Imaginez un mec qui serait cadre sup à la direction financière d’EDF. Un mec brillant, assurément. Élève exceptionnel, il intègre une de ces grandes écoles de commerce qui forment “l’élite de la nation” et après un cursus sans faute, entre chez EDF. Ses parents sont très fiers.
Beau costard, grosse voiture, il porte beau et impressionne ses voisins par son charisme tranquille. Ceux qui le connaissent louent son intelligence vive, son sens aigu de l’analyse, sa capacité à entraîner les gens derrière lui.
L’exemple typique du mec dont nous aurions vraiment besoin pour résoudre les problèmes existentiels de l’humanité : la faim dans le monde, le réchauffement climatique, les guerres.
Seulement voilà : depuis qu’EDF est entrée dans le processus infernal de la privatisation de l’énergie (conséquence, on ne le rappellera jamais assez, de la signature conjointe par Chirac et Jospin en mars 2002, du “traité de Barcelone”. Jospin en paiera le prix un mois plus tard, mais le mal était fait…), notre génie a changé. Fini les grands desseins, place aux petits calculs de boutiquier. Son intelligence est pourtant intacte, mais semble désormais comme bridée, enfermée entre quatre murs. Son imagination a désormais un nouveau champ d’application : gagner du pognon, beaucoup de pognon, toujours plus de pognon.
Il en devient malade. Il tourne en rond dans son bureau. Ses amis le trouvent bizarre. Quand ils le rencontrent, il regarde leurs poches, comme s’il cherchait une idée pour en transférer le contenu sur le compte-titres de ses actionnaires.
Et puis un beau matin, il s’est réveillé en poussant un rugissement extatique. Son épouse s’est recroquevillée dans un coin du lit. Ça fait un moment qu’elle est inquiète pour lui tellement il a changé. Elle ne le reconnaît plus. Bon, bien sûr, quand il s’attarde dans d’interminables réunions vespérales pour examiner l’état des relances clients et la manière de faire cracher l’oseille à ces salauds qui font état d’arguments spécieux (le chômage, le divorce…) pour justifier leurs retards de paiement; elle se console dans les bras du voisin, un RMiste beaucoup moins brillant, mais tellement plus humain, sympa et vigoureux !
Après le rugissement, l’action : haha, ils allaient voir ce qu’ils allaient voir, ces enculés : voler l’électricité des actionnaires d’autrui, quel crime abominable !
“Allez, zou, Carla (c’est son assistante, la troisième depuis le début de l’année, les autres tentent de se remettre d’une dépression), allez me chercher tout le monde, réunion dans cinq minutes dans la salle 3 ! Commandez les plateaux repas, ça va être long. Oui, les moins chers…)
Mes chers amis, c’est un grand jour dans l’histoire d’EDF. Un jour qui sera marqué d’une pierre blanche dans les annales de l’intelligence appliquée. Je vous présente en effet mon plan de riposte, fruit de plusieurs mois de cogitation, contre les agissements de la société Voltalis. Rappelons que ces fâcheux ont l’outrecuidance de nous voler de l’électricité” (murmures outrés dans la salle). Il lève les bras et poursuit, la bave aux lèvres : “oui, ces salopards se sont crus plus malins que nous en inventant un appareil qui coupe automatiquement le chauffage électrique de nos clients, ce qui leur fait donc économiser de l’électricité. Mais les économies de nos clients ne sont rien d’autre que du manque à gagner pour nous et nos actionnaires” (grondements menaçants dans la salle).
“J’ai donc décidé d’exiger que ces bandits nous paient cette électricité volée, à la place des clients qui ne la consomment plus !” (Tonnerre d’applaudissements dans la salle)
“Vive la Croissance Verte, vive EDF, vive moi et vive la France !”
Contrairement aux apparences, et même si certains détails de la narration peuvent avoir pris quelques libertés avec la réalité, et le plus incroyable dans cette histoire, c’est qu’elle est vraie !
- La société Voltalis installe gratuitement dans des habitations qui disposent d’un chauffage électrique (et uniquement celles-là) un boîtier piloté par internet (il dispose à cet effet d’une puce téléphonique) qui permet de couper les grosses installations électriques (principalement le chauffage) à distance.
- RTE était auparavant une composante d’EDF, mais en a été séparé lors de la privatisation : c’est désormais (comme RFF pour la SNCF) est un organisme public destiné à gérer le réseau d’électricité, mais qui n’a pas le droit de vendre l’électricité. Ça, c’est le rôle d’EDF et de ses (petits) concurrents.
- RTE rémunère Voltalis quand elle fait diminuer la consommation à certaines périodes. En effet, au moment des pics de consommation, RTE est obligé d’acheter de l’électricité “sur le marché”, au moment où elle est la plus chère. C’est là qu’intervient Voltalis, qui coupe donc au moment opportun (pour lui, pas forcément pour le client) le chauffage de ses “clients cobayes” pendant 15 à 30 minutes, évitant ainsi à RTE d’acheter de l’électricité au prix fort, et pouvant éviter de devoir démarrer une ultra-polluante centrale à charbon ou à gaz.
- Voltalis restitue en fin d’année à ses clients une quote-part de l’argent gagné. Combien, je ne sais pas, il me semble avoir vu 100 ou 150 euros…
- En plus de cette obole, le client est censé observer une baisse de sa consommation d’énergie. Voltalis annonce 5 à 10%. Je suis un peu dubitatif, puisque la plupart des chauffages électriques sont régulés par un thermostat qui fixe la température à atteindre, par exemple 19 degrés. Si Voltalis coupe le chauffage pendant une demi-heure, la température va forcément diminuer, mettons 0.5 degrés de moins (chiffre non garanti, juste pour expliquer le mécanisme). Lors de la reprise, le système va de nouveau tenter d’atteindre sa consigne, et va donc chauffer plus… Petite baisse il y aura peut-être, mais surtout consommation différée…
Mais même si la baisse est petite, c’est là que les marchands d’électricité, EDF en tête, mais aussi les parasites Poweo ou Direct Energie, s’insurgent : pour eux, économies d’énergie = baisse du chiffre d’affaires. La logique libérale dans toute son horrible stupidité !
Pour tempérer les ardeurs cupides de cette bande de mercantis, un arbitre a été prévu : la CRE (Commission de Régulation de l’Energie). Et cette CRE … a donné raison à EDF, et demande à Voltalis de reverser une taxe aux vendeurs !
Le PDG de Voltalis n’est pas content, et couine à qui veut l’entendre que cela risque de compromettre son business. Il profite aussi de cette occasion pour se faire une pub monstrueuse, qui va lui permettre de placer beaucoup plus de ces boîtiers dont peu de gens connaissaient l’existence.
Précisons tout de même que l’activité de Voltalis est par ailleurs largement parasitaire, et n’aurait aucune raison d’être dans un système qui serait géré par un opérateur de service public unique, qui pourrait agir sur toutes les manettes sans conflit d’intérêts commerciaux, et dont l’objectif serait autant l’intérêt des usagers que la préservation de la ressource.
Et pendant ce temps, nos politiciens nous amusent avec des incantations pour diminuer de moitié les émissions de CO2 d’ici 2050… Tout en vantant plus que jamais les vertus de l’économie de marché, même régulée… Si cela doit se faire sans diminuer la consommation d’énergie pour ne pas léser les producteurs, on n’est pas sortis de l’auberge !
Le dossier d’EDF commence décidément à s’alourdir, puisque cette scandaleuse affaire vient juste après la demande de hausse de 20% pour payer les intérêts de l’emprunt ! Selon l’AFP, EDF se défend avec la langue de bois qui sied à l’exercice : “EDF n’a pas souhaité “commenter une décision de la CRE qui est une autorité souveraine et indépendante”, avant de lâcher cette perle : “EDF rappelle que l’entreprise est résolument engagée en faveur de la maîtrise d’énergie auprès de ses clients”. Ben voyons, c’est l’évidence même !
Devant un telle débilité, il y a quelques réactions, bien sûr. Mais à force de scandales, la faculté de révolte s’émousse. C’est complètement con, mais c’est la routine. Signalons tout de même la réaction du réseau “Sortir du Nucléaire” , tout à fait dans son rôle.
Une fois sa mission de salubrité publique accomplie, notre héros en col blanc pourrait aller vendre son savoir-faire chez Total, et leur proposer de porter plainte contre Toyota ! En effet, ces casseurs de business viennent de sortir la “Prius 3”, qui, même si elle n’est en rien une solution satisfaisante à la déplétion du pétrole et relève davantage de la philosophie de la “croissance verte”, consomme un peu moins de carburant qu’une voiture classique et cause de ce fait un préjudice commercial insupportable à nos pauvres compagnies pétrolières…


Casseurs de pub
La Décroissance
LPO
Le Grand Soir
Marianne 2
RESF
Siné hebdo
Vendredi
Ma galerie de photos
PhotoCool
Pas mal comme analyse.
Je ne connaissais pas Voltalis.
Ce qui n’est pas normal, en effet, c’est la privatisation de ce service public.
On s’aperçoit que, du moment qu’une entreprise est privatisée, ses objectifs sont loin d’être les mêmes.
Non à la privatisation d’EDF, ni à celle de la poste mais cela ne doit pas empêcher une gestion rigoureuse et intelligente
Ah ! Polluez plus, consommez plus d’électricité, c’est bon pour le marché, voire pour le futur business de la dépollution ! Mon pauvre Superno, tu refuses de comprendre tout l’intérêt du libéralisme appliqué !
[Ou alors, c’est que tu comprends trop bien, c’est pas mieux !!!].
@SuperNo.
Un petit REX (Retour sur EXpérience)personnellement vécu, mais c’était au siècle dernier (vers 1985), n’est-il-pas !
J’habitais à l’époque Metz, la grande ville lorraine.
Copropriétaire dans un groupe d’immeubles, et membre du conseil syndical, c’est dire.
Chauffage électrique ‘double circuit’, j’explique:
- un circuit ‘de base’ assurant, de mémoire, un 13 à 15° sur le ‘commun’,
- un circuit ‘individuel’, permettant à chaque occupant de chauffer aussi fort qu’il voulait, à ses frais,
- idée sympa, si ce n’est que pour trouver des radiateurs comme ça, bonjour!
Compte tenu de la ‘puissance’ commune, nous avions (la copropriété) un abonnement ‘moyenne tension’ auprès du fournisseur local, madame UEM.
Cet abonnement, de mémoire et en résumé, comportait 5 ‘horaires’ et tarifs différents:
- ‘été’, jour,
- ‘été’, nuit’,
- ‘hiver’, jour,
- ‘hiver’, nuit,
- JOUR DE POINTE, qui coûtait un max par Kwh, et obligeait à avoir une ‘puissance’ souscrite en conséquence.
Eh bien, le croirez vous, celle-ci (madame UEM sus-citée) nous a proposé un système hyper super génial, ressemblant fortement au boîtier de Voltalis, selon le principe suivant:
- un relais ‘Pulsadis’ (on trouve l’info ici, sur la toile: http://matthieu.benoit.free.fr/pulsadis.htm )installé dans chaque immeuble (4 dans notre cas)
- ce relais, à réception de l’info du fournisseur, coupait le chauffage de base, nous évitant de consommer au tarif fort,
- ce qui permettait de prendre un abonnement MOINS COUTEUX (car pour une puissance souscrite moindre)
- et de ne jamais consommer au tarif LE PLUS CHER (Heures de pointe, Jour de pointe)!
La fourniture et les frais de pose des 4 relais ont été AMORTIS EN 9 MOIS, visibles immédiatement sur la facture de madame UEM.
Et donc des économies PERENNES ad vitam aeternam.
J’ai donc fait, moi-même qui vous parle, du DURABLE il y a 25 ans, comme Mr Jourdain pour la prose, sans le savoir, quasi à l’insu de mon plein grè !
Pourquoi donc Mme UEM faisait ça? Probablement, je présume, parce qu’elle devait elle-même acheter l’électricité au prix fort pendant ces foutues HDP des JDP (Heures de pointe des Jours de pointe!).
Nous vivions une époque moderne, n’est-il-pas.
Le taulier avait lu L’Est Républicain avant qu’il ne soit dans les kiosques ?
http://www.estrepublicain.fr/franchecomte/hautesaone/une/art_1135536.php
@erick
La gestion me semblait au moins aussi rigoureuse et intelligente a l epoque ou edf etait une entreprise publique. Parce qu en ce moment… c est assez delirant.
En ce moment ils tournent autour du pot, ne sachant trop comment amorcer le virage de la privatisation totale sans s’attirer la colère des employés et celle (toute relative) de l’usager.
Il y a quand même une méfiance viscérale de l’usager à l’égard des ex-entreprises publiques privatisées, méfiance dont on ne peut pas dire qu’elle profite à la concurrence parasitaire. Par chez nous, ces fournisseurs dits alternatifs sont pratiquement inexistants.
En fait, je crois que tant qu’il y a encore possibilité de choix, l’usager attend de voir au lieu de se manier la rondelle pour conserver cette liberté de choix à moindres frais. Quand c’est les z’élus qui choisissent pour nous, comme pour l’eau courante et le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (qui s’explique par la sous-traitance de l’enlèvement desdites ordures à des boîtes privées et par la gestion du traitement de celles-ci par des sociétés dites d’économie mixte, où il faut bien entretenir toute une bureaucratie surpayée dans des locaux souvent luxueux et les z’élus locaux cumulards qui s’y partagent les postes de direction par voie de cooptation politicienne), l’usager se fait fataliste, mais les plus malins, ou les moins pusillanimes d’entre eux n’attendent qu’une occasion (un déménagement, par exemple) pour couper les vivres au racketteur avant de brouiller les pistes.
Ce qu’on ne faisait pas du temps du service public, où on trouvait toujours à s’arranger en cas de problème pécuniaire. Lorsqu’on sait qu’on sert à engraisser des actionnaires, on ne s’embarrasse plus de scrupules, sauf à être maladivement froussard. Tout ça pour dire que lorsque s’installe un système de concurrence parasitaire sur les besoins vitaux, les boîtes s’exposent à des tonnes d’impayés volontaires et involontaires voués aux pertes et profits.
C’est de bonne guerre et je trouve que ce serait marrant de savoir ce que cette course au profit par clientèle captive interposée coûte aux partis en présence…
@rigel
L’Etat est actionnaire d’EDF à 85 %
Mais l’a laissée s’endetter hors de proportion pour acquérir des exploitants à l’étranger dans l’esporit de leur refourguer des centrales EPR.
Pour information, le premier ‘prototype’ d’EPR est toujours en construction à Olkiluoto en Finlande (détails et aspects techinques et financiers ICI: http://fr.wikipedia.org/wiki/Olkiluoto)
Le français à Flamanville ne va guère mieux (ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Flamanville)
Les apprentis sorciers (et derrière Areva et Bouygues, tiens tiens) nous prennent pour des buses.
@Spécial Taulier
Cliquer sur les images qui représentent ‘chaise’ avec une photo de Xavier Bertand, c’est de plsu en plus difficile, le quizz de validation!
Un site intéressant à visiter (pas Flamanville, mais à propos):
http://www.asn.fr/lasn-en-region/division-caen/centrale-nucleaire-de-flamanville/avis-dincident-centrale-de-flamanvi
Par chez moi à Cadarache, c’est le niveau ground zero.
Je suis assez d’accord avec Anarchoïde, tout est bon pour discréditer EDF aux yeux de la population. Il faut finir de casser cette entreprise pour la livrer aux mains des prédateurs du CAC 40. A ce petit jeu Gadonneix est tout à fait dans son rôle lorsqu’il demande 20% d’augmentation des tarifs alors qu’il dilapide le pognon en rachetant aux USA et en Angleterre des entreprises de merde bien au-dessus de leurs réelles valeurs. Et puis le PDG de Voltalis est Mr Pierre Bivas…or celui-ci est un UMP bon teint puisqu’il fut conseiller technique d’Hervé Gaymard puis de Jacuqes Barrot. Alors il y a fort à parier que ses petites affaires devraient rapidement s’arranger tout à son avantage. Mais il y aura un peu moins de cirque médiatique pour amuser le peuple.
Scénario déjà éprouvé. On se souvient des archaïsmes (pas toujours faux) dénoncés à grand renfort de propag’ à propos de la Poste, de France-Télécom et de notre bonne vieille Sénecéheffe. Mais pas grand monde depuis pour dénoncer le chancre mou qu’est devenue l’entreprise France-Télécom depuis sa privatisation, ni pour se souvenir du lourd tribut payé par les britanniques à la libéralisation de leur rail, sous la mère Thatcher et ensuite.
On casse l’image de la boîte, on ne nous en montre que les aspects négatifs que l’on décrira comme relevant d’une autre époque, puis peu à peu on ouvre le robinet du marché non sans se réclamer de son attachement viscéral aux vertus du service public. Ensuite c’est la dégringolade au niveau de la qualité du service, de sa fiabilité, de sa maintenance, tandis que la facture de l’usager suit une courbe ascensionnelle, abonnement forcé en sus, au bon plaisir des z’actionnaires.
Creusons un peu sur Voltalis:
La société: http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=493103592
Dirigeants :
Pierre BIVAS:
http://www.oncosarthe.org/priv/asso/unhpc/2005/janvier_05/dmp_mission.pdf
http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=270 (sur le fiasco du dossier médical personnel)
Philippe SAUQUET, directeur Stratégie Gaz Electricité de Total ! ! (un philanthrope, probablement)
Bruno Heintz: ça c’est du jeu: http://www.mondespersistants.com/articles/F4-l-autre-pays-du-MMO:173/
Jean Marc OURY: l’immobilier, c’est du dur (et du sûr ?)
http://www.pariscotedazur.fr/archives/2007/12/13/1175-cannes-dominique-desseigne-et-jean-marc-oury-condamnes-solidairement
http://www.lexpansion.com/economie/les-grands-travaux-de-jean-marc-oury_784.html
Une petit société gentillette et indépendante, du genre de celles qui créaient l’informatique dans leur garage ? Pas vraiment !
Si vous avez un peu de temps, allez faire un tour ICI:
http://www.societe.com/societe/voltalis-493103592.html
Et gogolisez chacun des noms des dirigeants pour vous faire une idée de la boutique !
Pas vraiment des perdreaux de l’année qui réinventent l’eau tiède dans leur garage, pas vraiment.
Entre la Carte Vitale et le Dossier Médical Personnel, TOTAL, les jeux vidéos et l’immobilier, sans oublier la case ‘tribunal’, de quoi s’instructionner largement.
Dans le même genre, l’association MDRGF (Mouvement Pour le Droit et le Respect des Generations Futures) vient d’être assignée en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (dépendant de la FNSEA). Elle assigne en justice pour un “dénigrement du raisin de table suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de tables réalisées en novembre 2008 avec quatre autres associations européennes !”.
Voir
http://www.generations-futures.org/proces_generations_futures.html
Je sens que je vais bientôt être assigné en justice par Veolia environnement parce que ma poubelle est presque vide
J’ai une cousine qui bosse chez EDF depuis 25 ans environ.
Son rôle était à l’époque quelque chose du genre “conseiller aux entreprises”, le but étant d’expertiser tout ce qu’il fallait pour que les boîtes aient la facture d’électricité qui lui coûte le moins cher possible, en optimisant ce qu’il fallait optimiser et tout.
Bref, elle faisait elle aussi, quelque part, du “”“développement durable”“” à l’époque.
Et il y a 10 ou 15 ans, je ne sais plus, elle s’est mise à ne plus reconnaître son travail, car on lui demandait maintenant de faire le maximum de chiffre pour sa boîte, donc de convaincre les clients de commander les choses le plus cher possible.
Ben oui mais le service public c’est mal, alors…
Dans le système pseudo-libéralisé / régulé / découpé (etc …) de l’électricité en France, on arrive à des situations complexes qui font au final que la demande d’EDF se trouve être recevable et légitime du point de vue de l’entreprise.
Voir la déclaration et les explications de la CRE : http://www.cre.fr/fr/content/download/8808/155078/file/090709Effacementsdiffus.pdf
Et par ex, cet article : http://www.acspe.com/article-34040007.html
Bonjour,
j’ai pas tout lu mais je sais où il faut en venir:
créer une asso de consommateurs mécontents
qui veulent enfin avoir un statut solidaire pour contrer la fourberie d’edf,
et qui veulent pas quitter edf parce que c’est peut-être aussi son jeu,
qu’edf les a baisés et les baise encore,
et puis aussi parce que les nouveaux sont peut-être pires …
J’essaierai de mon mieux de coordonner l’accouchement de cette résistance au totalitarisme edf-
merci à tous pour votre suivi !