Au Canard Enchaîné, on appelle ça le “mur du çon”. Et il a été franchi par un multirécidiviste, Nicolas Sarkozy, qui s’exprimait avec sa perruque poudrée devant sa cour les parlementaires réunis à Versailles :
“Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense.”
Et c’est ce type qui nous gouverne. Son but dans la vie, c’est “alléger les charges qui pèsent sur le travail”. Sous entendu, “faire gagner toujours plus s’argent aux actionnaires”. Exactement le système funeste qui a justement conduit au réchauffement climatique. Décidément, la hauteur de son esprit est exactement au même niveau que sa hauteur personnelle !
Remettons donc les choses en place : il y a un (quasi) consensus pour dire que les activités humaines qui émettent des quantités déraisonnables de gaz à effet de serre sont responsables du réchauffement climatique en cours, et que si on ne les diminue pas de 80% d’ici 2050, la Terre risque en l’espace de quelques générations de devenir tout simplement inhabitable.
Je suis donc d’accord avec la dernière phrase présidentielle : l’enjeu est immense. Tout comme le chantier qui s’annonce.
Notre Nain National a confié au presque octogénaire Michel Rocard la présidence d’une “Conférence des Experts” qui se tient en ce moment et qui doit phosphorer sur cette “Contribution Climat Energie”. Cette “contribution” est d’ailleurs plus connue sous le nom de “taxe carbone”. C’est notamment le dada de Jean-Marc Jancovici, qui le martèle depuis des années.
Le principe est simple : augmenter artificiellement le prix des énergies polluantes pour encourager sinon contraindre les utilisateurs à s’en détourner au profit d’autres moins polluantes.
Mais attention : je ne voudrais pas faire de peine à Jancovici, mais son projet est en de bien mauvaises mains : car si le principe de la “taxe carbone” est simple, elle peut en réalité revêtir de multiples formes, et notamment être vidée de son sens et/ou totalement pervertie si des individus mal intentionnés s’en emparent. Et c’est le cas !
Rocard a prévenu : « Cette taxe ne peut en aucun cas être un accroissement de nos prélèvements obligatoires, elle doit être substituée à d’autres impôts ». Il ajoute qu’elle “porte en germe, à échéance, une refonte de tout notre système fiscal”.
Oui, une refonte du système fiscal. Mais sous Sarkozy, une “refonte” ne peut que faire craindre le pire. D’autant que le montant attendu est curieusement similaire au coût annoncé de la scandaleuse suppression de la taxe professionnelle.
Car même si on considère qu’il ne s’agit pas d’augmenter globalement les impôts, il s’agit par principe d’en modifier la répartition. Ce qui signifie mathématiquement et inévitablement que certains vont devoir payer plus pour que d’autres en paient moins. Même si Chantal Jouanno, la voix de Sarkozy, a déclaré que la taxe « ne portera pas atteinte au pouvoir d’achat des ménages ».
Le but simple à comprendre serait pourtant que les moins pollueurs soient avantagés au détriment des plus pollueurs. Que le prolo dont le principal loisir est de rêvasser, de lire, et d’observer de sa fenêtre les oiseaux et les étoiles, soit favorisé, au contraire du cadre friqué qui possède 3 bagnoles, 2 résidences secondaires, qui achète un nouveau gadget électronique toutes les semaines, passe ses week-ends à New-York et ses vacances aux Maldives, et qui devra un jour comprendre qu’il va bien falloir que ses pitreries cessent !
Les objecteurs de croissance connaissent bien le concept sous le nom de “financement par le mésusage” : l’eau du robinet que l’on utilise pour boire ou se laver, c’est de l’usage. Mais pour remplir sa piscine, c’est du mésusage.
Je vois déjà les levers de boucliers des différentes catégories : personne ne voudra payer : ni les entreprises (qui ont sur Sarkozy une influence déterminante), ni les riches particuliers (dont on peut dire tout en restant poli et euphémistique, qu’ils ont été bien traités depuis 2 ans), ni les “classes moyennes”, ni les pauvres.
Il faudra pourtant bien que quelqu’un passe à la caisse, sinon il n’y aura jamais de réforme !
Hélas, le projet envisagé aujourd’hui est assez limité: il resterait franco-français, et consisterait principalement à “taxer l’énergie” et les transports (lesquels sont responsables pour 40% des émissions françaises). C’est à dire principalement le pétrole (carburant, fuel domestique), le gaz, mais surtout pas l’électricité, lobby du nucléaire oblige ! Un véritable scandale, et une subvention à peine déguisée au chauffage électrique !
J’ignore totalement à l’heure qu’il est quelles mesures vont être mises en oeuvre, mais je crains qu’il ne s’agisse que de mesurettes.
Pourtant, une autre idée à fait son chemin du côté de chez Hulot : une augmentation du prix de ces énergies en échange d’un “Chèque”. Cela me semble fort séduisant au moins sur le papier. Le principe en serait le suivant :
- On attribue tous les ans à chaque “ménage” une somme d’argent.
- En contrepartie, on augmente le prix de l’essence, du gaz, du fuel.
Exemple pour l’essence : si on considère qu’une voiture moyenne consomme 7l/100km et parcourt 13000 km/an, que le gasoil coûte 1 euro le litre, la dépense moyenne en carburant est de 910 euros par an. Mettons 1000 pour faire un compte rond. La mesure consisterait donc à :
- donner un chèque de 1000 euros par ménage.
- doubler le prix du gasoil qui passerait donc à 2 euros par litre.
La première année, cette mesure serait neutre pour un automobiliste moyen qui ne changerait pas son comportement. Mais ensuite, on continuerait à augmenter graduellement le prix de l’énergie, ou à diminuer le montant du chèque.
Non seulement cette mesure favoriserait les cyclistes au détriment des automobilistes; ceux qui possèdent une seule voiture et non pas deux, ceux qui ne roulent que 5000 km/an et pas ceux qui en font 30000; mais elle inciterait les pollueurs à modifier leur comportement, par exemple en empruntant les transports en commun (à condition qu’ils existent) ou en covoiturant par exemple.
Mais si on ne veut pas transformer cette idée en mesure imbécile destinée à faire chier les pauvres ruraux, il faudra bien évidemment :
- Que son application soit intelligente, avec des exemptions (communes rurales, montagnardes, pas desservies par les transports en commun)
- Qu’elle soit progressive.
- Que le produit de cette taxe soit utilisé, non pas pour “baisser les charges”, cette stupide antienne libérale, mais pour financer des activités liées au problème :
- Mettre en place un gigantesque chantier d’isolation des logements anciens subventionné par l’état.
- Développer les énergies renouvelables autant que possible.
- Développer les transports en commun notamment dans les communes rurales sus-citées
- Que le rapport au travail soit revu pour
- Réduire et assouplir les horaires pour tenir compte de temps de transport plus longs
- Développer le covoiturage
- Développer le télétravail
- Renoncer aux âneries comme le travail du dimanche.
Il ne s’agit pas non plus de s’en tenir aux particuliers : pourquoi taxerait-on la vieille qui n’a que son “minimum vieillesse” pour survivre et qui doit remplir sa cuve de fioul si elle ne veut pas mourir de froid, en épargnant Total et ses 14 milliards d’euros de bénéfices (en 2008, même s’ils n’en prévoient “que” 9 milliards en 2009) ? Ça n’a pas de sens. Les profits de Total et des autres pollueurs doivent être taxés, et le produit de ces taxes doit être réutilisé pour financer les travaux que j’ai cités plus haut.
Comme je l’ai raconté là, les quotas d’émissions attribués aux entreprises ont principalement servi à conforter les pollueurs en entérinant les situations acquises. Que certaines d’entre elles, parmi les plus polluantes, font pression sur les gouvernements en faisant du chantage à l’emploi ou à la délocalisation.
Mais ce n’est pas parce qu’une activité “crée des emplois” qu’elle est légitime ! Il faut reconvertir une partie des industries polluantes du passé (sidérurgie, automobile) en de nouvelles activités axées sur l’environnement. A cet égard, j’ai été fort heureux de lire un papier de l’inénarrable Michael Moore sur la reconversion des usines de General Motors : je pense exactement comme lui, et je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises ! L’original est sur son blog, et Courrier International en a fait une traduction approximative.
Autre problème, c’est que toute mesure franco-française ne sert pas à grand chose, puisque le CO2, comme le nuage de Tchernobyl, ne s’arrête évidemment pas aux frontières. L’occident a déjà partiellement résolu le problème avec la délicatesse qui caractérise les libéraux en délocalisant les usines en Asie, mais globalement cela ne change rien à l’affaire.
Il y a un hic : toute tentative de taxer les produits importés en provenance de pays lointains (qui consomment énormément d’énergie rien que pour arriver jusqu’à nous) ou qui ne respectent aucune norme environnementale, se heurtent à un “détail” (au sens lepenien du terme) : c’est tout bonnement impossible !
En effet nos différents gouvernants ont tous validé les accords ultralibéraux du GATT, puis de l’OMC, qui interdisent formellement ce genre de discrimination, rebaptisée “protectionnisme” (sortez les gousses d’ail et les crucifix !). L’actuel patron de l’OMC, Pascal Lamy, se dit pourtant “socialiste”. C’est du même niveau que les députés qui ratifient les traités européens puis feignent devant leurs électeurs de s’indigner de la privatisation de la Poste…
De toute façon, pourquoi voulez-vous que des individus qui n’ont jamais été foutus de mettre en place une taxe sur le non-respect des principes sociaux de base (salaire, droit du travail et protection sociale), puissent procéder différemment pour les principes environnementaux ?
Enfin, et c’est de loin le plus important : toutes ces mesures ne serviront à rien tant que nous ne serons pas sortis de l’idéologie funeste de la “croissance”. Il est inutile de construire des centaines d’éoliennes qui vont représenter à peine 1% de notre consommation électrique si c’est pour augmenter ladite consommation de plus de 1% par an! Il serait considérablement plus efficace de commencer par diminuer cette consommation, ce qui ferait toujours autant de CO2 qui ne risquerait pas de se retrouver dans l’atmosphère, et permettrait de fermer progressivement ces saletés de centrales nucléaires !
Car depuis Rio en 1992, tous les guignols, Sarkozy comme d’autres, qui se sont succédé, sautant sur leurs chaises comme des cabris en criant “le CO2, le CO2, le CO2” ont fait tout le contraire de ce qu’ils préconisent dans leurs vertueuses déclarations, avec pour résultat inévitable l’augmentation des émissions !
Les chiffres, toujours eux, sont cruels : les émissions planétaires de CO2 dues aux énergies fossiles sont passées de 20.8 milliards de tonnes en 1990 à 26.6 milliards de tonnes en 2004, soit la bagatelle de 28% de hausse ! Comment voulez-vous les diminuer dans ces conditions ? Sans même parler d’arriver à -80% en 2050, ce qui relève en l’état actuel des choses du rêve irréaliste…
Car il faudrait pour cela un véritable bouleversement de civilisation, et il semble que personne ne le souhaite !
Et pendant ce temps… Ça chauffe…










Ça fait quelques semaines que je consulte régulièrement ce blog, et c’est impressionnant de clairvoyance, de lucidité !
Agréable à lire et avec pas mal d’humour, plein de liens intéressants…Bravo et merci.
Gare quand on confie un dossier “simple’ à Rocard, diplomé de l’ENA; ça donne la première CSG, basée sur 95% du brut (le salaire, pas le pétrole. . ) avec toutes les exonérations et exemptions.
Entendu hier un débat sur France Inter où il est déjà question du montage d’une usine à gaz (taxé ?).
Tout le mode sait, devrait savoir, que plus la mesure est simple, plus il est facile d el’expliquer et de convaincre.
Alors qu’effectivement, là, on est parti sur des débats à n’en plus finir qui à l’arrivée déboucheront sur un “monstre” incompréhensible et inapplicable.
Tout le contraire du but à rechercher (je n’ai pas écrit ‘recherché’, car je pense en effet que le but recherché n’est pas de faire simple, et encore moins équitable)
Dis donc , ce Michael Moore ne serait il pas un de tes fervents lecteurs?
Ou peut-être l’autre chemin rond ?
La lettre de Michael Moore mérite mieux que la traduction « approximative », et surtout abrégée, de Courrier International.
J’ai mis la mienne sur le Blog des Clampins, elle présente au moins l’avantage d’être complète.
Taxer le kilomètre parcouru, en exonérant les personnes à revenu modeste. Coût de mise en œuvre : 0 €. Il suffit de “relever les compteurs” kilométriques lors des passages dans les centres de contrôle technique. Çà inciterait à moins rouler des mécaniques ! Taxer le magasin qui propose des produits exotiques et hors saison pour les fruits et légumes … Le produit local serait alors compétitif.
Entendu aujourd’hui à Terre à Terre (Ruth Stegassi - France Culture): une région allemande émet de la monnaie locale. Les habitants touchent même une partie de leur salaire avec cette monnaie. Ils ne peuvent acheter en contrepartie que des produits ou des services locaux. Ça fonctionne à merveille. Ça fait fonctionner l’économie LOCALE.
Bien d’accord sur le fait que les toutes les mesures que prend l’Inculte qui nous gouverne auraient tendances à ne profiter qu’à sa cour, ses obligés et aux plus riches. Donc pour la taxe carbone si l’on prend une grosse cylindrée teutone ou une voiture hybride genre “Prius” que ne peuvent s’offrir que les copains du Cuistre, si seule la conso est prise en compte dans les calculs des tartuffes de l’écologie (c’est le cas!), elles seraient avantagées par rapport aux vieilles autos des prolos. Pour de plus amples renseignement voir ici:
http://carfree.free.fr/index.php/2009/06/19/emissions-grises-de-co2-et-bilan-carbone-de-lautomobile/#more-3432
Une suggestion, SuperNo, et un oubli que je relève dans ton propos, en général.
D’abord, la suggestion : l’encadrement des loyers locatifs en milieu urbain et péri-urbain permettrait d’éviter que les actifs ne soient contraints d’aller se loger à trente, quarante, parfois quatre-vingts kilomètres de leur lieu de travail…
Autant proposer de raser gratis…
L’oubli, ensuite : tu n’évoques jamais, SuperNo, les nuisances des motos et engins assimilés. Or le marché de la moto, du quad, du trike (triporteur new-look), du scooter petite, moyenne et grosse cylindrée, est en pleine expansion. Ce n’est peut-être pas très tangible par chez vous en Lorraine, mais dans le Sud, non seulement on en voit la couleur, mais on en respire l’odeur, sur les routes et sur nos chemins, dans nos forêts.
Hey, les motos vont devenir le bouc émissaire ? Vous ne trouvez pas que les flics ne leur font pas assez la chasse ???
Si on commençait par viser ou il faut , l’armée, l’industrie , les services publiques , par exemple, là ou la gabegie et la nocivité est la plus flagrante ?
D’abord, les flics de ce pays font la chasse à pratiquement tout, excepté bien sûr les malfrats, surtout en col blanc.
Quant aux motards, je t’accorde volontiers que tous ne sont pas des crétins de machos flanqués de leur cagole à piercing, fans de Johnny et Elvis qui la jouent Hell’s Angels sur les routes du week-end - et dont nos amis pompiers n’ont plus qu’à ramasser les morceaux à la petite cuillère, dimanche finissant, et tant pis pour les victimes collatérales qui se seront pris ce genre d’insectes dans le pare-brise ; tous ne se prennent pas non plus pour des Ben Hur champêtres montés sur leurs quads ou leur destroyers enduro qui vous transforment en fondrières pistes de campagne et chemins de randos ; et tous ne considèrent pas qu’une moto ça doit exploser les tympans du voisinage qui n’en a rien à battre de leur plaisir solitaire.
Le problème c’est qu’un certain nombre de motards sont comme ça, que les autres, motards ou pas, doivent faire avec, et que respectueux ou pas, on ne peut pas toucher à un poil des petits privilèges mesquins que se sont arrogés ces chers motards, vu qu’en habiles petits malins, ils ont su, avec l’appui de certaines multinationales des assurances, s’ériger en un puissant lobby représentatif de leurs seuls intérêts. Tout se passe avec les motards comme avec les chasseurs : ils ne représentent finalement pas grand monde, les “libertés” qu’ils prétendent défendre ne sont rien comparé aux enjeux énumérés dans ce blog, rien comparé aux urgences sociales telles que la pauvreté, la précarité, le mal-logement, mais les chasseurs comme les motards ont toujours gain de cause, sachant qu’ils disposent d’un certain pouvoir d’achat et qu’ils ont appris à se servir de leur carte d’électeur comme d’un levier de chantage auprès des autorités.
La preuve : entend-t-on les écolos et autres politicards s’inquiéter de la pollution engendrée par leurs engins ? Applique-t-on les législations existantes en matière de lutte contre les nuisances sonores ? Il suffit de se trouver sur le passage d’une horde de motards pour se faire une idée…
Cliquez sur les images contenant : fleur
Le bellatre de droite peut pr^ter à confusion…….
)))
Si c’était si facile que ça il n’y aurait aucun problème. Si vous trouvez que Nicolas Sarkozy ne fait pas bien son travail, prennez sa place et on verra si c’est mieux.
Je veux bien prendre sa place, pas de problème !!!
Par contre, pour la casse du social, la défense du nucléaire et le non-respect de certains principes démocratiques, je ne crois pouvoir mieux faire, je l’admets.
@ Jean-Claude : On ne demande que ça, mon pote. Pas sûr que ça plairait aux petits mecs comme toi. C’est peut-être pour ça qu’on n’est pas vraiment en démocratie.
Tu veux un cachou ?
ouais, d’accord, Jean-Claude, vote pour moi pour que j’aille à sa place et je ferai mieux, promis.
)))))
Moore n’est rien qu’un copieur : il reprend en gros les termes du message que j’ai envoyé à Obama bien avant son article…. pffff..
@Anarchoide.
Les 2 et 3 roues sont effectivement ‘tendance’, comme les 4x4 pour emmener fiston à l’école.
La champagne n’est pas non plus exempte de ces engins et de leurs adeptes.
Et puis, curieusement, on trouve aussi des ‘oufs’(comme ton serviteur, mais je ne suis pas le seul) qui prennent leur vélo pour aller au marché acheter des légumes LOCAUX (Châlons dispose de tout ce qu’il faut dans ce domaine). Manque de bol, un seul endroit ‘cyclable’ pour ça, et à l’arrivée, bien sûr, pas de stationnement disponible pour les deux-roues sans moteur; alors on attache la bécane à une poubelle, triste sort pour elle.
Et puis on trouve les ‘contre-oufs’ qui prennent la voiture pour aller à l’hypermarché acheter, CHER, des tomates belges ou hollandaises sans saveur.
Clin d’oeil à ceux qui ‘la’ lisent: “La Hulotte”, le magazine le plus lu dans les terriers, est champardennaise !
Nous, c’est fruits et légumes à tous les étages, aux marchés et direct chez le producteur, parfois encore au bord des routes sur des petits étals, à prix très abordables mais pas garanti sans pesticides, hélas. Libre aux gogos d’aller payer cher les productions importées de l’enfer andalou, vallée d’Almeria (quand on pense à ce qu’on a pu rêver sur ce nom-là).
Les cons se reconnaissent à leurs oeillères, comme on le sait.
Il est intéressant comme article
Critiquer sarko ne changera rien par contre.
Il est simple de taxer les énergies polluantes, donnant bonne conscience et ramenant des subsides mais il est plus compliqué de proposer des énergies non polluantes.
En tant que Commercial,je me vois mal utiliser les transports en communs pour travailler
Mais il ne me dérangerait pas d’avoir un véhicule électrique (ou autre) qui m’apporterait les mêmes avantages (et inconvénients) que mon véhicule actuel.
Disons que j’en ai marre de payer cher le gasoil alors qu’en fait, cela ne me dérangerait pas de rouler propre moins cher.
Mais pas le choix.
Et également, est ce que 60 millions de français pourront compenser la pollution générée par 2milliard 500 millions d’asiatique?
@++
Erick, il faut arreter de pointer du doigt L’Asie ou les autres foyers de peuplement car nous, les occidentaux, sommes responsables des pollutions passées qui ont engendré le réchauffement climatique et nous sommes encore les inventeurs/utilisateurs du mode de civilisation qui a engendré ce réchauffement climatique, que l’Asie désire imiter en partie. C’est, moralement aussi, à nous de montrer l’exemple.
Sans oublier les usines d’Asie qui tournent pour alimenter nos sociétés en produits de toute sorte… Par exemple, l’Indonésie est le 3eme émetteur de GES au monde à cause de notre demande de agrocarburants et agro-aliments.
Nous avons encore, plus que d’autres en asie, les moyens financiers pour modifier notre consommation entrainant l’émission de GES et s’orienter vers des alternatives, et nous devons mettre des moyens financiers pour que certains pays d’Asie qui ne le peuvent guère, évoluent aussi dans ce sens.
Que la France et l’Europe prennent des engagements et s’orientent vers des alternatives réelles pour commencer. Si on attends que le voisin s’y mette, on va trop trainer.
Sinon quelques chiffres ; la Chine produisait 0.4 MW éolien en 2004 pour 6000MW fin 2007. L’apport de l’énergie solaire y a aussi été multipliée par 10. On aimerait pouvoir faire preuve d’un tel élan en France aussi… Qui faut-il critiquer si ce n’est pas le cas?
rouler propre moins cher.
Première solution, toute simple, la plus efficace, il suffit d’y penser (et sérieusement) : rouler moins.
je me vois mal utiliser les transports en communs pour travailler
Tu verras mieux quand tu n’auras vraiment plus le choix.
Toutchatout, je t’assure, je ne peux aller chez mes clients en transports en communs ;o) .. enfin, en le voulant vraiment vraiment, oui mais les journées ne suffiraient pas.
Exemple d’un trajet Petit Village en Alsace => Nancy
Petite village en Alsace: Bus pour aller à la 1ère gare, ensuite, ter pour aller dans une ville un peu plus grande, ensuite direction strasbourg, de là changement, direction Nancy, puis bus pour aller le plus près possible de la zone industrielle, et les 2 derniers kilomètre à pied, en costume cravatte, au bord de la route… Sympa.. et bien sûr, pour un client…
Ensuite, retour à l’arrêt de bus, direction la gare, puis ter pour metz et etc etc ….
Les transports en communs peuvent être intéressants pour une distance courte de tous les jours..
L’empreinte écologique disponible est de 1.8 ha
par individu ; africain ( 1.1 ha ) et asiatique
(1.3 ha ) sont nettement en dessous alors que
européen ( 4.8 ha ) et surtout etatsunien (9.7 ha)
sont nettement au-dessus.
Une bonne solution serait un impôt unique sur l’énergie.
Cela ferait monter le prix de ce qui vient de loin, cela mettrait en balance l’achat de machines et l’embauche de main-d’oeuvre etc. que des avantages.
Cette idée d’impôt unique était avancée par un économiste de l’entre-deux-guerres.
Malheureusement, Alzheimer est passé par là et je ne suis pas fichu de retrouver son nom ni les références. Je ne sais même plus si c’était en cours d’Économie Politique ou de Finances Publiques, à la fac de Droit de Nancy vers 1966. S’il y a des survivants de cette époque lointaine…
J’ai fait 2-3 recherches en utilisant des mots clés du genre “impôt unique” et “énergie”. J’ai rien trouvé… à part liberationdelacroissance.fr, c’est un comble !
Erick, le pétrole est quasi-gratuit par rapport aux avantages qu’il offre. Une taxe carbone progressive lui redonnerait le prix qu’il mérite.
Il faudra de toute façon remettre en question certaines choses que l’on croit acquises pour toujours. On ne peut pas en même temps ne pas polluer et rouler à 130 pendant 2 heures sur l’autoroute. Il faut faire des choix, se poser des questions sur son mode de vie.
Quant aux asiatiques ils ont le même raisonnement que toi, tout le monde a le même raisonnement, à tous les niveaux : individuel, ville, région, pays, tout le monde rejette la responsabilité sur l’autre, avec toujours de bons arguments. Pour bien insister on peut aussi se comparer soit même au reste du monde, comme ça c’est sûr, on a rien à se reprocher.
bakho, j’ai pas la même notion du mot “gratuit” ;o)..
Je ne trouve pas le pétrole spécialement bon marché …
Et concernant les choix dans une vie… j’fais quoi? je ne vais plus voir mes clients? je les appelle juste au téléphone et essaie de leur vendre mes produits à distance uniquement?
Ou j’envoie un hologramme?
Pourquoi pas la téléportation, j’suis pour
A propos du prix du pétrole tout est relatif et il peut être considéré comme très cher par rapport à un budget. Mais dans l’absolu il ne coûte presque rien étant donné qu’il n’est pas renouvelable, que c’est la seule énergie efficace, rentable, facilement transportable… Parcontre le prix va monter (pas que celui du pétrole d’ailleurs), c’est une certitude, d’où l’intérêt de s’adapter, autrement dit moins consommer en général, ce qui peut imposer des choix assez radicaux (et attendre gentiment la voiture électrique ne fait que retarder cette adaptation, à mon avis).
Concernant ton métier, il est logiquement adapté au système de transport dominant, la bagnole, avec toutes les structures qui lui sont dédiées, évidemment c’est très difficile d’en sortir quand on a baigné dedans toute sa vie. A distance ? Pourquoi pas ?
@ Erik
J’ai une idée: tu changes de métier et tu deviens agriculteur bio.
un métier plein d’avenir sérieusement…
Et quand tout le monde sera devenu agriculteur bio, il y aura surproduction.
Désespérément réaliste, je me mets à la place d’Erick, dont je partage le point de vue, transposable à n’importe quelle profession s’exerçant dans le déplacement.
Les transports en commun sont une solution aussi fallacieuse que le vélo. Ou plutôt, ces solutions-là ne peuvent s’envisager que de façon ponctuelle, sur de courtes distances, et pour des déplacements exempts de contraintes horaires.
Au fait, un bus, c’est quand même une espèce de grosse voiture équipée d’un moteur à explosion et d’une clim, non ? Qui s’arrête, qui démarre, qui s’arrête à nouveau à la station suivante, et qui démarre encore, et qui répète cette opération à longueur de journée, multipliée par le nombre de bus que compte une régie municipale, + les bus interurbains, les navettes, etc…
Un train, un tramway, cela fonctionne à l’électricité, produite par le nucléaire, pas vrai ?
Pendant que j’attends mon tramway, combien d’avions attendent-ils leur tour d’atterrir dans le smog de Paris, de Rome, de Los Angeles, de Bangkok, de Tokyo, de Valparaiso ? Le fait que je prenne mon petit vélo pour me rendre là où j’ai besoin d’aller induira-t-il une prise de conscience drastique chez les décideurs des grandes compagnies aériennes ? Les maires des grandes villes édicteront-ils des décrets pour interdire que les vitrines des magasins restent allumées toute la nuit ? Je ne le crois pas.
Sur ce coup-là, on est un peu dans la position de la mouche coincée dans le globe du lampadaire. Où qu’on aille, on se cogne les antennes. Pour rester réaliste, je ne crois pas que la solution soit à aller chercher du côté des politiques et de la politique en général (et ce, pour des raisons déjà longuement évoquées par ailleurs).
La solution, je ne la possède pas non plus.
Et ce qui est terrible aussi, voyez-vous, c’est qu’il ne restera pas grand chose de cette discussion une fois que SuperNo nous aura gratifié de l’épisode suivant de son excellent blog. On passera au débat suivant, puis à un autre, puis à un autre -c’est la loi du zapping qui relativise désormais tout propos et le prive d’épaisseur, le borne à des suites de mots-, débats auxquels nous nous livrerons entre potes que nous sommes devenus, certains sceptiques, d’autres plus convaincus, tous certains en tout cas d’une nécessité vitale de changer la société… comme nos darons révolutionnaires se le disaient et se le répétaient jadis, sans avoir jamais amorcé le début du commencement de la Révolution, car pas plus que nous, ils ne savaient comment s’y prendre.
La réalité est coriace. Elle est cependant la réalité.
Bah, pour la révolution, j’essaie déja de commencer par moi et après j’essaie d’essaimer dans mon entourage.
Mon dernier exploit, dissuader mon voisin d’acheter une machine à denoyauter les cerises dont il se servira deux fois l’an. je lui ai conseiller l’épingle à nourrisse… aussi efficace, enfin, presque.
et a force de saouler sur la chimie, la pollution..etc., on voit des choses qui changent :
Ma belle-mère a du acheter pour la première fois du bio, pour nous, ok, mais elle a fait la démarche… et moins de produits phyto-sanitaires sur sa pelouse.
L’autre belle-mère abandonne les produits nettoyants chimiques pour laver les vitres —> citron et vinaigre blanc…
Promo a donf pour les couches lavables auprès des mamans et surtout futures parents.
j’emmène une amie recycler un téléviseur chez emmaus au lieu d’en acheter un neuf et surtout en valorisant cette pratique.
Si je fais le calcul pour ce qui est écrit, j’ai empéché la production d’une télé, d’un spray chimique pour laver les vitres, de milliers de couches, d’une dénoyauteuse… ca fait combien en co²?
Ok, je dois passer pour le type lourd extremo-écologiste auprès de certains de mes proches, alors que j’en suis loin. Mais on avance aussi en discutant.
Ce sont les idées qui dirigent le monde, il faut diffuser les bonnes.
Je ne sais pas quel âge tu as, Sam, mais moi j’ai très bien connu l’époque où l’on nettoyait ses vitres au vinaigre blanc et à l’huile de coude, et où l’on voyait s’aligner les langes, sur les balcons, dans les cours, en travers des rues (je suis du Sud) que certaines dames (pas nécessairement vieilles) lavaient encore à la lessiveuse (tiens, une autre idée, la lessiveuse, assortie de son essoreuse à manivelle…).
Dis à ton ami d’employer un cutter pour dénoyauter ses cerises, ou à défaut une lame de rasoir, solution aussi valable pour les olives.
Dans la foulée, pour ceux qui ont des petites bestioles poisseuses dans leurs fleurs, un truc simple et pas trop polluant : récupérer un fond de tabac et le mettre à macérer dans de l’eau de sorte à obtenir un jus que l’on pulvérisera sur ses plantes. Résultat garanti.
Pour éloigner les mouches et les moustiques, préférer la pose d’un moustiquaire (certains se fixent par des petits Velcros aux montant de la fenêtre) à l’utilisation d’insecticides industriels.
L’ingestion d’une pointe d’ail (dont on aura enlevé le germe) chaque matin au petit déj’ permet de se garantir des piqûres de moustiques. En plus c’est un bienfait pour la santé, et à long terme !
Après, comme tu dis, Sam, la filière de l’occase quand on a besoin de matos, auprès d’Emmaüs et des annonces particulier de sites non commerciaux tels que leboncoin.fr .
Sans négliger la récupe et le troc, et là j’invite tout le monde à aller visiter ces deux sites : http://www.recupe.net/ et http://donnons.org/
Sam,
J’ai une autre idée: Et pour ton ordinateur, pourquoi pas une dynamo avec une éolienne pour produire ta propre énergie
) Au lieu de simplement brancher ton ordi dans une prise et compter sur le nucléaire ;o) …
.
… Vendez moi une voiture électrique tout aussi performante et c’est avec plaisir que je change…
Blague à part, chacun fait des efforts tous les jours (tri selectif, recyclage par exemple) et on est tous d’accord que consommer trop nuit à l’environnement.
On aimerait également tous une maison qui soit très bien isolée et qui ne consomme peu d’énergie (chauffage, électricité), une voiture électrique autant performante qu’une voiture à explosion mais, tout cela a un coût et il faut vraiment être très motivé pour pouvoir y accéder
Une maison très bien isolée coûte plus chère qu’une maison traditionnelle, une voiture électrique plus chère qu’une voiture à explosion etc etc…
La réalité économique est là et si vraiment on voulait faire un bon pas en avant, il suffirait que ces solutions soient moins chères que les solutions traditionnelles… Et pas là, je n’ai pas dit de doubler le prix des solutions classiques pour rendre les solutions “vertes” moins chères, mais baisser le prix de ces dernières.. et l’enchaînement se fera tous seul.
Actuellement, on taxe les énergies fossiles pour se donner bonne conscience. Hey, j’ai pas le choix de mettre du gasoil dans mon réservoir
En fait, les taxes sur les “solutions classiques” devraient servir à financer la baisse du prix des “solutions vertes”
Si le prix du pétrole augmente pour tous les commerciaux de la même manière, le prix sera répercuté sur les produits que tu vends.
Il serait temps d’inclure dans le prix final du produit le véritable coût du transport, notamment le prix que la communauté aura à payer pour lutter contre la pollution (il y a d’autres coûts à prendre en compte comme le coût des accidents par exemple, la route coute beaucoup plus cher à la sécu que le train).
Cela inciteras la consommation locale qui retrouverait un prix compétitif face aux produits de régions lointaines.
@+
@teje
) sont ceux qui en payent le prix fort au détriment d’autres continents.
La hausse du pétrole est déjà répercuté dans le prix des produits.
L’inconvénient est, que pour impacter le moins possible le prix, on commence de plus en plus à produire dans des pays où la main d’oeuvre est moins chère.
Et je ne sais pas si en finalité, c’est un bon calcul d’augmenter uniquement les coûts de productions en France.
Les concurrents produisent déjà en majorité à l’étranger pour limiter les coûts et cela va arriver de plus en plus.
Dans l’écologie, il faut que tout le monde soit à la même enseigne, et ensuite, on verra.
Pour l’instant, j’ai l’impression que ceux qui font des efforts (France et europe en général (pas la pologne avec son charbon, hein
Et là, je suis moyennement d’accord…
Ce n’est pas que l’on augmente les coûts de production en France, Erick, c’est que ça revient moins cher de faire fabriquer des tee-shirts à Canton qu’à Hénin-Beaumont, et ça rapporte plus au patron et aux actionnaires de la boîte de tee-shirts.
Il y a quarante ans, s’habiller et se chausser coûtait relativement cher, et cela posait de sacrés problèmes aux familles modestes. Les hypers et les zones indus n’existaient pas. Pour acheter des chaussures, tu n’avais que Bata et André, la fringue c’était chez Prisunic et Monoprix quand tu n’avais pas trop de moyens, et les boutiques quand tu avais quelques moyens. Pour le matos, on louait sa télé à l’année quand on n’avait pas les moyens de s’en acheter une, et la chaîne stéréo composait le nec plus ultra. Sauf qu’une télé et une chaîne de l’époque étaient conçus pour durer dix ans et plus, et le cas échéant pour être réparés moyennant une ou deux soudures, le changement d’un fusible ou d’une carte de circuit imprimé.
Puis sont apparus les hypers, qui ont commencé à casser les prix à coup d’importation de produits de médiocre qualité en provenance du tiers-monde, et d’Asie pour le matos. C’est autour de 1978 qu’a commencé cette folie de la conso que nous connaissons aujourd’hui. Le prolo pouvait s’équiper à moindres frais de trucs dont il n’avait pas forcément besoin, genre robots ménagers, machines à yaourt, four électrique, grille-pain, lave-vaisselle, chaîne hi-fi à ampli de 500 watts, qu’on lui vendait sous l’alibi du progrès. Le lit était creusé de ce qu’on appellera ensuite la mondialisation de l’économie : faire fabriquer par des esclaves des tropiques les petites touches de progrès qui fabriqueront le bonheur à l’occidentale. Et c’est ainsi que tout est devenu infiniment accessible mais de piètre qualité et conçu pour durer très peu, de sorte à être renouvelé en flux continu.
Exemples : La Fiat Mirafiori sortie en 1975, modèle de robustesse, était conçue pour durer quinze ans. Tu en vois encore sur les routes. Son équivalent actuel, avec sa belle carrosserie sans pare-chocs aux éléments plastique et son électronique embarquée, rendra l’âme moins de dix ans après que tu en aies tourné la clé de contact pour la première fois. Pareil pour ta télé asiatique, que tu jetteras après trois ans. Mes vieux avaient acheté en 70 une Radiola made in France qui n’a commencé à déconner que dix-huit ans plus tard…
Le problème c’est que justement le prix du transport n’est pas pris en compte dans son intégralité, commençons par réellement taxé le transport au niveau mondial et la production reviendra naturellement dans des pays plus proche
Je sais que l’on ne pourra pas imposer une taxe mondiale, dans ce cas, il suffit de faire payer une taxe à l’entrée dans le pays en fonction de la distance et du poids du colis… C’est une forme de protectionnisme écologique…
D’accord avec toi, ça tombe sous le sens ! Le problème c’est que l’Europe est là pour empêcher ça. Ou plutôt pour garantir la libre concurrence des marchés et des échanges, et les politicards objecteront que pareille taxation contreviendrait à telle directive européenne, ou aux accords passés avec ceci ou avec cela sous l’égide du GATT, de l’OMC…
Même lorsqu’il n’y a pas d’interdit de ce genre, nous autres français restons à la traîne en matière d’écologie, pour toutes les bonnes raisons que l’on connaît et subodore. Le ferroutage en est toujours au stade du débat ? Dame, c’est qu’il ne faut pas contrarier Total-Fina-Elf et leurs actionnaires ! L’énergie solaire relève encore chez nous de l’anecdotique ? Ben oui, car comment taxer une électricité que tu vas produire toi-même et éventuellement revendre à EDF ? Surtout que si on développe le solaire chez les particuliers, ça va accroître leurs petites envies d’indépendance, donner des idées à leurs voisins, et gêner par là le développement des petits parasites qui attendent que soit démantelé le monopole d’EDF. Les centrales solaires ? Il s’en implante certes un peu partout, mais comme pour les éoliennes ce marché est dévolu au privé (logique ultralibérale oblige) de sorte qu’au niveau du consommateur, ce sera comme pour la facture d’eau à partir des années 90 : arnaque sur toute la ligne, au bon vouloir du parasitisme actionnarial, et à la santé du consommateur.
@Teje
Dans les années 1990, un camion qui, d’Espagne, livrait des tomates en Hollande, percuta un camion, qui, de Hollande, livrait des tomates en Espagne… (anecdote incroyable mais vraie citée par Pierre Rabhi dans son livre ‘La Part du Colibri’)
Tous les Bretons -le taulier aussi- savent bien que les excédents de porcs bretons croisent sur l’autoroute les excédents de porcs hollandais.
@Erick
“Les concurrents produisent déjà en majorité à l’étranger pour limiter les coûts et cela va arriver de plus en plus.”
Une majorité des lecteurs de ce blog vont te rejoindre sur le “De plus en plus”, mais on va diverger sur le “Jusque quand ?”. Lorsque tu te projettes dans les quelques mois ou années à venir, nous autres avons l’énorme prétention d’imaginer ce qui va nous (+ toi, tes enfants, tes neveux et nièces, les enfants des enfants des enfants de tes voisins que tu aimes ou que tu détestes) tomber dessus dans les prochaines décennies si on poursuit le chemin qui a été pris depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Pour illustrer (entre autres) ton propos sur le “recyclage” et pour comprendre la réponse d’Anarchoïde (qui a momentanément perdu son ï mais qui nous revient en pleine forme de son périple alpin), je te recommande la petite animation d’Annie Léonard (http://www.storyofstuff.com/). Tu as besoin de 21 minutes devant toi. En français, ça donne ceci :
Introduction
- Extraction
- Production
- Distribution
- Consommation
- Élimination et conclusion
Pour poursuivre sur la quasi gratuité des énergies fossiles, on peut lire ce calcul de coin de table où l’on apprend à compter l’équivalent en “esclaves virtuels” de notre consommation d’énergie. Je t’assure, ta notion du mot “gratuit” va en prendre un coup
@anarchoide
Je pense qu’une fois que la conférence de copenhague aura révélé à l’opinion publique européenne l’immédiateté du danger, les regles de l’OMC pourront changer un peu et s’adapter aux exigences climatiques.
Sinon je taxerai pas seulement les transports ou en fonctiond e ceux-ci, mais tous les produits en fonction de leur cout carbone ou nrjétique, y compris les emballages.
Je suis sceptique, Sam. L’opinion publique est une chose, la technocratie en est une autre. L’OMC n’est pas un organisme composé de scientifiques, d’universitaires, de cultivateurs et d’apiculteurs indépendants et responsables. C’est un appareil financier qui n’a que faire des données sociales et écologiques.
Si le système devait évoluer dans un sens disons environnemental, ce serait en réponse à une demande manifestée en effet par l’opinion publique, mais nous resterions là dans la classique logique de marché. Vous voulez du naturel, de l’air pur, de l’écologie ? On colle des jardinières à la façade de Wall Street, on glisse quelques limousines électriques au toit recouvert de capteurs solaires dans le trafic de Manhattan, les traders se laisseront pousser la barbe et arboreront de belles cravates vertes, et les entreprises du CAC 40 afficheront des logos évoquant la nature, les fleurs, les p’tits oiseaux, une bicyclette.
C’est d’ailleurs ce qu’on est en train d’observer chez nous depuis les dernières Européennes, où chacun joue la carte de la “prise de conscience environnementale”, en se gardant bien de seulement évoquer l’éventualité de mesures radicales à prendre… éventualité qui n’est même pas caressée sachant qu’il s’agit d’abord, dans le projet politique des gens en place -projet qui ne fait qu’obéir aux directives européennes-, de garantir les profits des multinationales.
Si ce n’était le cas, ce n’est pas Rocard et Juppé que l’on aurait invités à “réfléchir” à la taxe carbone, mais quelques-uns des parfaits inconnus que nous sommes, issus de la vie civile, castés ici et là sur les blogs comme celui-ci, dont on affirme qu’ils sont lus par qui de droit…
“les regles de l’OMC pourront changer un peu et s’adapter aux exigences climatiques.”
????????
C’est beau l’optimisme ! Tu crois vraiment que les “grands” de ce monde en ont quelque chose à faire, du climat, de la pollution, de l’effet de serre ? Je te conseille la relecture de Blade Runner et la description du monde de cauchemar dans lequel l’action se déroule. Ensuite, tu vas voir la description de la vie des gens très riches, dans le même bouquin. C’est très exactement ce à quoi on peut s’attendre. Les actuels riches et puissants seront les heureux (ou les moins malheureux) de demain, et crois moi, pour en avoir entendu parler pas plus tard que ce week end, ta santé, ton niveau de vie, ton bonheur… et tout ce qui te concerne en général (je m’inclue dans le “te”), ils s’en badigeonnent frénétiquement le nombril avec le pinceau de l’indifférence.
A ce type de discours je réponds : “…que t’aurais répondu un serf de 1524 si tu lui disais qu’élire localement ses représentants est possible, qu’il mangerait à sa faim et même plus, qu’il ne travaillerait que 8 heures par jour et chômerai le dimanche, qu’il aurait droit à une “sécurité sociale”, des congés payés, de se déplacer sur d’immenses distances alors que lui ne peut à peine le faire dans le cadre de la seigneurie, que ses enfants iraient à l’école jusqu’à 16 ans minimum…etc. etc.”
Il ne m’aurait pas répondu “c’est beau l’optimisme”, il m’aurait brulé…
Optimiste pour ma part même si je te lis parfaitement… au moins, c’est bon pour ma santé
Rien à espérer des Rocard, Juppé, Borloo & co.
En revanche, les tomates, les concombres & les salades de mon Amap sont extras.
En plus les amapiens sont très sympas.
Ouch, 43 commentaires ! Je croyais que c’était les vacances !
@Backho
Merci
@Chalonnais
La CSG n’est sûrement pas la pire idée que Rocard ait eue…
@Turandot
Hi hi ! J’ai découvert un autre lecteur illustre, un certain Sarkozy qui tient dans le Canard de la semaine des propos presque identiques aux miens à propos des exigences ministérielles de MAM…
@Rémifasol
Il ne sert à rien de faire une usine à gaz qui relève les km parcourus : taxer directement le carburant est la meilleure et la plus juste solution.
Quelqu’un qui parcourt 30 000 km est 3 fois plus taxé que quelqu’un qui parcourt 10 000, et à kilométrage égal, un gros 4x4 est 2 ou 3 fois plus taxé qu’une Twingo… On peut difficilement faire mieux !
L’histoire de la monnaie locale est très intéressante. On devrait creuser chez nous.
@wuwei
Cf ma réponse précédente. C’est peut être difficile à comprendre, mais ce n’est pas parce qu’on est prolo qu’on devrait être autorisé à polluer plus qu’un autre. D’autre part le slogan “voiture neuve=pollue moins” relève largement de la fable, si on parle de CO2. A catégorie égale, une voiture d’il y a 20 ans ne consomme guère plus qu’une de maintenant. Et comme le dit l’article que tu cites, la phase de fabrication est terriblement polluante.
@Anarchoïde
Oui, tu as raison, et d’une manière générale il est aberrant de travailler à une heure ou plus de chez soi !
Je n’ai jamais eu l’occasion de parler des motos, car s’il n’est question que de CO2 ça doit être marginal. Il y en a beaucoup moins que de bagnoles, et c’est souvent un mode de transport d’appoint. La taxation de l’essence est encore une réponse adaptée.
En fait j’en ai une de moto, depuis des années. C’est une petite 125 (je n’ai pas de permis moto), ça consomme entre 3 et 4 litres aux 100 (une moto “normale” consomme par contre autant qu’une bagnole), et sans le bruit que ça fait (qui reste raisonnable sur la mienne) ca me semble moins nuisible qu’une bagnole puisque moins encombrant. Quelqu’un qui roule en scoot 125 à Paris est-il plus nocif qu’un automobiliste ?
Mais bon, c’est un sujet sensible, et j’ai pas trop le temps… Ceux qui le souhaitent peuvent aller relire le célèbre article d’autominus sur Carfree http://carfree.free.fr/index.php/2009/01/16/les-motards-sont-des-cons/
@Zangao
cf réponse précédente
@Jean-Claude (Dusse ?)
Personne ne prétend que c’est facile, mais une chose est sûre : il est très facile de s’attaquer plus efficacement que Sarkozy au problème, puisque lui ne le fait pas du tout et ne fait que faire semblant. Dans ce domaine comme dans d’autres.
Cela dit, prendre sa place est une bonne idée, mais il ne se laissera pas faire, et il a infiniment plus de moyens que moi pour parvenir à ses fins !
@Erick
C’est une nouvelle mode, née semble-t-il après les européennes : “critiquer Sarko ne sert à rien”. Sans doute suite à la double veste de Bayrou et Besancenot. J’ai encore lu des trucs comme ça dans Marianne récemment.
Mais bordel de merde ! (si tu me passes l’expression…) Ne pas critiquer Sarkozy, c’est admettre qu’il a gagné, que son idéologie nauséabonde est la seule qui vaille. Il n’est certes pas responsable de tout, mais c’est tout de même lui qui porte actuellement la parole des libéraux, des riches et des puissants, qui enrichit les riches, appauvrit les pauvres, pourrit la planète tout en s’en faisant passer pour un écolo et un bienfaiteur des pauvres ! Il a réussi à anéantir toute forme d’opposition traditionnelle, les autres doivent-il se taire et lui faire allégeance ?
Pour le reste, je suis moi aussi commercial. Même si je vends du virtuel et du “jus de de cerveau”. Nous devrons tous nous poser la question : mon métier est-il utile ? Certains des déplacements que je fais ne peuvent-ils pas être remplacés par du téléphone, du mail ou de la video ?
Ensuite, ne compte pas sur les “voitures électriques”, qui n’émettent certent pas directement de polluant, mais pour lesquelles il faut bien fabriquer de l’électricité et qu’il faut surtout fabriquer… Lis ça… http://www.superno.com/blog/2009/02/lithium-et-voiture-electrique-une-impasse/
Et retiens ceci : moins d’une voiture sur 100 fabriquée d’ici 2020 sera électrique
Ton histoire d’Asie, c’est du niveau de Gérondeau ! Nous avons pollué considérablement plus que les asiatiques, et s’ils polluent à leur tour, c’est d’abord parce que nous avons délocalisé une grande partie de notre pollution chez eux !
@Sam
Bonne réponse !
@Touchatout
Exactement !
@Erick
Les transports en commun DEVRONT s’améliorer. Nous DEVRONS faire moins de choses dans une journée. Tes clients DEVRONT le comprendre…
@JeanLouis50
Bonne remarque !
@Touchatout
Je ne connais pas non plus cette théorie. En 1966, j’avais d’autres préoccupations !
@Backo et Erick
1) Backho a raison. Erick, si tu ne trouves pas le pétrole bon marché, c’est que tu es conditionné ! Va lire les théories de Jancovici sur les “esclaves à notre service”. Et c’est bien parce que le pétrole est quasi-gratuit que nous le gaspillons.
@Via
Tout à fait : nombre d’entre nous devrons changer de métier.
@Anarchoide
Un bus avec 1 seul passager est nocif. Un bus avec 50 passagers, c’est nettement mieux. Un bus dure longtemps. On ne prend le bus que pour de bonnes raisons. Pour aller loin, ce n’est pas un vélo qu’il faut, c’est un train.
Oui, mais ce genre de sujet revient tout de même régulièrement. Et les choses avancent. Trop doucement, certes. Mais plus “les gens” y seront sensibilisés, plus elles avanceront.
@Sam
Les efforts individuels sont louables, mais seuls ils ne servent à rien. Il faudra de la contrainte. (tiens, c’est marrant, je viens d’entendre Noël Mamère dire le contraire sur France Inter. Il y a des naïfs chez les verts, ça se confirme !). Et il y en aura de toute façon, ne serait-ce que le jour où le pétrole sera trop cher…
C’est la même chose pour les différentes législations : ce n’est pas à la seule France de faire un effort, mais bien au monde entier…
@Anarchoide
Si un T-Shirt coutait plus cher, déjà il était plus solide et on le gardait plus longtemps… Et on ne sentait pas obligé de le changer tous les 2 mois parce qu’il n’était plus “tendance” (pour reprendre le langage des bien nommées “fashion victims” décérébrées). Et ceux qui le fabriquaient avait du boulot.
La “fiat Mirafiori” (131), il me semble qu’était 10 ans… Mais là, c’est de la blague ! Les voitures d’aujourd’hui sont globalement bien plus solides que celles d’hier ! On vantait la 2 chevaux, alors que c’était tout le temps en panne ! Combien de moteurs de 2CV ont fait 100 000 km ?
Evidemment ça se réparait souvent avec du scotch et du fil de fer… Aujourd’hui, même si certains diesels récents sont très fragiles, on change de bagnole principalement pour suivre la mode et démontrer un statut social, et seuls les pauvres emmenent leur bagnole “jusqu’au bout”… Et jusqu’au bout, c’est beaucoup plus loin qu’avant !
> Les voitures d’aujourd’hui sont globalement bien plus solides que celles d’hier ! On vantait la 2 chevaux, alors que c’était tout le temps en panne ! Combien de moteurs de 2CV ont fait 100 000 km ?>
Hé, SuperNo, c’est pas dit, ça ! Vu le nombre de Deuches, Meharis et Dyanes encore en circulation dans toute l’Europe (perso j’en vois tous les jours par dizaines, même pas restaurées pour certaines, dans mon coin où les routes ne sont pas tendres avec les mécaniques de précision), tu te doutes qu’elles ont plus de 40.000 KM au compteur et que leurs proprios en sont plutôt contents !
La robustesse des caisses d’hier, elle va de soi dans la mesure où ces bagnoles-là étaient conçues pour durer, et fabriquées en conséquence. Une autre logique prévalait, où la réputation d’une marque se jouait sur la fiabilité, la solidité, la longévité des véhicules qu’elle vendait. Carrosseries en tôle pleine peau, pas d’électronique embarquée, combien de modèles courants fabriqués dans les années 60-70 roulent-ils encore ? Mon beau-frère a possédé en quatrième main une de ces Mercedes 190 du début des années soixante dont un certain nombre a allègrement dépassé le million de kilomètres au compteur. Dans mon coin, une nana vient de racheter une Lada du milieu des années 70 qui titre + de 600.000 kilomètres au compteur et qui tourne comme une horloge. Je te passe les 4L plus ou moins rouillées dont certaines arborent la calandre en demi-lune des débuts, et qu’on n’arrête pas de croiser entre Manosque et Gap, avec Anarcoquette…
Sur les bus et la longévité que tu leur prêtes, quelques précisions qui me viennent de copains du métier : Durée de vie moyenne d’un bus urbain : sept ans. Au bout de cinq, l’engin n’a pratiquement plus une pièce mécanique d’origine, sécurité oblige. Pour un bus interurbain, c’est plus bref : au bout de cinq ans il flirte allègrement avec le million de kilomètres au compteur (comme la Merco historique citée plus haut), donc on va le recycler quelques temps pour des trajets courts, genre correspondances SNCF quand la ligne fait défaut ou transports d’ouvriers sur des chantiers, avant de le coller gentiment à la réforme. Les vieux vieux cars que l’on aperçoit encore dans les campagnes appartiennent en général à des petites compagnies qui les ont rachetées en seconde main pour assurer des dessertes locales. Tout cela explique pourquoi (en-dehors des très grosses villes où il existe encore des régies autonomes) la plupart des compagnies tournent sur du matériel de location, dont les frais sont assumés par les conseils généraux, qui dans certains cas deviennent eux-même la compagnie de transports (ex, les Alpes-Maritimes et le Var).
@superno
J’ai écouté en partie cette émission.
Sans parler de la contrainte et du fait que l’on trouve de tout chez les verts, ce qui m’inquiète, c’est l’apparition [pour moi en tout cas] d’un nouveau thème qui s’institutionnalise et qui tourne autour de “la dictature de l’écologie”, de ses contraintes, voire de ses atteintes aux libertés individuelles… de quoi alimenter la pensée de ceux que j’appelle les scepticons.
Et devant ce thème, je trouve que Mamère a bien répondu.
En revenant sur les contraintes, certains voient des contraintes la ou moi, je verrai peut-etre un plaisir, un sens à mes actes ou non-actes, quelque chose de normal. C’est aussi une question de culture, d’information et d’éducation.
edit : mais on est d’accord, il faudra des lois jugées contraignantes, à nous d’en souligner l’intérêt.
De toute façon dans quelques (peu) de temps il est probable que les contraintes physiques (raréfaction du pétrole et des autres matières premières en général) nous contraignent tous à des choix drastiques qui vont remettre en cause notre mode de vie. Mode de vie que les vautours capitalistes ont voulu ériger en “modèle de vie”. Donc même si aucune loi humaine ne vient stopper cette fuite en avant ce sont les lois physiques qui s’imposeront tôt ou tard et à coup sur elles seront plus violentes. Par contre il sera nécessaire à ceux qui établiront ces lois qui viseront à économiser les ressources, à instaurer la notion de mésusage,autrement dit le gaspillage,de celles ci, fruit de décennies d’inconscience. Ainsi l’eau pour boire ou se laver serait à un prix abordable (sinon gratuite) pour tous contrairement à celui pour remplir une piscine ou arroser une pelouse qui serait énormément taxé. C’est sans doute dommage d’en arriver à des lois, mais apparemment il n’y a guère d’autre issue.
Donner un chèque pour encourager les démarches écologiques, je trouve ça une fausse bonne idée. Déjà, ça sous-entend que l’écologie coute cher. A mon sens, seuls l’écologie “industrielle” coûte chère, mettre des panneaux photovoltaïques, acheter une voiture qui n’émet que 120g de CO2 par km… Mais on sait tous que c’est une fausse écologie.
La vraie écologie, c’est de réduire nos besoins, et c’est donc déjà valorisé par un gain d’argent. Si je prends moins ma voiture, si je consomme moins d’électricité et d’eau, je paye moins cher.
En revanche, une idée que je n’ai encore vue nulle part (sauf sur mon blog
- fin de l’autopromo), c’est celle qui consiste à dire que l’écologie (la vraie cette fois), prend du temps. Je perds un quart d’heure en venant en vélo au lieu de prendre la voiture. Cultiver un bout de jardin est très chronophage. Trier ses déchets…
Aussi, l’idée d’un “crédit-temps”, accordé à ceux qui font ce type d’effort me semblerait plus juste qu’un pauvre chèque qui reste dans une logique très mercantile et financière.
@sam
Oui, l’émission était intéressante, et Mamère était plus convaincant que son contradicteur, j’ai juste relevé cette phrase qui contredit ce que je pense !
@wuwei
Exactement, d’où l’intérêt d’anticiper et de s’entraîner pour que ça fasse moins mal !
@Merome
Dans l’absolu, ce n’est pas forcément une bonne idée, mais dans l’état actuel des choses, c’est un très bon argument marketing pour la vendre. Contrairement à la con-sommation, la décroissance n’est pas sexy et ne pourra pas la concurrencer sans artifice de ce style.
Cela dit ton idée de “crédit temps” est excellente ! Ton blog date de 2005, je ne le connaissais pas, c’était une erreur, il va falloir du temps pour la rattraper ! Je le rajoute de ce pas dans ma blogoliste…
@superno
“ne pas critiquer Sarko, c’est admettre qu’il a gagné..” Je sais pas, mais, en démocratie, quand une personne est élue au suffrage universel à plus de 50% des voix, c’est qu’il a gagné, non?
Je ne pense pas que les élections furent truquées. Je ne dis pas que la majorité à raison, mais le résultat est là!
Et il faut respecter ce résultat.
Si c’était ségo, cela aurait été la même chose.
Il y aura les prochaines élections, et là, faudra voter en son âme et conscience.
Je répète, je ne dis pas qu’il a raison, je dis que les urnes ont parlées.
On a souvent le choix, lors des présidentielles, entre la peste et le choléra….
Le bulletin de vote, l’implication dans la vie politique est la meilleure des réponses.
Souvent, en France, on se contente de critiquer les idées, sans en proposer d’autres… et lorsqu’il y en a un qui propose de nouvelles idées, il pense qu’il suffit de parler plus fort pour les faire passer…
On pourrait aussi se demander si une démocratie doit accepter que plus de 45% de la population ne soit pas représenté…
En théorie, on élit quelqu’un sur la base d’un programme.
Crois-tu réellement que Sarkosy a été élu pour la partie ultra-libérale de son programme ou pour le coté xénophobe-sécuritaire?
Crois-tu qu’une élection doit être un blanc-seing de pouvoir total et de liberté d’action pour les 5 années à venir?
Les urnes devraient parler plus souvent mais étrangement on ne le fait pas…et il n’y a pas que les urnes, il y a aussi le cadre associatif pour exprimer sa citoyenneté (cadre qui perd les subventions qui lui permettent d’être). On ne fait pas de référendum sur les points importants et ils ne prennent pas en compte les remontrance politiques comme les grosses mobilisations dans la rue… ni le blog de superno
Bien sur, il a été élu… Hitler aussi.
Ouais, les urnes. On voit ce que c’est en train de donner à Perpignan, les urnes, ce que ça a failli donner à Hénin-Beaumont, les urnes, ce que ça continuera à donner, les urnes, tant qu’on n’arrêtera pas la valse des caciques et que le dernier des demeurés alcooliques disposera d’une carte d’électeur. La vox populi est devenue une gigantesque foutaise et la rue un immense pâturage où les syndicos la jouent gardiens de troupeaux avec leurs revendics de principe qui évitent soigneusement de cibler le coeur du problème. Vous faites ce que vous voulez, les mecs, mais pour moi, ce n’est pas avec ces conneries-là que le malaise évoluera vers du positif.
On aura beau ressasser à longueur de post les multiples atrocités dont se rendent coupables les caïds de l’UMPS et leurs complices depuis des années (Sarkozy n’étant qu’un épisode dans la saga), l’électorat a encore des rangées de pots de vaseline prêts à servir pour les prochaines échéances z’électorales, et ce ne sont pas les fossiles radoteurs de la gogauche dévolutionnaire qui les empêcheront de mener à bien leur sale boulot.
Bon, j’arrête là, je vais encore me faire traiter de troll, de facho, de zarbi, de zombi, d’agent inflitré ou de je ne sais quoi…!
Combien de pourris contre combien d’élus qui font réellement bien leur travail, quelque soit leur parti?
Pour l’insulte, le “je ne sais quoi” me semble approprié
Il y a longtemps que j’ai compris que ce n’est pas une question de parti, mais d’individualités. Le problème, Sam, c’est que ce sont les plus crasses qui deviennent des décideurs cruciaux.
Bon, j’arrête là, je vais encore me faire traiter de troll, de facho, de zarbi, de zombi, d’agent inflitré ou de je ne sais quoi…!
Si ça t’est arrivé, ça n’est probablement pas ici. Ne te tromperais-tu pas de blog ?
Si, troll, une fois. Les autres noms d’oiseaux c’était ailleurs (j’ai sévi dans des fora moins bien famés), autour des mêmes trucs qui m’horripilent comme tout ce qui ressemble aux bouées percées à quoi on se raccroche lors d’un naufrage dans une baille infestée de requins, à force de s’être laissé convaincre que le maniement du harpon est affaire de professionnels… !
j’ai sévi dans des fora moins bien famés
Je m’escuse, mais ça fait deux fois (au moins) que tu utilises l’adjectif famé dans un sens qui n’est pas le sien.
Pour le coup, c’est ce blog-ci qui va devenir mal fréquenté.
Prends un dictionnaire, coproclaque !
*Yes, Sir.*
Mais on ne dit pas *”je m’excuse”*, et encore moins *”je m’escuse”* (sauf peut-être par chez nous, dans le Sud, quoique notre proverbiale arrogance nous incline à l’affront plus qu’à la contrition…)
On dit : *”Je te prie de m’excuser, mais ça fait deux fois que…”*
Ou : *”Pardonne-moi, mais ça fait deux fois que…”*
Ou encore : *”Je ne souffre aucun écart de langage, mon ami, et vous le savez. Aussi m’obligeriez-vous en employant l’adjectif *”famé”* selon les recommandations du Petit Robert”.*
“…alléger les charges qui pèsent sur le travail…”
Ouais, en d’autres termes, nous qui essayons de travailler, nous sommes un coût, nous sommes une charge !! Merci Mr Sarkozy !!
Mais on ne dit pas *”je m’excuse”, et encore moins ”je m’escuse”*
Excuse-moi. Je voulais la faire à la Coluche, pour mettre un sourire.
La citation complète est : « Je m’escuse, mais merde ! »
Pas grave, j’en ferai une autre.
La citation complète est “Je m’escuse, mais merde, je m’escuse”
Y en a une qui suit !
Saluton Véro
Cliquez sur les images contenant : coeur
Je n’ose pas répondre …. Le patron va dire qu’on lui pourrit son fil … Please select the correct humanizers … Cliquez sur la case “vieux grigou”
Elle est bien, ta moustiquaire, SuperNo !
Boh, râle pas … c’est les vacances, on peut bien rigoler un peu pendant que les lois passent à l’assemblée ….
@sam
“Bien sur, il a été élu… Hitler aussi.”
M’ouais, faut arrêter de la ressortir celle là, ce n’était pas la même période, et cette remarque est un peu déplacée je trouve…
@Anarchoide
“et que le dernier des demeurés alcooliques disposera d’une carte d’électeur. La vox populi est devenue une gigantesque foutaise et la rue un immense pâturage … ”
Je pense que tu n’as pas compris le principe de la démocratie.. Ce n’est pas parce que tu penses avoir raison, que c’est la bonne solution que tout le monde devrait suivre…
Ce n’est pas en insinuant que les autres sont nazes et qu’ils ne comprennent rien, que tu as forcément raison.
Le principe est simple: La majorité l’emporte.
Si tu penses avoir la solution, rien ne t’empêche de t’engager en politique et d’essayer de fédérer les gens avec toi, les convaincre…
Crier sous les toits que les gens ne comprennent rien et qu’ils sont bêtes devrait te faire poser la question suivante: “Est ce que j’ai raison?”
Moi, j’aime bien la ressortir. Loin de moi l’idée d’assimiler Hitler à Sarkosy.
Ici cette remarque sous-entends qu’une élection, quelle que soit sa période, ne justifie pas forcément un acte politique ultérieur…
Je doute que le peuple allemand ait voté en masse pour ce qui arriva par la suite, pourtant il a indirectement élu Hitler en 1933. Certes il y avait aussi un contexte et de la propagande, alors qu’aujourd’hui nous avons la communication.
Tiens ca me fait penser que j’ai un livre de Noam Chomsky à terminer…
Et que le principe faussement simple de “la majorité qui l’emporte” n’est pas une loi naturelle garantissant la Justice, la Sagesse ou une politique idéale, c’est juste un principe qui est discuté, discutable au nom même du respect de la démocratie (dictature de la majorité…). En France, ce système de principe est tellement simple que lorsqu’au premier tour tu as une majorité de voix d’une orientation politique (genre la gauche), c’est l’autre orientation qui l’emporte au second tour.. (genre la droite)
@SuperNo :
“Ton blog date de 2005, je ne le connaissais pas, c’était une erreur, il va falloir du temps pour la rattraper ! Je le rajoute de ce pas dans ma blogoliste…”
J’ai vu que tu m’avais fait cet honneur. Merci. Je dois avouer que je suis très content de t’avoir trouvé aussi
Décroissant qui croit en l’internet et pas Malthusien, ça nous fait un paquet de point communs.
Puis-je te recommander la lecture des articles suivants, si tu veux accélérer le rattrapage du retard : La connerie repeinte en vert, l’entreprise équitable, Appel à la désobéissance économique, Dévaluations des évaluations, Tous députés
Pareil que Merome: ce blog est vraiment intéressant et je suis content de l’avoir trouvé.
Juste une petite note sur à la Taxe Carbone par rapport aux frontières. Il est faux de croire que la TC est incompatible avec les mécanismes de l’OMC. Au contraire. Un des principes fondamentaux de l’OMC, aussi étonnant que ce soit, est la préservation de l’environnement. Ce qui fait qu’il est tout à fait possible de mettre en place des restrictions aux importations de produits (donc des mesures a priori protectionnistes) s’il est possible de prouver que ces mesures sont à vocation environnementales. C’est d’ailleurs arrivé par le passé, avec par exemple des interdictions d’importations de crevettes pêchées à la dynamite dans le sud-est asiatique, qui sont tombées quand les techniques de pêche sont devenues plus acceptables.
D’autre part, pour que l’OMC se prononce contre une mesure comme la TC, il faudrait être en mesure de prouver que cette taxe donne un avantage net et non lié à la protection de l’environnement aux productions intérieures. Or c’est justement le but de la taxe/détaxe aux frontières: mettre à égalité les produits importés avec les produits locaux, soumis eux de bout en bout à la TC. Un parallèle intéressant peut être fait avec la TVA. En un sens une TVA haute peut être considérée comme une mesure protectionniste. Pourtant elle est tout à fait tolérée par l’OMC, avec les mécanismes d’ajustement qui vont bien aux frontières.
Bon, par contre, il faut bien l’avouer, autant la TC est d’une simplicité biblique quand on reste sur le marché national (on augmente le cout de l’énergie, ce qui impacte directement et automatiquement le cout de tous les produits et services en fonction de leur énergie grise), autant la taxe/détaxe aux frontières est un vrai casse tête. Comment calcule-t-on le contenu d’énergie grise d’un produit P? De combien celui-ci doit-il être détaxé à l’exportation? Et à l’importation? Doit-on produire des tables de calcul? Des abaques permettant d’estimer rapidement le contenu en énergie grise de tout produit ou de tout service? Et si l’importateur se targue d’un procédé de fabrication/transport plus écologique, ne doit-on pas le favoriser par rapport à d’autres méthodes plus consommatrices en énergie? Est-il possible de mettre en place des systèmes de traçabilité de l’énergie comme on a pu le faire pour la viande ou le bois exotique? A mon avis oui … mais il est clair que ce sera loin d’être simple.
Quant à la question: fais-je confiance à Sarkozy pour ne pas dénaturer la TC? Absolument pas. Quand on voit que dans le même temps il nous prépare doucement aux super-poids-lourds …
Mais bon, Rocard m’a fait plutôt bonne impression lors de son interview quelques heures après l’annonce de sa nomination pour la commission sur la TC (dispo sur dailymotion je crois): il n’avait manifestement eu que quelques jours pour potasser le sujet, et était pourtant largement plus crédible que Borloo après plus d’un an passés théoriquement à traiter le sujet. C’était facile, j’en conviens, mais bon, je garde un vague espoir de ne pas être complètement déçu.
Putain, je m’excuse, mais merde, putain !
Nos gouvernants du monde entier construisent patiemment le meilleur des mondes dont ils rêvent pour mieux régner, un monde où Ravage, Soleil Vert et autres Blade Runner deviendront réalité, un monde dans lequel on se tuera pour un bidon d’essence, une poignée de céréales douteuses ou une bouffée d’air frais tout simplement.
Non seulement les premiers objectifs de limitation des émissions de GES n’ont pas été respectés, non seulement les nouveaux objectifs pour 2050 étaient sans doute insuffisants, mais les pays du G8 et les grands pays émergents n’ont pas trouvé mieux que de renoncer à leurs engagements. Le Sommet de Copenhague n’annonce malheureusement comme un nouveau grand foutage de gueule.
Climat: les principaux pollueurs revoient leurs ambitions à la baisse
La taxe carbone souffre d’un défaut majeur dans son calcul. Elle ne tient compte que de la consommation d’énergie durant le processus de fabrication et du transport. Elle ne tient point compte de l’empreinte énergétique liée à la fabrication des immobilisations, matérielles ou immatérielles, ni de la consommation privée de l’énergie des salariés qui dépend du montant des salaires. Dans son calcul cette taxe favorise la consommation indirecte ou privée de l’énergie provoquée par des salaires élevés et elle sanctionne ainsi des pays pauvres qui consomment peu d’énergie mais dont la consommation est liée directement à la production.
Ce raisonnement est très fortement protectionniste et de mauvaise fois. Il est donc évident que les pays du tiers monde n’accepteront jamais ce type de taxation et que la taxe carbone provoquera probablement une nouvelle guerre commerciale si elle est appliquée.
Je ne vois pas pourquoi l’énergie de la fabrication des immobilisations n’entrerait pas dans le prix des produits qui les ont nécessité. Le prix de l’énergie en question sera impacté par la TC. Donc le prix que paiera l’entreprise pour ces immobilisations augmentera, du coup soit l’entreprise rognera sur ses marges (peu probable), soit elle augmentera ses prix, autrement dit la TC s’appliquera sur cette partie aussi.
Pour ce qui est de la consommation énergétique des salariés, je crois qu’on arrive là aux limites toujours un peu floues du calcul de l’énergie grise. Cette énergie est-elle réellement imputable aux produits ou services créés? Je n’en suis pas certain. D’autant que la TC fera en sorte que le pouvoir d’achat, énergétiquement parlant, ira en baissant.
Par rapport au fait que la TC soit protectionniste, oui, elle l’est (et en un sens c’est normal, vu qu’un des buts est bien de réduire cette gabegie énergétique qu’est la mondialisation à tous crins des échanges). Pour autant, l’OMC permet ces mesures si elles sont motivées par la protection de l’environnement. C’est déjà arrivé plusieurs fois par le passé (bizarrement, quasiment toujours initiées par des pays occidentaux, respectueux, comme on le sait, de l’environnement, et bridant les importations de PVD, qui ne sont que, comme on le sait bien aussi, que de sales pollueurs). Pourquoi ça ne passerait pas avec la TC? D’ailleurs rien n’empêche les pays visés de riposter en instaurant eux aussi une TC
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“Le réchauffement climatique est admis”
Comment ça?
Quel réchauffement? Du a : l’Anthropique, solaire, politique, intellectuel?
Et par qui? al Gore (politique pas scientifique) le GEIC (ou IPCC, n’oublions pas qu’il siège à l’Organisation des Nations Unies! (plus politique, tu meurs)
Moi j’aime bien entendre des idées, bonnes ou mauvaises, mais les consensus ……. ça, ça m’irise.
Sarko est pour la taxe. sans dec’ c’était écrit dans son programme présidentiel qu’il ferait une régulation sur les Gaz a effet de serre. (Au passage le plus puissant GES dans l’atmosphère c’est la vapeur d’eau! bonne chance pour le réguler)
” il y a un (quasi) consensus pour dire que les activités humaines qui émettent des quantités déraisonnables de gaz à effet de serre sont responsables du réchauffement climatique en cours, et que si on ne les diminue pas de 80% d’ici 2050, la Terre risque en l’espace de quelques générations de devenir tout simplement inhabitable.”
beaucoup de chose la:
- l’humanité est active. point. Taxer l’activité = TVA
- “quantité déraisonnable”; donc raisonnable, donc rationnement! holà, les tickets de rationnement ne sont pas l’apanage des Démocraties.
- “de GES sont responsables du réchauffement climatique en cours”; quelle certitude avez vous.
- “si on ne les diminue pas”; (les GES) donc les CO2, H2O, NO, SF6, N2O, CH4, CFC, HFC, PFC, NF3… êtes vous sûr de vouloir les diminuer /réguler! Pourquoi le CO2 plus qu’un autre?
- de 80%; !!! ………. 5x moins de pétrole, mais aussi d’espace vert, de foret, d’océan, de biomasse! Voila un point clair! On ne peut pas diviser par 5 la surface des océans. Alors on fait comment? (cela semble bête ! les US en vertu du G8 de Kyoto on réclamé au Brésil de mettre la mains à la poche, puisque la foret équatorienne représente env. 25/28 % des émissions total de CO2, soit plus qu’eux même)
J’ai lu vos remarques/idées.
avec 1000 E de budget carburant/an
- “donner un chèque de 1000 euros par ménage.”
- “doubler le prix du gasoil qui passerait donc à 2 euros par litre.”
=> Rationnement (vu + haut) + subvention = arnaque.
Vous, par sens logique vous prenez le total de kilométrage annuel moyen! C’est une erreur. je vois ça plus dans ce genre:
((total en litre de carburant en besoin d’un ménage en moyenne raisonnable par an x 80% (Kyoto) x prix du carburant hors taxe) - coût de l’administration en gérance) x coef de l’éloignement moy = 85e/an
Sans deconner!! Faut payer la fonction publique! Normal.
(Et au bout de 10 ans Bruxelles dira que c’est une prime “hors la loi” et les Français rembourseront. lol)
“Mais ensuite, on continuerait à augmenter graduellement le prix de l’énergie”
Là je suis en accord avec vous! Enfin sûr que ça ne baissera pas.
Dernière remarque sur les transports, l’évidente: “l’automobiliste pollue”! C’est un point qui me met mal à l’aise.
Ces réducteur. Je ne connais personne qui réalise 30000 Km/an de toute gaîté de coeur. Des centaines d’heures passé dans sa voiture, n’apporte rien à l’Homme, ni plaisir, ni joie. En revanche pour beaucoup c’est leur job. Et le commerce existera toujours.
Pour pas mal de point qui suivent j’aime bien, c’est logique dans l’activité future. (Le télétravail, j’y crois de moins en moins)
Enfin il reste une dernière solution, je donne tout à l’état, il ce débrouille avec ses taxes, et en échange j’ai le gîte et le couvert.
C’est extrême? Qui dit ça? Il y a 25 ans beaucoup rigolé en disant :
“Tu verras un jour ils nous taxeront pour respirer!”