
[Contrairement à ce que je fais habituellement, je ne vais pas écrire d’une seule traite un compte-rendu exhaustif de cet événement. Les orateurs se sont succédé toute la journée, et il me faudrait plusieurs jours pour en rendre compte. Pour un blogueur, et encore plus pour un lecteur, un tel silence radio est insupportable…
Je vais donc scinder ce compte-rendu en plusieurs parties, dont la publication pourra être entrecoupée par des billets “normaux”.
Je précise qu’il ne s’agit pas forcément d’une retranscription fidèle des propos qui ont été tenus, mais plutôt d’une narration agrémentée de réflexion personnelles, et illustrée par des citations, généralement entre guillemets et en italique. Si des participants venaient à relever des erreurs, des omissions ou des aberrations, qu’ils me les signalent, les commentaires sont là pour ça !]
J’étais donc ce week-end à Lyon, pour assister à la deuxième édition du “Contre-Grenelle”, organisé par le journal “La Décroissance”. Avec mon camarade Vince (agriculteur bio sans terre !) qui m’a accompagné, nous étions donc au moins deux messins !
J’invite d’ores et déjà ceux qui ne savent pas quels sont les enjeux de la “décroissance” à lire le petit billet que j’ai récemment consacré à ce sujet.
Le premier “Contre-Grenelle” s’était tenu en octobre 2007, en réaction contre le fameux “Grenelle de l’Environnement”, cette pitrerie sarkozyste destinée à enfumer l’opinion publique qui croit, la naïve, que le gouvernement s’occupe d’environnement, cependant que l’idéologie de la croissance reste évidemment la seule boussole.
Je n’avais hélas pas pu y assister, mais j’avais écrit un billet basé sur le petit livre qui synthétisait les discours qui y avaient été tenus.
18 mois plus tard, alors que toutes les mesures du “Grenelle 1” ne sont même pas encore totalement votées, la “crise” est arrivée, et un “plan de relance” a été monté à la hâte, dont la plupart des mesures sont totalement contradictoires avec celles du “Grenelle”, et qui a pour principal intérêt d’ouvrir les yeux de la population sur la réelle estime dans laquelle Sarkozy et ses sbires tiennent l’environnement.
Dans cette période, nous avons également assisté à un glissement sémantique. Du “développement durable”, qui était facilement assimilable par tout le monde, nous sommes allègrement passés à la “croissance verte”, voire au “capitalisme vert”. Les économistes (mais aussi les politiques, les financiers, les chefs d’entreprise, les publicitaires) jettent le masque, et se révèlent tels qu’en eux-mêmes : alors qu’il était une gêne à la croissance, l’environnement devient désormais dans leur bouche fétide une opportunité pour au contraire faire plus de pognon. Et ça tombe bien, ça a toujours été leur seul objectif !
Si vous lisez “La Décroissance”, ou si vous suivez ce blog, vous savez que cette “croissance verte” est totalement ridicule et nuisible (on ne soigne pas le mal par le mal), mais aussi qu’elle est vouée à l’échec. L’économie actuelle est totalement dépendante du pétrole, et la disparition progressive mais prochaine de cette énergie entraînera mécaniquement et inévitablement l’écroulement total de toutes les industries qui en dépendent, comme l’automobile ou le transport aérien, mais aussi, comme un chateau de cartes, de la plupart des autres secteurs de l’économie.
C’est donc dans ce contexte de “Capitalisme Vert” que s’est tenu le “Contre-Grenelle 2”.
Commençons par noter l’absence quasi-totale de la presse, pas de “Progrès de Lyon”, pas de “France 3”. Aucune annonce préalable n’avait d’ailleurs été faite. Par acquit de conscience, j’ai néanmoins acheté le Progrès dimanche, j’y ai trouvé des articles passionnants d’une demi-page sur le nouveau manège devant le parc de la tête d’or, ou l’opération “payez en francs” des commerçants d’une bourgade de la Loire… Mais pas une ligne sur le “Contre-Grenelle”. Bah, il ne faut pas se plaindre : en Corée du Nord, cette réunion aurait carrément été interdite !
Il faudra donc se contenter du journal “La Décroissance”, sans doute de quelques blogs comme celui-ci… Peut-être aussi le “Parti de Gauche”, très présent dans la salle, fera-t-il un compte-rendu sur son site.
[EDIT : il ne faut pas désespérer ! Une longue interview de Paul Ariès dans Libé (y compris la version papier !)
Et d’autres compte-rendus sur les blogs :
- Sur Charlie Enchaîné
- Chez Fab
- Comme c’était prévisible vu les moyens apportés par le Parti de Gauche, le compte-rendu très complet et avec photos sur le blog de Corinne Morel Darleux
]
[je précise que cette photo a été prise avant la reprise de l’après-midi, et que la salle était bien pleine comme un œuf de poule bio, sans compter les participants qui ont dû rester à l’extérieur !]
Cette censure n’a pas empêché une foule nombreuse de se presser dans le 6e arrondissement de Lyon (ironiquement, c’est le quartier le plus bourgeois de la ville) : il devait y avoir plus de 800 personnes, et tout le monde n’a pas pu rentrer dans la salle Victor Hugo. Qu’à cela ne tienne, la plupart des conférenciers, après avoir parlé devant la salle comble, ont réitéré leur discours à l’extérieur, devant le reste des participants !
Première observation intéressante, la population présente ne se distingue guère de la masse des “gens normaux” ! Je veux dire par là qu’il n’y a pas d’homme des cavernes, de femme des yourtes, de ces caricatures que la télé ne manque pas de nous montrer avec complaisance dès qu’il s’agit de décroissance. Il y avait sans doute un peu moins de téléphones portables ou de chaussures de marques… Ah, si, une étrange différence toutefois : des peaux presque uniformément blanches. Je n’ai pas d’explication à ce sujet, je ne fais que constater.
Paul Ariès est politologue. Dans le journal “La Décroissance”, il s’occupe des rubriques “politique” et “international”. Il édite par ailleurs le journal “Le Sarkophage”, “contre tous les sarkozysmes”. Il est également écrivain prolifique. C’est enfin un excellent orateur, qualité indispensable pour faire passer ces idées à la télé, du moins si un jour il y était invité…
Paul Ariès entame son exposé en rappelant que le “Grenelle” a signé “la mise à mort de l’écologie politique”, sous la houlette du “triumvirat Sarko-Borloo-Hulot”. En effet un spectateur peu attentif et un peu naïf pourrait croire que ces gens font de l’écologie. Oui, “l’écologie est partout, mais elle est totalement polluée”.
Déjà, le développement du nucléaire n’a même pas été discuté au “Grenelle”. Préalable non négociable. Il n’est pas compliqué de comprendre que l’idéologie du nucléaire, même si on met de côté ses inconvénients dont il sera question par la suite, suppose une vision de la société et de l’économie toute tendue vers la hausse de la consommation.
L’écologie de ces gens-là, c’est donc “le nucléaire, les OGM, les autoroutes, la prime à la casse, et le ministère de la relance”.
Comme je l’ai déjà expliqué de multiples fois, la décroissance est inévitable pour de simples raisons mathématiques accessibles à un élève médiocre d’école primaire (“Il n’y a pas de croissance infinie de possible dans un monde fini”), et parce que la croissance actuelle repose en quasi-totalité sur une ressource naturelle, le pétrole, dont les premiers manques se sont déjà fait sentir, dont la fin est proche, et pour laquelle aucun substitut satisfaisant n’existe.
Mais la décroissance n’est pas seulement inévitable, elle est aussi souhaitable, pour des raisons philosophiques, il suffit de se poser la question : Dans quel monde vivons-nous ? Quelle vie de tarés est la nôtre ? “Métro-boulot-Mac Do-Dodo“ ? Ne sommes-nous pas victimes de la sacralisation du travail, et du “mythe de l’entreprise salvatrice” ?
Tel n’est évidemment pas le point de vue de ceux qui nous dirigent. Paul Ariès l’énonce, et ça fait peur. Pour lui, il est clair qu’ils ne renonceront jamais à la “croissance folle”. Ils savent pourtant qu’elle est condamnée. Mais non seulement ils s’y accrocheront jusqu’au bout, mais ils sont capables des plus effroyables âneries pour tenter désespérément de la retarder. D’où le culte de la “technoscience” et du “capitalisme vert”, rendu possible dans l’opinion par “le Cheval de Troie du développement durable”.
Puisque la pollution est un problème, ces gens-là préfèrent la marchandiser, et boursicotent avec les droits à polluer (on y reviendra aussi plus tard).
Et puisque la planète ne peut plus supporter la croissance en l’état, ces gens-là prétendent adapter la planète ! Paul Ariès énumère ces technologies folles : manipulation artificielle du climat en installant partout d’immenses miroirs censés réfléchir les rayons lumineux, dispersion de produits chimiques dans l’atmosphère, de poudre de fer dans les océans, stockage du CO2… Les fantasmes les plus fous de la technoscience ne sont rien d’autre qu’une fuite en avant désespérée pour retarder l’inéluctable, et n’ont qu’un seul but : préserver la “croissance” coûte que coûte, et refuser d’aborder les solutions douces, qui passent forcément par une décroissance énergétique et matérielle.
Le problème c’est que ces délires peuvent évidemment provoquer des dégâts encore bien plus graves, sinon irréversibles. Mais ils permettront aussi de générer des bénéfices colossaux pour les compagnies qui tenteront de les mettre en oeuvre. Et c’est bien là le but !
On parle beaucoup (trop) de la “grippe mexicaine”, mais aucun média ne constate que ce n’est qu’une conséquence directe de l’agriculture ultra-productiviste et de la mondialisation forcenée qui provoque d’incessants déplacements dans le monde entier.
“Le Capitalisme Vert, c’est l’âge d’or de la barbarie productiviste, et la technoscience, c’est l’ennemi”
Encore pire, ils envisagent désormais sans rire “d’adapter l’humain”. Après les OGM, voici les HGM (humains génétiquement modifiés). Je me permets de noter que bon nombre d’entre nous sommes déjà “chimiquement modifiés”, il n’y a qu’à voir la consommation affolante de psychotropes ou de somnifères qui seuls permettent à certains de supporter ce monde insupportable.
De la même manière qu’ils modifient les gènes des végétaux pour leur conférer des particularités qui favorisent le profit de l’industrie agro-alimentaire, ces gens-là en sont maintenant à envisager de modifier les gènes des humains pour en faire “des forçats du travail et de la consommation”. On peut aussi trier les embryons, pour sélectionner ceux qui seront les plus adaptés à ce joyeux mode de vie, et éliminer les autres.
Des travaux sont en cours pour lire dans nos cerveaux (un Sarkozy se délecterait de cette possibilité), voire même d’y écrire.
“Le capitalisme vert, c’est l’âge d’or du viol des consciences. Le capitalisme vert, c’est tout sauf une société faite pour les humains”.
Et Paul Ariès de conclure par cette citation, que j’ai déjà entendue de la bouche de mon capitaine lorsque j’étais à l’armée en 1987 : “vouloir comprendre, c’est déjà désobéir”.











Merci SuperNo de ce début de compte rendu qui compense avec bonheur mon absence au Contre Genelle II.
J’espère que la liste “Décroissance” & ses colistiers (dont peut être Paul Ariès pourront s’exprimer sur les média lors de la campagne des européennes.
(Hé, hé, on me voit sur la photo (la première, pas la seconde) mais je ne dirai pas où. J’avais cru comprendre que les appareils photos n’avaient pas droit de cité à l’intérieur. À moins que Superno ait eu une accréditation spéciale ?)
Dans le petit film de présentation sur le site contre-grenelle.org, il m’avait semblé apercevoir Paul Ariès dans une émission de France 2 (Mots croisés ?).
En tout cas, voici un très bon compte-rendu de l’intervention de Paul Ariès. Je suivrai attentivement les autres comptes-rendus d’intervention.
Pour ma part, j’ai écrit un court article sur l’intervention d’Aurélien Bernier sur les fameux droits à polluer, sujet qui m’a particulièrement interpellé. Lire ici : «Le carbone est-il soluble dans la finance mondiale ?».
Pour être tout à fait complet, je signale un autre compte-rendu très bien fait de ce contre-Grenelle : http://chezfab.hautetfort.com/archive/2009/05/02/contre-grenelle-2.html.
Voici le lien de l’émission “Mots croisés” dans laquelle Paul Ariès intervenait :
http://mots-croises.france2.fr/35774682-fr.php
Swan.
“vouloir comprendre, c’est déjà désobéir”
Le contraire est il vrai ?("Désobéir, c'est déjà vouloir comprendre").
Cette conf t’a-t-elle donné envie de voter pour Europe-Écologie, ou au contraire plutôt pas ?
@Freddi
Je n’ai pas d’info au sujet d’une éventuelle présence de Paul Ariès sur les listes “Europe-Décroissance”. D’après ce que j’ai compris, il ne soutient aucun mouvement en particulier, mais les encourage tous à porter la voix de l’écologie politique et de la décroissance.
@Jeddo
J’eusse été heureux de te saluer ! Mais il y avait vraiment foule et il était difficile de reconnaître quelqu’un, surtout quand on ne l’a jamais vu !
Pour les photos, je n’ai lu ni entendu aucune consigne. J’ai essayé comme d’habitude de me faire discret, j’ai du matériel qui me permet de faire des photos de loin et sans flash, et personne ne m’a fait de remarque à ce sujet.
Merci pour les liens, je vais ajouter au fur et à mesure tous ceux qui rendront compte de cette conférence. Et je partage ton avis, le sujet sur la marchandisation du carbone était l’un des plus intéressants de la journée.
@Jide
Oui, désobéir implique d’abord de comprendre !
La conférence avait plutôt pour conséquence, sinon pour but, de degoûter d’Europe-Ecologie ! J’en reparlerai dans la suite…
Un petit commentaire sur la bourse des droits à émettre du CO2 (et autres CH4 et N2O), en espérant ne pas trop empiéter/anticiper sur les prochains billets de SuperNo.
Je ne me souviens plus très bien des chiffres que j’ai lus l’autre jour, mais j’ai les ordres de grandeur en tête. Il faudrait que le droit d’émettre une tonne de CO2 ait une valeur de 40 € minimum (valeur au delà de laquelle les énergies fossiles ne sont plus rentables), or la tonne de CO2 vaut aujourd’hui moins de 10 € sur le marché. Conséquence : les industries ne misent pas du tout sur les énergies renouvelables, ce qui était pourtant l’un des objectifs de ce marché initialement.
Ce qui m’inquiète le plus dans la “gestion” des émissions de CO2, c’est l’enfouissement en sous-sol à proximité du lieu de production.
Je pense que c’est cette solution de l’autruche qui risque d’asphyxier les populations à la moindre fuite…Bizarre car personne ne parle de ce risque?
Un reportage trés interessant la semaine dernière dans l’émission “envoyé spécial” sur France 2 sur les désobéissants dont il est question dans ce billet: http://dailymotion.virgilio.it/video/x963p3_envoye-special-les-desobeissant-12_news?from=rss
Même si le sujet était trés délicat sur une grande chaine du service public à une heure de grande écoute, j’ai trouvé le ton du reportage plutôt positif !
Il y a encore de l’espoir…
@chtilucru
Vu aussi l’émission de FR2.
Malheureusement, bien trop incomplet pour aborder un tel sujet. Et la ‘réduction’ nuit au discours nécessaire qu’il faudrait faire entrer dans le ciboulot de tous les français, en leur parlant bêtement et simplement POGNON !
Exemple ‘léger’, pour rire:
http://www.rue89.com/enquete-produits-light/2009/05/03/taillefine-leau-qui-fait-maigrir-bientot-bannie-des-rayons
@SuperNo
Ce qui me tue dans tout ça, c’est le total éparpillement des initiatives.
Et, bien sûr, la tendance nombrilo-franchouillarde de créer un mouvement/blog/parti/tendance/. . qui passe plus de temps à casser du sucre sur le voisin proche (voir les différents centre-gauche, gauche, verte-gauche, gauche de la gauche, extrême gauche) permettant au nabot de l’Elysée, sans avoir encore déposé la moindre liste pour les Européennes, d’être en tête dans les sondages !
Ces politicaillons me débectent de plus en plus.
@NoviceNo: Accorder le droit de payer pour polluer, c’est accorder le droit de pisser dans la gourde commune en plein désert.
C’est non négociable, et sera pourtant (âprement) négocié…
@Chalonnais
Assez d’accord avec vous en terme de stratégie électorale mais je pense réellement que le principe de décroissance est non négociable et sera probablement la grande nouveauté du XXIème siècle.
On voit ce que les alliances ont eu comme conséquences pour les verts: très peu de changement dans notre société, du greenwashing partout et un grenelle de l’environnement à faire retourner dans leurs tombes tous les initiateurs du mouvement écologiste.
En fédérant les forces dites de gauche on pourrait certes “mettre la misère à Sarkozy” dans une élection sans enjeu sur son mandat.
Mais après, quels rapports y a t’il entre un Besancenot, une MG Buffet, une Martine Aubry avec la Décroissance?
Nada, nichts, que dalle pour l’instant.
Entre le lièvre & la tortue (ou l’escargot), je préfère la lenteur plutôt qu’une victoire avec de faux amis.
De plus en s’isolant sur une liste à part, le message de la décroissance dans les média sera surement plus audible.
@Freddi
La décroissance est encore aujourd’hui une ‘niche politique’, malheureusement, même si je partage une très grande partie des idées émises.
Il ne suffit malheureusement pas d’avoir raison le premier et tout seul, il faut que ces ‘valeurs’ soient portées par d’autres pour avoir une chance d’aboutir à la table des négos !
Alors, faire de l’entrisme, négocier, discuter, argumenter, oui, mais avoir des élus, des porte-paroles / porte-voix ce serait bien mieux !
Freddi et Chalonnais, vous avez une discution fort intéressante, et qui pose bien le problème compliqué dont on discutait avec mon chéri, choisir entre une alliance de toute la Gauche pour disposer des élus et du “pouvoir” nécessaire pour faire bouger les choses (s’associer sans se perdre, concilier des courants et des pensées pas toujours très unifiables sans voir disparaître les idées essentielles de chaques courants) ou rester seul, ne pas se pervertir ou dénaturer ses propos mais isolé et peut être sans trop de possibilité d’avenir. Telle est la question! Et je ne pense pas qu’il existe de bonne réponse.
Lancement d’une pétition “Pour un Salaire Maximum”
http://www.marianne2.fr/Un-Appel-pour-le-salaire-maximum_a179349.html
ah ! merci, Jean ! je venais pour la signaler.
Comment faire encore confiance à la Gauche, de pouvoir et extrême, après toutes ces années où elle s’est totalement désintéressée des exclus ? J’ai vu Besancenot se faire huer dans une cité pourrie de la région PACA où le chômage, tous âges confondus, doit avoisiner les 75%. Je me suis fait censurer à plusieurs reprises sur le site Bellaciao dès que j’osais évoquer le silence de cette gauche qui, sur ce site du moins, continue à délirer en circuit fermé sur de belles théories inconsistantes, tout au long d’éternelles assemblées générales et autres réunions itératives, mais qui jamais ne dit mot à propos des conséquences vécues de l’exclusion sociale et de la pauvreté planifiée. Quant aux actes, je préfère me taire.
La Gauche, les gauches, les syndicats dits de gauche, continuent de laisser de côté les gens qui (sur)vivent sous le seuil de pauvreté. Du coup, ceux-là ne leur accordent plus le moindre crédit. Allez visiter des sites tels que ceux du Collectif RTO, des Ni pauvres ni soumis ou du Conseil National de la Résistance
… Vous comprendrez ce qu’est la désaffiliation, que l’on pourrait dénommer aussi le nihilisme politique. De cette situation, la Gauche porte la lourde responsabilité.
http://www.collectif-rto.org/
http://www.nipauvrenisoumis.org/
http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/
Très heureux de voir ce genre d’initiative, il est plus que temps! la communication passe très bien par internet, je crois que cet outil créé pour la mondialisation va les déservir( paradoxe)