
Encore un billet pour dénoncer les dégâts du libéralisme. Oui, je sais, un de plus. En fait, il n’y en aura jamais assez tant qu’il restera une seule pieuvre multinationale sur terre.
Arte a diffusé hier soir un édifiant documentaire américain (“pour l’amour de l’eau”) sur le scandale de la gestion de l’eau dans le monde. Je suppose qu’environ 37 personnes ont dû le voir (dont la moitié de lecteurs de ce blog), puisqu’en face il y avait 4 épisodes à la suite de “Plus belle la vie”, feuilleton sur lequel je m’abstiendrai de faire tout commentaire puisque je n’en ai jamais vu ne serait-ce que 5 minutes d’un épisode, mais dont j’ai dans l’idée qu’il ne contribue guère à l’exacerbation du sens critique et à la culture politique des spectateurs…
Le film parlait essentiellement de pays du sud (Afrique du sud, Inde, Lesotho, Argentine…). Mais il ne faut pas s’étonner de ce qui se passe là-bas, puisque ce n’est que la réplique de ce qui se passe ici. En pire forcément, car ici c’est la frange pauvre de la population qui en souffre, alors qu’en Afrique ou en Inde, la quasi totalité de la population est pauvre selon nos critères.
Rappelons que le gouvernement ultralibéral français vient de donner à la multinationale Suez le groupe de service public GDF qui distribuait naguère le gaz en France en respectant un minimum les droits et intérêts de ses salariés et de ses clients. Le même gouvernement s’active pour faire subir le même traitement à la SNCF et à la Poste. Le même gouvernement supprime des postes de fonctionnaires à la pelle.
Rappelons à ceux qui poussent des trémolos déchirants et crachent sur “ces connards de gauchistes archaïques qui ne comprennent rien et refusent de valider les traités européens car ils sont contre l’Europe”, que la privatisation de nos services publics n’est que la conséquence des précédents traités, à commencer par celui de Maastricht. Ces traités, sous couvert de “construction de l’Europe”, ont en fait pour but d’inscrire dans le marbre légal les dogmes empoisonnés du libéralisme.
Mais comment peut-on croire et faire croire que l’on peut confier des services publics à une multinationale privée ? Rappelons aux naïfs que le seul but d’une société privée est de CREER DE LA RICHESSE POUR SES ACTIONNAIRES. Le reste (les salariés, les clients, les fournisseurs, l’environnement et l’Etat) sont des contraintes qui ne doivent être envisagées que comme des opportunités (de hausse des ventes, de baisse des coûts et d’obtention de subsides) pour CREER DE LA RICHESSE POUR SES ACTIONNAIRES. Comprendre cette phrase est le préalable à la compréhension du reste. Au risque d’insister, il n’y a pas le moindre secret là-dessous, c’est au chapitre 1 de n’importe quel cours d’économie pour débutant.
Or le but d’un service public, c’est de “Servir le Public”. Vous saisissez la nuance ? Bien sûr une saine gestion commande que le service public en question ne gaspille pas d’argent, mais le Service Public doit aussi parfois assurer des services qui sont déficitaires et non-rentables par vocation. Mais le Service Public ne cherchera pas en revanche à utiliser les moyens les plus déloyaux et irrespectueux pour gagner de l’argent à tout prix. Pas plus qu’il ne souhaitera frénétiquement gagner tous les ans plus d’argent que l’année précédente.
Lorsqu’une multinationale privée s’empare d’un Service Public, elle va forcément faire ce pour quoi elle est programmée : CREER DE LA RICHESSE POUR SES ACTIONNAIRES. Si l’activité n’est pas rentable, elle ne s’en occupera pas. Et une fois le service public phagocyté, la société privée va essayer tous les ans de CREER DAVANTAGE DE RICHESSES POUR SES ACTIONNAIRES. Ca s’appelle la “croissance”. S’il faut pour cela augmenter les prix de vente, diminuer les salaires, supprimer des avantages au personnel, licencier du personnel, pressurer les fournisseurs, et dimimuer la qualité du service, elle le fera ! C’est automatique et mathématique !
Sachant cela, il y a pourtant des gens très intelligents, que la plupart du temps nous avons élus sans y être contraints, qui décident de confier nos services publics à des multinationales privées. Par idéologie, ou par corruption, l’un n’empêchant pas l’autre, d’ailleurs.
A propos de corruption, comment ne pas évoquer le cas de deux sociétés historiques françaises : la “Générale des eaux”, et la “Lyonnaise des eaux”. Ces deux sociétés ont réussi à prendre la gestion de la distribution de l’eau dans la plupart des villes françaises, au besoin en corrompant les élus concernés. Leurs noms sont associés à la plupart des grandes affaires de financement illégal des partis politiques.
Aujourd’hui, au fil des alliances et des rachats, les noms de ces sociétés ont changé. La Générale des eaux est devenue Véolia, et la Lyonnaise est devenue Suez. (Le PDG de Véolia est Henri Proglio, grand ami de Sarkozy (et de Rachida Dati !). Et au conseil d’administration de Suez, on trouve Edmond Alphandéry, qui fut ministre de l’économie de Balladur. Et après on s’étonne des connivences…)
Les noms changent, mais les méthodes restent ! Le film d’hier soir a parlé de l’Argentine, un cas d’école : un président de la République libéral et corrompu (Carlos Menem) a décidé, plutôt que de se donner les moyens de moderniser la distribution de l’eau, de la privatiser. C’est la Lyonnaise des eaux qui a emporté le marché, mieux vaut ne pas savoir comment. C’était en 1993.
Pendant des années, la Lyonnaise va s’en mettre plein les fouilles. Pour maximiser les profits, elle ne fera quasiment aucun investissement et laissera le réseau se délabrer. Menem s’en va en 1999. Fin 2001, sucée à mort par le libéralisme, l’économie argentine s’écroule comme un château de cartes. Alors que l’Argentine était un pays considéré comme riche, plus de la moitié des habitants sont désormais pauvres.
En 2003, un nouveau président, Nestor Kirchner, moins à droite (ce n’était pas difficile !) dénonce les pratiques des multinationales étrangères.
En raison de la dévaluation de la monnaie et de l’explosion du nombre de mauvais payeurs, La Lyonnaise, devenue Suez, perd du pognon et veut fortement augmenter ses tarifs ! Refus du nouveau président. Suez fait du chantage, de nombreux habitants sont privés d’eau potable. Finalement, Suez quitte le pays et intente une action auprès de la Banque Mondiale pour récupérer… 1.3 milliards d’euros !
La procédure tombera à l’eau, et l’Argentine adoptera la ligne de conduite qu’elle n’aurait jamais dû quitter, et qui devrait également inspirer les maires français : nationaliser le secteur de l’eau !
Le film d’Arte montrait hier des images scandaleuses de pauvres gens, je ne sais plus si c’était au Lésotho ou en Afrique du Sud, privés d’eau potable et réduits à aller puiser l’eau dans la rivière polluée avec le risque d’attraper le choléra et d’en mourir. Leur seul tort ? Ne pas avoir assez d’argent pour acheter les clés prépayées de Suez pour avoir de l’eau potable.
En Afrique du Sud, depuis la fin de l’apartheid, plus de 12 millions de personnes (le quart de la population) ont perdu l’accès à l’eau potable. Le libéralisme crée des pauvres, mais le libéralisme n’aime pas les pauvres. Et accessoirement, comme on le voit, le libéralisme tue des pauvres!
Et ce sont les mêmes multinationales qui en Occident nous inondent de pubs lénifiantes pour nous persuader qu’ils contribuent à un monde meilleur.
Rappelons encore une fois que ces gens-là viennent de mettre la main sur la distribution du gaz en France ! Pauvres, faites des provisions de pulls et de couvertures !
On peut également dénoncer la politique du FMI et ici de la Banque Mondiale, qui subordonnent l’obtention de prêts à l’adoption par le pays des principes de base du libéralisme (connus en l’occurrence sous le nom de “consensus de Washington” ), à commencer par la privatisation forcenée du secteur public.
On ne parlera ici que de l’eau, mais on pourrait également parler du rail. Les compagnies privées ont réquisitionné les trains pour transporter les marchandises locales destinées à l’exportation vers l’occident au détriment des voyageurs locaux.
Le film parlait aussi de deux affaires américaines. Tout d’abord l’atrazine, ce pesticide notoirement cancérigène, qui est par exemple interdit en France depuis 2003, mais qui est toujours autorisé aux USA, où il est le principal polluant de l’eau ! Il faut dire que son fabricant, la multinationale suisse de l’agrochimie Syngenta, a réussi à convaincre (là encore il vaut mieux ne pas savoir comment…) l’administration Bush de l’innocuité de cette merde…
Syngenta, vous connaissez ? Elle s’appelait auparavant Novartis, et encore avant Sandoz… Sandoz, ça ne vous dit rien ? Après un incendie en 1986 dans une usine de Bâle, des pesticides et du mercure s’étaient déversés dans le Rhin, et la pêche fut interdite pendant 6 mois…
Syngenta est certes moins connue que Monsanto, mais elle est aussi nuisible et emploie les mêmes méthodes, dans les mêmes domaines. Elle veut nous empoisonner avec ses pesticides et ses OGM. ! Elle tente de ruiner les faucheurs volontaires à coup de demandes de dommages et intérêts exorbitants. Pire, au Brésil, elle emploie des milices privées qui tuent les “sans terre” qui s’opposent à elle.
Comment le plus puissant pays du monde peut-il plier devant cette firme ? Cela fait partie des mystères du libéralisme.
Autre sujet du reportage, le pillage de l’eau du Michigan par une autre multinationale suisse, parfaitement connue : Nestlé. Parfaitement superposable à un autre exemple donné dans le film : celui du pompage des nappes phréatiques par Coca Cola en Inde. L’occasion de voir et entendre Vandana Shiva , la José Bové locale : un délice ! On a pu lire cette histoire dans le Diplo , et l’entendre chez Mermet.
Dans les deux cas, ces multinationales pompent des quantités d’eau phénoménales, qui assèchent les rivières et les puits, les tranformant en marigots boueux et stagnants, rendant l’eau du robinet insalubre, et obligeant la population à aller chercher de l’eau plus loin, ou… à acheter de l’eau en bouteille provenant du pompage de leur propre eau !
Le ridicule de la situation est proprement incroyable, et illustre à la perfection le scandale du libéralisme, démontrant la puissance inouïe de ces multinationales, bien plus fortes que nos gouvernants : plus c’est gros, plus ça passe : Nestlé pompe gratuitement de l’eau pour la mettre dans des bouteilles en plastique (déchets polluants) et la revendre à prix d’or à des gogos saturés de pub qui auparavant puisaient quasiment gratuitement la même eau dans leur robinet ! C’est beau le libéralisme ! Quelle aberration du système peut-elle autoriser une société à se comporter ainsi ?
L’eau, c’est le troisième secteur mondial par l’importance du chiffre d’affaires, après le pétrole et l’électricité. Et comme le pétrole, sa possession va devenir un enjeu majeur des prochaines décennies. En effet la pollution et le réchauffement climatique vont rendre problématiques les approvisionnement en eau. Dans les pays du sud, évidemment, mais aussi dans les pays dits développés, à commencer par les Etats-Unis !
Un scientifique américain expliquait dans le film que lorsque l’eau du robinet est polluée par les pesticides, il ne suffit pas de boire de l’eau en bouteille (à supposer qu’elle soit moins contaminée) : en effet les substances toxiques passent dans l’organisme par la peau, sous la douche. Si les marketeux des multinationales de la flotte en bouteille voient ça, ils vont se jeter sur l’occasion : ne vous contentez pas de boire notre eau en bouteille à prix d’or : lavez-vous avec ! Multiplication des ventes par 10 ou 100 assurée !
Décidément, l’eau est une denrée beaucoup trop précieuse pour être confiée à des multinationales !
Quant au libéralisme, la crise financière a remis en lumière les inepties auxquelles il conduit. A ceux qui voudraient simplement le “réguler”, il faudrait mettre sous les yeux les autres inepties, bien plus faciles à comprendre, qu’il produit dans les autres domaines.
En France, Sarkozy incarne le libéralisme. Mais les principaux concurrents que les médias voudraient lui opposer, qu’ils s’appellent Bayrou, DSK, ou même Royal ou Aubry, s’ils font semblant de vouloir changer de politique, sont en fait convaincus ou ralliés au même libéralisme ! C’est le gouvernment Jospin qui a été le plus gros privatiseur de la Vème République. Le président du FMI est même un “socialiste” français, que les sceptiques ont pu voir le week-end dernier nager comme un banquier dans les biftons au milieu de ce que le monde compte de plus fervents supporters de ce système.
Quant aux rares qui s’opposent à ces saloperies, en voulant simplement mettre l’humain et son environnement avant tout le reste, ou clament que “nos vies valent mieux que leurs profits”, on les qualifie d’extémistes. Vous y comprenez quelque chose, vous ?


Casseurs de pub
La Décroissance
LPO
Le Grand Soir
Marianne 2
RESF
Siné hebdo
Vendredi
Ma galerie de photos
PhotoCool
Non, je n’y comprends pas grand chose en effet, d’autant que nous pouvons faire les mêmes constats sur bien d’autres sujets: le climat, l’énergie, l’alimentation…
Pourtant, il ne semble toujours pas y avoir vraiment de solutions alternatives qui se dégagent.
C’est ce qui m’intrigue, alors que j’ai rejoint malgré moi le clan des “extrémistes”.
Comme si les politiques et les intellectuels restaient tétanisés, incapables de dépasser l’horreur “communiste”, incapables de constater l’horreur “ultra libérale” qui appauvrit, affame, déporte, tue et censure sournoisement.
Je n’y comprends pas forcément grand chose, mais en tout cas merci pour cet article… Quand on pense, en parlant de libéralisme, que la boisson la plus bue au monde, ce n’est pas de l’eau, mais du coca et qu’ en France, 20% de l’eau domestique est consommée en chasses d’eau….
Pareil pour la santé, voir AXA et consorts reluquer avidement le pactole de la Sécu pour pouvoir engraisser des actionnaires ça me rend malade
Comme tu l’as si bien souligné dans ton article “Le libéralisme pour les nuls” le libéralisme est un cancer mondial une tumeur maligne, il suffit pour cela de lire “La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre” de Naomi Klein” livre édifiant à faire froid dans le dos !
‘tain, j’suis un extrêmissss alors ? J’avais fait un modeste billet à une époque sur les noms de ces multinationales, sur le fait qu’elles ont toutes adopté des noms composés d’un seul mot, inventé, et qui sonne mieux que le style “compagnie générale machin” ou “Société truc”, du genre Veolia, Suez, Vinci, Aviva… Ca vous embobine un con-sommateur en moins de deux ce genre de raison sociale qui sonne comme un nom de dieu grec. En tout cas j’ai loupé ce docu, m’en vais le récupérer quelque part. Merci du tuyau
C’est malin…
), mais la piqûre de rappel fait toujours mal.
Je passe ici comme ça, juste avant de me mettre au boulot, plein de trucs à faire, oui oui, des fois ça m’arrive…
Pas le goût de pondre un billet aujourd’hui, je fais juste mon petit tour matinal, à la fraîche…
Et là, maintenant, je suis tout énervé. Pas que ton billet ne m’apprenne quoi que ce soit (te vexe pas, je veux dire dans les grandes lignes
Et c’est tant mieux, elle est nécessaire et devrait être quotidienne, cette piqûre de rappel. Une sorte de vaccin contre la bêtise…
On ne peut pas construire sa sérénité mentale, son équilibre de vie, en occultant les évidences sordides que tu souligne ici.
Nous sommes condamnés aux coups de colère, aux sentiments d’impuissances frustrants, et à l’action, aussi inutiles soient ils…
EDIT: Ha si, quand même une bonne nouvelle: http://www.liberation.fr/economie/0101267274-paris-remunicipalise-son-eau
Ce billet m’a donné des frissons de plaisir qui sont descendus jusqu’aux orteils.
@ Enjolras
Schadenfreude!
clap clap clap !
@Sybille
Il est aussi de l’intérêt des libéraux de faire croire que tout ce qui n’est pas libéral est forcément communiste
@Skalpa
D’autant que boire du coca donne envie de pisser, on n’en sortira pas
@nonette
Eux ça fait longtemps qu’ils reluquent. Mais ils devront attendre encore un peu, c’est pas trop le moment.
@Korben
Effectivement, bonne lecture, plusieurs fois mentionnée ici
@Geotrouvetou
On reparlera des extrémissss d’ici peu…
@Jide
Effectivement tu n’as sans doute rien appris, comme la plupart des clampins qui passent régulièrement par ici, mais hélas, la plupart des gens qui n’ont pas vu le film ni lu le billet (parce qu’ils regardaient “plus belle la vie, par exemple !) auraient pourtant appris beaucoup de choses, si seulement ils avaient voulu
Il y a effectivement quelques villes qui reviennent à une gestion municipale. Mais elles sont bien trop rares
@Enjolras
Mais je tiens à réaffirmer mon hétérosexualité non négociable !
Merci
@Touchatout
Meuh non, joie simplement teintée d’espoir que cela pourrait changer… Il suffirait que suffisamment de personnes comprennent les ressorts de ces pratiques et s’y opposent.
@Sylvaner
A peine revenu de ta manif de feignasses, tu te précipites sur un blog de gauchisssss. Ah il est beau l’enseignement
“Et une fois le service public phagocyté, la société privée va essayer tous les ans de CREER DAVANTAGE DE RICHESSES POUR SES ACTIONNAIRES. Ca s’appelle la “croissance”. S’il faut pour cela augmenter les prix de vente, diminuer les salaires, supprimer des avantages au personnel, licencier du personnel, pressurer les fournisseurs, et dimimuer la qualité du service, elle le fera ! C’est automatique et mathématique !”
A mon avis, y a lieu de continuer la phrase ainsi “jusqu’à épuisement de l’entreprise par faute d’investissement, puis vente des décombres au plus offrant, voire retour à la puissance publique”…
Ceci dit, je viens d’apprendre que Delanoë envisage sérieusement de reprendre la gestion de l’eau par la Ville de Paris. Un bon point à Bertrand!
Pour ceux qui ne lisent pas tous les mois le Monde Diplomatique, ou qui ne lisent pas tout, qui ne sont pas abonnés, qui n’ont pas le temps, qui n’écoutent pas Mermet tous les jours, il y a le numéro de décembre-janvier du bimestriel Manière de voir. Il est intitulé Le krach du libéralisme.
Il raconte toute l’histoire presque aussi bien que Superno
On trouve par exemple, en conclusion d’un article (1997) de Pierre Bourdieu Dans la tête d’un banquier :
La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple.
Dans un article de Serge Halimi, Déréguler à tout prix, une citation d’Alain Minc :
Le système public ne reculera que pris en tenaille entre des déficits devenus insupportables et des ressources en voie de rétraction.
Et le reste… 100 pages, 7 €, deux mois pour les lire.
@ SuperNo
“Le PDG de Véolia est Henri Proglio, grand ami (…) de Rachida Dati !”
—> Ça y est, t’as trouvé le père ?!
Trêve de galéjades…
Pour en revenir au sujet principal, je ne me réjouis que moyennement face à cet article, somme toute excellent : quelle fraction infinitésimale des 60 et quelques millions de Français et plus de 200 millions de francophones de par le monde liront-ils cet article ou d’autres au contenu aussi éloquents ?
On se sent seuls au milieu de ce troupeau de bœufs au cerveau spongifié par TF1 (= télé-encéphalite spongiforme bovine)…
(pardon pour la présomption de ce propos, mais y a quand même des fois où… hein, bon.)