Profitant de mon week-end mensuel à Lyon, je me suis rendu au salon “Primevère”, qui se tenait comme tous les ans à Eurexpo. Une grosse machinerie, assurément. Il n’y avait qu’à voir les centaines de personnes qui se bousculaient dans les allées, principalement à la recherche de nourriture bio, preuve s’il en fallait que c’est un créneau porteur. Mais aussi à la rencontre d’associations diverses (comme RESF, ou Sortir Du Nucléaire, pour n’en citer que deux…)
Mon agenda étant chargé et mon temps compté, j’ai fait l’impasse sur la visite détaillée des stands, pour assister à 2 conférences qui se suivaient au même endroit. La première est l’objet de ce billet, la seconde était celle de Marie Christine Blandin sur les suites du “Grenelle de l’environnement”. Ce sera l’objet d’un billet suivant.
Fabrice Nicolino est journaliste, même s’il a fait beaucoup d’autres choses dans sa vie
Et, ô surprise, il a un blog , que je viens d’ajouter à mon netvibes…
L’objet de la conférence était les biocarburants, sujet qu’il connait d’autant mieux qu’il est l’auteur d’un livre sur le sujet : “la faim, la bagnole, le blé, et nous”.
Après avoir rappelé pourquoi il continue à utiliser le terme de “biocarburants”, plus simple à comprendre qu‘“agrocarburants” (voire “nécrocarburants”) employés par certains, Fabrice Nicolino commence sa conférence par de l’actualité brûlante. Le programme alimentaire mondial, alias PAM , émanation de l’ONU chargée de subvenir aux besoins alimentaires d’urgence, crie à son tour famine : l’augmentation du prix des denrées alimentaires est tel qu’il manque 500 millions d’euros à cet organisme pour acheter la nourriture nécessaire à sa mission.
Il rappelle ensuite que l’industrialisation de l’agriculture française a démarré il y a 60 ans, juste après la seconde guerre mondiale. Il s’agissait alors de vaincre la faim et les rationnements, qui sévissaient même en France. Le nombre de paysans a fortement diminué, l’historien Fernand Braudel écrivant que les paysans “lâchaient” la terre, comme les militaires “lâchent” une position.
L’emploi de l’huile végétale en tant que biocarburant n’est pas nouveau non plus, l’ingénieur allemand Rudolf Diesel, inventeur du moteur à combustion interne qui porte son nom, utilisait déjà de l’huile. Simplement par la suite, le pétrole était tellement abondant et bon marché, que personne ne s’en est plus occupé… Jusque dans les années 1980-90, où une surproduction de céréales a posé d’énormes problèmes de stockage,et que la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC) décide du gel de 15% des terres cultivables… Sauf qu’une clause de cette réforme prévoyait de pouvoir cultiver ces 15% tant qu’il ne s’agissait pas d’alimentation.
Au début des années 1990 se forme le lobby des biocarburants. Fabrice Nicolino rappelle qu’un lobby est un groupement au service d’intérêts privés, et prêt à tout pour les mettre en avant. La ficelle la plus connue est de tenter de faire croire que les intérêts qu’il défend rejoignent l’intérêt commun.
Et dans le domaine des agrocarburants, le lobby a bien travaillé, puisqu’il s’est mis dans la poche le premier ministre de l’époque (feu Bérégovoy), et bien sûr les parlementaires (de tout bord) des régions céréalières (Beauce, Brie, Champagne-Ardennes) .
En 1994, le lobby convainc le ministre de l’agriculture et l’ADEME de créer une nouvelle structure , l’AGRICE (Agriculture pour la Chimie et l’Energie), qui, avec les fonds publics de l’ADEME, va en fait exclusivement servir les intérêts de quelques multinationales comme Bayer, PSA ou Total et des coopératives agricoles des régions sus-citées.
Le plus cocasse, si l’on peut dire, c’est qu’entre 1992 et 2002, l’Etat va soutenir, avec votre pognon donc, cette filière sans avoir la moindre idée de son intérêt.
En 2002, toujours plus fort, l’ADEME, qui a pourtant dans ses rangs une armée d’ingénieurs de haut niveau, va confier la réalisation d’une étude à… un cabinet privé. Ce cabinet privé, c’est PricewaterhouseCoopers, alias PwC, [ndlr secte libérale que j’ai eu la “chance” de connaître de l’intérieur un peu plus tard… Ils auditaient notamment (et continuent, d’ailleurs) les fonds d’investissement offshore (des Iles Vierges Britanniques, des îles Cayman… etc) mais en public se posaient en défenseurs de la lutte contre le blanchiment d’argent…. Je doute qu’ils se mettent souvent en travers des intérêts de leurs clients…]
Le déroulement des travaux a été surveillé par un « comité de pilotage », dans lequel on retrouvait quasiment tout le lobby sus-cité.
Bien évidemment, l’étude qu’ils ont pondue, avec votre pognon, était archi-favorable, et même si elle est aujourd’hui remise en cause par la quasi-totalité de la communauté scientifique, elle reste la principale référence, et la cause du « soutien frénétique » à la filière.
Pourtant, et ce n’était évidemment pas le cas à l’époque, nous avons maintenant sous nos yeux ébahis une idée assez précise des conséquences funestes de l’utilisation de ces biocarburants. Et il suffirait de couper toute aide publique à la filière pour la voir s’effondrer automatiquement…
1) Recrudescence de la faim dans le monde.
La marché alimentaire mondial est très tendu. La démographie fait augmenter la population mondiale de 80 millions de personnes par an. L’augmentation du “niveau de vie” de certaines catégories de personnes, notamment en Chine et en Inde, provoque une modification profonde de leur comportement alimentaire, et leur fait notamment consommer beaucoup plus de viande. Or la nourriture du bétail nécessite évidemment beaucoup de céréales. Si on ajoute à cela que le dérèglement climatique commence à avoir une influence néfaste sur les récoltes qui donc diminuent.
Le résultat, c’est que les stocks sont au plus bas depuis 30 ans, et que les prix flambent.
L’arrivée des biocarburants dans ce contexte est évidemment une catastrophe.
Les producteurs américains ne savaient pas quoi faire de leurs surplus, et exportaient 30% de leur production, notamment au Mexique. désormais, au lieu d’exporter, ils l’utilisent pour fabriquer de l’Ethanol.
On se souvient de la « révolte de la Tortilla », il y a un an, dont j’avais parlé dans mon billet “bouffer ou conduire , il va falloir choisir”.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que chez nous les riches occidentaux, cette flambée des prix alimentaires est certes désagréable, et provoque l’indignation des mamies qui voient leur petite retraite amputée, et en veulent à Sarkozy qu’elles ont pourtant contribuer à faire élire.
Mais ce n’est rien à côté des drames qui vont se produire dans les pays pauvres, où la majorité des habitants vit avec 1 ou 2 dollars par jour, et dont l’alimentation est quasiment la seule dépense. Pour ces centaines de millions de personnes, nourriture 2 fois plus chère = manger 2 fois moins. Sachant qu’il y a déjà officiellement 850 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, les biocarburants vont provoquer ni plus ni moins que l’APOCALYPSE.
2) La déforestation.
En Indonésie, l’huile de palme utilisée localement pour l’alimentation, commence déjà à manquer car elle est exportée pour servir de carburant. Et pire encore, des millions d’hectares de forêts primaires sont arrachées pour être remplacées par des plantations de palmiers à huile. Un désastre écologique majeur, que l’on peut également observer au Congo ou en Amazonie.
Souvent dans ces pays, le pouvoir est aux mains de dirigeants corrompus.
Dans ces pays, forts de l’appui de l’Etat et de la Police, des mafieux s’accaparent d’immenses territoires, expulsant de force les quelques paysans qui y habitaient depuis des lustres. Faute de titre de propriété et sans appui, ils n’ont aucune chance.
Ensuite, la forêt est brulée. Ces incendies sont tellement gigantesques que la fumée se propage sur des centaines de km, obscurcissant même l’atmosphère des grandes villes.
Ensuite, les bulldozers nettoient la zone, et on plante des palmiers à huile, qui font la fortune des quelques uns qui les exploitent.
Ironie, les feux de forêts chassent les singes qui y habitaient, et certains survivants (des orangs outans) trouvent refuge dans les palmeraies, et tentent d’y survivre en bouffant les racines. Du coup les propriétaires paient des snipers dont le seul rôle est de flinguer ces pauvres singes. Respect de la biodiversité, comme on dit chez nous.
Le pire, c’est que l’épidémie s’étend… Au Sénégal, au Mali. Tous ces pays qui n’ont pas pu profiter des milliards du pétrole, et qui n’entendent pas laisser passer cette nouvelle chance qui s’offrent à eux, se mettent à déforester à tour de bras.
Le Congo vient même de vendre 3 millions d’hectares de son territoire…à la société chinoise ZTE international.
Et il faut avoir une chose à l’esprit : une forêt qui brûle ne revient jamais !
3) Le réchauffement climatique
En raison de ces feux de forêt, l’Indonésie est devenue rien moins que le 3ème émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière les Etats Unis et la Chine !
Ses émissions sont même à elles-seules supérieures au total des engagements de réduction de l’accord de Kyoto en 1997 !
Il faut également savoir qu’il n’y a pas que les incendies de forêt : pour planter des céréales, il arrive qu’on draine des tourbières, et que cela dégage du protoxyde d’azote, un gaz 300 fois plus réchauffant que le CO2…
Il y a désormais un consensus, étayé par différentes publications dans les grandes revues scientifiques, pour dire que les biocarburants sont de ce point de vue plus néfastes que le pétrole, et que ce sont de véritables bombes climatiques.
Alors, si les scientifiques sont unanimes pour dire qu’il faut arrêter, pourquoi l’industrie continue-t-elle dans cette voie funeste ?
Parce que les enjeux financiers sont ENORMES ! Il y a beaucoup d’argent à gagner en peu de temps ! Et avec cet argent, on peut corrompre des scientifiques qui peuvent publier des études bidons qui sèment le doute et la confusion, on peut corrompre des hommes politiques qui ont le pouvoir d’encourager la poursuite de ces programmes…
En France, le lobby des biocarburants est toujours actif, et notre ministre de l’agriculture Michel Barnier (que j’ai pourtant personnellement entendu tenir des propos « écologistes » dans une conférence à Metz en compagnie de Nicolas Hulot et Jean-Marie Pelt), maintient et développe un soutien décidé à cette filière.
Fabrice Nicolino conclut son intervention par une terrible opinion personnelle : selon lui, “il n’y a pas actuellement d’enjeu humain plus important que les biocarburants.”

Puis des questions sont posées dans la salle, auxquelles vont répondre Fabrice Nicolino et Michel Bernard, secrétaire de la rédaction de la revue alternative lyonnaise Silence , dont je découvrais l’existence à cette occasion.Quelqu’un fait d’abord remarquer que les « révoltes de la faim » telles que celle observée l’an dernier au Mexique, s’étendent désormais à l’Afrique (au Cameroun et au Burkina notamment)
Cette même personne nous a donné une fort intéressante information sur Charles Millon. Rappelons que nous sommes à Lyon, et que ce sinistre personnage, héraut de la vieille droite catho, et totalement oublié ailleurs (même s’il fut jadis ministre de la défense de Chirac), reste tristement célèbre dans cette ville dont il avait imaginé devenir le maire. Certains de ses potes sont même encore en 2008 en bonne place sur la liste de Perben. Laminé par ses alliances avec le FN, et condamné comme un vulgaire Balkany à 350000 euros d’amende pour avoir occupé indûment pendant 10 ans et aux frais du contribuable un appartement de fonction, avec le personnel de service qui allait avec, il fut nommé par Chirac, qui trouvait là le moyen de s’en débarrasser, ambassadeur de France auprès de la FAO (Food and Agriculture Organization). Il s’occupait également du PAM (Programme Alimentaire Mondial) sus-évoqué, et du FIDA (Fonds International de Développement Agricole), toutes des émanations de l’ONU théoriquement chargées de lutter contre la faim dans le monde.
Or, que fait désormais Charles Millon ? Il a démissionné en août 2007 de son poste à la FAO, et on le retrouve désormais au conseil de surveillance d’une société française, AgroEd, dont le but est de … planter des oléagineux en Afrique, notamment pour en faire des biocarburants !
En réponse à une autre question, Fabrice Nicolino déplore que certaines associations pourtant honorablement connues fassent preuve d’ambigüité ou d’un étonnant silence vis à vis des biocarburants. Il cite pêle-mêle le WWF, Greenpeace et la Confédération Paysanne; cependant qu’au contraire “Les amis de la terre” ont parfaitement compris les enjeux. Un représentant régional de la Confédération Paysanne fait son mea culpa, admettant avoir tergiversé, mais assure que désormais la Confédération Paysanne est devenue un opposant résolu. Il cite par ailleurs le biogaz comme une piste intéressante à explorer.
Une autre question évoque la possibilité pour les paysans d’utiliser de l’huile végétale produite localement pour faire fonctionner leurs engins et véhicules. Fabrice Nicolino est contre, essentiellement par principe. Et comme le souligne Michel Bernard, si l’huile est produite localement, ce n’est pas le cas des tracteurs et des bagnoles ! D’ailleurs, ajoute-t-il, avant de transformer la terre en une immense plantation de biocarburants, il conviendrait de remettre en question les politiques de transport…
Une question sur les biocarburants dits “de deuxième génération”. Il s’agit, en réponse aux critiques dont font l’objet les biocarburants pour les multiples raisons que nous avons vues, de n’utiliser que les parties non comestibles des plantes, ou des plantes non destinées à l’alimentation. Le meilleur exemple est le jatropha, qui peut pousser dans des terres semi-arides, là où en principe rien d’autre n’est cultivé.
Sauf que, si on veut produire des quantités phénoménales de carburant à partie de ces plantes, ce qui serait de toute façon indispensable si on veut remplacer le pétrole, il faudrait de toute façon cultiver des surfaces considérables, et que, comme le souligne Fabrice Nicolino, ces “biocarburants de deuxième génération” en sont encore au stade du laboratoire ou de l’artisanat, et qu’il faudrait au moins 10 ans avant d’en arriver à l’industrialisation.
Et d’ici là, il n’y aura tout simplement plus de forêts tropicales, et des millions de personnes seront mortes de faim…











La prise de conscience doit être double: comme tu le dis, les biocarburants NE SONT PAS une solution d’avenir. Et c’est peu de le dire.
Mais en même temps, il est important que chacun prenne conscience du potentiel énergétique des déchets biologiques (excréments, parties non comestibles de céréales, “petit bois” etc.). La production locale de bioéthanol peut être une partie de la solution locale. Mais certainement pas sur un marche global, avec des plantations dédiées.
Bonjour à tous
Après 15 jours d’hospitalisation pour cause de broncho-pneumopathie obstructive d’origine allergique, je reprends en pente douce la lecture de ce “vache de blog”
Je pense que les deux derniers “hivers” sont une catatastrophe pour les insuffisants respiratoires de tous poils. Ce sont des bouillons de cultures soigneusement entretenus par le réchauffement climatique que personne ne semble pouvoir, VOULOIR arrêter…
Merci encore SuperNo pour ce noueau compte-rendu qui nous fait prendre une fois de plus conscience qu’il y a PERIL EN LA DEMEURE!
Salut! Je ne sais pas si tu as eu l’occasion d’écouter Nicolino sur France Culture. Si tu as lu son bouquin, tu n’apprendras rien mais l’émission en tant que telle est tellement hallucinante, à te retourner les tripes.
Le lien est trouvable sur ma note:
http://sandrominimo.blog.tdg.ch/general/necrocarburants-la-suisse-dans-lengrenage-de-la-mort.html
Sinon mon blog qui pourrait t’intéresser, à+
http://sandrominimo.blog.tdg.ch/
Il faut dissoudre l’ADEME encombrée par des ignares
LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS
Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières.
Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit “éthylique”, surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol.
Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies.
Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.
Des labours à la pompe
Avant de sortir “l’éthanol” de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables.
Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la “sucrerie” reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories.
On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames.
Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal.
Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence.
Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre.
Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal “instruit” par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché.
Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables.
Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ “ennemi du marin”. Il aurait pu ajouter “ennemi du contribuable”.
Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :
“Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture”
Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?
Pour ceux qui aiment les calculs
On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1
On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa “mole” peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.
A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH = 46g) et deux moles de gaz carbonique CO2.
En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2.
En brûlant, ces mêmes 46 g d’alcool vont encore produire 88 g de CO2,
soit au total 3x44 = 132 g de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 g par gramme d’alcool.
L’essence, qu’on peut ramener au benzène qui la constitue en majorité, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 :
264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence
Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48.
Vous voulez plus simple ?
1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient :
78/46 = 1,696
2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifiques on multipliera ce chiffre par 1,56 soit :
1, 696 X 1,56 = 2,646
Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 x 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool.
Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.
L’ALCOOL GENERE 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE L’ESSENCE
Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers.
Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.
Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.
Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ?
Propager des idioties comme les gaz à effet de serre; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.
C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.
François TATARD
L’intoxication mentale mondiale
A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :
- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.
De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.
De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.
Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?
La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.
Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?
Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.
« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »
« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »
« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »
« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »
« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »
« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.
Des dérives encore plus graves : les biocarburants
« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »
« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »
Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.
Intoxications financières
Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.
Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.
Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.
Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.
Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».
Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.
Les Paniquards intéressés
Qui sont-ils ?
On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires.
De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal.
Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968.
A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public.
Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits.
De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.…
Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé.
Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières.
Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.
« Pigeons de tous les pays: unissez-vous…Et payez »
LA LEVITATION DES GAZ LOURDS
La lévitation, en général, est un phénomène fantastique qui permet de s’affranchir de la pesanteur. C’est une spécialité indienne comme la planche à clous du fakir. L’Europe, elle aussi, possède ce génie du merveilleux hérité de ses origines ethniques indo-européennes. Les sciences divinatoires ont longtemps était rassemblées dans la science de l’astrologie, première discipline divinatoire, reposant sur une poétique relation entre la position des astres et l’avenir inéluctable. La tentation était grande de donner un vernis scientifique à ces sciences divinatoires pratiquées par nos modernes astrologues qualifiés de météorologues ou de climatologues. De mauvais esprits ont été jusqu’à trouver une rime riche d’une seule syllabe pour qualifier ces fantastiques disciplines.
Pour justifier cette lévitation, indépendante de la densité, on fait appel aux courants de convexion, aux jet-streams en altitude, et aux courants d’air un peu plus bas. Il parait parfaitement admissible que des gaz, quatre fois plus lourds que l’air, lévitent jusque dans les zones stratosphériques, voire, dans les espaces interstellaires.
Combien pésent les gaz concernés générateurs d”effets de serre
On peut en faire un inventaire des plus légers aux plus lourds:
L’HYDROGÈNE est le plus léger, soit densité par rapport à l’air de : 0,07
le méthane : 0,55
L’oxyde de carbone CO : 0,966
Là on arrive aux conditions idéales de mélange et de lévitation
Le monoxyde d’azote NO : 1,036
Le dioxyde d’azote NO2 : 1,588
Le gaz carbonique CO2 : 1,52
L’ozone O3 : 1,66
Le gaz sulfureux SO2 : 2,21
Le chlore Cl : 2,45
Le fréon CCl2F2 : 4,42
Que les plus légers montent au ciel cela se comprend. C’est d’ailleurs avec eux qu’on gonfle les ballons de baudruche, et les ballons-sondes des météorologues et autres astrologues. Mais, que deviennent-ils au ciel? Depuis que la terre en produit, l’atmosphère devrait en être enveloppée. La nature fait bien les choses, car, les plus légers sont de puissants réducteurs. Tellement sensibles qu’ils s’oxydent au contact de l’air pour se transformer en gaz lourds qui retourneront au sol. On ne risque donc pas de les voir exploser dans la haute atmosphère qu’ils n’auront pas le temps d’atteindre.
Alors? Les plus lourds, comment vont-ils monter pour suspendre une couche d’ozone, plus ou moins trouée, attaquée par les “encore plus lourds” que sont le chlore et le fréon de nos frigos et nos bombes aérosols?
REPONSE de nos “scientifiques” : par la convexion et les courants d’air, pour les uns, par les turbulences, le mouvement brownien et la dilution pour les autres. Ils n’ont pas osé dire “par lévitation”, mais cela revient au même, en plus savant.
EXPLICATION : elle est résumée dans une pensée militaire popularisée par les médias: “chercher à comprendre c’est commencer à désobéir”. Opposer ce négationnisme à la pensée médiatique officielle est scandaleux: c’est la négation de la poésie. Vous n’avez pas honte! Hommes de peu de foi.
Contester cette lévitation est aussi “politiquement” incorrect que de nier le miracle de la pompe à chaleur.
Tous nos hommes politiques, fantastiques monuments d’inculture scientifique et technique, chantent la même chanson, “sûrs d’eux et dominateurs”, cuirassés dans la belle ignorance qu’ils partagent avec les plus diplômés de leur électorat.
Ne vont-ils pas jusqu’à pleurer sur la disparition des coraux du Pacifique rongés par l’acide carbonique dont ils sont pourtant constitués? Ne voient-ils pas ces îles coralliennes submergées par la montée des eaux dilatées et soulevées par la fusion des glaçons de l’océan arctique? Dommage que, par ailleurs, apparaissent des îles nouvelles à l’occasion d’éruptions volcaniques sous-marines. Ce sont peut-être là ces fameuses exceptions qui confirment la règle.
Alors, notre Président de la République, trouve la parade, la solution ultime, le remède à tous les maux: une taxe à la consommation : “Merci on a déjà donné”
Cela ne fait rien. Continuez, votez pour eux…Amen.
Extrait du livre KRIEG GROSS MALHEUR
En règle générale, la qualité de nos enseignants était indiscutable. J’aimais particulièrement un ancien combattant de la guerre de 14/18. Il avait été fortement gazé et, malgré ses souffrances permanentes, il travaillait avec une rigueur militaire acquise comme Capitaine de réserve, dans les tranchées de Verdun. Il fut même humilié par les gaz de combat. Pour satisfaire un besoin naturel, il s’était installé dans un trou d’obus rempli de chlore, dont la densité assurait la concentration au fond du cratère. Toute sa panoplie génitrice y avait disparu. Son épouse, qui enseignait dans ma classe précédente était une « luronne », jeune encore, avec un grand appétit pour les choses du sexe. Elle avait donc un bon prétexte pour collectionner les aventures amoureuses. Beaucoup plus tard, un médecin qui avait dû goûter à ses charmes, a raconté à mon grand frère qu’à la suite d’une agape passionnée, à une mauvaise période, elle eut peur de l’éventualité d’une maternité. Alors, elle se lava copieusement et profondément avec de l’eau de javel pure. N’importe lequel de ses petits élèves, auxquels elle enseignait les « Leçons de choses », lui aurait déconseillé d’agir ainsi en lui précisant que le surdosage n’était pas nécessaire. Après de gros rinçages, les choses rentrèrent dans l’ordre, car le chlore de l’eau de javel était moins concentré, que celui du trou d’obus qui la privait d’amours légitimes.
… deuxieme generation de necrocarburants..
- une nouvelle immense arnaque ecologique..:
par exemple utiliser les parties non mangeables.. les pailles etc..
= un crime (comme les cereales a plus haut rendement car pailles/tigescourtes de la ‘revolution verte’… une catastrophe en faveur de la sterilisation/aridisation des sols… si nous ne restituons pas au sol le maximum… on entre ds un cycle infernal… avec l’un des problemes No 1 la disparition de l’humus… on en perds des tonnes chaque seconde.. et ns sommes totalement incapables de le produire ou remplacer…
Bien connaître la loi de joule et le principe de la conservation de l’énegie suffit pour monter l’hérésie de la pompe à chaleur.
LA POMPE A CHALEUR
James Prescott JOULE, physicien britannique (Salford, près de Manchester, 1818 – Sale, Cheshire, 1889). Il étudia la chaleur dégagée par les courants électriques dans les conducteurs et en formula la loi, qui porte son nom (1841). Il détermina l’équivalent mécanique de la calorie (1842). Il énonça le principe de conservation de l’énergie et étudia avec W. Thomson (Lord Kelvin), la détente des gaz dans le vide. Utilisant la théorie cinétique des gaz, il calcula la vitesse moyenne des molécules gazeuses.
C’était un homme scientifiquement rigoureux comme en fut prodigue le dix neuvième siècle. Curieusement, le siècle suivant, s’il en connut aussi, laissa libre cours aux pires élucubrations pseudoscientifiques parmi lesquelles on notera le mouvement perpétuel, l’effet de serre propre à certains gaz en traces dans l’atmosphère et, suprême ânerie philosophique : la pompe à chaleur.
La thermodynamique est la science physique la moins bien assimilée par l’esprit humain. La notion d’énergie n’arrive pas à assimiler le fait que l’énergie est une valeur absolue, comme la calorie. Cette dernière introduit une notion de chaleur tellement « palpable » qu’il faut quelquefois parler de « Calorie » ou de « Frigorie », suivant qu’on regarde un côté ou de l’autre du réfrigérateur. L’ignare a besoin de cela pour paraître avoir compris ces notions d’énergie, quel que soit son niveau de culture apparente, consacrée par un diplôme où une position officielle.
Si le mouvement perpétuel permettait de prétendre au rendement égal à l’unité, la pompe à chaleur prétend dépasser l’unité de très loin. L’institut de la propriété industrielle, au début du siècle, refusait les demandes de brevets relatives au mouvement perpétuel. Désormais, elle accepte toutes les élucubrations basées sur le principe de la pompe à chaleur. Les services fiscaux font de même.
Le fonctionnement du réfrigérateur muté en pompe à chaleur est constitué par un ensemble de trois éléments :
Un récepteur d’énergie mécanique ou électrique qui répartit son énergie dans deux échangeurs de température : un échangeur chaud appelé radiateur et un échangeur froid appelé évaporateur. La communication entre ces trois éléments s’établit en série et en circuit fermé.
Dans une atmosphère à une température constante donnée, plaçons chacun des échangeurs dans deux calorimètres identiques contenant la même masse d’eau. Soit « M » la somme de la masse d’eau et de l’équivalent en eau du calorimètre. Soit « W » l’énergie absorbée mesurée, par exemple, avec un compteur électrique. Conformément à la loi de JOULE, dite loi de conservation de l’énergie, chacun des deux échangeurs va recevoir, pour l’un « W1 » et pour l’autre « W2 » d’énergie telles que :
« W » = « W1 » + « W2 »
Soit t et t’ les variations des températures dans chacun des calorimètres au moment quelconque choisi pour les mesures.
Dans l’évaporateur, l’énergie potentielle acquise sera : M.t = « W1 »
Dans le radiateur, l’énergie potentielle acquise sera : M.t’ + c = « W2 » où « c » représente les pertes calorifiques de l’installation. On aura finalement :
« W » = M.t + M.t’ + c
On notera qu’il s’agit là de valeurs absolues et qu’aucun raisonnement philosophique sur des transferts d’énergie ne trouve sa place dans l’application de la loi de Joule. En effet, chacun des deux calorimètres va contenir une eau dont la température est différente de celle du milieu ambiant considéré comme infini. Cet écart de température peut être transformé en énergie mécanique aussi bien du côté refroidi que du côté réchauffé. En conséquence, il ne peut y avoir aucun transfert d’énergie entre les deux calorimètres et encore moins production d’une quantité d’énergie supérieure à celle qui a été fournie à la source motrice.
Ce serait trop beau ; On met deux thunes dans le bastringue et on en récupère trois, voire carrément le Jack-Pot.
Rendement de l’installation
L’énergie « W » subira des pertes calorifiques d’environ 20% soi 0,2W. Les deux échangeurs se partageront le reste soit pour chacun : 0,4W
Si l’on considère la production de froid, le rendement sera M.t/W= 0,4 (40%)
Si l’on considère la production de chaleur : le rendement sera donc (M.t’ + c) = 0,6 (60%)
Si l’on emploie l’énergie électrique équivalente dans un vulgaire radiateur électrique à résistance, le rendement sera de 100%.
La pompe à chaleur est bien une élucubration qui n’a rien de scientifique. C’est un peu comme de prétendre que la géométrie est l’art de raisonner juste sur des figures fausses. Pourtant, comme pour l’effet de serre dû au gaz carbonique, c’est mondialement admis par de bien grands savants officiels. Toute la presse fait écho de ces âneries et, comme le disait avec humour un leader politique :
« Puisque c’est écrit dans le journal ; c’est que c’est vrai. »
Nos services fiscaux en tiennent compte dans la fiscalité des revenus. Tous ces gens là considèrent donc que James Prescott JOULE n’a dit que des conneries. Pourtant…C’est peut-être parce qu’ils n’ont rien compris à la thermodynamique.