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Mar92009
13:44 (Vu 2535 fois)

Compte-rendu de la conférence de Hervé Kempf à Metz le 4 mars 2009

herve_kempf

J’ai hésité à faire dès à présent un compte-rendu de cette conférence, pour la simple et bonne raison que je n’ai pas encore fini de lire le livre qui lui sert de support !

Je m’y colle néanmoins, sachant que si j’attends, les souvenirs et l’envie seront sans doute passés ! L’exercice n’est pas simple, car je vais une fois de plus mélanger les propos de l’intervenant et mes propres pensées, qui peuvent, même si c’est rare, diverger. D’autre part, Hervé Kempf est sans doute mieux élevé que moi, et sa position honorable de journaliste dans le prestigieux journal “Le Monde” l’oblige à tenir un certain rang… Tel n’est évidemment pas mon problème !
Quand les propos et les pensées seront trop ouvertement les miens, j’essaierai d’écrire en italiques. Et si j’ai déformé, trahi ou omis, veuillez, après m’avoir pardonné, me le signaler !

pano_cgl

C’est donc accompagné de plusieurs centaines de personnes que  je me suis rendu dans le prestigieux bâtiment qui abrite le Conseil Régional de Lorraine pour écouter Hervé Kempf parler de son dernier livre “Pour sauver la planète, sortez du capitalisme”. Le “sortez” en lieu et place de “sortons” ne signifie pas qu’il s’en croit déjà sorti et attend les autres, mais est simplement la traduction de la distance nécessaire de l’observateur avec l’événement.

[Petit aparté, le bâtiment fait vraiment riche ! Si vous ne savez pas où passe votre pognon de contribuable, venez voir ici !]

tribune

Les hôtes de la soirée étaient Roger Cayzelle, président du Conseil Economique et Social de Lorraine (qui est la chambre consultative du Conseil régional et comporte 92 membres), et accessoirement blogueur,  et Marie-Jo Schatzle, présidente du forum-IRTS de Lorraine.

Marie-Jo Schatzlé commence par brosser un rapide portrait d’Hervé Kempf : journaliste au Monde, né en 1957, il a pu vivre l’évolution du capitalisme avant la fin des “Trente Glorieuses” et sa transformation depuis lors.

(J’ajoute que Hervé Kempf s’occupe du blog “reporterre.net”, qui a eu le bon goût de relayer certains de mes billets, et notamment la pétition contre Poweo-Toul.  Je vous invite à l’ajouter dans vos favoris !)

Roger Cayzelle salue l’assistance et notamment les élus présents nombreux ce soir : Les Verts Daniel Béguin et René Darbois, la “socialiste”  Marie Thérèse Gansoinat-Ravaine et bien d’autres plus obscurs ou que je n’ai pas vus.

sortez_du_capitalismeHervé Kempf commence en annonçant qu’il fait de la politique, mais pas au sens où on l’entend hélas habituellement (c’est à dire celui des guéguerres entre notables cumulards de différents partis qui sont par ailleurs à peu près tous d’accord avec le libéralisme).

Il parle de la hausse de la productivité, qui a été de 2% par an sur les 30 dernières années, après avoir atteint les 4 ou 5% durant les “trente glorieuses”. Ce qui fait qu’une heure de travail d’aujourd’hui, c’est 70% (pour moi 1.02 puissance 30 ça fait même 80% mais on ne va pas chipoter) de plus de production qu’il y a 30 ans. L’automatisation et l’informatisation sont évidemment passées par là, ce qui relativise ce qu’Hervé Kempf nomme une “supposée crise”.

Autre caractéristique du capitalisme, le transfert progressif des richesses du travail vers le capital. Hervé Kempf cite les travaux des économistes américains Carola Frydman et Raven Saks, qui ont étudié l’évolution du rapport des revenus entre les 3 dirigeants de 100 sociétés américaines rapporté au revenu moyen : pendant les “Trente glorieuses”, ce rapport est resté stable (environ 50) avant de s’envoler à partir des années 80 pour atteindre 300 en 2001, avant de chuter du fait de la crise boursière qui a suivi le 11 septembre 2001. Depuis, le rapport s’est à nouveau envolé (même si la “crise” actuelle va sans doute contrarier les desseins des riches !)

En 2002, le PIB mondial était de 32000 milliards de dollars (on en déduit au passage que les actifs pourris de Natixis valent tout de même un millième du PIB mondial de 2002 !), alors que la même année, la somme des transactions financières s’est élevée à 1000 000 de milliards de dollars, 30 fois plus !

C’est la période du flottement des taux de changes, qui va permettre la fortune de gros enculés parasitaires spéculateurs avisés comme Georges Soros, qui profitent des variation de change pour acheter et vendre des monnaies (les activités de Poweo seraient presque utiles en comparaison, c’est dire !) C’est la période des chocs pétroliers (1973 et 1979) qui va permettre aux pétro-dollars déversés à pleins tuyaux  d’aller alimenter la finance.

C’est surtout la période de la dérégulation, reprenant les thèses des Chicago Boys, et brutalement mises en application par ces salopards que furent Ronald Reagan aux Etats Unis (qu’il brûle éternellement en enfer) et Margaret Thatcher en Grande Bretagne (qui ne perd rien pour attendre). C’est à ce moment que les gros problèmes liés au libéralisme économique ont commencé à nous pourrir la vie, et ça ne fait qu’aller crescendo.

C’est aussi l’époque du démarrage de la politique d’endettement massif, des ménages, des États… T’as pas de sous ? C’est pas grave, achète quand même ! La crise des “subprimes” vient de démontrer avec une acuité parfaite l’ineptie de cette politique. Et pourtant tous ses thuriféraires se partagent toujours le pouvoir de la plupart des pays occidentaux…

Et pas seulement des pays occidentaux, puisque la surconsommation exhibée par l’oligarchie occidentale devient un modèle mondial (Hervé Kempf ne fait que formuler différemment le “les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches” de Desproges…)

La crise écologique a démarré avec l’ère industrielle. Mais elle s’est évidemment aggravée au cours de ces dernières décennies. La capacité de régénération de la biosphère est désormais dépassée. Au 19e siècle, on ne savait rien de cette matière. Mais depuis les années 70, on ne peut plus prétendre l’ignorer (sauf peut-être les “socialistes” Claude Allègre et Jacques Attali…)

Sur le plan social, la situation s’est d’abord peu à peu améliorée avec les ans. Les salariés ont ainsi obtenu la sécurité sociale, le droit  du travail. Les “Trente Glorieuses” ont permis à bon nombre de salariés modestes de sortir de la misère.

Désormais, c’est la marche arrière (ce que Blondel appelle le détricotage). Les années 80 consacrent l’individualisme forcené. Madame Thatcher déclare : “La société, ça n’existe pas”. Pour elle, la société n’est qu’une juxtaposition d’individus (qui préfèrent la bagnole aux transports en commun, qui se montent un “home cinema” chez eux au lieu d’aller au cinéma) dont le seul centre d’intérêt est leur personne. Selon Thorstein Veblen, économiste américain du siècle dernier, chaque individu se livre à une “rivalité ostentatoire” avec ses semblables, qui pousse à une surenchère dans la consommation. Les seuls échanges entre les individus deviennent marchands. C’est ainsi que s’expliquent la pornographie, les trafics d’organes, les bébés à vendre…

Le capitalisme ne peut pas ignorer les crises qu’il a créées. Il faut en sortir. Nous sommes déjà en train d’en sortir (hum). Comme le disent si bien les altermondialistes, “un autre monde est possible”. Ils y ont réfléchi, et tout n’est pas à inventer. L’”économie sociale” représenterait 12 ou 13% du PIB.

Il ne faut pas renoncer devant la difficulté, penser que le capitalisme est tellement puissant qu’on ne pourra jamais le changer dans sa globalité.

Le capitalisme, c’est la recherche univoque de la maximisation du profit. Il ne faut pas confondre capitalisme et économie de Marché. Hervé Kempf n’est pas contre l’économie de marché. Simplement, il souhaite que la santé, l’éducation, la culture, l’environnement, l’agriculture ne rentrent pas dans ce système (et la banque, l’énergie, les transports, les communications ?)

Il faut abandonner le PIB comme indicateur de la performance d’un pays. Le PIB encourage une conduite économique irresponsable qui ne prend pas en compte la dégradation de l’environnement. C’est ainsi qu’ont été créés d’autres indicateurs, comme le “Bonheur national brut”.

Il faut décréter un “Revenu Maximal Admissible” pour diminuer les inégalités. (Cette proposition est de plus en plus reprise dans les milieux de la “Vraie Gauche”)

Il faut bien évidemment diminuer la consommation matérielle et d’énergie. (c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire)

Il faut soutenir l’agriculture paysanne. On pourrait facilement faire passer le nombre de travailleurs de l’agriculture de 1000 000 à 1500 000. Il faut faciliter l’accession à la propriété foncière ou agricole. Hervé Kempf cite deux exemples lorrains, soufflés par Daniel béguin, de terres agricoles qu’il aurait été plus pertinent de confier à des agriculteurs bio que de massacrer dans des projets ridicules : le “Center Parcs” de l’est Mosellan, et l’aéroport régional !

Il faut enfin penser international. (et ce n’est pas le plus simple ! Même si on arrive à vaincre le capitalisme en France (ce qui n’est déjà pas gagné), il faudra refaire le même travail dans chaque pays !)

ragondin

Vient ensuite l’heure des questions dans le public. Il est regrettable que Roger Cayzelle ait tant laissé la parole à des élus ou des personnalités venues se montrer, sous le fallacieux prétexte qu’elles étaient plus familiarisées avec le dispositif qui permet d’allumer le micro, et donc plus promptes à dégainer que d’autres qui se demandaient comment fonctionnait ce binz. Retenons néanmoins que trois membres éminents du Café-Repaire de Metz ont pu intervenir, et notamment Pivert, qui, versant dans la philosophie, pense qu’il faut ralentir le monde, et remettre des trains Corail en lieu et place des TGV…

Hervé Kempf ne parle donc pas beaucoup de “politique politicienne”. Il dit évidemment que l’UMP est complètement inapte  à comprendre ce qui se passe. Il n’est pas tendre avec le P”S” ! Plus amusant, il épelle “Parti, ouvrez les guillemets, socialiste, fermez les guillemets”. Ça ne vous rappelle rien ? Il souligne que le P”S” soutient des projets environnementalement absurdes, comme l’autoroute A65 Langon-Pau (et sans oublier le nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, la lubie grotesque de Ayrault…)
Il constate, comme tout le monde, que le Modem est apparemment plus ouvert à ces questions. (Oui, sauf que, comme Cohn-Bendit le disait hier soir à la télé, le Modem siège au parlement européen au sein du groupe des “libéraux”. Ne jamais oublier : le Modem est de droite ! D’ailleurs Bayrou n’est pas le remède au sarkozysme, il en est l’un des symptômes…”.)

Enfin, il est partisan d’une alliance entre les partis de Gauche qui ont intégré cette urgence environnementale.

En conclusion, une conférence intéressante, même si on est une fois de plus obligé de constater que ce genre d’événement sert surtout à conforter ses propres idées. Les thèses d’Hervé Kempf ne sont en effet pas très éloignées de celles que je développe à longueur de billets sur ce blog. Même si en ce moment je parle un peu plus d’économie et un peu moins d’environnement… Il est tout de même bon de savoir que même au sein du “Quotidien Vespéral des Marchés”, qui fut le jouet des sinistres Alain Minc, Edwy Plenel et Jean-Marie Colombani, il y a encore un peu de place pour l’intelligence et la liberté… Par ailleurs les invités de cette conférence avaient certainement une sensibilité à ces questions bien plus développée que celle de l’”électeur de base”, qui serait certainement édifié de lire “Pour sauvez la planète, sortez du capitalisme” !

Je dois également préciser que je ne partage pas tout à fait l’optimisme d’Hervé Kempf sur une éventuelle “sortie du capitalisme”, qui à mon bien humble avis, ne pourra se faire que dans les larmes et dans le sang, et seulement  sous la pression de la réalité.

En attendant, je n’ai pas du tout l’impression que nous soyons prêts à “sortir du capitalisme”, bien au contraire. Avez-vous l’impression que Sarkozy est prêt à renoncer au capitalisme ? D’ailleurs, cet écroulement que nous vivons en direct, l’appelleraient-ils “crise”, si c’était le cas ?   Une fois qu’une “crise” est passée, la situation peut redevenir  normale.  La plupart des gens, et notamment les enfoirés qui l’ont provoquée, font effectivement le dos rond en attendant qu’elle passe, et que tout puisse recommencer comme avant. La “croissance” reste l’alpha et l’omega de l’économie, et la consommation à outrance le mode de vie idéal.

Par ailleurs une bonne partie des 15 ou 20% d’électeurs putatifs de la “Vraie Gauche” n’émettent qu’un vote contestataire, un vote de dépit de ne pas être dans la bonne classe sociale, mais ne rêvent en fait que de pouvoir participer à la “rivalité ostentatoire” décrite par Kempf.

Bien sûr les thèses “anticapitalistes” progressent vite. Le mot “Décroissance” a fait son apparition dans le vocabulaire, sinon courant, du moins dans les blogs. Mais il n’y a absolument aucune prise de conscience massive qu’on ait tourné une page.

Il faut absolument réveiller nos concitoyens ! Leur faire comprendre que le dogme de la “croissance” est suicidaire ! Leur faire connaître par tous les moyens les périls qui nous attendent ! C’est ce que j’essaie modestement de faire avec ce blog, mais la caution d’un journaliste du “Monde” est certainement un argument de poids pour éveiller l’intérêt d’un interlocuteur. Si tant est qu’il ne soit pas trop borné… Alors au lieu d’offrir un bête prix Goncourt, offrez les bouquins d’Hervé Kempf !

dedicace_kempf

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32 commentaires à Compte-rendu de la conférence de Hervé Kempf à Metz le 4 mars 2009

  • Je dois également préciser que je ne partage pas tout à fait l’optimisme d’Hervé Kempf sur une éventuelle “sortie du capitalisme”, qui à mon bien humble avis, ne pourra se faire que dans les larmes et dans le sang, et seulement sous la pression de la réalité

    .

    Suis malheureusement bien d’accord avec toi…

  • Desperos

    On brocarde Reagan et Thatcher mais n’oublions pas que les artisans de la dérégulation financières en France ont été Pierre Bergovoy (paix ait son ame) ministre des finances de Laurent Fabius en 1986…
    Eh oui, en Europe ce sont souvent les “socio démocrates”, sous couvert de mesures sociales qui ont permis au libéralisme débridé de régir nos sociétés…un effet vaseline sans doute

  • Freddi

    Par ailleurs les invités de cette conférence avaient certainement une sensibilité à ces questions bien plus développées que celles de l’”électeur de base”, qui serait certainement édifié de lire “Pour sauvez la planète, sortez du capitalisme” !

    J’ai eu récemment l’occasion d’évoquer ces points avec des jeunes & des moins jeunes de ma connaissance.

    C’est désespérant de constater leurs manques de lucidité et leurs croyances dans la technique toute puissante pour résoudre nos problèmes.

    Ce sont des personnes cultivés, sensées et dans l’air du temps

    Malgré l’argumentation technique, scientifique & économique, je n’ai vu que des regards extrèmements incrédules.

    Dur dur d’ouvrir les yeux à des croyants du modèle actuel quand bien même ils se situent politiquement à gauche.

    Bref, c’est pas gagné même chez les intellos !

  • Chalonnais

    Riche Conseil Régional, en effet ! Des bouteilles de Vittel au lieu de ‘Cristalline’, voire de l’eau du robinet !
    Pour ‘changer’ chacun à son niveau, prenez exemple ici : http://www.mangeonslocal.fr/
    Et lisez le numéro de Mars de l’excellent “Alternatives Economiques”; titre: “Et si on changeait TOUT … . “

  • Messin

    En dessous de 30-40 ans, nos jeunes sont totalement conditionnés et embrigadés!
    On ne leur a pas fourni les outils intellectuels d’analyse et de libre arbitre! Les méthodes éducatives basées sur la mémoire, et non pas la compréhension, ajoutées à un bourrage de crâne permanent leur retirent tout esprit critique et les rend perméables à tout!
    Ils n’ont plus de racines géographiques, de repères familiaux, intellectuels, psychiques ou spirituels: ce sont des consommateurs déshumanisés! Une chance pour eux: nés et entretenus dans ce système, ils n’ont pas conscience de leur état et ne semblent pas en souffrir!
    Le progrès venant toujours des USA, il suffit de voir les émissions pour ados diffusées sur M6, une véritable caricature de ce que nos dirigeants veulent faire de nos jeunes: des jeunes bronzés lobotomisés qui ne parlent et ne pensent qu’à baiser et picoler! Version moderne du “pain et des jeux”, pour manipuler les masses!
    Il est très difficile de s’extraire de ces miasmes, il faut une véritable prise de conscience et une volonté très ferme d’aller voir ce qui existe au-delà, avec l’aide d’un entourage qui aura su rester vigilant!
    Sur le plan financier, c’est:
    -un livret A à la naissance, avec 50 € du tonton;
    -un livret Jeune à 12 ans, avec carte de retrait;
    -un compte courant à 18 ans avec carte de crédit et petit découvert;
    -premier salaire: crédit voiture, crédit conso, contrat d’assurance vie…
    Tout cela est bien balisé! Impossible de faire une sortie de route!
    Le goût de l’effort, les oeufs sont pondus par des poules (pas fabriquées en usine!), la capitale de l’Australie, le calcul mental………….. des notions et des connaissances oubliées!
    Tout est fait pour que nous confiions notre destin à une élite qui, seule, est capable de savoir et de faire ce qui est bon pour nous!
    Tous les films d’anticipation présentant des masses obéissantes, immatriculées, uniformisées… ne sont déjà plus de la science-fiction!
    C’est triste et noir, mais bien réel!

  • Messin

    Oui mais Vittel est un produit lorrain! Pas Cristaline!

  • oui mais l’eau du robinet c’est gratuit, écologique et anti-capitaliste (enfin … c’est pas une marque quoi …). ;)

    merci Superno pour ce CR qui me fait penser qu’il faut que je finisse également ce bouquin …

    … pour le reste … pas la peine d’en rajouter, on a +/- le même point de vue ;)

  • Jean

    Puisque le nom de POWEO est écrit dans cet article, je me permets de rajoutéer en hors sujet (ou presque) qu’il y a un projet DIRECT ENERGIE de construction d’une centrale à gaz sur Sarreguemines.
    Cà ne fera que trois projets potentiels de centrales à gaz pour la région Lorraine! (Toul, Gandrange et Sarreguemines…)
    A quoi sert donc notre maxi CPN de Cattenom avec ses 4 réacteurs de 1400MW?

  • Marimonte

    En conclusion, une conférence intéressante, même si on est une fois de plus obligé de constater que ce genre d’événement sert surtout à conforter ses propres idées.” Sortant du même genre de conférence, je fais le même constat assorti d’une bonne dose de pessimisme. Ce sont toujours les mêmes qu’on y rencontre, une petite cinquantaine déjà convaincue la plupart du temps, 3 à 400 personnes (avec une sur-représentation des “notables” locaux) quand la conférence fait partie d’un événement plus médiatique. La majorité s”affiche “de gauche” et tous semblent largement d’accord avec l’intervenant sauf qu’à transposer au niveau politique, on reconnait ceux du P”S” qui ont des différents avec les Verts qui méprisent le PC qui est à couteaux tirés avec le NPA qui s’en prend à la Confédération qui s’oppose violemment au projet de l’association Truc qui refuse de parler à “cette conne” de l’association Machin qui…
    Explication en forme de boutade désabusée d’un ami à la sortie de la conférence “On est pas près de s’en sortir. A droite c’est plus facile, ils ne voient la vie qu’à travers le verbe Avoir et il n’y a qu’une façon d’avoir : Toujours plus! Nous avec notre verbe Être, ça le fait pas : il y a autant de façon d’être que de gens dans cette salle”.

  • Merci SuperNo pour le compte-rendu .
    Le titre du livre ““Pour sauver la planète,
    sortez du capitalisme” me laisse
    perplexe .En
    effet ,Hervé Kempf est pour l’économie de marché
    et il me semble que çà fait partie du capitalisme:
    : c’est l’offre la demande ,la concurence ,etc…
    non où alors j’ai
    raté un épisode ???!!!
    Je suis aussi d’avis que la sortie du capitalisme
    ne sera pas une partie de plaisir.

  • miha

    OK avec Marimonte, on se retrouve toujours entre “convertis”, c’est parfois décourageant.

  • miha

    un peu la même réaction que la tienne, Turandot.
    sauf si on considère que la véritable économie de marché, c’est échanger un produit contre un autre de valeur équivalente….
    …et ça ne s’appellera plus ainsi.

    P.S. : ceci n’est que mon avis de non-spécialiste ignare

    le capitalisme, c’est “jouer” avec la valeur d’un produit sans s’inquiéter d’autre chose.
    spéculer sur des aliments de base, le riz, par exemple.
    quelle importance si ces produits sont prioritaire pour la survie d’autres humains ?
    c’est de la barbarie, tout simplement.

  • chtilucru

    Merci pour ce compte rendu qui reflète à mon avis très bien les écrits de Hervé Kempf.
    Je n’ai malheureusement pas pu participer à cette réunion et donc j’apprécie toujours d’avoir les comptes rendus de mon gauchiste préféré ainsi que les italiques exprimant la position de l’auteur…

    Ci-joint une petite vidéo qui met en évidence le fait que notre machine économique qui est linéaire et qui s’accélère va droit dans le mur en épuisant toujours plus de ressources et en générant toujours plus de déchets.

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-5195608655837933655&ei=pWuRSZnoC6W82wLVx8nDAg&q=the+strory+of+stuff
    Story of stuff “l’histoire du materiel”

  • Enjolras

    Le capitalisme c’est aussi et surtout la propriété privée des moyens de production…

    On peut concevoir une économie de marché régulée dans laquelle les moyens de production appartiennent aux travailleurs et sont donc sous contrôle démocratique (des coopératives en somme). Dans ce modèle, les choix de production ne seraient donc pas pilotés par un actionnaire enfermé dans sa tour d’ivoire et sa course aux 0, ni sous le contrôle d’un bureaucrate prisonnier de ses dogmes et déconnecté des réalités humaines.

    Mais en même temps je ne vois pas comment on pourrait se passer d’un état républicain (au sens pur du terme) pour garantir des lois sociales et environnementales qui soustrairaient du marché les activités les plus nuisibles.

    Et oui, pour la millième fois je suis moi aussi partisan d’une modification drastique de la manière dont on construit le PIB : il faut y inclure les externalités (dégâts faits sur la biosphère, l’environnement, et sur l’humain !)

    L’indice de développement humain (IDH) est une alternative, mais son mode de calcul a le défaut de donner trop de poids au PIB.

  • Messin

    Le système coopératif a les mêmes vices! Dés qu’il y a un “patron”, et il en faut toujours un, qu’il s’appelle président, secrétaire général, directeur…, le pouvoir et l’argent pervertissent le fonctionnement! J’ai le souvenir d’un parachute doré de 3.000.000 de francs, pour le directeur de la coopérative agricole Lorca, qui avait été viré, il y a 10-15 ans! C’est lui qui l’avait mis en place!!!!
    On le voit bien dans tous les entreprises mutualistes, banques, assurances, coopératives de production.., à partir d’une certaine taille, les détenteurs de parts ne servent plus à rien„ et les vrais patrons sont les directeurs qui font la pluie et le beau temps en toute tranquillité, sans contre pouvoir, tellement le capital est dilué! Avec encore moins de légitimité qu’un PDG qui détiendrait une part du capital!
    Le problème est difficile à résoudre parce que l’Homme est imparfait et cède toujours à la tentation: il cherche et parvient à détourner n’importe quel système à son profit!

  • Enjolras

    @ Messin

    …certes… L’égoïsme humain est aussi l’argument récurrent des capitalistes les plus orthodoxes pour exclure d’emblée tout autre système.

    Marx avait une thèse intéressante sur ce point : il prétendait que ce jugement définitif sur la nature humaine n’était valide que dans le cadre du monde réel connu, qui, à son époque, était le pire du capitalisme. Il en déduisait que ce jugement subjecif sur la nature humaine n’était donc pas projetable vers un autre système. Il croyait ainsi le communisme capable d’initier une boucle vertueuse altruiste, humaniste et désintéressée.

    On a vu ce que ça donné en URSS… sauf qu’il y a aussi eu la Commune de Paris, Barcelone… belles réussites, mêmes ephémères, d’après ce que j’en sais…

    On peut aussi supprimer les hommes, (re)créer le culte de l’être suprême… les solutions désespérantes ne manquent pas…

    A débattre ;-)

  • Messin

    La solution est dans des organismes paritaires et représentatifs de régulation et de contrôle, dans tous les domaines, à tous les niveaux et avec des pouvoirs renforcés! Un contre pouvoir omniprésent!
    De telle sorte que ce qui se fait le soit dans l’intérêt et le respect du plus grand nombre et de son environnement!
    L’humanité a mis quelques millénaires à devenir ce qu’il est; beaucoup de choses ont été tentées et expérimentées. Les “outils” actuels sont le fruit de cette expérimentation évolutive. Il suffit de s’en servir proprement et correctement!
    En dehors de toute idéologie, en replaçant objectivement l’Homme au centre du système!

  • Messin

    Ethique, déontologie, morale, logique, respect sont des mots qui doivent prendre le pouvoir!
    Tous les dérapages, dont la crise actuelle, sont le fruit d’absence ou de non-respect de règles!

  • chtilucru

    @Enjolras,
    ça phosphore pas mal actuellement au niveau Français et même Européen pour trouver un indicateur de remplacement (ou tout du moins complémentaire) au sacro saint PIB.

    Cet indicateur (ou ensemble d’indicateurs) aurait pour but notamment de mesurer le bien être. ça pourrait être le BNB “Bonheur National Brut”.
    Voir en France: http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr
    dans l’UE: http://www.beyond-gdp.eu/newsletter-archive.html#fr

  • chtilucru

    @Enjolras,
    En plus des sociétés coopératives, les sociétés de type mutuelle sont interessantes…

  • Vince

    SuperNo :

    Le “sortez” en lieu et place de “sortons” ne signifie pas qu’il s’en croit déjà sorti et attend les autres, mais est simplement la traduction de la distance nécessaire de l’observateur avec l’événement.

    J’ai vu H.K. il y a quelques semaines à Tomblaine (à côté de Nancy) au Forum social local (FSL) où il disait sur ce point qu’on lui avait déjà fait la remarque. Il l’avait expliqué différemment qu’à Metz : le “sortez” était plus senti comme une indication, et sûrement pas comme une injonction, comme votre GPS vous dirait “pour aller à Pétaouchnok, prenez à gauche”.

    SuperNo :

    Ronald Reagan aux Etats Unis (qu’il brûle éternellement en enfer)

    Tiens, ton christianisme refoulé refait surface…

    SuperNo :

    Tiens, j’ai raté le ragondin à la conférence…

    Marimonte :

    (…) je fais le même constat assorti d’une bonne dose de pessimisme. Ce sont toujours les mêmes qu’on y rencontre, une petite cinquantaine déjà convaincue la plupart du temps (…) Nous avec notre verbe Être, ça le fait pas : il y a autant de façon d’être que de gens dans cette salle.

    Je partage ce point de vue. Va donc voir ce que j’en pensais chez les Clampins à cette adresse.

    APPEL AUX LORRAINS : j’ai créé (avec le soutien technique précieux de SuperNo que je remercitopassage®) une liste de discussion, que je souhaite un outil de cohésion ayant pour objectif de faciliter des rencontres en Lorraine pour discuter et faire avancer les choses concrètement.
    Si vous souhaitez que je vous ajoute à la liste (agents des renseignements généraux, s’abstenir), n’hésitez pas à m’envoyer un courriel en vous présentant brièvement (si je ne vous connais pas encore) à l’adresse LORRAINE[point]OBJECTEURS[point]DE[point]CROISSANCE[chez]GMAIL[point]COM.

    Enjolras :

    On peut concevoir une économie de marché régulée dans laquelle les moyens de production appartiennent aux travailleurs et sont donc sous contrôle démocratique (des coopératives en somme).

    Messin :

    Le système coopératif a les mêmes vices! Dés qu’il y a un “patron”, et il en faut toujours un (…) le pouvoir et l’argent pervertissent le fonctionnement! (…)

    (…) à partir d’une certaine taille, les détenteurs de parts ne servent plus à rien (…)

    Nous sommes bien d’accord : il faut développer des entreprises coopératives de petite taille dirigées par un conseil d’administration collégial (et non uninominal) élu et renouvelé régulièrement, avec impossibilité d’occuper un poste de direction plus de tant de temps, par les salariés-actionnaires.

    Messin, tu donnes l’exemple de Lorca. On pourrait les balancer à la pelle (et à la benne !) les exemples vérolés. Les Caisses d’Epargne, le Crédit Mutuel, la FNAc, la Camif… sont à l’origine des coopératives ou des mutuelles. Elles n’ont plus grand chose à voir avec ce que nous défendons. Et elles semblent s’en mordre les doigts, d’avoir ouvert leur capital.

    La solution est dans des organismes paritaires et représentatifs de régulation et de contrôle, dans tous les domaines, à tous les niveaux et avec des pouvoirs renforcés! Un contre pouvoir omniprésent! (…)

    Je suis aussi d’accord qu’il est nécessaire d’agir à tous les niveaux : au niveau des entreprises, comme je viens de le proposer, et au niveau “institutionnel” (État, région…) comme tu le suggères ici. Mais faire des contrôles sans obligations à la base, ça tient de la luthomiction® au milieu du désert !

    Ethique, déontologie, morale, logique, respect sont des mots qui doivent prendre le pouvoir!

    Il est en effet urgent de redéfinir des limites aux activités humaines, quelles qu’elles soient, limites que le libéralisme à tout va n’a eu de cesse de repousser à l’extrême. Et il commence sérieusement à dépasser les bornes !

  • Vince

    Tenez, écoutez ça, sur les coopératives, et sans troller puisque ça vient du blog de Kempf cité par le Taulier : Ardelaine.

  • @Desperos
    Oui, d’ailleurs c’est marrant, puisque c’est le même Fabius qui a nationalisé en 1981 et privatisé après 1997… Et qui jouait au gauchiste avant le référendum sur le TCE :roll:

    @Freddi
    As tu essayé de leur conseiller “Le blog de SuperNo” ?

    @Messin
    Je pourrais te présenter quelques jeunes (et encore bien plus de “moins jeunes”) qui ne sont pas du tout comme tu dis :lol: L’exception qui confirme la règle, hélas…

    @Tonio

    oui mais l’eau du robinet c’est gratuit, écologique et anti-capitaliste

    A quelques nuances près, c’est tout à fait ça !

    @Jean
    On reviendra là-dessus… Forcément :roll:

    @Turandot, Messin, Enjolras, Vince…
    Voilà un point préoccupant. Je n’ai pas développé, je me suis contenté de reproduire l’opinion d’Hervé Kempf. Qui me pose un peu problème effectivement.
    Il faudrait déjà se mettre d’accord sur la définition de ce terme. Si c’est ça http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_march%C3%A9 , je ne suis pas d’accord.
    Mais que resterait-il d’une économie de marché dont tous les secteurs stratégiques seraient sous contrôle public, dont la fourchette des salaires serait fixée et étroite, dont l’impôt sur la fortune serait confiscatoire au dessus de montants déraisonnables, et dont toute possibilité de spéculation financière serait supprimée ?

    @Enjolras et Chtilucru
    Si on modifie le PIB, ce n’est plus le PIB ! Le problème est que ce putain de PIB est considéré comme le Saint Graal, qu’il est le seul but au détriment de tous les autres… Alors que ça devrait être un indicateur comme un autre, comme le taux d’inflation, comme le pourcentage de personnes qui (sur)vivent sous le seuil de pauvreté, comme le taux de CO2 dans l’atmosphère…
    La création d’un indicateur “phare” alternatif serait évidemment une bonne chose. Reste à se mettre d’accord sur son calcul, mais il faudrait déjà qu’une majoritté se dégage autour d’un nouveau fonctionnement de la société

    @Vince
    Mon christianisme refoulé ne refait surface que dans les expressions toutes faites et bien parlantes :mrgreen:
    Le ragondin est un bon moyen de faire un séparateur plus original qu’une ligne… Celui-ci nageait ce week-end dans un étang de la Dombes…

  • véro

    « La création d’un indicateur “phare” alternatif serait évidemment une bonne chose. Reste à se mettre d’accord sur son calcul, mais il faudrait déjà qu’une majorité se dégage autour d’un nouveau fonctionnement de la société »
    C’est pas la “montre-bracelet à point de prix” ? L’indicateur-phare ? Je croyais …

  • véro

    @ superno : le radingon, j’ai cru que c’était un castor … (ma croyance était donc fausse …bigre …. on pourrait se tromper dans ce domaine ?). Tu l’as pas canardé ? :-D

  • touchatout

    Véro,
    y a des castors dans le Woigot ?

    Et tu fais la gueule, pourquoi tu te casses comme ça du Repaire ? :(

  • véro

    @ tous : Comme je suis un blaireau, j’ajoute deux trois choses pour compliquer encore : les entreprises qui sont actuellement piaffant (ô le bel anglicisme) dans les boxes de départ pour la course aux ogm de 2ème génération-et-le-profit-y- associé sont bel et bien des coopératives. C’est également une « coopérative » « bio » qui nourrissait récemment ses volailles au grain très mauvais importé de chine pour aller plus vite. (Si vous voulez les sources, je les ai, mais pas le temps donc croyez-moi ici sur parole, ou réclamez, et je chercherai). Donc pour les coopératives, pas d’angélisme ! Il vaut mieux un « patron-heu-hue-erre-elle-iste » bien dans ses pompes que des coopérateurs oiseux ou manipulés …
    à Messin qui dit : « En dehors de toute idéologie, en replaçant objectivement l’Homme au centre du système! » Vu de mon point de vue qui est un point de vue systèmique, (et du point de vue du thon et de la morue aussi) c’est bien ça le problème, le fait que l’Homme soit au centre du système (alors que bio-écologiquement parlant, il n’y est pas, et il est loin d’y être) … mais je vais pas m’étendre, parce qu’après le taulier il va me dire que chui trop longue à commenter ….Donc du contrôle oui, mais sur quelles bases ? celles de la société occidentale, omniprésente, omnipotente et destructrice ? très peu pour moi … ça ne sert qu’à redonner un tour de manivelle au manège enchanté des années 70.
    -Pour les indices, il y en a plein (voir Jean Gadrey -cité par Kempf-+ toutes les interventions de Viveret qui travaille là-dessus depuis longtemps) Il existe des « mappemondes » anamorphosées (un peu déformées) selon les indicateurs choisis.
    Deux dernières choses :
    -même en dehors du monde économique, le pouvoir peut dégrader l’esprit « associatif », en clair : les associations à but pourtant non lucratif et les mutuelles sont sujettes aux mêmes travers (pouvoir et déni de démocratie).
    -Et puis « pour sauver la planète, sortez du capitalisme » ok. Mais pas seulement, ça va pas suffire. Et ça va être un sacré chemin de croix ! (ça c’est pour que vince puisse se moquer de moi) .
    Superno : c’est long, d’accord …J’écris plus rien pendant 10 jours … OK ? Et je le poste avant d’avoir lu croissance et décroissance qui vient d’être publié ….

  • véro

    @ touchatout : c’est mon côté “blaireau-animal sauvage” ! meuh non je fais pas la gueule. J’eutions fatiguée,c’est tout. Et mon niveau de vie largement inférieur au …comment ça s’appelle, déjà ? seuil de …. ne me permet pas d’aller festoyer si souvent ! ;-)

  • Vince

    Véro :

    Et mon niveau de vie largement inférieur au …comment ça s’appelle, déjà ? seuil de _ _ _ _ _. ne me permet pas d’aller festoyer si souvent !

    sociabilité ?

    Arf ! (je sors !)

  • erca57

    J’attire votre attention sur un article paru dans Télérama n° 3086 : “Remettons l’argent au service de l’économie”. Il s’agit en fait d’une interview de Paul Jorion dont je me promets de lire prochainement les livres.

    J’ai toujours adhéré à cette façon de voir. Au lieu d’alimenter des anticipations à la Madame Soleil, l’argent devrait revenir à son rôle premier de monnaie d’échange dans l’économie réelle. Voilà qui devrait être réalisable dans un délai raisonnable …à condition qu’on le veuille.

    Maintenant regardez qui est contre. Voilà l’ennemi à abattre !

  • Les taux d’intérêts bancaires, la spéculation sur l’argent, sont les causes premières de la crise mondiale.
    TOUS DEVANT LES BANQUES
    chaque samedi à 17 heures
    Dans chaque ville, choisir une banque dont l’emplacement favorise un rassemblement
    A Nantes, place Royale à partir du samedi 27 septembre

    Les taux d’intérêt représentent 30% d’un prix moyen à la consommation
    Cela nous oblige à travailler au-delà de nos besoins et nous empêche
    de bénéficier pleinement des biens que nous offre le progrès technologique.
    L’endettement donne aux banquiers droit de vie ou de mort sur les entreprises, les particuliers et les Etats.
    92% de la monnaie est créée quasiment gratuitement sur ordinateur, rien que des chiffres et des lettres….
    Privilège accordé par les rois aux banquiers, les intérêts doivent être abolis.

    A l’origine de la crise mondiale une formidable contradiction.
    D’un côté, un développement technologique qui supprime massivement les emplois
    tout en produisant toujours plus de richesses… et de l’autre,
    l’obligation de travailler pour pouvoir acheter ces mêmes richesses.
    C’est absurde puisque les machines effectuent 95% du temps de production des biens et services.

    Les spéculateurs font leurs profits sur le dos des salariés, 95% de la population active.
    Par les quotas limitant les productions et la destruction massive des marchandises invendues…
    les spéculateurs créent artificiellement la misère dans l’abondance.
    Cet état de nécessité nous force à travailler à n’importe quelles conditions.
    La gratuité est l’ennemie des banquiers et des spéculateurs :
    elle réduit le temps humain nécessaire à la production et donc les profits provenant de ce temps de travail.

    Trois mesures s’imposent pour traiter la crise mondiale à la racine.
    1-Interdiction des quotas et destructions concernant les productions utiles aux populations.
    2- Allocation d’un revenu universel dissocié de l’emploi et alimenté par une monnaie sans intérêts.
    3-Accès gratuit aux procédés de production qui appartiennent au patrimoine de l’humanité.
    .
    On ne lutte pas contre le chômage en créant des emplois destructeurs d’environnement,
    Le temps de travail de chacun sera considérablement réduit puisque la monnaie ne sera créée
    qu’en fonction des productions respectant l’environnement et les droit humains.

    Mais où trouver l’argent ? Là où les banquiers le créent chaque jour…dans les banques !!!
    Les banquiers créeront la monnaie sur ordinateur comme ils le font déjà, MAIS sans intérêts,
    puisque la monnaie est électronique à 92%, La garantie or n’existe plus. C’est normal,
    la réserve totale d’or des Banques Centrales est à moins de 1% du PIB mondial !!!
    Mise à part la gestion des dossiers, la création de monnaie informatisée est quasiment gratuite…
    des chiffres et des lettres sur disques durs. Les caisses sont vides, c’est normal, c’est le progrès !!!
    Libérons La Monnaie Nantes-Le Pellerin

    PETITION INTERNATIONALE AUX PARLEMENTAIRES
    Nous exigeons une loi pour le contrôle public des Banques Centrales
    Pour un revenu d’existence dissocié de l’emploi
    alimenté par une monnaie de service public, sans intérêts privés, une monnaie d’intérêt général
    Nom prénom qualité email

    Renvoyer pétition et infos sur les rassemblements à : vidal.mothes@wanadoo.fr
    « Liberons La Monnaie » 5, avenue Louis Vasseur, 44 000 NantesVisitez le blog :
    http://www.liberonslamonnaie.blogspot.com/

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