où des intellectuels craintifs, parlent la voix de leur maître ( c’est-à-dire celle du knout),et culpabilisés, inquiets d’une catastrophe à venir préconisent d’en revenir à l’âge de pierre.
Quand oserons-nous aller de l’avant? Seule une destruction du système existant permettra de faire enfin ce pari fou de l’avenir!
Sommes-nous condamnés au salariat? Au rapport marchand qui nous réduit tous au statut de marchandise? A l’individualisme généralisé? A un monde sourd aux plaintes de la planète et qui ne conçoit sa survie que dans la course aux armements?
Quelle autre perspective avons-nous qu’un changement radical de société?
Lo a le mérite de défendre ce programme, toujours en mouvement. Dès lors peut-on encore parler de dogmatisme?
L’anti-dogme systématique est aussi un dogme à sa façon!!
Humainement ( et sans rien” subsumer “cette fois, Monsieur Touche à tout , qui décidément aimez à manier le sarcasme, au-delà ou par crainte des idées? Y aurait-il un anti-intellectualisme décroissant?)
Barbara
Sommes-nous condamnés au salariat? Au rapport marchand qui nous réduit tous au statut de marchandise? A l’individualisme généralisé? A un monde sourd aux plaintes de la planète et qui ne conçoit sa survie que dans la course aux armements?
J’ai l’impression de lire du Paul Ariès, pas vous?:-D
Ça confirme que vous n’avez jamais rien lu qui traite de Décroissance, Barbara. Donc avant de donner son avis sur un mouvement d’idées, il faut au moins en connaitre les bases.
D’accord, je vais lire Paul Ariès. Mais de votre côté, lisez ou relisez Marx, où vous trouverez des préoccupations d’ordre écologique, très proches des vôtres.
La Décroissance reprend certaines idées du Marxisme.
Ps : Et surtout ” ils ne s’aperçoivent jamais que l’Etat, c’est eux”
Merci d’éclairer nos lanternes en plein jour , Sylvaner. Les “veaux” t’en sont reconnaissants!
Pour moi, qui ne méprise personne, car nous sommes tous Hommes, quelque soit notre fourrage, je considère, au contraire, que l’état nous vole , nous spolie, en se mettant cyniquement au service de la classe dominante!
Je te renvoie à ce sujet à la gestion de la crise financière actuelle: l’Etat renfloue les banques coupables de spéculation boursière, et nous annonce dans le même temps, qu’il n’y a plus d’argent pour financer la sécu ou payer les retraites !
En plus on vient d’interdire la corrida!
Si tu me lis attentivement, je ne dis pas autrechose : “tout est prévu pour (…) qu’ils ne s’aperçoivent jamais que l’Etat, c’est eux”.
Il y a deux manières d’être un veau (ou un mouton) : être trop bête pour suivre son propre chemin, ou être manipulé par un dispositif imparable qui empêche d’utiliser son intelligence. Je n’ai pas l’outrecuidance de mettre qui que ce soit dans la première catégorie… et je crains que nous soyons tous, à divers degrés, dans la seconde !
Je m’arrête là…
Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre que moi qui continue ce fil de com’s rien que pour imaginer la fumée qui sort des oreilles de SuperNo ?
En résumé, lutte ouvrière connait aussi mal la décroissance que superNo connait mal l’idée communiste.
bref tout ceci est affligeant d’affligeance, que LO n’ai pas intégré les impératifs environnementaux, c’est pas un scoop.
Mais SuperNo, tu t’énerves pour rien. Et puis tu fournis exactement le caricature de ce que pourrait etre une idée decroissante, et donc fourni des arguments à ceux que tu combat.
bref pour résumer, l’idée de l’anti productiviste (soit de ne plus produire pour produire) est quelque chose qui s’intègre lentement dans les discours révolutionnaires que ce soit au npa ou ailleurs, y compris avec sa composante environnementale. En fait, ouais, ça fait tres longtemps qu’il l’ont intégré. Depuis Marx, le XIXe siècle.
c’est con mais els classes sociales existent toujours !!!
En attendant, les décroissants n’intègrent pour l’instant en rien les questions sociales sinon en ressortant des themes comme l’humanisme, la solidarité .. c’est tres bien mais ceux qui on besoin de solidarité, ils polluent, veulent du pouvoir d’achat et sont dans les usines … j’attends de voir des militants de la décroissance aller discuter, meme juste écouter des ouvriers, et POURQUOI ils veulent du pouvoir d’achat. c’est pas que pour le dernier 4x4 ou écran lcd désolé.
En attendant je suis au venezuela, un pays qui pollue beaucoup, qui se développe et qui integre deja, tout comme la chine, des éléments d’économies d’énergie dans ses politiques. donc, laissons tomber LO, oublions la décroissance telle que proposée ici (qui ne correspond pas à l’idée décroissante comme je la connais), place au socialisme du XXIe siecle, anti-productiviste et révolutionnaire.
et point final.
Tout juste dans ta dernière phrase Greg. Le socialisme anti-productiviste voilà le chemin qui me parait le plus juste.
C’est ce qu’à toujours été ma vision de la Décroissance politique, et je crois que Ariès Cheynet et Latouche le voient ainsi également.
Je suis d’ailleurs en train de lire “Le Socialisme Néomoderne” de Jacques Généreux, un excellent bouquin sur une alternative crédible au libéralisme qui prend réellement en compte l’humain. Je vous le conseille fortement.
Juste une petite remarque sur ton commentaire :
“En attendant, les décroissants n’intègrent pour l’instant en rien les questions sociales” et “j’attends de voir des militants de la décroissance aller discuter, meme juste écouter des ouvriers, et POURQUOI ils veulent du pouvoir d’achat.”
Le social est un des 2 piliers de la Décroissance, avec l’écologie.
Et les militants discutent régulièrement avec des ouvriers, beaucoup sont d’ailleurs issus de ce milieu.
Et les militants discutent régulièrement avec des ouvriers
Ben, pas tous en fait. Je me vois pas trop discuter avec un ouvrier, vu qu’on va encore me traiter de dingue si mes collègues me voiennt me parler à moi même.
Génial l’article ! Tout simplement génial ^^
Dès que j’ai entendu parler des attaques de ce parti communiste, j’ai pensé : pourvu que quelqu’un ait le courage de répondre en long et en large ! bravo, c’est fait…
Je viens de lire les commentaires et j’ai envie de donner mon témoignage !
Je suis étudiant universitaire. Avec mes 25 ans, j’ai grandi dans une société qui m’a bombardé de publicité. Tous à mon âge ne vivent qu’à travers le consommation (bagnole, iphone, pc, fringues,…). Mais des esprits s’élèvent et disent MERDE! Est-ce des riches ? je ne pense pas l’être… Pourtant je suis malade de tout ce gaspillage, de cette fuite en avant. Tous ce que nous consommons aujourd’hui est basé sur le désir, les besoins sont largement dépassés, très largement… et quoi ? on m’obligerait à m’aliéner au travail pour m’imposer à consommer de telle manière alors que les ressources vont de toute manière s’épuiser ? Ha oui ! mais on va créer de la richesse intellectuelle… heu, pourquoi monétiser un truc qui devrait-être universel et profiter à tous ? Si le chômage est structurel, il est logique que la solution à long terme est de mieux répartir le travail, donc le distribuer, donc diminuer le temps moyen de travail… on a toute les raisons sociales et environnementales de le faire. Bref, anthropologiquement, tout montre qu’une vie simple qui se passe du superflu est une vie bien plus heureuse. J’en fais l’expérience aujourd’hui et j’en suis heureux ! Fini les tracas et l’argent perdus de la voiture, fini les supermarchés avec leur lots de E458 et autres cancérigènes, fini le stress au travail, fini les prêts à la consommation, fini le stress de voir mon téléviseur tomber en panne, un mi-temps suffit largement à couvrir mes besoins… et vous savez quoi ? je n’ai jamais été aussi riche ! riche de cœur, riche d’amitié, riche de liberté, riche de créativité. Je vais VIVRE! et regarder les moutons s’engraisser d’objets sans valeurs, au bonheur momentané. J’avoue, dans la même situation, un toxicomane de la consommation deviendrait dépressif en 3 jours… c’est normal, c’est comme avec la drogue
on ne reconnait qu’on est mieux sans qu’après sevrage… Aujourd’hui, donnez moi 700€ par mois, et je vivrai largement bien sans me considérer comme un pauvre et sans impact écologique. Tout ça n’est utopique qu’aux égoïstes qui n’admettent pas que notre mode de vie moyen est largement supérieur à ce que le monde peut tolérer. Est-ce pour autant un rejet du progrès ? Bien sûr que non, si celui-ci est au service de l’être humain, pas d’un compte en banque…
Je suis jeune, je ne sais pas tout ! tout comme chacun d’entre vous. Mais je sais que je suis heureux, et c’est très bien ainsi.
Ah, ça fait du bien d’entendre ça !
Tu ne sais pas tout, tu ne sais pas tout… mais, sauf si on se trompe également, tu as déjà compris davantage - et l’essentiel en plus - que la plupart de nos contemporains.
Éveil des consciences et résistance !
On dirait moi… (même si j’ai besoin d’une voiture dans mon cas).
700€ c’est juste vu le prix de mon loyer (450€ pour 30m²…), mais le principe est là comme tu dis : anthropologiquement, tout montre qu’une vie simple qui se passe du superflu est une vie bien plus heureuse.
Et le top pour LO : c’est accessible à tous!
Le problème c’est que pour vous simplement = pauvrement…
Les gens devraient tous etre super content d’etre pauvre donc, bizarrement c’est pas le cas, étonnant hein?
Vous etes gerbant n’empêche, et de parfait idiots utiles du capitalisme au passage.
Je sais pas si tu es le même blabla qui sévit sur mon blog, mais je note une similitude dans les idées : les autres sont des cons, surtout s’ils ne pensent pas comme moi, je fais exprès de rien comprendre à ce qu’on me dit, et surtout j’argumente pas.
Allo ? Allo ? Ah, on a été coupés, quel dommage…
Un troll est quelqu’un qui débarque sur un fil et se contente de raconter en boucle les mêmes âneries en insultant les autres, qui tombent dans le piège et répondent. Il peut aussi utiliser plusieurs pseudo.
Dératisons les nuisibles !
Qui tombent dans le piège : traite-nous d’idiots tant que tu y es !
Miha aime à dire qu’elle sème des graines en espérant que quelques unes germeront un jour. Donc, pour blablapifpaf (qui a déjà sa remorque bien remplie de graines, bio et non hybrides les graines !), avant qu’il ne se casse-toi-pauv-con ailleurs :
Regarde bien les gens que tu croises dans la rue, même ceux qui sont bien propres sur eux. Ils ont surement des frigos, télés et bagnoles chez eux, ils ont a priori tout pour être heureux. Mais alors, bizarrement, pourquoi font-ils la gueule ? Étonnant hein ?
Bravo, Plus2liens !
Encore un témoignage qui prouve que vivre dans l’esprit d’objection de croissance rend libre et heureux.
Tous ceux qui critiquent ou raillent devraient au moins essayer : ils en seraient convaincus.
Mais les détracteurs sont souvent de mauvaise foi : ils ont intérêt à ce que le système perdure, soit parce qu’ils font partie de ceux pour qui seul le fric compte, soit parce que, comme LO, ils ont besoin d’une “clientèle” toujours insatisfaite.
[H.S]
Bonjour les gens,
C’est juste une info mais je sais pas ou la placer:
“La mort du juge d’instruction, pour quelle justice ”
le jeudi 4 février à 22h50 sur France 2
ben oui, ca passe sur le lave-cervelle mais c’est sur prélavage, pas sur essorage.
ps: désolé si c’est pas l’endroit ni le lieu, faites le moi savoir.
RiGeL
19 janvier 2010 à 14:29 patati patata
Euh ouai, sont jolies tes liens dis donc, mais ils n’apportent strictement rien et surtout rien qui montre que j’ai tord.
Les gens on des Tv des bagnoles etc, ouai et quoi de plus normal? Au 21eme siecle, bon… ah mais oui c’est vrai, si on a pas des chiottes en sciure et autres joyeuseté des ravagé dans votre gens on est dessuite un putain de capitaliste hyper-consomateur.
A moins que tu tente juste de dévier l’idée de base, car te rendant compte que justement j’ai raison, idée de base qui etait donc que les gens sont tous des gros porc hyper-consommateur et pollueur donc car, possédant tous au minimum: “2 TV 3 voitures 4 réfrigérateur…”
Ouai d’accord!
RI-DI-CULE.
Tu as le droit d’en être persuadé. Mais je suis presque d’accord avec toi, 2 TV, 3 voitures et 4 réfrigérateur, c’est tout à fait exagéré. J’aurais plutot dit 2 voitures, 2 réfrigérateur (peut être l’un des deux est il un gongélateur, à moins que celui ci vienne en plus, ce qui ferait 3) et 4 télés.
Mais effectivement, comme tu le dis, c’est tout à fait normal. On ne va pas demander aux enfants de venir regarder la télé le soir avec leurs parents, des fois qu’il pourraient en profiter pour communiquer subrepticement. Et puis on va quand même pas prendre les transports en communs, dedans, il n’y a que des décroissants, affreux et sales (ben oui, sales, forcément, ils ont des chiottes qui ne dépensent pas 15 litres d’eau à chaque fois qu’ils vont pisser, or, chacun sait que c’est la SEULE solution pour conserver un minimum d’hygiène. Quant aux congélateurs/frigos ben, c’est parce que si il y avait une guerre, il faudrait quand même avoir uhn minimum de réserves. Il n’y a qu’un con de décroissants pour cultiver soi même des légumes, ou aller chercher un poulet chez le paysan du coin, alors qu’on a sous la main de magnifiques grandes surfaces ou on trouve de tout, deux fois plus cher.
Décidément, quels cons ces décroissants.
C’est bien blabla, décidément, tu es très fort et tu as tout compris à la vie. Heureusement que tu es là pour nous ouvrir les yeux.
blabla dit “Les gens on des Tv des bagnoles etc, ouai et quoi de plus normal?”
M’enfin, qu’est-ce que la normalité selon toi ? Notre vision du monde n’est basé que sur nos représentations mentales ! une interprétation du réel. “Il faut avoir une bagnole” Tsss, y’a pas pire comme conformisme “pipi caca”. Être heureux grâce à une voiture ou non est donc subjectif… et ose me dire que ta perception du bonheur n’est pas influencée d’un manière ou l’autre par la publicité ?? Allons… Les décroissants au contraire se basent sur une réalité objective ! sur des faits, sur les ressources limitées, sur la pollution engendrée, sur le sentiment de dépendance au matériel, sur le taux de stress au travail, sur les cancers en progression, ect, ect… Ça c’est mesurable ! Globaliser ces constats ne peut que conduire à la réduction de nos consommations. Et bonheur ! cette réduction (et non pas privation et pauvreté totale) rend heureux ceux qui la tentent. Ne confondez donc pas misère et pauvreté. Bien au contraire, on ne cesse de répéter que de mieux cibler la consommation peut engendrer des économies considérables, dans le vrai sens étymologique du terme.
Tout ça pour dire que sans un minimum d’introspection sur la cause de nos besoins et nos représentations mentale, difficile de comprendre la décroissance.
Allez, c’est plus fort que moi, je laisse ma trace…
Plus2Liens, comme je me retrouve dans ton témoignage ! Merci !
Pour ma part, je suis beaaaaucoup plus vieux que toi, j’ai 26 ans. Je ne travaille pas, touche le mal nommé RSA (quelle chance actuellement, mais ça devrait être la normalité pour tout un chacun !), mais j’avais un entretien d’embauche hier dans un bistrot bio pour remplacer le cuistot, à mi-temps pour 500 et quelques euros, soit pas beaucoup plus que mon actuel allocation. Et s’ils ne me prennent pas, j’ai mes chances comme vendeur à la biocoop à côté de chez moi… sans avoir beaucoup cherché d’ailleurs. Je ferme la parenthèse.
Avec mes 407 euros mensuels, auxquels s’ajoutent 173€ d’APL, je vis TRÈS BIEN et n’en déplaise à ceux qui ne veulent pas lire ce qu’on leur répond, des lettrés comme Barbara aux trolls tels que Blabla, JE NE ME CONSIDÈRE PAS COMME PAUVRE ! Je suis peut-être, du haut de mes 580 euros mensuels, 580 fois plus riche que plusieurs millions de nos contemporains.
La notion de pauvreté est à interroger. La pauvreté s’est posséder peu. Il convient, mais cela demande un certain effort de bonne foi, de ne pas la confondre avec la misère, qui est à la pauvreté ce que la famine est à la faim. La misère est l’absence de conditions de vie décentes et la non satisfaction des besoins fondamentaux, qu’ils soient alimentaires, hygiéniques, locatifs, vestimentaires, sociaux, affectifs…
Ainsi je suis pauvre, et je le revendique, mais je suis très loin de la misère. En revanche, ma vie sociale, amicale, sentimentale, affective, politique, collective, alimentaire, culinaire (je cuisine des produits simples, frais, locaux, quasi exclusivement bio, ce n’est pas cher, cela demande juste un peu de temps, donc de ne pas le perdre à travailler pour gagner l’argent qui servira à faire rouler la voiture pour aller travailler pour gagner l’argent qui…!)…. Bref : si je ne suis pas encore comblé par ma vie actuelle (car l’objectif de ma vie n’est pas encore atteint), je suis sur la bonne voie, je suis heureux de vivre et je le savoure !
Je rappellerai (pas pour les convaincus !) que la pensée de la décroissance s’articule sur trois axes, en fait autour de trois niveaux d’action :
1) le niveau individuel : je mange bio, de saison et local, je limite mes déplacements motorisés, etc., bref je réfléchis aux implications de mes agissements personnels ;
2) le niveau collectif : j’adhère à une AMAP (asso. pour le maintien d’une agriculture paysanne), à un SEL (système d’échanges local), je participe aux manif., je contribue à la vie de mon quartier ou participe à la vie associative de ma ville…
3) le niveau politique : je vote, bien entendu, mais surtout je me renseigne avant de voter, j’interroge les élus sur leurs agissements, qui m’impliquent personnellement puisqu’ils me représentent (comme le dit Sylvaner à Barbara : NOUS sommes l’État !), je défends les idées et causes qui me paraissent justes et je combats (les idées, pas les personnes, et sans violence !) celles qui au contraire me semblent iniques…. etc etc etc. En somme, je participe à la chose publique, à ce projet de vie collective qu’on appelle République.
Tant que nous courrons après des Veaux d’Or, des points de PIB, des relances de la croissance, des “avancées techniques et scientifiques que l’avenir nous réserve et par définition irreprésentables aujourd’hui, qui permettront aux hommes de dépasser et de subsumer les limites naturelles”, des pouvoirs d’achat, des développements durables et autres oxymores obsènes, nous serons aveugles à nos besoins réels. Posons-nous des questions et ouvrons les yeux, coproclaque !
Tant que nous serons persuadés d’être les faibles, notamment en nous rangeant docilement dans des boîtes ou en nous auto-apposant des étiquettes (travailleurs, consommateurs, chômeurs, pauvres…), les “puissants” auront le dernier mot. Ils font d’ailleurs tout ce qu’ils peuvent pour que nous nous complaisions dans cet état d’esprit. Combien de fois par jour nous rabâche-t-on que nous sommes ceci ou cela. Jamais - ou fort rarement - on parle de citoyens, de personnes ou d’humains. Avant d’être un consommateur, un chômeur, un RMIste, un écolo, un gauchiste, un objecteur de croissance, un barbu, un gros, un petit, un noir, un végétarien, un juif, un arabe, un cycliste, un automobiliste, un touriste,… je suis MOI ! Et ça, personne ne peut me le prendre et personne ne peut faire de la pub pour chaque moi qui se revendique. Le moi ne fait pas vendre, ne s’achète pas. C’est dans chacune de nos individualités qu’est notre force. C’est en mettant cette force en branle collectivement que nous aurons gain de cause !
ET SÛREMENT PAS EN N’ÉCOUTANT PAS CE QUE LES GENS A PRIORI DU MÊME BORD QUE NOUS NOUS DISENT QUE NOUS AVANCERONT DANS LA BONNE DIRECTION ! Ceci s’adresse notamment aux gens de LO qui font la sourde oreille. A bon entendeur, bonne résistance et beaux rêves de lendemains qui chantent (rayez la mention optimiste) !
Vince, j’aime ta façon de voir les choses. Surtout ça “C’est dans chacune de nos individualités qu’est notre force. C’est en mettant cette force en branle collectivement que nous aurons gain de cause !” Lis donc ceci : qui dit plus ou moins la même chose.
La politique n’existe plus pendant les soldes, ni pendant les fêtes de Noël. On n’a pas le temps de s’en occuper quand on bosse et on a autre chose à foutre à la maison.
« Le travail, c’est l’opium du peuple. Et moi, je n’ai pas envie de mourir drogué. » (Boris Vian)
L’autre jour, on m’a cité un certain François Partant qui n’en disait pas moins « C’est quand je me suis arrêté de travailler que j’ai réellement commencé à comprendre les choses. Le drame c’est que, quand on travaille, on n’a pas le temps de penser. »
Le plus frustrant, c’est que même quand t’as consacré de ton temps à débroussailler l’information, et que t’invites ton entourage à partager tel machin, t’as rarement des retours, alors que la sélection est pourtant déjà pré-mâchée. La plupart des gens s’en fout. Et tu passes encore pour le chieur de service, tu sais, le jamais content, jamais d’accord, mais toujours prêt à emmerder les autres. Mais surtout, t’as pas réussi à extirper les gens de leur prison dans laquelle ils ne se rendent même pas toujours compte qu’ils sont enfermés, alors que la clé est sur la porte et qu’il suffit de la tourner pour en sortir, sans avoir peur de ce qu’ils vont trouver à l’extérieur, au contraire ils y seront encore plus en vie qu’à l’intérieur de leur prison plus ou moins dorée.
Nous n’avons besoin de personne pour changer le monde qui nous entoure. Il suffit de commencer par changer soi-même.
Un ami m’explique que les combats politiques (par exemple) ne l’attirent pas en priorité. Il est convaincu que la solution repose avant tout sur la conscience de l’homme en son humanité : Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? Qui sont les autres ? Quel est le sens de notre vie commune ? Comment grandir ensemble pour et dans le bonheur de tous ?
Avant de pouvoir convaincre l’autre de se battre contre ce système de merde et pour un système meilleur, de se battre pour que le petit bolivien ou le petit voisin vive paisiblement, il faut qu’il se soit interrogé sur sa propre individualité, et seulement alors, il comprendra pourquoi tous ces combats sont aussi les siens.
Vince et Merome nous disent un peu la même chose.
*
*
Ouais, je sais….
Salut Mérome et merci de ces fleurs,
J’ai lu ton billet, qui pose effectivement un constat qui est aussi le mien. En revanche, ta chute n’est pas la mienne, du moins ce n’est pas cette idée que je voulais exprimer. Le dernier commentaire à ton article, posté par Jack Wilson, rejoint mon opinion. Je lui plagie sa conclusion :
Ainsi donc, quand je parle de mettre nos forces individuelles en branle collectivement, je parle aussi de politique. (Re)Lire à ce propos les trois niveaux de l’objection de croissance, dans mon premier commentaire.
Tu dis aussi :
Je ne suis pas de cet avis, et je rejoins encore ton commentateur : il faut focaliser en premier lieu sur l’éducation (Nationale et Républicaine !), pour que les citoyens soient éclairés (de l’intérieur) et puissent choisir leur vie en conscience. L’inconscience collective actuelle m’apparaît comme le plus gros danger de notre époque. Je pense que l’idéal individuel doit venir des individus eux-mêmes. En revanche, et c’est là que la Politique retrouve tout son sens, proposons autre chose : un idéal collectif, une société centrée sur l’Humain, par l’Homme et pour l’Homme.
Comme dit Ariès, entre autres : il faut rendre la décroissance désirable. Je ne dis rien de plus dans les quelques lignes qui précèdent.
Ceci étant dit, je partage ton analyse de l’état désolant des choses…
Salut vieux !
Tes traces ici sont rares, ce qui leur donne peut-être une valeur supplémentaire.
Puisqu’on en est aux remerciements : merci à toi pour cette parole du cœur. Ça ne coûte rien de te le dire, et c’est sincère.
Bravo pour ce commentaire, Vince !
Miammm,miamm, ça, c’est de la bonne petite graine.
Bises
@Vince
Le souci c’est que le MOI ne rentre dans aucune des catégories pré-citées et ça, c’est très très ennuyeux …
@ Raoul
À n’en pas douter, c’est extrêmement ennuyeux… pour les publicitaires qui ne peuvent pas exploiter tous ces MOI ! C’est justement ce que je dis : sortons des catégories, les vendeurs de bonheur en paquets de douze ne pourront plus nous acheter. Ils nous font croire que nous sommes libres mais nous enchaînent dans ces carcans. Réveillons nos individualités pour sortir de l’individualisme !
J’ai hébergé un gars il y a quelques jours qui a répondu à ma question (la preuve que je suis contaminé !) s’il est végétarien : “Non, je suis une personne qui ne mange pas de viande”. Cette vision des choses me réjouit !
Cher Vous, cher Vince,
Il ne s’agit pas de remettre en cause votre identité, loin de là. ” Je suis Moi”, dites-vous? Personne n’en doute…
Vous mangez bio, vous votez,vous participez à une association? Fort bien! Je vous en félicite! Vous nous exposez-là votre vie quotidienne…mais en “fait de programme politique, tout cela est un peu court!
Nous sommes parfois un peu sourd d’oreilles en effet, et c’est tant mieux! Faut-il tout entendre ? tout écouter?l’individualisme est une pensée banale de nos jours!
Existe-t-il une servitude volontaire? Non! un rapport de forces plutôt qui nous conduit à penser que l’aliéné, c’est toujours l’autre…
L’Etat , c’est nous”, dites-vous. En pratique, l’état ( bourgeois) est le représentant des intérêts de la classe dominante. En faites-vous partie?
Cordialement, à la lettre,
Barbara
Alors, Barbara, on se moque du slogan “plus de liens, moins de biens” des objecteurs de croissance et, ensuite, on leur reproche d’être individualistes ?
Appliquer la décroissance au quotidien et le dire, c’est politique, au sens premier et noble du terme.
1- On dit ce qu’on fait (pour démontrer que c’est possible et…. combien c’est libérateur)
2- On fait ce qu’on dit (pour être cohérent, parce qu’on est sincère et que ce n’est pas si difficile qu’on peut le supposer)
3- On réfléchit aux conséquences de ce qu’on dit et de ce qu’on fait (avant, pendant et après et on corrige humblement ses erreurs dès qu’on s’en rend compte)
Je te dis bravo Vince
je partage totalement ton point de vue !
@Barbara
Bonjour,
non
non plus
“non”, “non plus”: quels arguments! bravo!
Oui, hein, c’est plutôt primaire, tout ça. C’est à se demander pourquoi vous perdez autant de temps, vous, Barbara, intellectuelle brillante aux idées si ouvertes et tolérantes, avec une bande d’ignares aussi incultes.
@Barbara

Bel effort de ma part, il est vrai et je suis heureux qu’il soit récompensé par vos prompts et chaleureux encouragements …
La question n’est pas là! même mon fils de 12 ans prendrait la peine d’argumenter un tant soit peu…
Cordialement,
Barbara
Alors, c’est à lui qu’il faut poser vos questions
C’est marrant, mais à la lecture des commentaires de Barbara, sur la deuxième page de commentaires (j’ai pas eu le courage de retourner à la première), je n’ai remarqué aucune question dont elle n’ait pas directement donné LA réponse (pas SA réponse, mais bien LA). Donc il est totalement inutile qu’elle pose quelque question que ce soit à son fils, ni à personne d’autre, d’ailleurs, puisqu’elle connait les réponses.
Elle a l’Art de subsumer L’Argument dans LA réponse. Personnellement, je suis beau joueur et m’incline à déclarer forfait.
La liste “décroissante” menée par Claude Buchot en France Comté atteint 1.12% (Mieux que Lutte Ouvrière
)
http://elections.interieur.gouv.fr/043/043.html
http://revolution.celeonet.fr/index.php?showtopic=18750