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Mar172009
22:16 (Vu 1780 fois)

Retour sur le séjour scandaleux de Sarkozy au Mexique

A la vôtre, les prolos !

(à la vôtre, les prolos !)

On m’excusera de m’abaisser à mon tour à parler de choses aussi petites et misérables, mais à y regarder de plus près, la situation est plus grave qu’il n’y paraît.

On ne connaît hélas que trop bien la propension maladive de notre Minus à mener une vie de milliardaire, c’est même le seul but de sa vie, et le trait de caractère qui régit et explique son comportement. Et manifestement, lorsqu’on le lui propose, le naturel reprend le dessus et il ne sait pas dire non.

Rappel des faits : Sarkozy s’est rendu en visite officielle au Mexique, où il a notamment rencontré l’ultralibéral, privatiseur de son pays au profit des multinationales américaines, et accessoirement catho intégriste président Felipe Calderón. Jusque là, pas grand chose à dire, après tout c’est son job.

Voici ce qu’en disait Reuters avant la visite :
Nicolas Sarkozy effectue lundi une visite d’État au Mexique pour donner un nouvel élan à la coopération avec un pays très proche de la France sur les grands dossiers internationaux mais qui reste pour elle un partenaire économique mineur.

Le chef de l’État sera accompagné pour l’occasion par une délégation de grands patrons membres d’un groupe de réflexion franco-mexicain chargé de formuler des propositions pour développer des liens d’affaires.

En attendant, des contrats en matière de sécurité - des hélicoptères et un système de surveillance par caméras pour la ville de Mexico - devraient être signés par les groupes EADS et Thales à l’occasion de cette visite qui sera précédée par des entretiens privés dimanche soir entre Nicolas Sarkozy et son homologue Felipe Calderon.

A l’Élysée, on a indiqué que ces entretiens devraient être l’occasion pour le président, qui est accompagné de son épouse, d’aborder le cas de Florence Cassez, une jeune Française emprisonnée au Mexique pour enlèvements et possession d’armes - des faits qu’elle nie.

Le président mexicain a déclaré que la jeune femme, dont la condamnation vient d’être ramenée en appel de 96 à 60 ans de prison, pouvait encore déposer un recours auprès de la Cour suprême ou demander son “transfèrement” en France pour y purger sa peine en vertu des conventions internationales.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu jeudi le père et un avocat de Florence Cassez, fera “ce qui peut être utile” pour celle-ci en tenant compte de “la grande sensibilité des Mexicains” sur ce dossier “extrêmement médiatisé”, a-t-on indiqué à l’Élysée.

Vue de Paris, cette visite, la première d’un chef de l’État français depuis dix ans, doit surtout être l’occasion de mettre un terme au “paradoxe franco-mexicain”, à savoir qu’il existe une “vraie amitié” et une grande convergence de vues entre les deux pays mais aussi “un déficit de réalisations concrètes”.

Donc officiellement, il s’agissait de vendre des armes et accessoirement de tenter de rapatrier une prisonnière française condamnée à une peine moyenâgeuse. La routine, quoi.

Sauf que… Reuters précise que Sarkozy serait accompagné de Madame… Mais ne précise pas que le couple partirait en fait deux jours avant, pour passer un petit moment en privé sur place.

Le retour sera plus difficile : on apprend que la visite a été un fiasco, quasiment rien de signé, et Florence Cassez est toujours dans les geôles mexicaines. Mais s’il n’y avait que cela ! On apprend ensuite que Sarkozy s’est gobergé aux frais de la princesse pendant tout le week-end dans une résidence de luxe, séjour qui aurait coûté dans les 50 000 euros (pour 2 jours…).

Quelques journalistes plus curieux que les autres se sont inquiétés de savoir qui avait payé la douloureuse… Vu la fortune de Madame Sarkozy (capable de payer à son minimari une montre de la même valeur) et le triplement auto-accordé du salaire de Notre Président, un naïf aurait pu croire que c’était sur ses deniers personnels… Mais non, évidemment : comme son prédécesseur à l’Élysée, ça lui ferait trop mal au cul de sortir un euro pour ce genre de choses. Réponse officielle : c’était une invitation de Calderón !

Information non confirmée par l’intéressé, et pour cause : c’est complètement faux ! Le pire c’est que la vérité est connue, et que Sarkozy a en fait été invité par un dénommé Roberto Hernandez Ramirez, milliardaire à la réputation sulfureuse, qui aurait notamment, selon rue89 fricoté avec les trafiquants de drogue locaux.

Le Premier ministre français François Fillon, qui est pourtant probablement plus intègre que son patron (ce n’est pas difficile !), n’a pas d’autre choix que de se discréditer en qualifiant la polémique de “ragots”…

On constate de surcroit le silence assourdissant des deux principaux JT : celui de TF1, chaîne qui appartient à l’ami du Président, et celui de France 2, chaîne dans laquelle le président est désormais comme chez lui.

Pourtant, quelques journalistes persiflent (comme disait Peyrefitte en mai 68) : Jean Michel Aphatie, que l’on a connu moins insolent, se lâche sur Canal + :”On espère qu’il n’y avait pas trop de cocaïne dans la maison”.
Même Christophe Barbier, le pote de Carla, suppôt patenté du libéralisme, dit des choses très sévères et très justes en même temps”

Le seul à le défendre, c’est l’impayable Frédéric Lefèbvre, le pitbull de Sarko, qui répond à Aphatie :
Chacun sait que c’est le président de la République Mexicaine qui a invité le président Sarkozy […] Il y a eu beaucoup d’assimilation Sarkozy-narcotrafiquants… Vous y avez d’ailleurs participé, je vous ai entendu parler de poudre blanche. Je considère que salir quelqu’un comme Nicolas Sarkozy en lui faisant des procès de ce type c’est scandaleux

Fredéric Lefèbvre qui emploie le mot “scandaleux”, c’est un peu comme quand Pablo Escobar employait le mot “Cocaïne”. Travailler en tant que lobbyiste des casinotiers directement au ministère de l’intérieur, comme le faisait Lefèbvre quand Sarkozy était ministre, n’était-ce pas scandaleux ? Ignorer tout d’internet quand on prétend devenir secrétaire d’État chargé de l’économie numérique, n’est-ce pas scandaleux ? Affirmer que “la dénonciation est un devoir républicain”, c’est pas scandaleux ? Ramener en permanence sa grande gueule sur toutes les télés, toutes les radios, pour défendre l’indéfendable, n’est-ce pas scandaleux ? La vérité, c’est que Lefèbvre est un scandale à lui tout seul, et que sa présence à ce poste est totalement psychédélique et révélatrice du fait qu’une clique paramafieuse majoritairement issue d’un département de l’ouest parisien a totalement pris le contrôle d’un pays prétendument démocratique dans lequel il fait régner l’omerta et la terreur.

Roberto Hernandez Ramirez, l’hôte de Sarkozy, était le président de la Banamex. La Banamex n’est pas un planteur de bananes (ça n’aurait pas arrêté Sarkozy pour autant, le ridicule ne tue pas !), mais une banque, la plus importante du Mexique. Cette banque a ensuite été rachetée par Citigroup, société américaine qui est si je ne m’abuse la plus grande banque du monde, rien que ça… Roberto Hernandez Ramirez est membre de son conseil d’administration. Je ne sais pas à qui pensaient les Guignols de l’info quand ils ont inventé la “World Company”, mais Citigroup eût assurément été un bon modèle.

Au fait, n’est-ce pas le même Sarkozy qui est tout fier de participer prochainement au sommet du G20 aux côtés (enfin, un peu en-dessous, plutôt) d’Obama, et de trouver une solution à la “crise financière” ? N’est-ce pas lui qui parlait, fier comme s’il avait un bar tabac, de “refonder le capitalisme” ? N’est-ce pas lui qui est censé prendre des décisions qui vont fortement influer, et pour des montants exprimés en milliards de dollars, sur les intérêts des banksters, et a fortiori sur le plus important d’entre eux? N’est-ce pas lui qui prétend vouloir supprimer les “paradis fiscaux”, qui abritent quasiment tous des filiales de Citigroup ?

C’est donc fort de cette responsabilité, avec un sens de la pertinence et de l’à-propos tout à fait sidérant, que le même Sarkozy va sous le soleil du Mexique se faire reluire le vermicelle en compagnie d’un ex-mannequin dans le jacuzzi aux robinets d’or massif  de l’une des nombreuses villégiatures de Môssieur Roberto Hernandez Ramirez, dirigeant de la première banque concernée par ses décisions, en plus d’être dealer putatif !

Que dirait-on d’un Sarkozy qui se ferait inviter dans une des villas de Don Vito Corleone en Sicile à la veille d’un sommet mondial contre la mafia ?

J’ai beau chercher dans mon vocabulaire, c’est tout de même le mot “corruption” qui me vient le premier à l’esprit ! En plus du mot “provocation” ou de l’expression “foutage de gueule éhonté” quand les usines ferment, quand les salariés, ses électeurs,  perdent leur boulot à raison de 3000 par jour et que les autres commencent à numéroter leurs abattis !

Ce tout petit mec est une honte, un défi à toute grandeur, à toute droiture, à toute probité, à toute pudeur ! Le pouvoir l’aveugle et l’enivre, il ment comme un arracheur de dents, il est corrompu jusqu’à la moelle ! Seule la destitution est une réponse à la hauteur, que dis-je, à la bassesse de la situation.


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