
[Merci à Tof pour l’illustration !]
Nous sommes en train d’assister à un événement tragi-comique : un “Président de la République” (à partir de maintenant, je sors les guillemets !) dont la popularité est le ressort, et dont le ressort a brutalement cassé. Du coup, il perd le contrôle de lui-même et des événements.
Il se débat comme un gardon dans la nasse et plus il se débat, plus sa popularité diminue.
Comble de l’ironie, son premier ministre-collaborateur Fillon, qui a pourtant presque autant de prédispositions pour la popularité que Balladur pour la tecktonik, a désormais selon l’IFOP, près de 20 points d’avance sur lui.
Les municipales approchant à grands pas, la situation devient critique, et chaque jour est l’occasion d’une nouvelle connerie étrange idée censément destinée à reconquérir illico les grâces de l’électorat.
Le problème avec les complexés-décomplexés, c’est qu’une fois les limites franchies, et pour reprendre son fameux slogan de campagne; “tout devient possible”, même et surtout le pire, hélas.
Et les limites, ils les franchit toutes, les unes après les autres. Plus rien ne l’arrête.
Au début du mois, il a prouvé son mépris pour le suffrage universel, en faisant voter par la “représentation nationale” aux ordres le traité européen pourtant violemment rejeté 3 ans auparavant.
Il y a quelques jours, il étale son mépris du bont goût et de la décence en proposant à nos enfants de 10 ans de “parrainer” une petite victime juive des camps nazis.
Il méprise encore la laïcité, dont les principes sont pourtant énoncés on ne peut plus clairement par l’article 2 de la loi de 1905 en ces termes : “L’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”
Pas calmé par le tollé, il va même désormais jusqu’à mépriser les institutions. Par exemple l’article 59 de la Constitution qui dit :
“Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.” Le conseil constitutionnel ayant retoqué une partie de sa loi électoralo-démago-inutile concernant la loi sur “la rétention de sûreté”, il ne cherche rien moins que le moyen de passer outre. Comme un sale fosse trop gâté. Pourquoi se gêner ?
A ce rythme, il va bientôt nous pondre une nouvelle constitution, avec un seul article : “Moi, Nicolas Sarkozy, je fais ce que je veux et je vous emmerde !”
T’es pas content ? Alors casse-toi, pauv’con ! Puisse ce cri du coeur devenir celui de la France entière !










oui, puisse ce cri du coeur devenir celui de la France entière.
Il me fait l’impression du mec qui veut tout contrôler et qui voit que tout lui échappe. J’ai peur que dans un ultime élan de désespoir il poursuive sa fuite vertigineuse en avant en accumulant les conneries à un rythme de plus en plus effréné.
Face à la mollesse des réactions face à ses insultes, je ne serais pas surpris qu’il arrive à nous l’enfiler sa nouvelle constitution.
Un seul mot qualifie notre président : petit.
“Moi, Nicolas Sarkozy, je fais ce que je veux et je vous emmerde !”
Voilà.
Tout est dit.
Et cela va être pire encore après les municipales, il s’en est vanté devant ses sbires (cf le Canard de cette semaine).
Zgur
@Fabinaute
Entièrement d’accord, “petit” est l’adjectif qui le qualifie le mieux, et c’est plus poli que “pauv con !”
@Zgur
A l’occasion des municipales, il va virer un certain nombre de ministres et en rameuter d’autres. Ca va faire causer quelques jours, mais je ne vois effectivement pas comment il pourrait s’en tirer comme ça !
J’ai noté chez Swâmi Petaramesh un commentaire (post 77)sur le même sujet:
http://petaramesh.org/post/2008/02/23/Vocabulaire-presidentiel?pub=1#pr
Je vous lis tous les jours ou presque (et les sites amis de mon pseudo-blog aussi) et çà fait du bien !
Bonjour Turandot,
) de recopier votre commentaire avec son lien qui sont tous deux fort intéressants !
Je me permets (d’ailleurs je peux tout me permettre, je suis chez moi, ici… Comme Sarkozy est chez lui… Sauf que son “chez lui” est plus grand que mon “chez moi”
Vu que la personne qui est censée diriger la France ne ressemble plus du tout à celle qui a été élue le 6 mai, et qu’en tout cas la plupart des andouilles qui ont voté pour Sarkozy se sentent aujourd’hui cocus, l’annulation de l’élection devrait être plaidable
Bonjour Superno,
Faudrait peut-être faire un référendum d’abord du style :
-Qui veut encore de lui ?(oui je veux ou non je veux plus )
-Qui s’est trompé de bulletin le 6 mai?(rattrapage de votre erreur…)
-Qui est prêt à revoter pour le même?hihihihi!
Et ensuite réélection des députés ,qui n’ont pas vocation ,normalement ,de trahir leurs administrés (bien noter à côté des noms :a voté OUI ,NON ,S EST ABSTENU ,le 4 février et le 6 février )
Tout çà devrait faire un peu de ménage, non?
Je viens d’attaquer ce livre http://www.editions-lignes.com/public/livre.php?motsClefs=9782355260032
Passionnant, ce Monsieur secoue les neurones pratiquement à chaque page (et j’aime bien çà).
Merci, je vais le mettre sur ma liste, celui-là aussi…
…mais avant je vais lire celui que SuperNonotte m’a acheté
http://www.naomiklein.org/shock-doctrine/the-book … Près de 600 pages en rosbif, va falloir un peu de temps pour le digérer
Entendu ce matin sur France Inter des Neuilléens outrés par les propos tenus par Sarkozy au salon de l’agriculture : “casse-toi pauvre con”, même eux n’en peuvent plus, c’est peut-être un signe, dans mon entourage des imbéciles ont cru aux belles promesses et ne veulent plus voter à droite pour les municipales ; vu le personnage et la politique de gribouille qui se met en place, beaucoup se demandent où l’on va. Je pense que l’ennemi de Sarkozy c’est lui-même, il en train de se chiraquiser à la vitesse grand V, laissons-le, de toutes façons, il pourra toujours essayer de nous la refaire :”j’ai changé”; chassez le naturel, il revient au galop, ce type est d’une rare vulgarité et les citoyens de droite ou de gauche ont horreur de ça, il a pas la stature et tout le monde commence à se rendre compte que le costard est trop grand pour lui… N’oublions pas que dans son camp, les gens l’aiment parce qu’ils les a fait gagner, mais dès que ce ne sera plus le cas, ils tireront sur lui à boulets rouges (comme il le faisait avec Chirac) pour lui piquer sa place, en fait comme tout chef d’Etat, il est seul, je pense que tant qu’il convoitait la place, il était le meilleur, mais depuis, il ne sait plus quoi en faire de cette victoire et c’est bien le plus grave, il doit être très mal en ce moment… ça m’amuse et cela me fait peur en même temps et je pense vraiment qu’il faut en finir mais de quelle manière ? Elections, j’y crois pas, peut-être un réveil définitif après les municipales, la réforme de trop qui ferait que les Français diraient stop, franchement, je ne vois pas.
ça m’étonnerait que Sarkozy se chiraquise, on a jamais vu un petit con antipathique devenir un grand con sympathique.