
Ce blog a ses têtes de turc et ses sujets récurrents. Les habitués connaissent ainsi ma grande admiration pour le Modem et son chef Bayrou. Ils savent aussi l’estime que je porte à cette fabuleuse aventure de l’ouverture des marchés à laquelle à participé Poweo, ainsi qu’à la vision prodigieuse de son patron Beigbeder, ce bienfaiteur de la planète.
Mais en ce moment, j’avoue avoir une tendresse particulière pour Natixis, dont les ahurissantes péripéties politico-financières et le cours de bourse à peu près parallèle à celui de la trajectoire du Titanic le 15 avril 1912 animent périodiquement l’actualité. Aujourd’hui encore, la valeur s’est encore pété la gueule, - 10.95%. L’action fourguée aux clients des Caisses d’Épargne et des Banques Populaires à 20 euros il y a 2 ans, est ce soir à 0.846, son plus bas historique. En attendant pire.
Il se trouve que je suis allé hier dans l’immeuble de Natixis situé à Luxembourg dans le quartier du Kirchberg (cf photo), immeuble qui héberge également d’autres sociétés, (comme Pfizer, dont Natixis aurait bien besoin des produits pour redresser ses comptes !). Eh, oui, vous les clients de la Caisse d’Epargne, cette banque de bons pères de famille et de modestes retraités : vous croyiez sans doute que l’écureuil gardait vos noisettes jalousement et efficacement pour vous les rendre un peu plus grosses chaque mois ! Détrompez-vous ! Il les envoie dans le monde entier, il joue avec, se les échange et se les balance dans la gueule avec ses autres copains écureuils… Et quand l’affaire tourne mal, il ne reste plus que quelques éclats. Ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de fanfaronner dans ses pubs télé, que vous payez également.
Eh oui, je ne me lasse pas de le répéter : avant d’envisager de fermer “les paradis fiscaux”, on pourrait commencer par demander aux dirigeants de nos banques françaises, ceux-là mêmes qui supplient le gouvernement de les arroser de fonds publics, ce qu’elles peuvent bien y foutre !
Le quartier du Kircherg est sorti des champs dans les années 60 et a d’abord abrité les institutions européennes (Parlement Européen, Cour de Justice, Cour des Comptes, BEI…), avant de connaître une deuxième extension depuis une dizaine d’années, et de voir pousser comme des champignons les sièges sociaux des banques qui ne tenaient plus dans le petit centre-ville de Luxembourg.
Il est assez “amusant” d’y reconnaître la plupart des établissements qui sont aujourd’hui dans la tornade de la déconfiture de la finance : Clearstream, qu’on ne présente plus (et qu’il est dangereux de présenter !) ; Fortis, la banque vendue à BNP Paribas sans consultation des actionnaires, et dont la situation est aujourd’hui très floue ; UBS, la banque Suisse qui a perdu des dizaines de milliards d’euros, et dont les contribuables suisses ont épongé les “actifs toxiques” (dont il sera question plus loin) ; la banque islandaise Kauphting, en cessation de paiement depuis octobre 2008… et quelques dizaines d’autres.
Et bien sûr Natixis, toujours dans les bons coups. Le Canard Enchaîné d’hier révèle que la succursale de la banque de M. Pérol ne s’est pas contentée de déclarer une perte de 2.8 milliards d’euros pour l’exercice 2008. Mais il a aussi (et surtout) révélé qu’elle détenait 31 milliards d’euros (6 Kerviels ou 51600 Vidsmics) “d’actifs illiquides”.
Pour ceux qui ne seraient pas versés dans les euphémismes financiers, “actif illiquide” (plus généralement dénommé “toxique”) signifie grossièrement et en bon français “merde invendable”. En clair, Natixis a acheté, dans le but de les revendre plus cher, pour 31 milliards de “produits financiers”, c’est à dire de titres, d’options, de parts de Hedge Funds et de machins tellement compliqués que personne de normal n’y entend rien, et c’est bien le but.
Les masques étant tombés, les subprimes étant passés par là, Natixis se retrouve donc en possession de bouts de papiers (ou plutôt de lignes avec des codes compliqués sur un écran d’ordinateur) dont la valeur n’est plus quantifiable puisque personne ne veut plus les acheter.
La base de toute transaction financière est que le prix d’un machin est celui qui permet une transaction entre un acheteur et un vendeur. Si vous voulez un exemple plus proche des réalités terrestres, un marchand de légumes peut fixer le prix de ses tomates à mettons 2 euros le kilo. S’il trouve des clients à ce prix-là, on pourra dire que le prix des tomates ce jour-là et à cet endroit-là est bien de 2 euros de kilo.
Mais si ces tomates sont pourries, plus personne ne voudra les acheter. Et si personne ne veut plus les acheter, le marchand pourra toujours les afficher à 2 euros le kilo, elles n’ont plus de prix et ne valent en fait plus rien. Ce sont des “actifs illiquides”, qui se transforment en fin de marché en perte sèche.
La situation de Natixis est un peu différente, car des “actifs financiers” se conservent souvent plus longtemps que des tomates, et la banque va pouvoir les garder dans ses comptes comme des boulets, dans l’espoir de pouvoir les revendre un jour. Mais si la situation perdure (ce qui n’est pas certain, mais reste l’hypothèse la plus probable), et dans le pire des cas (et en ce moment le pire est la norme), ce que Natixis a acheté pour 31 milliards d’euros ne vaut plus rien !
En comptabilité, c’est toujours un problème de décider quand on inscrit ce genre de choses dans le bilan. Il y a déjà eu des précédents, le plus célèbre étant Enron, dans lesquels la société affichait des bilans flatteurs, avec la bénédiction de cabinets d’audits réputés sérieux, alors que ce n’était plus qu’un gouffre. Suite à ces “fâcheux incidents”, les normes comptables ont évolué, ainsi que les règles d’imputation des “provisions pour dépréciation”.
En gros ces 31 milliards ne sont pas formellement perdus (“pas vendu, pas perdu” comme disent les boursicoteurs), mais on sait déjà que même dans le meilleur des cas une bonne partie de cette fortune ne sera jamais récupérée. Et cette perte devra bien apparaître dans le bilan un jour ou l’autre. Mais pas en 2008, manifestement.
Un bon conseil : surveillez bien Natixis, Pérol et Sarkozy : je commence à pressentir un “scénario à la UBS”, dans lequel on va faire racheter les “actifs illiquides” de Natixis par les contribuables (vous, moi, et surtout nos arrières petits enfants), dans une manoeuvre d’enfumage au cours de laquelle l’un de nos sphincters, toujours le même, va une fois de plus fonctionner à l’inverse du sens nominal, et sans que notre consentement ait été accordé…










je suis contente d’être pauvre! j’ai rien de plus à perdre. Mais évidement je suis solidaire de ceux qui vont se faire arnaquer (si ce n’est pas déjà fait) ma mère (on est à la banque pop, paix à notre compte) s’est déjà fait entuber sur son assurance vie… Suis bien de votre avis, les contribuables vont encore passer à la casserole et payer l’addition. Merci pour vos infos, suis moins con après les avoir lues mais plus énervée! on peut pas tout avoir.
Natixis … Natixis cela me dit quelque chose ha bah oui forcément c’est là que les agents … pardon : les SALARIES d’EDF GDF placent leur intéressement sur des plans plus ou moins risqués.
L’an passé, quelques mois avant la ‘crise’ le déblocage anticipé de l’intéressement n’a pas été rendu possible dans le cadre de la mesure exceptionnelle du petit Président …dommage ! Et maintenant les SALARIES ils n’osent même plus regarder leur intéressement tellement il est bas
De là à penser que certains décideurs voyants (extra lucides
) se pointer la crise, ne voulaient pas voir partir une épargne non négligeable il n’y a qu’un pas… que je ne vais pas franchir
Natixis ils peuvent crever sur le bord de la route la bouche ouverte je ne vais pas m’arrêter
Cette histoire de l’intéressement des salariés EDF-DGF fait penser à Enron, non ?
Et qui « auditait » les comptes d’Enron ? Arthur Andersen.
Et qui était Directeur Associé chez Arthur Andersen ? Éric Woerth, notre ministre du budget. Si, si !
Pourquoi plaindre les victimes ?
Personne ne les a obligées à acheter ces actions !
Je suis client de la Banque Populaire, il y a deux ans on m’a demandé si j’étais intéressé, j’ai dit non en précisant que je n’avais pas confiance dans la bourse…
C’est tout simple
C’est tout simple car tu possèdes déjà des informations sur ce qu’est la bourse.
Anecdote : lorsque j’étais au collège, des copains (dont les parents sont clairement de droite, UDF, puis Modem - la mère de l’un d’eux est d’ailleurs bien connue des Mosellans…) des copains, donc, possédaient déjà des actions et en vantaient les mérites ; en deux mots : argent facile. Ignorant tout des tenants et aboutissants du système capitaliste, j’étais séduit, avec toute la naïveté de mes 13 ou 14 ans, par cette possibilité de gagner des sous “comme ça”. Ma mère m’a heureusement refroidi dans mon élan spéculateur en m’expliquant sommairement que ce n’est pas si reluisant que ça.
Pour conclure que ce ne sont pas les “victimes innocentes” qu’il faut fustiger - celles qui achètent en connaissance de cause n’ont qu’à assumer, elles, nous sommes d’accord -, mais bien ces charognards, les mêmes qui refourguent des prêts hypothécaires à des petites gens non solvables. Ils présentent à ces pauvres bougres une aubaine financière qui leur fait briller les mirettes, sans en expliquer le fonctionnement (exploitation du travail pour servir le capital, délocalisations qui vont avec, etc…) ni les risques encourus.
Pareil que lyonnais, sauf que moi j’affirme toujours que je REFUSE d’avoir quelque argent que ce soit placé en bourse, même indirectement. Je REFUSE les assurances vie, car je refuse de gagner de l’argent grâce à la spéculation qu’en a faite ma banque. Je REFUSE même d’avoir des actions de la boîte pour laquelle je travaille (on a été racheté par France Telecom) car je ne veux pas que mes actions aient monté, et donc que je me sois enrichi, parce que mon voisin de bureau a été licencié suite à un énième plan de sauvegarde de l’emploi (eeeerk).
Ce qui me vaut systématiquement des grosses tensions avec ma banquière, qui ne comprend pas…
Sinon, tout à fait autr chose, ce matin j’ai déposé ma fille à l’école un peu plus tard que d’habitude. Et j’ai donc vu le flot des voitures qui venaient déposer la progéniture. Et mon dieu, y a de l’argent en France ! Que de BM, de Mercedes, de 4x4, et souvent même de 4x4 BM !
Ya de l’argent, mais je sais pas où il est. Qu’est-ce qu’ils font dans la vie tous ces gens ? Moi j’ai un travail qui m’aurait valu il y a quelques années d’être considéré comme une catégorie aisée. Ben c’est plus le cas du tout, dis donc…
Et ca va pas s’arranger cette année, avec les 0% d’augmentation et les 400 euros de prime (pour 4 et quelque milliards de benefices, c’est bien reparti)
@volubulle (financière)
Le probléme, c’est que tout le monde va raquer, y compris les pauvres ! 31 milliards, ça fait grosso modo 500 euros par français, soit 2000 euros pour une famille de 4. Bien sûr tu n’as pas acheté d’action, mais tu le paieras sur la TVA, la baisse des remboursement de la sécu, ta retraite…
@Zigzornif
Attention quand tu dis que Natixis peut crever, car Natixis c’est le fondement (et les bas-fonds) de la Caisse d’Epargne et de la Banque Populaire ! Ca doit quand même concerner les noisettes de quelques millions de personnes…
Quant à l’argent des retraites placé en bourse, il faut se rappeler les sinistres gredins (toute la droite, le MEDEF… Tiens, qu’en disait Bayrou ?) qui, si ça n’avait tenu qu’à eux, nous aurait imposé ça ! On l’a échappé belle !
@Touchatout
J’en avais parlé là : http://www.superno.com/blog/2009/02/a-cote-de-la-plaque/ . Enron et Andersen ne s’en sont pas relevés, mais Woerth si !
@Lyonnais
Je ne plains pas les actionnaires ! La seule chose qui me retient de hurler “bien fait pour votre gueule !”, c’est que nombreux sont ceux qui se sont fait pigeonner par des “conseillers”, eux-même obligés de placer leurs actions Natixis à tour de bras ! Certains demandent des dédommagements… Je suppose que si l’action avait doublé, ils n’auraient pas proposé de partager !
Ceux que je plains, ce sont tous les autres, les clients “normaux” de ces banques, et les contribuables, qui tout en n’ayant strictement rien à voir avec tout ça, vont devoir payer l’addition… Alors que les “vrais” coupables vont garder leurs villas, leurs bagnoles, leurs yachts et leur mépris…
@CornedAurochs
Saine attitude ! Sauf que si un jour la bourse repart, tu verras les mêmes se précipiter sur les “actions bradées”, s’en foutre jusque là, revendre à temps, pendant que les “classes moyennes aisées”, qui entendront parler à longueur de journée de la nouvelle vigueur de la bourse, vont finir par acheter aussi (au son du violon), mais trop tard, et se refaire pigeonner ! Et ce sera reparti pour un tour…
…et pendant ce temps-là… Le Titanic poursuit son chemin vers la vase…
0.818€ (-3.76%)
On peut me dire “bien fait pour ma gueule” d’avoir acheter du Natixis, j’assume cette connerie. Premier salaire de premier emploi, un jeune conseiller Banque Populaire me fait ouvrir mon compte en banque, me propose 15 000 trucs, je signe, je ne comprends pas tout : parts sociétaires dans BPLC, du natixis, assurance voiture, PEL, assurance sur ma personne….
Je refuse l’assurance vie, le plan d’épargne retraite et la mutuelle, je trouvais que cela faisait trop. Ils arrivent même à me refiler un crédit à la conso dont je n’ai pas besoin parce que j’avais une crainte des banquiers : si je dis non et le jour où j’ai besoin d’eux, ils pourraient me dire non.
J’avais oublié que j’avais du Natixis jusqu’à la crise. Je ne vais pas me plaindre, y a pas mort d’homme. Si j’avais été retraitée et que c’était mes dernières économies que je plaçais naïvement en écoutant un trou du cul de banquier, là ça aurait été dégueulasse !
J’ai beaucoup appris avec ces histoires : 0 confiance en ma banque, je ne vais d’ailleurs jamais les voir et je coupe mon tél quand ma conseillère m’appelle. En ce moment elle veut me vendre un crédit à la consommation à 7%. Pour consommer quoi ??? Je m’en fous de consommer ! Je ne veux plus communiquer avec les banques !
J’ai retiré mon assurance auto de chez eux vu qu’ils m’en ont fait bavé pour aller à la concurrence et eux sont à l’écoute au moins !
Superno,
“les “classes moyennes aisées”, qui entendront parler à longueur de journée de la nouvelle vigueur de la bourse, vont finir par acheter aussi”
Pas moi en tout cas, non mais ! Je maintiens que ce n’est pas une question de risque pour ma part, c’est une question de philosophie ! J’accepterai PEUT-ETRE d’investir en bourse le jour où des lois seront passées, qui feront que quand on prend n% d’actions d’une boîte, on s’engage à y rester x années. En gros, quand la bourse récompensera le LONG TERME, et non les bénéfices immédiats et le plus souvent contre-productifs pour la boîte.
Il est là de toute façon le problème actuel avec les patrons du CAC40. Ils ne sont pas payés par la boîte, ils sont en somme payés par les actionnaires. Donc leur intérêt n’est pas la santé de la boîte, mais uniquement son cours d’action. On peut très bien imaginer un PDG, à deux ans de la retraite, faire piller littéralement une boîte pour que les actionaires bichent, et prendre sa retraite au moment où la boîte va s’écrouler définitivement.
Ca s’est déjà vu ? Ah oui c’est vrai
Qu’ils crèvent ceux-là aussi
Puisqu’on est dans le sujet de l’actionnariat, je fais une petite page de pub (dont je ne retirerai aucun intérêt, promis !) pour la Foncière Terre de Liens, dont je vous engage à aller lire les pages !
Je vous livre ici quelques extraits desdites pages :
“La Foncière Terre de liens est un outil d’investissement solidaire destiné à collecter de l’épargne citoyenne et à acquérir des terres” “qu’elle loue à des agriculteurs ou des porteurs de projets solidaires respectueux de l’environnement.”
“L’accès au foncier est devenu un frein au maintien et à l’installation d’activités agricoles et rurales respectueuses de l’environnement :
- 66 000 ha de terre sont artificialisés chaque année en France (l’équivalent d’un département de taille moyenne tous les 10 ans !).
- La spéculation croissante qui pèse sur ce secteur et la concurrence effrénée que se livrent les agriculteurs pour s’agrandir font disparaître 200 fermes chaque semaine.”
“Une fois achetées « collectivement » , ces terres ne seront plus jamais à vendre mais seulement à utiliser par des locataires successifs responsables. L’usage prime ainsi sur la propriété, empêchant le marché d’exercer une pression financière et écologique incompatible avec la pérennité des usages de ce bien commun trop précieux pour être dilapidé ou concentré entre quelques mains.”
“la Foncière Terre de liens (…) propose un autre usage de l’argent où être actionnaire ne signifie plus profiter d’une disponibilité financière pour faire fructifier son argent au maximum, mais de mettre à disposition cet argent sur le long terme, sans le perdre, en lui donnant du sens, une utilité précise en accord avec ses convictions.”
Là, votre argent sera utile et votre action aura toujours la même valeur !
Ben ça dépend.
Depuis hier jeudi, la planche à billets tourne à plein régime chez nos amis anglais. (la vraie cette fois ! C’est un peu technique mais celle qui permet à l’état anglais de se financer directement à tx 0 chez sa banque centrale. Cette planche à billet-là, y en a de plusieurs genres, celle que s’interdit d’utiliser l’Europe par le traité de Maastricht)
Enfin bref, qui dit planche à billet dit inflation. Et qui dit inflation dit dette de l’état qui s’use tout seule. Mais aussi l’épargne, c’est à dire en gros les banquiers et les rentiers, qui perd du pouvoir. Et les pauv’ salariés comme nous autres ne sont pas dans ces cas-là les plus grands perdants. Voire même sous certaines conditions… eh eh
Bon le raisonnement est un peu simpliste mais quand même !
Moi je dis vive l’Angleterre (dans un accès d’euphorie forcément parce que “vive l’angleterre” hein… Pourquoi pas vive la reine aussi !)
Les choses vraiment sérieuses commencent.
@SuperNo : ma (volu)bulle financière aurait fait moins de dégâts! et je me doute bien que tout le monde va raquer “Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est à dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres” Alphonse Allais. Et je ne me fais plus trop d’illusions sur la Sécu et ma retraite…
Je ne plains pas les gros actionnaires qui de toutes façons retomberont sur leurs pieds(pardon,leurs sous)un jour ou l’autre quitte en effet à ce que leurs copains politiques endettent de plus en plus “le bas peuple”.Je plains par contre les pauvres gens qui ont placé leurs 4sous d’economie pour en avoir 5 à leur retraite sur les conseils de leurs agents bancaires!Quoique parmi ces derniers il en était de plus honnètes que d’autres et qui évitaient de vous vendre de la m…ou qui vous prévenaient des risques!
Qu’on souscrive ou pas aux produits proposés par les banques, notre argent fini dans les mêmes circuits, à partir du moment où on le dépose sur un compte!
En le laissant sur le compte, l’argent ne rapporte rien, il se dévalue même!
En le plaçant, on peut espérer participer à la distribution!
Le système capitaliste est difficilement contournable, même les idéologies les plus à gauche l’utilise!
Mais le vrai capitalisme, c’est quoi? C’est réunir des moyens financiers pour mettre en place un outil de travail!
Ce qu’il faut maîtriser, c’est la répartition et l’utilisation de ces moyens financiers, et la répartition des fruits du travail!
Ce qui corrompt le système, ce sont tous les outils spéculatifs qui créent de l’argent fictif et volatile!
Mille personnes peuvent acheter et vendre successivement un lot de 50 tonnes de sucre, sans avoir l’argent pour le payer et sans voir un camion débarquer pour stocker la livraison dans le garage!
Petite question: Natixis a 31 milliards de trucs vérolés dans ses actifs! OK! Elle s’est fait avoir! Mais, elle les a achetés à qui? Et, si elle les a achetés, elle a bien dû les payer! Le vendeur a bien dû encaisser? Et là, ce n’est plus du virtuel!
Les actifs des marchés ont perdu des milliers de milliards, ainsi que les banques. Les Etats empruntent des milliers de milliards pour renflouer tout ça! Mais, à qui? A ceux qui ont vendu de la m…e à Natixis?
Quand une bulle implose, seul le dernier se fait avoir, mais tous les autres ont gagné!
Si Natixis avait eu le temps de refiler son paquet à Fortis, pour 40 milliards, son PDG aurait empoché 1 milliard de bonus! Il n’a pas eu de bol, c’est tout!
Dans une bulle spéculative qui implose, la somme des + égale la somme des -, or, on ne nous parle que des moins! On se demande si ceux qui ont empoché les + ne font pas exprès pour pouvoir ramasser le perdant à la petite cuiller et à moindre coût!
Identifions les gagnants et mettons les à contribution! Ils aiment bien jouer, c’est normal qu’ils passent à la caisse, et puis, un jour, ce sera peut-être eux les perdants!
Mais nous, on n’est pas invité à ce jeu, ce n’est pas à nous à consoler les malchanceux!
Excellent, merçi. Tu frappes fort et c’est très bien. Plus nous serons à mettre en cause se système financier qui asservi l’homme mieux cela sera. J’écrivais il y à quelques temps:
Qui aura le courage de remettre fondamentalement en cause ces salles de marché fabricantes d’illusions, ces produits financiers dérivés incompréhensibles même pour ceux qui les ont inventés, ce jeu de poker menteur sur un marché à terme détourné de sa véritable fonction ? Qui aura le courage d’arrêter ces enrichissements sans cause, ces détournements de finance au détriment de l’investissement productif et de la recherche.
http://www.jus-dorange.net/article-24355435.html
Bon bah l’article nous laisse sur notre faim. Une grande question nous taraude:
c’est quel sphincter qui est impacté, dans cette histoire?
le sphincter mou ou le sphincter strié?
Parce qu’il faut parler du problème en profondeur, dans ses moindres recoins.
Et aussi, est ce qu’à chaque achat d’action, un tube de vaseline sera offert?
Et enfin: on se pend tout de suite ou on attend un peu?
C’est fou ça, j’ai mon compte à la caisse d’épargne et ils ne m’ont jamais rien proposé! Doivent pas être très performants dans le village! Bon je ne vais pas jusqu’à dire que je suis jaloux de ceux d’entre-vous qui ont pu aller s’éclater en bourse, ou autres je ne sais quoi.
Plus sérieusement dans tous les commentaires j’ai retenu celui de Roger Jolly. Il dit que “c’est un peu technique”. Je crois en comprendre plus ou moins le principe: pourquoi l’inflation n’est pas bonne pour les rentiers et pas forcément si mauvaise pour ceux qui travaillent, comment un état avait la possibilité d’emprunter à taux 0 à sa banque central, avant la création de la bce et pourquoi il est maintenant obligé d’emprunter à des taux extravagants aux riches (qui bénéficient par ailleurs du bouclier fiscal [ce qui signifie qu’ils ne rembouseront pas par l’impôt]) … mais je dis bien je crois avoir compris. Si il y a un spécialiste de l’économie ici, ou quelqu’un qui aurait des liens très pédagogiques, merci d’avance.
En prospectant un peu on apprend aussi qu’il n’est pas exclu que la bce fasse tourner la planche à billets. Quelles implications?
Autre question, si l’état avait la possibilité d’emprunter à taux 0 (avant masstricht), pourquoi giscard a-t-il fait un emprunt indexé sur l’or en 73: 7,5Mds empruntés 90 remboursés?
@Messin (on se connaît ?)
Merci pour ce commentaire intéressant.
Tu as raison sur le fait que même quand tu laisses ton pognon “bêtement” sur un compte, dieu seul sait où il va aller… Mais si tu y déposes 1000 euros; en principe; même 10 ans après du dois les retrouver intacts (moins les divers et multiples frais qu’ils n’arrêtent pas d’inventer). Quand tu achètes 1000 euros d’action parce que le con-seiller ou ta propre avidité fait que tu en espères 2000, tu peux aussi te retrouver en slip, la preuve avec Natixis…
Le système capitaliste est difficilement contournable, c’est vrai. Mais malgré les difficultés, il faudra bien le contourner sans attendre qu’il ait fini de nous ruiner et de ruiner la planète ! Et parmi les partis de “gauche”, seul le P”S” s’en accomode parfaitement. Les autres n’en veulent plus !
Ce qu’il faut maîtriser ? Mais rien n’est maîtrisable dans ce système, la preuve ! La terre est au bout de ses ressources, plus aucun système basé sur la croissance infinie n’est viable !
La spéculation est effectivement une des pires saletés, mais explique moi comment tu veux l’interdire ? A partir du moment où tu peux librement acheter et vendre n’importe quoi à n’importe quel prix, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres !
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la “Vente à découvert” (VAD), qu’ils aillent voir la brutale remontée de Natixis dans les toutes dernières minutes de la séance de vendredi: ce sont tous les spéculateurs qui s’acharnent sur Natixis qui rachetaient leur VAD, faisant artificiellement remonter le cours, comme ils l’avaient artificiellement baissé pendant la semaine… Non seulement les VADeurs n’ont pas de sous, mais en plus ils vendent du sucre qu’ils n’ont pas !
Le boursicotage est un jeu à somme nulle tant qu’il s’agit de “vrai” argent. Mais comme cela se fait avec de la dette, de l’argent virtuel qui avait une valeur extraordinaire il y a quelques années encore, mais dont une bonne partie ne vaut plus rien maintenant, c’est bien un jeu à somme négative. Natixis a perdu, mais la plupart des banques aussi… A la bourse, il suffit d’une seule transaction pour fixer le cours d’une valeur. Et les millions d’autres qui possèdent la valeur peuvent tout perdre sans avoir rien vendu. Il n’y a pas de somme nulle là-dedans ! Natixis n’avait aucune chance de fourguer son mistigri ! Imagine qu’il n’y ait subitement plus de pétrole sur terre (ça nécessite juste un peu d’anticipation) : la valeur des bagnoles est subitement ramenée à zéro et elles deviennent toutes des “actifs illiquiddes”, invendables…
D’autre part dans une bulle qui explose, ce n’est pas “le dernier” qui perd, puisqu’il y a des millions de transactions. Simplement les institutions financières sont toujours les plus promptes à acheter et vendre quand c’est pertinent et sont surtout les mieux renseignées, de telle sorte que c’est toujours le particulier qui se fait rincer.
Cela-dit, des gagnants il y en a eu; ne serait-ce que dans un passé encore récent; et il serait effectivement bon de les faire contribuer !
Non, Super No, je ne pense pas qu’on se connaisse!
Tu peux laisser l’argent sur ton compte, mais au bout de 10 ans, il a perdu entre 30 et 50% de son pouvoir d’achat, voire énormément plus (on peut questionner les allemands d’entre les deux guerres ou les argentins!), moins les frais divers!
Dans le système en place, sur le long terme, la bourse est la plus sure valeur pour conserver son pouvoir d’achat, malgré les soubresauts parfois impressionnants, c’est pour cela que le système reprend toujours confiance à un moment ou à un autre, et ne tire aucune leçon des catastrophes subies et des dommages causés au commun des mortels. C’est un peu comme les jeux vidéos où tu peux te faire tuer cent fois et continuer à vivre et jouer!
La croissance est nécessaire parce que, par le crédit, on anticipe sur la création de richesse, à tous les niveaux, de l’Etat au particulier. On peut progressivement revenir aux principes de nos aïeux: acheter (consommer) quand on a la ressource correspondante! Interdire les crédits à la consommation, imposer des apports personnels de + en + importants pour les gros achats (immobilier, automobile, travaux….), tendre vers des délais de paiement nuls entre entreprises, idem pour les paiements des administrations, etc…. Tout le monde vit au-dessus de ses moyens! Un système sans crédit s’accommode très bien d’une décroissance!
Les instruments spéculatifs réellement nocifs et virtuels à l’origine de la crise actuelle sont relativement récents: il y a trente ans, n’existaient que des outils utiles pour se couvrir contre des risques réels: quand on savait qu’on devrait payer des achats en dollars dans trois mois, on les achetait tout de suite pour éliminer le risque de change; inversement, quand on savait qu’on encaisserait des dollars ultérieurement, on pouvait les vendre de suite .. Idem pour des matières premières! Il était même de bonne gestion de les utiliser!
Mais les saloperies actuelles, par exemple, où on tire le gros lot quand un emprunteur est défaillant: il est de la totale responsabilité du pouvoir politique de permettre l’existence de telles choses!
Quel que soit le nombre de transactions, il y a toujours un dernier détenteur au moment où ça pète! L’exemple de la voiture illustre bien la situation: l’enfoiré, c’est celui qui me la vendue et à qui je l’ai payée, sachant qu’il n’y aurait plus de pétrole! Et lui, avec mon argent, il a acheté une voiture électrique ou à hydrogène! Et moyennant rémunération, il me propose de me véhiculer à mon travail!
Ceux qui détiennent des titres mais qui n’ont pas participé à la spéculation et qui n’ont pas vendu, n’ont rien perdu: ils ont constaté une plus-value, puis une moins-value, ils n’ont qu’à faire preuve de patience: la bourse plonge vers les 2.000 points, mais elle remontera!
Rappel: le Cac 40 date de décembre 87:
-valeur de départ 1.000;
-plus haut vers 6.500 en juin 2000;
-chute vers 2;500 en février 2003;
-plus haut vers 6.000 en avril 2007;
-voisine les 2.500 en ce moment!
Malgré la tourmente actuelle, le plus endormi des boursicoteurs qui aurait laissé 1.000€ en récupèrerait 2.500! Ce n’est pas mirobolant, mais ce n’est pas la ruine non plus!
La valeur tangible et concrète de l’outil de travail, doit tourner entre 3.000 et 4.000! Le reste résulte de la spéculation!
A mon avis, il est impossible de sortir du système capitaliste, au sens historique du terme, et je ne vois pas ce qui pourrait le remplacer! De Fidel Castro à Mao, tout le monde le met ou l’a mis en oeuvre!
Par contre, les parasites spéculatifs doivent être éradiqués: ils ne servent à rien, mais sont d’une nuisance extrême!
Telle doit être la mission des politiques!
Eradiquer les outils spéculatifs + Progressivement, réduire le recours au crédit, quand on aura réussi à émerger!
Ces sont les deux leçons à retenir de cette crise! Et la tâche du G20!
Hooo messin, “allemands d’entre les deux guerres” (il en reste à questionner?), bourse, jeux videos, ça c’est de l’argumentation suivie de “Ceux qui détiennent des titres mais qui n’ont pas participé à la spéculation et qui n’ont pas vendu, n’ont rien perdu” … tout un programme!
Dès le départ il y a quelque chose qui cloche: “conserver son pouvoir d’achat”: ben non on peut vivre (harmonieusement) sans penser uniquement à ça! D’autant que TON pouvoir d’achat se construit au détriment de celui des autres!
Imagine la croissance que tu génèrerai si tu t’écrasais contre un platane au volant de ta bagnole. Je sais ça serait encore mieux si tu t’emplafonais une autre voiture de face!
@Messin
“Rappel: le Cac 40 date de décembre 87:
-valeur de départ 1.000;
-plus haut vers 6.500 en juin 2000;
-chute vers 2;500 en février 2003;
-plus haut vers 6.000 en avril 2007;
-voisine les 2.500 en ce moment!
”
—> En euro constant, non seulement le rendement n’est pas “mirobolant”, mais tu peux même dire qu’il est franchement très très mauvais !
A mon avis compte tenu de l’inflation de 87 à aujourd’hui, tu aurais en fait perdu beaucoup d’argent.
Et si tu n’est pas mort entre temps de crise cardiaque (trop d’émotions fortes) ou de malnutrition (trop de privation ?).
Et si tu as bien investi en 87 et non en 2000.
et si tu as eu les moyens financiers d’investir sur toutes les valeurs de l’indice et non plus comme généralement pour un petit porteur d’une poignée d’entre elles (hors SICAV).
Que de si…
Roger, m’est avis que la malnutrition ne fait pas partie des préoccupations de notre ami!
Ma référence à l’entre deux guerres, illustre la période inflationniste où il fallait une brouette de marks pour acheter un paquet de cigarette!
En euro constant, compte tenu d’une inflation de 52% sur la période, le gain est de (2.500:1,52)- 1.000 = 645, soit +64%sur 20 ans .
Je conçois que ce constat puisse donner de l’urticaire à certains, mais l’idéologie ne doit pas chasser l’objectivité!
Sans prendre parti, par rapport au sujet, que faire de son argent?
1)le mettre sous le matelas: mes 1.000 de départ ne vaudrons plus que 658!
2)les mettre sur un compte épargne: mes 1.000 vaudront toujours 1.000, à une vache près;
3)les placer sur un produit de “père de famille”: ils vaudront 1.645!
4)les dépenser tout de suite, mais quand je serai au chômage, je ferai la manche, et là, je m’adresserai au pouvoir d’achat de mon prochain!!
Mon pouvoir d’achat ne se bâtit pas au détriment de l’autre, il contribue à la construction du sien!
On peut vivre sans se préoccuper du pouvoir d’achat, mais je dirais plutôt “survivre”, et encore, parfois, on en meurt tout simplement! Partager la misère n’a jamais enrichi personne! Pouvoir d’achat ne veut pas dire enrichissement, c’est la capacité à échanger contre des choses qui nous sont nécessaires: si aujourd’hui, il me permet d’acheter une baguette par jour, je préfère éviter que demain, il ne me permette plus que d’acheter une demi-baguette!
Quel que soit le système, on a besoin d’un pouvoir d’achat dés sa naissance! Les réactions épidermiques à une certaine terminologie ne permettent pas de fuir la réalité! Une réalité bien antérieure à la mise en place d’un quelconque système capitaliste. Tu pêches deux poissons, tu manges le premier, le second représente un pouvoir d’achat qui va te permettre d’avoir des pommes de terre à ton prochain repas! En pêchant deux poissons au lieu d’un, je n’ai nui à personne, j’ai, par contre permis à quelqu’un qui ne mangeait que du pain, d’avoir du poisson à son menu!
@Messin,
je n’ai pas vérifié le chiffre de l’inflation que tu fournis, je te fais confiance.
Pour espérer vivre de tes rentes chichement à raison de allez un smic par moi, il te faut placer combien à 2.2% en mise de départ ? 1/2 million d’euros ! (hors impôts)
Mais pour reprendre ton scénario hyper-optimiste admets-le puisque d’emblée tu prends l’année 0 comme référence, entre autres biais irréalistes. Mais bon, ça ne fait jamais que 2.2% par an à un poil près pour un placemement sur 22 ans ! A ce rythme-là tu ne feras pas fortune, ça c’est sûr mon ami. Sauf si tu te retires à un sommet, là je reconnais. Enfin en même temps si tu n’avais que 1000 euros au départ, ça ne te ferait jamais que 6000 euros dans le meilleur des cas !
Mon ami, ce n’est pas très sérieux, en toute honnêteté.
@ messin: quand tu auras pêché le dernier poisson de la dernière rivière, mets-toi à la cellulose (pour grignoter les intérêts produits) …
Excuse-moi, Superno, je sors …Mon commentaire n’est pas de bon thon ! Je suis hors fil (de l’eau) .
La question de départ était de savoir quoi faire pour conserver à son argent, au minimum, sa valeur d’échange! Le fameux pouvoir d’achat! Pas de faire fortune!
Bref! On est d’accord!
Véro, si je n’en avais pas pêché pour toi, tu ne connaîtrais pas le goût du thon!
Et si tu ne l’avais cueillie pour moi, je ne connaîtrais pas le goût de la pêche!
Et on serait tous deux confrontés au scorbut!
Investir dans la pierre est encore ce qu’il y a de mieux à faire à mon humble avis. Mais je peux me tromper.
L’immobilier est, individuellement, lourd à gérer et à entretenir!
Collectivement, on retombe dans les bras de l’horrible système capitaliste!
Mais, le capital est sécurisé!
Déjà tout dépend de l’ordre de grandeur, je pense.
Mais qu’il s’agisse d’acheter sa propre maison voire même si tu es vraiment blindé un ou deux apparts en ville à mettre en location, c’est quand même très différent que de venir grossir les marché financiers en liquidités et ainsi renforcer la spéculation, les effets de levier, etc (un capital qu’il n’est même pas plus confortable de gérer au quotidien, du moins j’imagine. Mais là encore tout dépend de la masse à gérer ?)
Tu pourrais me dire que derrière la machine financière se cache l’économie concrête. Certes mais s’il s’agit d’acheter des parts de capital de multinationales, non seulement je ne suis même pas sûr que ce soit rendre service à ces entreprises lesquelles s’avèrent souvent incapable de gérer ces montagnes de fric efficacement mais d’un point de vue éthique…
Restent les bons du trésor si tu veux du sûr et confortable.
En fait j’irais même jusqu’à dire qu’investir dans la pierre, c’est au contraire l’acte anti-capitaliste par excellence ! Du fait que:
1/ tu immobilises du capital
2/ tout en pesant à la baisse sur les prix de l’immobilier (dans le scénario où tu fais construire pour mettre en location)
Et d’un point de vue éthique toujours, se loger reste un besoin vital pour l’humanité qu’aucun produit manufacturé ne pourra jamais remplacer.
Pas simple d’être riche, hein ? fiouuu
Et si en plus tu as une conscience…
Au risque de me répéter, vous pouvez aussi :
5) Souscrire une/des action(s) de la Foncière Terre de Liens. Une action vaut 100€ et vaudra toujours 100€. Aucun dividende n’est versé et l’action n’est pas cotée.
Avec ce capital, la Foncière acquiert des terres agricoles mises en vente qui ne seront plus revendues (elles sont de fait soustraites à la spéculation foncière) et qu’elle met à disposition de paysans via un bail environnemental qui implique pour le locataire le respect strict d’une charte environnementale, explicitement à pratiquer une agriculture biologique ou biodynamique.
Il s’agit là d’économie on ne peut plus réelle, et solidaire de surcroît !
à Messin : du thon dans la Moselle ? Dieux du ciel et des rivières !!! Et je profite de l’occaz qui m’est donnée (de faire une digression) pour dire que l’humanité a échappé au scorbut et aux méchantes bactéries bien avant la techno-science, sans les microscopes et Aventis. Avec des carottes et des choux bio par exempe, donc si vous avez trois sous à placer …. tous chez “Terre de liens” ! Ils en ont bien besoin pour préserver les terres cultivables. Savez-vous qu’un sol arable que l’on détourne à d’autres fins (habitat, industrie, voirie etc) ne redevient jamais un sol arable ….C’est pas moi qui le dis, c’est les podologues.
Sous les pavés, ya jamais un champ d’épeautre …