Eh oui, même le dimanche on nous donne des raisons de s’énerver ! C’est en effet hier que j’ai entendu la voix doucereuse de Luc Chatel, la pire tête à claques de ce gouvernement dans lequel il y a pourtant beaucoup de concurrence en ce domaine, qui annonce en pleine “crise financière” la reprise des hostilités antisociales.
Il veut en effet voter avant la fin de l’année une loi instaurant le travail dominical. Quelle bande de visionnaires, dans ce gouvernement : quand tout le monde prédit que le deuxième étage de la crise financière ne touchera plus seulement les banques, mais désormais les travailleurs qui seront emportés dans une spirale de chômage et de “récession”, Chatel et son chef Bertrand n’ont rien trouvé de plus débile que de rogner encore le code du travail pour tenter de soutirer aux salariés l’argent qu’ils n’ont pas et auront de moins en moins.
Dans les faits, bon nombre de magasins ouvrent déjà le dimanche, dans un cadre légal dont j’ignore les fondements : ainsi, sortant ce dimanche de mon hôtel du 7ème arrondissement de Lyon (et donc pas dans une lointaine banlieue), j’ai eu la surprise de voir le supermarché et le magasin de déco d’à côté tous les deux ouverts, avec leur lot de pousseurs de caddie neurasthéniques…
Cette ânerie est la suite logique de dizaines d’années d’idéologie libérale : la stagnation (et donc la baisse) des bas salaires depuis une quinzaine d’années, la mise en concurrence mondiale, la précarisation du travail à coups de chômage endémique, de temps partiel, de CDD ou d’intérim, la hausse des prix du logement et de l’alimentation; ajoutées à l’ambiance de consommation débilitante qui instille jusque dans le cerveau des plus pauvres la certitude que pour exister ils doivent eux aussi avoir un 4x4, une télé à écran plat dans chaque pièce et passer des vacances à l’autre bout du monde : tout pousse à cette évidence aberrante du travail dominical.
C’est donc en toute logique que sort opportunément cet hallucinant sondage de l’IFOP (qui est rappelons-le l’institut de sondage de Madame Parisot, patronne du MEDEF… Il est des coïncidences qui posent forcément question… ) : 67% des français accepteraient de travailler le dimanche si leur patron le leur demandait. Hum. Ont-ils bien compris qu’il ne s’agit pas de travailler UN dimanche, mais N’IMPORTE QUEL dimanche ? Pas quand cela les arrangera EUX, mais quand cela arrangera LEUR PATRON ? La dèche financière explique bien des choses mais je trouve ça énorme… De la propagande assurément !
Je vous cite Gérard Filoche : “Vouloir faire travailler des femmes caissières, pauvres, précaires, le dimanche s’apparente à du vandalisme social. Ça fait un siècle qu’on a conquis le droit au repos dominical. Il faut vraiment être sacrément réactionnaire pour vouloir le remettre en cause. Cela reviendrait à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du Caddie, à empêcher un jour commun de rencontre dans toute la société entre les femmes, les hommes, les enfants, les familles, les amis, les associations, etc…”. Puisse ce vrai socialiste convaincre ses “collègues” de hurler avec lui…
Les pauvres seront évidemment les premières victimes du système : car en vertu du même principe qui fait qu’il y a ceux qui fabriquent les tapis rouges et ceux qui marchent dessus, qu’il y a ceux qui nettoient les chambres des palaces et ceux qui y dorment; ce sont bien sûr les pauvres qui vont travailler le dimanche.
L’argument du volontariat ne tient pas debout : outre le fait que dire “non” à son patron (enfin, à certains patrons) est tout simplement inconcevable, il y a aussi l’effet d’entraînement auquel toute personne qui a travaillé dans un groupe a forcément été confrontée : les réfractaires seront évidemment stigmatisés, isolés, puis éliminés, et à terme il n’y aura plus de volontariat qui tienne : tout le monde sera obligé de s’y mettre, de gré ou de force. Avec pour conséquence évidente que le supplément de salaire, argument ultime, n’aura ainsi plus de raison d’être… Les actionnaires se frottent les mains à l’avance…
Il faut le dire, le répéter, le crier, le hurler : le travail du dimanche doit être réservé aux seuls secteurs où il semble difficile de faire autrement : la santé, les services d’urgence, l’hotellerie/restauration, les cinémas ou autres sites touristiques… Ou à des nécessités de service ponctuelles. Mais en aucun cas à la vente de meubles ou de machines à laver, ou encore à toute autre activité professionnelle “ordinaire”…
A Metz, tout près de chez moi, on continue à étendre la ville pour y installer des franchises commerciales dix fois redondantes et sans aucun intérêt (la zone “Metzanine”, pour ceux qui connaissent, suivie d’un énorme garage BMW). Et les arbres continuent à tomber sous les coups des bulldozers, de nouvelles enseignes vont surgir de terre au bord du contournement-Est. Mais pour quoi faire, bordel ? Transformer la campagne en banlieue glauque et déprimante, où les sacs en plastique et les emballages de Mac Do s’agglutinent au bord des voies rapides et où d’immenses et immondes panneaux publicitaires tiennent lieu de paysage, dans les vapeurs de gasoil et le bruit des bagnoles ?
Ces espèces de bubons purulents que sont les “zones d’activités” périphériques, refuges des discounters de canapés ou de cuisines, dans lesquelles le con-sommateur en monospace à mazout se bouscule le week-end, sont l’illustration la plus visible chez nous de ce que la société de consommation peut engendrer de plus laid, de plus ridicule et de plus vain.
C’est ça, l’avenir ? Alors autant se suicider tout de suite !
Ah, oui, pardon, ça crée des emplois (de merde) ! Permettez-moi néanmoins d’en douter. J’aimerais bien savoir comment le fait de créer une grande surface d’électronique dans la banlieue de Metz pourrait ne pas en détruire par ricochet ailleurs : si j’achète ma télé chez Saturn (au hasard !) en périphérie, je ne l’achèterai pas à la FNAC (au hasard encore!) au centre ! D’autant que ce sera la même télé au même prix. De même si je l’achète le dimanche, c’est bien évidemment que je ne l’achèterai pas le samedi !
Derrière ce projet, on trouve aussi le député UMP, Richard Mallié, celui de Plan de Campagne : décidément, on retrouve toujours les mêmes dans les bons coups !
A l’ère d’internet, l’argument de ne plus avoir le temps de faire ses courses tombe en grande partie : on peut passer des commandes tous les jours, à toute heure du jour ou de la nuit… Alors pourquoi faire chier le monde avec le travail du dimanche ?
D’ailleurs il m’est venu une idée : il faudrait encourager la recherche médicale pour trouver un médicament permettant de supprimer le sommeil. En effet à cause de cette désagréable particularité physiologique, l’Homme passe le tiers de sa vie à ne rien foutre, ni produire ni consommer ! C’est un scandale, mais en même temps une opportunité, une formidable réserve de croissance ! Les tauliers des Hotels-Casinos de Las Vegas, ces grands philanthropes, l’ont bien compris qui font tout pour que leurs clients ne puissent pas distinguer le jour de la nuit, et saturent l’air d’oxygène pour favoriser l’activité. Si j’étais Luc Chatel ou Xavier Bertrand (quelle perspective cauchemardesque !), j’obligerais tous les commerces à ouvrir 24h/24, et je décuplerais l’éclairage public afin de favoriser l’envie de consommer !
On peut rapprocher ces manoeuvres douteuses de celle qui a consisté à faire dépenser par avance plusieurs décennies du salaire de millions de pauvres américains pour fournir une manne virtuelle à des salopards de spéculateurs patentés : c’est la crise des subprimes. Ma mère disait “compter les oeufs dans le cul de la poule”. Là on n’en est plus à les compter, on en a déjà fait des milliards d’omelettes virtuelles…
Et tout ça pour quoi au fait ? Toujours la même rengaine. Pour créer de la richesse, relancer la croissance, toujours et encore plus, blablabla, etc…
Mais qui donc leur expliquera que dépouiller les pauvres d’un de leurs derniers acquis sociaux, c’est mal ?
Qui donc leur expliquera que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ? Que la terre est au bout de ses ressources ? Qu’une prochaine crise économique mondiale due à la pénurie de pétrole, et auprès de laquelle celle des “subprimes” restera dans l’histoire comme une aimable anecdote, transformera bientôt ces “zones commerciales” en villes fantômes, dans lesquelles la végétation tentera de revivre au milieu du béton ?
Les décroissants essaient d’instaurer un samedi par an une “journée sans achats”. Pratique purement symbolique dont j’ai déjà souligné ici l’inutilité. Au lieu de ça, le gouvernement va désormais supprimer la “journée sans achats” hebdomadaire !
PS : je relaie une pétition à ce sujet initiée par la CFTC (c’est vous dire que je ne suis pas sectaire !)










“il faudrait encourager la recherche médicale pour trouver un médicament permettant de supprimer le sommeil”
Cà existe déjà! a l’essai, à l’usage de l’Armée…
Le fumeux concept néo-con et écolofrimeur du “Green Center” est destiné à la balade dominicale… C’est mon avis et je ne pense pas me tromper.
De toute façon, les con-sommateur ont et vont avoir (grâce à la crise financière) un pouvoir d’achat “peau de chagrin” Ils ne pourront pas acheter plus qu’ils n’ont de moyens; les banques ne s’aventureront qu’à pas feutrés dans le surendettement systémique des ménages. Les subprimes sont passés par là… A moins que les banques aient décidées de recommencer un nouveau tour de manège financier? Pas totalement improbable… Le nouveau “fond européen” destiné à boucher les trous bancaires pourrait avoir ce pouvoir d’encouragement à laisser faire?
Je pense que l’objectif “non dit” est de normaliser le travail du dimanche afin de ne plus avoir à le rémunérer au-dessus du reste du travail hebdomadaire. C’est là le piège à cons!
De l’eau au moulin SuperNo…
http://www.marianne2.fr/Le-Journal-du-Dimanche-tres-favorable-au-Travail-du-Dimanche_a92258.html?PHPSESSID=a8d426dc8eba5301f4048218b0731987
Je crois que l’acquis social du repos dominical est bien loin des préoccupations, tant des patrons et politiques qui tentent de l’abattre que des quidams qui sont prêts à l’abandonner.
Même le plus acharné des néo-cons (mon anglicisme préféré) n’accorde sans doute pas plus d’importance que ça au fait que les travailleurs s’arrêtent de temps en temps…
Par contre, pas de magasins le dimanche, ça veut dire une discontinuité dans la con - so - mma - tion !
Et comme un dealer ne peut pas se permettre de fermer boutique, de peur que sa clientèle en manque ne change de fournisseur, les tenants de la sacro-sainte croissance ne peuvent pas courir le risque de rater ne serait-ce qu’un achat compulsif.
L’achat en ligne 24h/7j n’est pas un argument suffisant : même dans les boutiques les mieux organisées, on n’achète pratiquement que ce qu’on cherche. Seule une bonne vieille zone commerciale ultra-concentrée et ultra-diversifier permet aux consommateurs de revenir avec plein d’achats qu’ils ne voulaient pas au départ !
les petits commerçants sont en général contre, les grandes enseignes pour, c’est bien le petit commerce qui va trinquer !!!
Pour le pouvoir d’achat je ne sais si c’est bon car les frais de fonctionnement vont augmenter de 1/8 + les salaires majorés, et c’est bien le client final qui va payer…
Nous sommes depuis plus de vingt ans, peut-être trente, dans une crise de sur-production. La croissance ne peut que l’aggraver. Le seul moyen d’en sortir n’est pas le gaspillage obligatoire d’une production qui augmente, mais la réduction de la production par la réduction du temps de travail.
Le premier acte de désobéissance civile est le refus de tous les crédits, de tous les nouveaux crédits pour ceux qui y sont encore coincés. Le bankster vous prête de l’argent qu’il n’a pas, en écrivant une ligne de crédit à votre compte. Il n’a en caisse que votre signature. Par contre il vous ponctionne de vrais intérêts sur ce que vous gagnez.
Ne changez pas de bagnole, la prime à la casse (dite « écolo ») est encore une arnaque. Comptez ce que coûtent le crédit, la dépréciation de la bagnole les premières années, ce que coûte la bagnole elle-même, et comparez à ce que peut être la différence de consommation sur les quelques années de pétrole abordable qui restent, comptez la consommation nécessaire pour économiser le montant des dépenses. Vous aurez cessé de rouler en voiture bien avant.
Gardez votre vieille caisse et servez-vous en le moins possible.
Dans la rubrique Rions un peu en attendant la mort :
Les tauliers des Hotels-Casinos de Las Vegas,… et saturent l’air d’oxygène pour favoriser l’activité.
C’est surtout pour l’effet euphorisant de l’oxygène, qui fait que les perdants perdent avec le sourire et continuent à jouer.
Quand un pilote de chasse s’installe vers deux ou trois heures dans son cockpit, après le calva, le cognac et la rincette, après la première tournée d’apéro à onze heures et demie, il se met aussi dans le masque un petit coup d’« oxygène 100% » pour s’éclaircir les idées avant de mettre à son compteur quelques heures de vol pour sa retraite. Les mauvaises langues prétendent que les crashes se produisent souvent en milieu d’après-midi…
Pour en revenir au casino : la saturation en oxygène a un effet imprévu et réjouissant dans le roman Bad News (en français Mauvaises nouvelles) de Donald Westlake.
Il faudrait mesurer la teneur en oxygène de l’atmosphère de toutes ces grandes surfaces .
@ daniel_57
et les rupins et les purotins.
Les petits commerçants ont été les créateurs des grandes surfaces sur les zones commerciales en périphérie. Le magasin But de Montigny-lès-Metz a été créé par les Meubles Saint-Louis, ça leur permettait de « servir »
Il a déménagé plus loin depuis. Ils ont encore dû perdre un tas de fric dans l’opération immobilière, les pauvres !
Comme le gouvernement veut une vérité sur les prix, pourquoi ne répercuterait-il pas le salaire doublé sur les prix des articles vendus le dimanche ?
Ces drogués de consommateurs prendraient peut-être conscience que la casse sociale a un prix et ce prix ne serait pas payé par ceux qui font leurs courses dans la semaine.
Dire qu’il a y encore quelques années, en Moselle, les magasins étaient fermés à 18h le soir et en Allemagne, ils étaient fermés le samedi aprés midi (je me suis d’ailleurs fait piéger en ayant garé ma voiture un samedi matin dans le parking couvert d’un supermarché et en voulant aller la rechercher en début d’aprés midi aprés avoir mangé dans un petit resto).
Personnellement j’ai souffert d’avoir eu un père qui était directeur de supermarché et qui travaillait du lundi au samedi de 7h à 20h et, pendant quelques années, il a en plus travaillé le dimanche matin. J’ai trés peu vu mon père dans ma jeunesse et en plus à 50 ans il a eu un Accident Vasculaire Cérébral et à 62 ans il est décédé d’un arrêt cardiaque…
Moi, je pense que le G7 (les affidés du Nabot) manquent cruellement d’ambition !
Pour contrer les 35 heures (que j’appellerai “la semaine des quatre jeudis”), ils devraient inventer sans délai “la semaine des sept dimanches”.
Ainsi, comme ce serait tous les jours dimanche, plus nécessaire de majorer les heures, plus de ‘pont’ à prendre selon la tombée des jours fériés (non carillonnés), et du Drucker tous les après-midi à la téloche pour promouvoir les CD de Carlita, Barbeaulivien, Enriko Machias,et Fauderche !
Par contre, pas facile d’aller à la messe, au temple, à la synagogue ou à la mosquée tous les jours. .. Sûr que le Chanoineau de Latran va trouver LA solution
S’il il n’y avait que prés des villes que les arbres tombent pour laisser la place à ce que le demeuré congénital de base appelle la “civilisation”. Dans les endroits les plus reculés les zones commerciales se développent et là ou il n’y en a pas les vastes espaces laisse la place à des échiquiers de maisons individuelles insérées dans leur carré de gazon bien tondu, entourées de leur haies bien taillées. Pour voir notre l’avenir il suffit de regarder outre atlantique, comme le dit George Carlin “a coast to coast shopping mall” une gallerie commerciale d’une côte à l’autre.
Tiens à propos des Vandales :
“Leur pillage de Rome, effectué sans destructions ni massacres, est un modèle d’organisation : les Vandales passent un accord avec le pape Léon Ier, afin de récupérer les richesses de la ville sans violence. Ils divisent Rome, à cet effet, en îlots qui sont visités successivement, et dont les objets de valeur sont systématiquement emportés.”
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vandales
Etonnant, non ?
Je ne suis pas du tout d’accord, mais alors pas du tout !
Si, comme vous l’écrivez: “…Luc Chatel (est) la pire tête à claques de ce gouvernement…” ou placez-vous N. Morano (honneur aux dames), Y. Jego, R. Karoutchi, E. Woerth ou encore X. Darcos ?
Je note d’ailleurs que ces têtes à claques n’ont d’égal que leur (triste) médiocrité.
-_-
@Jean
Oui, le Canard en avait parlé, ça devait être à l’époque de la guerre du golfe. Mais a priori pas de version “grand-public”…
… et merci pour le lien, effectivement c’est bien de propagande qu’il s’agit
@Sylvaner
A propos de néo-con, un autre chaud supporter de cette forfaiture est Hervé Novelli, un des rares politiciens français qui assume son soutien à Mc Cain !
@Cedric
@Frederic
Désolé, mais je n’enlève pas un mot à ce que je dis ! Il y a effectivement beaucoup de concurrents, mais Chatel se détache du lot. Ce n’est évidemment que mon avis…
J’ai survolé votre blog… J’y atterrirai quand j’aurais plus de temps, car tant le contenant que le contenu me semblent remarquablement bien troussés !
merci pour le compliment, mais (sans fausse modestie) il n’est rien comparé à la qualité des blogs politiques que je lis régulièrement…le votre en fait partie
le mien tient plus du “défouloir”
Il a une tête de castor.
Sinon je me suis laissée tenter à parler crise sur mon blog hier : j’ai explosé le nombre de mes visites par 4… 0_0
Je crois que je me défoulerai comme vous bien plus souvent.
Le point de vue de Malakine…
http://www.marianne2.fr/La-marchandisation-du-monde-a-la-conquete-du-temps_a92272.html?PHPSESSID=5012ce4908ae44359110387d72b74b01
oui, 67 % accepteraient, mais peut-être parce qu’ils savent déjà qu’ils ne pourraient pas refuser !
ce qui est réjouissant, c’est de penser à tous les petits futurs délinquants que vont devenir les enfants privés de parents même le weekend !
ce qui est réjouissant, c’est de penser qu’on va ainsi pouvoir avoir plusieurs boulots, comme dans les si admirés US de notre “grand” timonier local…
En fait, en réalité, je regarde avec désespoir tous ces enfants qui s’engouffrent dans les études qui conduisent à la distribution des marchandises (ou de services bidons (assurances et banques et immobilier) (produire c’est crevant, et insécurisant puisque extra-délocalisable)…études où on leur apprend surtout à ne pas réfléchir de façon globale, ou même un peu scientifique…ou même morale (ah, qu’est-ce que j’ai dit là !)…