Je demande par avance l’indulgence auprès des érudits, des étudiants en économie, ou simplement des observateurs attentifs de la vie politique et économique qui constituent une partie importante de mon lectorat quotidien. Mais la remarque de Maître Touchatout sur mon billet d’hier m’a semblé juste. A force de résumés et de clins d’oeil, je présuppose peut-être un peu hâtivement que tout le monde connaît les principes de base de l’économie en général et du libéralisme en particulier, alors que pour certains ce ne sont peut-être que de vagues notions.
En fait je ne sais pas vraiment qui sont les lecteurs de mon blog. Certains, un peu toujours les mêmes, laissent des commentaires, et ce sont principalement des sales gauchistes ! Il y en a quelques autres que j’ai rencontrés, car ils habitent dans la région, ou alors qu’ils font de la photo et qu’on s’est croisés ici ou là. Mais ça en représente au mieux quelques dizaines. Or il y a désormais régulièrement plus de 350 personnes qui passent sur ce blog quotidiennement. Il est donc possible que certains d’entre vous débarquent (en provenance du JT de TF1 !) et se demandent pourquoi ce blogueur sans envergure s’acharne à ce point sur le libéralisme, et en quoi ça les concerne.
Il se trouve que je suis en train de lire un bouquin passionnant : “The shock doctrine” de la journaliste canadienne Naomi Klein (qui est désormais disponible en français sous le titre “La stratégie du choc”). Ca fait même longtemps que je l’ai commencé, mais comme d’une part j’ai peu de temps, et que d’autre part j’en lis plusieurs à la fois, ça n’avance pas vite…
Naomi Klein est surtout connue pour son premier bouquin : “No logo”. Elle y décortique l’implacable processus de décérébration entrepris par les multinationales qui se cachent derrière les marques les plus connues. L’humain nouveau-né est immédiatement pris en charge par la machine de guerre marketing, avec un résultat visible et garanti : des ados occidentaux conditionnés et ramollis du bulbe, dont la vie est vouée au dieu consommation, qui boivent du Coca, sont uniformément chaussés de Nike et portent un sac Eastpak. Des produits hors de prix qu’ils sont fiers d’acheter, et qui procurent des marges hallucinantes aux sociétés qui les commercialisent. Attention, je dis bien qui les commercialisent, pas qui les fabriquent ! Car là, c’est l’envers du décor : derrière la pub criarde et omniprésente, derrière les quelques gros cons cyniques à costard et cigare qui s’en mettent plein les fouilles, des néo-esclaves travaillent pour 3 cacahuètes dans les sweat-shops et les maquiladoras, pendant que près d’un milliard de personnes crèvent de faim et que la planète crie grâce.
Toujours dans “No Logo”, Naomi Klein nous apprend qu’une chaîne de télé comme MTV, qui peut être captée un peu partout dans le monde, a été créée principalement pour formater tous les ados du monde (à condition évidemment qu’ils aient un certain “pouvoir d’achat” sinon ils peuvent crever) autour des mêmes centres d’intérêts et des mêmes marques, afin que les multinationales qui les gèrent puissent viser une cible la plus large possible sans avoir besoin d’adapter leur message en fonction des langues ou des cultures.
Une théorie particulièrement explicite encore décrite dans ce livre est celle des “Mac Jobs”. La célèbre multinationale en question n’est pas seulement connue pour avoir répandu dans le monde entier une bouffe infâme et nutritionnellement aberrante, elle a aussi contribué à imposer un nouveau monde du travail.
Depuis la fin de crise consécutive au crash de 1929, le “New Deal” et le keynésianisme avaient répandu aux Etats-Unis une certaine prospérité économique et en contrepartie laissé se mettre en place des syndicats forts qui ont obtenu l’application d’un droit du travail et un salaire décent. Souvent une personne travaillait toute sa vie dans la même entreprise. Or ce schéma est insupportable pour un libéral.
En revanche, le “Mac Job”, c’est en gros un boulot de merde, épuisant, précaire, humiliant, archi mal payé, avec des horaires à la con. L’étudiant qui va par ce moyen se faire quelques ronds pour payer ses études va par la même occasion se faire inculquer une idée biaisée de ce que doit être le monde du travail. Il ne sera donc pas étonné que son premier “vrai travail” en reprenne quelques principes, n’aura pas de propension faire valoir ses droits, à se défendre ou à se syndiquer… Il gardera son énergie pour dégommer les concurrents… ou ses collègues ! Désormais, c’est comme ça, il faut s’y habituer. There is no alternative.
Mais non, je ne m’égare pas. Donc, pour mes lecteurs qui se demanderaient ce qu’est décidément ce libéralisme qui teinte la quasi-totalité de mes billets, je suis tombé hier soir sur un passage de “The shock doctrine” qui l’explique tellement bien que je ne peux m’empêcher de le partager. Je rappelle simplement le contexte : dans les années 60, alors que la mode était encore au keynésianisme plus ou mois paternaliste, une bande d’allumés s’excitaient les neurones à l’université de Chicago pour dresser les concepts du libéralisme économique. L’histoire leur a donné le nom de “Chicago boys”. Emmenés par le tristement célèbre Milton Friedman (mort en 2006) , ils imaginaient un monde où l’économie ne serait bridée par aucune contrainte.
Hélas, ce qui aurait dû en rester à des élucubrations juste bonnes pour un pignolage universitaire, s’est mis à enfler et à se diffuser, jusqu’à trouver avec le Chili de Pinochet, un terrain d’expérimentation grandeur nature, dans lequel le peuple ne risquait guère de se plaindre…
Hélas encore, la gangrène n’en est pas restée au Chili ! Continuant à se diffuser, elle a été reprise par les principaux dirigeants et politiciens occidentaux, et a explosé à partir des années 80 avec les sinistres gredins que furent Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Grande Bretagne, avant de contaminer la plus grande partie du monde, surtout après la déconfiture totale du communisme.
Je vous livre donc le résumé que Naomi Klein fait de la doctrine libérale de Friedman, telle qu’énoncée dans son livre de référence “Capitalism and Freedom”, publié en 1962. Attention, c’est du brutal :
“First, governments must remove all rules and regulations standing in the way of accumulation of profits”. Second, they should sell off any assets they own that corporations could be running at a profit. And third, they should dramatically cut back funding of social programs. Within the three-part programs of deregulation, privatization and cutbacks, Friedman has plenty of specifics. Taxes, when they must exist, should be low, and rich and poor should be taxed at the same flat rate. Corporations should be free to sell their products anywhere in the world, and governments should make no effort to protect local industries or local ownership. All prices, including prices of labor, should be determined by the market. There should be no minimum wage. For privatization, Friedman offered up health care, post office, the post office, education, retirement pensions, even national parks. In short, and quite unabashedly, he was calling for the breaking of the New Deal, that uneasy truce between the state, corporations and labor that had prevented popular revolt after the Great Depression. Whatever protections workers had managed to win, whatever services the state now provided to soften the edges of the market, the Chicago School counterrevolution wanted them back.
And it wanted more than that : it wanted to expropriate what workers and governements had built during those decades of frenetic public works. The assets that Friedman urged the government to sell were the end products of the years of investment of public money and know-how that has built them and made them valuable. As far as Friedman was concerned, all this shared wealth should be tranferred into private hands, on principle.
Though always cloaked in the language of math or science, Friedman’s vision coincided precisely with the interests of large multinationals, which by nature hunger for vast unregulated markets…”
Traduction ? Traduction ! Touchatout ou mes lecteurs expatriés corrigeront mes erreurs ou approximations…
“Premièrement, les gouvernements doivent faire sauter toutes les règles et les régulations qui se dressent sur le chemin de l’accumulation des profits. Deuxièmement, ils devraient vendre tous les biens qu’ils possèdent, et que des entreprises pourraient gérer dans un but lucratif. Troisièmement, ils devraient radicalement diminuer le financement des programmes sociaux. Sur ce programme en trois points de dérégulation, de privatisation, et de coupes sombres, Friedman apporte plein de précisions : les impôts, quand ils doivent exister, doivent être peu élevés. Les riches et les pauvres doivent être imposés au même taux fixe. Les entreprises doivent être libres de vendre leurs produits partout dans le monde, et les gouvernements ne devraient faire aucun effort pour protéger l’industrie ou la propriété locales. Tous les prix, y compris le prix du travail, devraient être déterminés par le marché. Il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. Pour la privatisation, Friedman proposait la santé, la poste, l’éducation, les pensions de retraite et même les parcs nationaux. En résumé, et sans aucun complexe, il appelait au démantèlement du New Deal, ce délicat accord entre l’Etat, les entreprises et les travailleurs, qui avait empêché la révolte du peuple après la Grande Dépression. Quelles que soient les protections que les travailleurs avaient réussi à obtenir, quels que soient les services que l’Etat fournissait désormais pour arrondir les angles du marché, la contre-révolution de l’Ecole de Chicago voulait les récupérer.
Et elle voulait plus que ça : elle voulait exproprier ce que les travailleurs et les gouvernements avaient construit durant ces décennies de travaux publics frénétiques. Les biens que Friedman pressait le gouvernement de vendre étaient le résultat d’années d’investissement d’argent public et du savoir-faire qui l’avait rendu profitable. S’il ne tenait qu’à Friedman, toute cette richesse partagée devrait être transférée dans les mains du privé, par principe.
Même si elle se cachait toujours derrière le langage des maths et des sciences, la vision de Friedman coïncidait toujours avec les intérêts des grosses multinationales, qui sont par nature toujours avides de vastes marchés dérégulés…”
Ouf ! Pour moi, l’essentiel est résumé là, toute la politique et l’économie depuis une vingtaine d’années peuvent se déchiffrer à travers ce prisme.
En France, après la très courte “parenthèse socialiste” de 1981 qui a conduit à la nationalisation d’un certain nombre de sociétés, la doctrine libérale a commencé à peser dès 1983. Les “baisses de charges” au détriment des programmes sociaux, et les gémissements éplorés des patrons accablés par leurs coûts de main d’oeuvre trop supérieurs à ceux en vigueur dans d’autres pays, lisez bien, c’est écrit. Les privatisations initiées par l’équipe Chirac-Balladur dès 1986, et poursuivies sans relâche depuis lors, que ce soit par la droite ou par les “socialistes”, c’est écrit !
La privatisation de la poste, déjà initiée par l’ouverture à la concurrence imposée par les traités européens, y est explicitement décrite, et résonne superbement avec l’actualité immédiate.
Rappelons que ces écrits datent de 1962 ! Ils indiquent pourtant précisément l’orientation du monde et sont d’une acuité remarquable 46 ans plus tard ! Ils expliquent tout à fait l’orientation donnée à l’Europe par les différents traités qu’on nous a fait signer de gré, et surtout de force !
Vous allez me dire : “Mais, la France ne tombera jamais si bas… Et Sarkozy n’est pas un vrai libéral : la preuve, le financement du RSA contredit les principes de base du libéralisme. Et son discours de tout à l’heure à Toulon…”.
Mouais. Imaginez que vous soyez dans une voiture, au départ de Paris. Vous voulez aller à Lille, mais le chauffeur, lui, veut aller à Marseille. Bon, évidemment, il ne va pas vous le dire. Vous allez le découvrir petit à petit. Il ne va pas forcément prendre l’autoroute avec les gros panneaux “Marseille”. Il va prendre des détours, passer par des villages que vous ne connaissez pas. Il pourra même sur le chemin prendre une affriolante autostoppeuse, prénommée Carla, pour distraire votre attention. Même si c’est dans son lit qu’elle finira, pas dans le vôtre. Il insistera lourdement sur les accidents de bagnole que vous croiserez, tout ce sang, ces familles brisées, beurk ! Quand vous arriverez à Lyon, il va encore vous rassurer, vous expliquer que la direction est bloquée, qu’il n’a pas le choix, mais qu’il agit dans votre intérêt. D’ailleurs, n’est-ce pas vous qui l’avez choisi ? Peut être acceptera-t-il temporairement et sous la pression de lâcher du lest et de faire un crochet par Grenoble… Avant de reprendre la route de Valence et de Montélimar, en vous assommant de superlatifs sur le délicieux nougat qu’on y trouve. Bientôt il vous parlera du Pont d’Avignon, et ça se finira en bouillabaisse sur le vieux port, vous pourrez toujours implorer Notre Dame de la Garde, il sera trop tard !
Si dès le départ, vous aviez pu voir la destination programmée sur son GPS, n’auriez-vous pas pu réagir ? Eh bien le GPS de nos gouvernements successifs, il est là, ce sont les quelques lignes résumant la pensée de Friedman que j’ai citées plus haut. Ca s’appelle le libéralisme. La liberté du renard dans le poulailler.
Certains ont protesté contre la privatisation d’EDF. Sans succès, c’est désormais acquis. Au lieu de se contenter de produire de l’électricité propre en France, EDF est désormais un prédateur qui rachète le nucléaire britannique et concurrence son ex-partenaire complémentaire GDF. Hallucinant ! Mais vous avez certainement reconnu EDF derrière la phrase “Les biens que Friedman pressait le gouvernement de vendre étaient le résultat d’années d’investissement d’argent public et du savoir-faire qui l’avait rendu profitable”. Car EDF a construit ses centrales avec notre pognon, et les bénéfices qui en résultent sont désormais privés ! Même si EDF n’aura sans doute aucun scrupule à demander (et obtenir) que le ruineux démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie soit financé sur fonds publics ! Le libéral cupide se caractérise en premier lieu par l’absence la plus totale de complexes ou de pudeur.
D’autres révoltés, ou plus probablement les mêmes, hurlent aujourd’hui devant le démantèlement de La Poste. Ils ont raison, il faut que des millions de gens hurlent avec eux. Car après, le chemin est tracé, tout est écrit : après que Balladur, puis Juppé, puis Raffarin et enfin Fillon se sont attaqués aux retraites et nous ont fait travailler de plus en plus longtemps pour toucher de moins en moins, la destination finale est connue : les fonds de pension privés ! T’es riche, tu paies pour ta propre retraite, t’es pauvre, tu peux crever ! Et ce sera la même chose pour la Sécu, les “franchises médicales” ne sont qu’un épisode du processus inéluctable !
Tous les jours, journalistes et patrons se relaient (encore Madame Parisot ce matin sur France Inter) pour nous marteler que la solution à nos problèmes est “qu’il faut baisser les charges”. Ils mentent ! Cela ne fait qu’accélérer la destruction des programmes sociaux, et c’est bien le but ! L’électeur naïf trouve ça bien, car il n’aime pas payer des impôts. D’ailleurs, il n’en paie quasiment pas, mais il voudrait en payer encore moins, sans comprendre que ce sont les plus riches, ceux qui en paient le plus, qui vont bénéficier de ce type de mesure. Par contre, il est habitué à aller quasi-gratuitement chez le médecin, et à obtenir quasi-gratuitement des médicaments. Et il râle quand il lui faut débourser les quelques euros des “franchises médicales”. Par contre à aucun moment il ne voit le rapport de cause à effet entre les baisses de “charges” ou d’impôts et le fait qu’il doive payer plus pour la sécu !
Un jour viendra où l’on nous expliquera que le SMIC est une entrave insupportable à la compétitivité de nos entreprises, et que si on le supprime, c’est pour notre bien, ça créera des tas d’emplois. Et il se trouvera encore des millions de gros benêts qui voteront pour celui qui le proposera et traiteront de sales gauchistes ceux qui hurleront et qui ne comprennent décidément rien à l’économie. Et ce sera la même chose pour la privatisation de l’éducation ou des hôpitaux.
Comme le dernier paragraphe l’explique, Il faut se mettre dans la tête que les partisans du libéralisme ne cherchent pas votre bien, mais celui des multinationales. A chaque fois qu’ils prétendent défendre vos intérêts, c’est celui des multinationales qu’ils défendent. Et la plupart du temps, les deux sont antinomiques.
Bon, ai-je été assez clair ? Tout le monde a-t-il bien compris , même au fond de la classe, pourquoi j’en veux à ceux qui se réclament du libéralisme, même si c’est pour jurer la main sur le coeur que c’est pour le “réguler” ?


Casseurs de pub
La Décroissance
LPO
Le Grand Soir
Marianne 2
RESF
Siné hebdo
Vendredi
Ma galerie de photos
PhotoCool
Je te remercie de faire cette belle synthèse à partir du travail remarquable de Naomi Klein. Je suis moi aussi en train de lire « La stratégie du choc. » Il faudrait inscrire ce livre sur la liste des ouvrages à connaître pour le bac.
Certaines données parlent d’elle-même: juste après l’effondrement de l’URSS, Boris Eltsine a décidé la privatisation sauvage (pour ne pas dire la spoliation) des bijoux de la couronne soviétique (mines, pétroles). Sur l’insistance du FMI et des Etats-Unis, il a de plus coupé brutalement les aides sociales… résultat, après 1991, l’espérance de vie des Russes a baissé de plus de 10 ans en quelques mois !! Cette politique libérale a donc engendré des millions de mort… Pour réussir à appliquer sa politique inique, Eltsine a fait bombarder la Douma et a envoyé l’armée la prendre d’assaut, pour écraser dans le sang la majorité des députés qui s’opposaient à la politique de dérégulation demandée par le FMI. Assassiner la démocratie pour offrir son cadavre aux multinationales occidentales… c’est beau. Mais cela ne choque pas l’opinion publique occidentale car elle est désinformée : les media toutous du libéralisme dépeignent la chute de l’URSS comme un formidable progrès. Je ne dis pas cela pour faire une apologie en négatif de ce que fut l’URSS, mais pour insister sur le fait qu’il n’y a pas de choix binaire (communisme d’état vs jungle capitaliste-libérale). Entre autres, la voix réformiste initiée par Gorbatchev dans les années 80 ne prenait pas du tout le chemin de la violence qui fut plus tard mis en œuvre par Eltsine. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Gorbatchev fut écarté si vite du pouvoir en 1991 avec la bénédiction de l’occident.
Dans « La stratégie du choc», Naomi Klein fait le même constat que Serge Halimi dans « Le grand bond en arrière » : le libéralisme est si violent, que, pour arriver au pouvoir, celui-ci est obligé d’avancer masquer (d’où le mensonge permanent des politiciens et des grands medias) ou alors d’employer la force et la répression (Pinochet au Chili, Eltsine en Russie, Junte militaire en Argentine dans les années 70).
L’invasion du tout sécuritaire en France, Angleterre et Etats-Unis participe d’ailleurs de cette logique, parfaitement construite et réfléchie : il s’agit de maintenir sous controle les révoltes populaires que la crise engendrée par 30 ans de régressions friedmaniennes va provoquer.
Super clair!
Je me souviens, dans les années 80, j’étudiais et je découvrais l’économie: En fait, j’ai arrêté très vite, l’économie: c’était pas mon truc.
Ca me sert, quand même maintenant pour identifier, l’effet de souffle de l’école monétariste et ses dégats collatéraux.
Ces 30 ans qui auront permis d’appliquer ouvertement (USA, GB) ou plus sournoisement (Maastrich et traités ultérieurs) les théories de Milton Friedman.
Le livre de Naomi Klein (je viens aussi de le commencer) s’ouvre sur un portrait du personnage, qui glace par un dogmatisme et un cynisme rare: cf l’épisode Pinochet et l’héritage Katrina.
Dans mes cours, à l’époque, difficile de distinguer un tel cynisme masqué sous de belles équations mathématiques.
Y compris pour ceux qui comme moi trouvaient la démonstration fumeuse et les hypothèses, complétement tirées par les cheveux….
Le dogme liberal a tout envahi, imposant son diktat, sa pensée unique, et son cynisme, dont le dernier en date: la régulation
qui se présente au mieux comme la nouvelle gabelle, au pire comme un hold-up pur et simple.
Remarquable billet comme souvent !
En fait, c’est aussi ce qu’a fait Sarkozy: 1ère partie, je me la joue Besancenot du verbe, 2e partie, j’annonce que je continue mes “réformes” (libérales) dont la suppression des fonctionnaires, de la taxe professionnelle…
comment convaincre l’avis général que les intérets particuliers sont plus importants que l’interet général…
malheureusement, une graaaande majorité de nos contemporains sont persuadés que si ça va mal, c’est la faute de leur voisin qui abuse, et que si eux meme allaient juste un peu mieux, meme ponctuellement, tout irait mieux…
La certitude d’un avenir particulier déconnecté de l’avenir général désintéresse logiquement l’individu du sort de sa communauté, ce qui ouvre un boulevard vers Marseille…
Un jour viendra où l’on nous expliquera que le SMIC est une entrave insupportable à la compétitivité de nos entreprises, et que si on le supprime, c’est pour notre bien, ça créera des tas d’emplois.
Ce jour est venu, et ça n’était pas hier. Depuis des décennies, nos gouvernants prétendent créer des emplois en abaissant le « coût du travail », par des exemptions de cotisations. Baisser le coût du travail, c’est baisser les rémunérations, en l’occurrence et pour l’instant la rémunération indirecte par la sécurité sociale et les services publics.
Le jour qui va venir, c’est celui où la droite sera assez décomplexée pour ne plus faire ses coups en loucedé et nous dire en face qu’on peut bien tous crever, pas seulement Mamadou et Ahmed.
Toi aussi, tu mangeras quand tu seras compétitif, Jean-Claude !
Merci Superno pour cette synthèse brillante.
Non seulement je vais te piquer un extrait, mais en plus ton titre aussi
Allez, un petit jeu. En 2007, qui avait comme programme de créer les subprimes en France ?
http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=credit_hypothecaire
@Boris
Prodigieux ! Je viens de transmettre le lien au Canard, ils pourraient en faire une Une retentissante !
Merci pour ce merveilleux cours d’économie !
Je m’en vais de ce pas acheter “The shock doctrine” pour en savoir plus.
Vous oubliez (je ne sais pas si cet oubli vient de N. Klein ou de vous), que l’Ecole de Chicago préconisait, en contrepartie du désengagement total de l’état, une sorte de revenu minimum garanti à tous depuis la naissance à la mort, et qui était de 600 dollars de l’époque (tout de même un gentil minimum vital). C’était une thèse défendable aux US, où l’opinion est majoritairement anti-fédérale pour tout ce qui n’est pas strictement d’ordre régalien, et à une époque où l’économie US était florissante. Pour l’application qui fut faite de cette doctrine au Chili, puis dans tous les centres de décision économique mondialistes, le volet “revenu minimum” a été tout simplement abandonné, sauf par un socialiste français, Rocard, mais dans un sens misérabiliste, quand il a créé le RMI.
@ waglioni
Effectivement ce point du revenu minimum n’est pas évoqué par Naomi Klein. Il ne s’agit probablement pas d’un oubli : le livre est déjà épais avec les faits et les applications pratiques, sans qu’on le gonfle encore avec des théories.
Le revenu d’existence rejoint l’idéal des anarchistes du 19e, à savoir la « prise au tas ». Dans une société où l’abondance de la production dépasse le total des besoins, chacun peut se servir sans nuire aux autres. C’était la perspective de la révolution industrielle, la fin des famines.
La société industrielle a été détournée, nous avons atteint l’abondance et pour continuer la croissance des profits, on est passé à la société de gaspillage.
bonjour, juste un mot sur le billet, ou il est dit que certains citoyens ne paient pas d’impots. Il faut cependant rappeler que tout un chacun paie la tva et que cet impot est payé proportionnellement de manière plus importante par celles et ceux qui ont les plus bas revenus, et enfin que c’est le prmier poste de recettes de l’état.
juste un mot sur le billet, ou il est dit que certains citoyens ne paient pas d’impots.
Il faut préciser impôts directs, bien sûr.
De même, quand on est en train de nous parler de protéger les avoirs des « épargnants », il faut comprendre actionnaires et spéculateurs, pas la mamie avec son livret A, ni le voisin avecson plan épargne-logement ridicule.
Il faut comprendre que la TVA que tout le monde paie servira à garantir (outre les indemnités accordées à Tapie par des arbitres privés, rémunérés à proportion des sommes discutées, contre le jugement de la Cour de Cassation) les avoirs et les revenus des spéculateurs.
La seule justification des plus-values, selon la vulgate libérale, est le risque pris par le prêteur. Or ce risque est nul puisque l’État le couvre avec nos sous.
@touchatout, merci de la précision sur l’oubli, par N. Klein de ce point de doctrine friedmanienne, et du rappel historique anarchiste d’un revenu minimum garanti. C’est un point très important, et qui est toujours sur la table, il me semble. Garantir à chacun un minimum, c’est lui conférer un tremplin pour s’épanouir comme il le souhaite, en ne faisant rien et en se contentant de peu, ou en travaillant pour gagner plus comme disait l’autre.
@Waglioni
Merci de la précision, je l’ignorais. Mais effectivement, c’est une théorie qui en est restée à ce stade. Il me semble qu’en France Christine Boutin supporte ce système. Moi aussi, d’ailleurs, mais dans un autre contexte !
@Michel et Touchatout
Oui, en France quand les pauvres parlent d’impôts, ils entendent surtout “impôts directs”. Cela dit, les riches payent aussi considérablement plus de TVA que les pauvres !
J’ai eu un froid dans le dos en lisant ce billet °_°
arrêtez avec cette image stupide du “gros” con avec son cigare.
Maintenant les gros sont des pauvres. (excès de mauvaise nourriture - excès de sucre (pour tenir le coup quand on bouffe mal).
Je sais - je suis obèse…
Et quand on est pauvre, assurer des chaussures solides à son enfant, cela suppose quelques sacrifices, et …des nike parce que c’est tout ce à quoi on peut accéder en se serrant la ceinture.
Se moquer de l’aspect, de la culture, et de l’habillement des pauvres…c’est le propre des privilégiés qui s’adjugent ainsi une supériorité “légitime”…alors qu’en fait, pour la grande majorité, ils sont juste héréditairement chanceux (voir les statistiques de réussite scolaire des enfants de pauvres…).
Quand être maigre c’était ridicule, c’était il y a très longtemps - les riches étaient gros.Maintenant les jeunes filles de bonne famille (fille de profs, de médecins, etc…) sont anorexiques…et les garçons bodybuldés ou surfeurs…
je signale aussi qu’un célibataire au smic paie un mois de salaire d’impôts directs…pas mal, non ?
Ca fait un bout de temps que je lis ton blog, enfin qq’un qui dit les choses comme elles doivent l’être: de maniere objective. Si je résume ce que je pense (et probablement la majeur partie de ceux qui laissent des commentaires) ca donnerait : liberalisme=déreglementation=anarchie capitaliste=faites ce que vous voulez pour gagner du pognon. Je sais, c’est simpliste mais bon c’est comme ca que je vois les choses. Le pire c’est que si on ne veut pas crever de faim on est obligé de participer à ces conneries. Ca fait des années que j’essai de trouver une “utopie” alternative à ce systeme, j’y suis pas arivé, du coup j’attend une proposition alternative, si tu peut m’en donner une je suis preuneur…Ps : désolé pour les accents, orthographe et la grammaire.
@Madame la vieille
Quand je parle d’un “gros con”, le mot “gros” est un adjectif qualificatif qui se rapporte au nom commun “con” pour le souligner, et n’est donc en aucun cas un substantif désignant une personne affectée d’une surcharge pondérale, ce qui serait totalement hors sujet.
Quand je parle des Nike, je ne pense pas spécialement aux pauvres : il suffit de se rendre devant un collège de jeunes luxembourgeois cossus, le problème est le même : Nike et Eastpak pour tout le monde. Ca dépasse le problème de classe sociale, c’est un problème d’intoxication planétaire.
Vous me semblez par ailleurs affectée d’un travers qui a le don de m’exaspérer : vous vous trompez de colère, et elle en devient contre productive !
C’est encore l’histoire des crocodiles et des maroquiniers : au lieu de se révolter contre les maroquiniers, bon nombre de crocodiles préfèrent s’en prendre à d’autres crocodiles, précisément souvent ceux qui ont compris qui était leur ennemi. C’est ainsi que lorsque le gouvernement veut faire travailler tout le monde 5 ans de plus, certains crocodiles préfèrent s’en prendre aux crocodiles qui font grève… En les traitant de syndicalistes privilégiés, par exemple… Pendant ce temps-là, le maroquinier se marre…
Et manifestement mon billet n’était pas encore assez clair. L’impôt est la meilleure manière que l’on connaisse pour redistribuer l’argent des riches vers les pauvres. Un pauvre qui gueule contre les impôts (directs) se tire une balle dans le pied. Vous parlez d’un célibataire au SMIC qui donne un mois de salaire. Sans doute. Mais la moitié des foyers (les plus pauvres) ne paient pas l’impôt sur le revenu. D’autre part, un célibataire qui gagnerait 10000 euros par mois donnerait sans doute 6 mois de salaire. Si vous baissez de 10% cet impôt, le smicard va récupérer moins de 10 euros par mois. Le riche, lui, va récupérer 500 euros par mois, et se marrer doucement. Car en échange, le smicard va devoir travailler plus longtemps, payer des franchises médicales, sera moins bien indemnisé quand il sera au chômage, et on lui expliquera qu’il faut se serrer la ceinture car l’Etat n’a plus de sous. Et je ne vous parle même pas de la vieille malade au minimum vieillesse. L’argent des impôts est principalement payé par les riches et dépensé par les pauvres. Tant que vous n’aurez pas compris ça, vous n’aurez rien compris et vous vous ferez empapaouter jusqu’au trognon.
Faire croire que les impôts sont systématiquement gaspillés (par l’intermédiaire d’un Pernaut par exemple), c’est une stratégie libérale. Et ça marche puisque des pauvres votent Sarkozy et applaudissent quand il “baisse les impôts”…
@Tom
Bonjour !
Oui, c’est un bon résumé.
Pour les contre-propositions, j’en expose par bribes tous les jours. Elles me semblent plus ou moins cohérentes. Quand j’aurai du temps (hum) , j’en ferai une synthèse… et je me présenterai aux élections !
Et je voterais pour toi, ca vaut mieux que le nain ou l’huitre (la P”S”; fraternité, y m’a bien fait rire son derier meeting)…
Et @ Vieilledame, je suis fils de prof et j’ai dû bosser 1 an dans une scierie pour pouvoir me payer mon permis et une licence pro allors niveau chance héréditaire tu repasera…
Limpide !
Moi qui me plains souvent de ne rien capter à l’Economie, voilà déjà quelques principes de base posés.
Concernant le cas d’EDF en particulier, un ami m’avait fait la remarque suivante (à l’époque où une campagne de pub incitait les gens à devenir propriétaire d’EDF): “Mais EDF c’était déjà à nous avant !!”
J’avais trouvé cette remarque très juste.
@Boris: Wow !! Constatation édifiante, merci pour le lien.
Juste quelques questions en vrac pour vous contribuer à votre réflexion.
- Sur le marché libre (ultra-libéral), comment gagne-t-on de l’argent?
- Comment l’état gagne-t-il de l’argent?
- Lequel de ces deux financements est le plus moral?
- Qui dirige la production sur un maché libre?
- Qui dirige la production dans une société étatique centralisée?
- Votre vie vous appartient-elle?
- Ce que vous produisez avec votre vie, en bien ou en mal, vous appartient-il?
- Quel droit avez-vous à la propriété d’autrui?
- Quel droit a un politicien à la propriété d’autrui?
- L’impôt est-il volontaire?
- La “solidarité” forcée est-elle de la solidarité?
- Etes-vous pour l’esclavage?
- Si je prends une part de ce que vous produisez sans votre accord, sous la menace, êtes vous mon esclave? Suis-je une brute? Si j’ai une casquette de politicien cela change-t-il quelque chose à ce que vous êtes et à ce que je suis?
- Avez-vous lu Hayek? Mises? Bastiat? Rothbard? Un quelconque livre d’économie de l’école autrichienne?
- A combien de victimes estime-t-on les expériences communistes du 20è siècle?
monsieur Incroyable, je ne sais pas répondre à vos questions.
l’une d’elles m’interpelle :
“votre vie vous appartient-elle ?”
c’est, je pense, la plus importante.
ma réponse est “non” et j’en suis révoltée.
est-il possible d’envisager que la vie humaine est beaucoup plus importante que l’argent, l’économie, le capitalisme, le comunisme, le socialisme, le marché, l’état, le travail, les politiciens de tous bords, les financiers ?
(oui, pour moi, les politiciens, les financiers sont hors la vie, la vraie)
@incroyable
Sur un marché ultra-libéral, on prend de l’argent, on n’en gagne pas.
L’État (avec une majuscule) ne gagne pas d’argent, il le fait circuler. L’État n’a pas de poche, il redistribue tout ce qu’il prend. La question est de savoir comment il redistribue.
Comment votre propriété est-elle devenue vôtre ?
Pour ce qui est de l’« école autrichienne », on a vu ce qu’elle a produit au Chili, dans toute l’Amérique latine, en Russie, en Asie… après le passage par l’« école de Chicago » et Milton Friedman.
Pour vous contribuer à votre réflexion (sic) à vous, lisez donc Joseph Stiglitz, Jean Ziegler, Naomi Klein…
@Incroyable
Vos questions sont assez tendancieuses, mais intéressantes. La dernière est même insupportable et constitue une bonne signature. Sachez donc que je ne suis pas communiste, que je ne l’ai jamais été, et que je ne fais pas l’apologie de ce système. Vous pouvez donc essuyer la bave haineuse qui pend de vos lèvres…
Comme vous avez attendu 4 mois avant de me les poser, vous m’autoriserez bien un petit délai pour y répondre, ça vaut bien un billet… Et peut-être aurai-je aussi quelques questions à vous poser…
bonjours à tous, je suis retraité à 800 euros par mois,je le précise
avant de faire la promotion d’un DVD sur le film”the corporation ” primé 20 fois.Aprés avoir vu ce film sur les multinationales j’en avais les cheveux (rares) dressés sur ma tête, si après l’avoir vu, les gens ne comprennent pas c’est qu’ils sont bouchés ou qu’ils sont actionnaires de ces monstres.je félicite l’auteur du blog pour la clarté de son exposé.je l’enregistre sur mon marque page.
ce billet est d’une si triste propagande anti capitaliste sans intérêts… J’exige vos sources, histoire que je puisse démonter avec fracas toutes les âneries, tous les mensonges, toute cette manipulation que vous faites subir à vos pauvres lecteurs un peu “gentil” qui boivent vos paroles comme ils absorbent la stupidité maladive de Naomi Klein (vus les commentaires sur le bienfaits de l’URSS (d’ailleur commentaire si drôle que publier un peu partout sur le net), ça fait très peur !)…
Sincèrement, je trouve ce parti pris subjectif tellement insultant pour l’homme. Votre définition du libéralisme est à l’image de votre article et de vos sources, une abbération, une manipulation de l’esprit, une propagande bien construite…
voici la définition communément admise par la majorité des personnes saines d’esprit n’osant pas se permettre de lutter politiquement par le dénis le plus total de l’objectivité : libéralisme, nom masculin
Sens 1 Doctrine centrée autour des libertés individuelles. Anglais liberalism
Sens 2 Doctrine économique qui défend la libre entreprise, la non intervention de l’Etat dans le secteur économique [Economie]. Anglais liberalism
tout est dit, quand vous parlez de terrorisme capitaliste, nous vous répondrons : liberté. rien de plus.
Heureusement, nous n’avons pas besoin nous de détruire nos ennemis en jouant sur la méconnaissance de leurs idées. Je vous donne le point de vue d’un liberal. non, nos intérêts ne sont pas ceux des multi nationales, car nos intérêts ne sont justement que les nôtres. pas ceux des autres.
peut être un jour sortirez vous de cette bassesse intellectuelle initiée par le NPA. Battez vous sur le terrain de l’argumentation, et vous verrez, que votre billet n’aura plus aucun intérêts…
Un étudiant d’école de commerce (celle de Dijon), où on apprend à une élite de fils à papa à exploiter le monde, qui vient me faire la leçon et m’expliquer ce qu’est le libéralisme !
Je n’ai pas de temps à perdre à vous répondre, nous ne vivons manifestement pas dans le même monde ! Enlevez vos oeillères de bébé capitaliste tellement déphasé, apprenez l’orthographe (y compris le nom de vos idoles), vivez quelques décennies, et on en reparlera…
“Sens 2 Doctrine économique qui défend la libre entreprise, la non intervention de l’Etat dans le secteur économique [Economie].”
C’est exactement ça. Et c’est bien la cause de bien des maux de notre société. Car l’absence de règles, c’est le règne du plus fort. La loi de la jungle en somme. Il n’y a pas de société fonctionnant uniquement avec des contrats librement consentis entre individus. Il y a toujours un rapport de forces entre les parties. Je te mets au défi de me prouver le contraire.
En effet, c’est un billet sans intérêt… pécuniaire.
Ce doit être cela qui dérange (?)
Paradoxe :
Prôner la liberté que procurerait un système tout en refusant à quiconque celle de critiquer ce système.
C’est vrai, il m’arrive encore d’écouter des “gentilles” chansons de Graeme Allwright :
Qu’as-tu appris à l’école, mon fils
A l’école aujourd’hui
Qu’as-tu appris à l’école, mon fils
A l’école aujourd’hui
Que le gouvernement doit être fort
A toujours raison et jamais tort
Nos chefs sont tous très forts en thème
Et on élit toujours les mêmes
C’est ça qu’on m’a dit à l’école, Papa
C’est ça qu’on m’a dit à l’école
Une autre, une autre, une autre !
Petites boîtes très étroites
Petites boîtes faites en ticky-tacky
Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles.
[…]
Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent des nouvelles boîtes
Petites boîtes toutes pareilles.
Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s’en vont dans des cimetières
Dans des boîtes faites en ticky-tacky
Qui sont toutes toutes pareilles.